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Glandes paires, l’une droite, l’autre gauche, elles sont situées à la partie supéro-

médiale du rein correspondant, dans l’espace rétropéritonéal, de part et d’autre du


rachis.
I. Anatomie descriptive :
1. Situation
o Chaque glande est enclose dans le fascia rénal mais séparée du rein par un
septum conjonctif : le septum inter-surréno-rénal.
o À droite, la surrénale est très profonde et médiale par rapport à l’extrémité
supérieure du rein droit.
o À gauche, la surrénale est plus antérieure et descend plus bas que celle de
droite, le long du bord médial du rein gauche.
2. Forme
o Aplaties sagittalement et sont de formes variées, mais classiquement elles
forment un croissant ou une virgule dont la base repose sur le pédicule rénal
tandis que la pointe remonte jusqu’au pôle supérieur du rein.
o Elles présentent une face antérieure plane dans son ensemble avec un hile d’où
sort la veine surrénalienne.
o La face postérieure est également plane ou convexe.
o Le bord médial est convexe et le bord latéral concave.
o L’extrémité inférieure est large et l’extrémité supérieure effilée.
3. Couleur : est jaune brun.
4. Consistance : est molle.
5. Mesures
o Leur volume est variable.
o En moyenne, elles mesurent 4 à 5 cm de longueur.
o Leur épaisseur est de 0,8 à 1 cm sur le bord latéral et de 0,3 à 0,4 cm sur le bord
médial.
o Elles pèsent environ 6 g chacune.
6. Structure
o Chaque surrénale est enveloppée d’une fine capsule fibreuse.
o À la coupe, le parenchyme se compose de deux parties, l’une périphérique, la
corticosurrénale, et l’autre centrale, la médullosurrénale.
o La corticosurrénale est de couleur jaunâtre et de consistance ferme.
o La médullosurrénale est rouge sombre, molle et friable.
II. Vascularisation et innervation :
1. Artères
o La surrénale est irriguée par de nombreuses artères groupées en trois
pédicules.
o Le pédicule supérieur, constant, est généralement formé de un à trois rameaux
nés de l’artère phrénique supérieure, et descend vers l’extrémité supérieure de la
glande.
o Le pédicule moyen, inconstant, naît de la face latérale de l’aorte et rejoint le
bord médial de la surrénale.
o Le pédicule inférieur naît de l’artère rénale ou de ses branches et se dirige vers
l’extrémité inférieure de la glande.
2. Veines
o La circulation veineuse ne présente pas d’analogie avec le système artériel.
o Le drainage veineux de chaque glande est assuré par la veine centrale.
o Issue du hile surrénalien, elle se dirige à droite dans la veine cave
inférieure et à gauche dans la veine rénale.
o Les veines accessoires ont un rôle mineur : le groupe supérieur rejoint les
veines phréniques inférieures, le groupe inférieur gagne la veine cave inférieure à
droite et la veine rénale à gauche.
3. Lymphatiques
o Trois réseaux d’origine corticale, médullaire et capsulaire, se résolvent en deux
groupes de collecteurs principaux.
o Le groupe antérieur, sous-pédiculaire, est satellite de la veine surrénale et se
dirige vers les noeuds lymphatiques lombaires latéroaortiques.
o Le groupe postérieur, sus-pédiculaire, est satellite des trajets artériels et se dirige
vers les noeuds lymphatiques lombaires préaortiques et latéroaortiques.
o Certains vaisseaux lymphatiques peuvent traverser le diaphragme.
4. Nerfs
o Chaque surrénale est dotée d’une double innervation très riche, sympathique et
parasympathique, fournie par trois pédicules.
o Le plexus surrénophrénique (suprarénal supérieur) suit le trajet de l’artère
surrénale supérieure.
o Le plexus surrénorénal (suprarénal inférieur) suit le trajet de l’artère surrénale
inférieure.
o Le plexus surrénosolaire (suprarénal moyen), le plus important, possède deux
branches, postérieure et médiale.
III. Rapports :
o Ils sont différents à droite et à gauche.
o En avant, la surrénale droite répond à la veine cave inférieure, au foie et au
premier angle duodénal. La surrénale gauche répond à l’estomac, au pancréas et
aux vaisseaux spléniques.
o En arrière, les deux glandes sont en regard des 11e et 12e côtes, du récessus
pleural costodiaphragmatique et du diaphragme.
o Latéralement, les deux glandes répondent au bord médial du rein au-dessus du
pédicule rénal et, à gauche, au bord postérieur de la rate.
o Médialement, la surrénale droite répond à la cave inférieure, à l’artère phrénique
inférieure droite et au plexus solaire. La surrénale gauche répond au pancréas et
à l’aorte abdominale.
o Les deux surrénales répondent à l’artère phrénique supérieure et au plexus
solaire.
IV. Histologie :
o Chaque surrénale est constituée de deux parties, la corticosurrénale et la
médullosurrénale.
o La corticosurrénale est constituée de trois zones, la glomérulée(la plus externe)
qui synthétise les minéralocorticoïdes (aldostérone), la fasciculée et la réticulée
qui synthétisent les glucocorticoïdes (cortisol et androgènes).
o La médullosurrénale (couche centrale) synthétise les catécholamines (adrénaline
et noradrénaline).
V. Glandes apparentées :
1. Glandes surrénales accessoires
o Considérées comme à peu près constantes chez l’enfant, on les rencontre sur des
autopsies dans un quart des cas seulement ; généralement microscopiques, elles
peuvent parfois atteindre le volume d’un petit pois.
o Lorsqu’elles sont complètes, comportant à la fois une structure cortico- et
médullosurrénalienne, elles sont retrouvées essentiellement dans le rein, parfois
en sous-capsulaire, mais aussi au niveau du foie, voire du mésentère.
o Lorsque prédomine l’élément médullaire, on les retrouve essentiellement au
niveau du plexus solaire (la distinction avec des survivances de paraganglions
devient affaire de vocabulaire).
2. Organes de Zuckerkandl
o Organes pairs rétropéritonéaux, latéroaortiques au-dessus de l’origine de l’artère
mésentérique inférieure, ils se situent dans le plexus sympathique qui les
enserre et se distinguent des ganglions lymphatiques voisins par leur consistance
plus molle, leur couleur plus foncée.
o Relativement volumineux à la naissance, ils s’atrophient au fur et à mesure de
l’augmentation de volume de la médullosurrénale.
o En fait, lorsqu’ils sont volumineux, ils peuvent être accompagnés de
paraganglions accessoires, formant alors des masses compactes de forme variée
en H, en L normaux ou renversés, parfois en cadrans complets.
o Cette richesse lymphatique et nerveuse périphérique rend compte des
difficultés de repérage des artères mésentériques inférieure et supérieure dans la
dissection de cet organe.
3. Paraganglions coccygiens
o Ils se situent en avant de la pointe du coccyx à la face supérieure du rideau
musculaire représenté par le releveur de l’anus et l’ischiorectal.
o Ils apparaissent appendus à la branche terminale de l’artère sacrée moyenne.

Points forts
o La surrénale est constituée de deux zones d’origine embryologique
différente : la corticosurrénale se développe à partir du mésoblaste et la
médullosurrénale prend naissance à partir du neuroectoblaste.
o Le développement de la surrénale nécessite l’implication d’hormones, de
facteurs de croissance et de facteurs de transcription parmi lesquels SF-1
et DAX-1 jouent un rôle important.
o La corticosurrénale est constituée de trois zones, la glomérulée, la
fasciculée et la réticulée.
o Ces zones, qui ont des fonctions différentes, sont assez bien
individualisables en histologie.
Anomalies :
o L’absence congénitale d’une glande surrénale est rare.
o Les glandes surrénales accessoires sont très fréquentes.il s’agit d’ectopie
de cortex surrénalien. elles se localisent près du rein ou de l’uretère, sur
l’aorte, l’ovaire ou le testicule.