JOLLY Maxime

Date de création : Date de dépôt : Niveau : 01.06.2005 20.06.2005 BAC + 3

comment motiver les salariés

JOLLY Maxime
Date de création : Date de dépôt : Niveau : 01.06.2005 20.06.2005 BAC + 3

comment motiver les salariés

JOLLY maxime Management commercial ESC WESFORD GRENOBLE 2004/2005

Comment motiver les salariés ?

1

REMERCIEMENTS :

Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont aidé dans la réalisation de mon mémoire. Tout d’abord à l’ensemble de mes professeurs d’option ressources humaines, Monsieur Bugli, professeur de sociologie des organisations, Madame Ranieri professeur de management, Monsieur ABLON de CLAVERIE, professeur d’étude de cas RH, Monsieur GUIGNARD, professeur de communication interne, Madame Baude, professeur de GRH, qui m’ont donné tout au long de l’année, pendant leurs cours toutes les informations nécessaire à la réalisation de ce mémoire.

Pour terminer je tiens également à remercier toute l’équipe pédagogique de Wesford, ainsi que les intervenants extérieurs. Ainsi que notre responsable pédagogique Madame ALLAIN, toujours à notre écoute.

2

SOMMAIRE

Introduction ………………………………………………5

1°Partie : Les théories fondamentales
I) II) La théorie Classique de TAYLOR….........................8 Les théories du Besoin
1) 2) 3) 4) 5) Maslow………………………………………………………..9 Alderfer……………………………………………………....11 Herzberg……………………………...............................12 Murray…………………………………………………….....13 Ronen……………………………………………………..…..14

III) IV)

Synthèse des cinq grandes théories………………….15 Les différentes définitions de la motivation…………15

2°Partie : Les stratégies motivationnelles
I) Les outils de la motivation extrinsèque
1) La rémunération…………………………………………20
Le salaire Prime et intéressement individuel Avantage en nature Participation salariée Plan d’épargne entreprise La prévoyance complémentaire

2) Cadre de vie et les conditions de travail............…..21 3) Le cadre organisationnel
a. Le rôle du dirigeant………………………………..…21 3

.………28 Déléguer le pouvoir………………………………….……28 3) les outils favorisant la motivation du personnel a... formation…………………………………………….28 c..37 4 .32 Annexes……………………………………………………………………………………33 Bibliographies………………………………………………………………………....…25 2) Technique de management a.. d. Communication interne………………………………….. promotion……………………………………………………28 b.23 II) les Outils de motivation intrinsèque 1) La théorie de la motivation intrinsèque……………….……29 4) Les outils de la motivation collective a. c. enrichissement du travail………………………….b.. Signe de reconnaissance…………………………………27 Favoriser l’esprit de compétition……………….. Projet d’entreprise b...…….27 Développer l’autonomie…………………………...30 Conclusion ………………………………………………………………………………..……. b. Style de management………………………………….

Introduction : Définir la motivation au travail n’est pas une chose évidente du fait. dans les travaux des psychologues Tolman (1932) et Lewin (1936).R recensaient plus de 140 définitions du concept. Au départ les recherche est basé sur la famille. à mesure qu’ils essayaient de mieux comprendre le fonctionnement des organisations. mais très rapidement l’entreprise deviendra un sujet d’étude du fait de l’essor économique de la première moitié du XXème siècle. l’enjeu de la croissance et des gains de productivité. posons nous la question de l’intérêt d’étudier le concept de motivation dans les entreprises et les organisations ? Il faut savoir que cette notion de motivation au travail. Tout le monde pense avoir la bonne définition de la motivation au travail et ses recettes pour la renforcer dans l’entreprise. Les dictionnaires à cette époque proposaient seulement une définition juridique du terme « La motivation correspondait à la justification d’un acte et à l’exposé des motifs d’une décision ». De tout temps on s’est posé la question qui fera émerger ce concept : qu’est-ce qui pousse ou qu’est-ce qui suscite la décision de l’individu de se comporter de telle ou telle façon selon le contexte. n’existait pas pendant le premier tiers du XXème siècle. comment rendre plus opérants. Les dirigeants cherchent en permanence à répondre à la question. les analyses. entre autre. individuellement et collectivement les membres d’une entreprise ? Les mêmes méthodes fonctionnentelles pour tous ? Les psychologues des organisations conseillent aux managers de s’intéresser.M et Kleinginna P. les opinions. Ce sont les chercheurs et les managers qui ont développés la notion de motivation au travail. En 1981. Avant tout. d’agir dans telle ou telle direction selon sa décision ou sous pression exercé sur lui ? Le concept de motivation devient pour la première fois objet de recherche. et des entreprises. à la motivation des salariés. et les styles de managements divergent selon les entreprises. que les avis. vont conduire les dirigeants d’entreprises à solliciter des psychosociologues. l’église. le parti politique. Kleinginna A. 5 .

La motivation au travail suscite de l’intérêt chez les ingénieurs. l’intensité et la persistance du comportement ». travaux scientifiques. et selon les circonstances » 6 . méthodes rationnelles. de la nature de l’emploi. Elle est un construit hypothétique. de l’environnement de travail. dirigeants. La motivation peut agir directement sur les performances individuelles des membres de l’entreprise. du fait des capacités de l’individu (intellectuelles. l’instinct. responsables du personnel. la direction. variant à la fois entre les individus à des moments déterminés. elles même tributaires des performances individuelles. A ce moment la. les pulsions. La définition montre clairement la difficulté d’observer directement la motivation d’une personne. physiques. consultants. et administratif. Il peut être également déclenché par une force motivation externe qui dépend de la situation. Ces facteurs de motivation interne ou externe sont changeants et propres à chaque individu. un type de comportement que tout individu est supposé pouvoir développer.Au plan individuel. recettes magiques vont régulièrement relancer le débat sur la bonne façon de motiver les employés. L’accumulation de travaux théoriques et empiriques va conduire à l’élaboration de premières classifications Une définition bien représentative de l’apport des psychologues. est celle de Vallerand et Thill (1993) « Le concept de motivation représente le construit hypothétique utilisé afin de décrire les forces internes et/ou externes produisant le déclenchement. du mode de management des supérieurs. Le niveau de motivation peut « être soit faible soit fort. Il s’agit d’un processus qui est déclenché à l’origine par l’action d’une force motivationnelle intérieure qui dépend des caractéristiques personnelles comme les besoins. les traits de personnalité. du fait que la réussite de l’entreprise dépend des performances collectives. et les chercheurs. humain. L’ensemble de ces protagonistes vont se pencher sur le sujet de manière à améliorer la motivation au travail des salariés. et chez une même personne à différents moments. et de l’organisation mise en place dans l’établissement au niveau technique. la motivation serait le principal facteur de la performance au travail. savoir-faire).

intellectuelle et/ou mentale engagée dans une activité.Les psychologues distinguent quatre éléments constitutifs de ce construit : Le déclenchement du comportement : C’est le passage de l’absence d’activité à l’exécution de tâches nécessitant une dépense d’énergie physique. Elle se manifeste par le niveau des efforts physiques. La motivation fournit l’énergie nécessaire pour effectuer le comportement. on peut en tirer que la manifestation la plus proche de la motivation est l’ensemble des efforts déployés dans le travail dirigés avec intensité et de manière persistante vers des objectifs attendus. à l’exécution fréquente de tâches pour atteindre un ou plusieurs buts. dynamise et maintient le comportement des individus vers la réalisation d’objectifs attendus. 1996). La persistance du comportement se manifeste par la continuité dans le temps des caractéristiques de direction et d’intensité de la motivation. Dans une seconde partie appelée stratégies motivationnelles nous développerons la différence et la distinction entre une motivation de type intrinsèque et une motivation extrinsèque Et pour finir nous conclurons. Ronen et leur limite d’utilisation. dans une première partie les théories fondamentales des besoins développées par Maslow. selon ses capacités. oriente. le travail qui est attendu L’intensité du comportement : La motivation incite à dépenser l’énergie à la mesure des objectifs à atteindre. intellectuels et mentaux déployés dans le travail. La direction du comportement : La motivation dirige le comportement dans le sens qu’il convient. c'est-à-dire vers les objectifs à atteindre. sur les différents outils développés tout au long du mémoire. Elle est la force incitatrice qui oriente l’énergie nécessaire à la réalisation des buts à atteindre. intellectuelle ou mentale. (Roussel. Herzberg. les efforts pour réaliser de son mieux. Murray. 7 . En résumé. Donc d’après cette description du concept. Nous verrons dans ce mémoire. Aldefer. la motivation au travail peut aussi se définir comme un processus qui active. La persistance du comportement : La motivation incite à dépenser l’énergie nécessaire à la réalisation régulière d’objectifs. Ces efforts sont définis comme la somme d’énergie physique.

Maslow. de minuter les gestes des ouvriers pour améliorer la qualité. Ce type d’organisation de la production industrielle sera formalisé pour la première fois par Frederick Winslow Taylor qui commence sa carrière comme ouvrier avant de devenir ingénieur. Jusqu'en 1927. quinze millions de Ford T seront produites. Murray. Reprenant les théories libérales. il apparaît vite que l'accroissement de production ne peut être obtenu que par le surmenage. émergent des mouvements sociaux de contestation que les patrons vont rapidement prendre en compte. L'ouvrier réduit au rang de manœuvre voit sa situation intellectuelle et sociale amoindrie. Au-delà de la production. ouvrier syndicaliste. 8 . En 1903 il développe sa théorie de l’organisation scientifique du travail dans son ouvrage "Shop Management". plusieurs théoriciens vont essayés de mettre en place une théorie sur la motivation. Herzberg. et Ronen. professeur à Harvard. insiste sur l'importance de l'enrichissement des tâches et expose pour la 1ère fois des thèmes comme la décentralisation ou l'autogestion. diminuer les coûts et les délais. Hyacinthe Dubreuil. Le taylorisme permet d'accroître la productivité et favorise l'emploi peu qualifié. Taylor soutient que chaque individu en donnant le meilleur de lui-même concourt au bien général de toute l’entreprise. C’est le début du travail à la chaîne et de la production de masse. Alderfer. Dès 1908. Durant la même période. Dans la fin des années 30. Rapidement la demande de la clientèle va imposer la transformation de cet artisanat en industrie. cependant. Parallèlement des recherches faites par Elton Mayo. l’artisanat devient rapidement une production industrielle. la monotonie du travail et l'absence d'effort intellectuel sont décourageants. le taylorisme touche également le management de l’entreprise au sens large. Dans les années 50. Henry Ford voit tout le bénéfice que l'industrie automobile peut tirer de l'application de ces théories. La Ford T naît ainsi d'un concept industriel : la fabrication en grande série. soulignent l'intérêt de développer des relations humaines dans les entreprises. L’idée principale est de décomposer les tâches. centrée sur un découpage des tâches et sur l’utilisation à chaque étape de machines spécialisées. Le taylorisme connaît dès lors avec l'essor du Fordisme un développement fulgurant.1°Partie : Les théories fondamentales I) La théorie classique de Taylor Au début du XXème siècle la demande et supérieur à l’offre.

Cette théorie apporte une réponse à la question qu’est ce qui motive ? Quels sont les facteurs de la motivation ? La motivation de tout individu serait suscitée par la volonté de satisfaire des besoins (force interne). développe le premier modèle théorique qui sera appliqué plus tard et abondamment. Il propose une théorie de hiérarchie des besoins à partir d’observations cliniques (Maslow 1943). surface. les risques de pénurie . se nourrir.. agencement.. Cette différence d'appréciation peut engendrer une situation qui sera jugée non satisfaisante pour la personne et à son tour le besoin à satisfaire fera naître une motivation pour la personne. la sécurité et la sûreté des aliments. nos peurs et nos anticipations qu'elles soient rationnelles ou non. toutefois nous ne portons pas sur ces besoins la même appréciation.. Maslow observe que l’individu hiérarchise ses besoins et cherche à les satisfaire selon un ordre de priorité croissante : Les besoins physiologiques Les besoins physiologiques sont des besoins de survie liés à la nature humaine comme respirer. environnement. Aujourd'hui. les besoins physiologiques recouvrent des besoins liés aux points suivants : * Le logement .II) les théories du besoin 1) Maslow Abraham Maslow. . se loger.. sécurité du logement . par conséquent il est motivé..le mode de restauration. Les besoins de sécurité Les besoins de sécurité proviennent de l'aspiration de chacun d'entre nous à être protégé physiquement et moralement. Des lors que l’individu a la volonté..et une part subjective liée à nos craintes. * Les vêtements * Les vacances * Le mode de vie dans son ensemble .équilibre général du mode de vie * . Ce sont des besoins complexes dans la mesure où ils recouvrent une part objective .lieu. dormir. 9 . * La nourriture . A priori ces besoins sont satisfaits pour la majorité d'entre nous.notre sécurité et celle de notre famille .

besoins d'appartenance Les besoins d'appartenance sont les besoins d'amour et de relation des personnes. de gloire .. Les besoins sociaux sont les besoins d'intégration à un groupe. d'inventer.. délinquance. Ce besoin peut prendre des formes différentes selon les individus. Les besoins d'auto accomplissement Le besoin d'auto accomplissement est le besoin de se réaliser.Les besoins de sécurité évoluent avec les époques et l'environnement systémique de la société. La mesure de l'estime peut aussi être liée aux gratifications accordées à la personne. C'est aussi le sentiment qu'à une personne de faire quelque chose de sa vie et de donner un sens à son passage sur terre.. Chaque personne peut appartenir à plusieurs groupes identifiés. de ce qu'on est par les autres ou par un groupe d'appartenance. d'en apprendre toujours plus. de faire.. Ce sont les besoins d'appartenance à un groupe qu'il soit social. agressions . C'est aussi le besoin de respect de soi-même et de confiance en soi. d'exploiter et de mettre en valeur son potentiel personnel dans tous les domaines de la vie. sécurité morale et psychologique sécurité et la stabilité familiale santé .. pour d'autres ce sera la création d'une vie intérieure. Les besoins d'estime Les besoins d'estime sont le besoin de considération. Aujourd'hui les besoins de sécurité sont principalement liés aux thèmes suivants : * * * * * * La La La La La La * Les sécurité de l'emploi sécurité des revenus et des ressources sécurité physique -violence. de réputation et de reconnaissance.. pour d'autres ce sera le besoin de créer. de développer ses compétences et ses connaissances personnelles.. relationnel ou statutaire. Pour certains ce sera le besoin d'étudier. Le premier groupe d'appartenance d'une personne est la famille. Voir le schéma ci-joint 10 ..

l’ensemble des besoins sociaux. y compris la sécurité. est supposé "se déplacer" sur cet axe dans les deux sens. l’ensemble des besoins matériels. il n’est pas nécessaire qu’un besoin soit satisfait pour qu’un autre soit motivant. Ces besoins peuvent être actifs simultanément chez un même individu. la motivation dépendrait de l’intensité d’un besoin. R pour Relatedness. 11 .2) Alderfer Ce modèle moins connu en France diffère de celui de Maslow sur quatre points. G pour Growth. E. R et G. il n’existerait pas de hiérarchie entre les catégories de besoin. E pour Existence. Contrairement à la théorie de Maslow. le besoin de se développer et d’utiliser ses compétences. Existence = Besoin matériels et besoin de Sécurité Relatedness = Ensemble de besoins sociaux Growth = Le besoin de développer et d’utiliser ses compétences Les trois besoins sont organisés en hiérarchie mais sont alignés du plus concret (E) au plus abstrait (G). Chaque besoin peut agir de manière simultanée. Tout individu au travail. Le nombre de besoins se limite à trois.

ceux propres à tous les êtres vivants et ceux spécifiques à l’espèce humaine. le salaire et la politique du personnel font partie de ces derniers. la promotion. la rémunération. Il a recueilli bons et mauvais souvenirs concernant la vie au travail d’individus.Les recherches autour de ce modèle ont été moins nombreuses que pour le modèle de Maslow. se rassemblent sous le nom de "contexte" du travail c'est-à-dire les accomplissements. la responsabilité. le travail. 3) Herzberg Le modèle bi factoriel des satisfactions de HERZBERG Herzberg distingue deux types de besoins. la reconnaissance. probablement parce que. Les facteurs d’hygiène eux n’auraient pas la capacité d’apporter de la satisfaction à l’individu. De plus rien n’indique sur le terrain comment mesurer la force des besoins et leurs degrés de satisfaction. la possibilité de développement. mais dépassées de l’étude de la motivation au travail. Il postule que seul ces derniers sont "motivateurs" alors que les autres sont qualifiés de besoins d’hygiène susceptible de réduire l’insatisfaction. de manière à ajuster une politique de personnel. on devrait pouvoir stimuler la motivation en accroissant le contenu significatif de la tâche et en modifiant la nature même du travail. 12 . Ceci lui a permis d’opposer les sources de motivation à ce qu’il définit comme simples remèdes à l’insatisfaction. Les facteurs d’hygiène. d’où le non de modèle bi factoriel. les conditions de travail. la politique et l’administration de l’entreprise. les deux schémas partagent le même défaut dû à l’imprécision de la notion de besoin. la relation avec les collègues et les subordonnés. voir même de l’insatisfaction. En pratique. En outre ni l’un ni l’autre ne précisent s’il est possible de créer des besoins et ne permet d’affirmer que certains besoins sont plus motivants que d’autres. Herzberg a fait une analyse thématique à partir d’entretien. L’échange travail / récompenses externes permettrait de réduire l’insatisfaction mais n’aurait pas de fonction motivante. alors que les remèdes à l’insatisfaction. Ces deux théories sont donc des étapes intéressantes. au mieux ils susciteraient de l’indifférence. Ces facteurs poussent l’individu à agir sans véritable motivation ce sont donc la relation avec le supérieur. En outre. Les "motivateurs" sont liés au contenu des tâches.

ou au pire des cas de l’indifférence. Besoin de réussir Besoin d’affiliation Besoin d’autonomie Besoin de Pouvoir 13 . que les facteurs de motivation peuvent produire de la satisfaction. elle admet la possibilité qu’un individu puisse être simultanément animé par plusieurs besoins et qu’il existerait une sorte de "profil des besoins" susceptible d’évoluer au fil des expériences. ils permettent de susciter des sentiments de développement personnel. Dans cette théorie les moteurs de la motivation se concentrent sur un petit nombre de besoins considérés comme acquis et pas innés. En outre. 4) Murray Le modèle des besoins manifestes de MURRAY Ce modèle fonde lui aussi la motivation sur l’existence de besoins. Il est dû à Murray et a été développé par Atkinson et McClelland.Herzberg observe que les facteurs de motivation se rapportent essentiellement au contenu du travail. Concernant les facteurs d’hygiène ils se rapportent au contexte du travail et dans quelles circonstances l’individu les accomplis Herzberg conclura. A l’inverse les facteurs d’hygiène peuvent générer de l’insatisfaction. les facteurs de motivation doivent être incorporés dans le cadre de son poste afin de l’enrichir. A partir de cette conclusion Herzberg distingue deux catégories de besoins : Besoins physiologiques : facteurs d’hygiène Besoins psychologiques : facteurs de motivation Pour motiver un employé dans son travail. Murray a distingué 20 besoins. Atkinson et McClelland ont considéré que seulement 4 d’entre eux étaient réellement importants dans le cadre des comportements organisationnels.

non matérialiste – individualiste. Ce modèle comme les précédents laisse encore de nombreuses interrogations en suspend. Il a tenté d’établir une liste exhaustive des aspects de l’environnement du travail susceptibles d’être valorisés par l’individu. malgré leur appartenance à des pays et à des cultures différentes. d’avoir un retour d’informations sur les résultats obtenus et d’affronter des risques de difficulté moyenne Le besoin d’affiliation : Le besoin d’affiliation. Le besoin de Pouvoir : Le besoin de pouvoir. de les diriger et de contrôler l’environnement extérieur. Quatre quadrants ainsi définis permettent de regrouper les combinaisons de valeurs suivantes : matérialiste . Son étude menée dans différents pays. qui implique chez ceux qui en sont animés un fort désir d’assumer des responsabilités. pour tous les échantillons étudiés.individualiste. Le fait que les résultats des études de Ronen se reproduisent. Le besoin d’autonomie : Le besoin d’autonomie. est un argument fort pour conclure qu’il est possible de faire une description 14 . pour ensuite en dégager de manière statistique les dimensions significatives. qui comportent d’une part les valeurs de travail à orientation individuelle et collective. encore plus de démontrer que les formations destinées à les stimuler sont réellement efficaces. et d’autre part les valeurs de travail à orientation matérielle et non-materielle. Il est très difficile de mesurer de manière fiable ces différents besoins. implique le désir de travailler en conservant une certaine maîtrise de son rythme sans être gêné par des règles trop contraignantes. Aussi séduisante que soit cette analyse. aboutie à un modèle avec deux axes factoriels. à quelques nuances prés. 5) Ronen La typologie de RONEN Ronen préfère parler de valeurs du travail plutôt que de besoin. non matérialiste – collectiviste. concerne le désir d’influencer les autres. peu de recherches ont tenté de la valider sur le terrain.Le besoin de réussir : Le besoin de réussir. matérialiste – collectiviste. qui implique un fort désir d’être accepté par un groupe.

Dans toutes ces actions l’individu cherche une satisfaction. L’accord n’est possible des lors que le travail de l’employé apporte à celuici les contreparties. c’est savoir comment les motiver. met l’accent sur certains besoins qui représenteraient des sources spécifiques de motivation au travail. qui poussera les analyses de ce qu’on appelle la motivation "interne" par opposition à la motivation "externe". apporteront une ouverture centrée sur l’adéquation entre les aspirations individuelles et la nature des fonctions dans chaque organisation. Les travaux de Miner. Cette conception s’appliquerait aussi bien aux comportements les plus élémentaires qu’aux conduites de l’homme au travail. Un premier groupe de modèles définit tout travail professionnel comme un échange entre les résultats obtenus par l’individu et les "récompenses" que lui donne l’organisation. Les premiers modèles théoriques. IV) Les différentes définitions de la motivation Le travail n’est pas vu de la même façon par tout le monde. représente un schéma utile pour situer les valeurs individuelles et décrire les valeurs collectives III) Synthèse des cinq grandes théories Les théories dites "du besoin" ont toutes une base commune : L’idée qu’il existe une force interne. développées indépendamment les unes des autres. Sous cet angle. 15 . de son coté l’entreprise attend un résultat du travail de l’individu. Le troisième groupe. ceux de Maslow et d’Alderfer. Herzberg se focalisent sur le "contenu" motivant du travail. qui pousse chacun d’entre nous à chercher la satisfaction des besoins qu’il ressent. Trois courants théoriques ont proposé des réponses aux interrogations relevées par ces modèles. En pratique. et pour d’autre ou le travail est indispensable à leur développement personnel et qui éprouve une grande satisfaction à travailler. Murray. il y à pour ceux ou le travail est leur seul moyen de gagner de l’argent. sur la motivation à jouer un rôle. et qu’il donne le résultat attendu. Ils ouvrent la voie à Deci. Un second groupe de théories.exhaustive des besoins que le travail peut satisfaire. Le système ne marche que si l’échange correspond aux besoins que l’individu cherche à satisfaire. le regroupement autour de quatre quadrants. connaître les besoins des membres de son personnel. basé sur les recherches de psychologues définit des styles de leadership adaptés aux caractéristiques des organisations et aux situations spécifiques du travail. La motivation serait alors un ensemble d’activités déployées pour obtenir la satisfaction de nos besoins. par opposition à l’échange travail / récompense. ne donnent aucune définition précise de ce qu’est la motivation ni de ce qui la différencie de la volonté.

l’homme peut trouver des satisfactions dans le travail. forcer. diriger. contrôler. Nous allons voir comment la motivation est définit par différentes personnalités. il est plus important de développer le sentiment d’appartenance que d’améliorer les conditions physiques du travail » « La communication entre ouvrier et direction. il est présenté comme le père des ressources humaines. c’est le besoin dominant qui conditionne le comportement de l’individu » Mc Gregor : 1906-1964 « Dans la théorie X.L’individu est motivé. « Le travail est une activité de groupe. organiser. il peut prendre des responsabilités dans son travail. c’est aussi l’intérêt des membres. Il est donc nécessaire de le menacer. et il est animé par peu d’ambition. il à le sentiment de se réaliser. il faut développer grâce à la communication l’idée de l’intérêt de l’entreprise. il évite les responsabilités. savoir faire confiance. qu’il cherche continuellement à satisfaire. Une contrepartie mal adaptée pourrait provoquer un effet de démotivation qui serait opposé au résultat attendu. il a le sens des responsabilités dans son travail. obliger le personnel à s’engager et fixer des objectifs. Mayo : 1880-1946 Professeur australien de philosophie mental moral. lui laisser peu d’initiative et lui donner des procédures détaillés » « La théorie Y. Pour y parvenir. Maslow : 1908-1970 « Chaque homme est animé par des besoins et des désires. et regrouper les taches de façon optimales » 16 . si on veut obtenir de lui qui travail dans l’entreprise. la sécurité. est essentielle pour développer le sentiment d’appartenance d’un groupe » « L’intérêt de la tâche est plus motivante pour le salarié que de la redevance salariale » Chester Barnard : 1886-1961 « Chaque salarié est animé par ses propres motivations. Il faut décentraliser les responsabilités. fédérer cet ensemble. il appartient à l’encadrement à tout les niveaux de catalyser. du moment ou la contrepartie lui est adaptée. l’homme évite le travail.

les trois facteurs doivent être réuni. Pour motiver son personnel. il faut donner un travail dans sa globalité » Victor Vroom : « La motivation résulte de trois facteurs. du groupe et de l’entreprise » « La motivation c’est démontrer un état d’esprit propice aux initiatives « « La motivation c’est suivre le chemin de nos objectifs avec force. Le dirigeant joue un rôle prépondérant. L’ensemble des facteurs liés au travail Il faut favoriser la prise d’initiative. vigueur. est suffisant pour ne pas mettre en œuvre son envie. informer le salarié sur le résultat de son travail. la délégation et la prise de décision doit faire partie du rôle de l’encadrement » Frederick Herzberg : « Il existe deux types de facteurs de motivation. » Espérance : Sentiment que l’individu. direction par objectif. contributions.Peter Drucker : 1909 Théoricien du marketing américain « L’entreprise doit être tournée vers son client. introduire de nouvelles taches. force. se fait de ses chances de succès Contribution : Sentiment de l’individu Force : C'est-à-dire l’intensité de son désir pour obtenir la satisfaction recherché Pour qu’il y est motivation. espérance. condition de travail. malgré les obstacles et la baisse de moral » « La motivation c’est aussi montrer l’exemple en cultivant l’optimisme 17 .Goleman : Il définit plusieurs définitions de la motivation « La motivation est une passion d’excellence. laisser une marge d’autonomie. niveau de responsabilité. D. de l’effort et de l’amélioration permanente » « La motivation c’est savoir épouser les impératifs. il est indispensable que l’entreprise sache communiqué. climat social Motivateur : Valorisation résultat. hygiène et motivateur » Hygiène : Salaire. l’absence d’un seul facteur. et le marketing est fondamental.

c’est un acte de comportement.Petit Robert : C’est ce qui motive. ce qui pousse quelqu’un à agir Petit Larousse : Ensemble des motifs qui expliquent un acte 18 .

19 . à se former et à bénéficier d’une rémunération à la hauteur de leur contribution. Chez les ouvriers. la motivation intrinsèque "prend sa source dans les désirs de l'apprenant". mais les cadres restent encore une cible privilégiée. Comme le définit. Les ressources humaines cherchent à cumuler les expériences professionnelles. Si la motivation est une affaire personnelle. les primes sur intéressements. telles que des récompenses. Il y à également le cadre de vie et les condition de travail et toute la structure organisationnelle de l’entreprise. Cependant. les stratégies de motivation concernant désormais tous les niveaux hiérarchiques de l’entreprise.2°Partie : Les stratégies motivationnelles I) les outils de la motivation extrinsèque La "motivation extrinsèque dépend de facteurs externes" à l'apprenant. Au contraire. il appartient également au chef d’entreprise de la susciter et de l’entretenir chez ses collaborateurs. Autrefois réservées aux hauts potentiels. les avantages en nature. Dans le cas contraire. ils finissent par partir. les départs répétés sont la également un signe de démotivation qui de révèle souvent contagieuse et coûteuse car elle est source d’une perte d’efficacité chez le collaborateur. de l’intéressement aux avantages en nature une bonne rémunération et tout ce qui en découle c'est-à-dire le salaire. les actions et les plans d’épargnes entreprise. Autant d’éléments qui les motivent et leur donnent envie de s’engager au sein de l’entreprise. Mais comment faire ? Pas de recette magique. la participation salarié.

retraite complémentaire Du même coup ces services renvoient une image positive de l’établissement car elle permet a ses salariés de bénéficier de d’une couverture de ses frais de santé à un tarif intéressant 20 . outre les dispositions pécuniaires prévues par la convention collective dont son entreprise relève une large gamme de primes et de gratifications individuelles est à la disposition de l’employeur pour motiver son personnel ou ses équipes. le plus apprécié reste l’intéressement. La rémunération variable est également un facteur de motivation. d’invalidité et de décès . les primes de rendement primes de pénibilité primes de bilan prime de résultat prime d’ancienneté 13 ème mois En règle général il est fortement conseillé de panacher mesures collectives et rémunération individualisée. et il est fiscalement intéressent pour l’employeur et l’employé. Quand l’entreprise en a les moyens. L’entreprise peut également mettre au profit des salariés et de leur ayant-droit des services de prévoyances c'est-à-dire. qui permet d’instaurer une rémunération complémentaire collective et différée.mutuelle . la rémunération est un point stratégique de la motivation. le plus facile est de relever les salaires ou créer de nouvelles primes. il est très motivant.garantie d’incapacité. Les salariés eux-mêmes sont plus sensibles à une augmentation qu’à l’arrivée d’un supérieur plus compétent ou à un meilleur équilibre vie privée et vie professionnelle. attribuée en contrepartie de la contribution de chacun aux résultats de la collectivité.1) La rémunération Alors que faut-il faire ? Sans conteste. . Un des outils. il favorise le dialogue social. en conjuguant. par exemple une part associée à la performance de l’équipe avec une autre part qui récompensera la capacité individuelle à travailler en groupe. L’intéressement est intéressent sur trois points.

et soigner l’ambiance au sein de l’équipe.Avec ces garanties de prévoyance. D'autre part. Mais aussi un service de retouche pour les vêtements. faire confiance. orchestrer. il doit se pencher sur son propre niveau de motivation. Toutes 3) Le cadre organisationnel a. il doit se pencher sur le niveau de motivation de ses collaborateurs. Cette communication doit se faire à trois niveaux : au quotidien (au travers des échanges opérationnels). responsabiliser. afin de permettre aux collaborateurs de s'exprimer. le service s’occupe même d’acheminer votre voiture en cas de panne. D'une part. Il est impossible d’entretenir un niveau d’implication sans communication active. les détresser de façon à ce qu’ils s’investissent de façon plus importantes dans leur travail en oubliant les petits soucis du monde extérieur c'est-à-dire la création de crèches dans les locaux pour faciliter la vie des mamans et des papas. 2) Cadre de vie et condition de travail Maintenant les grandes entreprises ont même développées de nouveaux services très pratiques pour les employés surtout pour leur facilité la vie. Sur le plan fiscal. les salariés sont également assurés de percevoir un capital ou une rente en cas d’événement les éloignant de leur travail. disponible pour les employés pendant les temps de repos pour se défouler ou se relaxer dans un sauna ou une piscine. ou même de trouver un baby-sitter. à moyen terme (par exemple sur l'organisation et les priorités à venir du service) et à long terme (sur la stratégie globale de l'entreprise). Communiquer : La communication dans un groupe est la base dans une stratégie motivationnelle. On notera que par principe cette culture de la communication doit être descendante) mais aussi montante. Le manager doit savoir communiquer. le rôle du manager Le rôle du manager est très important. 21 . Les cotisations patronales et salariales versées dans le cadre d’un régime prévoyance à adhésion sont déductibles du salaire imposable. un service de pressing. Un manager démotivé ne peut pas motivé ses collaborateurs. le dispositif est attractif. Mais également des salles de sport. mais un manager motivé n’est pas forcement motivant pour autant.

le management par la responsabilisation permet aux collaborateurs de développer une capacité de décision dans un champ d'action précis. Ces projets doivent être associés à une récompense comme prime. Si le management par objectifs permet à chaque salarié de mieux identifier sa tâche et son rôle. 22 . vient la responsabilisation. donc qu’ils génèrent un degré de motivation élevé. Responsabiliser : Après la confiance. Il faut donc éviter au maximum le travail le travail répétitif qui à la longue aura comme effet de démotiver l’ensemble de l’équipe. Cette capacité de décision offre à l'équipe des raisons supplémentaires de satisfaction si les objectifs sont atteints. Le manager n’interviendra alors que lors des points de contrôle prédéterminés à l’avance. qui aurait comme effet secondaire de motiver les collaborateurs que pour les projets novateurs et ils finiraient par oublier leur travail de fond. ils doivent bénéficier de leur propre espace d’action. Attention à ne pas abuser des défis. Pour qu’ils s’épanouissent. le degré de formation de l’équipe ou encore la capacité à gérer les situations délicates (en habituant les collaborateurs à être autonomes). Le rôle du manager est d’être comme un chef d’orchestre. Orchestrer : La motivation des collaborateurs repose également sur « l’excitation intellectuelle ». on se rappellera que la responsabilisation agit sur plusieurs facteurs essentiels en entreprise : la capacité d'innovation. Cette stratégie passe évidemment par la délégation. Au-delà de l'implication. Cette confiance s’exprime généralement par l’intermédiaire d’un management adapté c'est-à-dire par la fixation d’objectif (Méthode SMART). il doit impulser de nouveau défis à ses collaborateurs comme de nouveaux projets par exemple. une façon de transmettre au passage sa propre motivation. journée de repos.Faire confiance : Pour développer la motivation chez les collaborateurs il faut leur accorder de la confiance.

ou le manager distribue les instructions et les consignes.Le persuasif . formations. bien entendu. mais à la tache qu’elle effectue au sein de l’entreprise. le style de management ne dépend pas de la personne même.). 23 . Cette logique implique. Il doit persuader ses collaborateurs à appliquer cette méthode.Le participatif . le fait d'organiser régulièrement des activités fédératrices (réunions. Le manager devra donc être attentif à l'ambiance de son équipe ou de son service. Les quatre styles de management recensés sont : . on peut appliquer plusieurs styles de management à une personne. et que ceux-ci sont expérimentés.Le directif . Ce type de management est efficace en cas de situation d’urgence. Management participatif : Le management est un style de management basé sur l’écoute qui permet d’élaborer des solutions en communs. L'ambiance repose également sur l'image qu'ont les collaborateurs de leur manager b..Le délégation Management directif : Le management directif est un style de management dit structuré. les styles de management On recense quatre styles de managements. Ce style de management est efficace si le manager sait écouter ses collaborateurs. le manager joue alors un rôle d’arbitre. Management persuasif : Cette méthode voie le manager imposer la marche à suivre a ses collaborateurs tout en expliquant les avantages. ou lorsque le collaborateur est peu expérimenté pour cette tâche. en apprenant à connaître chaque salarié et en agissant sur les problèmes capables de perturber leur niveau de motivation. Cette façon de faire n’est valable que si le manager à du charisme et que le subordonné éprouve du mal à s’exprimer. séminaires.Soigner l’ambiance : Il va s'en dire que la motivation est étroitement liée à l'environnement dans lequel vos collaborateurs évoluent. il définie les missions et les objectifs du collaborateur..

Ce management n’est valable que si les collaborateurs sont expérimentés et que le manager reste en retrait. Le manager doit encourager les prises d’initiatives et doit répondre aux sollicitations.Management délégation : Le but d’un management délégation. est de chercher au maximum à responsabiliser les gens. qu’une grande autonomie soit laissée aux salariés dans le but d’accomplir sa tache. Les réflexions sont collectives. 24 .

Si le contexte de travail amène l’individu à se sentir responsable de son comportement. Chaque individu cherche à satisfaire des besoins de compétence. à développer ses capacités à interagir avec son environnement de travail et de relation. son sentiment d’autodétermination s’accroît et renforce la motivation intrinsèque. En retour. il perçoit alors son contexte de travail comme supportant son autonomie. Ainsi. L’autodétermination est le second besoin que l’individu essaie de satisfaire en développent le locus de causalité interne qu’il perçoit. à assumer les choix qu’il effectue de manière à développer son autonomie au sein de l’organisation de son travail. De ce principe de base. la théorie tente d’identifier quelles sont les forces internes et externes qui agissent sur la décision de l’individu d’agir de façon motivée. c'est-à-dire. et par conséquent sa motivation intrinsèque. Tend que l’individu perçoit que son environnement guide ses choix. les facteurs situationnels joueraient un grand rôle comme déterminants de la motivation intrinsèque. il percevra donc un locus de causalité interne et un sentiment d’autodétermination. sa fierté d’appartenance. En psychologie deux courants permettent de définir la motivation intrinsèque la théorie de l’évaluation cognitive et la théorie des caractéristiques de l’emploi. 25 . c'est-à-dire de se sentir compétent et autodéterminé. Enfin il faut que l’entreprise de son coté renvoie un feed-back positif sur ses réalisations. Il s’agit pour l’individu de développer sa perception d’être à l’origine de son comportement.II) les outils de motivation intrinsèque 1) la théorie de la motivation intrinsèque Un ensemble de théories développées dans les années 70 précise que le déclenchement de la motivation est suscité par la décision de satisfaire des besoins psychologiques. Ce besoin agit de façon conjointe avec celui de l’autodétermination. il distingue en lui un locus de causalité externe. il renforce son sentiment de compétence. ses performances. Si l’individu perçoit un locus de causalité interne. La théorie de l’évaluation cognitive est due aux travaux de Deci et Ryan (1970) Leur hypothèse fondamentale est que la motivation intrinsèque serait suscitée par des besoins que l’individu développe.

La théorie des caractéristiques de l’emploi développée par Hackaman et Oldham dans les années 70. s’intéresse aux effets conjoints des forces incitatrices du besoin de développement personnel et des caractéristiques même de l’emploi de l’individu. D’après les théoriciens la motivation interne est supposée croître sous l’effet multiplicatif de la force des besoins de développement. (feed-back) Plus ces besoins sont élevés. L’individu doit ressentir l’intérêt de son travail pour cela il doit percevoir la variété des compétences. qui agiraient sur la motivation et la satisfaction au travail. l’identité de la tache. plus le potentiel de motivation attaché à un emploi sera important. et la signification de la tâche. L’individu doit se sentir considérer responsable des résultats de son travail. - - L’individu doit avoir connaissance des résultats du travail qu’il réalise. Ce processus multiplicatif agirait sur quatre types de variables affectives et de comportement : La motivation interne par rapport au travail La satisfaction au travail La qualité du travail réalisé L’absentéisme et les départs volontaires 26 . Hackman et Oldham ont identifié cinq caractéristiques qui influenceraient le niveau potentiel de motivation détenu de motivation détenu par un emploi : La variété des compétences L’identité de la tâche Le sens de la tâche L’autonomie et le Feed-back Le potentiel de motivation lié à un poste peut générer de la motivation interne élevée lorsque trois types de besoins de développement personnel sont satisfaits.

Il est également important de fixer des objectifs « SMART ». la récompense peut être sous forme de voyages. prix. B) Développer un esprit de compétition : Dans certaines entreprises la compétition interne est mise en place surtout pour les commerciaux. Il est important aussi.2) Technique de management A) les signes de reconnaissances : Pour qu’un salarié soit et reste motivé il faut qu’il reçoive une appréciation de son travail par l’intermédiaire de signe de reconnaissance négatif ou positif. C’est donc une stratégie à manier avec parcimonie. Une personne sans signe de reconnaissance est une personne « morte ». Le faite qu’un salarié ne reçoive pas de signe de reconnaissance il ne pourra pas mesurer l’importance de son travail ou de sa tache au niveau de l’entreprise ce qui est néfaste à la motivation de celui-ci. 27 . Cette stratégie peut avoir un effet de turbo sur les performances de l’entreprise. Il est donc important que le manager fasse des signes de reconnaissances à ses collaborateurs en commencent toujours par les signes de reconnaissances dit négatif pour finir par les positifs. Un travail d’équipe est plus important pour la pérennité de l’entreprise. c'est-à-dire le meilleur vendeur du mois ou de l’année. que l’entreprise récompense plus les résultats d’équipe plutôt que les résultats individuels. mais un esprit de compétition trop poussé pourrai provoquer un effet inverse sur certains salariés peut réceptifs à ce genre de stratégie et pour les personnes en manque de confiance en soi pour qui cette stratégie sera une gêne dans leur développement personnel. et de suivre l’évolution des choses par l’instauration d’objectifs intermédiaires de manière à guider le collaborateur dans la réalisation de son objectif principal.

et qui engendre de la motivation. D) déléguer de pouvoirs La délégation de pouvoirs. La promotion d’un salarié intervient du moment ou celui-ci a acquis une certaine reconnaissance au niveau de sa hiérarchie. La formation permet actuellement de subvenir à ce besoin.C) L’autonomie L’entreprise doit également laisser une part d’autonomie à ses salariés de manière à ce qu’ils développent de la confiance en soi et de la créativité. La formation n’est pas seulement un outil d’évolution de carrière. Un salarié est tout à son avantages de donner le meilleur de luimême du fait que son implication dans l’entreprise sera suivie d’une évolution de carrière positive au sein de l’établissement. mais un moyen d’évoluer avec le temps et de suivre 28 . Formation : L’homme à besoin de se réaliser c’est l’un des besoins fondamentaux de l’être humain. c’est un moyen pour ces personnes de montrer de quoi elles sont capables aux yeux de leurs supérieurs 3) Les outils favorisant la motivation du personnel La promotion : La GPEC (La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences). Mais il faut éviter de réprimander un salarié ayant pris une initiative même si le résultat attendu n’est pas satisfaisant. D’après la théorie de Maslow. est un amplificateur de motivation pour les personnes en manques de responsabilités. les entreprises misent de plus en plus sur la formation pour faire évoluer leurs salariés et les motiver. l’encourager dans un premier temps et lui expliquer les erreurs qu’il aurait pu éviter. le système de motivation interne est une stratégie qui est très motivante pour l’ensemble des salariés. Le manager doit féliciter ses collaborateurs de prisent d’initiatives qu’elles soient bonnes ou mauvaises. le besoin d’estime de soi et de reconnaissance et le besoin le plus fort sur la pyramide de Maslow.

la France est le pays européen dans lequel les entreprises investissent le plus dans la formation. 29 . Apres le Royaume-Uni. 4) Les outils de motivation collective a. descendante et ascendante. (Tableau 1) (Tableau 1) : Comparaison des dépenses de formation de 12pays européens (source Eurostat 1997) Enrichissement du travail : L’enrichissement du travail est une source de motivation pour certaines personnes. Plus le projet de l’entreprise est clair et aguichant plus les salariés se sentirons impliqués dans le projet de développement durable de l’entreprise. Ainsi qui permet de réévaluer son poste aux yeux des autres. D’autres verront ce surplus de travail comme une contrainte.l’évolution des nouvelles technologies par exemple. La formation est un outil qui permet de se voir progresser dans son travail et en même temps de développer sa motivation. Projet d’entreprise : Le projet d’entreprise doit être défini clairement. un travail plus complexe mettant en avant l’ensemble de ses compétences. Appuyé par une communication interne active. et donc de développer de la confiance au niveau de l’entreprise mais également de développer sa propre motivation du moment ou l’on sent que l’entreprise nous accorde plus de confiance. Mais la majorité des salariés prendront un surplus de travail comme une chance. autour d’objectifs concret et réalisables.

afin qu’il ne dégrade pas l’image de l’entreprise en dehors.Tableau d’affichage .Intranet . et guider ses collaborateurs. Les modes de transmissions utilisés sont : . Cette communication à pour but de diriger. et diriger le personnel.La fiche signalétique .Le rôle du manager est très important : -Les objectifs fixés doivent être réalisables (méthode SMART).La feuille de liaison . car il s’avère que c’est un outil puissant dans la stratégie motivationnelle des salariés. d’accompagner le personnel lors de changement dans l’entreprise du point de vue travail.Lettre au personnel . Mais un point très important de la communication interne est qu’elle permet également de développer la fierté d’appartenance chez le personnel. motiver.Le rapport écrit . est dirigée de la direction vers le personnel.Journal interne 30 . La communication interne est composée de deux types de communications différentes : -La communication descendante -La communication ascendante La communication descendante. b. manager. Communication interne : La communication interne est un outil à ne pas négliger dans une entreprise. Il est important de développer la fierté d’appartenance du personne. ou du point de vue du changement de direction par exemple.Les notes de service . -Qu’il montre l’exemple dans l’implication de son travail. -Qu’il sache avant tout écouter. Alors comment la communication descente peut motiver le personnel ? La communication interne descendante permet de manager. le but est que le personnel s’approprie l’image de l’entreprise autant que le dirigeant.

La communication ascendante. est dirigée du personnel vers la direction. en faisant remonter l’information appelée « feed-back » qui permet à la direction de d’obtenir des informations lors de diagnostic ou de prises de décisions.La boite à idées . La communication ascendante permet de mesurer l’impact lors d’un amorçage d’un changement par exemple.Le sondage interne 31 . Les techniques misent en place par les entreprises pour réaliser une bonne communication ascendante sont : . Elle a pour but de donner la parole au personnel.

Il est également important de ne pas tomber dans l’excès. mais toutes les personnes ne sont pas réceptives de la même façon. ou salle de sport. sachant qu’il n’hésite pas de méthode passe partout. du fait qu’elles soient un peu simplistes et qu’elles ne correspondent pas forcément aux variables individuelles et au cadre environnemental. nous avons fait un tour d’horizon sur les approches théoriques et pratiques mises en place par les entreprises et organisations pour motiver leurs salariés. pour obtenir du rendement et de la productivité n’est pas une chose évidente. l’effet de démotivation et de lassitude peut apparaître. applicable dans toutes les entreprises et pour tous les salariés. C’est pour cela qu’il est très difficile d’appliquer une méthode théorique à la lettre.Conclusion Tout au long de ce mémoire. ou d’autres n’ayant pas du tout cette philosophie et négligent complètement l’aspect motivationnel. que l’entreprise doit être à l’écoute de son personnel. Par conséquent il n’y a pas de méthode « Magique ». La solution adaptée doit développer sa propre stratégie motivationnelle. Motiver son personnel. comme on à pu le voir dans ce mémoire plusieurs outils son disponibles. 32 . car en essayant de trop motiver son personnel pour atteindre des objectifs de plus en plus difficile. Toutes les entreprises ne motivent pas leurs salariés de la même façon. C’est pour cela. D’autres ne sachant pas comment procéder essaient des méthodes hasardeuses en jouant principalement sur « la carotte magique ». en faisant remplir un sondage interne ou par l’intermédiaire d’une boite à idées pour permettre de déceler les attentes et les besoins de chacun de manière à trouver un compromis. Certaines entreprises n’hésitent pas à motiver leurs salariés en proposant de nouveaux services pour faciliter la vie des salariés comme des crèches.

LES ANNEXES ANNEXE 1 : La pyramide de Maslow ANNEXE 2 : Sommes-nous motivés ? Enquête 33 .

ANNEXE 1 : 34 .

35 . près de 66% déclarent qu’ils débordent d’énergie au travail. 73% déclarent qu’ils "éprouvent du plaisir à faire leur travail". Ainsi. Seuls 13% déclarent qu’ils éprouvent de l’appréhension vis-à-vis de leur travail Les lecteurs se sentent souvent vifs au travail. Ils sont suivis par les employés du secteur des soins ou de l’enseignement et par les cadres moyens. 72% aiment en général entamer une journée de travail.ANNEXE 2 : Les lecteurs et les surfeurs de Références/Vacature sont fortement motivés par leur travail. 71% trouvent que leur travail à un sens et une utilité. En outre. Si l'on examine les résultats en tenant compte de la définition de la motivation au travail (plaisir + vitalité + implication + satisfaction). Ainsi. et 65% sont passionnés par leur travail 70% des lecteurs sont (plutôt ou très) satisfaits du travail qu’ils font La plus grande différence se situe au niveau du statut professionnel : les indépendants et les cadres supérieurs (y compris les professionnels et les hauts fonctionnaires) obtiennent les résultats les plus élevés et présentent donc la motivation la plus élevée dans leur travail. on obtient les affirmations suivantes : Les lecteurs éprouvent souvent du plaisir à effectuer leur travail. Ainsi. la motivation des chefs d'équipe augmente de façon proportionnelle à la taille de l'équipe. et 70% affirment qu’ils arrivent à travailler longtemps sans s’arrêter L’implication est également élevée. Les employés exécutants et les ouvriers obtiennent les résultats les plus faibles. Les participants qui dirigent une équipe se sentent plus motivés que les autres.

Les travailleurs possédant un contrat fixe (contrat à durée indéterminée) sont légèrement plus motivés que les travailleurs possédant un contrat temporaire. Les femmes obtiennent des résultats légèrement meilleurs que les hommes. Nous remarquons cependant que le groupe le plus jeune (moins de 25 ans) obtient des résultats légèrement meilleurs que le groupe des 25-29 ans.La motivation au travail est également liée à l’âge : l’âge est proportionnel à la motivation au travail. 36 . Le type de contrat donne également lieu à de légères différences de motivation. De faibles différences apparaissent en ce qui concerne le sexe.

cmqe.agemulticonsult.fr www.LENHARDT Vincent.journaldunet.BIBLIOGRAPHIE . « Sociologie du changement dans les entreprises et les organisations » Editions du seuil .be www.BERNOUX Philippe.com www.lesechos.ccip.lenouveaucourrier.com www. « Les responsables porteurs de sens » Editions INSEP CONSULTING REFERENCES INTERNET www.management.fr 37 .

ce terme est communément utilisé pour nommer les Creative Commons licenses. Quelle est la validité des licences Creative Commons au regard du formalisme français des contrats de droit d’auteur ? Le formalisme des contrats de cession de droits de propriété littéraire et artistique (CPI L. ce qui n’a guère de sens dans le cas de biens immatériels. Le respect de la destination et l’usage de la chose louée en bon père de famille fait partie des règles communes aux baux des maisons et des biens ruraux. Licence Art Libre. comme une publication périodique. au sens de l’article L. Cependant.Licences Creative Commons Quelle est la qualification juridique des documents-type Creative Commons ? Les documents Creative Commons sont des contrats-type qui permettent à l’auteur de communiquer au public les conditions d’utilisation de son œuvre. est traditionnellement réservée à la propriété industrielle (licence de brevet ou de marque) et aux logiciels. 121. une anthologie ou une encyclopédie ». article L. le lieu et la durée des droits concédés. 131-3) peut s’appliquer aux licences ou autorisations d’utilisation (3). seconde phrase.. et n’est pas employée en propriété littéraire et artistique. voire modifiée en vue de former certaines « œuvres dites dérivées : traductions. les reproductions par un art ou un procédé quelconque. Celles-ci doivent décrire de manière précise le domaine d'exploitation. sous-catégorie de contrats. Elles sont fournies à titre d’information gratuitement par Creative Commons et n’impliquent aucun transfert des droits de propriété intellectuelle (2). Le louage de chose incorporelle ou licence (location d’un meuble incorporel en droit de la propriété intellectuelle) est défini à l’article 1709 du Code Civil comme «un contrat par lequel l'une des parties s'oblige à faire jouir l'autre d'une chose pendant un certain temps. On peut qualifier ces offres de contrats à exécution successive et de concession de droit d’usage. et moyennant un certain prix que celle-ci s'oblige de lui payer ». au sens du CPI. les enregistrements sonores. la destination. la distribution d’exemplaires ou d’enregistrements » desdites œuvres. L’article 3 des licences Creative Commons énumère l’étendue des droits proposés : « la reproduction de l’œuvre seule ou incorporée dans une œuvre dite collective. La qualification de licence. . La nouveauté de ce type d’offre peut enfin amener à la qualification de contrat innommé.8 du CPI. Le prix à payer n’entraîne ici aucune rémunération. sous l'influence du terme américain et du concept de "licences libres" : licence GNU GPL. l’offre étant définie comme la « manifestation de volonté (…) par laquelle une personne propose à une ou plusieurs autres (déterminées ou indéterminées) la conclusion d’un contrat à certaines conditions » (1). Elles ne peuvent donc pas être qualifiées de vente ou de cession. 122-4. Ce sont des offres ou pollicitations. mais les obligations qui pèsent sur l’Acceptant laissent à penser que la personne qui offre une œuvre sous de telles conditions en retire des avantages.. les adaptations théâtrales. littéraires ou cinématographiques. les arrangements musicaux. La qualification de prêt à usage ou de commodat adresse les biens qui doivent être restitués. les résumés. soit l’étendue.

L’autorisation d’adaptation audiovisuelle ne doit-elle pas figurer dans un contrat écrit distinct de celui qui autorise les autres actes ? D’après l’article L113-4. la phrase a été écartée de la version française. à l’instar de la solution retenue par les traducteurs allemands conformément à l’article 31. plus stricte. On précisera que les sous-licences sont explicitement interdites dans les documents Creative Commons. La réponse est non car les licences Creative Commons ne sont pas assimilables à des contrats d’édition au sens de l’article L132-1 du CPI : elles ne prévoient pas d’obligation pour le . qu’ils soient connus aujourd’hui ou mis au point dans le futur. procédés techniques et formats. 132-19. sous réserve des droits de l’auteur de l’œuvre préexistante ». telle qu’elle est définie aux articles L. » L’article L. L. 131-6 accepte « la clause d'une cession qui tend à conférer le droit d'exploiter l'oeuvre sous une forme non prévisible ou non prévue à la date du contrat. Si les cessions peuvent être consenties à titre gratuit. la contrepartie étant fournie par la publicité faite à l’ouvrage. L’intention de l’auteur d’obtenir une diffusion et une distribution de son oeuvre sous Creative Commons plus large peut être interprétée comme le souhait d'une plus grande notoriété grâce aux copies et aux diffusions qu'effectueront les Acceptants. On peut se demander si le choix de l’option qui autorise les modifications ne contraindrait pas à recourir à deux contrats Creative Commons séparées. ce qui est le cas dans la version originale des licences. « l’œuvre composite est la propriété de l’auteur qui l’a réalisée. Cependant. Quant à la destination. être titulaire d’un droit d’usage ne confère pas au bénéficiaire d’une licence Creative Commons le droit de céder ces droits. Le bénéficiaire ne pourra distribuer l'oeuvre ou la communiquer au public que sous les mêmes conditions sous lesquelles il l'a reçue. 123. médias. elle est clairement repérable dans l’intention de l’auteur de contribuer à un fonds commun en autorisant certaines utilisations gratuites de son œuvre. L’article 3 de la version originale prévoit que « Les droits mentionnés ci-dessus peuvent être exercés sur tous les supports. L. sans exiger une exploitation conforme aux règles spécifiques d’un contrat d’édition. La cession des droits de reproduction et de représentation à titre gratuit est permise à l’article L. de manière à respecter cette disposition qui vise à protéger l’auteur en lui faisant prendre conscience du fait qu’il s’agit de deux actes de cession bien différents. Mais étant donné qu’elle doit également « stipuler une participation corrélative aux profits d'exploitation ».La durée (toute la durée légale de protection de l’Œuvre. L’article L131-4 alinéa 3 stipule que « les cessions portant sur les droits d’adaptation audiovisuelle doivent faire l’objet d’un contrat écrit sur un document distinct du contrat relatif à l’édition proprement dite de l’œuvre imprimée ». 122-7 du CPI. Elle « doit être expresse ». ». qui interdit l’exploitation sous une forme non prévisible. la jurisprudence (4) a admis la validité d’une cession des droits d’adaptation audiovisuelle même si aucune rémunération n’était stipulée. l’article L131-3 du CPI prévoit que les adaptations audiovisuelles doivent prévoir une rémunération. Ce choix marque une volonté de confirmer cette interdiction et peut ainsi favoriser ainsi le consentement éclairé de l’acceptant. ni être lié par un contrat d'exclusivité avec un producteur.4 de la loi allemande sur le droit d’auteur de 1965. Le terme « bénéficiaire » et non pas le terme « licencié » a été retenu pour désigner dans la traduction française la personne qui accepte l’offre. 211-4…) et l’étendue (le monde entier) sont également identifiées. œuvre préexistante.

La responsabilité délictuelle étant d’ordre public. garantit dans l’article 5a qu’elle a bien obtenu tous les droits nécessaires sur l’œuvre pour être en mesure d’autoriser l’exercice des droits conférés par l’offre.0. ou tout autre tiers). proposer des textes en langue française n’est pas seulement plus commode pour les utilisateurs français. mais répond également à l’impératif d’utiliser la langue française dans le cadre de relations avec des salariés ou des consommateurs (6) dans un contexte professionnel privé ou public. est inaliénable. même sans mention explicite : la responsabilité de l’offrant est alors définie par la législation applicable. elle aura vocation à s’appliquer par défaut. ne pouvait pas être choisie en droit français car le droit à la paternité. Quelle est la validité des offres Creative Commons vis-à-vis du droit général des obligations ? L’absence de signature n’est pas le signe d’une absence de consentement ou d’information sur l’objet et la nature de l’engagement contractuel. Il est précisé dans l’objet du contrat que l’exercice sur l’œuvre de tout droit proposé dans ladite offre vaut acceptation tacite de celle-ci. Enfin. norme impérative ? Droit à la paternité N’est-il pas obligatoire de choisir l’option Paternité ? (On notera que l’option Paternité devient obligatoire à partir de la version 2. La personne qui propose de contracter. La même question est soulevée par l’article 4. Elle s’engage à ne pas transmettre une œuvre constitutive de contrefaçon ou d’atteinte à tout autre droit de tiers (autres titulaires de droits ou sociétés de gestion collective qui auraient pu être mandatées. On peut inférer de l’article 1985 du Code Civil relatif au mandat que le commencement de l’exécution du contrat proposé par le destinataire de l’offre « révèle » son acceptation (5). Il est en effet obligatoire d’accompagner toute reproduction ou communication de l’œuvre d’une copie ou d’un lien vers le texte Creative Commons qui la gouverne. l’auteur au sens de l’article 113 du CPI.) On pourrait en effet penser que l’option Non Attribution.0) prévoit que cette clause de garantie deviendra optionnelle. à l’image des licences d’utilisation de logiciels qui prennent effet à l’ouverture de l’emballage du disque d’installation. Une telle exclusion de garantie pourrait être jugée sans valeur en cas de dommage.a qui permet à l’Offrant de demander à l’Acceptant de retirer de l’Œuvre dite Collective ou Dérivée . qui n’imposait pas d’indiquer la paternité de l’œuvre. prérogative de droit moral.0 des textes Creative Commons (notre travail de traduction et d’adaptation portait jusqu’en mai 2004 sur la version originale 1.bénéficiaire correspondant à la charge pour l’éditeur d’assurer la publication et la diffusion des exemplaires dont la fabrication est autorisée. Cependant. et à permettre une jouissance paisible à ceux qui en accepteront les termes. la version originale 2. Les contrats Creative Commons sont-ils compatibles avec le droit moral.

Droit de divulgation . pourra toujours être exercé. Le droit d’adaptation. un contrat qui imposerait à l’auteur de renoncer définitivement à son droit au nom. La paternité indiquée dans une offre Creative Commons reste soumise à la bonne foi des utilisateurs. L’auteur pourra toujours faire reconnaître sa paternité. Effectivement. Les documents Creative Commons n’imposent pas une renonciation définitive. Droit de retrait Le droit de retrait. notamment dans le cas où l’utilisateur-auteur indiquerait un autre nom que le sien. lui aussi d’ordre public. mais permettent une renonciation provisoire et une clarification (8). en échange d’une contrepartie financière ou non. Droit au respect Autoriser à l’avance les modifications n’équivaut pas à aliéner le droit au respect. Celui qui propose l’offre de mise à disposition se réserve à tout moment le droit de proposer l’œuvre à des conditions différentes ou d’en cesser la diffusion (article 7. serait nul. en cas d’utilisation ou de dénaturation de son œuvre telle qu’elles lui porteraient préjudice. L’auteur qui aurait mis à disposition son œuvre sous une offre Creative Commons autorisant les modifications et la création d’œuvres dites dérivées. L’auteur qui met fin au contrat Creative Commons devra respecter la bonne foi (9) des personnes qui auront dans l’intervalle appliqué le contrat qu’il proposait. traditionnellement cédé à l’avance. n’implique pas d’autoriser les modifications qui porteraient atteinte à l’intégrité de l’œuvre ou à l’honneur et la réputation de son auteur. est stable : l’auteur réel pourra toujours se faire reconnaître comme auteur (7).toute référence au dit Offrant. Le principe général étant la présomption de titularité au bénéfice de celui sous le nom duquel est divulguée l’œuvre. et s’engage à renoncer à être identifié comme auteur auprès du public. dans le respect des offres précédemment consenties. le système Creative Commons ne permet pas plus que le cas général d’authentifier la paternité des œuvres.b). ou s’approprierait indûment la paternité d’une œuvre. La jurisprudence relative aux contrats dits de « nègre » où l’auteur réel écrit un ouvrage pour autrui. En revanche. ce droit à l’anonymat ne doit pas donner lieu à de fausses attributions de paternité. même si le parcours de l’œuvre rend son application encore plus difficile sur les réseaux. se réserve toujours la possibilité d’un recours fondé sur droit au respect.

Le contrôle de l’utilisation après divulgation en vertu des options Partage des Conditions Initiales à l’Identique (Share Alike) et Pas d’Utilisation Commerciale (Non Commercial) n’est-il pas incompatible avec le principe d’épuisement des droits ? L’épuisement du droit de distribution prévu en droit communautaire établit qu’une fois l’original de l’œuvre ou sa copie mise en circulation sur le territoire communautaire avec le consentement du titulaire de ce droit. l’arrêt Cinéthèque (10) valide comme conforme au droit communautaire la loi française sur la chronologie des médias (11) qui impose un délai entre l’exploitation des films en salle et la vente ou la location de supports. on peut rappeler que la notion d’épuisement est utilisée en droit communautaire à des fins de régulation économique. Enfin. non pour s’assurer de la réservation des droits exclusifs. hors Creative Commons. comme dans le système juridique classique. mais c’est à la condition d’obtenir une autorisation écrite de la part de l’auteur de l’œuvre préexistante. et acquiert elle-même le statut d’auteur de la nouvelle œuvre dite dérivée.Le titulaire des droits sur l’œuvre conserve le contrôle du moment et des conditions de sa divulgation et de sa communication au public. de supports. ainsi. Tout d’abord. il ne peut pas l’exercer à nouveau dans un autre Etat-membre. Elle est utile dans les situations où un ayant-droit abuse de son monopole pour affecter le commerce et la concurrence en interdisant la commercialisation ou en imposant des restrictions quantitatives à l’importation ou des mesures d’effet équivalent. Elles se contentent simplement de réserver les droits non proposés. et de l’autre la faculté de contrôler les actes ultérieurs de commercialisation et d’interdire les réimportations. la modifie en apportant une contribution originale. qui continuent à requérir l’autorisation du titulaire des droits. mais pour rendre l’œuvre libre de certains droits. à l’instar du droit d’auteur classique. L’article 2 des contrats Creative Commons stipule bien qu’ils s’appliquent sans préjudice du droit applicable. Il ne lui est pas interdit de la divulguer sous des conditions différentes. Certaines restrictions ont d’ailleurs été admises par la Cour de Justice des Communautés Européennes . Le nouvel auteur conserve ses prérogatives et décide du moment de la divulgation de la nouvelle œuvre. . Le titulaire conserve ses autres droits patrimoniaux. par exemple après la première vente.2 et considérant 29). article 4. L’épuisement ne concerne que la distribution physique d’exemplaires matériels. et ne visent donc en aucun cas à restreindre ce type de prérogatives. il ne peut plus exercer ledit droit. Le titulaire ne peut donc exercer ce droit de propriété intellectuelle qu’une seule fois. ayant accepté une œuvre sous de telles conditions contractuelles. ce qui reviendrait à imposer des conditions de distribution. Sont visées d’un côté les entraves à la libre circulation des marchandises constitutives d’obstacles à la commercialisation sur le territoire national de produits régulièrement mis en circulation sur le territoire d’un autre Etat membre. Les objectifs du Traité de Rome sont de lutter contre le cloisonnement du marché intérieur et les abus de position dominante. On peut toutefois se demander si le fait de restreindre les conditions d’utilisation après la première mise à disposition respecte l’épuisement. à l’exclusion des services en ligne et des copies licites en découlant (Directive 2001/29/CE sur l’harmonisation de certains aspects du droit d’auteur et des droits voisins dans la société de l’information. Certains pourraient se demander si la condition de Partage à l’Identique des Conditions Initiales ou ShareAlike ne constitue pas une atteinte au droit de divulgation de la personne qui. les options Partage des Conditions Initiales à l’Identique (Share Alike) et Pas d’Utilisation Commerciale (Non Commercial) ne conduisent pas à interdire formellement toute modification qui ne serait pas proposée aux mêmes conditions ou toute utilisation commerciale.

octobre 1991. http://crao. affaire Béart.ibiblio. Dalloz 2003. par contrat. Un raisonnement a fortiori permet de déduire que les offres Creative Commons satisfont ces exigences. 2. 1999. Les règles de droit international privé prévalent.org/pipermail/cc-fr/2004-January/000039. Lamy Droit de l’Informatique et des réseaux. CA Paris. 6. in Lucas. 4. La licence GPL. ou le lieu du dommage ou du dépôt de la plainte. 28. ainsi que les exigences de prudence et d’information. Un auteur peut se retourner contre la personne qui utilise son œuvre sans respecter les conditions qui lui sont attachées. 5. Dir. Traité de la Propriété Littéraire et Artistique. et. Lucas. 4 avril 1991. 21-09-1990 : Jurisdata n. note 280. Les clauses abusives sont réputées non écrites si le contrat conduit à établir des rapports déséquilibrés entre les droits et obligations entre un professionnel et un consommateur (12). l’article en question devant être interprété de manière à le rendre valide et applicable. 023403. par. 875. Traité de la Propriété Littéraire et Artistique. Cour de cassation. B. PUF Quadrige 4ème éd. Cyril Rojinsky et Vincent Grynbaum. 1556 et Melanie Clément-Fontaine. 8. 7. 2ème éd. 2003. juillet 2002/4. p. Dir.Quelle sera la loi applicable en cas de conflit ? Il n’y a pas de clause déterminant la loi applicable et la juridiction compétente dans les contrats Creative Commons. Le bénéficiaire du contrat pourrait également se retourner contre le donneur de contrat qui a transmis une œuvre contrefaisante. Loi n° 94-665 du 4 août 1994 relative à l'emploi de la langue française dite loi Toubon. http://lists. Les licences libres et le droit français. p. Université de Montpellier. 23/01/2001. Propriétés Intellectuelles.1. 125 (cassation de l’arrêt d’appel ayant admis que l’auteur de thèmes musicaux renonce.net/gpl/ Contra en faveur de la qualification de cession. Civ. Les contrats Creative Commons prévoient à l’article 8c que si un article s’avère invalide ou inapplicable au regard de la loi en vigueur. Cass. Litec. Hubert Guillaud. Notes 1.html .J. et H. Revue Internationale du Droit d'Auteur. à être identifié comme tel auprès du public).1ère civ. n° 482. Vocabulaire Juridique Association Henri Capitant. cela n’entraîne pas l’inapplicabilité ou la nullité des autres dispositions. Les licences de logiciels dites « libres » à l’épreuve du droit d’auteur français. Communication Commerce Electronique avril 2001 & A. p. 2001. n° 23. 1re ch. 3. pour choisir la loi applicable. le juge saisi déterminera le lieu d’exécution de la prestation caractéristique du contrat. Michel Vivant. L’auteur qui estimerait qu’il y a eu atteinte à ses prérogatives patrimoniales pourrait toujours demander au juge une révision du contrat. Voir Christophe Caron. mémoire de DEA. Gérard Cornu.

JORF du 20/07/1982. L132-1 Code de la Consommation . 1985 p. Rec. p. 11. Loi n°82-652 du 29/07/1982 sur la communication audiovisuelle. 2605. op cit) 10. Arrêt de la CJCE du 11 juillet 1985. jointes 60/84 et 61/84. Cinéthèque SA et autres contre Fédération nationale des cinémas français.9. 2431. Aff. 12. article 89. Comportement loyal que requiert notamment l’exécution d’une obligation (Vocabulaire Capitant.

les arrangements musicaux. Elles ne peuvent donc pas être qualifiées de vente ou de cession. ce terme est communément utilisé pour nommer les Creative Commons licenses. 131-3) peut s’appliquer aux licences ou autorisations d’utilisation (3). 121. La nouveauté de ce type d’offre peut enfin amener à la qualification de contrat innommé. seconde phrase. littéraires ou cinématographiques. Le respect de la destination et l’usage de la chose louée en bon père de famille fait partie des règles communes aux baux des maisons et des biens ruraux. On peut qualifier ces offres de contrats à exécution successive et de concession de droit d’usage. sous l'influence du terme américain et du concept de "licences libres" : licence GNU GPL. ce qui n’a guère de sens dans le cas de biens immatériels. Celles-ci doivent décrire de manière précise le domaine d'exploitation. Elles sont fournies à titre d’information gratuitement par Creative Commons et n’impliquent aucun transfert des droits de propriété intellectuelle (2). article L. 122-4. les enregistrements sonores. les résumés. Cependant. comme une publication périodique. La qualification de prêt à usage ou de commodat adresse les biens qui doivent être restitués. au sens de l’article L. et moyennant un certain prix que celle-ci s'oblige de lui payer ». Licence Art Libre.8 du CPI. La qualification de licence. voire modifiée en vue de former certaines « œuvres dites dérivées : traductions. au sens du CPI.. le lieu et la durée des droits concédés. la destination. Quelle est la validité des licences Creative Commons au regard du formalisme français des contrats de droit d’auteur ? Le formalisme des contrats de cession de droits de propriété littéraire et artistique (CPI L.. Le prix à payer n’entraîne ici aucune rémunération. L’article 3 des licences Creative Commons énumère l’étendue des droits proposés : « la reproduction de l’œuvre seule ou incorporée dans une œuvre dite collective. les adaptations théâtrales. et n’est pas employée en propriété littéraire et artistique. sous-catégorie de contrats. les reproductions par un art ou un procédé quelconque. mais les obligations qui pèsent sur l’Acceptant laissent à penser que la personne qui offre une œuvre sous de telles conditions en retire des avantages. l’offre étant définie comme la « manifestation de volonté (…) par laquelle une personne propose à une ou plusieurs autres (déterminées ou indéterminées) la conclusion d’un contrat à certaines conditions » (1).Licences Creative Commons Quelle est la qualification juridique des documents-type Creative Commons ? Les documents Creative Commons sont des contrats-type qui permettent à l’auteur de communiquer au public les conditions d’utilisation de son œuvre. soit l’étendue. est traditionnellement réservée à la propriété industrielle (licence de brevet ou de marque) et aux logiciels. Le louage de chose incorporelle ou licence (location d’un meuble incorporel en droit de la propriété intellectuelle) est défini à l’article 1709 du Code Civil comme «un contrat par lequel l'une des parties s'oblige à faire jouir l'autre d'une chose pendant un certain temps. une anthologie ou une encyclopédie ». . la distribution d’exemplaires ou d’enregistrements » desdites œuvres. Ce sont des offres ou pollicitations.

la contrepartie étant fournie par la publicité faite à l’ouvrage. ni être lié par un contrat d'exclusivité avec un producteur. ». L’article L131-4 alinéa 3 stipule que « les cessions portant sur les droits d’adaptation audiovisuelle doivent faire l’objet d’un contrat écrit sur un document distinct du contrat relatif à l’édition proprement dite de l’œuvre imprimée ». sans exiger une exploitation conforme aux règles spécifiques d’un contrat d’édition. qu’ils soient connus aujourd’hui ou mis au point dans le futur. L’intention de l’auteur d’obtenir une diffusion et une distribution de son oeuvre sous Creative Commons plus large peut être interprétée comme le souhait d'une plus grande notoriété grâce aux copies et aux diffusions qu'effectueront les Acceptants.La durée (toute la durée légale de protection de l’Œuvre. ce qui est le cas dans la version originale des licences. Cependant. La cession des droits de reproduction et de représentation à titre gratuit est permise à l’article L. L. plus stricte. la jurisprudence (4) a admis la validité d’une cession des droits d’adaptation audiovisuelle même si aucune rémunération n’était stipulée. à l’instar de la solution retenue par les traducteurs allemands conformément à l’article 31. de manière à respecter cette disposition qui vise à protéger l’auteur en lui faisant prendre conscience du fait qu’il s’agit de deux actes de cession bien différents. 131-6 accepte « la clause d'une cession qui tend à conférer le droit d'exploiter l'oeuvre sous une forme non prévisible ou non prévue à la date du contrat. procédés techniques et formats.4 de la loi allemande sur le droit d’auteur de 1965. « l’œuvre composite est la propriété de l’auteur qui l’a réalisée. 123. 132-19. » L’article L. Ce choix marque une volonté de confirmer cette interdiction et peut ainsi favoriser ainsi le consentement éclairé de l’acceptant. médias. L. être titulaire d’un droit d’usage ne confère pas au bénéficiaire d’une licence Creative Commons le droit de céder ces droits. 211-4…) et l’étendue (le monde entier) sont également identifiées. On peut se demander si le choix de l’option qui autorise les modifications ne contraindrait pas à recourir à deux contrats Creative Commons séparées. L’article 3 de la version originale prévoit que « Les droits mentionnés ci-dessus peuvent être exercés sur tous les supports. Elle « doit être expresse ». la phrase a été écartée de la version française. œuvre préexistante. L’autorisation d’adaptation audiovisuelle ne doit-elle pas figurer dans un contrat écrit distinct de celui qui autorise les autres actes ? D’après l’article L113-4. Le bénéficiaire ne pourra distribuer l'oeuvre ou la communiquer au public que sous les mêmes conditions sous lesquelles il l'a reçue. l’article L131-3 du CPI prévoit que les adaptations audiovisuelles doivent prévoir une rémunération. On précisera que les sous-licences sont explicitement interdites dans les documents Creative Commons. elle est clairement repérable dans l’intention de l’auteur de contribuer à un fonds commun en autorisant certaines utilisations gratuites de son œuvre. sous réserve des droits de l’auteur de l’œuvre préexistante ». La réponse est non car les licences Creative Commons ne sont pas assimilables à des contrats d’édition au sens de l’article L132-1 du CPI : elles ne prévoient pas d’obligation pour le . Si les cessions peuvent être consenties à titre gratuit. qui interdit l’exploitation sous une forme non prévisible. Mais étant donné qu’elle doit également « stipuler une participation corrélative aux profits d'exploitation ». 122-7 du CPI. telle qu’elle est définie aux articles L. Quant à la destination. Le terme « bénéficiaire » et non pas le terme « licencié » a été retenu pour désigner dans la traduction française la personne qui accepte l’offre.

0. Les contrats Creative Commons sont-ils compatibles avec le droit moral.) On pourrait en effet penser que l’option Non Attribution. l’auteur au sens de l’article 113 du CPI. Quelle est la validité des offres Creative Commons vis-à-vis du droit général des obligations ? L’absence de signature n’est pas le signe d’une absence de consentement ou d’information sur l’objet et la nature de l’engagement contractuel. La responsabilité délictuelle étant d’ordre public. La même question est soulevée par l’article 4. Cependant.bénéficiaire correspondant à la charge pour l’éditeur d’assurer la publication et la diffusion des exemplaires dont la fabrication est autorisée.a qui permet à l’Offrant de demander à l’Acceptant de retirer de l’Œuvre dite Collective ou Dérivée . norme impérative ? Droit à la paternité N’est-il pas obligatoire de choisir l’option Paternité ? (On notera que l’option Paternité devient obligatoire à partir de la version 2. On peut inférer de l’article 1985 du Code Civil relatif au mandat que le commencement de l’exécution du contrat proposé par le destinataire de l’offre « révèle » son acceptation (5). Il est en effet obligatoire d’accompagner toute reproduction ou communication de l’œuvre d’une copie ou d’un lien vers le texte Creative Commons qui la gouverne. ne pouvait pas être choisie en droit français car le droit à la paternité. à l’image des licences d’utilisation de logiciels qui prennent effet à l’ouverture de l’emballage du disque d’installation. Enfin. proposer des textes en langue française n’est pas seulement plus commode pour les utilisateurs français. ou tout autre tiers). est inaliénable.0) prévoit que cette clause de garantie deviendra optionnelle. Il est précisé dans l’objet du contrat que l’exercice sur l’œuvre de tout droit proposé dans ladite offre vaut acceptation tacite de celle-ci. elle aura vocation à s’appliquer par défaut. Elle s’engage à ne pas transmettre une œuvre constitutive de contrefaçon ou d’atteinte à tout autre droit de tiers (autres titulaires de droits ou sociétés de gestion collective qui auraient pu être mandatées. La personne qui propose de contracter. garantit dans l’article 5a qu’elle a bien obtenu tous les droits nécessaires sur l’œuvre pour être en mesure d’autoriser l’exercice des droits conférés par l’offre. qui n’imposait pas d’indiquer la paternité de l’œuvre. Une telle exclusion de garantie pourrait être jugée sans valeur en cas de dommage. même sans mention explicite : la responsabilité de l’offrant est alors définie par la législation applicable. mais répond également à l’impératif d’utiliser la langue française dans le cadre de relations avec des salariés ou des consommateurs (6) dans un contexte professionnel privé ou public.0 des textes Creative Commons (notre travail de traduction et d’adaptation portait jusqu’en mai 2004 sur la version originale 1. et à permettre une jouissance paisible à ceux qui en accepteront les termes. prérogative de droit moral. la version originale 2.

Droit de divulgation . le système Creative Commons ne permet pas plus que le cas général d’authentifier la paternité des œuvres.toute référence au dit Offrant. serait nul. En revanche. ce droit à l’anonymat ne doit pas donner lieu à de fausses attributions de paternité. Effectivement. Le principe général étant la présomption de titularité au bénéfice de celui sous le nom duquel est divulguée l’œuvre. et s’engage à renoncer à être identifié comme auteur auprès du public. un contrat qui imposerait à l’auteur de renoncer définitivement à son droit au nom. même si le parcours de l’œuvre rend son application encore plus difficile sur les réseaux. traditionnellement cédé à l’avance. est stable : l’auteur réel pourra toujours se faire reconnaître comme auteur (7). Le droit d’adaptation. Droit au respect Autoriser à l’avance les modifications n’équivaut pas à aliéner le droit au respect. Droit de retrait Le droit de retrait. Celui qui propose l’offre de mise à disposition se réserve à tout moment le droit de proposer l’œuvre à des conditions différentes ou d’en cesser la diffusion (article 7. Les documents Creative Commons n’imposent pas une renonciation définitive.b). L’auteur qui aurait mis à disposition son œuvre sous une offre Creative Commons autorisant les modifications et la création d’œuvres dites dérivées. L’auteur pourra toujours faire reconnaître sa paternité. ou s’approprierait indûment la paternité d’une œuvre. La jurisprudence relative aux contrats dits de « nègre » où l’auteur réel écrit un ouvrage pour autrui. dans le respect des offres précédemment consenties. n’implique pas d’autoriser les modifications qui porteraient atteinte à l’intégrité de l’œuvre ou à l’honneur et la réputation de son auteur. se réserve toujours la possibilité d’un recours fondé sur droit au respect. lui aussi d’ordre public. notamment dans le cas où l’utilisateur-auteur indiquerait un autre nom que le sien. pourra toujours être exercé. mais permettent une renonciation provisoire et une clarification (8). en cas d’utilisation ou de dénaturation de son œuvre telle qu’elles lui porteraient préjudice. La paternité indiquée dans une offre Creative Commons reste soumise à la bonne foi des utilisateurs. L’auteur qui met fin au contrat Creative Commons devra respecter la bonne foi (9) des personnes qui auront dans l’intervalle appliqué le contrat qu’il proposait. en échange d’une contrepartie financière ou non.

Elle est utile dans les situations où un ayant-droit abuse de son monopole pour affecter le commerce et la concurrence en interdisant la commercialisation ou en imposant des restrictions quantitatives à l’importation ou des mesures d’effet équivalent. l’arrêt Cinéthèque (10) valide comme conforme au droit communautaire la loi française sur la chronologie des médias (11) qui impose un délai entre l’exploitation des films en salle et la vente ou la location de supports. Le titulaire ne peut donc exercer ce droit de propriété intellectuelle qu’une seule fois. Le contrôle de l’utilisation après divulgation en vertu des options Partage des Conditions Initiales à l’Identique (Share Alike) et Pas d’Utilisation Commerciale (Non Commercial) n’est-il pas incompatible avec le principe d’épuisement des droits ? L’épuisement du droit de distribution prévu en droit communautaire établit qu’une fois l’original de l’œuvre ou sa copie mise en circulation sur le territoire communautaire avec le consentement du titulaire de ce droit.Le titulaire des droits sur l’œuvre conserve le contrôle du moment et des conditions de sa divulgation et de sa communication au public. par exemple après la première vente. Les objectifs du Traité de Rome sont de lutter contre le cloisonnement du marché intérieur et les abus de position dominante. il ne peut plus exercer ledit droit. comme dans le système juridique classique. la modifie en apportant une contribution originale. L’épuisement ne concerne que la distribution physique d’exemplaires matériels. Enfin. Certaines restrictions ont d’ailleurs été admises par la Cour de Justice des Communautés Européennes . qui continuent à requérir l’autorisation du titulaire des droits. . les options Partage des Conditions Initiales à l’Identique (Share Alike) et Pas d’Utilisation Commerciale (Non Commercial) ne conduisent pas à interdire formellement toute modification qui ne serait pas proposée aux mêmes conditions ou toute utilisation commerciale. à l’exclusion des services en ligne et des copies licites en découlant (Directive 2001/29/CE sur l’harmonisation de certains aspects du droit d’auteur et des droits voisins dans la société de l’information. mais c’est à la condition d’obtenir une autorisation écrite de la part de l’auteur de l’œuvre préexistante. mais pour rendre l’œuvre libre de certains droits. ainsi. Le nouvel auteur conserve ses prérogatives et décide du moment de la divulgation de la nouvelle œuvre. on peut rappeler que la notion d’épuisement est utilisée en droit communautaire à des fins de régulation économique. et acquiert elle-même le statut d’auteur de la nouvelle œuvre dite dérivée. Le titulaire conserve ses autres droits patrimoniaux. il ne peut pas l’exercer à nouveau dans un autre Etat-membre. et ne visent donc en aucun cas à restreindre ce type de prérogatives. ayant accepté une œuvre sous de telles conditions contractuelles. Tout d’abord. article 4. Il ne lui est pas interdit de la divulguer sous des conditions différentes. L’article 2 des contrats Creative Commons stipule bien qu’ils s’appliquent sans préjudice du droit applicable. Certains pourraient se demander si la condition de Partage à l’Identique des Conditions Initiales ou ShareAlike ne constitue pas une atteinte au droit de divulgation de la personne qui. à l’instar du droit d’auteur classique. et de l’autre la faculté de contrôler les actes ultérieurs de commercialisation et d’interdire les réimportations. On peut toutefois se demander si le fait de restreindre les conditions d’utilisation après la première mise à disposition respecte l’épuisement. de supports. non pour s’assurer de la réservation des droits exclusifs. ce qui reviendrait à imposer des conditions de distribution. Elles se contentent simplement de réserver les droits non proposés. Sont visées d’un côté les entraves à la libre circulation des marchandises constitutives d’obstacles à la commercialisation sur le territoire national de produits régulièrement mis en circulation sur le territoire d’un autre Etat membre. hors Creative Commons.2 et considérant 29).

pour choisir la loi applicable. Lucas. le juge saisi déterminera le lieu d’exécution de la prestation caractéristique du contrat. octobre 1991. CA Paris.org/pipermail/cc-fr/2004-January/000039. ou le lieu du dommage ou du dépôt de la plainte. Revue Internationale du Droit d'Auteur. Université de Montpellier. Loi n° 94-665 du 4 août 1994 relative à l'emploi de la langue française dite loi Toubon. Civ. juillet 2002/4. n° 23. Dir. l’article en question devant être interprété de manière à le rendre valide et applicable. Les licences de logiciels dites « libres » à l’épreuve du droit d’auteur français. Litec. http://lists. 6. ainsi que les exigences de prudence et d’information. 1556 et Melanie Clément-Fontaine. 2003. et. Le bénéficiaire du contrat pourrait également se retourner contre le donneur de contrat qui a transmis une œuvre contrefaisante. n° 482. p. Traité de la Propriété Littéraire et Artistique. Communication Commerce Electronique avril 2001 & A. p. 1re ch. http://crao. 4. Cour de cassation. Dir. Les clauses abusives sont réputées non écrites si le contrat conduit à établir des rapports déséquilibrés entre les droits et obligations entre un professionnel et un consommateur (12). 875. PUF Quadrige 4ème éd.net/gpl/ Contra en faveur de la qualification de cession.J. Traité de la Propriété Littéraire et Artistique. 21-09-1990 : Jurisdata n.1ère civ. L’auteur qui estimerait qu’il y a eu atteinte à ses prérogatives patrimoniales pourrait toujours demander au juge une révision du contrat. 5. Voir Christophe Caron. Les contrats Creative Commons prévoient à l’article 8c que si un article s’avère invalide ou inapplicable au regard de la loi en vigueur. 023403.ibiblio. à être identifié comme tel auprès du public). Cyril Rojinsky et Vincent Grynbaum. 1999.Quelle sera la loi applicable en cas de conflit ? Il n’y a pas de clause déterminant la loi applicable et la juridiction compétente dans les contrats Creative Commons. 28. 125 (cassation de l’arrêt d’appel ayant admis que l’auteur de thèmes musicaux renonce. Un auteur peut se retourner contre la personne qui utilise son œuvre sans respecter les conditions qui lui sont attachées.html . Les règles de droit international privé prévalent. 2ème éd. Michel Vivant. Notes 1. 8. La licence GPL. par contrat. par. affaire Béart. 3. Lamy Droit de l’Informatique et des réseaux. 2. cela n’entraîne pas l’inapplicabilité ou la nullité des autres dispositions. Gérard Cornu. Hubert Guillaud. mémoire de DEA. et H. 4 avril 1991. Les licences libres et le droit français. note 280. Vocabulaire Juridique Association Henri Capitant. Dalloz 2003. 2001. in Lucas. p. B. Un raisonnement a fortiori permet de déduire que les offres Creative Commons satisfont ces exigences. Propriétés Intellectuelles. 7. 23/01/2001.1. Cass.

L132-1 Code de la Consommation . 12. Loi n°82-652 du 29/07/1982 sur la communication audiovisuelle. 11. JORF du 20/07/1982. 1985 p. Cinéthèque SA et autres contre Fédération nationale des cinémas français. Aff.9. Comportement loyal que requiert notamment l’exécution d’une obligation (Vocabulaire Capitant. jointes 60/84 et 61/84. p. article 89. op cit) 10. 2431. Rec. Arrêt de la CJCE du 11 juillet 1985. 2605.