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INTRODUCTION

I. Définition de l’intelligence économique :


L’intelligence économique est un outil d’aide à la décision qui permet d’anticiper. Une
organisation performante doit maîtriser son information. Si elle connaît avant les autres ce qui
va se passer, elle réagira plus tôt . 
1. Le champ de l’IE :
 L'intelligence économique offensive peut être définie comme un processus de collecte,
de traitement et de diffusion de l’information qui a pour objet la réduction de la part
d’incertitude dans la prise de toute décision stratégique (Carlos Revelli, 1998).

 L'intelligence économique défensive c'est la protection des informations stratégiques


pour l'entreprise, des actes de malveillance et de négligence externes/internes.

2. L’IE AU SEIN DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES :


L’intelligence économique est un outil moderne, à la disposition des organisations, leur
permettant d’utiliser les informations pour maitriser leur environnement, profiter des
meilleurs opportunités et même modeler cet environnement.

CONCLUSION :

En fait le résultat obtenu après ces études c’est que le digital est partout : dans le cadre privé,
avec l'apparition de nouveaux terminaux et usages, mais également au sein de l'entreprise,
dont il peut littéralement transformer le business model. Les supports numériques se
substituent peu à peu aux supports papier (sans toutefois les remplacer complètement). La
majorité des entreprises possèdent leur propre site Internet et gèrent leur site de production
grâce aux outils informatiques. Toutes ces transformations, qui sont intervenues très
rapidement en l'espace d'une à deux décennies, ont eu une conséquence directe sur
l'entreprise, entraînant non seulement l'apparition de nouveaux métiers ou nouvelles
compétences mais également la modification de fonctions existantes, depuis longtemps
implémentées.

La trilogie de l’Intelligence économique:

L’intelligence économique est une trilogie de trois fonctions : la veille, la protection de


l’information et l’influence ; donc on va mettre en application tout ça : dans chaque service,
les acteurs concernés exprimeront les besoins en suivant le processus de l’intelligence
économique :
• La veille stratégique : surveillance continue de certains axes stratégiques pour
l’entreprise ;

. La sécurité : (ou bien Knowledge Management) : mise en place d’outils et de


procédures pour empêcher les fuites et intrusions, et rentabiliser le patrimoine
intellectuel de l’entreprise
• L’influence : : utilisation des savoirs et connaissances de l’entreprise pour peser dans les
prises de décisions significatives.

1.La direction : En quoi la direction peut-elle bénéficier du dispositif Intelligence


économique?
o veille stratégique : une compréhension de l’environnement de l’entreprise et de son
évolution ; définition de la stratégie de l’entreprise en se focalisant sur la surveillance des
concurrents et la prospective.
o La sécurité : sensibilisation du personnel sur la protection de l’information et la
capitalisation des connaissances pour elles ne se perdent pas (technologie, savoir-faire…).
o L’influence : relation avec les pouvoirs publics, relation avec les actionnaires, relation
avec les fédérations professionnelles…
2.Enjeux financiers :
o La veille stratégique : recherche des solutions de financement pour leur projet ; étude
de faisabilité des investissements.
o La sécurité : avoir les informations sur le cours des matières premières, l’évolution
des changes ; l’étude de la fiabilité des nouveaux partenaires ; surveillance de la santé
financière des principaux partenaires (clients, fournisseurs?...)
o L'Influence : communication financière auprès des partenaires, des actionnaires et
salariés.
3.Ressources Humaines :
o Veille stratégique : la recherche de profils adéquats au besoin de l’entreprise à recruter
en consultant les sources d’informations : les CV déposés ou en lignés, les réseaux
sociaux ; étude prospective des profils à moyen terme.
o La sécurité : connaissance de l’état d’esprit des travailleurs, anticiper les démarches
syndicalistes.
o Influence : communication sur les besoins en recrutement.
4.Marketing :
o Veille stratégique : en fait, c’est mettre en place la veille concurrentielle, tout ce qui
est relatif à l’étude du marché : l’analyse des attentes et besoins de marché ; analyse de
l’offre du concurrent ; recherche d’opportunité pour l’exportation.
o La sécurité : suivre la notoriété de l’entreprise auprès des consommateurs, des
médias… ; suivre l’image des produits commercialisés par l’entreprise.
o L’influence : utiliser les bons moyens de communication : la publicité : via internet, la
télé ; faire parler d’elle dans les réseaux sociaux, les blogs, radio.
5.Enjeux production/technique :
o Veille stratégique : on peut faire une veille technologique, c’est chercher à savoir
quelles sont les technologies d’aujourd’hui et celles de demain ; inciter et développer
l’innovation. Revue du Contrôle de la Comptabilité et de l’Audit ISSN: 2550-469X
Numéro 6 : Septembre 2018 Hosting by COPERNICUS & IMIST Revue CCA Page
992
o La sécurité : déposer le brevet et marque, et la propriété intellectuelle ; capitaliser le
savoirfaire.
o L’influence : identification des partenaires potentiels industriels ou équipe de
recherche ; relation avec des comités techniques et de normalisation.
6.Enjeux juridiques :
o Veille stratégique : cette veille consiste à savoir quelles sont les nouvelles lois sur tel
produit ou la nouvelle réglementation sur les tarifs douaniers d’un pays .
o La sécurité : gestion de la propriété industrielle ; surveillance d’une éventuelle contre
façon.
o L’influence : la capacité d’intervenir directement auprès des personnes du
gouvernement qui ont du poids.
7.Enjeux dépenses achats :
o Veille stratégique : la détection de nouvelles sources d’approvisionnements ; aussi
l’entreprise surveille l’évolution des prix de fournitures et matières premières.
o La sécurité : la surveillance des fournisseurs stratégiques, afin d’anticiper
d’éventuelles difficultés dans les approvisionnements.
o L’influence : l’adhésion à des groupes d’acheteurs afin de bénéficier des achats
groupés.
Après avoir eu un aperçu sur les différents enjeux de l’Intelligence Economique, on peut dire
que l’IE peut aller au delà, c’est-à-dire elle concerne l’entreprise toute entière. Parce que avec
la complexité croissante de l’environnement et sa turbulence, l’insuffisance de la surveillance
fait payer chère à l’entreprise. En fait, ce sont des moments ou l’entreprise se met dans une
posture de demi aveugle (myopie) informationnelle, c’est ce que l’auteur Ph. BAUMARD
appelle « les intervalles de la non surveillance » Nous avons remarqué que la surveillance en
continue de l’environnement à travers « veille stratégique » est essentielle dans tous les
services et domaines ; cette surveillance donne l’avantage d’anticiper les menaces et
opportunités qui sont autour de l’entreprise et plus particulièrement la PME.

I. Intelligence Economique & PME Marocaines

Au Maroc, les petites et moyennes entreprises occupent une place cruciale dans le tissu
économique national.Bien qu’elles soient les plus fragiles face à une concurrence qui devient
de plus en plus rude et acharnée, les PME marocaines n’ont pas encore ressenti le rôle majeur
de l’intelligence économique en ce sens que la majorité d’entre elles ne disposent pas de
cellules de veille stratégique et d’I.E. C’est pour cela que nous constatons un vide
remarquable en la matière !
Cela est dû principalement au manque d’intérêts de ces dirigeants qui, pour la majorité ,
estiment que le coût de mise en place d’un système d’I E et de veille est largement supérieur à
sa valeur ajoutée pour leurs structures.
A cela s’ajoute également le fait que « pour opérationnaliser une cellule de veille stratégique
sur le terrain, il faut que les entreprises marocaines atteignent une taille critique pour se
permettre d’insérer ces outils dans leur management » . Dès lors, les PME marocaines doivent
impérativement améliorer leurs facultés d’adaptation permanente à leurs environnements et ce
en se penchant davantage sur les pratiques du management moderne notamment l’I.E en vue
de renforcer leurs performances, d’optimiser leur productivité et d’augmenter leur
contribution à la création de la valeur ajoutée de notre économie nationale.
En effet, pour faire face à ce défi, les autorités publiques marocaines ont créé l’agence
nationale pour la promotion de la petite et moyenne entreprise (ANPME) afin de contribuer à
la modernisation et au développement des PME au Maroc, et ce grâce à une offre variée de
produits que l’ANPME a pu développer et enrichir depuis sa création en 2002 (2). Parmi
ceux-ci, nous trouvons des bulletins de veille publié par L’ANPME à travers sa cellule de
veille, créée avec l’appui de la coopération technique allemande (GTZ).
Cette cellule est chargée d’accompagner l’ANPME dans le renforcement des capacités de
réactivité et d’anticipation des PME et ce à travers ces bulletins « YAKADA » qui répondent
à leurs besoins en matière d’I.E et de veille stratégique.
Ils portent sur les principales composantes de la veille à savoir :
 Une veille concurrentielle permettant aux PME d’améliorer leur réactivité vis-à-vis de leurs
principaux rivaux ;

 Une veille commerciale permettant de surveiller et de suivre les nouvelles actions


commerciales introduites sur leur marché ;

 Une veille technologique permettant d’être au courant des nouvelles tendances


technologiques (surtout celles utilisées par leurs concurrents !) ;

 Une veille environnementale permettant la surveillance de l’environnement global des PME


(réglementaire, social, économique, politique…) .

De là, il apparaît bel et bien que cette initiative a permis, certes, l’amélioration des facultés
d’adaptation des PME aux différents défis entraînés par leurs environnements. Mais, elle ne
s’avère nullement suffisantes ! D’où le lancement des programmes d’appui financier par le
ministère de l’industrie, du commerce et des nouvelles technologies visant la modernisation
des PME et notamment :
 « MOUSSANADA TI » : celui-ci rentre dans le cadre du plan « Maroc Numeric 2013 » et
qui vise la promotion de l’usage des nouvelles technologies de l’information et de la
communication à travers un appui financier dédié aux PME ;

 « IMTIAZ » : destiné aux entreprises porteuses d’un projet de développement et souhaitant


bénéficier de primes à l’investissement matériel et immatériel correspondant à 20% de
l’investissement total. (Elle peut atteindre 5 millions de Dhs.)
Ces programmes d’appui restent, cependant, très insuffisants pour promouvoir les pratiques
de la veille et d’I.E vu qu’ils ne facilitent pas la mise en place des cellules et des systèmes
d’IE au sein des PME qui souffrent de grands problèmes liés à la concurrence et à
l’adaptabilité permanente !
Si nous voulons vraiment atteindre nos objectifs en matière de croissance et de
développement économique, nous devons impérativement créer des programmes d’appui
financier et technique afin d’aider les PME à confronter leurs défis car la performance et la
compétitivité des entreprises, principalement les PME, conditionnent celles de l’économie
nationale !
A cela s’ajoute les efforts que les PME doivent déployés dans le sens d’une mutualisation
dans le cadre des groupements professionnels (par secteur d’activité par exemple) afin de
partage les coûts d’investissement que la détention de l’information induit puisqu’il s’agit de
la nécessité de préserver leur survie et leur pérennité !

CONCLUSION :
En fait le résultat obtenu après ces études c’est que le digital est partout : dans le cadre privé, avec
l'apparition de nouveaux terminaux et usages, mais également au sein de l'entreprise, dont il peut
littéralement transformer le business model. Les supports numériques se substituent peu à peu aux
supports papier (sans toutefois les remplacer complètement). La majorité des entreprises possèdent
leur propre site Internet et gèrent leur site de production grâce aux outils informatiques. Toutes ces
transformations, qui sont intervenues très rapidement en l'espace d'une à deux décennies, ont eu
une conséquence directe sur l'entreprise, entraînant non seulement l'apparition de nouveaux
métiers ou nouvelles compétences mais également la modification de fonctions existantes, depuis
longtemps implémentées.