AUX SOURCES DU CALVAIRE

QUI ÉTAIT JUDITH / JULIETTE ?
[Le 26 octobre 2012 j’ai été contacté, par courriel, par une dame qui s’est présentée
comme l’arrière-petite-nièce de la fameuse Judith, qui fut la maîtresse d’Octave Mirbeau de
1880 à 1884 et qui lui a inspiré le personnage de Juliette Roux dans le premier roman,
largement autobiographique, qu’il ait signé de son nom, Le Calvaire, paru chez Ollendorff en
novembre 1886. Elle m’a annoncé qu’elle possédait des documents susceptibles de
m’intéresser et m’a d’emblée apporté une information extrêmement précieuse : le véritable
nom de famille de Judith n’était ni Vimmer, ni Wimmer, ni Winmer, ni Winther, comme
orthographié fantaisistement dans le cadastre parisien et dans les échos de la vie publique
des horizontales des années 1880 parus dans la presse spécialisée épluchée par Owen
Morgan pour son article1, mais bien Vinmer. Cette dame m’a de surcroît aimablement
transmis deux photos inédites, l’une d’Octave, l’autre de Judith, en m’autorisant par écrit à
les publier dans les Cahiers Octave Mirbeau pour illustrer un article consacré à son arrièregrand-tante. Car article il devait y avoir : en effet, je lui ai proposé aussitôt de rédiger un
témoignage à paraître dans les Cahiers Mirbeau, où elle pourrait exploiter librement ses
documents aussi bien que ses propres souvenirs d’enfance (car elle a connu Judith à la fin de
sa vie) et que les traditions familiales dont elle a pu entendre parler, de façon à donner de sa
lointaine parente, comme elle le souhaitait, une image forcément différente de celle donnée
par Mirbeau, au cœur de son « calvaire », ou par la presse people de l’époque évoquant les
apparitions publiques du « bataillon de Cythère », comme aimait à dire le baron de Vaux. En
même temps, comme elle ne connaissait que partiellement la généalogie de sa famille et
n’avait pas beaucoup plus de compétences que moi en matière de recherches généalogiques,
j’ai sollicité l’aide d’un spécialiste, blanchi sous le harnois, Jean-Michel Guignon, qui a
accepté cette mission de confiance avec une serviabilité à toute épreuve et qui a rédigé, à ma
demande, le texte ci-dessous. À l’origine, le fruit de ses recherches était simplement destiné à
compléter le témoignage de l’arrière-petite-nièce de Judith.
Malheureusement cette dame n’a finalement pas souhaité – à moins que, tout
simplement, elle n’ait pas pu ? – rédiger ce témoignage, qu’elle avait tout d’abord accepté
avec joie, et elle a retiré son autorisation d’insérer les deux photos qu’elle m’avait
spontanément offertes. Je le regrette, bien évidemment, mais ne puis ni publier un témoignage
qui n’a pas été rédigé, ni outrepasser sa volonté en matière de copyright des photos. Je tiens
néanmoins à la remercier pour avoir pris contact avec moi de sa propre initiative et pour
avoir permis, grâce aux informations qu’elle m’a transmises initialement, à Jean-Michel
Guignon d’aller de découvertes en découvertes, et aux mirbeaulogues et aux mirbeauphiles
d’en savoir désormais beaucoup plus sur la mystérieuse Judith Vinmer. Mais force m’est de
laisser ce remerciement dans l’anonymat, car cette dame n’a pas souhaité non plus que son
nom fût cité : de nouveau nous respecterons donc sa volonté.
Seule une partie des trouvailles faites par Jean-Michel Guignon est évoquée dans son article
ci-dessous. Pour ce qui est du reste, ou bien il n’a pas d’intérêt direct pour la connaissance
de Judith, de sa famille et de son parcours, ou bien il ne peut être dévoilé, conformément aux
règles très strictes qui régissent la recherche généalogique. Mais Jean-Michel Guignon tient
naturellement ces informations non exploitées à la disposition de la famille de Judith Vinmer,
pour peu qu’elle en manifeste le souhait.
Pierre Michel]

1 Owen Morgan, « Judith Vimmer / Juliette Roux », Cahiers Octave Mirbeau, n° 17, 2010, pp. 173-175. C’est
grâce à cet article, accessible librement en ligne (http://www.scribd.com/doc/86461045/), que l’arrière-petitenièce de Judith a appris sa liaison avec Mirbeau et, de là, a pu trouver les coordonnées de la Société Mirbeau.

GÉNÉALOGIE PARTIELLE DE JUDITH VINMER2

2 Arbre : recherches de Jean-Michel Guignon, membre de l’A.gen.A. Numérotation Daboville à partir de Pierre
Charles Vinmer (1748-1795). Archives en ligne des Ardennes : http://archives.cg08.fr/arkotheque/index.php.
Entraide : Geneweb et Archives des Conseils Généraux de l’Aisne, des Ardennes, du Puy-de-Dôme, du Val-deMarne et de Paris. Ne sont reprises dans l’arbre généalogique que les personnes évoquées dans l’article, ou
décédées, conformément à Loi des 100 ans du 15 juillet 2008.

« Juliette Roux » de Saint-Quentin au Plessis-Macé
Née à Saint-Quentin le 3 mars 18583, Judith Vinmer, qui fut pendant près de quatre ans
la maîtresse de Mirbeau, a servi de modèle à la Juliette Roux du Calvaire. Elle est la fille
cadette d’Alexis Vinmer, peintre et photographe, qui a créé un des tout premiers ateliers de
photographie de l’époque. Si l’on en croit le baron de Vaux, spécialiste et chantre des
horizontales de l’époque, elle serait arrivée de Reims à Paris vers 1878 et aurait eu peu après
un enfant, dont nous n’avons pas d’autre mention 4. Après sa liaison avec Octave Mirbeau
(entre 1880 et 1884), on trouve trace d’une promesse de mariage entre Judith et Jacquelin
Maillé de la Tour Landry, rentier habitant rue Léon Coignet, à deux pas de la Rue de Prony où
réside encore Judith, en juillet 18875. Ce projet de mariage sera vraisemblablement annulé,
puisque le comte épousera Jeanne Madeleine Digeon, le 16 décembre 1889, à Paris 6. Ledit
comte Jacquelin Foulques de Maillé de la Tour Landry est un neveu d’Armand Urbain Maillé
de La Tour Landry (1816-1903), qui fut député du Maine-et-Loire entre 1871 et 1896, et
appartient à une des plus vieilles familles originaire de la Touraine et de l’Anjou.
Après sa liaison avec Octave, Judith fera l’objet de multiples articles sur sa vie
mondaine à Paris et la plupart de ses déplacements sont soigneusement consignés dans la
rubrique « Villégiatures » du Gaulois entre 1894 et 1916 : Arcachon, Salies-de-Béarn,
Bagnoles-de-l’Orne, Spa, le château de Ransard et Carlepont. Pendant très longtemps, elle
demeure dans un immeuble aussi cossu que celui de la Rue de Prony, au 53 bis Rue Jouffroy,
dans le 17e , et ce au moins depuis 1912, puisqu’une annonce paraît cette année-là dans Le
Gaulois pour une offre d’emploi de femme de chambre chez Madame Vinmer à la même
adresse7. Elle y résidera officiellement jusqu’à sa mort, à l’âge de 93 ans, le 1er juin 1951.
Curieusement, c’est à 19 kilomètres du siège de la Société Octave Mirbeau que meurt
Judith Vinmer, sur la commune du Plessis-Macé 8 (Maine-et-Loire), probablement au château
de Marcillé, chez le vicomte Antoine du Bois de Maquillé, de vingt-cinq ans plus jeune
qu’elle, auprès de qui elle semble avoir vécu près de quarante ans, mais avec qui elle ne fut
cependant jamais mariée. L’acte de décès mentionne qu’elle continuait de résider
officiellement à Paris, sans autre mention ni évocation du nom de Maquillé. Son seul témoin
était l’un de ses neveux, Maurice-Charles Vinmer, représentant en laines, né en 1880, à
Reims, de la sœur aînée de Judith, Alixe, couturière, et de père inconnu. Il est à noter, chose
étrange, que cette Alixe ne l’a reconnu officiellement que deux mois après sa naissance 9. Il
semble par ailleurs qu’elle ait rejoint sa sœur Judith à Paris, car elles sont vues ensemble au
cirque Molier le 7 juin 188710.
3 Acte de naissance de Judith Vinmer, n° 169, à la date du 3 mars 1858 à Saint-Quentin (source : archives en
ligne CG02).
4 « Brune, taille onduleuse, et deux yeux éclatants, / Où l’amoureux devine une tendre chimère ; / Vint de Reims
à Paris quand elle eut vingt printemps, / S’amusa, fut aimée, aima, puis devint mère » (baron Charles Maurice
de Vaux, Gil Blas, 21 août 1890).
5 Voir www.Genealogie.com : bans des 17 juillet et 7 août 1887, dans les mairies des 7e et 17e arrondissements
de Paris. Publication de mariage dans Le Gaulois n° 1784, du 18 juillet 1887. Mariage avec J. Digeon : acte n°
1021 M-1889, Archive VE 6118, Paris 8e.
6 L’Annuaire de la noblesse française, pages 71-72 et 248 (consulté sur Gallica) ; et base en ligne
www.Ancestry.fr.
7 Le Gaulois du 1er mai 1912, dans la rubrique « Presse & Revues » (consultée sur Gallica).
8 C’est dans la cour du château médiéval du Plessis-Macé, sis sur la même commune, qu’ont lieu tous les ans les
représentations théâtrales du Festival d’Anjou. Or il se trouve que, depuis 1991, cinq spectacles Mirbeau y ont
été donnés et que l’exposition Mirbeau, réalisée par la Société Mirbeau, y a été présentée pendant trois semaines,
en juin-juillet 1995, et y a été inaugurée par Edmond Alphandéry, alors ministre de l’Économie…
9 Archives en ligne de la ville de Reims : naissance, acte n ° 120, à la date du 16 janvier 1880 ; reconnu le 12
mars 1880.
10 Gil Blas, 9 juin 1887. Voir l’article cité d’Owen Morgan, p. 175.

Une nièce de Judith, Madeleine-Thérèse Vinmer, décède également dans le Maine-etLoire, à l’hôpital d’Angers, en 1976, après avoir habité à Feneu, village situé au nord
d’Angers, à quelques kilomètres seulement du Plessis-Macé. Pour sa part, après le décès de
Judith en 1951, le vicomte, alors âgé de 74 ans, s’est marié avec une certaine Clotilde
Chouviat en novembre 1957 à Paris. Puis, curieusement, il se remarie en 1964, à Paris 11, alors
qu’il est âgé de plus de 81 ans, avec Jeanne Vinmer, une autre nièce de Judith, âgée de 67 ans,
qui se trouve être la sœur de Madeleine-Thérèse, précédemment citée.
Les demeures de Judith
Après l’appartement bourgeois de la Rue de Prony, tout neuf et très bien situé, où elle
vivait durant sa liaison avec Octave Mirbeau et dont le bail a été renouvelé jusqu’en
1891, Judith Vinmer se porte acquéreuse, le 22 août 1896, du château de Laigle, à Caisnes
(Oise), qui est mis en adjudication. Elle fera à ce propos l’objet d’une démarche en justice de
Me Poissonnier, notaire à Amiens, qui lui réclamera le paiement de frais de publicité, d’un
montant de 253, 70 francs, qu’elle refusera de payer, pour cette adjudication qui n’a pas été
suivie d’effet, puisqu’un accord de vente avait été passé directement avec le vendeur. Elle
perdra son procès12. Judith, a finalement fait l’acquisition du Pavillon de Caisnes, près de
Carlepont (Oise), qui est classé dans l’annuaire des châteaux de l’Oise13. Elle en restera
propriétaire plus de vingt ans, tandis que, comme on l’a vu, elle continuera d’habiter Paris, au
moins à partir de 1912, en tant que locataire 14 d’un appartement situé au 53 bis Rue de
Jouffroy, toujours dans le 17e. En 1920, elle a déposé une demande de décharge d’impôts,
considérant que le Pavillon de Caisnes était devenu inhabitable, après que le village, théâtre
de violents combats durant la guerre, en juin 1918, eut été en partie rasé. Tout en laissant deux
indigents s’y abriter provisoirement avec quelques meubles, dans la partie non détruite, elle
obtiendra cette décharge en juin 192315.
Il s’avère donc que Judith Vinmer disposait, tout au long de ces années, d’une fortune
assez considérable, qui ne devait rien à l’héritage… et que, à l'instar d'Alice Regnault, et à la
différence de la majorité de ses consœurs, elle a investi dans la pierre. Mais ses revenus ont dû
sensiblement diminuer par la suite, au fil des ans.
La famille Vinmer, de la Révolution à l’Anjou
Ces unions et relations avec la noblesse, tant parisienne qu’angevine, auraient
probablement surpris les ancêtres de Judith : Pierre-Charles-Alexandre Vinmer, son aïeul
(1778-1833), et son bisaïeul, Pierre-Charles Vinmer (1748-An III), marchand confiseur à
Sedan, qui furent probablement les Winmer, présentés comme étant respectivement jacobin et
secrétaire général et membre du comité révolutionnaire de Sedan16. On retrouve aussi leur trace
dans un ouvrage de Jules Poirier, Correspondance de Nicolas-Memmie Mogue17, qui signale
que les « Vinmer père, femme et fils » ont rendu visite au tristement célèbre terroriste Memmie
Mogue, alors emprisonné à la citadelle de Mézières, le 22 Germinal de l’An III.
11 Note en marge de l’acte de naissance de Jeanne Vinmer, en date du 18 octobre 1897, à Saint-Quentin.
(archives départementales de l’Aisne).
12 Voir le Journal des Audiences de la Cour d’Amiens, à la date du 15 juin 1897
(http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5594424q/f10.image.r=VINMER%201887.langFR).
13 Voir l’Annuaire des Châteaux de l’Oise, années 1898-1899, p. 1132, et années 1905-1906, p. 1154 (consulté
sur Gallica).
14 Source : Sommier Foncier, mairie du 17e, Paris, collection DQ18 (consulté en mairie).
15 Voir le Recueil des Arrêts du Conseil d’État (1898-1954) - Contributions directes, Taxes et assimilées, pages
517 et 1042.
16 Voir Représentants du Peuple et des Ardennes, pages 7, 17, 18, 22, 24 & 28 (consulté sur Gallica).
17 Correspondance Nicolas Memmie Mogue, Imprimerie Matot-Braine, 1901, pages 80, 131, 135 et 211
(consulté sur Gallica).

Nicolas-Memmie Mogue, né en 1766 et surnommé « le Boucher des Ardennes », fut
aussi président du comité révolutionnaire de Saumur, dans le Maine-et-Loire, en 1793-1794,
après son « nettoyage de la Vendée ». On lui attribue la responsabilité de 32 000 Vendéens
fusillés ou noyés dans la Loire, pendant la Terreur. Dans une lettre des représentants du peuple
des Ardennes à leurs collègues18, Vinmer est dit « président de la Sté Jacobine et Montagnarde
de Sedan, et membre du comité révolutionnaire ». Il signe « le Sans-culotte Vinmer » (p. 24). Il
aurait reçu de Mogue divers biens, argenteries, argent, etc., et aurait même déménagé sa cave
(si l’on en croit la dénonciation de deux citoyens). Vinmer semble venir à la rescousse du
condamné en avançant que ces dons auraient tous été faits comme un don patriotique (p. 17 et
18 du Procès-verbal), mais, p. 28, on évoque maintenant « le vol à la République ». Le 1er
Frimaire on demande à Mogue de donner directement et « en mains sûres » une nouvelle liste
d’objets et d’argent, note contresignée Vinmer, à qui il est remis 217 livres en assignats. Sur la
liste des sans-culottes lui ayant rendu visite à la citadelle de Mézières pendant sa captivité, on
trouve ces trois noms : « Vinmer père, Vinmer fils et citoyenne Vinmer » (p. 135). L’auteur,
Jules Poirier, signale que l’original comportait des croix noires au regard de certains noms
(c’est justement le cas de Vinmer fils), sans autre explication (p. 135).
Pierre-Charles Vinmer, le père, décède en 1795 (décès n° 97, table décennale de l’An
III), peu après que Memmie Mogue eut été décapité (le 14 juillet 1795, à Mézières). Son fils se
mariera en 1802 à Sittard, dans le Limbourg (actuels Pays-Bas, mais alors dans le département
français de la Roer), avec Anne Opdeweert 19. Leur fils, Alexis Vinmer, né en 1818 à Etterbeek,
dans la banlieue de Bruxelles (alors dans les Pays-Bas), est le troisième enfant de PierreCharles-Alexandre, garde forestier. Il se mariera à Paris, en 1839, avec Julie Triquenaux, fille
d’une famille de vignerons de Brie (Aisne), et reviendra s’installer en France, à Saint-Quentin,
où il aura au moins six enfants, dont notre fameuse Judith. Cet Alexis, photographe, musicien
et peintre, sera commissaire du Jeu de Paume de Saint-Quentin20. Son atelier photo sera ensuite
repris par son fils Albert, frère de Judith. On doit à Alexis et Albert Vinmer de nombreuses
œuvres photographiques, dont certaines sont exposées dans le musée Antoine Lecuyer de
Saint-Quentin. Un portrait d’Alexis Vinmer, peint en 1874 par Françis Guenaille (1826-1880),
don de Jeanne de Maquillé (née Vinmer) y est également conservé21.
Signalons encore qu’un certain Édouard Vinmer a été un comédien à succès au
Théâtre Saint-Antoine, devenu Théâtre Beaumarchais. Il y a tenu un certain nombre de rôles
entre 1846 et 1847, comme le révèle Le Mercure des Théâtres de ces années-là. Or l’un des
grands-oncles de Judith, né en 1791 à Sedan, se prénomme justement Édouard-HenryJérémie. Serait-ce le même homme ? Cela semble plausible.
Jean-Michel GUIGNON

DEMEURES DE JUDITH VINMER, DE PARIS AU PLESSIS-MACÉ

18 Les Représentants du Peuple députés par le Département des Ardennes à leurs collègues, pages 17, 18, 24,
28 et 135 (consulté sur Gallica : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6305419z.r=vinmer.langFR).
19 Acte de mariage, état civil de Sittard ; acte de naissance, mairie d’Etterbeek.
20 L’Almanach-annuaire de la ville, de l'arrondissement de Saint-Quentin et du département de l'Aisne (1860)
(consulté sur Gallica).
21 Voir http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/joconde_fr?
ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=07930000041.

Ruines du Château de Carlepont (Oise)

43, Rue de Prony, Paris (17e)

53 bis, Rue Jouffroy, Paris (17e)

Le château de Marcillé, Le Plessis-Macé (Maine-et-Loire)

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