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LA PRATICA DELLA TRADUZIONE – J.PODEUR.

Introduction.
Pendant le XXème siècle, les théoriciens de la traduction ne donnaient pas une définition de traduction à
travers des études détaillés, des textes, hypothèses, et règles générales. Le XXème siècle a été le siècle des
traductions: la quantité des traductions a augmenté beaucoup. Dans les années Cinquante une nouvelle
science se diffusa : la traductologie ; à travers le matériel de plusieurs siècles de traduction, on pouvait
observer les logiques de la traduction.
Il fallait de rendre conscients les traducteurs et les lecteurs de tous les choix qu’on peut faire pour traduire
un texte. On a commencé en étudiant les passages de traduction en confrontant deux ou plusieurs textes :
l’original et les versions traduites de l’original.
Il y avait des chercheurs qui adopteraient le modèle normatif-descriptif, autres qui adoptaient le modèle
analytique-descriptif.
C’est avec Catford et Mounin que la traduction devient science linguistique.
Selon Mounin, la traduction est nécessaire, mai la seule chose certaine à propos d’elle est qu’elle n’est pas
l’original (pour mieux dire : il est impossible de traduire). Les traducteurs utilisent des procédés différents :
par exemple, le transcodage (traduction littérale, mot à mot), ou la transmission libre, indépendante de la
structure morpho-syntactique du texte orignal.
En citant Seleskovitch et Lederer : « la traduction, la plus mécanique aussi, comporte toujours une partie de
traduction mot à mot ». selon Vinay et Darbelnet, il y a 7 procédés principaux de traduction :

Emprunt
-3 types de traduction directe (il ne s’agit pas d’une vraie traduction) Calque
Traduction littérale

-4 types de traduction « oblique » (où le point de vue change)

Transposition Modulation Equivalence Adaptation

FRANÇAIS ITALIEN
EMPRUNT Mafia Chauffeur
CALQUE Mafieux I Gendarmi
TRADUCTION LITTERALE Les roses sont rouges Le rose sono rosse
TRANSPOSITION Ils prêchaient tour à tour Si alternavano nelle prediche
MODULATION Tu as du feu ? Mi fai accendere ?
EQUIVALENCE Revenir à ses moutons Tornare a bomba
ADAPTATION Le P.M.U. Totocalcio

Emprunt : procédé consistant à ne pas traduire et à laisser tel quel un mot ou une expression de la langue
de départ dans la langue d’arrivée.
Calque : traduire littéralement le mot ou l’expression de la langue de départ.
Traduction littérale : traduire la langue source mot à mot, sans changer l’ordre des mots ou au niveau des
structures grammaticales.
Transposition : procédé qui consiste en un changement de catégorie grammaticale d’un mot en passant
d’une langue à une autre.
Modulation : procédé impliquant un changement de point de vue pour éviter l’emploi des mots ou
expression qui passent mal dans la langue d’arrivée.
Equivalence : traduire un message dans sa globalité, utilisé pour les exclamations, les expressions
idiomatiques. Le traducteur doit trouver l’équivalente d’une expression dans la langue d’arrivée.
Adaptation : processus d’expression d’un sens visant à rétablir un équilibre communicationnel rompu par
la traduction (souvent une expression complétement différente). Remplacer une réalité culturelle du texte
de départ par une réalité correspondante de la langue d’arrivée.

CHAPITRE 1- LA TRANSPOSITION.
C’est un procédé en consistant en une substitution d’une partie du discours, ou d’une catégorie
grammaticale, par une autre. La transposition est récurrente dans une même langue, par exemple, dans
l’Italien :

« Io credo che sia sbagliato » ; « Io non credo che si faccia così » ; « Secondo me è un errore ».

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Ci-dessus il y a six énoncés qui présentent des structures différentes, mais ils communiquent le même
message. Dans la transposition « interne » on a préféré une forme par rapport à une autre pour raisons de
style ; quand on doit changer de registre. Mais, quand on parle de traduction, on pense de devoir respecter
le style et le sens du texte source. Selon Mamot, la traduction est souvent un processus de transmission
plus fidèle d’une simple répétition d’une communication intra-linguale (dans une même langue).
La transposition maintient le sens. Elle ne concerne pas seulement les parties du discours, ou les catégories
grammaticales, mais aussi les périodes, à travers des assemblages et divisions des énoncés. Voilà quelques
exemples de transposition :

NOM/VERBE : « Aucun rapport ! »= « Non c’entra ! »


NOM/ADJECTIF : « Le maximum de confort »= « Il massimo comfort »
NOM/ADVERBE : « Avec simplicité »= « Semplicemente »
VERBE/ADVERBE : « Continue ! »= « Avanti ! »
ADVERBE/PREPOSITION : « Guardarsi intorno »= « Regarder autour de soi »
ADVERBE/ADJECTIF : « Un atteggiamento apertamente ironico »= « Une franche ironie »

La transposition localisée est la transposition à l’intérieur d’un syntagme qui ne change pas de nature
grammaticale :

« Con semplicità » [NOM] « Simplement » [ADVERBE]

La transposition enchaînée (en chaine) : on parle de transposition enchaînée quand une transposition
provoque une autre transposition :

« Con la stessa semplicità gli disse che « Tout aussi simplement elle lui dit
facesse pure il bagno da solo » de prendre son bain »

La transposition nom/adverbe provoque une transposition adjectif/adverbe ; le résultat est une


transposition localisée enchaînée :

« Con la stessa semplicità » « Tout aussi simplement »

La transposition des parties du discours.


Selon Cressot et James, la nominalisation (transformation d’une phrase ou une partie du discours en un
groupe nominal) permet de s’exprimer en une façon plus directe et synthétique les informations dans la
phrase : « Une biscotte, un café. Au boulot ».
Cette type de proposition nominale, avec un verbe passe-partout, ne donne pas de nouveaux
informations : « Je prends une biscotte, un café. Je pars au boulot ».
L’information est à l’intérieur du substantif. Aujourd’hui la langue italienne utilise beaucoup le verbe avec
un adverbe déictique : « Défense de fumer »= « Vietato fumare » ; « Prière de fermer la porte »= « Si prega
di chiudere la porta ».
Le Français d’aujourd’hui utilise la nominalisation ; on préfère utiliser des noms à la place des verbes. En
traduisant les verbes italiens, en français, la nominalisation est très utilisée ; elle est un processus plus vite
et simple, qui ne exige pas la création d’une proposition subordonnée.

« Féliciter »= « Faire ses félicitations » ; « Arrêter »= « Procéder à l’arrestation »

A travers la nominalisation, il y a la disparition des verbes substantivés comme le manger ou le boire. Donc
le traducteur est obligé à la transposition verbe/nom quand il y a les verbes substantivés dans le texte
source italien :

« Già in età matura, sul finire del secolo, « Homme déjà mur, vers la fin du siècle il avait
aveva sposato la prima cameriera” épousé la première femme de chambre »

La transposition nom/adjectif.
En Français, on préfère l’utilisation des noms, mais en Italien on préfère l’utilisation des verbes. Donc les
traducteurs doivent adopter un style de traduction pas très symétrique. En outre, les Italiens préfèrent
utiliser les adjectifs : « Entreprise de construction »= « Impresa edile » ; « Esprit de compétition »= « Spirito
competitivo ». En traduisant vers l’Italien, l’adjectif prend la place du substantif :
« Habiter toute l’année dans un grand hôtel, « Vivere tutto l’anno in un grand hotel può
c’est la fois pratique et d’un essere pratico e raffinato allo stesso tempo. »
raffinement exquis. »

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La transposition nom/adverbe.

« Decisamente »= « Avec résolution »

Bien que les deux langues peuvent former des adverbes à partir des adjectifs féminins + les désinences
« ment/e », la langue française n’utilise pas cette occasion, on a la tendance à la nominalisation. En effet,
beaucoup d’adverbes italiens n’ont pas une correspondance en français, comme, par exemple,
« improvvisamente ».

La transposition adverbe/verbe.
Alors que en Italien on utilise beaucoup les adverbes déictiques, en Français on utilise les verbes pour
exprimer l’idée de mouvement ; la solution, en ce cas, est la transposition adverbe/verbe :
« Nous partons ! »= « Andiamo via ! » ;
« Esci fuori ! »= “Sors!”;
“Portalo su!”= “Monte-le!”
“Vada avanti!”= “Continuez!”

La transposition adverbe/préposition.
La tendance italienne d’indiquer un mouvement à travers les adjectifs déictiques est généralement résolue
par la transposition adverbe/préposition :
« Guardarsi avanti » [déictique]= « Regardez devant soi » [préposition d’état des lieux]

Transposition et organisation phrastique.


Le Français modern a la tendance vers un ordre logique, en suivant la règle appelée de la séquence
progressive. Qui va traduire vers le Français ne peut pas se passer de cette règle. Donc l’ordre des éléments
est : 1) déterminé ; 2) déterminant ; ou 1) complet ; 2) complément.
La transposition ordre régressif/ ordre progressif est une opération très utilisé par le traducteur Italien-
Français : « Riprese l’abbaiare »= « Les aboiements reprirent ».

La transposition des fonctions syntactiques, partager et unir les périodes.


Le traducteur effectue souvent la transposition des fonctions syntactiques. On peut changer les parties du
discours et les fonctions syntactiques aussi. On peut changer la fonction syntactique de chaque élément
sans changer le sens.
Quand le traducteur doit effectuer le bouleversement de l’énoncé : on parle de transposition enchaînée
quand une transposition provoque des autres. Tous les types de propositions peuvent être changé en
autres types ; une phrase simple peut devenir complexe et vice-versa.
Une période composée de trois prépositions peut être réduite et vice-versa :

« Il y avait quelque chose que j’ai « Debbo aver visto qualcosa che mi ha disgustato »
vu et qui m’a dégouté »

Aujourd’hui, l’utilisation du subjonctif au passé est de plus en plus rare, mais il a été remplacé par
l’utilisation de la proposition subordonné infinitive :

« Dois-je dire ce que je crois être la vérité » « Devo dirle ciò che io credo sia la verità »

La transposition des formes actives/passives.


Ce type de transposition est très fréquent en général, mais en particulier dans la traduction Italien-
Français.
La forme passive est très utilisé en Italien, mais ces transpositions impliquent asymétrie, lorsque le texte
Français favorise la forme active. La forme passive est souvent traduite par le pronom on, si le complément
d’agent n’est pas spécifique. Ce pronom, très utilisé dans les contextes, informels, mais aussi en littérature.
Quelques exemples :

« Depuis quelques jours, Monsieur Menou-Segrais « Da qualche giorno Monsignor Menou-Segrais


Gardait la chambre » era stato costretto a non uscire dalla camera »
« L’abbate dovrà essere avvisato » « Il faudra en aviser l’abbé »
« La maschera dell’amico veniva posta « On déposait la masque de l’ami »
da parte »

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La transposition affirmation/interrogation/négation/exclamation.
Les différents types de phrases- affirmative, interrogative, négative, exclamative- semblent
interchangeables dans le passage d’une langue à l’autre. La transposition de ces types de phrases nécessite
souvent de la procédure de modulation. La modulation permit de passer d’une forme à une autre, implique
un changement de point de vue :

« Son vicaire resta debout » « Il suo vicario non si mise a sedere »


« Quante volte ve l’ho da dì, Sor Commissario?” « Je l’ai dit cent fois, m’sieur le commissaire »
« Quelle surprise ! » « Che buon vento ? »

CHAPITRE 2- LA MODULATION.
Si la transposition concerne le niveau morpho-syntactique, la modulation concerne les catégories de la
pensée: il y a des variations dans la forme, mais aussi dans le discours.
Chaque langue a sa manière d’organiser notre vision de l’univers et donc il y a aussi des changement de
cette vision dans la traduction. Les modulations, obligatoires ou libres, sont données par les différentes
situations, en donnant une solution spontanée au traducteur, qui souvent pense : « On dit ça en
Français/Italien dans une situation de ce genre ».

« -Che me fai accenne ?- chiese a Tommaso » « -T’as du feu ?- demanda-t-il à Tommaso »


« Non mi sarei mai permesso, Salina » « Loin de moi cette idée, Salina »

Selon Vinay, la modulation pénètre au cœur du message, à travers un changement de point de vue. La
modulation est utilisés lorsque la traduction directe et la transposition produisent une phrase
grammaticalement correct, mais pas très idiomatique.
Les modulations témoignent des perceptions différentes de la réalité : en considérant les mots synonymes
comme « bande dessinée », « Bilderstreifen », « fumetto » et « comics », il y a plusieurs signifiant qui
représentent des différents aspects du même signifié. « Fumetto » se réfère aux nuages qui viennent de la
bouche des personnages, « bandes dessinée » et « Bilderstreifen » se réfèrent aux bandes qui présentent
les dessins ; « comics » se réfère à l’effet sur le lecteur de ce type de lecture.
Modulation figée : celle qu’enregistrent les dictionnaires bilingues.
Modulation libre : celle que les dictionnaires n’enregistrent pas encore, mais à laquelle les traducteurs ont
recours lorsque la langue d’arrivée rejette la traduction littérale.
La modulation peut poser des problèmes quand il s’agit de cliches, dictons ou métaphores habituelles dont
l’auteur fait une utilisation libre. Par exemple, la modulation « ingoiare il rospo/ avaler la couleuvre »
oblige le traducteur à considérer les caractéristiques anatomiques différentes entre la grenouille et le
serpent. Il arrive souvent que l’équivalence ne concerne pas la signification et non le registre ou la
fréquence.
Modulation des métaphores : métaphore/autre métaphore= « Un freddo cane »- « Un froid de canard » ;
Métaphore/Absence de métaphore= « Mangiare da cani »- « Manger très mal »
Modulation des métonymies : relation de contiguïté (ex : cause/effet)= « Chien méchant »- « Attenti al
cane » ; synecdoque= « Chien d’appartement »- « Cane da salotto »

Modulation et métaphore.
La modulation est largement utilisée dans la traduction des métaphores et similitudes. Donc, on peut dire
que la métaphore est « le changement de sens par ressemblance, comme une similitude abrégé ». La
modulation concerne le second terme, le « comparant », et non le premier, le « comparé ».
Similitude explicitée : « L’ignoranza di questa ragazza è pari all’ignoranza di un asino » ;
Similitude non explicitée: « Questa ragazza è ignorante come un asino » ;
Métaphore in praesentia : « Questa ragazza è un asino » ;
Métaphore in absentia: « Quest’asino »

Les similitudes varient selon la culture : il y a des stéréotypes d’origine obscure et installes dans l’esprit
depuis l’enfance. Pendant les années ’70, Dagut a refusé de proposer une solution trop générale dans les
plus importantes incohérences entre les langues.

La modulation métaphore/autre métaphore.


Les modulations figées sont la solution idéale si on veut maintenir le niveau métaphorique du texte, en le
traduisant par une expression de la langue d’arrivée équivalente. Pour les noms propres qui ont valeur
métaphorique, la similitude ou la métaphore sont deux bonnes solutions.

« Je m’apprête à grimper les étages de mon pote « Mi accingo a salire le scale dell’amico a
quatre à quatre mais ce sera un quart par un quart » passo di carica, in realtà a passo di lumaca »

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La modulation métaphore/similitude.
La similitude est très utilisée pour traduire la métaphore. Elle est obtenue en introduisant la proposition
« comme » ou des synonymes :

« Si, da te imparerò che dici Itaglia “Mais oui, tu vas me l’apprendre, toi qui dis Itaglia comme
con la g. Buzzurro” un paysan”

La modulation qui fait d’une similitude une métaphore est plus rare :

« La fenditura della bocca, quale un salvadanaio di coccio, s’inarcava” « Fente de tirelire, sa bouche s’ouvrait »

Modulation similitude/autre similitude explicitée :

« Mi misi al lavoro come un turbine » « Je me suis mis au travail avec la violence d’un ouragan »

La Modulation métaphore/absence de métaphore (concret/abstract).


selon Vinay et Darbelnet, la métaphore exprime une réalité avec le nom d’une autre, qui lui ressemble et
est généralement plus concret, plus immédiate. Le sens métaphorique le plus concret s’exprime à travers
les mots-images et les mots-signes. Les derniers font du abstract le concret :

« Non mi viene nulla in mente » « Je n’ai aucun intérêt à cela »

Les modulations métonymiques.


La métonymie est un changement de sens par contiguïté, un remplacement comme : « boire un verre »
pour « le contenu du verre » ; le récipient pour le liquide.
Selon Cressot et James, la métonymie est un changement sémantique : un signifiant abandonne son
signifié, qui est généralement lié à lui par un rapport de contiguïté spatiale, temporelle ou logique.
Il n’y a aucune ressemblance entre les deux éléments de la métonymie, mais il y a une association en raison
d’une présence des éléments dans la même expérience. Dans le contexte de la traduction, les métonymies
sont données par le lien entre les deux termes. Il y a donc la métonymie de la cause pour l’effet, du
contenant pour le contenu, et ainsi de suite…

La métonymie cause/effet.
Si une route est cassée, les Français disent qu’elle est impraticable, en exprimant les conséquences du fait ;
mais on peut exprimer le fait lorsque en Italien on exprime l’effet. La modulation métonymique de cause à
effet est très populaire :

« Salina non valeva niente »= « Salina lui était inutile » ; « J’ai été ridicule »= « Ho fatto una sciocchezza »

La métonymie contenu/contenant.
Ce type de métonymie est très utilisée en Italien et Français, mais aussi dans la traduction. C’est un
processus qui consiste en utiliser le contenant pour se référer au contenu :

« Tu vas me payer l’eau d’Aff. »= « Vieni a pagarmi un bicchiere »

La métonymie objet propre/personne.


Quand une personne, quelque chose ou un concept sont symbolisés par un trait qui leur est particulier ;
c’est la métonymie-symbole :

« Deux perruques »= « Deux hommes portant des perruques »

La métonymie physique/moral.
Pour exprimer un sentiment ou une sensation on utilise très souvent les parties du corps qui sont
généralement lies : « Rodrigue, tu as du cœur « = du courage.

La synecdoque.
Synecdoque : est une métonymie particulière pour laquelle la relation entre le terme donné et le terme
évoqué constitue une inclusion ou une dépendance, matérielle ou conceptuelle.
Antonomase : un nom propre ou un terme énonçant sa qualité essentielle est utilisé comme nom commun
ou vice-versa.
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Synecdoque : « I giornali diedero notizia del fatto »= « La presse répandit la nouvelle ».
Il y a deux types de synecdoque :
- Synecdoque généralisant : va du particulier au général ; elle implique un accroissement de sens ;
- Synecdoque particularisante : va du général au particulier ; elle implique un rétrécissement de sens.

La synecdoque généralisant est très fréquent :


« Più leggeri che zampe di farfalla » « Plus légers que pattes d’insectes »

Synecdoque particularisante :
« De ma loge ouverte je vois le petit Bouty » « Dalla porta aperta del mio camerino vedo il piccolo Bouty »

La synecdoque particularisante du singulier au pluriel :


« Je découvris le maquillage » « Scoprivo i cosmetici »

Antonomase nom propre/nom commun :


« Però vostro figlio può andare alle scuole professionali » « Mais votre fils peut aller au C.E.T. »

Antonomase nom commun/nom propre :


« Significò l’Angeloni » « Il désigna l’intéressé »

CHAPITRE 3-L’ADAPTATION.
Ceux qui traduit de l’Italien vers le Français ou vice-versa, en dépit de la proximité géographique et
culturelle des deux pays, souvent affronte la diversité de culture, sociale, institutionnelle.
Parfois il y a l’adaptation qui résout ça, mais elle n’est pas comme une adaptation commune, mais c’est une
traduction tout-court.
De que le traducteur a achevé la traduction d’un texte, il doit définir son travail d’adaptation avec des
phrases comme « d’après », « texte Français de… », « Testo italiano di… », « Versione italiana di… ».
L’adaptation n’est pas un nouveau texte : il s’agit plutôt d’un choix forcé, le dernier recours du traducteur.
Le processus d’adaptation est utilisé pour la publicité, les bandes dessinées, les livres pour les enfants, jeux
de mots et l’humour. Nida a classé les 5 milieux principaux (lieux du métalinguistique) :
- La vie matérielle quotidienne ;
- La vie sociale ;
- Culture religieuse ;
- Culture linguistique.

Adaptation et vie matérielle.


Le milieu de la vie quotidienne est le lieu par excellence de l’adaptation, lorsque il faut de rendre familier
l’environnement pour le lecteur de langue d’arrivée aussi. Les habitudes alimentaires de chaque pays, en
fonction de facteurs environnementaux, lies aux traditions, rendent difficiles à traduire, bien qu’il s’agit
souvent de produits connus au niveau international.

« Ingrédients pour une grasse matinée : un bon « Per un meraviglioso risveglio : un gatto persiano che
café français, un persan très câlin et du fa le fusa. L’aroma intenso di un buon caffe del Brasile.
coton américain » Cotone dall’America »

« Ma andiamo sarà la réclame del panettone. « Je suis sûr que c’est une publicité pour des biscuits !
Ma cosa c’entrano i cappelli col panettone? Quel rapport entre les biscuits et les chapeaux ?
Allora sarà la réclame del torrone » Alors c’est une réclame pour du chocolat »

Adaptation et vie sociale.


Le fantastique, donné par l’opposition entre l’improbable et le familier, il disparaitrait à cause de la
transposition ou de la modulation. Ainsi, en traduisant, les prénoms, adresses, ville et pays changent ; ils
deviennent tous français :
« Il tassista Compagnoni, di Milano… » « Le chauffeur de taxi Pierre Lamy, de Paris… »

Le déplacement des personnages à partir de son contexte à un autre contexte de la culture d’arrivée
implique la traduction des noms de lieux. Les jeux de société ne sont pas toujours les mêmes d’un pays à
l’autre, et n’ont pas la même cote de popularité :
« Je n’avais pas vraiment joué à cache-cache, au chat « Non avevo mai giocato a nascondino, a mosca cieca o a
perché, aux osselets, à la marelle ou à tu l’as » guardie e ladri »

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Les « carabinieri » sont parfois traduits par le calque « carabiniers », on peut ne le changer pas ou on peut
les traduire par « gendarmes ». Les institutions nationales sont traduites par des institutions équivalentes
du pays du texte d’arrivée : « Previdenza Sociale »= « Sécurité Sociale ».
Le système éducatif français est différent de celui italien. En France, il y a le compte à rebours pour
numéroter les classes : la « prima media » italienne en France est la « sixième ».

Adaptation et culture religieuse.


Nida, en traduisant la Bible, a dû traduire en plusieurs langues et cultures ; on parle aussi de cultures qui ne
sont pas catholiques européennes. Pour ce qui concerne la France et l’Italie, il y a des différences
religieuses, même s’ils sont deux pays catholiques. Par exemple, les mêmes sacrements sont administres à
des différentes âges. Les Français ne célèbrent pas l’italienne « Pasquetta », le lundi après le Pâques, que
les Italiens célèbrent en faisant un pique-nique.

Adaptation et culture linguistique.


Le jeu de mot est très souvent intraduisible. Il est donnée par l’ambiguïté, sur le doble sens. Il est souvent
traduit par une note du traducteur. Parfois on peut traduire un jeu de mot en maintenant le même effet,
ou le traducteur ne le traduit pas, si le texte en général ne change pas beaucoup. Des autres fois, le
traducteur ne traduit pas ça dans le même point du texte, mais il met le jeu ailleurs, où il faut dans la
langue d’arrivée :

« La copine opine » « L’amica ammicca »


« Ca boume ! » (onomatopée de l’explosion) « Va bene »
« Ca boume ! » « Bene da scoppiare »

L’adaptation et les dialectes.


Aujourd’hui, en Italie on parle de plus en plus Italien, mais les dialectes sont encore très répandus. En
France, au contraire, les dialectes sont en train de disparaitre, on ne parle pas de dialectes, mais de patois
(langue rurale) et d’argot (argot parisien, mais il est maintenant parlé dans toutes les villes françaises). Il
est très utilisé dans la littérature française, mais il rend les dialectes italiens aussi.
L’argot a très souvent des erreurs phonétiques, la construction de la phrase incorrecte, c’est-à-dire une
syntaxe orale et familier. Différemment des dialectes Italiens, l’argot n’est caractérisé géographiquement
ou socialement, mais c’est un outil de communication secondaire, qui présuppose la connaissance du
Français. En Italien, le dialecte place géographiquement un personnage, mais l’argot, en Français, place le
personnage socialement.

CHAPITRE 4- LA TRANSCRIPTION.
Dans le textes, on peut observer qu’il y a des mots ou des expressions qui ne sont pas traduites, mais
rapportées en langue source : ce processus est appelé emprunt. C’est une négation du processus de
traduction, mais il enrichit la langue d’arrivée. L’emprunt est utilisée quand il n’y a pas un terme ou
expression parfaitement correspondant dans la langue cible. L’autre procédé, la transcription, rapporte les
mots du texte de la langue source et la mot utilisée par le traducteur aussi. Il est utile quand on a des
expressions transcrites parce-qu’ ils sont intraduisibles. L’histoire de langue italienne et française
présentent beaucoup d’emprunts de l’anglais et du allemand en particulier. Surtout l’Italien est très
disponible vers les mots étrangères, malgré les oppositions des défenseurs du purisme linguistique.
L’Italien est une langue emprunteuse, qui a introduit beaucoup de mots (chauffeur, roulette, élite) et
d’expressions (en passant, ça va sans dire, tombeur des femmes) françaises. Stendhal utilisait les emprunt
italiens : « Un jour qu’elle avait la luna, comme on dit dans le pays, elle était allée à l’improviste, sur le soir,
dans son château de Sacca ».
D’Annunzio utilisait des emprunts des plusieurs langues : « Ieri ella era da Spillmann : chiedeva dei
bonbons, forse per il five-o’clock-tea. Aveva (…) su’l volto un velo di moucheté (…), e la sua figura (…) tutta
avvolta nella lontra odorante di Cypre e di Sachet de veloutine faceva contrasto…”.
La Presse italienne comme cela française utilise très souvent ces « mots-témoins », mots-images de la
culture étrangère.
Ainsi « Le Monde » décrit l’Italie, avec des titres comme « Governo et Malgoverno », « La nouvelle
Camorra ». mais dans les différentes langues on utilise les emprunts différemment. En Français ils sont
utilisé pour donner le gout du populaire aux textes qui parlent de l’Italie, ou pour remplir des lacunes de la
langue française. En Italien, son usage est plus libre et soulève le registre du texte.
Ainsi en 1991 la Presse sportive italienne décrivait Maradona : « L’enfant prodige » ou « Enfant terrible ».
Ici l’emprunt est un procédé stylistique. Le traducteur utilise à contrecœur la transcription et l’emprunt.
En effet, beaucoup de traducteurs n’utilisent pas les mots « Osteria « , « Bistrot », « Pub », ou
« Gaststäte » :
« Però, mi disse (…) buone trattorie nei « Cependant, me dit-il (…) il n’y avait pas de bons restaurants
dintorni non ce n’erano » aux environs »

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« Il y avait foule dans son bistrot » « Il caffé era affollato »

Transcriptions et différences culturelles.


Transcription et vie matérielle.
Les détails de la vie quotidienne donnent beaucoup de problèmes aux traducteurs qui utilisent la
transcription. Dans la traduction, l’emprunt est une témoignage des différentes habitudes alimentaires et
des habitats écologiques des Italiens et des Français.

« Si accorse che don Calogero parlava (…) del « Il s’aperçut que don Calogero parlait (…) d’une
Possibile rialzo del prezzo del caciocavallo” hausse probable sur le caciocavallo »

Transcription et vie sociale.


Entre les langue, il passe très souvent qu’une culture a des personnages, des produits de la vie quotidienne
qu’il n’y a pas dans l’autre culture. A ce propos, la transcription avec des notes sont une solution :

« I bravi però s’avvicinavano, guardandolo fisso » « Les bravi, toutefois, s’approchaient toujours en le regardant
fixement »
« Ils résistent nos p’tits poilus ! » « Resisteranno, i nostri p’tits poilus ! »

« Saputo che io ero un confinato, si offerse « Ayant appris que moi, j’étais un confinato, il s’offrit tout de suite à
di farmi liberare » me faire libérer »

« Il commendatore non si dava pace » « Le commendatore était sur le gril »

« Ils ont pas de Chouans en bas quand même ? » « Non avranno mica degli Chouans giù di sotto ? »

Une note du traducteur, parfois, n’est pas nécessaire, lorsque le contexte nous donne le sens :

« Le ciociare le offrivano nei canestri, le rose » « Les ciociare lui offraient des roses dans des corbeilles »

Les expressions du dialecte sont souvent suivis par la traduction en Italien= (dialecte->Italien) ou (dialecte-
>Français) binôme de traduction : « La chiamavano u’ Re » = « Dans le village on l’appelait u’ Re, le roi »
Cette technique sauvegarde le sens et le registre populaire des expressions, mais elle est utilisée pour
n’éliminer pas un terme caractéristique de la langue source : « En banlieue… »= « Nella periferia, nella
banlieue… »

Transcription et jeux de mots.


Un autre obstacle pour le traducteur est le jeu de mot ; la transcription est très utilisée, mais n’est pas utile
sans les notes.

Le Calque.
Le calque est une frome particulière de transcription, une traduction d’emprunt. Il est d’emprunter un mot
du texte source et de traduire littéralement ses éléments, en créant une nouvelle mot dans la langue
d’arrivée.
L’orthographie s’inscrit des règle phonologiques et morphologiques de la langue cible. Ce procédé est
utilisé dans la littérature, mais pas autant dans la traduction. Un traducteur qui utilise ce procédé risque
d’être accusé d’inexactitude ou d’incompétence. Le calque est considéré come un erreur.

Transcription et onomastique.
Le problème de la transcription concerne l’onomastique aussi. Il y a des langues où la transcription des
noms propres et des lieux qu’il n’est pas possible de traduire parce qu’ il ne seraient pas faciles à lire dans
la langue cible pour des raisons phonologiques. Ce problème n’affecte pas la traduction français-italien et
italien-français, mais il y a une règle qui conseille de ne traduire pas les noms parce qu’il changerait sa
nationalité.

Quelques exceptions : la traduction obligatoire des quelques noms.


Tous les noms qui ont une traduction registré longtemps dans les dictionnaires. Noms très célèbres comme
Tomasus Aquinos (San Tommaso d’Aquino/ Saint Thomas d’Aquin) ou Cristoforo Colombo (Christophe
Colomb/ Christopher Colombus) ont formes qui s’adaptent à les autres langues.
En Italien, il y a les personnages qui sont connus par ses prénoms : Dante Alighieri est Dante, Michelangelo
Buonarroti est Michel-Ange. Voilà les noms qui ne sont jamais transcrits :
- Les prénoms des personnages de la Bible ;
- Les prénoms des papes et des souverains ;
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- Les prénoms des personnages de la mythologie et des fables ;
- Les villes qui ont une traduction très connue ;
- Les noms des quelques routes, places, monuments connus dans le monde.

En Italien, les prénoms sont très souvent traduits et les noms transcrits, en Français, ils sont transcrits :
« Louis Blanc » = « Luigi Blanc » ; « Renzo Tramaglino e Lucia Mondella »= « Renzo Tramaglino et Lucia
Mondella ». Aujourd’hui en Italien on a la tendance à ne traduire pas les noms et les prénoms : « Juliette
Rondeaux »= « Juliette Rondeaux ».

Transcription et marques.
Pour ce qui concerne les marques, la transcription est obligatoire : « La marque Nescafé »= « La marca
Nescafé ».

Les acronymes.
Acronymes internationaux : UNESCO ;
Acronymes nationaux connus dans le monde : FIAT-> FIAT ;
Acronymes qui ont les équivalents dans plusieurs langues : I.V.A. -> R.D.T./ R.D.A. /T.V.A. ;
Acronymes nationaux connus par les lecteurs de la langue cible : U.S.L.
Quelques acronymes qui ont la même forme en Italien et en Anglais : N.A.T.O, A.I.D.S.. Mais AIDS et NATO
n’ont pas la même forme en français : S.I.D.A. et N.A.T.O..
Les acronymes connus seulement dans leurs pays d’origine : P.M.U. (France) ; E.N.E.L. (Italie).

Transcription et mots étrangères.


Beaucoup de textes italiens et français ont des mots étrangères (une troisième langue) :
« Ach so ! Esclamò il generale Rommel » « Ach ! So ! S’écria Rommel »