La procédure civile

INTRODUCTION :
Le sens étymologique du terme procédure civile revêt 2 sens : au sens

large, il désigne l’ensemble des formalités devant être suivies pour l’obtention
d’un certain résultat. Dans un sens plus restreint, il indique quelles sont les

formalités adéquates et requises devant telle ou telle juridiction. Ainsi, la
procédure civile est l’ensemble des règles qui régissent l’organisation et le
fonctionnement de la justice en ce qui concerne les rapports entre particuliers.

Elle permet donc, aux particuliers de s’adresser aux tribunaux en vue d’obtenir
la sanction, le respect de leurs droits et les moyens d’assurer l’exécution forcée

des obligations de leurs débiteurs. La finalité donc de la procédure civile étant

d’éviter que les particuliers ne se fasse justice eux même. La procédure civile
est déterminée par trois séries de règles : -elle détermine d’abord, quelles sont
les ordres de juridictions devant lesquels le justiciables sont habilités à faire

valoir leurs droits et quel est le statut des membres composant ou siégeant à la
tête de ces juridictions ainsi que celui des auxiliaires de justice ; ce sont les

règles d’organisation judiciaire.- elle détermine les attributions de chacune des

juridictions et qu’elle est en conséquence la juridiction à laquelle le justiciable
devra s’adresser : ce sont les règles de compétence. – elle fixe enfin, les règles
suivant lesquelles les tribunaux sont saisis, instruisent les procès et rendent

leurs jugements qui feront l’objet d’une exécution forcée : ce sont les règles de

procédure proprement dites. De ce qui précède, la procédure civile comprend
des règles de forme et des règles de fond : les 1ères visent à déterminer quelles

sont les formalités qu’il convient d’observer et d’accomplir pour la recevabilité

de la requête, les mentions à faire figurer dans les actes, les délais à observer.
Les secondes sont des règles de fond primordiales : « c’est le cas des conditions

d’exercice des actions en justice, les principes directeurs de la procédure…. ».

L’objet de ce cours consistera à appréhender le déroulement du procès civil,
aussi et dans le cadre d’une 1ère partie, on abordera l’action en justice ou la

faculté d’agir devant les juridictions ce qui permet le déclenchement de la
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procédure. On examinera ensuite, (2ème partie), l’instance afin de mieux
comprendre comment se déroule et s’engage un débat judiciaire lequel

débouche toujours sur une décision de justice. On étudiera également (3ème
partie), les moyens par lesquels un plaideur peut critiquer un jugement (les
voix de recours). Enfin, et en dernier lieu l’étude englobera l’analyse des

procédures permettant d’aboutir à l’exécution forcée, au moyen de voix
d’exécution qui ont pour but l’exécution d’un jugement ou d’un engagement
face à la récalcitrante du débiteur.
Titre1 : l’action en justice :

L’action en justice est le droit pour toute personne d’agir en justice c'est-

à-dire de déclencher la machine judiciaire : (article 1 du code de PC). Ne

peuvent ester en justice que ceux qui ont qualité, capacité et intérêt pour faire
valoir leurs droits. Ce droit ou pouvoir d’agir en justice a un caractère légal car
reconnu et garantie par la loi, mais il est aussi facultatif en ce qu’une personne

n’est pas forcée d’agir en justice. L’action en justice étant un pouvoir légal, la
demande constitue donc l’acte de procédure qui exprime la décision de passer
de la faculté d’agir à la volonté d’engager une instance précise et déterminée.

C’est pourquoi le plaideur devra accomplir et remplir certaines conditions

pour intenter une action en justice au moyen d’une demande. A noter qu’à
l’appui de ces demandes il peut y avoir un abus de droit d’ester en justice. En

effet, l’exercice abusif de l’action en justice est une faute génératrice de

dommages et intérêts s’il constitue un acte de malice ou une erreur grossière
équipollente au dol. En effet, l’article 5 du code de PC dispose que tout plaideur
est tenu d’agir de bonne foi, et donc il s’en suie que toute attitude dilatoire ou
abusive de ce plaideur pourra être sanctionnée par une amende ou des DI.
Chapitre1 : conditions de recevabilité de l’action :

Les conditions requises pour la recevabilité de l’action en justice se déclinent
autour de trois axes : l’intérêt, la qualité et la capacité. Le non respect des

conditions requises se traduira par une sanction prononcée à l’initiative du
juge.

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Section1 : conditions relatives à la personne du sujet qui agit :
A. L’intérêt :

Pour exercer valablement une action en justice, il faut avoir un intérêt à agir

car en vertu de l’adage : pas d’intérêt, pas d’action. Avoir intérêt telle est la
condition première pour pouvoir agir en justice et celui qui agit doit justifier
que l’action qu’il exerce est susceptible de lui procurer un avantage.
1. L’intérêt doit être légitime et juridique :

Il est nécessaire que la partie qui agit en justice fasse état à un intérêt
juridiquement protégé. Une société qui est nulle fait concurrence à un
commerçant : ce dernier a bien d’un point de vue économique un intérêt à

demander la nullité de cette société. (Détournement de clientèle), mais il n’a
pas le droit de le faire faute d’intérêt juridique. Cet intérêt juridique peut être

pécuniaire (réclamer le paiement d’une créance), ou moral si la personne
demande outre la réparation du dommage matériel subit, la réparation du
préjudice qu’elle éprouve dans ses affections pour suite à une atteinte à sa

probité, honneur ou réputation. De plus, l’intérêt doit être légitime : le titulaire

de l’action doit justifier de la lésion d’un droit reconnu par la loi, ainsi par

exemple ; au Maroc, la concubine n’est pas fondée à réclamer la réparation du
préjudice subit suite au décès du concubin car le concubinage est une situation
de fait et non de droit.

2. L’intérêt doit être direct et personnel :

La personne qui agit doit prouver qu’elle a subit une atteinte à un droit

qu’il lui est propre puisque l’action ne peut logiquement être intentée que par
le titulaire du droit allégué. Il n’est pas permis d’agir dans l’intérêt d’autrui

pour faire respecter la loi (nul ne plaide par procureur). Cette condition ne
soulève aucune difficulté lorsqu’il s’agit de personne physique. Mais la
question revêt un tout autre intérêt lorsqu’il s’agit d’apprécier ce cadre direct

et personnel dans le cadre des groupements dotés de la personnalité morale. Il
est évident qu’un groupement peut agir en justice pour la défense de ses
intérêts mais, cette action appelée sociale se distingue de celle individuelle qui

appartient à chaque membre du groupement pour défendre ses propres

intérêts. La question qui se pose étant de savoir si le groupement peut se
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substituer à l’un de ses membres lorsqu’il y a atteinte à l’intérêt collectif du
groupement ? S’agissant des syndicats, on admet que la violation des droits de
l’un des membres porte atteinte à l’intérêt de la profession.
3. L’intérêt doit être né et actuel :

Il faut que l’atteinte aux droits allégués soit certaine au moment où la demande

est formée : cela signifie qu’un intérêt éventuel ou futur ne saurait servir de

base à une action en justice. En effet, on ne peut saisir un tribunal à titre
préventif indépendamment de l’existence d’un préjudice réel car le rôle du
juge est de trancher les litiges déjà nés. L’exigence d’un intérêt né et actuel est

d’éviter les guerres judiciaires préventives ne viennent à engorger les
tribunaux : une certaine moralisation de l’accès au prétoire rejoint ici la
régulation des flux judiciaires et le manque patent de magistrats.
B. La qualité :

C’est le titre juridique en vertu duquel une personne a le pouvoir de

figurer dans une procédure lorsque l’action est intentée par le titulaire du droit
lui-même. Ont qualité pour agir en justice : _le titulaire du droit litigieux ainsi

que ses héritiers_ le mandataire légal ou conventionnel : (par exemple : le

tuteur autorisé par le juge des tutelles pour le mineur, le chef du
gouvernement pour l’Etat, le gouverneur pour les provinces et préfectures…).

En tout cas, les personnes ayant qualité pour représenter les plaideurs ne
peuvent le faire que dans certaines situations tout en étant assujetti au respect
de certaines conditions.

1. Les cas de représentation en justice :

Il s’agit tout simplement du mandat conféré par une personne à une autre en

vue d’agir en son nom et pour son compte, c’est ce qu’on appelle un mandat

AD LITEM. C'est-à-dire un mandat de représentation en vue d’un procès. La

représentation est obligatoire (constitution d’avocat) devant certaines
juridictions (essentiellement CA et CC) sauf autorisation expresse d’agir en

justice pour soi même accordée par le chef de la juridiction saisi du litige. Il en
va de même devant le tribunal de 1ère instance en cas de procédure écrite.
2. Les conditions de représentation en justice :
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loi (mandataire

légal pour les administrations publiques) par le juge (mandataire judiciaire

pour le mineur, le tuteur autorisé) ou par la volonté des parties (mandataire
conventionnel).

tique ou

sous sein privé dument légalisé, soit par la déclaration verbale de la partie
comparaissant avec lui devant le juge. A noter que le mandat doit être spécial à
telle ou telle affaire déterminée.

devant figurer à côté de

celui du mandataire. cette obligation s’impose en vertu de la règle : « nul ne
peut plaider par procureur ».

3. Les effets de la représentation en justice :

Ce n’est pas le mandataire (l’avocat) qui est partie au procès mais c’est le
plaideur. C’est pourquoi la notification d’une décision de justice doit être faite
à l’adresse du plaideur plutôt qu’à celle de son avocat notamment faire suivre
l’exécution.

C. La capacité :

Pour être recevable, l’action en justice doit être exercée par une personne ayant
la capacité d’ester en justice. A cet égard, on distingue deux sortes de capacités

: la capacité de jouissance et la capacité d’exercice. La capacité de jouissance

c’est le droit d’ester en justice, en principe, toute personne physique ou morale
a ce droit. La capacité d’exercice par contre, correspond à l’exercice du droit
d’agir en justice de sorte que les personnes frappées d’incapacité ne peuvent
agir que par l’intermédiaire de leur représentant légal.
Section2 : sanctions des conditions de recevabilité :

Le juge relève d’office le défaut de qualité, de capacité ou d’intérêt ou le défaut

d’autorisation lorsque celle-ci est exigée. Il va donc mettre en demeure

(enjoindre, demander) la partie de régulariser la situation dans un délai qu’il
fixe et si la régularisation intervient dans le délai, l’action sera déclarée
recevable. Dans le cas contraire, l’action sera déclarée irrecevable. Les
personnes pouvant relever l’absence d’une condition de recevabilité sont ; le
juge ou les parties intéressées. Ces conditions sont vérifiées par le juge dès le
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il n’en a pas seul le monopole. Par ailleurs. une instance. l’incapable peut devenir capable ou se faire représenter par la personne ayant qualité pour la défense de ses intérêts. Chapitre2 : différentes formes de l’action : Considérée du côté de celui qui s’adresse au 1er au juge. En effet. cette personne se dénomme le défendeur et son rôle consiste à s’opposer à la demande introduite à son égard. Les demandes introductives d’instance : Elles sont appelées aussi demandes principales et ce sont donc celles qui commencent un procès. Les demandes incidentes : 6 . En effet. l’action sera déclarée recevable. le défaut de qualité ou d’intérêt pouvant l’être difficilement. A. d’intérêt ou de capacité. la partie adverse peut également invoquée l’absence de qualité.début de l’instance au moment où il vérifie sa compétence et les autres conditions de sa saisine. dans le cas contraire elle sera déclarée irrecevable. l’action s’appelle la demande en justice. mis en demeure. Cette demande introduit donc une instance et cette requête prend la forme d’une requête écrite ou parfois d’une déclaration verbale faite auprès du greffe du tribunal compétent. d’intérêt ou de capacité à régulariser sa situation dans un délai qu’il fixe lui-même étant préciser que la juridiction saisie ne peut en aucun cas prononcer l’irrecevabilité de la demande si elle n’a pas au préalable. le législateur contraint le juge à mettre en demeure la partie ayant un défaut de qualité. Section1 : la demande en justice : C’est l’acte par lequel une personne dénommée demandeur saisie un tribunal d’une prétention au moyen d’une requête introductive d’instance. Elles sont l’oeuvre des parties et la demande introductive est dénommée demande initiale car c’est celle par laquelle le plaideur prend l’initiative d’une procédure en soumettant au juge ses prétentions. L’action prend le nom de défense quand elle est envisagée du côté de celui contre qui le demandeur agit. Les différentes catégories de demandes : 1. le défaut de capacité ou d’autorisation. 2. La régularisation concerne au 1er chef. Si la régularisation a été accomplie dans les délais. Mais si la loi l’y oblige.

Le défendeur peut se contenter de résister à la demande. il devient donc luimême demandeur. Par ce biais. u demandes reconventionnelles. demande reconventionnelle car le défendeur originaire prétend obtenir un avantage autre que le rejet de la prétention de son adversaire. il se défend en prouvant qu’il ne doit rien au demandeur. demandes en intervention forcée. L’objet du litige pourra être modifié par les demandes incidentes lorsque celleci se rattachent aux prétentions originaires par un lien suffisant : (s’agissant d’une demande en paiement du loyer. additionnelles (s’ajoutent aux demandes introductives d’instance) : ce sont celles par lesquelles le demandeur modifie sa demande. l’étend ou la réduit. tiers appelées aussi. le demandeur aura la possibilité le jour où l’affaire sera jugée de former une demande additionnelle pour obtenir le paiement du loyer échu depuis l’introduction de la demande principale). Il peut aller plus loin aussi. il y a donc. auquel il n’est pas partie pour faire valoir ses droits qui peuvent être compromis par le jugement à intervenir par les plaideurs primitifs (demandeur et défendeur) : c’est ce qu’on appel une intervention volontaire. B. Les effets de la demande en justice : 7 . Par exemple : l’une des parties (demandeur appel au procès un tiers : (le fabriquant) pour le forcé à l’indemniser des condamnations qui pourrait être prononcées contre le demandeur lui-même par exemple : c’est le cas de la demande en garantie formée par l’acheteur menacée d’éviction contre le vendeur). ou mise en cause ou action en déclaration de jugement commun : l’une des parties au procès appelle à l’instance un 1/3 pour que le jugement rendu lui soi opposable. (exemple du prof). du défendeur ou qu’elles mettent en jeu les intérêts d’un tiers.Ce sont celles qui vont être formées au cours d’un procès engagé. Ces demandes se subdivisent en trois groupes selon qu’elles émanent du demandeur. et attaquer à son tour le demandeur.

En revanche certaines actions personnelles même exercées par le défunt de son vivant. Par ailleurs. il doit statuer dans les limites fixées par les demandes des parties et ne pas modifier d’office ni l’objet.Par la demande. Les effets à l’égard des parties : .La demande en justice interrompt la prescription (il s’agit du délai pour agir) elle entraine une mise en demeure avec toutes ses conséquences. Les effets à l’égard du juge : Le juge saisi doit examiner la demande et statuer sur toutes les prétentions des parties mais il ne peut accorder plus qu’il n’a été demandé. Il doit statuer « ULTRA PETITA» c'est-à-dire répondre à tous les points soulevés par la demande et ne pas accorder plus que ce qui lui a été demandé. le juge devra se placer au moment où la demande a été introduite c'est-à-dire qu’il n’a pas à tenir compte de ce qui a pu modifier les droits des parties depuis la demande tel par exemple une loi nouvelle. pour apprécier la demande. 2. . il lui oppose ou bien des défenses au fond ou des exceptions ou des fins de non recevoir.La demande en justice rend transmissible aux héritiers certaines actions à caractère personnel lorsqu’elles ont été formée par le de cujus avant son décès. Autrement dit. C’est le cas par exemple de l’action en dommage et intérêts (en diffamation) qui est donc transmissible aux héritiers à condition que la demande ait été introduite par le défunt de son vivant. Cette riposte fait appel à deux techniques : soit le défendeur va chercher à paralyser l’action du demandeur. 1. sont intransmissibles aux héritiers et c’est le cas par exemple de la demande en divorce. Un rapport de droit se forme auquel vont participer le juge et les parties. le procès se trouve donc engagé. 8 . ni la cause de ces demandes. Soit il tentera d’attaquer le demandeur et il formera une action reconventionnelle (c'est-à-dire répondre à la demande). Cette mise en demeure est l’acte par lequel le débiteur se trouve contraint d’exécuter ses obligations. dans ce cas. Section2 : les défenses : C’est l’ensemble des procédés mis à la disposition du défendeur pour résister à l’attaque dont il est l’objet de la part du demandeur.

C. Constitue donc une défense au fond. tout moyen qui tend à faire rejeter comme non justifiée après examen au fond du droit. En d’autres termes. (Articles 27 et 278 du VPC). par le biais des exceptions le défendeur met un obstacle temporaire à l’examen au fond de la demande et c’est ce qui explique que les exceptions ne peuvent pas être opposées à tous les stades de la procédure car elles doivent être nécessairement invoquées IN LIMINE LITIS c'est-à-dire au seuil de l’instance et avant tout débat au fond. Les exceptions de nullité : par lesquelles une partie invoque la nullité d’un acte de procédure : (non respect des délais. il ne conteste pas la demande au fond mais seulement 9 .A. B. Les exceptions dilatoires : par lesquelles il est demandé au juge de suspendre l’instance. Le défendeur s’attaque uniquement à la procédure sans toucher au fond de l’affaire. le défendeur va s’attaquer directement aux droits du demandeur et soutien par exemple. notification incomplète. De ce fait. que ce droit n’a jamais existé ou qu’il s’est éteint. Le code distingue : l’exception d’incompétence par laquelle une partie prétend que la juridiction saisie est incompétente territorialement soit en raison de la nature de la contestation c’est la compétence matérielle. Les exceptions : C’est un moyen invoqué par le défendeur pour paralyser momentanément la demande en déclarant la procédure irrégulière ou pour en suspendre le cours. la prétention de l’adversaire. Les exceptions de connexité : signifient qu’un lien étroit existe entre deux affaires portées devant des juridictions différentes. mentions insuffisantes sur la requête…). La fin de non recevoir : Le défendeur soutien qu’il manque une condition de recevabilité de l’action par exemple : il évoque le défaut d’intérêt ou de qualité ou il se prévaut de la prescription. En effet. En réalité. La défense au fond : Il s’agit d’un moyen qui tend à rejeter la prétention de l’adversaire. Les exceptions de « LITISPENDANCE » : supposent que le même litige entre les mêmes parties est pendant devant deux juridictions également compétentes. les deux litiges ne sont pas les mêmes mais il existe entre eux un lien de connexité tel que la solution du premier pourra directement influer sur la solution du second.

Les demandes reconventionnelles permettent de gagner du temps et de l’argent en faisant trancher deux procès à la fois et en faisant l’économie d’une autre procédure ce qui permettra au juge saisi d’une telle demande d’avoir une vue d’ensemble plus complète des éléments du litige de sorte que la justice sera mieux rendue. elle aboutie à l’échec définitif de la demande. C’est pourquoi le code de PC prévoit que les demandes incidentes ne peuvent retarder le jugement des demandes principales quand celles-ci sont en état d’être jugées. Si cette fin de non recevoir est accueillie. En revanche. Elle a pour effet d’élargir la saisine initiale du tribunal en lui faisant trancher deux demandes distinctes : celle du demandeur initial et celle reconventionnelle du défendeur. * les demandes en DI fondées exclusivement sur la demande principale : si le défendeur estime que l’action qui est diligentée à son égard est abusive. Définition : 10 .le droit à l’exercice de l’action. ces demandes reconventionnelles ralentissent le cours de la justice car le jugement de la demande principale risque d’être retardé par l’examen de la demande reconventionnelle et à ce titre on peut craindre qu’une demande reconventionnelle puisse être utilisée à des fins dilatoires pour retarder la solution du litige. soit obtenir carrément la condamnation du demandeur. soit l’atténuer. D. On voit bien que cette demande tend au rejet de la demande principale mais elle va plus loin car le défendeur cherche à obtenir un résultat distinct du simple rejet de la demande. Par exemple : sont considérées comme reconventionnelles : * les demandes qui servent de défense à l’action principale : le défendeur auquel on réclame l’exécution d’un droit. il peu former une demande reconventionnelle en DI à raison du préjudice qu’il subit du fait de l’action principale. Chapitre3 : classification des actions : Section1 : action réelle. personnelle et mixte : A. peut par voie reconventionnelle demander la nullité ou la résolution de ce droit : (parce que l’action est prescrite). Les demandes reconventionnelles : Elle est une demande incidente formée par le défendeur dans le but de neutraliser la condamnation réclamée à son encontre.

B. l’action personnelle ne peut être exercée que par le créancier et contre la personne même qui s’est obligée (le débiteur). l’acheteur tant à ce titre créancier de la livraison et à ce titre l’action est personnelle. Cette action est mixte car d’une part. Exemple : une personne achète un immeuble et agit en délivrance de ce dernier. du vendeur qui va demander la résolution de la vente d’un immeuble son action est mixte car elle vise à obtenir la résolution du contrat (d’où son caractère personnel) et à redonner la propriété du bien au vendeur (d’où son caractère réel). le vendeur doit livrer la chose. Enfin. Intérêt de la distinction : Au niveau de la procédure. ’annulation. la résolution ou la révocation d’un acte translatif de propriété ou constitutif d’un droit réel immobilier c’est le cas par exemple. Les actions personnelles : sont destinées à protéger un droit de créance dit aussi personnel et c’est le cas lorsque le créancier par exemple.Les actions réelles : protègent les droits réels c‘est le cas par exemple de l’action en revendication qui sanctionne le droit de propriété et grâce à laquelle un propriétaire réclame la restitution de la chose à titre de propriétaire. réclame une somme d’argent qui lui est due par son débiteur. Section2 : actions mobilières et immobilières : 11 . il reste à noter que les actions mixtes : mettent en présence à la fois un droit réel et un droit personnel. D’autre part. Alors que l’action réelle peut être par toute personne qui émet une prétention sur le droit litigieux et contre tout détenteur du bien en question. Ainsi. le créancier hypothécaire impayé pourra exercer son droit de suite à l’égard de toute personne détentrice de l’immeuble. On les range en deux catégories : droit réel immobilier en même temps qu’il a fait naitre un droit de créance. l’acheteur est devenu propriétaire dès le jour de l’inscription de l’acte de vente à la conservation de la propriété foncière et à ce titre son action est réelle car elle tend à faire reconnaitrez son droit réel.

). Par exemple. l’action est dite immobilière. un trouble grave et actuel de la possession impliquant que la personne auteur du trouble ait l’intention de manifester par ce trouble. Il existe trois types d’actions possessoires : d’un immeuble dont la possession est troublée par autrui. Chapitre1 : principes directeurs de la procédure : Section1 : le principe du contradictoire : 12 . Section3 : actions pétitoires et actions possessoires : Les actions pétitoires tendent à faire juger l fond du droit (par exemple . le droit de propriété sur un immeuble) par contre les actions possessoires tendent à protéger non pas la propriété mais la possession ou la détention de droits réels immobiliers.. cesser des travaux effectués par un voisin et dont l’achèvement provoquerait un trouble grave. La complainte suppose donc. L’action possessoire permettra d’intervenir avant que l’acte n’ait un caractère irrémédiable. elle va donc sanctionnée la dépossession brutale et réprimée une atteinte portée à l’ordre public. est donnée à celui qui est victime d’une voie de fait accompagnée ou non de violence. Titre2 : les décisions de justice : L’instance se définie comme une suite d’actes de procédure allant de la demande en justice jusqu’au jugement. Cette action est prescrite en cas de troubles éventuels. l’action est dite mobilière et s’il porte sur un immeuble.A noter que si le droit porte sur un meuble. un voisin fait des fouilles en bordure son fond dans le but de planter des arbres à une distance inférieure à la distance légale communément admise. une prétention quelconque à un droit sur le fond. Les actions mobilières sont celles qui tendent à sanctionner un droit de créance. La possession consiste en un simple fait qui tend à se conduire comme un propriétaire alors que la détention consiste en un pouvoir de fait mais seulement avec la permission et pour le compte du propriétaire (le locataire du….

les audiences sont publiques sauf si la loi en décide autrement. La publicité des débats est une garantie de la bonne administration de la justice et cette publicité s’applique aussi bien à l’audience qu’au jugement. par exemple le tribunal peut décider que les débats se poursuivront en chambre de conseil s’il doit résulter de la publicité une atteinte à l’intimité de la vie privé ou si toutes les parties le demande ou s’il survient des désordres de nature à troubler la sérénité de la justice. Les parties doivent faire connaitre en temps utile les moyens de fait sur lesquels elles fondent leurs prétentions. seules les parties introduisent une instance et ont la liberté d’y mettre fin. Elle a pour corollaire la liberté de publication des débats et des décisions judiciaires notamment par voie de presse. à noter que le juge ne peut retenir dans sa décision que les moyens. Des restrictions sont prévues par la loi dans certains cas. et autres actes de procédure permettent de veiller au respect des échanges d’informations entre parties adverses en vue de faire respecter le principe du contradictoire lequel s’impose aussi bien au juge qu’au tribunal. Ce principe consacre la liberté de la défense et il s’impose aussi bien aux parties qu’au juge. En ce sens. au moins en certains points. elle détermine l’objet du litige par la prétention et le juge ne peut se prononcer que sur ce qui est demandé. Il peut aussi inviter 13 . les explications et les documents invoqués ou produits par les parties que si cellesci ont été à même d’en débattre contradictoirement. D’autre part. En effet. les moyens de preuve qu’elles produisent et les moyens de droit qu’elles invoquent afin que chacun soit à même d’organiser sa défens. Section3 : rôle des parties et du juge : En principe. En effet. la procédure civile relève du droit public puisqu’elle comporte des règles relatives à l’organisation et au fonctionnement de la justice qui est un service public. Les règles de citation. la procédure est dite accusatoire. Section2 : le principe de la publicité des débats : Les débats sont généralement publics. Enfin. Le juge n’a pas un rôle passif puisqu’il veuille au bon déroulement de l’instance et il a le pouvoir d’impartir les délais et d’ordonner les mesures nécessaires.La procédure est contradictoire en ce sens qu’une partie ne peut être jugée sans avoir été entendue ou appelée. de notification.

la partie diligente peut demander au juge la notification par voie postale au moyen d’une LRAR. 2. Ces actes doivent être écrits.les parties à fournir des explications de fait et de droit qu’il estime nécessaire à la solution du litige ou ordonner des mesures d’instruction…. si elle est remise au concerné (destinataire) en personne soit à domicile entre les mains de parents. lorsque la notification par le greffe est demeurée infructueuse. serviteurs ou toute autre personne habitant avec le destinataire. L’assignation est l’acte par lequel le demandeur cite son adversaire à comparaitre devant le juge. B. Chapitre2 : les actes et les délais de procédure : Section1 : les actes de procédure : A. Les procédés de notification : La notification est directe lorsqu’elle s’opère par l’un des agents du greffe soit à la partie elle-même soit à son mandataire (l’avocat).. militaires et autres fonctionnaires). 1. Les divers actes écrits : Si les débats peuvent se dérouler oralement. contenir certaines mentions et être notifiés aux parties. En ce sens. la procédure est dite inquisitoriale. fonctionnaires tel les greffiers au nom et pour le compte des parties. la forme écrite s’impose toutefois. Notification des actes : On distingue la citation ou l’assignation (comparution) de la signification (notification). Le juge peut également ordonner qu’une notification soit effectuée par voie administrative c'est-à-dire par les agents de l’administration (forces publiques. La signification est la notification d’une décision de justice. On groupe les actes de procédure en deux catégories : les PV. Le destinataire de la notification : La notification est considérée comme valablement effectuée. la notification sera valablement faite à la résidence dans les 14 . pour un grand nombre d’actes pour conserver la preuve de ce qu’ils contiennent. Ensuite. A défaut de domicile.

Il prévoit des délais de distance qui s’ajoutent au délai normal. Section2 : sanctions des actes et délais de procédure : Diverses sanctions sont prévues en cas de non respect des règles applicables aux actes et délais de procédure : amendes.mêmes conditions. Ces règles sont des règles impératives. si le délai est exprimé en jours. si le dernier jour est un jour férié un samedi ou un dimanche. Il peut y avoir enfin. En effet. de la décision ou de la notification qui le fait courir ainsi que celui du jour de l’échéance ne compte pas. Par exemple : si l’intéressé réside à l’étranger. les délais de comparution sont augmentés de deux mois pour les personnes qui demeurent en Algérie. Par exemple . Suite de la procédure civile : Le législateur a tenu compte de l’éloignement du domicile d’une personne par rapport du domicile dans lequel doit être accompli la procédure. en Tunisie ou dans un Etat d’Europe. un délai de 10 jours ne va expirer que le 11ème jour et d’autre part. si l’acte de procédure n’a pas été accompli de façon régulière dans les délais fixés par la loi. en Asie ou en Amérique. on ne compte pas le jour à partir duquel court le délai et tous les délais sont en outre fronts c'est-à-dire que le jour vers lequel tend le délai ne compte pas. Le législateur a pris en compte la situation sociale des plaideurs qui auront recours à ce type de 15 . Concernant la déchéance. Chapitre3 : le déroulement et la fin du procès civil : Section1 : procédure devant les JCA : La procédure est essentiellement orale et gratuite. place pour des amendes civiles ou des DI auxquelles les parties pourront être condamnées. on ne peut plus le refaire valablement.). le non respect des actes et des délais de procédure entrainera des sanctions. Compte à la computation des délais. il y a donc déchéance. celui de l’acte de l’événement. et de quatre mois pour les personnes qui demeurent en Océanie. La nullité s’applique si on n’a pas respecter les formalités imposées par le législateur. et cette nullité pourra intervenir sur la demande des intéressés. de trois mois pour les personnes qui demeurent dans un autre pays africain. le délai sera prorogé jusqu’au 1er jour non férié (automatiquement le lundi etc.

être déférées dan les 3 jours du prononcé (parties présentes) ou de la notification (partie absente) par les parties elles mêmes devant le président du TPI. Le déroulement proprement dit d’un procès civil : 1. le juge peut être saisi par une requête écrite et il procédera dans un 1er temps à la conciliation préalable des parties au procès. Le recours est ouvert en quatre cas limitativement.juridictions en l’occurrence. Introduction de la demande et saisine du tribunal : Une demande en justice peut être introduite sous deux formes : la requête écrite ou la déclaration verbale. des gens illettrés. En cas d’échec de la conciliation. En principe. il rend son jugement et si les parties sont présentes au moment où la sentence (décision) est prononcée. Cette requête doit être 16 . par la notification ou la convocation. lorsque le juge s’estime suffisamment éclairé. le juge va ordonner la notification et il sera procéder à l’exécution dans les 3 jours de l a notification. Toutefois. il rendra immédiatement son jugement. ce magistrat devra statuer dans les quinzaines qui suivent sa saisine et sa décision ne sera susceptible d’aucune voie de recours. la valeur matérielle du litige est fixée à 1000dh et plus. D’une façon générale. D’ailleurs. Si la partie condamnée est absente au moment où le jugement est prononcé. la décision n’a pas à être notifiée et doit être exécutée après expiration du délai de 3 jours de son prononcé. Les décisions du juge communal et d’arrondissements sont insusceptibles de recours mais elles peuvent toutefois. énumérés par la loi : lein droit . Section2 : le déroulement de la procédure devant le TPI : A. Même si la procédure est orale. avec la réintroduction de la formation collégiale et la généralisation de la procédure écrite en 1ère instance. les décisions du juge communal et d’arrondissements ne sont susceptibles d’aucun recours ordinaire ou extraordinaire. c’est évidemment la requête écrite qui prévaut. et exceptionnellement à 2000dh par accord écrit des parties.

qualité ou profession . son besoin d’être éclairé sur les éléments du procès et lorsqu’il s’estimera suffisamment éclairé. 2. les faits et les moyens invoqués. 3.signée par le demandeur ou par son mandataire et comporter le nom . invitées à échanger leurs conclusions écrites. énoncée sommairement. Si l’un des protagonistes est une société. un rapport écrit relatant les incidents. des enquêtes ou des serments. les pièces dont le demandeur entend éventuellement s’en servir lesquelles doivent être annexées à la demande. le 17 . à la garantie des droits de la défense des parties et des intervenants au procès notamment. La requête doit en outre. l’objet de la demande. L’administration judiciaire de la preuve peut être faite au moyen des expertises. Ces mentions sont pour la plupart. leur non respect entraine l’irrecevabilité de la demande. domicile ou résidence du demandeur et du défendeur. Le juge rapporteur manifeste par ce biais qu’est la phase de l’instruction. Les parties sont tenues de s’expliquer avec modération et si elles manquent de respect à la justice. impératives. le demandeur est tenu de déposer sa requête introductive d’instance au moment même où il s’acquitte de la taxe judiciaire prévue à la caisse du greffe du tribunal saisi. L’audience : Après avoir fixer le jour de l’audience. Enfin. remettre les pièces au juge ou à plaider leurs affaires si elles auront fait leur demande ou si celle-ci est acceptée. prénom . En outre. Instruction de la demande : L’instruction de la demande est d’abord confiée à un juge rapporteur dont le rôle est de contrôler toutes les phases de la procédure en faisant respecter les règles régissant les actes et délais de procédure. Il doit veiller également. les parties comparaissent en personne ou par mandataires et elles sont selon les cas. la nature de l’activité et le siège social. lors de la mise en oeuvre des mesures d’instruction destinées essentiellement à l’administration de la preuve. de visites des lieux. le juge rapporteur dresse lorsque l’affaire est en état d’être jugée. des procédures et les moyens des parties et énonce en outre les points à trancher sans donner son avis. le requérant sera tenu d’indiquer la dénomination sociale . il prendra une ordonnance de dessaisissement comme c’est le cas en appel.

La compétence est exclusivement. 4. Quant à la seconde condition. Décision de justice ou titre exécutoire : le titre exécutoire est un acte authentique revêtu de la formule exécutoire et susceptible de donner lieu à une exécution forcée. C’est le cas en matière de constats. il faut que la mesure sollicitée soit urgente et qu’elle ne préjudicie pas au principal. lorsqu’il s’agit de solliciter une mesure conservatoire ou une expertise. Deux conditions sont exigées : 1. De même. ce magistrat pourra également en cas de trouble ou scandale. Les conditions de mise en oeuvre de la procédure de référé sont l’urgence et la nécessité de statuer au provisoire. Procédures particulières : a. L’urgence doit s’apprécier en raison de la nature de l’affaire et des conséquences graves et parfois irréparables qu’un retard peut entrainer si une décision n’est pas prise immédiatement. La décision qu’elle comporte ne statue qu’au provisoire et sans préjudice de ce qui sera décidé sur le fond. ordonner l’expulsion tant d’une partie ou du mandataire la représentant ainsi que toute personne présente à l’audience. Le recours au juge des référés est également possible. 2. Les procédures en cas d’urgence : sur requête : il s’agit d’une décision de justice rendue sous forme d’ordonnance par laquelle est saisi le juge compétent. attribuée au président du TPI.magistrat pourra les condamnées à une amende sur la base d’outrage à magistrats. le juge des référés ne doit jamais tranché une question touchant au fond du litige. la juridiction de droit commun du provisoire et de l’urgence. mobilière ou immobilière. Nature des difficultés d’exécution : il s’agit généralement de contestations ou de demandes de délais de grâce. L’ordonnance rendue est susceptible d’appel dans le délai de 15 jours de son prononcé et elle est immédiatement exécutoire. en cas de difficultés relatives à l’exécution d’un jugement ou d’un titre exécutoire. Deux conditions sont exigées pour qu’une ordonnance sur requête soit prononcée. L’ordonnance rendue ne statue qu’au provisoire 18 . Le référé a lieu par exemple. c’est le cas également de toute ordonnance autorisant un propriétaire à reprendre la possession d’un local abandonné par son locataire et c’est le cas aussi aux fins de saisies conservatoire.

Les offres doivent porter sur la totalité des sommes exigibles. ordonner l’attribution à qui de droit (épouse et/ou enfants mineurs) d’une pension 19 . des créances en l’occurrence. De ce fait. Enfin. La créance doit être due en vertu d’un titre ou d’une promesse reconnue. que le créancier refuse l’exécution par le débiteur d’une obligation devenue exigible dans ce cas. Pourtant. le juge peut dans le délai d’un mois à compter de cette demande. b. C’est par exemple. le débiteur peut faire somation au créancier d’avoir à recevoir sa créance. quant à l’exécution. la compétence sera dévolue aux JCA. on peut faire appel des ordonnances de référé dans un délai de 15 jours à compter de la notification ou du prononcé si les parties sont présentes à l’audience du jugement. consigner la somme ou la chose offerte sans qu’il soit nécessaire pour la validité de la consignation qu’elle ait été autorisée par le juge. Enfin. s’agissant d’une procédure sommaire et expéditive notamment.et sans préjudice de ce qui sera décidé sur le fond. le créancier met en jeu toutes les voies de droit qui lui sont reconnues pour récupérer sa créance. Les procédures spéciales : tenu de s’acquitter de son obligation sinon. tel est le cas du règlement d’une traite (lettre de change ou billet à ordre) relative à une fourniture quelconque. il arrive parfois. un procès verbal d’offre est dressé et si le créancier refuse les offres. Cette procédure est de la compétence exclusive du président du TPI. elle ne s’impose aucunement au juge du fond qui peut statué différemment sans être lié par la portée de la décision prise en vertu de l’urgence. le cas en matière de loyer. elle n’est pas applicable dans le cas où le débiteur réside » à l’étranger ou n’a pas de domicile au Maroc. Au dessous d’une telle somme. le débiteur peut pour se libérer. Cette procédure d’injonction de payer est utilisée seulement lorsqu’il s’agit d’une somme d’argent c'est-à-dire d’une créance liquide. pour toute demande de paiement d’une somme d’argent supérieur à 1000dh. À cet effet. nt qu’il ne soit statuer sur le fond de la demande relative à la pension alimentaire.

Il faut distinguer le défaut du demandeur et celui du défendeur. entendu les parties intéressées et procéder à une enquête en vue d’établir la preuve des faits allégués par tout moyen de droit. les déclarations judiciaires d’état civil. il est procédé de même en vue de rectifier un acte d’état civil lorsque cet acte ne contient pas toutes les mentions requises par la loi ou lorsque l’une ou plusieurs de ces énonciations sont inexactes. Si le demandeur ou son mandataire régulièrement convoqué. Il s’agit d’une sorte de renvoi de l’affaire sans fixation de l’audience. La décision qui sera rendue ordonnera la description de l’acte sur l registre de l’état civil de l’année de naissance ou du décès. ne comparé pas à la date fixée.alimentaire provisoire en tenant compte du bien fondé de la demande et des preuves fournies à son appui. 2ème phase : radiation de l’instance en l’état : si au 20 . deux phases sont nécessaires pou la radiation définitive de l’instance : 1ère phase : radiation de l’affaire du rôle de l’audience : le tribunal peut en l’absence d’éléments lui permettant de statuer sur la demande. la requête est présentée au tribunal de droit commun du lieu de naissance ou du lieu du domicile du demandeur. Concernant. En d’autres termes. n’a pas comparu en matière de procédure orale ou n’a pas conclu en matière de procédure écrite au jour fixé. toute personne justifiant d’un intérêt légitime ou le ministère publique peut saisir le tribunal de 1ère instance en vue de faire déclarer judiciairement une naissance ou un décès qui n’aurait pas été inscrit sur les registres d’état civile. En tout état de cause. décider la radiation de l’affaire du rôle de l’audience. Par la suite. S’agissant de la rectification de l’état civil. selon qu’elles concernent les déclarations de l’état civil ou des rectifications d’actes de l’état civil. bien que régulièrement convoqué. cette procédure vise à réparer l’oubli ou la carence d’une procédure ou d’une formalité essentielle dont les conséquences se feront durement sentis toute la vie d’une personne ou en cas de décès celle de ses ayants droit en ce qui concerne l’exercice de leurs droits civils. le juge statut par ordonnance après avoir le cas échéant. civiques….

le tribunal ordonnera la radiation de l’instance en l’état. Mais les parties peuvent mettre fin à l’instance par le désistement. Le désistement : 21 . Les causes de suspension et d’interruption de l’instance : a. Causes de suspension de l’instance : Les causes de suspension sont des événements qui arrêtent le cours de l’instance momentanément pour la laisser se continuer ensuite quand la cause a disparue. C’est le juge qui statut sur la recevabilité des causes. le défendeur s’abstient d’accomplir les actes de procédure. l’acquiescement et en vertu de la loi. Ainsi. il est parfois l’occasion d’incidents c'est-à-dire d’événements qui ralentissent ou alourdissent son cours normal. Les incidents de procédure : Un procès ne se déroule jamais aussi simplement qu’il vient d’être décrit. b. B. le demandeur ne sollicite pas la poursuite de l’examen de l’affaire. L’instance interrompue ne reprendra qu’après les formalités prévues par le code de PC en matière de reprise d’instances : reprise volontaire par l’une des parties ou reprise forcée par voie de citation émanant du juge ou de la partie adverse. Parmi ces événements on peut citer le sursis à statuer. 1. la suspension de l’instance découle d’une décision du tribunal qui n’est pas dessaisie. Les causes d’interruption de l’instance : Elles se rattachent à une modification dans la situation des parties ou de leurs représentants : (le décès de l’une de parties) modification dans la capacité des parties. après avoir comparu. a. par le jugement.cours des deux mois suivant la décision de la radiation du rôle. Ce n’est donc qu’en l’absence d’actes de procédure en ce sens interprétés comme une manifestation négative du demandeur. le jugement peut être contradictoire ou réputé tel si en effet. la péremption met fin à l’instance. 2. Les causes d’extinction de l’instance : L’instance se termine normalement. la radiation en cas de défaut de diligence d’une partie (radiation du rôle de l’instance). Quant au défaut du défendeur. que le juge prononcera la radiation de l’instance. En effet.

F=dans ce cas. L’acquiescement : Est le fait de la part d’un plaideur (le défendeur dans ce cas). Et l’acquiescement au jugement : qui emporte toute renonciation aux voies de recours et soumission à tous les chefs de jugement. À côté de ce premier type de désistement. au droit d’agir lui-même et donc ce désistement d’action entrainera e facto. Les jugements : Le mot jugement désigne toute décision émanant d’une juridiction. Les jugements définitifs et les jugements avant dire droit. le demandeur ne renonce pas seulement à son instance mais à son action. En d’autres termes. Il y a intérêt par exemple. C. Ensuite. Elle n’est pas réglementée par le code de PC. le désistement d’instance n’entraine pas la renonciation de la partie au fond du droit. Concernant les 1ers ce sont ceux qui statuent sur le fond du procès en mettant fin à la contestation qui leur a été soumise ou à un incident de procédure. ils 22 . à sa prétention. l’extinction du droit d’agir relativement à la prétention dont le juge était saisi. Aucun délai ne fixe le délai de péremption lequel est de deux ans en France. de se soumettre aux prétentions de l’autre. en cas d’empêchement. b. c. On distingue deux sortes d’acquiescements : l’acquiescement à la demande : le défendeur se soumet à toutes les prétentions du demandeur. intervient le prononcé élu par le juge unique ou par le président de chambre ou par un magistrat qu’il désigne à cet effet. Les jugements sont rendus en audience publique au nom du roi et ce n’est qu’à la fin des débats que l’affaire est mise en délibéré (en état d’être jugée). La péremption d’instance : C’est l’extinction de l’instance par suite de l’inaction des parties pendant un certain délai. on distingue le désistement d’action qui est bien plus grave. si l’instance a été engagée devant un tribunal incompétent. Elle peut être seulement considérée comme une pratique consacrée par la jurisprudence. étant précisé que ce délai peut être interrompu par tout acte de procédure. Différentes sortes de jugements : a. 1.Il se produit quand le demandeur renonce à l’instance actuellement engagée sans renoncer pour autant.

b. Le jugement va énoncer la décision rendue sous forme de dispositif : (le dispositif étant la solution du litige). La 1ère expédition qui est délivrée à la partie requérante « qui en fait la demande) s’appelle la grosse du jugement. Quant au jugement avant dire droit. c. le nom du ou des juges. dénominations des parties. Les jugements déclaratifs et constitutifs : Les jugements déclaratifs confirment une situation juridique préexistante. La sanction des règles de forme des jugements sera la nullité notamment. leurs signatures. ils ne statuent pas sur le fond du procès.ont donc l’autorité de la chose jugée. 2. Le jugement doit contenir l’indication de la juridiction dont il émane. Jugements gracieux et contentieux : Les jugements contentieux tranchent une contestation qui oppose des adversaires et les seconds sont des décisions rendues en l’absence parfois. prénoms. Il doit en outre. leurs domiciles ou siège social. Elle est revêtue de la formule exécutoire. les noms. le nom des avocats le cas échéant. 23 . ou encore l’obligation de motiver le jugement. L’expédition (la copie de la décision rendue et l’original s’appel la minute) du jugement est peut être demandée par les parties au greffier. Forme des jugements : Sous la dictée du juge. le greffier va rédiger l’original du jugement qu’on appel la minute. la date. Le jugement rendu est revêtu de la formule exécutoire constitue ce que l’on appel un titre exécutoire. de tout litige véritable ou d’adversaires. le nom du représentant du ministère public s’il y lieu. en cas de violation des règles prescrivant l’indication des noms des juges. On dit que les parties : « élèvent le jugement ». ils ordonnent uniquement une mesure provisoire dans l’intérêt de l’une des parties afin de lui assurer une protection qui pourrait devenir nécessaire en raison des lenteurs de la justice (c’est le cas de l’expertise ou des enquêtes) qui permettent au tribunal d’être mieux informé avant de pouvoir statuer sur le fond. celui du secrétaire greffier. les seconds sont ceux qui créent une situation juridique nouvelle. être motivé. ils ne disent pas encore le droit. Le jugement doit exposer sommairement les prétentions respectives des parties et leurs moyens de défense.

Le dessaisissement : Le 1er effet du jugement est de dessaisir le juge. ce principe d’autorité de la chose jugée. le juge peut sur requête. En effet. réparer certaines erreurs matérielles : (indication d’une adresse fausse pour la notification). communiquer la force exécutoire ou droits dont il reconnait l’existence ou procurer au demandeur qui peut être n’avait qu’un titre sous sein privé. a. En effet. Quant aux jugements qui créent une situation nouvelle. un titre authentique. par exemple . Création ou renforcement du droit : Le juge crée le droit lorsqu’il s’agit d’un jugement constitutif.3. Quant à l’aspect négatif. b. on dit qu’ils sont déclaratifs de droit. Cette autorité de la chose jugée a donc un double aspect. il emporte autorité de la chose jugée c'est-àdire. Certaines limites ont été néanmoins. une fois la décision rendue. l’impossibilité de remettre en cause le point sur lequel le tribunal a statué. c. portées à ce dessaisissement par exemple. Les effets des jugements : En principe. Il peut renforcer le droit dans d’autres cas à plusieurs points de vue. ils rétroagissent au jour de la demande parce qu’ils ne créent pas le droit. exclu les jugements d’avant dire droit. L’autorité de la chose jugée (principe universel en matière juridique) : Dès qu’un jugement est rendu. L’exécution des jugements : 24 . repose sur la considération que les litiges n’ont pas vocation à s’éterniser et que la décision rendue est alors. L’autorité de la chose jugée ne concerne évidemment que les décisions contentieuses qui sont définitives ce qui logiquement. les parties ne pourront pas remettre en cause devant une autre juridiction ce qui a été ainsi jugé. le juge ne peut plus revenir sur la dite décision pour la modifiée ou y ajouté quelque chose. 4. puisque les parties pourront donc se prévaloir du droit qui a été reconnu par le jugement et les avantages qui s’y rattachent. à ce titre. ils seront considérés comme constitutifs ou attributifs de droit. Un aspect positif. comme ouverte par une présomption de vérité. les jugements produisent leurs effets au jour où la demande est formée et non pas du jour où elles sont rendues. ils ne font que le constaté . En effet.

la décision sera exécutée. il s’agit du procédé de la notification. De là une condition préliminaire et indispensable. il faut que l’adversaire ne l’ignore pas.Pour que le jugement puisse être exécuté. en l’occurrence à la partie contre laquelle. l’agent d’exécution utilisera des voies d’exécution prévues par le code de PC. au Maroc les décisions de justice sont susceptibles d’être exécutées pendant 30 années à partir du jour où elles ont été rendues. L’exécution provisoire peut être subordonnée à la constitution d’une garantie réelle ou personnelle suffisante pour répondre à toute restitution ou réparation. 2ème cas où l’exécution d’un jugement peut être retardée et c’est le 25 . a. L’agent chargé de l’exécution (huissier) notifie à la partie condamnée la décision qu’il est chargé d’exécuter. En effet. L’exécution provisoire est judiciaire et elle n’existe que parce que le juge la prononce. La notification du jugement est nécessairement accompagnée d’une expédition dument certifiée conforme de ce jugement. au contraire accélérée. Il la met en demeure de se libérer sur le champ ou de faire connaitre ses intentions. Au cas où le débiteur sollicite un délai. Notification du jugement : Les jugements sont notifiés aux parties elles même. de renoncer.…) ou se déclare incapable de le faire. Ce délai expiré. b. les biens du débiteur si cette mesure parait nécessaire pour sauvegarder les droits du bénéficiaire de cette décision. suspend l’exécution. En effet. les décisions seront périmées. Elle peut être ordonnée à la demande des parties ou d’office chaque fois que le juge l’estimera nécessaire et compatible avec la nature de l’affaire à condition que cette exécution provisoire ne soit pas interdite par la loi. L’exécution du jugement : Le jugement est exécutoire à partir du moment où il passe en force de chose jugée. l’agent doit rendre compte au président qu’il l’autorise à saisir conservatoirement et par ordonnance. Au cas où le débiteur refuse de se libérer (de payer. il s’agit d’un bénéfice accordé au gagnant et grâce auquel il pourra exécuter un jugement rendu en 1er ressort malgré le délai d’appel ou l’appel inter joué qui normalement.

à condition que l’exéquatur ait été accordé. d’ordonnances et donc de tout acte qualifié de juridictionnel.…). Il n’en reste pas moins que le recours aux tribunaux donne lieu à de nombreux frais. Une fois ces vérifications terminées. les frais de justice : Le principe est que la justice est gratuite mais cela signifie seulement que les plaideurs n’ont pas à payé les juges. susceptibles d’exécution au Maroc. si cette décision ne comporte en son sein aucune stipulation de nature à porter atteinte à l’ordre public marocain. Le TPI devra vérifier simplement sur la base des pièces produites si la décision émane bien d’une juridiction étrangère régulière (compétente. Cette demande ne peut en tout cas être formée que par le bénéficiaire de la décision ou de l’acte étranger. compétent pour statuer sur les demandes d’exéquatur et ce quelque soit le degré de juridictions étrangères qui a rendue la décision.cas par exemple. La demande d’exéquatur doit être formée par requête et être accompagnée des documents suivants tels qu’éclairé par le code de PC : étrangère . vérifier également la compétence du tribunal étranger émetteur de la décision et vérifier enfin. -dessus certifiée conforme par un traducteur assermenté. le tribunal rendra un jugement d’exéquatur. À noter que les actes passés à l’étranger devant les officiers et fonctionnaires publics compétents sont également. appel ni pourvoi en cassation contre la décision . d’arrêts. ication ou de tout autre acte en tenant lieu . seules les décisions de justice rendues par les juridictions étrangères peuvent faire l’objet d’une demande d’exéquatur. Ceux-ci sont mis en partie à la 26 . D. lorsque les délais de grâce (le paiement) sont accordées par le juge. il peut s’agir de jugements.

En tout état de cause aux personnes de nationalité marocaine que l’insuffisance de leurs ressources met dans l’impossibilité de défendre leurs droits en justice. 2. Ils ne comprennent que les frais essentiels par exemple : les droits fiscaux sur les actes de procédure . L’assistance judiciaire : Permet au plaideur qu’il soit demandeur ou défendeur et qui n’a pas de ressource suffisante d’exercer ses droits en justice sans avoir à avancer aucun frais. leur concours est gratuit. c’est la partie perdante (la partie qui succombe) qui est condamné aux dépens sauf au tribunal à laisser la totalité ou une fraction des dépens à la charge d’une autre partie par décision motivée. Principaux frais de justice : Les droits fiscaux : ce sont les droits de timbres et d’enregistrement qui sont perçus sur les actes de procédure ainsi que sur les actes produits en justice à l’occasion du procès. Les émoluments des officiers ministériels (exemple : huissiers de justice). Les dépens : Ce sont les frais que l’une des parties peut mettre à la charge de l’autre. les honoraires de consultations et de plaidoiries des avocats. L’assistance judiciaire peut être accordée devant toutes les juridictions du pays. d’assurer le respect de l’égalité de tous devant la justice. L’assistance judiciaire permet notamment. les émoluments des officiers ministériels. En principe. Toutefois. 1. ne sont pas compris dans les dépens. Les étrangers peuvent également être admis à ce bénéfice à condition que des conventions judiciaires internationales le prévoient. 3. Les frais occasionnés par les incidents relatifs à la preuve : par exemple : les honoraires des experts. les indemnités de témoins… Les honoraires des consultations et de plaidoiries des avocats. les droits de plaidoiries etc.… au contraire. L’admission à l’assistance judiciaire est prononcée par des bureaux établis près des juridictions devant lesquelles sont portés les 27 .charge du plaideur qui lorsqu’il prend son procès se voit condamné aux dépens. elle constitue pour les avocats une lourde charge car en principe. les redevances perçus au profit du trésor public par les greffiers .

La demande est transmise par le procureur du roi pour y être examinée à un bureau d’assistance judiciaire et celui-ci l’accorde lorsqu’il apparait que la demande est justifiée. Le retrait n’est prononcé qu’après que l’intéressé ait été entendu. Le défenseur (avocat) est tenu de prêter gratuitement son ministère (son concours) à l’assisté. Dan le cas contraire. Lorsque le retrait est prononcé 28 . Dans l’hypothèse où la demande est admise. à posséder des ressources.Si l’inaction prolongée de l’assisté laisse présumer qu’il se désintéresse de la suite de l’instance. En dernier lieu. Au cas où l’assisté perd son procès. Ces frais sont en effet. avancés par le trésor. ou si une transaction entre les parties est intervenue au cours du procès .Lorsqu’il y a radiation de la cause. Le retrait peut être demandé soit par le ministère public soit par le représentant du ministère des finances soit par la partie adverse. Le plaideur qui désire bénéficier de l’assistance judiciaire va dresser une lettre au procureur du roi. l’assisté est dispensé de toute consignation de frais ou de tout paiement de taxes. l’administration a le droit de recouvrer les sommes avancées si le plaideur venait ultérieurement. cette dispense de payer n’est que provisoire. ce secrétaire du bureau adresse dans les 3 jours de l’admission à l’assistance judiciaire au président de la juridiction compétente. . Le président de la juridiction compétente va donc inviter le bâtonnier à désigner un avocat. . il faut distinguer deux situations : Au cas où l’assisté gagne son procès. la condamnation aux dépens est prononcée au profit de l’administration des finances qu’en poursuit le recouvrement sur la partie ayant succombée. un extrait de la décision accordant l’assistance en y joignant les pièces du dossier remises au bureau. En effet. Cependant.S’il survient à l’assisté des ressources suffisantes . le retrait de l’assistance judiciaire est possible dans les cas suivants : .litiges. elle est refusée. Lorsque l’assistance judiciaire est accordée. À l’appui de cette lettre il joint une déclaration par laquelle il affirme qu’il est dans l’impossibilité de faire valoir ses droits en justice en raison de son indigence.

Le délai pour faire opposition est de 10 jours. On classe ces voies de recours en voies de recours de reformation et de rétractation ou en voies de recours ordinaires et extraordinaires. les voies extraordinaires ne sont ouvertes que dans les cas limitativement énumérés par la loi : (le pourvoi en cassation.définitivement l’assisté doit rembourser immédiatement les frais. En revanche. la tièrce opposition. L’opposition est formée par requête écrite ou par voie de déclaration verbale consignée par un PV établi par le greffe du tribunal compétent et contenir les moyens de l’opposant. Au Maroc les voies de recours au nombre de cinq : l’opposition . Titre3 : les voies de recours : Les décisions judiciaires peuvent être entachées d’erreurs judiciaires. Sont considérées comme étant voies de rétractation : l’opposition . l’appel . à la juridiction qui a rendue la décision par défaut de se rétracter. la demande en rétractation et dans la plupart des cas. les émoluments et les avances dont il avait été dispensé. La partie défaillante demande donc. Les justiciables s’adressent à une juridiction hiérarchiquement supérieure à celle qui a rendue la décision en lui demandant de reformer cette sentence. Les voies de recours de rétractation permettent aux justiciables de s’adresser à la juridiction même qui a rendue la décision judiciaire attaquée en lui demandant de revenir sur sa décision. Section1 : les voies de recours ordinaires : A. Les voies de reformation sont l’appel et dans certains cas la tièrce opposition. L’opposition : 1. Les voies ordinaires sont toujours ouvertes aux plaideurs et ce sont l’opposition et l’appel. Aussi les justiciables sont ils garanties de ce risque par le moyen de provoquer un nouvel examen du procès et ce grâce aux voies de recours. la rétractation et le pourvoi en cassation. Conditions de l’opposition : Voie de recours dirigée contre les jugements par défaut c'est-à-dire contre les décisions rendues contre un plaideur qui n’a pas comparu et qui n’a pas été en mesure de présenter son point de vue. la tierce opposition . Les effets de l’opposition : 29 . la rétractation et la tièrce opposition). 2. les honoraires.

la partie qui a succombée devant le tribunal de 1ère instance s’adresse à une juridiction supérieure. L’effet suspensif : le délai d’appel et l’appel interjeté dans le délai l égal sont suspensifs. Il faut pour cela distinguer l’appel principal qui est formé le 1er par l’appelant (le demandeur) ou l’appel incident formé par l’intimé (le défendeur). les actes qu’auront été fait antérieurement en exécution de ce jugement resterons valables. elle fait revenir le procès devant le même tribunal qui a déjà statué. Effet suspensif : le délai d’opposition et la formation de ce recours. Les conditions d’appel : L’appel est de droit dans tous les cas qui ne sont pas exceptés par la loi et l’appel est une garantie d’ne bonne administration de la justice qui découle de » la règle du double degré de juridiction.a. 1. Le délai d’appel est de 30 jours mais il peut être ramené à 15 jours pour les ordonnances de référé ou pour les jugements statuant sur les actions en faillite (liquidation judiciaire). Effet de rétractation : l’opposition étant une voie de rétractation. b. La juridiction du second degré est essentiellement liée par l’acte d’appel c'est-à-dire qu’elle ne connait que des 30 . Les effets de l’appel : a. L’appel : C’est une voie de recours ordinaire par laquelle. suspendent l’exécution du jugement contre lequel l’opposition est faite sauf si la décision rendue est assortie de l’exécution provisoire. B. appelée cour d’appel pour obtenir la réformation de la décision du 1er juge. Ces délais abrégés le sont en raison de l’urgence. b. si l’opposition suspend l’exécution. le procès tout entier est porté devant la juridiction de second degré et tous les points de droit et de fait que le litige comporte sont soumis à cette juridiction. Le tribunal va donc statuer sur la recevabilité de l’opposition et c’est la décision rendue sur l’opposition qui va anéantir le jugement par défaut ou y apporte les modifications jugées nécessaires. L’effet dévolutif : par l’acte d’appel. à moins que ne soit ordonné une exécution provisoire. 2. Toutefois. Le délai d’appel sera triplé en faveur des parties qui n’ont ni domicile ni résidence au Maroc. elle n’anéantie pas le jugement ce qui signifie que si l’opposition est rejetée.

de s’emparer de toute l’affaire. Ainsi. L’instance d’appel : 1. c'est-à-dire de statuer sur le fond du dossier par une seule et même décision : (loyers échus+ expulsion). qualité. Procédure devant la CA : S’effectue au moyen d’une requête écrite : La requête doit contenir les noms. demander des intérêts. Toutefois. qualité ou profession. En conséquence. Les parties peuvent à l’appui de la requête d’appel. les 31 . il faudra indiquer la dénomination sociale. S’il s’agit d’une société. à chaque fois que le but recherché en appel est en contradiction avec celui soulevé en 1ère instance. ils sont saisis du litige tel qu’il a été soumis au 1er juge en ce sens qu’ils ne pourront être saisis de prétentions nouvelles car on bouleverserait l’économie de la hiérarchie judiciaire en permettant de saisir les juges de 2ème degré d’une prétention non préalablement soumise au 1er juge. il se peut que les 1ers juges soient froissés de voir leur jugement infirmé par la juridiction supérieure et s’ils restaient saisi du fond de l’affaire après cette infirmation. prénoms. ils pourraient sous l’influence de ce mécontentement avoir tendance à ne pas tenir compte des indications qui résultent de cette infirmation. la demande sera irrecevable car l’appel est uniquement destinée à vérifier dans quelle condition les premiers juges ont accomplis leur mission et c’est pourquoi il serait illogique de modifier dans le cadre de l’appel. domicile du mandataire (avocat) de l’appelant. c. la nature et le siège sociale de cette société ainsi que l’objet de la demande. celle procédant de la demande originaire et tendant aux mêmes fins. En effet. les juges d’appel ne peuvent que confirmer ou infirmer le jugement attaqué. Le droit d’évocation : c’est une faculté qui appartient au juge de second degré saisi de l’appel du jugement de 1ère instance.chefs de la demande qui lui sont soumis par l’appelant. des loyers et autres accessoires écus depuis le jugement et donc ne saurait être considérée comme demande nouvelle. domicile ou résidence du demandeur ou défendeur ainsi que les noms. la CA pourra évoquer les points non jugés par les juges de 1er degré pour leurs donnés elle-même une solution définitive ce qui permet de réaliser une économie de temps en rendant la procédure moins couteuse et plus rapide. C. Donc. les éléments du débat.

L’appelant sera tenu de payer une taxe judiciaire et de constituer un mandataire (avocat) car la procédure devant cette juridiction est essentiellement écrite. Il peut ordonner toute mesure d’instruction (expertises. Lorsque l’état de l’affaire le permet. La tierce opposition : Ouverte aux personnes qui éprouvent un préjudice par l’effet d’un jugement auquel ils n’ont été ni parties ni représentées et à l’égard duquel. La partie appelante devra également produire une copie du jugement attaqué. Il peut dans tous les cas d’urgence. formera donc. elles sont tiers. au cours de l’instance. toute mesure qui ne se heurte à aucune contestation sérieuse oui que justifie l’existence d’un différent (difficulté d’exécution. 2. Ce tiers dont les droits peuvent être compromis par le jugement qui va annuler la vente. une tierce 32 .faits et moyens indiqués. ordonner en référé. L’arrêt de la CA : la cour va donc examiner si l’appel est recevable et si tel est le cas. la cour statue au fond et pourra confirmer ou infirmer en tout ou partie.. Instruction du procès : le 1er président de la CA désigne la chambre (formation collégiale (3 juges qui rendent la décision)) à laquelle l’affaire est attribuée puis l’affaire est instruite par un conseiller rapporteur qui a pour mission de veiller au déroulement loyal de la procédure spécialement à la ponctualité de l’échange des conclusions et communication des pièces du dossier. la décision des 1ers juges. . visite des lieux. Procédure devant le 1er président : Le 1er président peut statuer comme juge unique en référé.) qui lui parait utile pour éclairer la religion de la cour. enquêtes. délai de grâce). le conseiller rapporteur prend une ordonnance de clôture ou de dessaisissement. Section2 : les voies de recours extraordinaires : A. C’est un moyen donné à une personne de faire tomber un jugement rendu en fraude de ses droits par exemple : (le vendeur d’un immeuble demande la résolution de la vente pour non paiement du prix alors que l’acheteur a revendu l’immeuble à un tiers. Le dépôt de la requête au greffe est constaté sur un registre spécial. La requête ainsi que les pièces sont transmises sans frais au greffe de la CA.

B. 33 . si au cours de l’instruction de l’affaire. Enfin. il faut que ce tiers éprouve un préjudice du fait du jugement ou du moins être menacé de le subir et être un tiers c'est-à-dire n’être ni partie ni représenté au procès. le jugement attaqué produira tous ses effets.opposition contre cette décision). s’il a été jugé sur des pièces reconnues ou déclarées fausses depuis la décision rendue…). il a été recouvert de pièces décisives qui avaient été retenu par la partie adverse et que leur rétention est de nature à modifier le contenu de la décision . Les conditions d’exercice : Le délai pour former une telle demande est de 30j à partir de la notification de la décision attaquée et ce délai peut être bien sur triplé en faveur des personnes qui n’ont ni domicile ni résidence au Maroc. les parties seront remises dans l’état où elles se trouvaient avant ce jugement. il y a eu dol. il est à noter que la tierce opposition n’est pas suspensive de l’exécution du jugement mais le juge peut demander le sursis à cette exécution. Les cas d’ouverture : Ce recours en rétractation n’est ouvert que dans les cas énumérés limitativement par le code de PC (par exemple : si depuis la décision rendue. de rétracter la décision parce qu’elle est entachée d’erreur et de statuer de nouveau en fait et en droit. Par ailleurs. 3. si la tierce opposition réussie. Si la tierce opposition échoue. 2. Procédure et effets : La demande du recours en rétractation est portée devant la juridiction qui a rendue la décision attaquée. Au rang des conditions de recevabilité. faut témoignage. Si la rétractation est admise. La cour de cassation ne juge pas à nouveau l’affaire mais elle renvoie en cas de cassation à une autre juridiction. C. 1. faut rapport d’experts . le jugement attaqué sera rétracter ou reformer mais seulement sur les chefs préjudiciables au tiers opposant. Le recours en rétractation : Une partie demande à une juridiction qui a rendue une décision passée en force de chose jugée. Le pourvoi en cassation : A pour objet de faire annuler par la cour de cassation les décisions rendues en dernier ressort et en violation de la loi.

En effet. en violation de la loi ou des règles de procédure et qu’aucune des parties ne s’est pourvue en cassation dans les délais.) territoriale. exécutif : (par exemple porte atteinte à des principes fondamentaux de la procédure tels que la liberté de la défense qui exige que la procédure soit contradictoire).1. les parties ne pourront pas se prévaloir pour éluder les conséquences de la décision attaquée qui concerne à leur égard tous ces effets puisqu’on sanctionne ici l’inertie ou le désintéressement des parties. yant causé préjudice à une partie : (exemple : absence de notification. ne pourront s’en prévaloir pour éluder les dispositions de la décision cassée. décisions rendues. Causes d’ouverture de la cassation : application de la loi marocaine dans le dispositif du jugement. mais les parties s’il y a cassation. 2. toutes les décisions doivent constituer une application régulière des textes en vigueurs. il va saisir la cour de cassation. Ce recours a pour objet de sanctionner les erreurs d’interprétation ou d’application de la loi qui pourraient être commises par le juge et ce afin d’éviter que ne subsiste une jurisprudence contraire aux textes en vigueurs. Quant au pourvoi pour excès de pouvoir des juges : (par exemple si le juge rend une décision sans respecter le principe de la séparation des pouvoirs tel que se prononcer sur la constitutionnalité d’un décret). Conditions du pourvoi en cassation : Toutes les décisions de l’ensemble des juridictions peuvent faire l’objet d’un tel pourvoi s’y rendu en dernier ressort. De même lorsque le procureur général du roi près de la cour de cassation apprend qu’une décision a été rendue en dernier ressort. Dans ce cas l’autorité 34 . si le recours abouti à la cassation. D’ailleurs. Le MP ne pourra donc agir que si les parties ont laissé le délai s’écouler sans se pourvoir.

il ne pourra que sanctionner ce comportement en prononçant contre l’administration une condamnation pécuniaire. 3. la procédure devant la cour de cassation va s’enclencher. Le demandeur va constituer un avocat agrée (au moins 10 de pratique) auprès de la CC qui est chargé de déposer la requête et le secrétaire greffier de cette juridiction va notifier le pourvoi au défendeur. Le demandeur doit payer la taxe judiciaire et a l’obligation de saisir la cour dans un délai de 30 jours à compter du jour de la notification de la décision déféré soit à personne soit à domicile réel. Procédure et effets du pourvoi : Les parties doivent obligatoirement avoir recours au ministère d’un avocat à la cour de cassation.judiciaire ne sera pas habilité à prononcer l’annulation d’un acte administratif ou sa suspension. aucun effet suspensif ni dévolutif car ce n’est pas l’affaire qui est examinée à nouveau (comme c’est le cas devant la CA). le juge ne pourra pas vérifier ses les formalités légales d’expropriation ont été accomplis sans pouvoir se prononcer sur l’opportunité d’une telle mesure. En effet. Ce magistrat dépose son rapport lorsqu’il estime que l’affaire est en état d’être jugée et le dossier est transmis au procureur général qui le remet à l’avocat général en vue de préparer ses conclusions. un conseiller rapporteur chargé de la procédure. Dès la formation du recours (pourvoi) et transmission du dossier de l’affaire par la juridiction dont la décision est attaquée (la CA). Quant aux effets du pourvoi. En cas de cassation l’affaire renvoyée devant la juridiction du même ordre que celle qui avait statué et si la juridiction de renvoi (CA) statue à l’identique. la décision de la cour de cassation peut consister en un arrêt de rejet si elle estime le pourvoi infondé ou un arrêt de cassation si le pourvoi s’avère fondé. Il en va de même pour la transmission du dossier par le 1er président au président de la chambre compétente qui désigne à son tour. mais uniquement la décision rendue à l’occasion de cette affaire. il pourra y avoir un nouveau pourvoi pour les mêmes moyens à la différence que l’affaire ne sera plus portée 35 . Celui-ci introduit le pourvoi par une requête qu’il signe et dépose au greffe de la juridiction (CA) qui a rendue la décision attaquée ou directement au greffe de la cour de cassation. La requête est nécessairement accompagnée d’une expédition de la décision attaquée.

A Différents modes d’exécution 1-l’ exécution directe ou par équivalent Le créancier est en droit de demander l’exécution directe ou en nature dans tous les cas ou cela serait possible : Démolition d’un mur ou expulsion du locataire. elle vise la condamnation du défendeur à lui fournir une prestation ou a honorer une obligation valablement contractée. Aussi la loi prévoit elle des procédures permettant d’aboutir à l’exécution forcée au moyen des voies d’exécution qui ont pour but l’exécution d’un jugement ou d’un engagement. Chapitre I : Règles générales en matière d’exécution forcée et de saisie. Qu’il s’agisse d’un jugement ou d’un engagement. exécute volontairement la décision rendue mais il arrive souvent qu’il s’obstine à ne pas l’exécuter. TITRE IV : Les voies d’exécution Lorsqu’une personne saisi un tribunal. il encourt une exécution sur sa personne elle même 2-L’éxécution sur la personne : la contrainte par corps Le Bulletin officiel n° 5 480 (version française) du 7 décembre 2006 a publié la loi n°30-6 modifiant le dahir du 20 février 1961 relatif à l’exercice de la contrainte par corps en matière civile. Les voies d’exécution sont régies par des textes de loi (articles 411 à 510 du code de procédure civile). Les saisies ne sont pas les seuls moyens légaux d’exécution : il existe d’autres modes d’exécution. grâce souvent à l’emploi de la force publique. Dans ce cas c’est la prestation qui constitue l’objet de l’obligation qui doit être fournie au créancier. Via cette loi. son efficacité dépend largement de son exécution. Section I : Généralités sur l’exécution forcée.devant la juridiction du même ordre que celle qui avait statuer mais devant une formation spéciale à savoir les chambres réunies. Généralement le débiteur qui a perdu son procès. sinon on voit mal la finalité des recours aux tribunaux. L’exécution forcée porte sur une somme d’argent et en cas de refus du débiteur de payer sa dette. les dispositions des articles 36 . ces procédures d’exécution et de distribution sont souvent longues et onéreuses. mais surtout à faire exécuter les causes du jugement ou les termes de l’engagement. Malheureusement.

«Toutefois. aux restitutions. Le reste du Dahir ayant trait à la contrainte par corps reste inchangé. une personne ne peut être mise en prison pour le simple fait de son incapacité à remplir un engagement contractuel».1er et 2 du dahir du 20 février 1961 relatif à l’exercice de la contrainte par corps en matière civile sont modifiées et complétées comme il suit : Article 1 «L’exécution de tous jugements ou arrêts portant condamnation au paiement d’une somme d’argent peut être poursuivie par la voie de la contrainte par corps» Cependant. Elle ne peut s’appliquer aux personnes âgées de moins de 18 ans ou de plus de 37 . La durée de la contrainte par corps est proportionnelle au montant des sommes à payer. aux dommages-intérêts et aux frais. entre autres. Elle est prévue pour l’exécution des condamnations à l’amende. conformément au Code de procédure pénale. pour le pénal. plus de conformité des législations nationales avec les engagements du Maroc au niveau international et surtout les dispositions du Pacte relatif aux droits civils et politiques ratifié par le Royaume.La présentation d’une attestation d’indigence et d’une attestation de non-imposition (biens immobiliers & impôt sur le revenu -IR). Néanmoins. Il convient de préciser que cette contrainte par corps demeure en vigueur. lit-on dans le même texte de loi. intervient pour. en vertu des dispositions de l’article 638 du Code de procédure pénale Ainsi. la contrainte par corps est entourée de mesures restrictives destinées à protéger le débiteur défaillant. Elle ne peut s’appliquer lorsque le condamné justifie de son insolvabilité par : . Cette durée d'emprisonnement peut aller de 6 jours (pour des sommes inférieures à 8. selon les dispositions du même Dahir (articles 633 à 647) malgré les modifications introduites par le Dahir du 3 octobre 2002. article 635 .000 DH) à 15 mois si ce montant est équivalent ou supérieur à un million DH. Cette légère modification. le juge peut ordonner la contrainte par corps dont la durée est fixée selon les montants que doit verser la personne condamnée. En effet et en vertu de l’article 2 : «La contrainte par corps s’exerce selon les règles et modalités fixées par les articles 633 à 647 du dahir du 3 octobre 2002 relatif au Code de procédure pénale».

3-l’exécution sur les biens du débiteur Le patrimoine du débiteur constitue le gage général de ses créanciers et une variété de modalités sont prévues pour mettre sous-main de justice les biens du débiteur. des amendes et certaines condamnations pénales à caractère pécuniaire (le montant des frais de justice et des amendes est recouvré par les soins de l’administration des finances) ect…… 5-l’astreinte Un créancier peut solliciter du tribunal la condamnation du débiteur à une somme d’argent dont le montant augmentera chaque jour. la condamnation de ce dernier à une somme d’argent déterminée par jour de retard apporté à l’exécution du jugement d’expulsion) 38 . . jusqu’à l’exécution de la décision principale. requête du créancier.Elle ne peut être exécutée simultanément contre le mari et l’épouse. neveux et nièces et alliés au même degré .Elle ne peut être exécutée contre un débiteur au profit de son conjoint. Il s’agit des saisies dont la finalité est la vente des biens saisis et la récupération par les créanciers de leurs droits respectifs au moyen de la procédure de distribution par contribution. vérification du dossier qui est alors transmis au procureur pour exécution. recouvrement des pensions alimentaires (la personne qui s’estime créancière d’une pension alimentaire peut saisir le juge des référés dont les décisions sont exécutoires sur minute et nonobstant toutes voies de recours). frères et soeurs. Cette condamnation accessoire est appelée astreinte et elle est un moyen de pression exercé à l’égard du débiteur récalcitrant pour l’inciter à l’exécution prompte de la condamnation. 4-Procédures spéciales d’exécution sur les biens Il s’agit du redressement judiciaire et de la liquidation judiciaire. .Elle n’est exécutée qu’à la suite d’une procédure prévue par le Code de procédure pénale : injonction de payer infructueuse pendant un mois.60 ans . même pour des dettes différentes. (Exemple : le bailleur qui demande au tribunal en sus de l’expulsion du locataire. descendants. oncles et tantes. . ses ascendants. ni contre une femme enceinte ou une femme allaitante pendant les deux années suivant son accouchement .

jugements et arrêts. Toutefois entre la mise en demeure et l’exécution proprement dite. les jugements ou arrêts ne doivent pas être frappés d’opposition ou d’appel et enfin toute décision judicaire n’est exécutoire que si elle comporte la formule exécutoire et si notifiée à la partie condamnée sur réquisition de la partie bénéficiaire. il s’écoule fatalement un délai qui permet parfois au débiteur de mauvaise foi.B: Conditions de l’exécution forcée 1-titre exécutoire Aucune saisie mobilière ou immobilière ne peut être diligentée sans que le créancier ne soit muni d’un titre exécutoire. de faire disparaître le gage du créancier et de se déclarer insolvable. Dressent tous les actes requis pour l’exécution des ordonnances. En outre. De même. Il arrive aussi qu’un agent chargé de l’exécution comme d’ailleurs le poursuivi saisissent le juge des référés pour statuer sur des difficultés relatives à l’exécution d’un jugement ou titre exécutoire. 3-recours éventuel au juge Un créancier sollicite la permission du juge pour faire pratiquer une saisie et celle ci lui est accordée par le président du tribunal de première instance ou par le juge le plus ancien. Le juge peut autoriser la continuation des poursuites. accorder au débiteur des délais de grâce qui ont pour effet de suspendre les poursuites. Ainsi ils sont chargés de procéder au recouvrement des créances en vertu d’une décision passée en force de chose jugée donc exécutoire ainsi qu’aux ventes publiques de meubles et effets mobiliers corporels. lorsque surgit un obstacle de droit ou de fait (par exemple par la voie du référé peut être demandé l’expulsion d’un locataire sans droit ni titre ou prévention d’un dommage imminent tel interdiction faite à un à un 39 . 2-role de l’agent d’exécution **greffe : L’exécution forcée est assurée par le greffe du tribunal qui a rendu la décision (bureau des notifications et des exécutions judicaires) : l’agent instrumentaire met le débiteur en demeure de se libérer sur le champ ou de faire connaître son intention (mise en demeure). **huissiers de justice : aident les juridictions à vaincre les problèmes de notification et d’exécution des jugements : ils ont un rôle d’appoint.

fabricant d’écouler sur le marché un produit portant une marque imitant frauduleusement une marque régulièrement déposée) visant à empêcher l’exécution d’une condamnation à une somme d’argent ou d’une obligation de faire ou de ne pas faire. il ordonne le sursis à exécution : il ne statue que provisoirement en attendant le règlement du litige au fond. toute stipulation même postérieure au 40 .l’abus des voies d’exécution Les tribunaux condamnent à des dommages et intérêts le créancier qui pour une créance minime. L’agent peut aussi se faire autoriser par le président à faire ouvrir portes et chambres des maisons pour toutes les perquisitions lorsque les personnes présentes. La saisie ne saurait être étendue au delà de ce qui est nécessaire pour désintéresser le créancier et couvrir les frais de l’exécution forcée. La jurisprudence sanctionne ces saisies abusives ou injustifiées en faisant appel à la théorie de l’abus de droit. Les parties ne peuvent déroger aux règles légales de l’exécution forcée : les dispositions du dahir du 07 juin 1941 et du 14 juin 1941 relatifs à la saisie arrêt des traitements et de salaires sont d’ordre public lorsqu’elles déterminent impérativement les portions saisissables. saisit des immeubles très importants de son débiteur. le saisissant ayant commis une faute impliquant le droit à réparation. l’agent peut demander l’intervention de la force publique.caractère d’ordre public des règles d’exécution forcée. Section II : Limites à l’exercice des voies d’exécution A. commissaire de police) qui sont tenus de lui apporter leurs concours (article 433 al3 du code de procédure civile). De même en matière de saisie mobilière. la compétence est attribuée au président du tribunal qui a rendu la décision ou celui chargé par la cour d’appel de l’exécution. 4-recours éventuel à la force publique En cas de refus d’exécution par la partie poursuivie. Il est saisi soit par la partie poursuivante ou par l’agent d’exécution lui même : une fois saisi il apprécie si la difficulté est sérieuse et si tel est le cas. ne permettent pas à l’agent d’accomplir sa mission. à savoir la saisie des effets et meubles appartenant au débiteur. B. est nulle et non avenue. Il en avise les autorités locales compétentes (caid.

. *La saisie exécution a pour but de parvenir à la vente des biens saisis pour permettre au créancier d’en toucher le prix. à s’approprier le gage ou à en disposer. Le détenteur ou le propriétaire de ces biens est dessaisi des biens : cette mesure vise à l’empêcher d’en disposer ou d’en jouir. la créance doit être liquide (il faut savoir combien il est du). une simple autorisation du juge suffit. faute de paiement. les maintenir sous la main de la justice et les conserver au profit du créancier. qui autoriserait le créancier. Section II : Conditions générales des saisies A Les causes de la saisie 1-conditions de fond Pour les saisies exécution.Les saisies immobilières est plus complexe et onéreuse que la saisie mobilière.contrat. sans les formalités prescrites par la loi. certaine (l’existence de la créance ne doit pas être contestée et doit exister : elle n’est pas certaine si l’événement dont elle dépend ne s’est pas encore réalisé) et exigible (la créance doit être échue et non à échoir) 2-conditions de forme 41 . Peut être effectuée sans titre exécutoire. Si le débiteur ne règle pas ses dettes. Les saisies mobilières sont de type varié : saisie exécution. D’après la nature de l’objet saisi. L’obtention d’un titre exécutoire est nécessaire. Les saisies peuvent être classées soit d’après leur but ou leur objet : *la saisie conservatoire est une mesure de sauvegarde qui a pour effet d’empêcher le débiteur de disposer de ses biens au préjudice de son créancier jusqu’au jugement définitif sur le fonds. on distingue les saisies mobilières et la saisie immobilière. on procède à leur vente pour se faire payer sur leur prix. CHAPITRE II : Principes généraux en matière de saisies Section I : Définition et classification des saisies : La saisie a pour but de mettre sous la main de la justice les biens d’un débiteur jusqu’à désintéressement du ou des créanciers. Elle vise à soustraire les biens à la libre disposition du débiteur. saisie arrêt….

qui peut être mise en péril par les agissements du débiteur. ou conventionnels du créancier. B Les sujets de la saisie //En principe. état ou établissement public). Cette disposition ne concerne que les personnes d’un niveau de vie faible. un titre exécutoire n’est pas nécessaire mais ce titre est requis en matière de saisie exécution. De même. Ce droit appartient aussi aux mandataires légaux (tuteurs). sont insaisissables (tente servant d’abri.S’il s’agit d’une saisie conservatoire. limitent le droit des créanciers à la saisie : en effet tous les biens mobiliers nécessaires à la vie et au travail du saisi et de sa famille ou les biens attachés à la personne du titulaire. les personnes pouvant faire procéder à une saisie doivent jouir d’une capacité pour saisir. 42 . véhicules ou marchandises) ainsi que les éléments incorporels d’un fonds de commerce. Le créancier doit justifier aussi de l’urgence du recouvrement de sa créance. Le père qui administre les biens du mineur ou incapable et tous administrateurs constitués par la loi. La saisie conservatoire peut porter sur des meubles ou immeubles : on peut saisir par exemple des meubles corporels (matériels. Il reste qu’on ne peut jamais opérer une saisie contre les personnes morales de droit public (communes. les outils nécessaires à la profession du saisi). la nourriture pour un mois du saisi et de sa famille à charge. Le droit de saisie des créanciers passe à ses successeurs universels (héritiers). ne peuvent faire aucun acte de gestion sur les biens et toucher le produit de la saisie : ils leur faut obtenir une autorisation spéciale du magistrat compétent et ce dans l’intérêt du mineur ou de l’incapable //Seul le débiteur peut être saisi ainsi que ses successeurs qui prennent sa place à sa mort : on doit seulement leur signifier le titre exécutoire contre le défunt avant de commencer les poursuites contre eux. Chapitre III : la saisie conservatoire Sous chapitre I : la saisie conservatoire générale Section I : Conditions de la saisie Le créancier peut obtenir une saisie conservatoire avant l’exigibilité de la créance s’il établit que sa créance est mise en péril par les agissements de son débiteur. des considérations humanitaires et sociales.

la saisie revendication et celle des navires et aéronefs. Sous chapitre II : Saisies conservatoires particulières Il s’agit de la saisie gagerie. Enfin si le créancier obtient un jugement ou arrêt passé en force jugée condamnant le débiteur et partant un titre exécutoire. la consignation entre les mains d’un séquestre désigné par le juge. L’opportunité d’autoriser une telle saisie est laissée à l’appréciation du président du TPI ou du juge qu’il délègue à cet effet. La saisie empêche le saisi d’en disposer au détriment de son créancier (en procédant à l’aliénation des biens par exemple). Elle relève de la compétence du président du TPI qui statue en tant que juge des référés sur les mesures conservatoires. Si la saisie a été pratiquée contre le débiteur lui même. **La saisie gagerie est une saisie conservatoire mobilière organisée dans l’intérêt du bailleur d’immeuble en vue de lui assurer le paiement des loyers 43 . l’agent d’exécution procède par procès verbal à leur inventaire et les énumère. des sommes suffisantes pour garantir la cause de la saisie. Il ne pourra s’en dessaisir que s’il en est autorisé par le juge. celui ci reste en possession de ses biens jusqu’à la conversion de la saisie conservatoire en une autre saisie.Section II : Procédure. Si la saisie est autorisée. la conversion de la saisie conservatoire en saisie exécution s’opère automatiquement par le seul effet de la loi. il encourt des sanctions pénales en cas de détournements des objets saisis si ceux ci sont détruits volontairement et dans le dessein de les soustraire à la justice. Si la saisie porte sur un immeuble . De plus. le tiers est constitué gardien des objets mobiliers ou de l’immeuble à moins qu’il ne préfère remettre les biens saisis à l’agent. pour la sauvegarde des droits des tiers. En revanche si les biens appartenant au poursuivi sont entre les mains d’un tiers. Peut être demandé en référé. Si la saisie porte sur des biens mobiliers. l’agent d’exécution lui notifie l’ordonnance de saisie et lui en remet copie : de ce fait. la décision l’ordonnant est déposée à la conservation foncière en vue de son inscription sur le livre foncier et la publicité de la saisie est assurée pour une durée de 15 jours . elle est exécutoire sur minute nonobstant appel ou opposition.

met cette chose sous main de justice. C’est l’action par laquelle une personne qui prétend à un droit de propriété. de possession légale ou de gage sur une chose mobilière possédée par un tiers. La phase d’exécution ne débute qu’après que la saisie gagerie ait été validée par décision du TPI du lieu ou la saisie à eté effectuée. Chapitre IV : Les saisies exécution Sous Chapitre I : les saisies mobilières 44 . Le jugement de validité convertira la saisie gagerie en saisie exécution. Détenteur et créancier débattent contradictoirement devant le juge du fond qui tranche la contestation. la décision est notifiée au détenteur des meubles dans les formes ordinaires. Celui ci peut s’y opposer en prétendant par exemple avoir acheté les objets volés de bonne foi : l’agent est tenu de surseoir à l’exécution et porte la difficulté devant le magistrat saisi. Pour saisir. (Vendeur au comptant peut pratiquer une telle saisie contre l’acheteur si celui ci enlève l’objet vendu sans s’acquitter du prix). le jugement sur la validité constate le droit du revendiquant et ordonne restitution des meubles à son profit. La saisie revendication peut être pratiquée par le propriétaire de l’objet ou par le créancier gagiste : on peut revendiquer un meuble volé ou perdu. Elle est demandée par requête au président du TPI qui autorise le bailleur à la faire pratiquer par l’agent d’exécution.dus. le créancier sollicite une autorisation du juge dans le lieu ou se trouve l’objet revendiqué et dés que ce magistrat rend l’ordonnance de saisie. Si la demande est fondée. Le privilège du bailleur subsiste même si les meubles ont étés déplacés sans le consentement de ce dernier. **La saisie revendication : Permet au titulaire d’un droit réel sur une chose mobilière d’obtenir que celle-ci soit mise sous main de justice pour assurer la protection de ce droit réel. ce qui entraînera la réalisation du gage. un meuble se trouvant entre les mains d’un possesseur de mauvaise foi. Elle peut porter sur les meubles de toute nature garnissant les lieux loués ou sur les créances nées du bail à raison des réparations locatives ou dégâts à la propriété. obtenir un jugement de validité du tribunal de première instance. Le créancier doit pour se voir restituer les objets saisis.

il faut se reporter aux conditions générales de la saisie déjà étudiées. La vente à lieu aux enchères publiques et les objets sont attribués au plus offrant. Si le débiteur mis en demeure refuse de se libérer. le débiteur doit payer car à défaut. au dernier enchérisseur qui doit payer comptant 45 . Le commandement est une formalité substantielle qui ne saurait être omise sous peine de nullité de toute la procédure d’exécution qui suivrait. un jour après cette mise en demeure. le débiteur de payer. accompagné de 2 témoins et l’agent d’exécution met en demeure une dernière fois. Le débiteur objet d’une saisie exécution. ne peut se servir des biens saisis pour son propre compte ni en jouir. Cette saisie ne porte que des meubles et ces biens doivent être en la possession du débiteur. l’agent d’exécution procède à la saisie des biens du poursuivi tout en respectant les prescriptions de l’article 451 CPC en vertu duquel. l’agent s’assure qu’il n y a pas eu détournement ou dégradation des meubles saisis (pv de récolement). Après saisie. fait placer sous main de justice des biens meubles corporels de son débiteur et en poursuit la vente pour se faire payer sur le prix. Dés le commandement. S’agissant des conditions de la saisie.Immédiatement après la vente. la vente a lieu 8 jours (délai conventionnel) après ladite saisie et la vente a lieu sur le plus prochain marché public soit a la salle des ventes mais rien n’interdit aux parties de choisir un autre lieu de vente . A son refus. il établit un procès verbal de saisie qui est l’inventaire des objets saisissables ou un PV de carence s’il ne trouve rien à saisir. Tout créancier peut poursuivre cette procédure en justifiant d’un titre exécutoire et d’une créance liquide et exigible. L’agent se transporte sur les lieux pour procéder à la saisie. une saisie exécution ne peut être diligentée avant 5 heures du matin et après 21 heures. Il la met en demeure de se libérer sur le champ ou de faire connaître son intention. Le gardien doit seulement conserver les biens saisis au profit du créancier. puis la vente est portée à la connaissance du public. Section I : Procédure L’agent d’exécution notifie à la partie condamnée la décision qu’il est chargé d’exécuter (commandement).Procédure par laquelle le créancier muni d’un titre exécutoire. le créancier peut procéder à la saisie. ou ne tient pas son engagement de se libérer. Le gardien agit en qualité de séquestre judicaire.

D’autres difficultés résultent du mauvais fonctionnement des greffes chargés des exécutions judiciaires car ils sont surchargés de dossiers mais ne possèdent pas un personnel consciencieux et suffisant. Toutefois il faut préciser que s’agissant de la procédure de saisie d’exécution. Le créancier premier saisissant ne jouit pas d’un privilège du fait de la saisie car les autres créanciers peuvent faire valoir leurs droits jusqu’à la distribution du prix par le biais de la procédure d’opposition sur le prix de vente. Section II : incidents de la saisie exécution A. Le juge des référés dans ces hypothèses peut accorder un sursis d’exécution. s’il est inférieur.Incidents provenant du saisi et des autres créanciers Le saisi peut prétendre que sa dette n’existe pas ou qu’il y a vice de forme (défaut de commandement) dans la procédure de saisie. L’opposition est formée entre les 46 . la remise en vente est appelée folle enchère. cet agent doit déposer le montant de la vente à la caisse de dépôt et de gestion. Mais si le prix obtenu par l’objet est plus élevé. l’adjudicataire défaillant ne peut prétendre à recevoir le bénéfice. l’agent d’exécution qui a procédé à la vente leur remet le montant de la vente et le surplus éventuel sera versé au saisi. en attendant sa répartition entre les créanciers suivant la procédure de distribution par contribution. lequel peut être tenu de payer la différence entre le prix qu’il avait consenti et celui atteint par la remise en vente. En cas de non-paiement. Dans cette situation. Si le montant en revanche s’avère insuffisant et qu’il existe plusieurs créanciers. notamment en s’absentant le jour de l’arrivée de l’agent ou en déplaçant les objets qui ont une valeur : les démarches nécessaires pour obtenir le concours de la force publique ou l’ouverture des portes demandent un temps appréciable dont en profite largement le débiteur.le prix augmenté des frais. qui constitue une procédure de seconde enchère. L’adjudication entraîne transfert de la propriété et si le prix de vente est suffisant pour désintéresser les créanciers. il est fréquent de constater que les débiteurs de mauvaise foi organisent leur insolvabilité. ce montant étant acquis à la saisie. l’objet est remis en vente aux frais et risques de l’adjudicataire défaillant .

Dans le premier cas.mains de l’agent d’exécution en précisant l’identité du créancier opposant. 47 .incidents provenant des tiers Le tiers peut solliciter une demande en distraction des biens saisis. Par contre si les preuves sont insuffisantes. son montant et le titre exécutoire. la vente forcée des immeubles ne peut être poursuivie qu’en cas d’insuffisance des biens mobiliers sauf si la créance est assortie d’une sûreté réelle immobilière. B. Dans la seconde hypothèse. Le tiers va d’abord tenté de se faire remettre les meubles lui appartenant en produisant des justificatifs (titre de propriété) et le juge des référés autorisera la restitution des biens revendiqués. soit que ces biens se trouvent entre les mains du tiers (ex . s’opposer à la saisie. La formation de l’opposition contraint l’agent à consigner le prix de la vente en attendant qu’il soit statué sur l’opposition. le saisi les possédant indûment. tiers qui prête de l’argent qu’il souhaite récupérer au moment de la distribution) soit que ces biens sont en possession du débiteur saisi. Section I: les conditions de la saisie immobilière A. les faire vendre et se faire payer sur le prix. cause de la créance. le juge peut refuser de surseoir à la vente et le tiers devra introduire une demande en distraction devant la juridiction du fond dans les mêmes délais. Sous Chapitre II : la saisie immobilière Procédure par laquelle le créancier va placer sous main de justice un ou plusieurs immeubles de son débiteur. Il peut seulement faire valoir ses droits au moment de la distraction du prix. Toutefois dans l’intérêt du débiteur. le président du TPI peut surseoir à la vente et le tiers a un délai de 8 jours pour saisir le juge du fond.Biens susceptibles d’être saisis. ne peut à raison d’un droit de gage ou privilège sur cette chose. En cas de contestation de la part du débiteur saisi et si la demande en distraction est accompagnée de preuves consistantes. les poursuites sont continuées et le tiers négligeant ne peut plus faire opérer la distraction. Si le tiers ne respecte pas le délai de huitaine. le tiers se prétend propriétaire des biens saisis. le tiers qui est en possession de la chose sur laquelle l’exécution est poursuivie.

1-les biens saisissables La saisie s’applique aussi bien aux immeubles par nature (un créancier peut saisir des terres. Toutefois les créanciers chirographaires n’ont intérêt à saisir que si en concours avec les créanciers privilégiés ou hypothécaires. des arbres. Par ailleurs et aux fins de protéger les immeubles produisant des revenus importants. Enfin les créanciers saisissants qui ont inscrit la saisie immobilière. privilégiés ou hypothécaires) mais le droit de préférence ne joue qu’au stade de la distribution des deniers. la suspension de la procédure de saisie est permise si ces revenus suffisent à assurer le paiement de la dette. Section II : Procédure de la saisie immobilière A-la saisie proprement dite La procédure débute par un commandement et la saisie de réalise par la publication de ce commandement. 2-restrictions au droit de saisir Le créancier peut provoquer simultanément la saisie de plusieurs immeubles appartenant au débiteur mais en cas d’affectation de plusieurs immeubles à une même créance. 1-le commandement tendant à la saisie C’est un acte qui contient le commandement et le procès-verbal de saisie. bâtiments. Le PV permet une meilleure identification de l’immeuble ou de ceux saisis et le 48 . l’exécution ne peut être poursuivie simultanément sur chacun d’eux qu’après autorisation délivrée en forme d’ordonnance sur requête par le juge des référés qui va désigner le ou les immeubles qui feront l’objet de poursuites.créanciers habilités à effectuer la saisie Toutes catégories confondues (chirographaires. ne peuvent se voir opposer une prétendue mutation de propriété (donation). la valeur de l’immeuble est nettement supérieure à celle des créances privilégiées. Seuls les créanciers privilégiés ou hypothécaires peuvent pratiquer une saisie entre les mains du tiers détenteur. fruits et récoltes ou part indivise d’un immeuble appartenant au débiteur) immeubles par destination (qui ne sauraient être saisis indépendamment de l’immeuble auquel ils sont attachés) ou par l’objet auxquels ils s’appliquent (on peut saisir le droit d’emphytéose). B.

commandement mentionne obligatoirement le nom. B-la réalisation du gage 1-formalités préparatoires de l’adjudication Débute par des formalités préparatoires qui sont destinées à établir les conditions de la vente. Le procès-verbal de saisie met le débiteur en demeure. Il peut arriver que le saisissant souhaite pratiquer la saisie sur d’autres biens immeubles de son débiteur non compris dans les titres de propriété : il lui suffit d’obtenir l’autorisation en référé du président du tribunal du lieu d’exécution. L’agent d’exécution va se faire remettre le titre de propriété par le propriétaire ou par tout détenteur. cette saisie entraîne mise sous séquestre (le saisi reste en possession mais à titre de séquestre judicaire en percevant les fruits pour le compte de ses créanciers qui peuvent toujours demander s’ils justifient de craintes sérieuses quant à la conservation de l’immeuble. En l’absence de saisie conservatoire. les immeubles saisis à peine de nullité). l’agent d’exécution place les biens immeubles sous main de justice. numéro du titre. créanciers inscrits ou acquéreurs éventuels.) de l’immeuble et immobilisation des fruits (immobilisés pour la partie correspondante à la période qui suit la notification de la saisie au débiteur poursuivi) et défense d’aliéner ou d’hypothéquer (le saisi ne peut a compter du jour de la notification de la saisie. situation de l’immeuble dont la vente sera poursuivie en cas de non-paiement. ni aliéner ni grever de droits réels. Ce n’est qu’ensuite qu’il met le débiteur de se libérer en lui notifiant le commandement. la nomination d’un séquestre étranger. l’agent d’exécution notifie en la forme ordinaire la conversion de cette saisie en saisie immobilière au saisi à son domicile ou résidence. interrompt la prescription et fait courir les intérêts. conditions de la vente et mise à prix) établi par 49 . à faire connaître celle-ci aux différents intéressés : débiteurs. Il s’agit de la rédaction et dépôt du cahier de charge (contient l'énonciation du titre exécutoire. L’acte de conversion de la saisie conservatoire en saisie immobilière doit être inscrit sur le livre foncier. Le commandement valant saisie des biens. 2-la publication du commandement Si l’immeuble a été saisi conservatoirement. désignation de l’immeuble saisi.

l’agent va procéder à la vente et le point de départ des enchères est la mise à prix fixé par le cahier des charges ou si des offres avaient été faites. commence à recevoir les offres qui sont consignées par lui jusqu’à la clôture du PV d’adjudication. le prix le plus élevé fixé pour l’une de ces offres. L’agent dresse un procès verbal d’adjudication qui constitue un titre pour le paiement du prix en faveur du saisi et de ses ayants droit ainsi qu’un titre de propriété en faveur de l’adjudicataire. faire surenchère et remettre en cause le résultat de cette adjudication. La nouvelle mise à prix sera au moins d’un 50 . l’agent procède à la publicité légale aux frais avancés par le créancier. le dépôt au greffe du procès-verbal de saisie et titres de propriétés et énonce les conditions de vente. L’avis est porté ensuite à la connaissance du public et la publicité est faite par différents moyens (presse. Quand aux effets de l’adjudication : opère un transfert de propriété puisque l’adjudicataire aura les mêmes droits de propriété que ceux appartenant au saisi. 3-la surenchère du sixième : Pour parvenir à faire vendre l’immeuble au meilleur prix possible. Si le poursuivi ne s’est pas libéré de sa dette et au jour fixé pour l’adjudication. cadre spécial réservé aux affichages du TPI du lieu d’exécution) fonction de l’importance ou de la valeur des immeubles à vendre. Mais la surenchère doit être du sixième. Une fois le cahier de charge établi. porte des immeubles saisis. 2-l’adjudication A lieu 30 jours après la notification de la saisie c’est à dire de la publication du commandement mais le débiteur peut obtenir des délais de grâce par le président du tribunal. L’agent suite à cette publicité. Il est déposé au greffer et mis à la disposition des enchérisseurs pour en prendre connaissance. L’inscription au titre foncier du procès verbal d’adjudication purge tous privilèges et hypothèques.l’agent d’exécution dès que la saisie immobilière est pratiquée. L’avis de mise aux enchères indique la date d’ouverture des enchères. sachant que ce délai ne peut jamais excéder un délai de 90 jours. y compris le délai de 30 jours initial. radio. le législateur a prévu qu’on pourrait après la première adjudication.

Le saisi restant propriétaire jusqu’à l’adjudication sur surenchère. en sus du prix d’adjudication. L’action en revendication Permettre à un tiers de faire retirer de la saisie un immeuble dont il se prétend propriétaire. la poursuite 51 . il est procédé à une adjudication définitive. Doit être formée dans les 6 jours qui suivent l’adjudication et à l’expiration d’un délai de 30 jours. B. créancier hypothécaire et chirographaire. celle-ci est considéré comme propriétaire sous condition résolutoire. Il peut s’agir du non-respect des moyens de forme qui affecte l’acte entaché de nullité et la procédure ultérieure ou des moyens de fond dont l’admission. aucun recours du saisi ou créancier saisissant n’est admis. le surenchérisseur s’engageant à prendre l’immeuble à ce nouveau prix. La nullité peut être demandée par tous ceux qui y ont intérêt : saisi.Les effets de l’adjudication sur surenchère : si l’adjudication a lieu au profit d’une personne autre que l’adjudicataire.sixième. sans préjudice des dommages et intérêts pouvant lui être demandés par le saisi ou créancier saisissant. Lorsque le tribunal admet l’action en revendication. Par contre si le premier adjudicataire le reste à la suite de la seconde adjudication. L’événement qui va produire cette résolution. entraîne la nullité de toute la procédure d’exécution.Demande en nullité de saisie Sanctions des prescriptions légales. Si la nullité est rejetée. c’est la déclaration de surenchère. Par contre le revendiquant qui succombe est condamné aux causes par la reprise des opérations de poursuites. Un copropriétaire de l’immeuble saisi peut demander la distraction de sa part de la propriété commune. L’action en revendication entraîne la suspension de la procédure d’exécution et arrête définitivement la procédure d’adjudication (saisie tombe). cette adjudication ne fait que confirmer le droit qu’il tenait de la première adjudication. Section III : incidents de la saisie immobilière A. s’il ne se présente pas d’enchérisseur. Le revendiquant doit en outre justifier et produire ses titres de propriété et intenter la procédure avant l’adjudication ou avant la seconde adjudication si une surenchère est intervenue. La demande en nullité peut être formée à tout moment avant l’adjudication.

Folle enchère Quand l’adjudicataire n’exécute pas les obligations dont il est tenu en vertu du cahier des charges. Tous les intéressés peuvent demander la revente sur folle enchère : créanciers hypothécaires. privilégiés. A défaut d’arrêter la procédure. Il y a folle enchère en cas de non paiement par l’adjudicataire du prix de l’adjudication ou des frais de saisie ou en cas de violation ou d’inexécution de l’un des autres clauses principales du cahier des charges. la poursuite est poursuivie à compter du dernier acte valable (c'est-à-dire à compter de celui qui n’est pas entaché de nullité). La procédure de remise en vente consiste en une nouvelle publicité qui sera suivie d’une nouvelle adjudication dans le délai de 30 jours. saisi…La procédure consiste a faire remettre l’immeuble en vente en avertissant les principaux intéresses mais au préalable. C. En cas de nullité de fond.continue et si elle est admise. Il ne peut réclamer la différence si l’immeuble s’est mieux vendu. l’immeuble sera remis en vente à ses risques et périls. l’adjudicataire est mis en demeure de se conformer aux clauses du cahier de charges et faute pour lui d’obéir à cette sommation dans les 10 jours de sa réception. L’adjudicataire défaillant peut arrêter la procédure jusqu’au jour de la nouvelle adjudication s’il justifie avoir satisfait aux conditions de la première adjudication et payé les frais de procédure intervenus par sa faute. toute la procédure tombe. Le créancier saisissant fait défense à un tiers saisi de payer les sommes ou de remettre les objets mobiliers appartenant à son débiteur. La saisie arrêt 52 . le fol enchérisseur n’a plus aucun droit sur l’immeuble et il devra payer la différence entre son prix d’achat et le prix de revente si l’immeuble se vend moins cher à l’adjudication sur folle enchère qu’à la première adjudication. il est fol enchérisseur et l’on revend le bien qui avait été adjugé. Chapitre V : la saisie arrêt : La saisie arrêt générale Procédure par laquelle un créancier arrête entre les mains d’un tiers les sommes et objets mobiliers qui sont dus ou qui appartiennent à son débiteur et se fait payer sur ces sommes ou prix de ces meubles jusqu’à concurrence de ce qui est du à lui-même. Puis il obtient un jugement en vertu duquel les sommes dues par le tiers saisi ou prix des objets seront employés à le désintéresser.

La créance du saisissant contre le débiteur saisi est la cause de la saisie et la créance du débiteur saisi contre le tiers saisi est la créance saisie arrêtée. son débiteur et le débiteur du débiteur (tiers par rapport au saisissant) . le magistrat précisera la somme pour laquelle la saisie est possible et il se réserve le droit de rétracter cette autorisation en référé sur la demande du saisi ou du tiers saisi. En l’absence d’un titre exécutoire. En accordant une telle autorisation. qualité et capacité d’ester en justice.La saisie arrêt ne peut être pratiquée que sur une personne qui a la situation de tiers vis à vis du saisissant et qui est débitrice d’une créance ou de la remise des sommes ou objets saisis arrêtés appartenant au saisi. Par exemple une saisie arrêt est possible entre les mains du banquier ou notaire qui détient des fonds pour le compte du débiteur saisi. l’autorisation de ce magistrat est nécessaire et il doit s’assurer de la certitude ou sérieux de la créance. après elle est une mesure d’exécution (le créancier se fait attribuer les biens saisis jusqu’à concurrence du montant de sa créance). chirographaire ou privilégié. Cela ne préjudicie en rien le droit du saisissant d’attaquer par voie d’appel l’ordonnance lui refusant 53 . liquide et exigible. La saisie arrêt découle du droit de gage du créancier sur le patrimoine du débiteur et elle consiste généralement en une somme d’argent. les créances ou meubles que celui détient pour le compte du débiteur saisi : le créancier lui fait défense de s’en dessaisir) jusqu’au jugement de validité . Elle est une mesure conservatoire (bloquer entre les mains du tiers saisi. La créance doit par ailleurs être certaine.met en cause 3 personnes : le créancier saisissant. Les ayants cause des créanciers peuvent utiliser cette procédure ainsi que les mandataires conventionnels ou légaux à condition de justifier du mandat. collectivités locales. établissements publics : les agents diplomatiques qui représentent un état étranger bénéficient également de cette immunité. et la saisie arrêt peut être faite soit en vertu d’un titre exécutoire soit en vertu d’une ordonnance du président du tribunal de première instance accordée sur requête écrite. Section I : Conditions de la saisie arrêt Le droit de saisir arrêter appartient a tout créancier du saisi qu’il soit hypothécaire . Toutefois il n’est pas permis de pratiquer une saisie arrêt sur une créance appartenant à l’état.

En cas de refus. Cette déclaration oblige le tiers 54 . l’agent peut en référer au président du tribunal pour prendre par ordonnance des mesures de contrainte (menace d’astreinte). La notification du procès-verbal par lequel est formée la saisie arrêt n’exproprie pas le tiers saisi de sa créance mais elle entraîne deux effets : la prescription qui courait au profit du tiers saisi est interrompue et la créance saisie arrêté devient indisponible. il peut seulement adresser au président du tribunal une déclaration affirmative par laquelle il fait connaître qu’il est bien débiteur du saisi. Si cette demande est accueillie par le magistrat. L’indisponibilité s’étend en effet à toute la somme saisie et le débiteur saisi peut solliciter du juge des référés de toucher le montant de sa créance contre le tiers saisi à condition de consigner une somme suffisante pour répondre des causes de la saisie arrêt. le tiers saisi et le saisissant. montant de sa dette. Cette consignation permettra au tiers saisi de payer le débiteur saisi et la somme déposée sera affectée en priorité à la garantie de la créance du saisissant qui aura un privilège exclusif de tout autre sur la somme déposée. Après cette étape va débuter la phase exécutoire de la saisie arrêt au cours de laquelle une audience de conciliation a lieu entre le saisi. Ce document est ensuite notifié par cet agent au débiteur et au tiers saisi. Section II : Procédure de la saisie arrêt L’agent instrumentaire établit un procès-verbal de saisie arrêt. qui comporte des indications spéciales : le titre en vertu duquel la saisie est faite. acomptes déjà versés. toutes pièces et renseignements utiles à la procédure et lui déclarer les saisies antérieurement pratiquées entre ses mains. il donne main levée de l’opposition et ordonne consignation. Le tiers saisi est tenu de communiquer à l’agent du greffe. La responsabilité du tiers saisi peut même être engagée pour toute inexactitude ou réticence de nature à porter préjudice au créancier saisissant. l’élection de domicile du saisissant. En dernier lieu. Le tiers saisi n’est cependant pas tenu de se présenter à l’audience de conciliation. la somme sur laquelle elle est faite.l’autorisation. la créance saisie arrêtée doit exister dans le patrimoine du saisi au jour de la saisie et être en outre disponible car on ne peut saisir arrêter une créance insaisissable telle qu’une créance alimentaire.

le saisi demeure débiteur pour le surplus. un PV de conciliation est dressée et les bordereaux de distribution immédiatement délivrés. le tiers saisi. Ainsi si le tiers ne peut payer la totalité de la créance.saisi. L’issue de la conciliation dépend de l’accord des parties : si elles sont d’accord pour la distribution des sommes saisies arrêtées. ce magistrat aura en outre à condamner le débiteur saisi au montant de la créance du saisissant. il se libère valablement en la déposant au greffe ou elle est l’objet d’une distribution par contribution. En cas de désaccord tant sur la créance elle-même que sur la déclaration affirmative du tiers saisi. L’exécution du jugement se solde par la procédure de distribution des deniers : si la somme est suffisante à désintéresser tous les créanciers du saisi. Au sein de cette audience. le jugement de validité va déclarer la saisie valable et ordonner que le tiers saisi videra ses mains entre celles du saisissant jusqu’à concurrence de la créance la plus faible. intervient pour faire connaître sa qualité de débiteur du saisi : Il y sera déclaré débiteur de la créance du saisissant. En dernier lieu.__ 55 . qui ne pourra interjeter appel contre la décision rendue en conformité à la déclaration. Si le créancier à un titre exécutoire. le saisi reste le débiteur principal. le tiers saisi se libère valablement entre leurs mains pour le montant de leur créance et dans le cas contraire. l’instance a pour but de permettre au juge de reconnaître la validité de la saisie et si la saisie a été faite sans titre exécutoire. Mais même si le jugement intime l’ordre au tiers saisi de payer le créancier. l’ensemble des parties sont re-convoquées et entendues contradictoirement ce qui débouche sur un jugement de validité. l’affaire est renvoyée à une nouvelle audience fixée par le juge. En effet.