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CONSEIL DE LA NATION
CONSEIL DE LA NATION

EXAMEN DU PROJET DE LOI SUR LES ASSOCIATIONS

Un nouveau cadre de réorganisation des 90.000 associations

Ph. T. Rouabah
Ph. T. Rouabah

OULD KABLIA :

“Le projet de loi vise à relancer l'action associative”

À PROPOS DU PASSEPORT BIOMÉTRIQUE :

P. 3

«Il sera délivré à partir de janvier 2012»

P. 4

 

P.

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M. SAÏD BARKAT :

M. SAÏD BARKAT :

“Gratuité du transport ou réduction des tarifs pour les personnes âgées démunies”

P.

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26 Moharram 1433 - Mercredi 21 Décembre 2011 - N°14388 Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE

LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE

ANNÉE JUDICIAIRE 2010-2011

Amendement et promulgation de plusieurs lois

P. 5

4 . 299m a g i strats e ne x erc i c e ,
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JEUX SPORTIFS ARABES

Baya Rahouli et KameliaHadjSaïd nousredonnent lesourire

P. 30

De notre envoyé spécial à Doha (Qatar) :

Mohamed-Amine Azzouz

et KameliaHadjSaïd nousredonnent lesourire P. 30 De notre envoyé spécial à Doha (Qatar) : Mohamed-Amine Azzouz

5 e ÉDITION DU FESTIVAL D’ORAN DU FILM ARABE

Desœuvres ancrées dansles préoccupations de l’heure

PP. 16-17

De notre envoyée spéciale :

Kafia Ait Allouache

LE SG DE L’ORGANISATION ARABE DU TOURISME AU FORUM D’EL MOUDJAHID : «Nousnousintéressons auxproduits
LE SG DE L’ORGANISATION ARABE DU
TOURISME AU FORUM D’EL MOUDJAHID :
«Nousnousintéressons
auxproduits
touristiquesalgériens»
P.
7
Ph. Wafa

SOUTIEN AUX PRODUITS DE LARGE CONSOMMATION

Les subventions de l’Etat maintenues

P. 8

BIOTECHNOLOGIE

Un pôle d’excellence pour renforcer le rôle de l’Algérie dans la recherche sur le cancer

P. 32

GESTION DES DÉCHETS HOSPITALIERS

Ph. Bilal
Ph. Bilal

Incinérateur de dernière génération pour l’hôpital de Kouba

P. 6

2

2 EL MOUDJAHID 9 e session du Conseil des ministres arabes de l’Electricité et 87 e

EL MOUDJAHID

9 e session du Conseil des ministres arabes de l’Electricité et 87 e session du Conseil des ministres de l’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole

Youcef Yousfi au Caire

Le 23 décembre, à 10 h, au cimetière El Alia

Hommage à Ferhat Abbas

L’association Machaâl Echahid et la famille de défunt organise le 23 décembre à 10 h au cimetière El Alia un hommage à Ferhat Abbas.

à 10 h au cimetière El Alia un hommage à Ferhat Abbas. Le 24 décembre, à

Le 24 décembre, à Tizi-Ouzou

Machaâl Echahid honore la mémoire de Abane Ramdane

Dans le cadre de la caravane de la mémoire nationale, l’association Machaâl Echahid se rendra le 24 décembre, à Tizi-Ouzou pour honorer la mémoire de Abane Ramdane.

l’association Machaâl Echahid se rendra le 24 décembre, à Tizi-Ouzou pour honorer la mémoire de Abane

Aujourd’hui et demain à 9h au Centre de formation conti- nue de la police à Hydra

Séminaire de formation sur la communication au sein de la Sûreté nationale

Un séminaire de formation sur les techniques de communication au

sein de la Sûreté nationale, regroupant les

de

chargés

au sein de la Sûreté nationale, regroupant les de chargés communication et des relations publiques des

communication et des relations publiques des 48 sûretés de wilaya et les directions et services centraux, se tiendra aujourd’hui et demain à partir de 9h au centre de formation continue de la police à Hydra. Les travaux seront placés sous l’égide du général major Abdelghani Hamel, directeur général de la Sûreté nationale.

Aujourd’hui, à 12 h, au restaurant All Right

Présentation de la nouvelle société SODI Automotive

Pour la présentation de la nouvelle société SODI Automotive, qui sera chargée de la commercialisation des véhicules FIAT, ALFA ROMEO, LANCIA et FIAT Professional. Un déjeuner presse sera organisé aujourd’hui au restaurant All Right (restaurant syrien situé au lotissement les Castors, les Sources, Bir Mourad Raïs) à 12 heures.

Météo
Météo
les Sources, Bir Mourad Raïs) à 12 heures. Météo Nuageux Sur les régions nord, le temps

Nuageux

Sur les régions nord, le temps sera nuageux et instable sur les régions de l'Est et du Centre avec averses de pluie localement assez marquées sur littoral est. Sur les régions d'Ouest, temps brumeux la matinée, devenant ensoleillé en cours de journée. Les vents seront en général modérés localement assez forts (40/60 km/h) sur littoral Est. La mer sera agitée. Sur les régions sud du pays, le temps sera relativement froid et nuageux sur le nord Sahara. Ailleurs, temps ensoleillé. Les vents seront faibles à modérés. Les températures (maximales-minimales) prévues aujourd’hui seront comme suit :

Alger (14°-10°), Annaba (13°-10°), Béchar (17°-2°), Biskra (13°-5°), Constantine (9°- 6°), Djanet (15°-3°), Djelfa (8°-0°), Ghardaïa (6°-1°), Oran (17°-12°), Sétif (8°-3°), Tamanrasset (17°-6°), Tlemcen (16°-4°). Tindouf (21°-4°), El Oued (19°-2°), Adrar (18°-3°), Ouargla (18°-4°).

El Oued (19°-2°), Adrar (18°-3°), Ouargla (18°-4°). Le ministre de l’Energie et des Mines, M. Youcef

Le ministre de l’Energie et des Mines, M. Youcef Yousfi, participera à la 9 e session du Conseil des ministres arabes de l’Electricité et à la 87 e session du Conseil des ministres de l’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole qui se tiendront respectivement les 22 et 24 décembre au Caire (Egypte).

Du 24 au 29 décembre, à 9 h, à l’université Mohamed Khider de Biskra

Université d’hiver de la recherche scientifique et technologique

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique organise, en collaboration avec le secrétaire d’Etat chargé de la Communauté nationale établie à l’étranger et l’Association des compétences algériennes ACA, l’université d’hiver de la recherche scientifique et technologique du 24 au 29 décembre à 9 h, à l’université Mohamed Khider de Biskra. Cet événement verra la participation de 20 compétences algériennes établies à l’étranger et sera à destination de 100 porteurs de projets.

Noureddine Moussa reçoit l’ambassadeur de la République de Hongrie

M. Noureddine Moussa, ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, a reçu hier, à 10 h au siège de son département ministériel, l’ambassadeur de la République de Hongrie, M. Laszlo Puspok. Les entretiens ont porté sur l’état de coopération entre l’Algérie et la Hongrie dans le domaine de l’habitat et de l’urbanisme.

Hongrie dans le domaine de l’habitat et de l’urbanisme. Aujourd’hui, à 12 h, au ministère du
Aujourd’hui, à 12 h, au ministère du Commerce Conférence sur «L’approvisionnement du marché national en
Aujourd’hui, à 12 h, au ministère du Commerce
Conférence sur «L’approvisionnement
du
marché national en
produits
de large consommation»
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presse
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national
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analyse
chiffres comparative
des
des années
2010 et 2011 »

Le 24 décembre à 10 h au Centre cultu- rel du 11-Décembre-1960 à Belouizdad

A. ASMARESP : AG des adhérents

à Belouizdad A. ASMARESP : AG des adhérents L’Association algérienne de solidarité aux malades
L’Association algérienne de solidarité aux malades respiratoires (A. ASMARESP) informe ses adhérents que les
L’Association
algérienne de
solidarité aux
malades
respiratoires (A.
ASMARESP)
informe ses
adhérents que les
deux AG du 24
décembre se
Demain, à 8 h 30, à l’hôtel Mouflon d’Or
tiendront à 10 h au
Centre culturel du
Journée d’étude sur «Le rôle des
acteurs dans la promotion de
l’exécution des décisions de justice»
11-Décembre-
1960 à Belouizdad
(Alger).
La chambre régionale des huissiers de justice du Centre organise demain, à 8 h
30 à l’hôtel Mouflon d’Or une journée d’étude sur le thème « Le rôle des acteurs dans
la promotion de l’exécution des décisions de justice en Algérie ».
9 matin, CDER
à
h 30,
au Ce
siège
de
Célébration
de la
journée
du solstice
d’hiver
Le Centre des
de
développement
énergies
renouvelables
(CDER)
célèbre la
journée du solstice
d’hiver le 21 décembre
à son siège
sis à
Bouzaréah à partir h de 30. 9
Mercredi 21 Décembre 2011

Ce matin, à 9 h, au ministère des PTIC

Adoption d’une feuille de route de coopération algéro-nigérienne

feuille de route de coopération algéro-nigérienne Une cérémonie officielle de signature d’un communiqué

Une cérémonie officielle de signature d’un communiqué portant sur l’adoption d’une feuille de route de coopération bilatérale entre le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, M. Moussa Benhamadi, et le ministre de la Communication et des Technologies de l’information de la République du Niger, M. Salifou Labo Bouche, aura lieu ce matin à 9 h au siège du ministère de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication.

Aujourd’hui et demain, au Cercle national de l’armée de Béni Messous

Colloqueinternational : «Algérie-Corée du Sud, un partenariat stratégique»

La Forem en partenariat avec l’IDRI et le CREAD organisent aujourd’hui et demain au Cercle national de l’armée de Béni Messous un colloque international intitulé « Algérie-Corée du Sud : un partenariat stratégique ».

Nation

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EL MOUDJAHID

APN
APN

LOI RELATIVE À LA PROTECTION DES PERSONNES ÂGÉES

Elaboration de six projets de décrets exécutifs

Six projets de décrets exé- cutifs de la loi relative à la protection des personnes âgées ont été élaborés, a indi- qué lundi à Alger le ministre de la Solidarité nationale et de la Famille, M. Saïd Barkat. "Sur neuf projets de décrets exécutif de la loi relative à la protection des personnes âgées, six ont été élaborés, dont trois sont actuellement au niveau du secrétariat du gouvernement, alors que les trois autres seront transmis incessamment", a précisé M. Barkat devant la commission de la santé et des affaires so- ciales de l'Assemblée popu- laire nationale (APN). Les trois décrets exécutifs res- tants sont en cours d'élabora- tion au niveau des services concernés du ministère. Ces neuf projets de décrets exécu- tifs concernent notamment l'octroi d'une allocation aux personnes âgées démunies, la gratuité du transport ou la ré- duction des tarifs, l'organisa-

tion de l'aide à domicile, la médiation familiale et sociale et l'octroi de l'aide de l'Etat en matière de suivi médical, pa- ramédical, psychologique et social. A travers ces textes d'application, la loi 10-12 du 29 décembre 2010, relative à la protection des personnes âgées, permettra de mettre en place un nouveau dispositif pour apporter aide, assistance et accompagnement social et psychologique aux personnes âgées vivant seules ou en fa- milles, a souligné le ministre de la Solidarité nationale. Par ailleurs, M. Barkat a indiqué qu'une opération de réhabili- tation de certains foyers pour personnes âgées a été lancée afin d'améliorer les condi- tions de vie de cette frange de la société, rappelant cepen- dant que la politique du sec- teur ciblant cette catégorie porte essentiellement sur la nécessité de garantir une prise en charge en milieu fa- milial.

M. SAÏD BARKAT :

“Gratuité du transport ou réduction des tarifs pour les personnes âgées démunies”

Les personnes âgées démunies bénéficieront

de la gratuité du transport ou de la réduction de ses tarifs à 50 %, selon un projet de décret exécutif,

a annoncé lundi à Alger

le ministre de la Solida- rité nationale, M. Saïd Barkat. "Un projet de dé- cret exécutif fixant les modalités du bénéfice des personnes âgées de la gratuité du transport ou de la réduction de ses ta- rifs en application de l'ar-

ticle 15 de la loi relative

à la protection des per-

sonnes âgées a été élaboré", a indiqué M. Barkat devant la commission de la santé et des affaires sociales de l'Assemblée populaire nationale (APN). Ce projet, actuellement au niveau du gouvernement, a pour objet de fixer les modalités du bé- néfice des personnes âgées de 65 ans et plus, démunies, en difficulté ou en situation de précarité sociale, de la gratuité du transport ou la réduction de ses tarifs sur les réseaux urbains, terrestres, aériens (lignes intérieures) et ferroviaires, a-t-il ex- pliqué.

(lignes intérieures) et ferroviaires, a-t-il ex- pliqué. CONSEIL DE LA NATION EXAMEN DU PROJET DE LOI

CONSEIL DE LA NATION

EXAMEN DU PROJET DE LOI SUR LES ASSOCIATIONS

Un nouveau cadre de réorganisation des 90.000 associations

Un nouveau cadre de réorganisation des 90.000 associations Le Conseil de la nation a poursuivi, hier

Le Conseil de la nation a poursuivi, hier matin, ses travaux en séance plénière présidés parAbdelkader Bensalah, président, consacrés à la présentation au débat général du projet de loi sur les associations, en présence du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Daho Ould Kablia, et du ministre des Relations avec le Parlement, Mahmoud Khedri.

D ans sa présentation des grandes lignes du texte en examen, le ministre de l'Inté-

rieur et des Collectivités locales a in-

diqué que la loi, approuvée le 13 décembre dernier par les députés de l’Assemblée, a pour objet de déter- miner les conditions et modalités de constitutions d’organisation et de fonctionnement des associations tout en fixant le champ d’application. Aussi, le ministre qui a, lors de son intervention, rappelé les impéra- tifs de ce nouveau dispositif législa- tif, a rajouté que le projet est venu faciliter la création des associations et promouvoir les rôles et missions de la société civile en sa qualité de passerelles entre les autorités pu- bliques et les populations en palliant aux lacunes et insuffisances juri- diques observées du bilan de l’expé- rience de plus de deux décennies de pratique du mouvement associatif. En tant que nouveau cadre légis- latif et juridique, amendant et com- plétant la loi de 90, le projet de loi traduit les préoccupations de la so- ciété civile, telles qu’exprimées lors des consultations nationales. Aussi ses dispositions s’insèrent dans la même philosophie qui motive la ré- vision des lois entrant dans le pro-

gramme des réformes politiques adoptées ou en voie de l’être. Le texte de loi, définissant les modalités de création et ouvrant de nouveaux horizons à la vie associative avec plus de facilité d’action dans le dé- veloppement local, a focalisé les dé- bats au Conseil de la nation et ses différents chapitres ont retenu l’at- tention des sénateurs qui se sont re- layés à son enrichissement. Le débat général du projet de loi a permis au ministre de l’Intérieur de noter les propositions émises et les observations constatées par la dou- zaine de sénateurs sur des questions de formulation de certains des 74 ar- ticles du texte en vue de donner plus de précision et de clarté à son appli- cation. C’est ainsi que la réhabilita- tion et la relance de la vie associative, des sujets développés par les membres parlementaires, Ab- delkader Gharsi, Abdelkader Bensa- lem, ont guidé le législateur à introduire des amendements pour li- bérer la société et multiplier ses re- lais en les hissant à des missions de promotion de l’utilité publique. Zahia Benarouss, Lakhal Lamri, ont pour leur part, plaidé en faveur du nouveau cadre d’organisation de la société civile qui vient renforcer le

mouvement associatif et renforcer la mobilisation autour de nouvelles conceptions du droit à la citoyenneté et à la participation de tous dans les efforts de développement national, tandis que les sénateurs Abdellah Bentoumi, Bouzid Lazhari sont allés aux marges des libertés et des droits que permettent les dispositions du texte de loi pour situer les associa- tions et les domaines de leurs attri- butions en vue de plus de clarifications. Dans ses réponses aux préoccupations soulevées lors des débats, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales a précisé que le cadre juridique vient donner un sens à la société civile et consa- crer la citoyenneté tout en procédant

à l’assainissement parmi les 90.000

associations enregistrées dans les

différents créneaux d’action sociale

à but non lucratif, agissant comme

trait d’union entre les autorités pu- bliques et les citoyens. Le texte de loi examiné hier sera soumis au vote demain après-midi, lors d’une séance plénière alors que les travaux se poursuivront cet après- midi et seront consacrés à l’examen du projet de loi organique relatif à l’information. Houria Akram

de loi organique relatif à l’information. Houria Akram OULD KABLIA : “Le projet de loi vise

OULD KABLIA :

“Le projet de loi vise à relancer l'action associative”

Les nouvelles dispositions pro- posées dans le projet de loi relatif aux associations visent essentielle-

ment à relancer l'action associative, a souligné M. Daho Ould Kablia.

M. Ould Kablia a précisé que ce

texte de loi qui vient compléter la loi sur les partis "constitue une étape importante dans le processus de réformes profondes initiées par le Président de la République". Le texte constitue également "la struc-

ture où se cristallisent idées, théo- ries, propositions et initiatives qui permettent de dynamiser la vie as- sociative et promouvoir le ci- visme", a-t-il ajouté. Dans ce sens,

M. Ould Kablia a indiqué que son

département ministériel a tenté de

"définir le cadre général qui per- mettra au mouvement associatif d'améliorer sa performance, confé- rer davantage de crédibilité à son activité", en précisant toutes les dis-

positions relatives aux associations.

CONSEIL DE LA NATION

Débat autour du projet de loi sur l'information aujourd’hui

Le Conseil de la nation reprend aujourd’hui ses travaux en séance plénière consacrée à la présentation et au débat du projet de loi orga- nique relative à l'information, a indiqué un communiqué du Conseil. Les membres de l'Assemblée populaire nationale (APN) avaient en- tamé le débat de ce projet de loi le 28 novembre dernier.

Nation

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EL MOUDJAHID

LE MINISTRE DE L’INTÉRIEUR, M. DAHO OULD KABLIA, À PROPOS DE LA SÉCURITÉ AU SAHEL :

“Il n’est pas question que des pays extrarégionaux interviennent directement sur nos territoires”

«La sécurité dans la région du Sahel relève exclusivement des pays du champ (Algérie-Niger-Mali- Mauritanie)»,
«La sécurité dans la
région du Sahel relève
exclusivement des pays du
champ (Algérie-Niger-Mali-
Mauritanie)», a indiqué à
Alger le ministre de
l'Intérieur et des Collectivités
locales, M. Daho Ould
Kablia.

Sexprimant lors d'une conférence de presse animée

conjointement avec son ho- mologue nigérien, M. Abdou Labo, à l'issue de la 4 e session du Comité bilaté- ral frontalier algéro-nigé- rien, le ministre a souligné que «la question de la sécu- rité dans les pays du sahel relève exclusivement des quatre pays du champ. C'est une position commune, adoptée par les Chefs d'Etat et les chefs d'état-major des pays du champ». Le ministre de l’Inté- rieur a ajouté que «les pays du champs peuvent coopérer avec les autres pays de la ré- gion et les Etats extrarégio- naux, en particulier dans le domaine du renseigne- ment». Le ministre a estimé que «les pays extrarégio- naux peuvent apporter leur concours en matière de ren- seignement, de technologie ou de formation. Mais il n'est pas question qu'ils in- terviennent directement sur le terrain». Le ministre n’a pas man- qué de rappeler à cette occa- sion que «les pays du champ ont dit avec conviction que seules leurs forces de sécu- rité sont capables de faire

face à toutes les formes de déstabilisation dans la ré- gion, notamment le terro- risme». Il a ajouté par ailleurs que s’il y a d’autres Etats qui veulent intégrer les pays du champs, «en fait, étant deux pays frères, il n’y a pas de frontières à propre- ment parler entre l’Algérie et le Niger, donc on n’a pas à effectuer des patrouilles mixtes». Dans le même ordre d’idées, M. Daho Ould Kablia a souligné le fait qu’en dépit des efforts dé- ployés par les deux pays

dans la lutte antiterroriste au niveau de leurs frontières communes, «il subsiste cer- taines entraves liées, notam- ment aux questions d'insécurité et d'instabilité aux frontières». Mettant l’accent sur le procès-verbal de cette ren- contre, le ministre a indiqué que «celle-ci prévoit de ren- forcer la coopération en ma- tière d'échange d'informations sur le mou- vement des groupes de ter- roristes et de criminels». Il s'agit, selon lui, de

groupes qui se livrent à des activités de terrorisme et de crime organisé comme l'en- lèvement de ressortissants étrangers, le trafic de voi- tures, de drogue, d’armes et autres. Il dit que «les deux pays ont décidé, dans le cadre d'une coordination bilatérale entre les secteurs de la jus- tice et de la défense, d’éta- blir une coopération plus engagée entre les pays fai- sant partie du champ». M. A. Z.

À PROPOS DU PASSEPORT BIOMÉTRIQUE

“Il sera délivré à partir de janvier 2012”

L e passeport biométrique sera déli- vré à partir de janvier 2012, a an- noncé hier à Alger le ministre de

l'Intérieur et des Collectivités locales, M. Daho Ould Kablia. Dans une déclaration à la presse en marge de la séance du Conseil de la nation consacrée à l'examen du projet de loi sur les associations, M. Ould Kablia a souligné que le passeport biométrique est "parfait au plan sécuri- taire", précisant que toutes "les explica- tions seront fournies lors de sa présentation". Il a ajouté qu'une opération

pilote de délivrance de passeports biomé- triques se déroulera dans "50 daïras pour

tester le mécanisme", et concernera, dans un premier temps, les "primo deman- deurs", c'est-à-dire ceux qui n'ont jamais eu de passeport. M. Ould Kablia a admis, toutefois, que la délivrance du passeport biométrique pose un "problème" pour les citoyens résidant à l'étranger compte tenu du fait "qu'ils ne peuvent pas se déplacer dans leurs communes d'origine pour y re- tirer l'extrait de naissance n°12 S". "Nous allons tenir des réunions spécifiques avec le ministère des Affaires étrangères et in- viter ici à Alger des consuls pour voir comment faire avancer les choses", a-t-il indiqué à ce propos.

Le ministre de l’Intérieur et des Affaires religieuses du Niger en visite à Tipasa

L e ministre nigérien de l’Intérieur et des Affaires religieuses, M. Abdou Labo, s'est rendu hier

dans la wilaya de Tipasa où il a notam- ment visité ses musées, son unité de tapis traditionnels et son parc archéolo- gique romain. L'hôte de l’Algérie, qui a été accueilli par le wali, M. Mustapha Layadhi, s’est rendu au musée de Cher- chell qui abrite la plus belle collection de statuaires de l’Afrique du Nord et qui fait l’objet d’une opération de réhabili- tation et de réaménagement de ses es- paces. La famille de Juba II, qui a régné longtemps dans la région après avoir

donné le nom de Césarée à la ville, est particulièrement mise en valeur au ni- veau de ce musée. Le ministre nigérien s’est montré très "intéressé" au cours de cette visite qui lui a permis de faire une incursion dans des pans entiers de l’his- toire de l’Algérie. Au niveau de l’Entre- prise algérienne de tapis traditionnels (EATT), qui existe depuis 1908, le mi- nistre a pris connaissance d’un autre pan de la culture et des arts traditionnels al- gériens, représentés par l’activité de cette unité qui fabrique de façon artisa- nale une quarantaine de modèles de tapis de toutes les régions du pays. Cette

unité abrite depuis 3 ans le premier cen- tre national d’estampillage des tapis. Le musée de Tipasa, qui renferme une belle collection de verrerie, des fragments de stèles puniques du culte de Tanit et au- tres inscriptions funéraires romaines et chrétiennes, a constitué une autre halte du ministre nigérien qui s’est rendu par la suite au parc archéologique romain. Premier vestige de la région, classé au patrimoine de l’humanité par l’UNESCO en 1982, le site de Tipasa a subjugué le ministre et la délégation qui l'accompagnait, par sa beauté et sa par- faite conservation.

ENTRETIEN DE M. YOUSFI AVEC L'AMBASSADEUR D'ITALIE

La coopération dans les énergies propres au menu

L e

ministre de

l'Energie et des Mines, M. Youcef

menu L e ministre de l'Energie et des Mines, M. Youcef Yousfi, et l'ambassadeur d'Italie à

Yousfi, et l'ambassadeur d'Italie à Alger, M. Giam- paolo Cantini, ont évoqué hier à Alger la nécessité d'élargir la coopération énergétique bilatérale aux domaines des énergies propres, indique le minis- tère dans un communiqué. Les deux parties ont passé en revue l'état des relations de coopération entre l'Al- gérie et l'Italie dans le domaine de l'énergie qu'elles ont qualifiées d'"excellentes", précise-t-on de même source. "Il a été mis l'accent, à cette occasion, sur la nécessité d'élargir cette coopération aux domaines des énergies renouvelables, notamment solaire, les hy- drocarbures non conventionnels (gaz de schistes), la pétrochimie, ainsi que la fabrication, localement, d'équipements entrant dans l'industrie pétrolière et ga- zière", selon le communiqué.

M. SELLAL S'ENTRETIENT AVEC L'AMBASSADEUR DE SINGAPOUR

La coopération scientifique et technique examinée

L e ministre des Res- sources en eau, M. Abdelmalek

Sellal, a examiné hier avec l'ambassadeur de Singa- pour à Alger, M. Zukhfili Bahrudi, les possibilités de coopération scientifique et technique entre les deux pays dans le domaine de l'hydraulique, indique un communiqué du ministère. Au cours de cet entretien, ''les deux parties ont examiné les possibilités de coo- pération scientifique et technique entre les deux pays, qui devraient connaître un meilleur développement, notamment dans le domaine de la formation en ma- tière de dessalement d'eau de mer et de traitement des eaux saumâtres", précise la même source. Par ailleurs, ''la présence en Algérie d'entreprises Singapouriennes, notamment dans le domaine du dessalement d'eau de mer, et les opportunités d'investissement dans cette technologie qui se développe de plus en plus ont été évoquées par les deux parties qui se sont engagées à les encourager davantage'', précise encore le commu- niqué.

ALGÉRIE-ISESCO

Benbouzid évoque avec Etouidjri les résultats de la rencontre des ministres de la Culture des pays islamiques

rencontre des ministres de la Culture des pays islamiques L e ministre de l'Education natio- nale,

L e

ministre de

l'Education natio- nale, M. Boube-

L e ministre de l'Education natio- nale, M. Boube- keur Benbouzid, et le directeur général de

keur Benbouzid, et le directeur général de l'Or- ganisation islamique pour la culture, les sciences et l'éducation (Isesco), M. Abdelaziz Etouidjri, ont évoqué hier à Alger les ré- sultats "positifs" et les im- portantes décisions issues de la réunion des minis- tres de la Culture des pays islamiques. Selon un communiqué du ministère de l'Education, les deux responsables se sont félicités du succès de la manifestation Tlemcen Capitale de la cul- ture islamique et des activités organisées dans le do- maine de l'éducation. M. Etouidjri a adressé ses vifs remerciements aux responsables algériens, notamment au Président de la République M. Abdelaziz Boute- flika, pour toute l'attention dont il a été entouré, ajoute le communiqué. A l'issue de la rencontre, il a offert au ministre de la Culture une série de publications de l'Isesco sur l'apport de l'islam dans plusieurs do- maines.

Nation

EL MOUDJAHID

5

ANNÉE JUDICIAIRE 2010-2011

Amendement et promulgation de plusieurs lois

L' année judiciaire 2010-2011 a été marquée par l'amendement et l'élaboration de plusieurs textes de loi par le secteur de la justice, en exécution des réformes annoncées début 2011 par le

Chef de l'Etat. Les actions entreprises concernent notamment la dépénalisation de l'acte de gestion et du délit de presse, ainsi que l'élargissement de la représentativité des femmes dans les assemblées élues et les cas d'incompatibilité avec le mandat parlementaire.

S'agissant de la dépénalisation du délit de presse, le secteur de la justice

a procédé à la modification du code pénal, en abrogeant l'article 144 bis

qui punit les infractions d'outrage, d’injure ou de diffamation commises par l'intermédiaire d'une publication quotidienne ou hebdomadaire. Les articles 144 et 146 ont été modifiés pour supprimer les peines d'emprisonnement et maintenir l'amende pour les infractions de diffamation et d'outrage commises à l'encontre, notamment du Président de la République, des corps constitués, des juridictions et du Parlement.

La dépénalisation de l'acte de gestion a également été prise en compte dans la modification du code pénal et de la loi relative à la prévention et

à la lutte contre la corruption en restreignant le domaine d'application

de la criminalisation de certains faits et la vérification de l'existence de l'élément intentionnel pour d'autres faits. L'année judiciaire écoulée a vu, par ailleurs, la promulgation de

plusieurs textes législatifs et réglementaires, dont la loi organique relative

à la Cour suprême et la loi organique modifiant celle du Conseil d'Etat.

Un office central de répression de la corruption a été institué, et les crimes de corruption ont été mis sous la compétence des pôles pénaux spécialisés. Le secteur a également vu la modification du décret fixant les modalités d'application des dispositions contenues dans la loi relative aux tribunaux administratifs pour porter leur nombre de 31 à 48.

administratifs pour porter leur nombre de 31 à 48. 10 femmes présidentes de tribunaux administratifs sur

10 femmes présidentes de tribunaux administratifs sur les 30 installés

D ix femmes magistrats ont été désignées à la présidence de tribunaux

administratifs sur les 30 instal- lés depuis près de deux années, alors que trois autres occupent le poste de commissaire d'Etat. Ainsi, les tribunaux adminis- tratifs d'Alger, Oran, Médéa, Boumerdès, Chlef, El-Oued, Biskra, Blida, Tamanrasset et Tizi Ouzou sont présidés par des femmes.

Des femmes assument éga- lement la fonction de commis- saire d'Etat au niveau des tribunaux administratifs de Mostaganem, Msila et Bouira. La présidente du Conseil d'Etat, M me Fella Henni, a sou- ligné que la femme magistrat "s'impose par sa compétence et fait ses preuves dans l'exercice de ses responsabilités", rele- vant que le président du tribu- nal administratif est désigné par décret présidentiel. Elle a ajouté que le Conseil d'Etat sera représenté aussi par une femme au Conseil constitu- tionnel, dans sa future compo- sante, en l'occurrence le magistrat Fouzia Rahmouni, élue par l'assemblée générale du Conseil d'Etat le 16 octobre dernier. Des tribunaux administra- tifs ont été mis en place depuis avril 2010 à Alger, Batna, Oran, Constantine, Sidi Bel Abbès, Tiaret, Tlemcen, Médéa, Guelma, Oum El- Bouaghi, Jijel, Djelfa, Ouargla, Mostaganem, Boumerdès, Chlef et Sétif. Les trois der- niers mois ont vu l'installation de 13 autres tribunaux admi- nistratifs dans les wilayas d'Annaba, Skikda, Adrar, El- Oued, Biskra, Msila, La- ghouat, Illizi, Blida, Tamanrasset, Bouira, Bordj Bou Arréridj et enfin le tribu- nal de Tizi Ouzou qui a été installé mardi, 20 décembre. M me Henni a rappelé que pour accéder au poste de président du tribunal administratif, un minimum de 20 ans d'exercice de la magistrature est requis,

soulignant que le président du tribunal administratif est "au même niveau que le procureur général d'une cour". Elle a in- diqué, en outre, que les tribu- naux administratifs vont élire leurs représentants au Conseil supérieur de la magistrature, dont un magistrat du siège et un commissaire d'Etat. Les tribunaux administra- tifs ont été installés en vertu de la nouvelle législation admi- nistrative qui dissout les cham- bres administratives relevant des cours de justice et les rem- place par des tribunaux admi- nistratifs conformément à l'article 1064, lequel abroge les dispositions du Code de procé- dure civile promulgué en 1966. En son article 800, le Code de procédure civile et adminis- trative, promulgué en 2008 et entré en vigueur en février 2009, définit les compétences des tribunaux administratifs les qualifiant de "juridictions de droit commun en matière de contentieux administratif". Les tribunaux administra- tifs sont chargés, en premier ressort, de toutes les affaires où l'Etat, la wilaya, la commune ou un établissement public à caractère administratif sont partie. Ils statuent sur le re- cours en annulation de déci- sions administratives et d'interprétation, et le recours en examen de la légalité des décisions émanant de la wi- laya, de la commune ou de l'institution publique adminis- trative. Le décret fixant les modali- tés d'application des disposi- tions contenues dans la loi relative aux tribunaux admi- nistratifs a été modifié en 2011 pour porter leur nombre à 48 au lieu de 31, comme prévu dans le décret de 1998. Depuis la promulgation du Code de procédure civile et ad- ministrative, le ministère de la Justice a lancé des cycles de formation dans le cadre de la formation continue des magis- trats en matière administrative.

4.299 magistrats en exercice, dont 39,45 %de femmes

L e nombre de magistrats a atteint 4.299 à juillet 2011, dont 39,45% de femmes, et ce au titre

de la mise en œuvre du programme quinquennal (2010-2014) du secteur de la justice. Le programme quinquennal prévoit le recrutement de 470 élèves magistrats par an pour faire face au nombre en constante augmentation des affaires, ainsi que la formation et le per- fectionnement des magistrats pour une meilleure maîtrise du contentieux de- venu de plus en plus complexe, tel que relevé par le ministère de la Justice en diverses occasions. L'année judiciaire 2010-2011 a été marquée par l'installa- tion, à partir de septembre 2011, de la

19 e promotion de magistrats composée de 289 membres. La couverture natio- nale est actuellement de 11 magistrats pour 100.000 habitants, sachant que ce taux est de 13 magistrats pour 100.000 dans les pays de l'Union européenne. Il est attendu que l'Algérie atteigne, à la fin du programme quinquennal 2010- 2011, le nombre de 6.000 magistrats. Par ailleurs, au cours de cette année, les cycles de formation, tant en Algérie qu'à l'étranger, ont été diversifiés et in- tensifiés au profit de toutes les catégo- ries du secteur de la justice. 24

de toutes les catégo- ries du secteur de la justice. 24 magistrats suivent actuellement une formation

magistrats suivent actuellement une formation spécialisée de longue durée en Algérie, ce qui porte le nombre de magistrats ayant bénéficié de ce type de formation à 544. Les spécialités ciblées sont le droit des affaires, droit du tra- vail, droit commercial et maritime, contentieux foncier et droit administra- tif. 173 autres magistrats ont suivi une formation similaire de longue durée pour une année en France et en Bel-

gique, et 108 aux Etats-Unis d'Amé- rique sur de thèmes se rapportant à la propriété intellectuelle, au commerce

électronique et à la lutte contre le crime transfrontalier. En outre, l'Ecole supé- rieure de magistrature (ESM) assure des sessions de formation continue des magistrats. 568 magistrats en ont béné- ficié durant l'année judiciaire 2010-

2011.

Réception de 5 cours, 6 tribunaux et 30 tribunaux administratifs

P lusieurs nouvelles infrastruc- tures relevant du secteur de la justice ont été réceptionnées au

cours l'année judiciaire 2010-2011, dont 5 cours, 6 tribunaux, 30 tribu- naux administratifs et 8 établisse- ments pénitentiaires. Ainsi, dans la cadre du développement des infra- structures et des moyens, et pour rap- procher la justice du citoyen, des cours de justice ont été réceptionnées à Aïn Defla, Tipasa, Tiaret, Boumer- dès et Tlemcen, alors que des tribu- naux ont été inaugurés à Azazga (Tizi Ouzou), El-Bayadh, Ras El-Ma (Sidi Bel Abbès), Berrahal (Annaba), Koléa (Tipasa) et Lakhdaria (Bouira). Une annexe de l'Ecole supérieur de la ma- gistrature (ESM) à été réceptionnée à El-Harrach (Alger) de même qu'une annexe de tribunal à Ouled Rechache (Khenchela). Les chantiers de réalisa- tion des projets du nouveau siège de l'ESM à Koléa et du nouveau siège du ministère de la Justice à Alger ont été

lancés dans le courant de la même année judiciaire. Outre la réception de ces infrastructures, le secteur de la jus- tice a poursuivi son programme de modernisation, notamment par la mise en place d'un réseau électronique du casier judiciaire. L'établissement du casier judiciaire se fait auprès de n'im- porte quel tribunal, que le demandeur soit né en Algérie ou à l'étranger, au même titre que les certificats de natio- nalité qui sont délivrés instantanément et par tous les tribunaux. La moderni- sation du secteur a rendu possible aux citoyens de suivre le cour des affaires à travers le site web du ministère, de- puis janvier 2011, au niveau des tribu- naux et cours et, depuis plus d'un mois, au niveau de la Cour suprême et du Conseil d'Etat. En octobre dernier, 8.000 personnes ont consulté le site pour suivre le cour de leurs affaires. Par ailleurs, le secteur pénitentiaire a réceptionné 8 des 13 établissements, d'une capacité de 19.000 places, pré-

vus dans le programme d'urgence, alors que la réalisation de 3 autres a été achevée. L'année judiciaire a éga- lement connu le développement des peines alternatives par l'introduction de la peine de travail d'intérêt général dans la législation. 2.141 décisions ont été appliquées dans ce cadre, selon le ministère de la Justice. S'agissant du traitement des affaires, l'année 2010- 2011 a enregistré un taux de 82,25% en matière civile, 74,69% en matière administrative et 90,99% en matière pénale. Le nombre de jugements et arrêts exécutés durant la même période a été de 99.826, soit un taux de 96,19%. En matière de lutte contre la cor- ruption, le ministre de la Justice, M. Tayeb Belaïz, a fait état, dans une de ses interventions devant le Parlement, le chiffre de 6.929 personnes condam- nées durant la période allant de 2006 à 2010, dont 1.352 durant l'année 2010.

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Nation

EL MOUDJAHID

GESTION DES DÉCHETS HOSPITALIERS

L’hôpital de Kouba se dote d’un incinérateur de dernière généra- tion

Ph : Billal
Ph : Billal

L’ hôpital Bachir-Men- touri de Kouba a bénéficié hier d’un

incinérateur de dernière géné- ration, offert par le gouverne- ment belge. Cette opération pilote, la première du genre, entre dans le cadre de la poli- tique entreprise par le dépar- tement de la Santé d’instaurer une politique de gestion mo- derne des déchets. S’exprimant à l’occasion

du lancement officiel du nou- vel incinérateur des déchets hospitaliers, le ministre de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement. M. Cherif Rahmani, a souligné qu’«un plan de formation destiné aux per- sonnels médicaux et paramédicaux sera lancé prochainement». Le ministre a précisé que les pouvoirs publics ont élaboré une véritable action, afin de cadastrer l’ensemble des déchets

spéciaux. «Nous avons aujourd’hui la quantification, la qualification et la caractérisation de l’ensemble des déchets au niveau national». Il dira dans ce contexte que «le gouvernement

a décidé de mettre en place un plan national pour les déchets spéciaux et plus particulière-

ment pour les déchets hospitaliers et de soins». Allant plus loin dans ses explications, M. Cherif Rahmani a relevé que son département compte établir très prochainement une taxe spécifique, spéciale aux établissements qui produisent des soins spécifiques au niveau na- tional ». Mettant l’accent sur la coopération entre l’Algérie et la Belgique, le ministre a souligné que «celle-ci a atteint un niveau important, qualifié d’exemplaire». De son côté, l’ambas- sadeur de la Belgique en Algérie a indiqué que la mise en oeuvre et l’inauguration du pro- jet de l’incinérateur de Kouba, est en fait un projet pilote lancé en 2007. «C’est à partir de là qu’on a commencé à nous atteler sérieusement à régler ce problème des déchets hospita- liers, en améliorant leur gestion». Il a souligné que «ce projet d’incinérateur intervient sur cinq axes prédéfinis. Il s’agit de la formation de personnels de l’hôpital au niveau de l’or- ganisation de la collecte des déchets, de la formation technique des personnels spécialisés pour la scénarisation et la fourniture de l’équipement nécessaire pour le traitement », et d’ajouter que « cette initiative importante constitue une alternative en vue d’améliorer les conditions de travail en matière hygiène hospitalière et de réduire ainsi le risque de conta- mination ». Dans le même ordre d’idées, l’ambassadeur a relevé que ce projet relève d’une initiative globale, dont le coût est estimé à 40 millions d’euros, et qui est destinée aux sec-

teurs de la santé, de l’eau, et de la lutte contre la pauvreté. Il a ajouté que «la coopération belge a mobilisé ses ressources d’expertise pour éliminer la pauvreté dans le monde». Il est

à noter que le budget de l’opération s’élève à 575 000 eur dont 500.000 sont supportés par

le gouvernement belge et 75.000 par le gouvernement algérien. Enfin il est important de souligner que la gestion des déchets d’activités de soins exige une attention et une diligence accrues pour éviter une charge de morbidités, y compris l’ex- position à des agents infectieux et des substances toxiques. Le plan national de gestion des déchets spéciaux préconise deux options techniques pour le traitement des déchets d’activi- tés de soins, le traitement thermique d’incinération et la désinfection. L’installation de trai- tement sont encadrées sur le plan environnemental par la réglementation sur les installations classées par les normes ISO 14 000. L’autorisation de leur exploitation n’est délivrée qu’après avoir réalisé une étude ou une notice d’impact sur l’environnement, selon le cas, et une étude de danger. La réglementation fixe également des valeurs limitées d’émission dans l’air par les gaz d’échappement, contenant des substances polluantes. Makhlouf Aït Ziane

JOURNÉE D’ÉTUDE SUR LES DISPOSITIFS DE FINANCEMENT DU SECTEUR DE LA PÊCHE

Mise en place d’une police de la pêche dès janvier 2012

Q uels sont les avantages et allégements octroyés au profit des professionnels du sec- teur de la pêche et de l’aquaculture par les différents dispositifs de financement? Telle est la question à laquelle ont tenté de répondre les représentants de plusieurs mi-

nistères, des institutions et organismes de soutien et d’accompagnement, lors de la journée d’étude sur le thème qui s’est ouverte hier, à l’hôtel Ryad de Sidi Fredj (Alger), sous la pré- sidence de M. Abdallah Khanafou, ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, en présence de M. Mohamed Benmeradi, ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement. Prenant la parole à cette occasion, M. Mohamed Benmeradi a rappelé les efforts consi- dérables de l’Algérie en matière de promotion de la PME, laquelle constitue 99% du tissu in- dustriel national, emploie 56% de la main-d’œuvre active et participe à hauteur de 48% du PNB. Il a ensuite ajouté qu’à la fin du premier semestre 2011, notre pays comptait 642 900 petites et moyennes entreprises, employant 1,8 million de travailleurs, avant de rappeler qu’un montant de 386 milliards de dinars a été consacré par les pouvoirs publics à la mise à niveau de 20 000 PME, dans le cadre du programme national 2010-2014. Lui succédant, M. Abdallah Khanafou, ministre de la Pêche et des Ressources halieu- tiques, a déclaré que cette journée d’étude est organisée en vue de sensibiliser davantage les opérateurs économiques du secteur de la pêche sur les différents dispositifs de financement des projets, ainsi que les avantages et allégements accordés dans le cadre de la promotion des investissements dans le secteur, sans oublier ceux octroyés par le Programme national de mise à niveau susmentionné. A ce propos, il a salué la signature sur les lieux d’une conven- tion entre l’Agence nationale de promotion de la PME et la Chambre nationale de la pêche pour la prise en charge des dix entreprises du secteur éligibles à la mise à niveau. M. Kha- nafou devait ensuite rappeler que la flottille nationale de pêche compte environ 4 000 uni- tés de production et de transformation, ainsi que 30 projets d’aquaculture, dont certains sont déjà en phase de production. Il a ajouté que 158 projets d’aquaculture, devant produire quelque 45 000 tonnes de poisson à l’horizon 2015, sont inscrits dans le cadre du programme quinquennal. En marge de cette manifestation, le ministre a animé un point de presse au cours duquel

il a annoncé la prochaine mise en place d’une police de la pêche, chargée de contrôler la

conformité des produits de la mer, et surtout la taille marchande du poisson, dès janvier 2012.

Il a ensuite souligné le rôle important que va jouer cette police de la pêche, en coordination

avec le Service national des garde-côtes, relevant des forces navales de l’ANP, pour préser-

ver les ressources halieutiques du pays, et lutter contre la pêche illicite. M. Khanafou a ajouté

à cet égard que les textes réglementaires pour la mise en place de ce corps seront publiés pro- chainement. Abordant ensuite la campagne d’évaluation des ressources halieutiques, menée par son département, au moyen du bateau scientifique algérien Grine Belgacem, le ministre

a indiqué que si la première campagne n’a pas atteint les résultats escomptés à cause de pro- blèmes techniques, la deuxième, qui portera sur l’évaluation des ressources démersales (poissons des fonds marins), sera entamée en 2012 avec la participation de chercheurs ma-

ghrébins, notamment.

Mourad A.

APRÈS VINGT ANS DE FERMETURE POUR DES RAISONS SÉCURITAIRES

Amar Ghoul procède à la réouverture à la circulation de la RN24

Une enveloppe de 90 milliards de dinars pour les travaux publics

L e ministre des Tra- vaux publics, M Amar Ghoul, a procédé,

hier, à Tizi-Ouzou, où il effec- tuait une visite de travail et d’inspection, à la réouverture officielle et effective de la RN 24 restée fermée depuis 20 longues années pour des raisons sécuritaires. Le coup d’envoi de la réouverture effective pour la circulation automobile de cette route nationale, qui relie la ca- pitale, via le littoral, avec les villes de Dellys (Boumerdès), Mizrana, Tigzirt, Iflissen et Azeffoun (Tizi-Ouzou) ainsi que la ville de Béjaïa, a été donné au niveau du point kilo- métriques 13 (PK13) dans la commune de Mizrana par le mi- nistre des Travaux publics, en présence du wali de Tizi- Ouzou, M Abdelkader Bouaz- ghi, et des autorités civiles et militaires de la wilaya. La délé- gation ministérielle a été la pre- mière à parcourir cette route à partir d’Alger, en passant par la ville côtière de Dellys, pour ar- river au niveau de ce lieu-dit où elle a été accueillie par la délé- gation de wilaya. La réhabilita- tion de cette route coupée à la circulation depuis 1992, a coûté la somme de près de 62 millions de dinars. Pour les besoins de la sécurisation de cette route, pou- mon économique des villes cô- tières qu’elle traverse, trois points de surveillance militaire

ont été implantés à travers dif- férents endroits, a-t-on constaté. Le ministre des Travaux publics s’est ensuite rendu au port de pêche et de plaisance de Tigzirt où il s’est enquis de l’état des travaux de réalisation d’un épi de protection de ce port, dont les travaux confiés à l’entre- prise publique MEDITRAM pour un montant de plus de 247 millions de dinars sont en phase de finalisation. Sur place, des explications sur la consistance des travaux en cours ont été communiqués au ministre qui a à son tour insisté sur la néces- sité de permettre une plus large accessibilité des bateaux de pêche et de plaisance à ce port magnifique. AAzeffoun, la troi- sième étape de la visite, le re- présentant du gouvernement a procédé à la réception des tra- vaux d’un épi de protection du port de pêche et de plaisance de la ville. Les travaux de cet épi de protection ont été réalisés par deux entreprises pour un mon- tant de plus de 250 millions de dinars. Toujours dans la ville, le ministre a donné le coup d’en- voi de la réouverture du chemin communal Cheurfa qui a subi des travaux de revêtement sur une longueur de 5 kilomètres. A Azazga, le ministre des Travaux publics a inspecté le chantier de réalisation de l’évitement de la ville sur 8.5 kilomètres. La ré- ception de ce projet qui désen-

gorgera la ville d’Azazga est prévue à la fin de l’année pro- chaine par l’entreprise en charge de sa réalisation, en l’oc- currence le groupe ETRHB. Sur les lieux, M. Amar Ghoul a in- vité l’entreprise réalisatrice à accélérer les travaux pour livrer ce projet important avant les dé- lais impartis. Enfin, le chantier de réalisation de la rocade nord de la wilaya de Tizi-Ouzou a été le dernier point de cette visite ministérielle. L’autorisation de programme de ce grand projet long de 21,5 kilomètres, dont cinq ouvrages d’art, est de l’or- dre de 6 950 000 000 dinars. Dans une déclaration à la presse, le ministre des Travaux public a annoncé la mobilisa- tion depuis 1999 à ce jour d’une substantielle enveloppe finan- cière de l’ordre de 90 milliards de dinars pour la réalisation de grands projets dans le secteur des travaux publics, dont, entre autres, le mégaprojet de la pé- nétrante vers l’autoroute est- ouest via la ville de Draa El Mizane et Bouira, le dédouble- ment de la RN-12 en axe auto- routier à partir de la ville des Genêts jusqu’à Azazga, dont les travaux seront lancés au courant de l’année prochaine, ainsi que d’autres travaux de réhabilita- tion et d’entretien du réseau routier de la wilaya de Tizi-

Ouzou. Bel.Adrar

INSTALLATION DES INSTANCES DU PRIX D’ARCHITECTURE ET D’URBANISME

M. Moussa : «La démarche visant la qualité du cadre bâti n’est pas un slogan»

“L a démarche que nous avons entre- prise pour aller à la

qualité du cadre bâti n’est pas un slogan. Depuis le séminaire sur la qualité que nous avons orga- nisé en novembre 2008, tout l’acte de bâtir est concerné par des procédures de gestion et de suivi tendant à mieux maîtriser le produit. Nous devons rompre avec la médiocrité», a souligné hier M. Noureddine Moussa, ministre de l’Habitat et de l’Ur- banisme, lors de la cérémonie d’installation des instances du prix d’architecture et d’urba- nisme au siège de son départe- ment. Evoquant l’état des lieux en matière d’esthétique urbaine, M. Moussa notera que para- doxalement il n’y a que chez nous où le secteur public fait bien les choses, le privé ne don- nant aucune importance à l’es- thétique urbaine. Or, rappelle le ministre, la loi dit que l’esthé- tique est d’utilité publique (loi 08-15 relative à l’achèvement des constructions). Les façades appartiennent à la collectivité nationale, le propriétaire doit se préoccuper aussi de l’extérieur et pas seulement de l’intérieur. Le changement de comporte- ment de la part des différents in- tervenants dans l’acte de bâtir nécessite qu’on se départisse des mauvaises habitudes qui propa- gent la laideur dans l’environne- ment. Pour convaincre tout ce beau monde il y aura des actions de sensibilisation (séminaires, rencontres universitaires…) mais aussi des mesures contrai- gnantes. Il faut qu’on aille un peu plus loin dans le cahier des charges, s’agissant des pièces

qui doivent accompagner un POS (Plan d’occupation du sol), dira M. Moussa, qui rappelle que lors de sa visite lundi der- nier à Bordj Bou Arréridj, il a exigé que tous les POS faits lo- calement soient approuvés par l’inspection générale. Les POS sont souvent incomplets, ce qui est cause de nombreux pro- blèmes. Une rencontre avec les DUCH est prévue le 25 décem- bre prochain vu que nos struc- tures ne semblent pas bien or- ganisées pour donner un avis sur les façades au niveau de la déli- vrance du permis de cons- truire.Aujourdhui il n’y a aucu- ne construction qui se fait sans permis de construire, qui est obligatoire depuis le décret d’application de la loi de 1991. Dans cette problématique du choix de projets de qualité, nous avons une grande responsabilité, dira M. Moussa, et de citer le di- recteur des Nations unies qui a souligné que l’urbanisme condi- tionne le développement écono- mique. Le cadre légal existe, la volonté existe, un programme d’envergure est là : ça vaut le

coup d’engager un processus d’amélioration du cadre bâti. M. Moussa soulignera que la qualité des études est détermi- nante tout en émettant le vœu que nos architectes puissent s’imposer par la qualité de leurs œuvres à l’international. Il in- sistera également sur la néces- sité de préserver le cachet local et le patrimoine, et à cet égard, la célébration du cinquantième anniversaire du recouvrement de l’indépendance doit être une opportunité pour prendre en considération ces paramètres. Il y a lieu de noter que les deux or- ganes du prix d’architecture et d’urbanisme installés lors de cette cérémonie à laquelle ont participé des responsables de l’Ordre des architectes et le di- recteur des Beaux-Arts sont res- pectivement le Conseil national du prix et le Comité consultatif du prix. Le prix est de nature à insuffler l’émulation au sein des architectes pour participer à l’élan national tendant à l’amé- lioration du cadre bâti. M. Brahim

A PROPOS DU LOGEMENT POUR LES JOURNALISTES

“Le dossier est en bonne voie”

«Le dossier du logement pour les journalises pris en charge conjointement par le ministère de l’Habitat et de l’Ur- banisme et le ministère de la Communication est en bonne voie», a affirmé M. Noureddine Moussa en marge de la cé- rémonie d’installation des instances du prix de l’architecture et de l’urbanisme, en réponse à une question d’un journa- liste. Le ministre a précisé qu’il y aura un sas dans l’examen des dossiers et a appelé les professionnels à se concerter sur ce sujet.

M.B.

Nation

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EL MOUDJAHID

LE S.G. DE L’ORGANISATION ARABE DU TOURISME AU FORUM D’EL MOUDJAHID

“Nous nous intéressons aux produits touristiques algériens”

L’Algérie, qui a été retenue lors de la 14 e session du Conseil des ministres arabes du Tourisme, organisée dans la ville de Aqaba (Jordanie), pour abriter la manifestation touristique «Connais ton monde arabe» afin de permettre à la jeunesse arabe de découvrir la destination touristique de notre pays, a accueilli cette semaine le S.G. de l’Organisation arabe du tourisme (OAT). Sur l’agenda de M. El Mokhtar Ould Mohamed El Amine, une conférence–débat au forum d’El Moudjahid.

L e SG de l’OAT qui a animé, hier, au

ce-débat sur les opportunités touris-

tiques en Algérie a tenu à expliquer que l’Or- ganisation arabe du tourisme s’intéresse de près aux produits touristiques algériens et veut lancer une campagne d’information sur l’ima- ge touristique de l’Algérie qui demeure incon- nue dans le monde arabe. M. Ould Mohamed El Amine a également annoncé que la Banque islamique de développement - une institution financière qui compte 58 Etats membres avec une notation triple A -, s’engage, via une con- vention paraphée en 2010 avec l’OAT, à ga- rantir et assurer, à hauteur de 90%, sur une période de 1 à 15 ans, tout investissement tou- ristique d’un opérateur étranger (arabe ou autre). Les risques identifiés sont surtout d’or- dre politique : nationalisation, mise sous scel- lés… Le conférencier a aussi indiqué que l’OAT est en passe d’éditer une encyclopédie arabe qui sera disponible sur des sites mon- diaux. Dans cette encyclopédie, l’Algérie aura une place spéciale. Pour en revenir à l’indus- trie touristique arabe, le conférencier a souli- gné que 2011 peut être qualifié d’année noire. Et l’on parle déjà de 7 milliards de dollars de perte en raison des bouleversements enregis- trés dans certains pays arabes dont justement les plus grandes rentrées financières provien- nent du secteur touristique. Dans notre pays, il faut dire que de grands éfforts sont consentis pour hisser ce secteur à la place qu’il mérite.

forum d’El Moudjahid une conféren-

Ph. : Wafa
Ph. : Wafa

D’autant plus qu’il recèle d’énormes potentia- lités de par sa situation géographique, son hé- ritage historique, comme l’a si bien souligné le SG de l’OAT. Le représentant du ministère du Tourisme, M. Khalef Abderaouf, aaf- firmé qu’un grand programme a été inscrit et qui vise à atteindre d’ici à 2015 1,5 million de touristes, une ambition à notre portée. Pour le conseiller du président de l’OAT, M. Ibrahim Abou Halil, chargé du «dossier Algérie», le tourisme qui est en vérité la troisième indus- trie dans le monde, est quelque chose de nou-

veau dans le monde arabe. Et les chiffres en té- moignent. Selon Abou Halil, dans les 22 pays arabes membres de la Ligue arabe, on parle de 52 millions de touristes annuellement alors que la France à elle seule compte 80 millions de touristes par an. Aujourd’hui, l’OAT, relevant de la Ligue arabe, veut aider les pays membres à développer ce secteur porteur en les aidant à développer les ressources humaines, le maillon faible de toute la chaîne. Pour l’Algérie au pro- gramme de l’organisation un colloque sur les opportunités d’investissement et l’identifica-

tion de projets susceptibles d’intéresser les in- vestisseurs. Les organisateurs parlent déjà de partenariats qui seront scellés à l’issue de ce colloque. Les deux conférenciers ont tenu à préciser que la Banque islamique de dévelop- pement n’est pas en mesure d’octroyer des crédits mais intervient auprès des opérateurs avec une garantie bancaire pour couvrir les risques que peut rencontrer un investisseur. L’économiste et expert Malek Serrai a repro- ché aux représentants de l’OAT de ne pas faire de campagnes pour mieux expliciter les mis- sions de cette instance qui reste méconnue dans notre pays. L’expert a aussi fait remar- quer que l’Algérie en dépit du fait qu’elle soit membre fondateur de la Banque islamique de développement ne bénéficie pas de ses ser- vices. Un avis partagé par le SG de l’OAT et a expliqué qu’il n’y a pas de système de quo- tas. Pour présenter l’Organisation arabe du tourisme nous dirons que c’est une organisa- tion arabe régionale relevant de la Ligue arabe. Son siège est situé à Djeddah, en Arabie Saou- dite. Elle a pour mission de participer au dé- veloppement du secteur touristique dans le monde arabe. Elle est membre à part entière dans l’Organisation mondiale du tourisme. Elle est présidée, depuis sa création, par le Saoudien Bandar Ben Fahd Al Fahid. Il faut souligner que l’OAT travaille en étroite colla- boration avec les ministères et les instances touristiques arabes. Nora Chergui

NOUREDDINE MOUSSA À BORDJ BOU ARRERIDJ

“300 000 logements ont été lancés cette année”

La wilaya de Bordj Bou Arréridj qui a le taux appréciable d’occupation de logements de 4,7 pour cent a réalisé une avancée considérable en matière de construction de logements, comme l’a relevé le ministre de l’Habitat qui a noté cependant une faiblesse certaine pour ce qui est de l’aménagement urbain.

L a wilaya de Bordj Bou Arré- ridj a bénéficié d’un pro- gramme de plus de 67 000

logements de 2005 à nos jours. Plus de 27 000 entrent dans le cadre du logement social locatif, plus de 26 000 dans le rural et plus de 11 000 dans le participatif. Ce qui équivaut à la moitié du parc de la wilaya qui est de l’ordre de 137 000 unités et montre l’éten- due de l’engagement de l’Etat pour le secteur. Le ministre de l’Habitat, M. Noureddine Moussa, qui effec- tuait hier une visite de travail dans la wilaya, a inspecté un certain nombre de projets faisant partie de cet effort. Il a d’abord rendu visite à la commune de Bir Kasdali où un programme de 300 logements a été inscrit dans le cadre de la résorp-

tion de l’habitat précaire. Ces loge- ments qui sont de type F3 pour une superficie de 67 mètres carrés, ont nécessité un financement de l’ordre de plus 64 milliards de centimes. Dans les villages de Boulhaf et Ouled Sidi Amar, le membre du gouvernement qui était accompa- gné des autorités locales de la wi- laya s’est enquis de la réalisation des habitations rurales au profit des paysans de la région. Rappelons

que la commune à laquelle ils ap- partiennent a bénéficié d’un pro- gramme de 901 aides. 295 ont été achevées. 95 autres sont en cours de réalisation. alors que 541 autres ne sont pas encore lancés. Dans la commune de Bordj Bou Arréridj, le ministre qui a inauguré un lycée de 1 000 places et inspecté les travaux de réalisation de la di- rection de l’urbanisme et de la construction, a passé en revue qua- tre projets de logements. L’un fait partie du programme alloué à la wi- laya en matière de logements parti- cipatifs, et les trois autres entrent dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire. Pour ces nou- velles cités M. Mous-sa a insisté sur la nécessité de soigner l’exté- rieur des bâtiments et d’accorder beaucoup d’importance aux es- paces communs. Il ne s’agit pas de livrer des cités-dortoirs, a-t-il dit.

Améliorer les conditions de vie des citoyens

C’est à ce titre que le membre du gouvernement qui a exprimé sa satisfaction pour l’avancée consi- dérable réalisée par la wilaya en matière de construction de loge- ments, a relevé un manque flagrant pour l’amélioration urbaine. M. Moussa qui a rappelé que son dé- partement ministériel a alloué 100 milliards de centimes pour cette opération, a déclaré avoir demandé aux autorités locales d’envoyer les études nécessaires pour cet aspect et veiller à assurer une meilleure coordination entre les différents services pour éviter la dégradation de l’environnement des villes. Dans une conférence de presse tenue à la résidence de la wilaya, M.Moussa est revenu sur le sujet en notant que l’Etat a adopté les outils urbanistiques nécessaires pour par- faire le cadre de vie des habitants et donner un cachet particulier à nos villes et villages. Mais certains particuliers ne jouent pas le jeu, a- t-il rappelé, tout en indiquant que

les bâtiments publics ont une meil- leure image par rapport aux pri- vés. Quelqu’un qui construit une villa de 2 milliards peut s’occuper aussi du trottoir et de la façade qui fait partie de l’espace public, a-t-il observé. M. Moussa qui a insisté sur la sensibilisation des citoyens quant à l’achèvement de leurs mai- sons, a rappelé que sur les 100 000 demandes de mise en conformité, 33 000 ont été déjà traitées au ni- veau national. Le ministre a insisté sur la ca- pacité de l’Etat à réaliser les pro- grammes lancés comme celui de plus d’un million de logements pour le plan quinquennal 2005- 2009 et affirmé que celui de 1 200 000 inscrits dans le cadre du deuxième plan quinquennal est en bonne voie. «Nous avons livré 190 000 lo- gements au cours de l’année 2010

qui a vu un lancement massif des études pour les autres unités», a-t-il annoncé. Ce qui a permis, poursuit- il, de faciliter le début des travaux. «Au cours de l’année en cours, nous avons livré plus qu’en 2010 et surtout lancé 300 000 unités. Cette courbe ascendante nous pousse à présager la livraison du programme

à temps», a affirmé M. Moussa

qui a rappelé dans ce cadre les dé-

cisions prises par l’Etat pour sou- tenir l’appareil de réalisation et les entreprises de production de maté- riaux de cons-truction. L’assainis- sement des entreprises publiques, les crédits bo- nifiés et les mesures fiscales sont de nature à alléger les charges de ces dernières pour les accompagner et booster l’économie

à travers eux, a précisé M. Moussa.

Le ministre a également rappelé le contenu de la loi sur la promotion immobilière qui doit organiser cette activité et offrir plus de logements. «Notre objectif reste la lutte contre la crise de logement pour amélio- rer les conditions de vie des ci- toyens», a conclu le ministre de l’Habitat.

F. D.

MARCHÉS PUBLICS

Des commissions sectorielles pour régir et réglementer

C es commissions sectorielles obéi- ront pleinement à la réglementa- tion régissant les marchés

publics, et leurs délibérations seront éli-

gibles au contrôle a posteriori de la Cour des comptes et de l'Inspection générale des finances, précise un communiqué du Conseil des ministres. «Plusieurs commissions sectorielles seront insti- tuées avec la nouvelle réglementation», a annoncé hier Alger le ministre de l'In- dustrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement, M. Mohamed Ben- meradi. Il a expliqué que la nouvelle ré- glementation des marchés publics, annoncée lors du dernier Conseil des mi- nistres, permettra la création d'au moins cinq ou six commissions dans des sec- teurs comme les Travaux publics, les Ressources en eau et l'Habitat. En marge de l'assemblée générale du Conseil na- tional consultatif de la PME (Cnc/PME), M. Benmeradi a fait savoir que chaque ministère qui ressentira le besoin de met- tre en place, à son niveau, une commis- sion des marchés publics, le fera. En gros, il y aura cinq ou six commissions dans des secteurs comme l'habitat, les travaux publics et les transports. Le der- nier Conseil des ministres avait décidé dimanche d'autoriser cha-que départe- ment ministériel à instituer sa propre commission au sein de laquelle siége- ront, outre ses propres représentants, ceux d'autres départements, notamment

celui des Finances. Ces commissions sectorielles obéiront pleinement à la ré- glementation régissant les marchés pu- blics, et leurs déli- bérations seront éligibles au contrôle a posteriori de la

Cour des comptes et de l'Inspection gé- nérale des finances, précise un commu- niqué du Conseil des ministres. D’autre part, M. Benmeradi a déclaré qu'un ob- servatoire de la PME sera créé en 2012 pour identifier notamment les raisons de la mortalité des PME, ainsi que les pro- blèmes qu'elles rencontrent. Selon le mi- nistre, la création de cet observatoire, inscrit dans le cadre de textes de créa- tion du Cnc/PME, a été retardée à cause de problèmes administratifs que «nous allons dépasser». Concernant la mise en œuvre du programme national de mise à niveau des PME privées, le ministre a indiqué que 1 500 dossiers de candida- ture seront étudiés lors d'une réunion prévue la semaine prochaine. Il a précisé que des règles d'assouplissement seront introduites dans le but d'améliorer la gestion et la compétitivité des entre- prises publiques. Le premier change- ment significatif apporté dans le décret présidentiel du 7 octobre 2010 portant réglementation des marchés publics a trait à la constitution de commissions sectorielles des marchés au sein des- quelles siégeront, outre les représentants du ministère concerné, ceux d’autres dé- partements.Partant du constat que l'or- ganisation actuelle de la Commission nationale des marchés, décomposée en trois structures chargées des études, des services et des travaux, est insuffisante pour réduire les longs délais de traite- ment des nombreux dossiers introduits par les différents secteurs, les pouvoirs publics ont approuvé le texte modifiant le décret présidentiel du 7 octobre 2010. Wassila Benhamed

Application de la nouvelle réglementation des marchés publics

Trois journées d’étude sur la réglementation des marchés publics ont été

organisées hier à Alger par des experts en la matière. Plusieurs thèmes ont été abordés durant le premier jour de la formation, à savoir les principes fonda- mentaux régissant les marchés publics, la force obligatoire des dispositions de la RMP et le droit et les obligations de l’entreprise dans un marché public. C’est aussi une occasion pour présenter le bilan d’une année d’application de la nouvelle réglementation des marchés publics. Le changement apporté dans cette réglementation porte sur la réservation de 20% des commandes publiques d'études, de travaux et de services d'un montant égal ou inférieur à 12 millions DA aux jeunes micro-entrepreneurs.

W.B.

Economie

8

EL MOUDJAHID

SOUTIEN AUX PRODUITS DE LARGE CONSOMMATION

Les subventions de l’Etat maintenues

Pour le ministre de l’Agriculture, une meilleure gestion des subventions devrait passer par un débat national sur le sujet, tel que préconisé par les conclusions de l’enquête parlementaire.

L e ministre de l’Agriculture et du Développement rural, M. Rachid Benaissa, a in-

sisté hier sur les ondes de la Chaîne 3 de la Radio nationale, sur l’im- portance du maintien de la subven- tion des produits de large consom- mation. Ce choix est dicté, ex- plique-t-il, par une volonté de pro- téger les revenus des consom- mateurs et de participer à la poli- tique nutritionnelle arrêtée par les pouvoirs publics depuis longtemps. Il faut continuer à subventionner les produits de large consommation. Il s’agit du pain, du lait, du sucre et de l’huile de table, affirme le ministre. Cependant, concédera-t-il, «les mé- canismes de gestion de cette sub-

vention restent à améliorer, comme le recommande dans son rapport la commission d’enquête parlemen- taire sur la pénurie et la hausse des prix de certains produits alimen- taires de large consommation sur le marché national avec laquelle nous partageons fortement cette dé- marche». D’ailleurs, soulignera-t- il, «beaucoup de mesures ont été prises dans ce sens et beaucoup d’autres doivent l’être». Mais que faut-il faire pour atteindre cet ob- jectif d’une meilleure gestion des subventions ? Pour M. Benaissa, il faudrait ouvrir un débat national sur le sujet, tel que préconisé par les conclusions de l’enquête. Selon le ministre, l’objectif assigné à présent

est d’arriver graduellement à ce que ce soutien qui va aux produits im- portés aille au produit national. «C’est tout l’enjeu de la politique de renouveau agricole et rural'», af- firmera-t-il avant d’ajouter : «L’Al- gérie avait pris une décision souveraine de faire du lait un pro- duit de large consommation parce que la protéine la moins chère se trouve dans le lait. Nous pensons qu’il est important de maintenir cette politique». Il convient de si- gnaler dans ce sillage qu’en matière de subvention des produits de large consommation, l’Etat consacre an- nuellement 300 milliards de DA au soutien des produits de large cons- ommation dont 100 milliards au

750 ENTREPRISES FRANÇAISES EN 2012 POUR PROSPECTER LE MARCHÉALGÉRIEN

Vif intérêt d’UbiFrance

L e réseau algérien de l’agence française pour le développement internatio-

nal des entreprises (Ubifrance Al- gérie) s’est fixé pour 2012 l’ objectif d’accompagner 750 entre- prises françaises, cherchant à éta- blir des partenariats avec des porteurs de projets algériens. La mission économique d’Ubifrance Algérie compte à cet effet s’orien-

ter vers des actions ciblées par sec- teur économique pour assister ce nombre important d’entreprises dans la prospection du marché al- gérien, a expliqué son directeur, M. Alain Boutebel, lors de la pré- sentation du plan d’action de la mission pour l’année 2012. Des rencontres en Algérie et en France sur le marché algérien sont prévues

à cet effet pour accompagner les

entreprises françaises à la re- cherche de partenaires algériens publics ou privés et pour détecter

les porteurs de projets algériens et les appuyer dans leur démarche partenariale avec l’offre française,

a expliqué M. Boutebel. Ubi-

france Algérie prévoit aussi des missions de découverte de plu- sieurs secteurs économiques, des rencontres avec des industriels al-

gériens et l’accompagnement de 10 pavillons France sur les salons internationaux en Algérie. Pour 2012, Ubifrance se fixe pour ob- jectif d’organiser 25 missions dans des secteurs porteurs, dont presque la moitié est axée sur les secteurs des infrastructures, de l’industrie, de l’énergie et de la maintenance industrielle. Selon M. Boutebel, Ubifrance Algérie et le ministère de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement se sont mis d’ac- cord juste après le forum de parte- nariat algéro-français de mai 2011 pour travailler par cible et pour ap- profondir les projets de partenariat retenus lors de cette rencontre. Le directeur de la mission économique à l’ambassade de France à Alger a affirmé que certains de ces projets

ont bien avancé et ont même été sanctionnés par la conclusion de contrats de partenariat, à l’instar de celui conclu entre l’entreprise al- gérienne Star Fruit et l’entreprise française SH Biaugeaud, spéciali- sée dans l’installation et la fourni-

ture des équipements pour les unités agroalimentaires. M. Boutebel a refusé cependant de communiquer des détails sur le reste des projets de partenariat en

négociation, mais s’est contenté d’en citer les filières. Quatre pro- jets dans les secteurs de l’industrie et de l’infrastructure sont actuelle- ment en négociations, dont un pro- jet de joint-venture pour la production de sondeuses pour la reconnaissance géothermique et un autre pour la production de maté-

riaux de construction. Les autres projets concernent les secteurs de l’agriculture et de l’agro-industrie, des Tic et services, de la santé et de l’habitat, selon M. Boutebel. La France est présente en Algérie à travers 450 entreprises qui em- ploient 35 000 salariés et génè- rent plus de 100 000 emplois directs, selon les chiffres d’Ubi- france. L’Algérie est le premier partenaire commercial de la France en Afrique et son troisième four- nisseur de gaz au niveau mondial. De son côté, la France est le pre- mier fournisseur de l’Algérie en

2011 avec une importante part de

marché de 16% mais qui tend à se réduire face à la concurrence ita- lienne et chinoise. Ubifrance, ré- seau des services commerciaux des ambassades de France, est pré- sente dans 46 pays, dont l’Algérie.

HAUSSE DE 49% DE L'EXCÉDENT COMMERCIAL À FIN OCTOBRE 2011

Les exportations ont atteint plus de 66 milliards de dollars

L a balance commerciale de l'Algérie a enregistré un excédent de 24,16 milliards de dollars (mds usd) durant les onze premiers mois 2011, contre

16,24 mds usd durant la même période en 2010, en hausse de 48,76%, a-t-on appris hier auprès des Doua- nes algériennes. Les exportations ont atteint 66,80 mds usd, contre 52,74 mds usd au cours de la même période de l'année écoulée, en hausse de 26,66%, selon les chif- fres provisoires du Centre national de l'informatique et des statistiques des Douanes (Cnis). Quant aux impor- tations, elles se sont établies à 42,63 mds usd contre 36,49 mds usd au cours de la même période en 2010, en hausse également de 16,83%, ajoute le centre. L'amélioration du commerce extérieur s'explique par l'augmentation de plus de 26% du montant des expor- tations des hydrocarbures grâce à la bonne tenue des cours du brut durant cette période de référence de l'an-

née en cours. Sur le montant global des exportations, les hydrocarbures ont représenté 96,94% avec 64,76 mds usd lors des onze premiers mois 2011, contre 51,34 mds usd durant la même période de 2010, en hausse de 26,14%. Quant aux exportations hors hydrocarbures, elles ont atteint 2,04 mds usd, représentant ainsi 3,06%

du volume global des exportations. Les principaux pro- duits hors hydrocarbures exportés sont constitués du groupe demi-produits avec 1,52 milliard de dollars (+58,09%), des biens alimentaires avec 332 millions usd (+13,31%) et des produits bruts avec 141 millions usd (+62,07%), précisent les Douanes. En novembre 2011, l'excédent commercial poursuit toujours sa ten- dance haussière passant à 2,77 mds usd contre 1,69 md usd le même mois en 2010, selon les chiffres provi- soires des Douanes. Cette situation s'explique, selon les Douanes, par l'amélioration des exportations des hy- drocarbures durant ce onzième mois de l'année, avec une hausse de plus de 23%. Les hydrocarbures qui re- présentent 97,50% du volume global des exportations de l'Algérie passent de 4,74 mds usd en novembre 2010 à 5,84 mds usd le même mois en 2011, soit une aug- mentation de 23,18%, qui s'explique par les prix élevés du pétrole durant cette période. La même tendance à la hausse (14,5%) est affichée aussi par les exportations hors hydrocarbures qui ont atteint 150 millions de dol- lars. Par ailleurs, le Cnis relève que les importations ont connu une légère hausse (1,07%) en novembre dernier pour une valeur de 3,21 mds usd.

(1,07%) en novembre dernier pour une valeur de 3,21 mds usd. soutien de la production agricole

soutien de la production agricole et 160 à 170 milliards consacrés au lait et aux blés. De l’avis du minis- tre, la facture d’importation de blé, estimée à elle seule à 3,11 milliards de dollars pour l’année 2011, n’est pas aussi élevée que celle de 2008 (3,4 milliards). «On est même rela- tivement à l’aise», précise le minis- tre, sachant qu’en dépit de la flambée des prix sur le marché mondial, l’Algérie a augmenté les quantités achetées. Il y a lieu de rap- peler également que notre pays a modifié son système d’achat de cé- réales en anticipant ses commandes sur le marché en réponse au besoin de constituer des stocks stratégiques lui permettant d’être à l’abri d’une éventuelle pénurie. Au sujet du dé- veloppement des exploitations agri- coles, M. Benaissa indiquera que pas moins de 380 000 hectares ont été identifiés et que beaucoup de personnes ont répondu aux appels de manifestation d’intérêt lancés dernièrement. En matière de déve-

loppement rural, qui vise un déve- loppement harmonieux à travers l’ensemble du territoire, la politique de soutien au logement rural com- mence à porter ses fruits en rendant possible la stabilisation des popula- tions. Chiffres à l’appui : de 2005 à 2009, 500 000 demandes de loge- ment de ce type ont été formulées. Dans le programme quinquennal 2010-2014, il est prévu la réalisaion de 600.000 unités. L’intervention de M. Benaissa a lieu deux jours après la publication du rapport de la com- mission d’enquête parlementaire sur la pénurie de certains produits de large consommation au début de l'année lequel rapport a conclu que des dysfonctionnements liés à la «mauvaise» organisation du marché national et la «non-maîtrise» des mécanismes d'importation et de dis- tribution étaient les principales causes de la pénurie de ces produits enregistrée début 2011. Soraya G.

ASSURANCES

AXA lance ses activités en Algérie

L a compagnie française d’assurances lance officiellement ses activités. L’annonce en a été faite, hier, à Alger par Adelane Mecellem, directeur général d'AXA Assurances

Algérie, au cours d’une conférence de presse. Pour s’implanter en Algérie, le groupe s'est associé dans le cadre de la loi des 51/49 % avec la Banque extérieure d'Algérie (BEA) et le Fonds national d'investissement (FNI, public). La société française, qui détiendra le management de la filiale, commercialisera des ser- vices d'assurance dommage, d'assurance-vie et de banque assu- rance via la BEA. Une première agence spécialisée dans la commercialisation de l’assurance automobile a été déjà ouverte à Alger par cette com- pagnie qui compte développer rapidement son réseau de distri- bution, avec l’ouverture dans les semaines à venir de trois nouvelles agences et d’un premier espace, dans les différents quartiers d’Alger. Elle ambitionne d'ouvrir à l’horizon 2015 300 agences et devenir l'un des leaders du secteur en Algérie et prévoit selon M. Mecellem, d’investir 3,5 milliards de dinars du- rant la même période,. « Notre objectif est d’atteindre une tren- taine d’agences en 2012, puis une centaine d’ici à 2015 », a-t-il affirmé. Par ailleurs, AXA proposera prochainement une large gamme de produits d’assurances avec différentes formules, tant dans la branche dommage, avec l’assurance automobile, la multirisque professionnelle et la multirisque habitation ainsi que la couverture des risques liés à l’activité des entreprises, que dans la branche as- surance aux personnes avec les assurances voyage, prévoyance collective et santé, garantie des accidents de la vie, assurance sco- laire et assurance emprunteur.

Pour rappel, le groupe AXA a conclu, en mai dernier, un parte- nariat en s’associant avec la Banque extérieure d’Algérie (BEA) et le Fonds national d’investissement (FNI). Dans le cadre de ce partenariat, les deux sociétés, AXA assurances Algérie dommage et AXA assurance Algérie vie sont détenues à hauteur de 49% par le groupe AXA, de 36% par le Fonds national d’investissement et de 15% par la Banque extérieure d’Algérie. Il convient de noter que le groupe AXA est un leader mondial de l’assurance, avec 214 000 collaborateurs et un chiffre d’affaires qui s’élève à 91 milliards d’euros, et un résultat opérationnel de 3 ,9 milliards d’euros. Salima Ettouahria

Economie

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EL MOUDJAHID

SESSION ORDINAIRE DU CNS

Temmar insiste sur l’harmonisation de la statistique

Plus de 80 % des statistiques proviennent des ministères

L' information statistique, c’est une évidence qui constitue un indica- teur de référence dans l’élabora-

tion des politiques de développement en ce sens qu’elle est censée refléter les réalités économiques et sociales. Aussi, l’informa- tion statistique, en tant qu’outil d’évalua- tion, permet aux décideurs d’inscrire leurs actions dans le cadre de visions plus effi- cientes et plus éclairées et par conséquent, une meilleure maîtrise des projections et de la dépense publique. Toutefois, la problé- matique majeure à laquelle se heurte les ins- titutions chargées de la collecte de la statistique réside dans la diversité des sources d’information et l’absence de cohé- sion entre les différents départements et or- ganismes pourvoyeurs de statistiques. Une question qui a été soulevée avec insistance lors de la session ordinaire du conseil natio- nal des statistiques dont les travaux se sont déroulés, hier, à la résidence « El Mithaq» sous la présidence de M. Hamid Temmar, ministre de la Prospective et des Statistiques qui a évoqué cette nécessité de remédier aux lacunes enregistrées à ce niveau. Intervenant à ce propos, le ministre a, de prime abord in- diqué, que plus de 80 % des statistiques pro- viennent des ministères et que, les départements concernés ne sont pas tenus par des informaticiens confirmés d’où l’in- cohérence dans les informations fournies et la nécessité qui s’impose de faire bénéficier

et la nécessité qui s’impose de faire bénéfic ier les institutions en question de l’assistance de

les institutions en question de l’assistance de l’ONS. Dans le même ordre d’idées, le ministre soulignera le rôle du Conseil natio- nal de la statistique qui devra constituer une plate-forme de diffusion de la statistique. Abordant l’ordre du jour qui s’articule au- tour de six points retenus sur la base des re- commandations émises par le bureau du CNS lors de sa réunion du 15 septembre dernier, le ministre reviendra sur certains points jugés essentiels à la démarche future du conseil visant l’amélioration de la qua- lité de la statistique en matière de fiabilité notamment. « Nous devons aller vers un système national de statistiques harmonisé »

a-t-il déclaré dans ce sens. Dans cette op- tique, il a été suggéré la délocalisation du se- crétariat technique de l’ONS au niveau de la tutelle, la création de cellules de statistiques pour la vérification des données qui doivent être « fiables relativement à 100 % » sou- tiendra le ministre. Il sera question égale- ment de la redéfinition des fonctions des commissions pour une meilleure prise en charge de la statistique au plan de la col- lecte, le traitement, la vérification et la dif- fusion en « privilégiant une approche sectorielle et l’établissement d’une feuille de route pour chaque commission. Des re- commandations, le ministre citera la mise en

place d’un comité ad-hoc chargé des amen- dements et modifications des textes régle- mentaires et d’une procédure normalisée permettant une articulation optimale entre les différentes composantes du système na- tional de la statistique ainsi que son élargis- sement aux wilayas. Des recommandations

réitérées par le ministre à l’occasion de cette session, il ya lieu de retenir celle relative à la mise en place d’une cellule de réflexion sur la problématique de l’identifiant commun et son traitement par un ancrage juridique. La réunion du 15 septembre aura aussi insisté sur la prise en charge du volet de la diffu- sion, l’organisation, la formation et la mise en place de programmes par la constitution d’un comité de travail pour son évaluation et présenter des actions pour le développe- ment des capacités statistiques des minis- tères et organismes publics. La réunion d’hier devait, par ailleurs plancher sur l’amendement du décret exécutif n° 95-160 du 03 juin 1995 portant organisation du CNS par la révision de la composante du conseil ainsi que son élargissement à d’au- tres secteurs d’activités, l’établissement de la liste des experts, la redynamisation du se- crétariat technique et sa consolidation par les moyens humains et matériels adéquats et la révision du règlement intérieur régissant

D. Akila

le conseil.

6E ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE DU CNC/PME CONSACRÉE AU RAPPORT MORAL 2011

Un potentiel à valoriser

PME

667 entreprises éligibles à la mise à niveau

Un nombre de 667 petites et moyennes entreprises (PME) ont été déclarées éligibles pour bénéficier du programme na- tional de mise à niveau des PME, lancé en 2010, a indiqué hier à Alger le président de l'Agence nationale de dévelop- pement de la PME (Andpme) M. Rachid Moussaoui. « Sur un nombre total de 1.228 dossiers déposés par des entreprises voulant bénéficier de ce programme, 877 dossiers de PME ont été traités alors que 667 entreprises ont été classées éli- gibles à ce dispositif qui vise à mettre à niveau 20.000 en- treprises à l’horizon 2014 », a précisé M. Moussaoui lors d’une journée d’étude sur l'investissement dans le secteur de la pêche. « 500 autres dossiers de PME seront traités avant la fin décembre par le Comité national de mise à niveau des PME afin d'examiner l’éligibilité à l’octroi des aides propo- sées par le comité technique interne », a ajouté M. Moussaoui. Selon les données de l’Andpme, les entreprises relevant du secteur de la pêche ne représentent que 1 % du nombre total des PME ayant introduit des demandes pour bénéficier de l'accompagnement accordé par le programme. « Le secteur de la pêche a fortement besoin de mise à niveau », a souligné le DG de cet organisme. Présent à cette rencontre, le ministre de l’Industrie de la PME et de la promotion de l’investisse- ment, M. Mohamed Benmeradi, a appelé les opérateurs du secteur à adhérer à ce dispositif « qui leur ouvre de grandes perspectives notamment dans l’aquaculture, dont les promo- teurs peuvent bénéficier de l’accompagnement dans la for- mation, la mise à niveau et même dans les investissements matériels ». Doté de plus de 385 milliards de DA, le pro- gramme national de mise à niveau des PME prend en charge la formation, l’assistance technique notamment dans le do- maine de la normalisation, le soutien à l’investissement ma- tériel, la recherche-développement et l’utilisation des technologies de l’information et de la communication Tic, selon M. Moussaoui. Ce programme est destiné essentielle- ment aux entreprises activant dans les secteurs de l’agroali- mentaire, l’industrie, le BTPH. De même, les PME algériennes relevant des secteurs du tourisme, des transports et des Tic, sont concernées par ce programme, a-t-il expli- qué.

référence de 2011 pour 757,1

millions de dollars (1,64 million de tonnes) contre 338,4 millions de dollars, soit 1,24 million de tonnes à la même période en

2010.

Les importations de blé dur qui ont connu une hausse de près de 402 millions de tonnes, ont augmenté de près de 109 % en terme de valeur, qui s'explique par la hausse des prix sur le mar- ché international durant cette pé- riode.

L e conseil national consultatif pour la promotion des petites et moyennes entreprises (CNC-

PME) a tenu hier à l’hôtel Sheraton (Alger), sa 6 e Assemblée générale ordi- naire, consacrée à la présentation du rap- port moral 2011. Ont participé aux travaux de cette rencontre, le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, M. Mohamed Ben- meradi, le président du CNC/PME, Zaïm Benssaci et le président du CNES, M. Mohamed Seghir Babès, ainsi que des re- présentants du patronat des secteurs pu- blics et privés, des organisations professionnelles, des représentants du ré- seau start-up au niveau local et des ex- perts. A cette occasion, le ministre de l’industrie, de la PME et de la promotion de l’investissement, M. Mohamed Ben- meradi, a réaffirme tout l’intérêt qu’ac- corde le gouvernement au développement du secteur de la PME, en s’impliquant à lever toutes les contraintes de terrain, dans le cadre de la mise en œuvre du plan portant sur le lancement de 200.000 nouvelles PME, à l’horizon 2014 et le dispositif de la mise à niveau au profit de 20.000 PME. Le ministre fait savoir que près de 2.000 PME bénéfi- cient déjà de ce programme de mise à ni- veau. Ces perspectives permettront de combler une part du retard dans le déve- loppement de ce secteur. Le ministre a également salué les actions menées par le CNC/PME et le Comité ad hoc dévelop- pement et renforcement des capacités des PME, regroupant le CNES et le CNC/PME. Les pouvoirs publics sont dé- terminés à promouvoir la petite et moyenne entreprise (PME) algérienne. Au nombre des actions que les pouvoirs publics ont engagé, il cite entre autres le partenariat banques/PME et la création d’un centre national pour le développe- ment de la sous-traitance. Il a ensuite mis

l’accent particulièrement sur la volonté du gouvernement de renforcer l’émer- gence et la valorisation des capacités de sous-traitance nationale. Benmeradi a in- diqué que les sociétés nationales Sona- trach et Sonelgaz ont signé récemment avec des sous-traitants locaux des conventions d'approvisionnement en pièces mécaniques auparavant importées, a annoncé mardi à Alger, le ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement, M. Mohamed Ben- meradi. « La SGP ECIPAG (publique) et les entreprises du secteur de la méca-

Ph : Nesrine
Ph : Nesrine

nique ont formalisé des conventions avec Sonatrach et Sonelgaz au titre de la sous- traitance ». Il a parlé, en fait, d'une « qua- rantaine » de conventions conclues entre Sonatrach et Sonelgaz, soulignant qu’une centaine d’entreprises des secteurs privé et public, ont été identifiées pour partici- per en qualité de sous-traitants nationaux dans les projets de l'industrie mécanique, après leurs mise à niveau. Ces entreprises qui disposent d’un potentiel énorme dans le domaine de la sous-traitance ont été présentées aux responsables du construc- teur automobile français Renault, lors d’une visite effectué récemment en Al- gérie. Dans le même sens, Zaïm Bensaci, président du CNC/ Pme a exhorté les opérateurs économiques et les organisa- tions professionnelles à s’impliquer da- vantage dans le processus de développement de la PME. Offensif et faisant valoir son statut d’élu, le président du CNC/PME a déploré le blocage par un cadre d’un ministère régalien, de la mise en place d’un manuel de procédures, ce qui n’a pas manqué d’avoir un impact né- gatif sur tout le processus de mise à ni- veau. Il a ensuite mis le doigt sur la contradiction entre le niveau institution- nel où tout est presque parfait et la tra- duction sur le terrain qui est problématique. Demandant l’association du patronat public et privé à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques de développement, Zaïm Benssaci, note que bon nombre de TPE pourraient de- venir de grandes PME industrielles mais s’alarme du fait que la sous-traitance reste à la traîne, alors que le pays dispose

d’un potentiel énorme dans ce domaine. Il a ensuite souligné la nécessité de met- tre en place un centre d’alerte sur la mor- talité des PME et de doter rapidement l’observatoire de la PME d’un siège. De son côté, Mohamed Seghir Babès, a in- sisté sur l’importance du développement du secteur de la PME, dans le cadre de la préparation de notre pays à l’après pé- trole et a fait part d’une conclusion ma- jeure, contenu dans le rapport de la concertation sur le développement local, qui sera remis au Président de la Répu- blique, à savoir la nécessité pour l’Algé- rie de passer à un nouveau régime de croissance, en passant de l’économie de la demande à l’économie de l’offre. Farid B.

Les importations de blé de l'Algérie ont enregistré une hausse de plus de 133% à 2,6 milliards de dollars (mds usd) du- rant les onze premiers mois de 2011, contre 1,13 milliard de dol- lars à la même période en 2010, indique hier le Centre national de l'informatique et des statistiques (Cnis) des Douanes algériennes. Les quantités de blé importées par l'Algérie ont atteint 6,91 mil- lions de tonnes durant les onze premiers mois 2011, contre 4,86 millions de tonnes à la même pé-

IMPORTATIONS DE BLÉ DURANT LES 11 PREMIERS MOIS 2011

Hausse de 133 %

riode en 2010, en augmentation de 2,05 millions de tonnes, selon les précisions du Cnis. Les achats de blé tendre, qui représentent une part importante des importations algériennes, sont passées à 1,88 milliard de dollars pour une quantité de 5,26 millions de tonnes durant les onze premiers mois de 2011, contre 794,52 millions de dollars pour 3,62 millions de tonnes, en hausse de plus de 137 % en terme de valeur. Pour le blé dur, l'Algé- rie a importé durant la période de

11 EL MOUDJAHID Monde
11
EL MOUDJAHID
Monde

13 e CONGRÈS DU POLISARIO

Adoptiondespropositions d’amendement de la Constitution

Adoptiondespropositions d’amendement de la Constitution L es propositions d’amen- de la République arabe

L es propositions d’amen-

de la République arabe

sahraouie démocratique (RASD) et ceux relatifs aux statuts du Front Polisario ont été adoptées à la majorité absolue, a indiqué lundi le porte-parole du congrès, M. Sidi Mohamed Omar. Le porte-parole du congrès a af- firmé que les propositions d’amendement de la Constitu- tion ont été proposées, confor- mément aux statuts du Polisario, par le secrétariat national du congrès. Parmi ces amende- ments adoptés, a-t-il ajouté, il y a notamment celle se rapportant à la présidence du Conseil supé- rieur de la magistrature qui re- vient, désormais, au président de la RASD. Les conditions d’éligi- bilité au Conseil supérieur de la magistrature ont été également

dement de la Constitution

arrêtées, selon lui, comme celle relative à l’âge du candidat qui ''ne peut aussi dépasser les 35 ans''. Il a été également procédé, a-t-il indiqué, à la délimitation des conditions d’élection du Par- lement appelé, désormais, à re- nouveler ses membres chaque deux ans et deux fois entre deux congrès du Polisario. M. Sidi Mohamed a affirmé, en outre, que les congressistes ont entamé l’examen du rapport de la com- mission de l’Intifadha et de la ré- sistance dans les territoires occupés, précisant que la priorité dans les débats a été donnée aux 54 congressistes venus des villes sahraouies occupés. Les propo- sitions d’amendements des sta- tuts du Polisario ont été adoptées, dans la matinée du lundi, dont l’élargissement de la représentation des territoires oc-

cupés au niveau du secrétariat du Front de 12 à 16 membres, l’oc- troi d’un quota de quatre mem- bres aux femmes dans la même instance, en plus d’un poste pour les organisations de masse. En vertu de ces amendements, aussi, le nombre des mandats du secré- taire général du front demeure ouvert. Le congrès devrait examiner, demain mardi, les rapports des deux commissions restantes, à savoir la commission du pro- gramme d’action et celle relative à l’élaboration des projets de la déclaration finale et des résolu- tions, avant de procéder à la va- lidation du rapport de la commission des candidatures et procéder à l’élection des ins- tances dirigeantes du Front Poli- sario.

Le rapport sur l'Intifadha et les territoires occupés adopté

L e rapport de la commission de l'Intifadha et des territoires sahraouis occupés a été adopté, tard dans la nuit du lundi à mardi

à Tifariti, par les 2.100 délégués au 13 e congrès du Front Polisario, après un "intense" débat. Ce débat a été marqué par de nombreuses inter- ventions des militants sahraouis des territoires occupés, a indiqué une source de la présidence du congrès. Ce document adopté à une majorité écrasante contient des recommandations sur la "mobilisation des moyens nécessaires pour don- ner un nouvel essor à l'Intifadha", ainsi que la "dynamisation du rôle du mouvement associatif et des organisations de la société civile". Il pré- conise aussi la "dynamisation" de l'organisation politique sahraouie dans les territoires occupés.

Plusieurs anciens prisonniers politiques sah- raouis et les représentants de familles de dispa- rus ont intervenu lors de la séance plénière, tenue à huis clos. La séance d’hier a été réservée à la poursuite du débat autour des rapports des commissions chargées du programme d'action, de la déclaration finale et des résolutions. La commission de candidature devrait, selon la même source, arrêter sa méthode de travail et entamer son activité le même jour. Les deux rapports de la commission des statuts et de la Constitution, ayant focalisé la majeure partie des débats, ont été adoptés lundi. Ils recom- mandent de maintenir ouvert le nombre de man- dats du secrétaire général du Front Polisario et de porter à 50 le nombre de membres du secré- tariat national.

EGYPTE

Heurts sporadiques au Caire

L situation dans la capitale égyptienne, Le Caire, restait toujours tendue

hier, notamment sur la place Tahrir, où des affrontements sporadiques ont été signalés, faisant plusieurs blessés alors que les appels au calme se mul-

tipliaient pour mettre fin aux violences. Des heurts ont de nouveau éclaté avant l'aube sur la place Tahrir, haut lieu de la contestation, entre police anti-émeute et protestataires, avec jets de pierres et tirs par balles, ont affirmé des témoins, cités par des médias. Selon des sources officielles, au moins quatre personnes ont été blessées lors de ces incidents, alors que d'autres sources proches des manifestants ont fait état de quatre morts. Un bilan qui n'a pas encore été confirmé. En milieu de matinée, le calme s'est réinstallé dans le centre de la capitale. L'agence Mena a rapporté que les manifestants ont ouvert la place Tahrir à la circulation des vé- hicules. De son côté, la presse égyptienne a indiqué que les forces de sécurité ont augmenté le degré de vigilance à l'intérieur du Parlement pour parer à toute éven- tualité, notamment les tentatives des manifestants à prendre d'assaut le bâtiment.

SYRIE

Lacommunautéinternationale

appelleDamasàlamiseenœuvre

duprotocoledelaLiguearabe

Ligue arabe, Nabil Al-Arabi, a annoncé que les observateurs arabes engagés pour trouver une issue à la crise en Syrie sont attendus dans les trois pro- chains jours à Damas. "Un premier groupe, qui sera conduit par le secré- taire général adjoint de la Ligue arabe, Samir Seif Al Yazal, se rendra dans deux ou trois jours à Damas", a déclaré M. Al-Arabi à l'issue de la signature par le ministre adjoint syrien des Affaires étrangères, Fayçal Meqdad, du proto- cole relatif à l'envoi d'observateurs en Syrie.

L signature par Damas du proto-

a

a

cole de la Ligue arabe, relatif à

l'envoi d'observateurs en Syrie

pour trouver une issue à la crise dans ce pays, a fait l'objet de plusieurs réactions de la communauté internationale, sou- lignant la nécessité de la mise en œuvre du plan panarabe. A Damas, le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem avait affirmé lundi que les observateurs arabes seront "les bienve- nus" en Syrie, après la signature par Damas du protocole de la Ligue arabe. Au Caire, le secrétaire général de la

RÉUNIONDESFACTIONSPALESTINIENNESAUCAIRE

Plusieurs questions à l'ordre du jour

L 'ensemble des factions palestiniennes ont entamé, hier au Caire, une réu- nion globale pour discuter des différents points de l'accord de réconci- liation nationale, de la réforme de l'Organisation de libération de la

Palestine (OLP) et de la formation du prochain gouvernement. Ouverte sous les auspices de l'Egypte, cette réunion, qui regroupe tous les mouvements qui ont signé en mai dernier au Caire l'accord de réconciliation, a un objectif, "l'appli- cation des mécanismes pour mettre fin aux divisions", a expliqué le chef de la délégation du Fatah, Azzam al-Ahmad. Les questions qui seront discutées par les participants sont, selon ce responsable, "le gouvernement, la sécurité, la ré- conciliation sociale, les prochaines élections au Conseil législatif, au Conseil national palestinien et à la présidence et l'OLP", a précisé M. Ahmad.

RD CONGO

Le Président Kabila prête serment pour un second mandat

L e président de la République dé- mocratique du Congo, Joseph Kabila, a prêté serment hier à

Kinshasa pour un nouveau quinquennat lors d'une cérémonie d'investiture en présence du Président du Zimbabwe Robert Mugabe. M. Kabila (40 ans) a promis de "sauvegarder l'unité natio- nale, et de ne (se) laisser guider que par

l'intérêt général et le respect des droits de la personne humaine". Le chef de l'Etat a prêté serment devant la Cour su- prême de justice (CSJ) qui a confirmé en audience publique son arrêt du 16 décembre proclamant la victoire de M. Kabila avec 48,95% des suffrages, de- vant dix autres candidats, dont Etienne Tshisekedi (32,33%), 79 ans, arrivé se- cond.

Société

15

EL MOUDJAHID

SANTÉ

Recul de l’allaitement maternel chez les Algériennes

7% des femmes pratiquent l’allaitement maternel exclusif selon le ministère de la Santé et de la Réforme hospitalière contre 9,6% en 2009. Une campagne de sensibilisation s’inscrivant dans le cadre de l’opération de l’Unicef «Hôpitaux amis des bébés» se basera cette année sur la formation des sages-femmes et des médecins généralistes, premiers à recevoir les femmes enceintes.

C ertains d’entre nous ont dû écouter à la radio ou vu à la télévision ce spot publici-

taire émanant du ministère de la Santé qui incite les nouvelles ma- mans à opter pour l’allaitement ma- ternel, les sensibilisant aux bienfaits de cette première alimen- tation pour leur bébé. Un spot qui révèle insidieusement que les Algé- riennes ont abandonné et délaissé l’allaitement maternel. Une situa- tion qui choque quelque peu cer- taines mentalités très proches de la religion puisque l’allaitement ma- ternel est recommandé et préconisé par le Coran. Il y a quelque années de cela, ce genre de publicité était plutôt destinée aux Européennes et autres Occidentales réticentes à l’allaitement de leur bébé pour des considérations esthétiques. On croyait que les Algériennes par ins- tinct ont choisi depuis des lustres d’allaiter leurs enfants naturelle- ment, pour nos mères et grands- mères en tout cas la question ne se posait même pas. D’autres mentali- tés, d’autres comportements ; au- jourd’hui, elles sont à peine 7% d’Algériennes à pratiquer l’allaite- ment maternel exclusif pendant les six premiers mois de la vie de leur bébé. Un chiffre donné par le mi- nistère de la Santé lors de la se- maine nationale de sensibilisation aux bienfaits de l’allaitement ma- ternel organisée le mois dernier. Elles étaient 9,6% à le faire en 2009, selon une enquête nationale faite par l’INSP une année avant. L’enquête avait révélé que neuf femmes sur dix nourrissent leur en- fant au sein à la naissance, la pro- portion se réduit à cinq mères sur

la naissance, la pro- portion se réduit à cinq mères sur dix à trois mois de

dix à trois mois de la vie du nour-

risson et à une sur dix à six mois.

La tendance est à l’allaitement

mixte ou carrément au lait infantile

industriel. Rappelons qu’il s’agit là

des résultats préliminaires et que le

rapport final de l’enquête n’a tou- jours pas été publié, selon un repré- sentant de l’INSP qui nous précise que ce genre d’enquête est initié normalement tous les cinq ans. Pa- radoxalement, on assiste dans les pays européens, et notamment scandinaves, à un véritable retour en force de l’allaitement maternel puisqu’on enregistre, en Suède par exemple, la pratique à presque 100% de ce mode d’allaitement. Si le ministère de la Santé publique réagit et initie des campagnes de sensibilisation, c’est que la situa- tion devient alarmante. 7 %, en effet, est un pourcentage très faible quand on connaît les mérites du lait

maternel et quand on sait que c’est

le meilleur aliment qui soit pour les

bébés. «Il ne faut surtout pas culpa- biliser les mamans qui s’éloignent de cette pratique pour des considé-

rations de contraintes et de travail.

A l’extérieur, elles ne peuvent assu-

rer l’allaitement à des heures fixes dans la journée et quand elles ren- trent le soir, fatiguées, elles privilé- gient le biberon. En outre, les bébés sont généralement laissés à des nourrices», nous dit le docteur Sari, pédiatre à Alger, qui précise pour- tant que «l’effet psychologique entre le sein de la maman et le bébé est très important», mais «qu’il faut respecter le choix des mamans tout en les sensibilisant au maximum sur l’importance de leur lait sur la santé de leur enfant et sur leur pro- pre santé». Pour Zakia, maman pour la première fois et employée dans une administration, «l’allaite-

ment maternel demande une dispo- nibilité permanente 24h/24 vu que le bébé tète en fonction de ses be- soins et que les horaires et la durée des tétées sont totalement imprévi- sibles, d’où l’impossibilité de l’as- surer de manière permanente particulièrement quand on reprend le travail. J’ai donc opté pour l’al- laitement mixte : biberon la journée et lait maternel le soir». Cherifa, par contre, dit avoir souffert le martyre en donnant le sein a son enfant :

«Les crevasses, les gerçures et les mycoses me faisaient tellement mal que c’était une torture et pour moi et pour mon bébé de l’alimenter au sein.» Malika a allaité ses trois en- fants pendant une durée de neuf mois. «C’est un réel moment de bonheur et un instant magique d’al-

laiter mes enfants ; à chaque fois

c’est une fusion totale entre moi et mon bébé», nous confie-t-elle en ne cachant pas ses regrets de ne pas avoir fait plus d’enfants. Les ex-

perts et autres spécialistes de la

santé estiment que l’allaitement maternel est un vaccin naturel pour l’enfant et qu’il demeure mal ex- ploité en Algérie. D’où l’initiative du ministère de la Santé de mettre l’accent, cette année, sur la forma- tion des sages-femmes et des mé- decins généralistes qui sont les premiers à recevoir les femmes en- ceintes en vue de promouvoir l’al- laitement maternel dans la société. Une campagne de sensibilisation qui s’inscrit dans le cadre de l’opé- ration «Hôpitaux amis des bébés» initiée par l’Unicef. Farida Larbi

AFFAIRE DE L’ACQUISITION DE 120 AMBULANCES

Les précisions de l’ex-inspecteur général de la Protection civile

A près avoir écopé en 2008 d’une peine de

de malversations présumées, l’ancien ins-

pecteur général de la Protection civile a été fina- lement innocenté par la cour d’Alger suite à l’appel interjeté auprès de la Cour suprême. Mis en cause, en effet, dans l’affaire d’acquisition de 120 ambulances auprès du concessionnaire Els- com, il a été poursuivi, avec quatre autres cadres de la Protection civile, pour passation de marchés publics en violation de la législation et de la ré- glementation en vigueur pour l'octroi d'avantages injustifiés à des tiers, de dilapidation de deniers

deux ans de prison ferme pour une affaire

publics et d'abus de fonction. Cependant, le concerné a été très surpris de lire dans certains journaux que la peine que lui a infligée le tribunal correctionnel de Bir Mourad Raïs en première instance a été confirmée par la Chambre pénale près la cour d’Alger. «C’est absolument faux ! La justice m’a tout simplement innocenté», tient-il à mettre les points sur les «i» lors d’une visite à notre rédaction. Documents et arrêts de justice à l’appui, l’ex-inspecteur général de la Protection civile souligne à ce propos que l’information re- layée par l’agence de presse (APS) et publiée dans plusieurs publications dont El Moudjahid est

erronée et souhaite qu’on rectifie le tir et lui «rende justice». «Je crois qu’il y a eu malentendu ou simplement mauvaise interprétation de la lec- ture du jugement», ajoutera encore notre locuteur qui signale que le verdict est désormais définitif dans la mesure où l’appel du parquet a été rejeté par la Cour suprême. «Seul l’un d’entre nous qui a écopé de deux ans de prison sera rejugé», conclut l’ancien inspecteur général de la Protec- tion civile qui se dit à la fin «soulagé» de l’issue de cette affaire.

S. A. M.

INHALATION DE MONOXYDE CARBONE

Un mort à Ouargla

LES GARDE- FRONTIÈRES SUR TOUS LES FRONTS

Carburant, ciment et fausse monnaie

D écidément, les contrebandiers ne fléchissent pas devant les

coups à répétition des garde-fron- tières qui les empêchent d’introduire illicitement des produits en prove- nance de la contrebande ou faire sor- tir vers les frontières Est et Ouest. Dans la journée d’avant-hier, les gendarmes ont pu récupérer 11.600 litres de carburant destiné à la

contrebande vers le Maroc. Ainsi, les garde-frontières et les gendarmes de la brigade de Djebala (Tlemcen)

ont récupéré, lors de patrouilles sur la bande frontalière, un véhicule léger de marque Renault, 371 bou- teilles de liqueur et 278 jerricans contenant 8.370 litres de carburant abandonnés par des contrebandiers,

a indiqué la cellule de communica-

tion du commandement de la Gen- darmerie nationale. Lors du contrôle

des passagers du train de voyageurs assurant la desserte Maghnia - Oran,

les gendarmes de la brigade de Sabra et ceux de la section de sécu- rité et d’intervention du groupement de Tlemcen ont récupéré 225 kg d’épices condiments, 90 paires de chaussures, 400 boîtes de henné et

66 djellabas, en provenance de la

contrebande. A l’Est, les garde-fron-

tières de Souk-Ahras, El Tarf et les gendarmes de la brigade d’Oum Ali Tébessa ont récupéré, lors de pa-

trouilles, trois véhicules légers, un camion, une motocyclette, 60 tapis,

66 couvertures, un réservoir et 114

jerricans contenant 1.432 litres de carburant. Les garde-frontières en patrouille dans la zone de Nebka,

commune de Bir-El-Ater, ont inter- pellé un contrebandier transportant

à bord d'une camionnette de marque

Toyota Hilux dix quintaux de dé- chets de cuivre. Les gendarmes de la brigade d’El-Amiria en service de police de la route sur le CW 03 en direction d’Aïn-Fakroun ont interpellé une personne qui transportait à bord d’un camion semi-remorque 200 quintaux de ciment sans facture. Par ailleurs, agissant sur renseigne- ments, les gendarmes de la brigade de Nedjma ont interpellé, lors d’un point de contrôle dressé au village

Nedjma, trois personnes de nationa-

lité africaine, en situation régulière qui voyageaient à bord d’un véhi- cule de marque Chevrolet, conduit par un citoyen, en possession de deux boîtes contenant des liasses de

2.000 coupures de papier sous forme

de billets de banque de 1.000 et

2.000 DA et des produits chimiques

servant à la contrefaçon de billets de banque.

M. M.

A peine l’hiver installé dans notre pays

). La der-

nière en date a été enregistrée avant-hier dans

la wilaya d’Ouargla où un homme de 52 ans est décédé par asphyxie à Sidi Khouiled. La cause de ce drame demeure toujours le chauf- fage domestique. Un équipement qui tue de plus en plus en Algérie en dépit des nom- breuses campagnes de sensibilisation menées régulièrement par la protection civile qui ne rate jamais de telles occasions pour rappeler les consignes de sécurité à entreprendre, no-

que l’on compte déjà des victimes du

monoxyde du carbone (CO

2

tamment l’aération de la maison. Il est ques- tion également d’éviter les équipements de

piètre qualité qui sont parmi les causes des

fuites du gaz carbone. On dénombre en outre dix personnes in- commodées par le monoxyde de

) à Hassi Bahbah (Djelfa) et El

Hachemia (Bouira) et ce, dans deux accidents distincts. Les victimes, plongées dans leur sommeil, n’ont pas vu venir le danger et ont inhalé le gaz. Cependant, les concernés ont été traités sur place avant d’être évacués vers les structures hospitalières.

carbone(CO

2

A Bab El Oued (Alger), les sapeurs-pom- piers sont intervenus pour l’extinction d’un in- cendie qui s’est déclaré dans un appartement. Un sinistre qui a causé des brûlures légères à une femme, traitée sur place puis évacuée vers la clinique Pasteur.

Par ailleurs, les différentes unités de la pro- tection civile ont enregistré du 19 au 20 dé- cembre 1.764 interventions liées essentiellement aux évacuations sanitaires et autres accidents domestiques et chutes acci- dentelles, apprend-on auprès de la cellule de communication de la DGPC. Pour les acci-

dents de la circulation, le bilan porte sur 5 morts et 13 blessés dont deux victimes ont été carbonisées à Bejaia, à El Kseur, sur la RN12, suite au dérapage de leur véhicule qui a ensuite percuté un arbre avant que le feu n’embrase la voiture. A Alger, on compte également deux morts et 5 blessés suite à une collision entre un bus de transport de voyageurs et un camion ap- partenant à l’E.R.M.A, survenue à Cheraga, sur l’autoroute Zeralda – Alger, à hauteur la maison « SOVAC ». S. A. M.

16 EL MOUDJAHID

5 e

ÉDITION

DU

Cult

FESTIVAL

DES ŒUVRES ANCRÉES DANS LES PRÉOCCUPATIONS DE L’HEURE

L es journées cinématogra- phiques de la cinquième édition du festival d’Oran

du film arabe se poursuivent à la salle Saada d’Oran. Les cinéphiles étaient conviés à assister à deux projections de films programmés dans le cadre de la consécration finale et décrocher le « Wihr d’or ». Cette fois ci, le public

présent en masse, est allé à la ren- contre d’une star, Djoumana Mourad, qui joue dans le film égyptien Kef El Kamar (la main de Kamar) du réalisateur Khaled Youssef. Le deuxième film proje- té, s’intitule Majid et a été réali- sé par un Algéro-marocain Nassim Abassi.

« Ce nouveau film, en l’oc-

currence, Kef El Kamar est por- teur de plusieurs revendications nées de la révolution du 25 jan- vier 2011. Il aborde plusieurs questions soulevées pendant la crise égyptienne », déclare le réa- lisateur Khaled Youssef, au cours du débat qu’il a eu après la pro- jection de son film, tout en ajou- tant que « je sens qu’il y a eu des changements profonds en Egypte. Je trouve que la liberté retrouvée permettra la réalisation de films sur la crise égyptienne » affirme- t-il. Le film en question se penche plus vers le genre mélo- dramatique et relate l’histoire d’une mère, Kamar qui exhorte ses cinq enfants à aller travailler

dans la ville pour récolter l’argent nécessaire qui leur permettront de réaliser le rêve du père disparu, autrement dit, la reconstruction de leur maison où tous leurs vœux pourront être de réalisés. Hélas, les enfants devenus grands, ont pris d’autres destinations et ont opté pour d’autres rêves.

A l’opposé des premiers sou-

haits et après avoir su que la maman est gravement malade, le fils aîné tente pour la dernière fois, de réunir la fratrie mais ne fait pas toujours l’unanimité. Il échoue dans sa mission, puis il rentre seul pour voir sa mère. La fin du film est cependant heureu- se. Après l’enterrement de la maman, les cinq frères se regrou- pent de nouveau et réalisent le rêve de leurs parents. L’émotion, l’humour, l’amour, la haine, la solidarité, le suspense étaient tous présents dans ce film. Tandis que le film Majid de Nassim Abassi, d’une durée de 116 minutes, relate l'histoire d'un orphelin de dix ans, Majid, qui a perdu précocement ses parents dans un incendie. L'enfant au visage angélique et gracieux, s'est retrouve livré à lui même et contraint de gagner sa vie en fai- sant des petits métiers précaires dans la rue avant de devenir cireur

de chaussures à Mohammedia (Maroc). L'histoire racontée a sensible-

ment séduit le public qui a afflué

à la salle El Saada d’Oran. Avec

brio et par une prestation talen- tueuse des deux acteurs en herbe, Brahim Al Bakali et Lotfi Saber qui ont magistralement interpré- té les rôles de Majid et Larbi, ils ont impressionné l'assistance qui les a largement applaudis. Après

DE NOTRE ENVOYÉE SPÉCIALE : KAFIA AIT ALLOUACHE

Après DE NOTRE ENVOYÉE SPÉCIALE : KAFIA AIT ALLOUACHE avoir perdu ses parents, Majid s'est trouvé

avoir perdu ses parents, Majid s'est trouvé face à une obligation le contraignant à vivre désormais avec son frère aîné Driss, devenu subitement son unique protecteur et avec lequel il sera appelé à par- tager une modeste chambre dans un quartier populaire de Mohammedia. Autoritaire, Driss, le frère, décida du jour au lendemain de se dérober à ses obligations fami- liales et fuit ses responsabilités en abandonnant son petit frère installé dans un orphelinat. Majid n'a absolument pas accepté son sort et décida de quitter ce petit monde pour se rendre à

Casablanca, accompagné par Larbi, un vendeur de cigarettes rencontré dans les rues de Mohammedia. Les deux amis prennent la route à destination de la capitale économique. Commence alors, une véritable aventure parsemée de péripéties et de suspense relatée sobrement. C’est l’histoire d’une amitié née dans les vicissitudes de la vie. A travers cette fiction, Nassim Abassi a réussi à mettre en valeur le talent de ces enfants. Selon les critiques, l’accent a été mis sur la difficulté et la complexité d’avoir à diriger des enfants sur un plateau de tournage. L'objectif de Nassim Abassi était d'attirer l'attention du public sur la ques- tion des enfants de la rue et de dénoncer l’attitude sévère et into- lérable de la société envers eux. C’est une vision assez crue sur l’enfance abandonnée, sur les déboires de ces enfants qui n’ont pour gîte et abri que la rue et ses dangers. Le thème, on en convient, est d’une brûlante actualité. Il rappelle des évidences qui ne sont pas ou peu traitées

dans le cinéma arabe. A bien des égards, Majid s’inscrit dans une optique cinématographique qui n’est pas loin du style cinéma- vérité avec ses introspections dans le monde de la précarité, de la misère sociale. K. A. A.

ENTRETIEN AVEC MEHDI OUAZZANI, COMÉDIEN MAROCAIN

“Multiplier les expériences communes entre acteurs maghrébins”

M ehdi Ouazzani est un comédien qui a roulé sa bosse. Il a joué dans Andalousie mon amour, un film de Mohamed Nadif, cinéaste maro-

cain, engagé dans cette compétition. Nous l’avons abordé en marge de la projection de ce film. Il nous accordé avec courtoisie, cet entretien où il dévoile quelques facettes de son métier, de ses espoirs et de ses ambitions. To ut d’abo rd o n ai merai t bi en que v o us no us parl i ez de v o tre ex péri ence av ec l e jeune réal i s ateur Mo hamed Nadi f ? Laissez- moi vous dire que je fais partie des gens qui ont la chance de vivre entre deux générations, celle de l’indépendance que ce soit au Maroc ou en Algérie, et l’époque que nous vivons. Alors, c’est un atout qui nous permet d’avoir un large spectre de préoccupations, une base pour aller de l’avant. Donc, en ce qui concerne Tanger, Blida, Alger ou Oran, tout ce qui s’y passe nous concerne. Si on veut faire œuvre utile, il est primordial

de corriger d’abord nos erreurs. Je dois vous dire que moi je crois à la relève. Mohamed Nadif en fait partie, c’est avant tout un ami et lorsqu’il m’a demandé d’interpréter ce personnage qui était fait sur mesure pour moi, je me devais de lui donner sa chance, de plus j’avais une gran- de confiance en lui et j’étais disposé à l’aider en fonc- tion de mes possibilités. Co mment s e déro ul ai t l e trav ai l av ec l ui ? Merveilleux parce que nous discutions toujours de ce qu’il convient d’accomplir, de ce qu’il faut supprimer ou remplacé. Alors si l’expérience se renouvelait, c’est avec grand plaisir que je la referais. On tro uv e aus s i un bo n rappro chement et une co habi tati o n entre l es acteurs et v o us , bi en qu’i l s s o i ent de nati o nal i tés di ffé- rentes , co mment av ez-v o us v écu cel a ? Très bien. Nous pouvons être de toutes les nationa- lités du monde, quand il s’agit d’une chanson on la chante ensemble, et dans ce cas là, c’est le film qui nous

a réunis pour le même but. Par contre, pour ce qui est du comportement en dehors du tournage, je vous dis qu’on n’a, à aucun moment, vu les obstacles qui pourraient nous séparer. C'est-à-dire que quand on ma présenté Hichem Mesbah comme étant un comédien algérien je

n’ai pas fait attention à cela, pour nous tous, le but était commun, c’est celui d’accomplir le travail et présenter une œuvre de qualité. Le plus important, c’est que le pro- jet qui nous a réunis, a réussi car le succès de l’entrepri- se n’est garanti que par une action collective de l’équi- pe. Je tiens aussi à dire, que je suis vraiment content d’être ici en Algérie et précisément à Oran où se trouve aussi ma famille que je n’ai pas vue depuis longtemps et

à chaque fois quand on m’invite, je réponds présent. Hi chem Mes bah acteur al g éri en, jo ue dans ce fi l m. Peux -tu no us en parl er ? Oui, tout à fait. C’est vraiment un nouvel entourage, mais aussi une responsabilité, parce qu’il faut faire appel à ses connaissances, sa formation. Je trouve que

appel à ses connaissances, sa formation. Je trouve que le sujet est très important et très

le sujet est très important et très bien écrit. Nadif est réalisateur mais il est aussi comédien, cela veut dire qu’il pense au comédien pour en tirer le maximum.

Qu’av ez-v o us appri s à trav ers cette ex pé-

ri ence ?

J’ai appris plus de choses certainement, mais ce qui m’a vraiment marqué, c’est qu’il y avait un « coaching ». Chose qui n’existe pas chez nous. Cette direction d’acteurs nous guide tout le temps, le réalisateur nous faisait rappeler des émotions quand on les oublie, le

texte, le jeu et beaucoup d’autres choses qui aident vrai- ment le comédien pour garder le cap.

A trav ers v o tre rô l e de « harrag ue » (un

v o y ag eur cl andes ti n), es t ce un ho mmage

rendu au harrag ue ? Oui tout a fait, parce que moi-même, bien que je sois parti avec un visa, je trouve que j’étais aussi un har- rague. Alors j’ai pensé à eux et j’ai essayé d’être plus proche et fidèle par rapport à eux. Entre autres, j’ai aussi voulu rendre hommage à la communauté maghrébine avec bien sûr Nadif pour montrer les liens qui nous relient, ainsi que le partage des traditions, des cou- tumes, de la culture, la religion, et la langue avec nos

frères que ce soit au Maroc, en Tunisie ou même du côté de l’Afrique du Sud. Le travail entre nous était parfait. Tout le monde maîtrisait le langage artistique et donnait le meilleur de lui-même pour la réussite du film qui était le but principal de tous les acteurs, du réalisateur, des techniciens et ainsi de suite. Quel l es s o nt v o s es pérances ? Tout d’abord, je souhaite que cette expérience se reproduise pour nous permettre de profiter de l’expé- rience marocaine et vice versa. Que nos réalisateurs puissent projeter leurs films. Je souhaite qu’il y ait des films algériens au festival de Marrakech l’an prochain et que ce film trouve la réussite ici comme ailleurs. Entreti en réal i s é par Kafi a Aï t Al l o uache

Mercredi 21 Déc

ture

D’ORAN

DU

FILM

EL MOUDJAHID 17

ARABE

LETTRE DU FESTIVAL

Rêves et préjugés

L e mélange des genres est un exercice hasardeux. S’il est porteur de sens et de créativité quand il s’inspire et s’en-

richit de l’éclectisme, il peut, par contre, ouvrir la porte aux démons quand un impor- tun se fait inviter en foulant aux pieds les règles de l’hospitalité et du savoir vivre. Hala Sadki, comédienne égyptienne, membre du jury de la 5 e édition du Festival d'Oran du film arabe, a déchaîné les passions à proximité de la foisonnante rue des Aurès que la mémoire oranaise s’entête à désigner par la rue de la Bastille. Egyptienne ???? Voilà qui nous renvoi au ballon rond et à ses tristes dérapages et lynchage médiatique du pays des pharaons d’une autre « ère ». D’aucun ont cru se souvenir des propos de cette actrice peu élogieux a notre encontre à ce moment là. Hala s’en défend et affirme qu’elle n’a eu à aucun moment des propos désobligeants envers les algériens. Le sep- tième art va-t-il trouver la formule pour réconcilier définitivement les fans du bal-

lon et du cinéma ? On peut, peut-être, trouver un sens caché au fait que le premier film projeté, au palais des Conventions, en ouverture du Festival avait pour thème « le stade ». Un court métrage, fruit d’une co-production algéro- tunisienne qui traite des avatars de l’urbani- té, de la grisaille des villes et de ses désillu- sions. Un homme solitaire qui symbolise a lui tout seul, l’anonymat et l’angoisse qui habitent la ville assiste dans un détachement « irréel », presque à partir d’une autre dimen- sion, au brouhaha produit par des supporters qui créent un désordre dans son monde. Les croyances et les mythes soulèvent les peuples, font et défont les destinées indivi- duelles et collectives. Le cinéma est ce regard « enfantin » porté sur nos rêves. C’est à ce thème que s’est attaqué Yasmina Chouikh, dans son film Djinn, un des trois courts métrages projetés à la cinémathèque d’Oran. Une fille, Anbar, défie un « djinn » dans un palais à Taghit dans la wilaya de

Béchar. Qui est ce djinn qui veut la dépossé- der de son histoire, de son patrimoine et de sa mémoire pour s’y installer en apportant de nouvelles valeurs ? La mondialisation qui efface tel un rouleau compresseur toute la richesse du local ? La musique présente dans ce film est-elle le dernier bastion pour pré- server l’authenticité ? Et si la photo nous volait notre âme ? L’objectif d’un appareil photo est-il l’œil du malin, du diable qui va emprisonner dans cette « camera-obscura » notre être ? « Clic et déclic » ce court métra- ge écrit et réalisé par le Marocain Abdelillah El Djohari pousse la porte de l’ésotérique et tente de jeter un œil plein d’appréhensions sur l’inconnu. Le monde moderne est un monde de l’image, du face à face et de la proximité. L’individu est un nom, une photo et un numéro le tout inscrit sur un document. Le dilemme est là, poignant pour ce personnage qui veut réaliser le cinquième pilier de l’islam, le pèlerinage et se trouve confronté a la nécessité d’établir un passe-

port, une photo…. Notre cerveau n’est ni facilement ni entièrement accessible. Dans ses recoins, bien en deçà de notre conscience, tapie dans l’obscurité de nos atavismes se développe toute une vision du monde que certains n’hé- sitent pas à solliciter. « Wink » du réalisa- teur saoudien Abdel Aziz Najim est le troi- sième court métrage projeté qui aborde cette sempiternelle quête. Un homme se détache de sa société, il se retire …la sociabilité, l’amitié, le regard tolérant de l’Autre, vont- ils le sauver, le ramener au sein de son trou- peau ? Face à nos peurs et a nos préjugés… En récompensant les meilleurs films, Le rugissement des lions, figés dans leur éter-

nité sur le perron de l’Hôtel de ville ne vont- ils pas balayer nos ressentiments et laisser ressortir l’enfant et l’innocence qui somno- lent en chacun de nous. Le cinéma c’est

aussi cela.

M. Koursi

PRIX VINCENT VAN GOGH 2011 EN ITALIE EXPOSITION DE MERIEM KAZOUIT À LA CYBERGALERIE DIDOUCHE
PRIX VINCENT VAN GOGH 2011 EN ITALIE
EXPOSITION DE MERIEM KAZOUIT
À LA CYBERGALERIE DIDOUCHE MOURAD
L’artiste plasticienne
Attika Boubezari lauréate
Le jardin des fleurs
P lus de 50 travaux de peinture ornent
les murs de la galerie « Arts et cultu-
re » de la rue Didouche Mourad à
L’
artiste plasti-
cienne algé-
rienne Attika
Boubezari, a de nouveau
fait parler d’elle en Italie
oùelle a décroché le prix «
Vincent Van Gogh 2011 »
et celui des droits de
l’homme, lors d’une céré-
monie organisée dernière-
ment dans la ville de
Lecce, a-t-on appris lundi
auprès de l’intéressée.
« Je suis heureuse de me
retrouver pour la 5 e fois
dans ce prestigieux gala
qui réunit et unit différents
tué d’une statuette repro-
duisant le buste de Vincent
Van Gogh, ainsi que d’un
parchemin personnalisé
et estampillé. La seconde
distinction, « Prix spécial
des droits de l’Homme
2011 », est dédiée au
général Giuseppe
Garibaldi, pour commé-
morer le 150 e anniversaire
de l'Unité Italienne, a-t-
elle indiqué.
Les œuvres de l’artiste
jijélienne ont par ailleurs
été sélectionnées, au
cours de l’année 2011,
dans de nombreux salons
internationaux, notam-
ment en Espagne, au
Japon, en Roumanie, aux
Etats-Unis et en Italie.
Diplômée de l’Ecole
nationale des Beaux-arts
d’Alger et de l’Académie
des arts et du design de
Pékin, cette plasticienne
s’est distinguée par des
œuvres qui lui ont valu de
nombreuses récompenses
aussi bien en Algérie qu’à
l’étranger. On lui doit
notamment « Lumières
fugitives », « enfer », «
pensée », « sublime », «
mélodie », toutes des
toiles à l’huile acrylique
et aux couleurs vives qui
dégagent à la fois l’ex-
pression, le génie et le
talent de la plasticien-
ne. Chacune de ses
œuvres représente une
sensibilité, une his-
l’occasion du vernissage qui a eu lieu
dimanche dernier. La jeune artiste Meriem
Kazouit originaire de la ville de Bejaia expose
ses réalisations picturales avec un trait tout en
douceur, pour la deuxième fois après avoir fait
un passage au théâtre de sa ville natale Bejaia.
Véritable florilège de sensations naturelles qui
célèbrent la fleur sous tous ses aspects, l’exposi-
tion nous convie dans le monde de prédilection de
cette plasticien-
ne qui semble
subjuguée par
l’univers floral
qu’elle a su obser-
ver dans ses
moindres effets sous
la lumière du jour ou
à travers ses méta-
morphoses, ses éclo-
sions ou encore les
ornements des jardins
du Hamma qu’elle visite
régulièrement. A29 ans,
notre plasticienne qui a à
son actif plusieurs expo-
sitions collectives au
salon d’hiver de Sétif
notamment et au festival
d’arts de Tamanrasset ou
encore tout récemment à la
galerie de Bab Ezzouar pour
Ph. : Billel
la journée de la Femme,
s’adonne à cet art à travers deux techniques différentes bien que la première requiert un travail plus
difficile et délicat, l’aquarelle qu’elle semble mieux maîtriser et la peinture à l’huile. Elle qui a suivi
des études jusqu’à l’obtention d’un diplôme national d’arts plastiques et fut classée parmi les
meilleures élèves de l’école de Batna puisqu’elle est major de sa promotion, maîtrise plusieurs tech-
niques comme le graphisme, la miniature et la calligraphie. Elle nous a confié que pour parfaire ses
nombreuses réalisations, elle se rendait dans les jardins et prenait des photographies des fleurs comme
les coquelicots, les capucines, les marguerites ou les géraniums en observant les reflets de la lumière
et les couleurs miroitantes sur elles. Elle dessine alors à l’encre de chine puis donne la stylisation qui
l’inspire le plus à des productions que sa mémoire sélective tente d’en traduire la beauté secrète. Ce sont
autant d’arabesques folles, de jardins oranges ou bleu, de pétales mauves qui éclatent dans l’espace dans
une formidable farandole entre l’alphabet, les harmonies et la joyeuse danse des fleurs. Dotée d’une sen-
esprits créatifs », a décla-
ré à l’APS cette artiste
originaire de Jijel qui a
p résenté quelques unes de
ses œuvres. Quelque 150
artistes d’une trentaine de
pays, dont l’Algérie, ont
été primés lors de cette
manifestation organisée
régulièrement par
l’Association “Italia in
arte ». Le prix est consti-
toire et une émotion
différentes. Ces
toiles constituent
un « panorama de
couleurs entre
onirisme et poé-
sie, entre pas-
sion et perspec-
tives, visages
et paysages »,
sibilité qui s’épanche sur les paysages naturels surtout, notre artiste qui peint aussi des abstractions sur
des toiles à l’huile, laisse voguer son imagination à travers la représentation qu’elle veut idéaliser de
toutes ces fleurs qui peuplent la ville dans une ambiance de fête et célèbrent la fragilité et la candeur au point
où elles les magnifient pour en faire des présences humaines. Son jeune univers qui chante la beauté des
plantes traduit aussi d’autres sensations artistiques en rapport avec la musique et la danse et s’attarde parfois
sur des portraits de femmes voilées tristes et qui pleurent, d’une mère et de son enfant qu’elle couvre d’amour
et d’affection. Les productions de Meriem Kazouit dans lesquelles transparait une aura d’innocence et de légè-
reté sondent au plus profond de son être le rêve et la tendresse personnifiées dans cet art qu’elle voudrait subli-
mer dans un geste de magnificence de la nature. Cet ensemble de tableaux qui dévoile une certain travail et une
forme application apparait plus sûr et attentionné quand il s’agit des aquarelles, notre plasticienne a encore un
long chemin devant elle pour s’accomplir dans sa peinture dans une voie précise et creuser un peu plus son ima-
selon les
ginaire pour parfaire cet art et diversifier les sujets et les thèmes de ses toiles. Aforce de persévérance, elle arri-
connais- vera certainement aux effets stylistiques escomptés. L’exposition qui est ouverte depuis le 18 décembre se pour-
seurs.
suit jusqu’au 6 janvier.
Ly nda
Graba

cembre 2011

19 EL MOUDJAHID Région
19
EL MOUDJAHID
Région

SALON NATIONAL DES INVENTIONS DES JEUNES À ORAN

La créativité au service du développement

La deuxième édition du Salon national des inventions des jeunes a débuté avant-hier à la maison de jeunes Souidi- Ahmed d’Oran. Organisée par la Ligue des activités scienti- fiques des jeunes, en collabora- tion avec l'Office des établissements des jeunes (ODEJ) cette manifestation se prolongera jusqu’à jeudi. Pa- rallèlement aux expositions, in- ventions et différentes trouvailles des jeunes dont l’âge, selon le règlement, arrêté pour participer à ce Salon doit être compris entre 18 et 25 ans, des conférences sur la robo- tique et la créativité seront pré- sentées par des chercheurs.

C ette manifestation verra la partici- pation de plusieurs wilayas du pays. A noter que cette seconde édition sera marquée par la pré- sence du secrétaire général de

l’Union arabe des clubs des sciences, un orga- nisme qui relève de la Ligue arabe. Pour rappel, à la même période de l’année dernière, s’est tenue dans cette même ville le Salon national des clubs scientifiques et de loi- sirs. Ce regroupement a vu la participation d'une quinzaine de clubs représentant les wi- layas de Ghardaïa, Médéa, Mostaganem, Oran, Saïda, Sidi Bel Abbès, Aïn Defla et Alger, en plus des établissements et maisons de jeunes de la wilaya. Des inventions dans le domaine de l'électronique, l'astronomie, l'informatique, l'environnement et l'audiovisuel ont été expo- sées à cette occasion. Un jeune originaire de Ghardaïa a créé l’événement grâce à son in-

de Ghardaïa a créé l’événement grâce à son in- vention : un détecteur doté d'une caméra

vention : un détecteur doté d'une caméra mi- niature pour localiser les blessés ensevelis sous les décombres en cas de sinistre. Par ailleurs, une conférence nationale de Mécanique appli- quée réunit aujourd’hui à l’Université des sciences et de la technologie Mohamed-Bou- diaf (USTO) une centaine de chercheurs. Cette conférence est organisée conjointement par le Laboratoire de mécanique appliquée (LMA) et le Laboratoire d'énergie et propulsion navale (LEPN) de la Faculté de génie mécanique de l'USTO. L’objectif de cette conférence est d’examiner les récents progrès de la méca- nique et de ses applications dans le domaine industriel, la Mécanique de la rupture, la mo- délisation et calcul des structures, la Rhéolo- gie, l'Aérodynamique, les Turbomachines, la Dynamique des fluides, la Dynamique des structures, le Transfert thermique, la Combus- tion et les Energies renouvelables seront les grands thèmes qui feront l’objet d’exposés

lors de conférences et tables rondes. A noter que selon une source interne à l’Agence natio- nale de développement et de la petite et moyenne entreprise (ANDPME), des grappes d’entreprises dans le domaine industriel appe- lées "clusters" seront mises en place à Oran au début de l’année prochaine. Cette «grappe» renvoie à la mise en place d’un pôle de com- pétence qui regroupe des entreprises d’une même filière ou utilisant les mêmes tech- niques. Il faut signaler, en effet, que la région d’Oran est intégrée dans ce vaste plan qui vise à créer une synergie entre les universités, les laboratoires de recherches et le monde indus- triel. Plusieurs milliards ont été débloqués, non seulement pour la mise à niveau de 18 zones d’activité dans cette wilaya, mais également pour la réalisation d’une nouvelle zone indus- trielle au sud de la wilaya d’une superficie de 450 ha.

M. Koursi

M. SMAÏL MIMOUN À SÉTIF

Lancement des travaux du Park Mall

“A ce rythme et au vu

structures que j’ai

eu à inaugurer ou à lancer, Sétif se destine indéniablement à devenir un grand pôle touristique ! Une vi- site qui m’a permis de relever avec satisfaction la qualité des in- frastructures hôtelières, mais aussi et surtout cette très forte adhésion qui anime les investisseurs encou- ragés, il est vrai, par les responsa- bles de cette wilaya. Dans ce contexte, je dois dire que le lance- ment aujourd’hui du Park Mall de Sétif, qui est une réalisation de re- nommée internationale, est une ré- vélation de cette adhésion et de cette volonté que j’encourage une fois encore avec beaucoup de sa- tisfaction dans une wilaya que re- cèle des potentialités extraordinaires.» Ces propos de M. Smaïl Mimoun, ministre du Tourisme et de l’Artisanat, tradui- sent, en effet, dans leur juste di- mension, les potentialités que recèle cette wilaya, autant dans le tourisme d’affaires que celui de cure ou le tourisme climatique et cultuel. Autant d’acquis soulignés

des grandes infra-

lundi à l’issue de cette visite par le ministre accompagné du wali de Sétif, du président de l’APW et de l’ensemble des autorités lo- cales et qui constituent, donc, une opportunité économique majeure pour cette wilaya qui n’est pas sans renfermer aussi des richesses inestimables en matière de patri- moine naturel et archéologique. Pour valoriser cette vocation de l’après-pétrole, Sétif, qui dis- pose désormais d’un aéroport in- ternational où l’importance du trafic s’est traduite par un flux de

l’importance du trafic s’est traduite par un flux de près de 200 000 passagers sur l’in-

près de 200 000 passagers sur l’in- ternational en 2010, a décidé d’in- vestir grand et le lancement hier par le ministre de cet immense Park Mall est le fait même de cette volonté de promoteurs algériens qui ont décidé de relever le défi. C’est ainsi que ces deux tours, qui ont végété de longues années durant dans un état loin de faire honneur à la cité de Aïn Fouara et qui ont été acquises aux enchères par le groupe Khanfri-Prom Bâti en 2008, constitueront dès leur achèvement un véritable joyau de cette ville, mais aussi de l’inves- tissement national dans un secteur porteur et d’avenir. Ce mégaprojet mixte, qui prend place au cœur de la ville et qui sera réalisé par une entreprise turque, comportera, entre autres, dans une dimension internationale et sur ses 17 étages, un hôtel de

200 chambres, un restaurant assu- rant un service de 800 repas/jours, des hypermarchés aux sous-sols, ainsi qu’une grande salle de conférences modulable d’une ca- pacité de 800 places. Un parking de 1400 places fera également partie de cette in- frastructure qui comporte 5 ni- veaux au sous-sol et sera doté d’hypermarchés sur 5600 m 2 , d’espaces de loisirs et de détente, d’un grand centre commercial et autres commodités qui feront de ce projet mixte une ville dans la ville. L’autre projet non moins im- portant et de classe internationale est «Sieha», société du groupe Accor et du Groupe Mehri, qui comprend deux hôtels Ibis et No- votel, de 120 chambres chacun et un centre de conférences dont le coût est évalué à 2,5 milliards de

dinars. Cette grande réalisation dira le présentateur du projet sera appelée à créer 250 emplois di- rects et 500 autres indirects. Le ministre, qui apprendra de la bouche même du représentant de cette société qu’aucun problème d’ordre administratif n’est accusé — permis de construire délivré — exhortera le promoteur à entamer rapidement les travaux et veillera au respect des délais de réalisa- tion. Après quoi, le ministre du Tourisme procédera à l’inaugura- tion de trois hôtels privés dotés globalement de 171 chambres et de l’ensemble des commodités qui confirment la dimension qualité, cela avant la visite du chantier de la nouvelle maison de l’artisanat qui a atteint un taux d’avancement de 85%. Dans la commune de Ham- mam Sokhna, fief du thermalisme dans une wilaya qui n’en compte pas moins de 6 stations fonction- nelles, dont le complexe de Hamam Guergour, 3 e au monde de son taux de radioactivité, le mi- nistre prendra connaissance des avancées de son secteur qui compte aujourd’hui 46 hôtels d’une capacité de 2486 lits avec 25 projets relevant du secteur privé et qui sont en voie de réali- sation. 41 agences de voyage et 3 zones d’expansion touristique à Hamam Sokhna ou se rendra le ministre à l’effet de s’enquérir de l’avancement des études, sur les hauteurs de djebel Megress et celle de Sidi Mansour.

F. Z.

BORDJ BOU-ARRÉRIDJ

Ouverture du tribunal administratif

M me Fella Henni, présidente de la cour

d’Eta,t a installé hier MM. Boukhetouta

Mahmoud et Djenadi Djilali dans leurs nouvelles fonctions de président et commissaire d’Etat du tribunal administratif de Bordj Bou-Arréridj.

M me Henni, qui a inauguré le siège de

cette structure, a déclaré que les 29

tribunaux en cours d’ouverture qui entrent dans le cadre de la réforme de la justice permettent de régler les contentieux entre l’Etat et les citoyens.

Si le Conseil de l’Etat traite les conflits

au niveau central, les tribunaux administratifs sont habilités à examiner

les plaintes des citoyens contre la wilaya,

la daïra et l’APC.

La présidente de la cour d’Etat a donné l’exemple des abus des administrations sur des fonctionnaires, des erreurs médicales commises dans les hôpitaux et

la faiblesse des dédommagements des

terrains expropriés pour un projet comme affaire potentielle pouvant être examinées par ce genre de structure.

Notons que celle de Bordj Bou-Arréridj a élu domicile dans les anciens locaux du tribunal de Bordj Bou-Arréridj aménagés pour l’occasion. Ses responsables sont d’anciens magistrats de la cour de Bordj Bou-Arréridj. Son président, qui occupait les fonctions de vice-président de la cour, est entré dans

le secteur de la justice en 1983. Le

commissaire d'Etat qui l’a rejoint 10 ans

après était procureur général adjoint. F. D.

FAITS D’HIVER

Tizi-Ouzou

grelotte

• Les cols de Tirourda et Chellata et des chemins communaux bloqués par la neige.

Les montagnes de Tizi-Ouzou culminant à plus de mille mètres d’altitude ont été revêtues du manteau blanc à la faveur des premières neiges qui ont fait leur apparition depuis la nuit de samedi dernier. La neige, qui a couvert les montagnes des communes des daïras d’Iferhenoune,Aïn El Hammam et Bouzguene, a causé la perturbation, pendant quelques heures, de la circulation automobile à travers plusieurs chemins de ces communes, apprend-on de la cellule de communication de la Protection civile de Tizi-Ouzou. La circulation automobile est devenue impraticable sur la RN 15 reliant Iferhenoune à Akbou (W Béjaïa) au niveau du col Tirourda, alors que le chemin de wilaya reliant Illoula Oumalou à Bouira est bloqué au niveau du col Chellata. Une opération de déneigement a été menée par les engins des communes touchées par ces neiges, qui sont accueillies avec joie et soulagement par les populations locales. Cette opération a permis la réouverture à la circulation de la plupart des tronçons routiers bloqués, a-t-on encore appris. Ces premières neiges salvatrices, dès lors qu’elles permettraient à coup sûr la régénérescence des ressources en eau, ont été accompagnées d’un froid glacial ressenti non pas seulement par les populations des régions touchées par ces neiges, mais aussi et surtout par toute la population de la wilaya de Tizi- Ouzou où le mercure n’a pas atteint les 10 degrés Celsius. Bel.Adrar

Santé

21

EL MOUDJAHID

TRAITEMENT DES CANCÉREUX

Vers un changement radical ?

La manière de traiter les personnes atteintes d'un cancer pourrait connaître prochainement un changement “radical” après que des chercheurs américains eurent réussi à maintenir en vie, en laboratoire et jusqu'à une durée de deux ans, des cellules tumorales, révèle hier une étude.

J usqu'à présent, les scientifiques

n'étaient pas capables de cultiver

des cellules cancéreuses pendant

une aussi longue période, ou d'une manière similaire à celle qu'elles em- ploient pour se développer dans le corps humain. Généralement, les mé- decins diagnostiquent les cancers et recommandent des traitements en fonction de fragments de tissus préle- vés qui sont simplement réfrigérés ou sur lesquels on applique une laque afin de ne pas les altérer. L'étude, parue dans l'édition en ligne de la revue American Journal of Pathology, relance ainsi les espoirs qu'un jour les médecins seront en me- sure de tester en laboratoire des trai- tements sur les propres cellules cancéreuses de leurs patients, avant de revenir vers eux avec un traitement ayant fait la preuve de son efficacité. “Ceci serait vraiment le nec plus ultra de la médecine personnalisée”, s'est réjoui Richard Schlegel, chef du département de pathologie du Geor- getown Lombardi Comprehensive Cancer Center et auteur principal de l'étude. La méthode employée pour maintenir en vie aussi longtemps des

employée pour maintenir en vie aussi longtemps des l'étude. “Lorsque les cellules cancé- reuses et les

l'étude. “Lorsque les cellules cancé- reuses et les cellules normales sont

traitées avec cette combinaison, elles reviennent à un état proche de celui des cellules souches”, a expliqué le

D r Schlegel.

Si d'autres scientifiques sont en mesure de reproduire cette technique

- trois laboratoires aux Etats-Unis y

travaillent actuellement - cette avan-

cée pourrait présager d'“un change- ment longtemps attendu et radical” dans la manière d'étudier les cellules cancéreuses.

cellules tumorales est tirée d'un sim- ple procédé utilisé dans la recherche sur les cellules souches embryon- naires, selon des experts. Des cellules cancéreuses prove- nant du poumon, du sein, de la pros- tate et du côlon ont ainsi pu être maintenues en vie jusqu'à une durée de deux ans grâce à cette technique combinant des cellules fibrolastiques, pour garder les cellules cancéreuses en vie, et des inhibiteurs d'un type de protéines appelées kinases, afin qu'elles se reproduisent, indique

RECHERCHE

un vaccin efficace contre le cancer du sein chez les souris

D es scientifiques américains ont mis au point un vaccin capable de s'attaquer au cancer chez la souris, une découverte

dont ils espèrent qu'elle pourra faire avancer, chez l'homme, la lutte contre les cancers du sein, du côlon, des ovaires ou du pancréas. “Ce vaccin provoque une très forte réponse immunitaire”, qui permet de “réduire la taille de la tumeur de 80%”, affirme un des coauteurs de cette décou- verte, Geert-Jan Boons, professeur de chimie au centre contre le cancer de l'université de Géorgie (Sud-Est). Concrètement, le vaccin entraîne le système immunitaire à attaquer les tumeurs présentant la protéine muci à la surface de leurs cellules, selon cette étude publiée hier dans les Annales de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS). Cette protéine est présente chez plus de 70% des types de cancer les plus mortels. “C'est la première fois qu'un vaccin entraîne le système immunitaire à identifier et tuer les cellules cancéreuses” en fonction de certaines protéines, a souligné un autre co- auteur de l'étude, Sandra Gendler, chercheuse de la Mayo Clinic, un centre de santé de l'Arizona (Ouest). La protéine muci est présente dans 90% des cancers du sein dits “triple-négatifs”, insensibles aux traitements hor- monaux. “Ces tumeurs triple-négatives sont diagnosti-

monaux. “Ces tumeurs triple-négatives sont diagnosti- quées chaque année chez 35.000 patientes rien qu'aux

quées chaque année chez 35.000 patientes rien qu'aux Etats-Unis”, a souligné le P r Boons. Transposé à l'homme, ce vaccin pourrait être utilisé en complément d'une chi- miothérapie et comme mesure préventive chez les sujets à risque. Il est actuellement en phase de test sur des cellules cancéreuses humaines en laboratoire. Des tests cliniques pourraient commencer fin 2013.

TINDOUF

Plusieurs infrastructures sanitaires seront réceptionnées début 2012

L e secteur de la santé de la wilaya de Tindouf réceptionnera, au pre-

mier trimestre 2012, plusieurs infra- structures susceptibles de contribuer à l’amélioration des prestations de santé et de la prise en charge des pa- tients de la région, a-t-on indiqué à la Direction de la santé, de la population et de la réforme hospitalière (DSPRH). Ces projets, dont les travaux tirent à leur fin, sont dotés d’une enveloppe globale de plus de 468 millions de di- nars dégagés du programme complé-

mentaire pour la relance économique et du Fonds de développement des ré- gions du Sud.

Ils consistent en un centre intermé- diaire pour toxicomanes, déjà réalisé, d’un centre de transfusion sanguine devant entrer en service au premier trimestre 2012 et d’une station de contrôle sanitaire aux frontières dont les travaux ont atteint 90% d’avance- ment, a indiqué le DSPRH, M. Ameur Hadidi. Outre le projet de réalisation d'un centre sanitaire pour la localité de Hassi Khebbi, la wilaya de Tin- douf s’est vu doter d’un service des urgences médico-chirurgicales, en cours de réalisation, devant entrer en service avant la fin du premier tri- mestre 2012. Situé au cœur de la ville de Tindouf, ce service dispose d’une

capacité d’accueil de 22 lits, extensi- ble à 40 lits, en plus de deux blocs opératoires. Outre la réalisation, en cours, d’un service de psychiatrie d’une capacité d’accueil de 20 lits, Tindouf réceptionnera prochainement un centre de radiologie à l’hôpital mixte Si El-Haoues, a révélé le direc- teur du secteur de la santé de la wi- laya, signalant la réalisation d’une polyclinique dans la région de Sel- laga. Selon M. Hadidi, des démarches sont en cours avec le ministère de tu- telle pour l’ouverture d’un centre de formation paramédicale en vue de répondre aux besoins de la wilaya en la matière.

VIRUS MUTANT DE LA GRIPPE La science a-t-elle fabriqué un monstre ? L a création
VIRUS MUTANT
DE LA GRIPPE
La science
a-t-elle fabriqué
un monstre ?
L a création dans un laboratoire néerlandais d'un virus
mutant de la grippe aviaire, potentiellement rava-
geur, a provoqué l'émoi de gouvernements occidentaux
et réalimenté, par médias interposés, le fantasme d'une
pandémie incontrôlable comme celle décrite dans le film
Contagion. Un laboratoire néerlandais dirigé par le P r
Ron Fouchier, au centre médical Erasmus de Rotterdam,
a annoncé en septembre avoir créé un virus mutant de la
grippe aviaire H5N1 potentiellement capable, pour la
première fois, de se transmettre facilement entre hu-
mains.
Le H5N1 est
redoutable chez
l'homme car mor-
tel à 60%, mais ne
s'est jamais trans-
mis
entre
hommes par voie
aérienne, ce qui
explique qu'il n'a
fait jusqu'à pré-
sent qu'un peu
moins de 350
morts. Il est en
revanche très vi-
vace chez les pal-
mipèdes et se
transmet facile-
ment à la volaille
d'élevage qui, à
son tour, peut in-
fecter des per-
sonnes vivant à
son contact.
“Nous avons dé-
couvert” que la
transmission du
virus entre les
hommes “est effectivement possible et peut se faire plus
facilement que ce que nous pensions”, a annoncé le P r
Fouchier. “En laboratoire, il a été possible de changer le
H5N1 en virus (
)
qui peut facilement se répandre dans
l'air”, a expliqué le chercheur néerlandais dans un com-
muniqué. Cette annonce faite en septembre, lors d'un
rendez-vous de spécialistes à Malte, serait passée inaper-
çue sans les doutes émis aux Etats-Unis sur l'opportunité
de publier de tels résultats dans la grande revue de réfé-
rence du pays Science.
Un comité consultatif américain a gelé la parution de
l'article, le temps d'évaluer s'il pourrait “être utilisé de
façon malveillante pour créer une menace biologique”.
“A côté, l'anthrax ne fait pas peur du tout”, s'inquiétait
en novembre le journal populaire britannique Daily
Mail. En attendant, le centre Erasmus a, lui aussi, bloqué
toute communication : “Nous attendons la décision amé-
ricaine (
)
Pour le moment, il est impossible de parler à
nos chercheurs”, explique-t-on. Vendredi à Paris, la ques-
tion du “supervirus H5N1” a été l'objet d'intenses dis-
cussions lors d'une réunion de ministres de la Santé des
pays occidentaux, après une série d'articles alarmistes
sur le sujet depuis fin novembre. “C'est une question
dont nous avons beaucoup parlé”, a indiqué le ministre
français de la Santé Xavier Bertrand, à l'issue d'une ren-
contre de l'Initiative mondiale sur la sécurité sanitaire
(GHSI), groupe d'échanges d'informations sur les me-
naces sanitaires qui réunit les pays du G7, Mexique,
Commission européenne et Organisation mondiale de la
santé (OMS). Les ministres se sont interrogés avec la di-
rectrice générale de l'OMS, Margaret Chan, sur le bien-
fondé de ce type de recherche et la manière d'en
communiquer les résultats. “Cette recherche est tout à
fait légitime, c'est important de savoir si ce virus a la ca-
pacité de devenir contagieux chez le mammifère ou pas,
c'est même fondamental”, tranche Jean-Claude Manu-
guerra de l'Institut Pasteur. Le hic est que pour répondre
à cette question, “il a fallu générer un virus potentielle-
ment plus dangereux que ce qui existait avant”, explique-
t-il à l'AFP. Une façon de clore le débat serait de passer
le virus à l'autoclave pour le détruire. Quant à la possi-
bilité pour des bioterroristes de reproduire en laboratoire
le virus tueur en se basant sur la communication du P r
Fouchier, “ce sont des technologies extrêmement compli-
quées. Les laboratoires qui sont capables de le faire se
comptent sur les doigts de deux, voire quatre mains dans
le monde”. De plus, une fois lâché dans la nature, il est
loin d'être certain que ce virus garderait son caractère
dangereux car “passant à l'homme, il muterait à toute vi-
tesse”, selon M. Manuguerra.

Télévision

24

Sélection
Sélection

EL MOUDJAHID

Programme d’aujourd’hui

Canal Algérie

11h00 : Tafsit ''rediff'' 12h00 : Journal en français + météo 12h20 : Zamene el wassel (22) 13h30 : Louiza Fernanda (38) 14h25 : Taqafat oua tourath Assia

(09)

15h10 : Simba oua el ma'eraka el akhira 16h35 : Maya l'abeille (06) 17h10 : Namir el abyadh (06) 17h30 : el chems el fedhia II (33) 18h00 : Journal en Tamazight 18h20 : Layali el Baydha'e (07) 19h00 : Journal en français + météo 19h30 : Algérie, génies des lieux ''Tamanrasset II'' 20h00 : Journal en arabe 20h40 : Hale oua ahouale (09) 21h00 : Tinhinan 22h30 : Festival de Djemila 2011 00h00 : Journal en arabe

TF1

11:00 Les petits plats dans les grands 12:00 Les 12 Coups de Midi ! 13:00 Journal 13:55 Une suite pour 2 15:40 Père et maire : La passion de Marie-France 17:20 De feu et de glace 19:05 Le juste prix 20:00 Journal 20:50 Mentalist : Les masques tombent 21:35 Mentalist : Code rouge 22:25 Mentalist : La pièce maîtresse 23:15 Chase : Le grand méchant loup 00:05 Chase : Le Golden Boy 00:55 24 : 12h00 - 13h00 01:40 24 : 13h00 - 14h00

FRANCE2

10:25 Chante ! : Dissensions 11:00 Motus 11:30 Les Z'Amours 12:00 Tout le monde veut prendre sa place 13:00 Journal 13:50 Toute une histoire 14:45 Le Pôle Express 16:30 Oliver Twist 18:55 N'oubliez pas les paroles 20:00 Journal 20:35 Rani : Esclave 21:25 Rani : Maîtresse 22:20 Une année pas comme les autres 00:05 Journal de la nuit 00:20 Sunny et l'éléphant 01:50 Toute une histoire

FRANCE3

11:10 Ski et réchauffement clima- tique : les stations sous les canons 12:25 Journal national 12:55 Viktor Vincent nous bluffe 13:30 En course sur France 3 13:45 Aurélie Dupont danse l'espace d'un instant 14:50 Questions au gouvernement 16:10 Nous nous sommes tant aimés : Louis de Funès 16:40 Gaston, de Franquin 16:55 Slam : Spécial Familles 17:35 Des chiffres et des lettres : Le tournoi juniors 2011 18:10 Questions pour un champion :

Le trophée des lycées 19:30 Journal national 20:00 Tout le sport 20:10 Plus belle la vie 20:35 Noël sous les étoiles 22:55 Soir 3 23:20 L'ombre d'un doute : Qui était Jésus ? 00:35 Les nouveaux exploits d'Arsène Lupin : Les souterrains étrusques 02:10 Soir 3 02:40 Plus belle la vie

FRANCE5

10:15 La maison France 5 11:05 Le canyon sauvage de la Tara 12:00 Zouzous 13:40 J'irai dormir en Amérique 14:10 Les animaux racontent le réchauffement : Le renne 15:10 Planète des hommes :

Fleuves 16:05 Bâtisseurs de cathédrales 17:30 C à dire ?! 17:45 C dans l'air

ARTE

19:00 Arte Journal 19:30 Les nouveaux paradis : Répu- blique dominicaine, le trésor des Caraïbes 19:55 Voyages en pays nordiques :

L'ouest de la Suède et le lac Vänern 20:40 Looking for Nicolas Sarkozy 22:10 Agnès de ci de là Varda 23:00 Le dessous des cartes : Etats fragiles dans le Sahel 23:11 Seduce Me : La punaise 23:15 Dieu de l'amour 23:30 Logorama 23:50 La fille aux chaussettes jaunes 23:55 Mon arbre 00:40 Madagascar, carnet de voyage 00:45 Seduce Me : Le calamar 00:50 Dites-moi 01:10 Seduce Me : Le serpent 01:15 La promenade 01:50 Adieu créature 02:00 Seduce Me : Le saumon 02:05 The Shutdown 02:15 La maison en petits cubes 02:25 MPU 02:30 Le joueur de citernes 02:45 Interview : Debüt im Dritten 03:05 Bisclavret 03:40 Chienne d'histoire 03:55 Soft 04:10 Ange et démon

M6

10:05 Un, Dos, Tres : En eaux trou- bles 11:00 L'arbre des voeux 12:45 Le 12.45 13:00 Scènes de ménages 13:45 La guerre des guirlandes 15:40 La mère Noël 17:40 Un dîner presque parfait :

Ce soir on dort chez toi ! 19:45 Le 19.45 20:05 Scènes de ménages 20:50 La France a un incroyable talent : Le rappel 23:10 Jamel & Friends à Marrakech 01:05 Swingtown : La confusion des sentiments 01:50 Swingtown : La fièvre du samedi soir 02:50 100 % poker 03:50 M6 Music

CANAL+

10:40 Le nom des gens 12:20 Les Simpson : Pas comme ma mère 12:45 La nouvelle édition : Best of 14:00 Ip Man, la légende du grand maître 15:40 National Geographic : Des lions sur le pied de guerre 16:35 The Tourist 18:10 Têtes à claques : La parade de Noël 18:20 Les Simpson : Ce fou d'Monty 18:45 Le JT 19:10 Happy Hour : Spécial Noël 20:20 Le petit journal de Noël 20:55 La princesse de Montpensier 23:10 Jour de foot 00:10 Robin des Bois 02:25 Zapsport 02:30 Happy Few

Tv5

10:05 Littoral, entre ciel, terre et mer :

Aquitaine, de la vague à l'âme 11:00 TV5 monde, le journal 11:15 Tout le monde veut prendre sa place 12:05 A table ! 12:30 La petite vie : La pierre au foie 13:00 Ça déménage 13:30 Le journal de la RTBF 14:00 Un amour à taire 16:00 TV5 monde, le journal 16:25 Questions pour un champion 17:00 Littoral, entre ciel et terre : L'île papillon, Guadeloupe entre ciel, terre et mer 18:00 TV5 monde, le journal 18:25 Le journal de l'économie 18:40 La petite vie : Thérèse au Wac Do 19:05 En voyage ! : Gand 19:30 Tout le monde veut prendre sa place 20:30 Le journal de France 2 21:00 Le roi, l'écureuil et la couleuvre 22:40 TV5 monde, le journal 22:50 Le journal de la TSR 23:20 La vie est un cirque : Cabaret Montréal

1940

00:15 TV5 monde, le journal - Afrique 00:30 Sud, côté court

01:00 Dirty money, l'infiltré

20:40
20:40

Réalisateur: William Karel. Jamais un président de la République française n'a autant éveillé la curiosité des médias étrangers. L'actualité, certes, s'y est gracieusement prêtée. De la présidence de l'Union européenne à la gestion de la crise financière, de la chasse aux Roms à ses amours agitées, les journalistes étrangers ont eu de nombreuses occasions de scruter la personnalité et la car- rure de chef d'État de Nicolas Sarkozy. Intriguée par «l'homme de la rupture» - rupture avec une partie de l'héritage his- torique de la droite, avec la conception traditionnelle de la fonction présidentielle mais aussi avec certaines valeurs françaises.

MENTALIST : Les Masques tombent

Tim Kang

20:50
20:50

Réalisateur : Chris Long. Avec : Simon Baker

(Patrick Jane), Robin Tunney (Teresa Lisbon),

(Kimball Cho), Owain Yeoman

(Wayne Rigsby), Amanda Righetti (Grace Van Pelt).

Madeleine annonce à Patrick son intention de se livrer aux autorités. Celui-ci la persuade d'attendre quarante-huit heures pour lui laisser le temps de démasquer le véritable tueur de Todd Johnson. Patrick s'arrange pour récupérer la liste des suspects de Laroche et demande à ses collègues de l'aider à leur tendre un piège pour démasquer le complice de John le Rouge. Pourront-ils identifier le coupable et enfin remonter jusqu'à John le Rouge ?

20:35
20:35

RANI : ESCLAVE

Réalisateur : Arnaud Sélignac. Avec:Mylène Jampanoï

(Jolanne de Valcourt), Jean-Hugues Anglade (Philippe de Valcourt), Yaël Abecassis (Jeanne Dupleix), Lio (Madam Rose), Jean-Philippe Ecoffey (Joseph-François Dupleix). Déportée en Inde, vendue comme une esclave pour être prostituée de force, Jolanne noue des amitiés au sein de la maison close et réussit miraculeusement à se préserver. La tyrannie exercée par Madame Rose, la tenancière, sur ses filles permet à Jolanne d'être soutenue dans une sorte de coup d'état qu'elle réalise, pour ainsi prendre la direction de la maison tout en s'alliant les bonnes grâces des autorités locales. Mais, venant de France, des figures connues réapparaissent

Mais, venant de France, des figures connues réapparaissent 23:10 Jamel & Friends à Marrakech Présentateur :
23:10
23:10

Jamel & Friends à Marrakech

Présentateur : Jamel Debbouze. Réalisateur:

Richard Valverde. Pour clôturer la première édition du Festival international d'humour de Marrakech, Jamel Debbouze propose un show ex- ceptionnel dans le cadre du Palais Badia. L'humoriste préféré des Français et des Marocains sera aux côtés de grands artistes et de nombreuses personnalités, pour un moment inoubliable ! Avec Florence Foresti, Patrick Timsit, Malik Bentalha, Shirley Souagnon, Gad Elmaleh, Frédéric Testot, Omar Sy, Redouanne Harjane, Zinedine Zidane, Elie Semoun, Duel, Kev Adams, Les Danseuses R-Style, Jean-François Cayrey, Fatsah Bouyahmed, Abdelkader Secteur

20:35
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Noël sous les étoiles

Présentateur : Daniela Lumbroso. Réalisateur: Jean-Jacques Amsellem.

Pour Noël 2011, les stars de la chanson retombent en enfance le temps d'une soirée magique et en musique sous les étoiles de la ville de Strasbourg. Une soirée féérique, du grand spectacle avec la parti- cipation exceptionnelle de la troupe «Holiday on Ice» -plus de trente patineurs en costumes-, les spectacles : Mamma Mia !, Chantal Goya

et sa troupe, Cendrillon et tous les artistes qui revisitent ensemble les

Un plateau en plein air, ayant pour décor

grands classiques de Noël

la Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, le marché de Noël et les rues illuminées de la capitale alsacienne. Une patinoire est installée pour l'occasion sur la place du château.

installée pour l'occasion sur la place du château. La Princesse de Montpensier 20:55 Réalisateur: Bertrand

La Princesse de Montpensier

20:55
20:55

Réalisateur: Bertrand Tavernier. Avec:Mélanie Thierry (Marie de Montpen- sier), Lambert Wilson (Comte de Chabannes), Grégoire Leprince-Ringuet (Prince de Montpensier), Gaspard Ulliel (Henri de Guise), Raphaël Personnaz (Duc d'An- jou).

1562, la France est sous le règne de Charles IX, les guerres de religion font Marie de Mézières, une des plus riches héritières du royaume, aime le jeune

rage

Duc de Guise, celui que l'histoire prénommera plus tard «le Balafré». Elle pense être aimée de lui en retour. Son père, le marquis de Mézières, guidé par le souci d'élévation de sa famille, la pousse à épouser le prince de Montpensier qu'elle ne connaît pas. Ce dernier est appelé par Charles IX à rejoindre les princes dans leur guerre contre les protestants. Le pays étant à feu et à sang, afin de protéger sa jeune épouse, le prince l'envoie dans l'un de ses châteaux les plus reculés, Champigny

Mercredi 21 décembre 2011

Détente

25

EL MOUDJAHID

Page animée par Mourad Bouchemla
Page animée par Mourad Bouchemla
Mots CROISES
Mots CROISES

Mots CROISES

Mots CROISES Nº 3661

Nº 3661

Mots CROISES Nº 3661
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 I II III IV V
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Définitions

HORIZONTALEMENT

I- Opposée à la ville - Unité bulgare. II- En lice - Type - Démonstratif. III- Détruisit - Insecte. IV- L’ex. V- Relatif à la ruche. VI- Ajouta un peu de couleurs - Attribue une rente. VII- Harnaché

- Négation. VIII- Administrera - Refus enfantin. IX- Grecque - Champion - Interjection. X- Pays du royaume uni.

VERTICALEMENT 1- Concept d l’indhouisme - En part. 2- Pluie torrentielle - Meublepourire. 3- Chaussurequelconque. 4- Oxyded’uranium

- De même. 5- En trame - Pays associé à un autre. 6- Nettoyer le

poisson. 7- Entreprise des eaux - Point gagnat. 8- Un os - Fin d’infinitif. 9- Du grec habitat - Désargenter. 10- Place exposée au vent - Blondeàboire.

SOLUTION DES MOTS CROISES

 
 

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