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Exercices Chapitre 1 : La gestion du risque de change

Exercice 1 :

Une entreprise française possède trois filiales en Grande-Bretagne, en Suisse et aux Etats-
Unis. Elles s'achètent et se vendent mutuellement des produits et des services. Les échanges
entre filiales bénéficiant d'un crédit qui arrive à échéance au début du deuxième trimestre de
l'année en cours sont reproduits ci-joint.
- Filiale anglaise
Achat à la filiale suisse pour 100 000 livres sterling
Achat à la filiale américaine pour 90 000 dollars
Vente à la filiale suisse pour 125 000 livres sterling
Vente à la filiale américaine pour 75 000 dollars
- Filiale suisse
Achat à la filiale anglaise pour 125 000 livres sterling
Achat à la filiale américaine pour 50 000 francs suisses
Vente à la filiale anglaise pour 100 000 livres sterling
Vente à la filiale américaine pour 115 000 francs suisses
- Filiale américaine
Achat à la filiale anglaise pour 75 000 dollars
Achat à la filiale suisse pour 115 000 francs suisses
Vente à la filiale anglaise pour 90 000 dollars
Vente à la filiale Suisse pour 50 000 francs Suisses
Il est supposé que :
Le coût de la couverture est égal à 1,5 % de la valeur de la créance ou de la dette
commerciale,
- les taux de change Sont:
1USD = 0,9857 EUR,
1CHF = 0,6238 EUR,
1GBP = 1,6231 EUR.
l- Déterminez en euro (pris comme monnaie de compte) le coût de la couverture en
l'absence de toute procédure de compensation.

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2. Déterminez le coût de la couverture Si les filiales procèdent à une compensation
bilatérale.
3. Déterminez le coût de la couverture Si la maison mère française met en place un
système de netting à caractère multilatéral et procède à une compensation centralisée.
4. Quelles conclusions peut-on tirer de cet exemple ?

Exercice 2
Le 25 juin, un exportateur français possède une créance de 100 000 dollars qui arrive à
échéance le 30juin. Le taux de change s'établit à USD 1 = 1,0155 - 1,0165 EUR.
L'exportateur anticipe une hausse du dollar. Le taux d'intérêt en France est de 8 %.
L'exportateur décide d'accorder un délai de paiement supplémentaire à l'importateur. Ce
dernier accepte la proposition de l'exportateur.
Le 30 juillet l’exportateur encaisse les 100 000 dollars et les vend sur le marché des changes.
1. Vous déterminerez le résultat financier Si le taux de change à la date du 30juillet est
USD 1= 1.0350 - 1,0360 EUR.
USD 1 = 1,0155 - 1.0165 EUR,
USD I = 1.0025 - 1,0040 EUR.
2. Vous en déduirez le montant des gains ou des pertes enregistré(e)s par l'exportateur en
considérant que le taux de change au 30juin est identique à celui du 25 juin.

Exercice 3

Le 3 novembre un importateur français possède une dette de 540 000 dollars canadiens qu'il
doit payer le 5 novembre. Le taux de change est :1 CAD = 0,7000 (bid)- 0,7010(ask) EUR.
L'importateur, anticipant une baisse du dollar canadien, obtient de l'exportateur de reporter de
2 mois le paiement de sa dette. Le taux d’intérêt canadien est égal à 5 %. Le taux d'intérêt
français est égal à 8 %.
Le 5 janvier, l'importateur français achète les dollars et paie sa dette à le l'exportateur
canadien.
1. Vous déterminerez la somme en euro versée par l’importateur suite à la décision prise le 3
novembre, Si le taux de change à la date du 5 janvier est :

2
1 CAD = 0,6025 - 0,6030 EUR,
1 CAD = 0,7000 - 0,7010 EUR,
1 CAD = 0,8010 - 0,8020 EUR.
2. Vous en déduirez le montant des gains ou des perte en euros enregistrés par l'importateur
en considérant que le taux de change au 5 novembre est identique à celui du 3 novembre.

Exercice 4
Un exportateur français possède une créance à 6mois de 115 000 francs suisses.
Sur le marché des changes au comptant : 1 CHF = 0,6238-0,6250 EUR
Le taux d'intérêt à 6 mois sur le marché monétaire suisse est : 53/4 -57/8.
Le taux d'intérêt à 6 mois sur le marché monétaire européen est : 813/16 - 815/16
1. Expliquez comment procède le banquier pour déterminer le taux de change à terme qu'il
propose à l'exportateur.
2. Exprimez le report ou le déport en pourcentage annuel du taux au comptant au comptant.
3. Quelle valeur en euro serait obtenue par l'exportateur vendant à terme de 6 mois cette
créance de l5 000 francs suisses ?

Exercice 5
Un importateur européen achète des machines outils aux Etats-Unis et bénéficie d'un crédit
de 500 000 dollars payable dans 3 mois. Cet importateur craint une hausse du dollar par
rapport à l'euro sur le marché à terme interbancaire.
1. Que doit faire cet importateur pour se couvrir contre le risque de change?
Les données permettant de calculer le taux à terme sont les suivantes :
- taux de change au comptant: USD 1 = 0,9079-0,9091 EUR
- taux d'intérêt sur le dollar à 3 mois : 43/8 % - 44/8 %
- taux d'intérêt sur l'euro à 3 mois : 66/8 % -67/8 %
2. Quel est le taux à terme proposé par le banquier à l’importateur ?
3. Expliquez comment procède le banquier pour déterminer le taux de change à terme qu'il
propose à l'importateur.

Exercice 6

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Un exportateur français possède une créance à 3 mois de 200 000 dollars.
Sur le marché des changes, le taux au comptant est égal à :
USD 1 = 0,9810 - 0,9850 EUR.
Le taux d'intérêt à 3 mois sur le marché de l'euro-dollar est de 5.20 %.
Le taux d'intérêt à 3 mois sur le marché monétaire de l'euro est de 7,4%.
1. Quel est le taux de change à terme à 3 mois auquel la banque se propose de vendre le
dollar?
2. Quelle somme en euro serait obtenue par l'exportateur vendant à un terme de 3 mois cette
créance de 200 000 dollars?

exercice 7
Une entreprise française recevra des livres sterling dans 6 mois. Le directeur financier veut
fixer dès maintenant le cours de ces devises en euro. Les informations à la disposition de
l'entreprise sont les suivantes:
- taux de l'euro-livre sterling à 6 mois : 41/8 % 41/2 %,
- taux de l'euro-dollar à 6 mois : 7 1/4 % 75/8 %,
- taux du marché monétaire européen à 6 mois : 81/4 % - 81/2 %,
- taux de change sur le marché au comptant,
USD/EUR:1,0240 - 60,
USD/GBP : 0,6250 - 75,
- taux marginal de financement de l'entreprise : 9 %,
- marge bancaire pour un emprunt sur le marché des euro-devises:1/4 %.
1- Calculez le taux de change au comptant de la livre sterling par rapport à l’euro.
2- En fonction des informations disponibles, quelles solutions s'offrent à cette entreprise pour
fixer dès maintenant le cours des livres sterling en euro?
3- En reprenant chacune des solutions évoquées à la question précédente, déterminez la
somme en euro que recevrait cette entreprise Si elle disposait d'une créance de 95 000 livres
sterling.
4- Comparez les résultats obtenus et déterminez la solution optimale.

Exercice 8
Le trésorier d'un groupe industriel à vocation internationale applique une politique de

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couverture sélective du risque de change à partir des informations qui lui sont
communiquées par la salle des marchés et le services des études économiques du groupe.
Les positions nettes de change sont les suivantes
USD) :18 000 000 à payer dans 3 mois,
JPY: 400 000 000 à recevoir dans 2 mois,
GBP: 12 000 000 à payer dans 1 mois,
MXP : 5 000 000 à payer dans 3 mois,
CHF : 9 000 000 à recevoir dans 6 mois.
Les taux de change pratiqués par la salle des marchés sont regroupés au tableau 1.
Les prévisions du taux de change au comptant futur fournies par le services des études
économiques sont réunies au tableau 2.
Tableau 1.

Devises Comptant Terme


USD/EUR 1.0110 - 1.0180 12 - 16 report à 3 mois
100 JPY/EUR 0.9110 - 0.9150 20 - 30 report à 2 mois
GBP/EUR 1.5980 - 1,6040 45 - 55 report à 1 mois
MXP/EUR 0.1090 - 0.1170 15 - 10 déport à 3 mois
CHF/EUR 0,6420 - 0.6490 25 - 15 déport à 6 mois

Tableau 2.

Devises Prévisions
USD/EUR à 3 mois 1.0130 - 1,0210
100 JPY/EUR à 2 mois 0,9180 - 0.9240
GBP/EUR à 1 mois 1.7030-1.7080
MXP/FUR à 3 mois 0.1065 - 0.1140
CHF/FUR à 6 mois 0,6310-0.6400

1. Indiquez pour chaque devise la décision que doit prendre le trésorier.


2. Déterminez le montant en euro reçu ou payé par l'entreprise, Suite aux décisions prises

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par le trésorier, en supposant que les cours prévus par le service des études économiques sont
une excellente anticipation des cours qui sont ultérieurement enregistrés sur le marché au
comptant.

Exercice 9

La Société Troctout, dont l'activité commerciale internationale s'est développée aux Etats-
Unis, exporte des hélices d'avion en matériaux composites et importe des radars
météorologiques. Les hélices comme les radars sont facturés en dollar américain. Les délais
de règlement sont de 1 mois à l'exportation et de 2 mois à l'importation.
Le directeur financier de Troctout décide de se couvrir contre le risque de change par un
achat et une vente à terme de devises.
1. Décrivez les mécanismes de couverture et chiffrez-les à l'aide des informations figurant
dans les tableaux 1 et 2, pour un contrat de 200 000 dollars à l'exportation et un contrat de
150 000 dollars à l'importation.
2. Les contrats d'importation et d'exportation prenant naissance le même jour, que
conseilleriez-vous au directeur financier de Troctout?

Tableau 1. Marché des changes


Devises Cours acheteur Cours vendeur
USD 1 1.0130 1.0180
100 JPY 0.9160 0.9230
100CHF 63,1200 63.9500

Tableau 2. Marché des euro-devises


USD JPY CHF EUR
48 heures 67/8 – 7 13/4 – 21/4 43/4 – 47/8 83/8 – 84/8
1 mois 67/8 – 7 23/8 – 23/4 43/4 – 47/8 83/4 – 87/8
3 mois 67/8 – 7 26/8 – 31/4 51/4 – 53/8 97/8 – 101/8
57/8 – 61/8
6 mois 615/16 – 71/16 31/4 – 33/4 111/4 – 113/8

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Exercice 10

Les compétences que vous avez acquises grâce à de solides études universitaires vous ont
permis d'être intégré comme assistant à la direction financière internationale de la filiale
française d'une grande banque américaine. Le responsable de cette direction décide de vous
tester et vous demande de résoudre le problème suivant.
Suite à une mission commerciale aux États-Unis, une PME française a obtenu un contrat d'un
montant de 700 000 dollars. La dimension de l'entreprise ne lui permet pas de faire face au
besoin de trésorerie et au risque de change qui résultent de la créance à 6 mois inhérente à
cette exportation.

1. Vous devez imaginer une opération financière résolvant les problèmes du client de la
banque. Vous expliquez le mécanisme et chiffrez le résultat pour le client. Vous calculez le
gain pour la banque sachant qu'elle perçoit une commission de 1,65 % du montant en euro
perçu par le client. Vous disposez pour vos calculs des informations regroupées dans les
tableaux 1 et 2.
Tableau 1. Marché des changes
Devise Cours acheteur Cours vendeur
USD 1 1,0130 1.0180
100 JPY 0.9160 0,9230
100CHF 63.1200 63.9500

Tableau 2. Marché des eurodevises


USD JPY CHF EUR
48 heures 73/4 - 81/4 17/8 - 21/4 33/4 - 37/8 95/8 - 96/8
1 mois 813/16 - 9 27/8 – 31/4 43/4 - 478 913/16 - 915/16
3 mois 91/4 – 95/8 36/8 - 41/4 51/4 - 53/8 101/4 – 103/4
6 mois 107/16 – 109/16 41/4 – 43/4 57/8 – 61/8 107/8 - 11

2. Quelle autre opération proposeriez-vous Si vous appreniez qu'un deuxième client de la


banque possède une dette de 700 000 dollars payable dans 6 mois ?
3. Recommencez les calculs dans l'hypothèse où la créance aurait été à 3 mois.

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Exercice 11

Dans 90 jours, la société Ventaletranger recevra 2 millions de livres sterling, suite à des
exportations effectuées au Royaume-Uni La direction envisage de procéder à une avance en
livre sterling plutôt qu'à une mobilisation de créance export, car le loyer de l'argent est peu
élevé en Grande-Bretagne.
1. L'argument développé par la société Ventaletranger est-il judicieux? La direction envisage
également d'effectuer, de manière alternative, une avance en franc suisse.
2. Cette avance en franc suisse, destinée à financer des exportations libellées en livre sterling
à destination du Royaume-Uni, est-elle autorisée par le contrôle des changes?
3. Fn supposant que les avances en franc suisse et en livre sterling sont autorisées par le
contrôle des changes, comparez les résultats financiers obtenus dans les deux hypothèses
envisagées par la direction de la société.
4. Comment expliquer les résultats obtenus?
Les données nécessaires aux calculs sont les suivantes.
Sur le marché des changes au comptant:
1 GBP = 1,65 EUR.
1 CHF=0,64 EUR.
Les cours de change dans 3 mois, connus avec une précision satisfaisante, s'établissent à
1GBP = 1,75 EUR,
1 CHF =0,63 EUR.
• Le taux de mobilisation des créances export est de 9 %.
• Le taux de l'avance en livre sterling est de 7,5 %.
• Le taux de l'avance en franc suisse est de 4,5 %.
• Les intérêts sur l'avance en devise sont précomptés, et débités en début de période.

Exercice 12

Le 11 mars, à 10 heures du matin, une entreprise française est sollicitée par un importateur
américain en vue de formuler une offre concernant la vente aux Etats-Unis de 20 000 petits

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moteurs électriques. Deux conditions sont expressément formulées par l'importateur le prix
unitaire d'un moteur doit être au maximum égal à 17,50 dollars par ailleurs, il est
indispensable d'offrir un crédit de 6 mois.
L'importateur souhaite connaître, le jour même avant 11 heures, les propositions financières
de l'entreprise française et l'ensemble des conditions qui accompagnent cette vente
éventuelle. La même demande est formulée auprès d'un exportateur anglais et d'une
entreprise allemande. Après échange téléphonique, l'entreprise française obtient l'engagement
de l'importateur américain de lui fournir une réponse définitive avant 12 heures.
Le 11 mars, le marché des changes était particulièrement calme. A 10h50 du matin, la banque
de l'entreprise française vendait le dollar au comptant au taux de USD 1 = 1,0150 EUR et
achetait la devise américaine au comptant sur la base de USD 1 = 1,0110 EUR. Le taux
d'intérêt à 6 mois sur le marché de l'euro-dollar était de 7,5 %. Le taux d'intérêt à 6 mois sur
le marché monétaire européen était de 11,25 %.
Les données de la comptabilité analytique de l'exportateur français indiquent que les coûts de
fabrication d'un moteur sont égaux à 10 euros, que les frais généraux affectés à la production
de 20 000 moteurs électriques sont égaux à 113 000 euros et que les frais financiers, y
compris ceux associés au financement de la créance, atteignent 25 000 euros. L'exportateur
estime enfin que le profit dégagé de la vente ne peut en aucun cas être inférieur à 20 000
euros.
Les frais divers entraînés par cette sollicitation de l'importateur américain sont évalués à
196,4 euros (ce sont pour l'essentiel des frais de téléphone et de fax).

Vous êtes responsable de la direction internationale de l'entreprise française. Quelle


proposition financière êtes-vous conduit à formuler pour vous donner le maximum d'atouts en
vue de décrocher ce contrat d'exportation?

Exercice 13
Le 4 juillet, un exportateur américain apprend qu'il recevra 2 millions de livres sterling dans 2
mois, Cette devise connaissant une forte volatilité, il désire se couvrir sur le marché
interbancaire contre une baisse importante de son cours, sans se priver pour autant d'une
éventuelle hausse. Plusieurs possibilités s'offrent à lui
- acheter une option d'achat de livres sterling à la monnaie,

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- acheter à terme des livres sterling,
- vendre une option de vente de livres sterling à la monnaie,
- vendre à terme des livres sterling,
- vendre une option d'achat de livres sterling à la monnaie.
- acheter une option de vente de livres sterling à la monnaie,
- attendre l'échéance pour se couvrir.
Les conditions du marché des options de change sont données par le tableau I. Il est par
ailleurs précisé que
- le cours spot S est de 1 GBP = USD 1,5124,
- le cours forward F est de 1 GBP = USD 1,5145.

Tableau 1

Strik Calls Puts


price Jul. Aug. Sep Jul. Aug. Sep
1,500 1,75 2,55 3,14 0.38 1,18 1.79
1,510 1,08 1,98 2,69 0.78 1,59 2,22
1,520 0,64 1,49 2,09 1.32 2,11 2,73

1. Quelle décision doit prendre cet exportateur?


2. Déterminez le montant net en dollar perçu par l'exportateur sur sa créance ainsi que les
gains ou les pertes associé(e)s à l'opération de couverture Si, à l'échéance
- la livre sterling est égale à 1 GBP = USD 1,4616,
- la livre sterling est égale à 1 GBP = USD 4,6215,
- la livre sterling reste inchangée à 1 GBP = USD 4,5124.

Exercice 14

Un importateur américain possède une dette payable par mensualités constantes de 10 000
livres sterling pendant 1 an. Il anticipe une hausse importante de la devise anglaise au cours
de l'année à venir, Evoluant dans un secteur particulièrement concurrentiel, cette entreprise
ne peut pas débourser plus de 192 000 dollars pour payer ses importations sauf à amputer son

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résultat d'exploitation (déjà particulièrement faible). L'importateur décide, en conséquence,
de se protéger à l'aide d'une option asiatique.
1. Quelle opération précise l'importateur américain doit-il réaliser s'il veut couvrir le risque de
change auquel il est exposé à l'aide d'une option asiatique ?
La prime associée à l'option est de 2,5 cents par livre sterling. À l'échéance de l'option, la
valeur moyenne du taux de change enregistrée pendant les 42 mois écoulés est de :
1 GBP = USD 1,6910.

2. Quel est, pour l'importateur américain, le résultat financier de cette opération de


couverture?

3. Quel aurait été ce résultat Si le taux de change moyen avait été de 1 GBP = USD 1,5820 ?

4. Quel est l'avantage offert par les options asiatiques ?

Exercice 15

Un exportateur américain possède une créance de 450 000 francs suisses payable dans 1 an. Il
décide de se protéger contre le risque de change auquel il est exposé à l'aide d'une option look
back.

1. Que doit faire l'exportateur pour se protéger contre le risque de change ?

La prime associée à l'option est de 7 cents par franc suisse. A l'échéance de l'option, son prix
d'exercice est de 1 CHF = USD 0,6520. À cette date, le taux de change au comptant est de 1
CHF = USD 0,6430.

2. Quel est le résultat financier de cette opération pour l'exportateur ?

3. Quel aurait été le résultat financier de cette opération Si le prix d'exercice, à l'échéance de
l'option, avait été 1 CHF = US 0,7030 et si à cette date le taux de change au comptant avait
été 1 CHF = USD 0,6250 ?

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Correction Chapitre 1 : La gestion du risque de change

Exercice 1 :

1. Le graphique 1 reproduit les achats et les ventes réciproques effectués par les trois filiales
localisées en Grande-Bretagne, en Suisse et aux Etats-Unis.

Graphique 1.
90 000 USD
100 000 GBP

Filiale anglaise
125 000 GBP 75 000 USD

115 000 CHF

Filiale suisse Filiale américaine


50 000 CHF

La filiale anglaise possède :


- une dette de 100 000 livres sterling,
- une dette de 90 000 dollars,
- une créance de 125 000 livres sterling,
- une créance de 75 000 dollars.

Elle est exposée au risque de change sur sa dette et sa créance en dollar. En l'absence de toute
compensation, le coût de sa couverture est égal à
(90 000 + 75 000) x 1,5 % x 0.9857 = 2 439,61 euros.

• La filiale suisse possède


- une dette de 125 000 livres sterling,
- une dette de 50 000 francs suisses,
- une créance de 100 000 livres sterling,

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- une créance de 115 000 francs Suisses.
Elle est exposée au risque de change sur sa dette et sa créance en livres sterling. En l'absence
de toute compensation, le coût de la couverture est égal à:
(125 000 + 100000) x 1,5 % x 1,6231 = 5 477,96 euros.

• La filiale américaine possède


- une dette de 75 000 dollars,
- une dette de 115 000 francs suisses.
- une créance de 90 000 dollars,
- une créance de 50 000 francs suisses.
Elle est exposée au risque de change sur sa dette et sa créance en franc suisse. En l'absence de
toute compensation, le coût de la couverture est égal à:
(115 000 + 50000) x 1,5 % x 0,6238 = 1 543,91 euros.

Le coût total de la couverture ressort à

2 439,61 + 5 477,96 + 1 523,91 = 9461,48 euros.

2. La filiale anglaise est exposée à un risque de change sur sa dette et sa créance en dollar. Si
elle peut procéder à une compensation bilatérale, son risque de change résiduel ressort à
15000 dollars. Le coût de la couverture est alors égal à

(90000 - 75 000) x 1,5 % x 0,9857 = 221,78 euros.

• La filiale suisse est exposée à un risque de change sur sa dette et sa créance en livre
sterling. Si elle peut procéder à une compensation bilatérale, son risque résiduel
ressort à 25 000 livres sterling. Le coût de la couverture est alors égal à

(125000 - 100000) x 1,5 % x 1,6231 = 608,66 euros.

• La filiale américaine est exposée à un risque de change sur sa dette et sa créance en


franc suisse. Si elle peut procéder à une compensation bilatérale, son risque résiduel

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ressort à 65 000 francs suisses. Le coût de la couverture est égal à

(115 000 - 50000) x 1,5 % x 0,6238 = 608,20 euros.

Le coût total de la couverture ressort à

221,78 + 608,66 + 608,20 = 1 438,64 euros.

3. Si la société mère met en place un Système de netting à caractère multilatéral, cette


compensation centralisée implique que chacune des trois filiales transmet à la maison mère,
ou plus généralement à une nouvelle filiale spécialisée, l'ensemble de ses créances et dettes
(après avoir procédé à une première compensation bilatérale, Si elle n'est pas interdite par la
réglementation locale).
Le graphique 2 reproduit les montants nets des créances et dettes transmis par chacune des
filiales à la société de netting. Ce graphique est résumé par le tableau 1 dans lequel le Signe -
indique que la filiale a une dette nette dans la devise et le signe + qu'elle possède une créance
nette dans la devise.

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Graphique 2.

Filiale anglaise

- 15 000 USD + 25000 GBP

+65000 CHF +15000USD

Filiale suisse NETTING Filiale américaine


- 65 000 CHF
- 25 000 GBP

Tableau 1.
Dollar
Livre sterling Franc suisse
américain
Filiale anglaise + 25 000 -15 000
Filiale suisse - 25 000 + 65 000
Filiale américaine - 65 000 + 15 000
Total 0 0 0

Dans le cas d'une compensation multilatérale au moyen d'une société de netting, la position de
change nette des trois filiales est égale à zéro. Il est en conséquence inutile d'entreprendre la
moindre opération de protection contre le risque de change. Le coût de la couverture est ainsi
réduit à zéro.

4. Les conclusions à tirer de cet exercice sont évidentes.


- En l'absence de compensation (situation qui se rencontre parfois lorsqu'un très rigoureux
contrôle des changes est appliqué). le coût de la couverture atteint 9461,48 euros.
- En présence d'une compensation bilatérale, le coût de la couverture est réduit à 1438,64
euros. Il est pratiquement sept fois plus faible.
- En présence d'une compensation multilatérale, le coût de la couverture est égal à zéro.

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Lorsque les filiales d'une société multinationale procèdent à des achats et ventes réciproques,
il est tout à fait souhaitable de mettre en place un système de netting afin de réduire dans des
proportions considérables le coût de la couverture contre le risque de change.

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Exercice 2

1. L'exportateur français qui accorde un délai de paiement supplémentaire à son client, parce
qu'il anticipe une hausse de la devise dans laquelle est libellée la créance, réalise une
opération de termaillage. Un délai de paiement de 1 mois induit un coût de financement
supplémentaire de

100 000 x 1,0155 x 8 % x (1/12) = 677 euros.

Pour chacune des hypothèses retenues, le résultat financier ressort à:

• (100 000 x 1,0350) - 677 = 102 823 euros, pour USD 1 = 1,0350 EUR,
• (100000 x 1,0155) 677 = 100 873 euros, pour USD 1 = 1,0155 EUR,
• (100 000x 1,0025) - 677 = 99 573 euros, pour USD 1 = 1,0025 EUR.

2. Le montant des gains ou des pertes enregistrés par l'exportateur est fonction de la variation
du taux de change acheteur entre le 25 juin et le 30 juillet et du coût de financement de la
créance durant la même période.
Il suffit donc de comparer, pour chacune des hypothèses retenues, le résultat financier obtenu
au 30juillet avec celui qui aurait été obtenu au 30juin.

Le montant des gains et pertes ressort à


.102 823 - 101 550 = + 1 273 euros, pour USD 1 = 1,0350 EUR,
.100 873 - 101 550 = - 677 euros, pour USD 1 = 1,0155 EUR,
• 99 573 - 101 550 = - 1 977 euros, pour USD 1 = 1,0025 EUR.
Il est supposé dans cet exercice que l'exportateur supporte seul le coût de financement induit
par le délai de paiement supplémentaire de 1 mois. L'importateur bénéficiant de ce délai, il
est, dans la réalité, possible qu'il supporte tout ou partie de ce financement, ce qui aurait pour
conséquence d'accroître les gains ou de réduire les pertes de l'exportateur.

Exercice 3

17
1. L'importateur français, ayant une dette de 540 000 dollars canadiens et anticipant une
baisse de cette devise par rapport à l'euro, entreprend une opération de termaillage. En accord
avec l'exportateur canadien, il repousse de 2 mois le paiement de sa dette.
L'exportateur n'accepte de reporter le paiement de sa créance que si l'importateur français lui
assure le financement de sa créance pour la période allant du 5 novembre au 5 janvier, ce qui
représente un coût de

540 000 x 5 x 60
= 4 500 dollars canadiens
100x360

Le 5 janvier, l'importateur français doit se procurer 544 500 dollars canadiens. Leur valeur en
euro dépend du taux de change en vigueur à cette date. Pour chacune des hypothèses retenues
la somme versée ressort à :

544 500 x 0,6030 = 328 333,5 euros, pour 1 CAD = 0.6030 EUR,
544 500 x 0,7010 = 381 694,5 euros, pour 1 CAD = 0,7010 EUR,
544 500 x 0,8020 = 436 689 euros, pour CAD = 0,8020 EUR

2. Le montant des gains ou des pertes enregistrés par l'importateur est fonction de la variation
du taux de change entre le 5 novembre et le 5 janvier et du coût de financement de la créance
durant la même période.

Si, le 5 janvier, le taux de change est 1 CAD = 0,6025 - 0,6030 EUR, l'importateur français
enregistre un gain égal à:

(540 000 x (0.7010 - 0,6030)) - (4 500 x 0,6030) = 50 206,5 euros.

Si, le 5 janvier, le taux de change s'établit à 1 CAD = 0,7010 EUR. L’importateur subit une
perte due au coût de financement de la créance, soit

4 500 x 0,7010 = 3 154,5

18
Si, le 5 janvier, le taux de change atteint 1 CAD = 0,8020 EUR, la perte de l'importateur
ressort à

(540 000 x (0.8020-0,7010)) + (4 500 x 0,8020) = 58 149 euros.

Exercice 4

1. Dans la mesure où l'exercice considère le cas d'un exportateur vendant à terme de 6 mois
le montant de sa créance en franc suisse, le cours auquel se fait la transaction est le cours
acheteur de la banque. Avant de calculer ce taux, il n'est pas inutile de rappeler les opérations
effectuées par le banquier.
Au moment où l'exportateur décide de se couvrir. le banquier s'engage à lui acheter 115 000
francs suisses au taux à terme qu'il va proposer. Pour déterminer ce taux, le banquier procède
comme Si l'exportateur lui vendait effectivement le montant de sa créance et lui transmettait
le risque de change dont il chercherait à son tour à se protéger par des transactions adéquates
sur le marché au comptant (précisons bien que l'exportateur n'est pas obligé de réaliser la
transaction avec ce banquier il peut y renoncer Si le taux à terme proposé par ce banquier ne
lui convient pas). Pour se couvrir, le banquier devrait:
- emprunter des francs suisses sur le marché monétaire suisse à 57/8 %,
- vendre les francs suisses sur le marché des changes au comptant,
- placer les euros obtenus sur le marché monétaire européen à 813/16 %.
En résumé, dans le cas présent, les francs suisses auraient été empruntés à 57i8 %, les euros
auraient été prêtés à 813/16 %. Il en résulterait un gain en intérêt de25/16 %, Ce gain permet de
déterminer un report égal à :

0,6238 x 2 15/16 x180


= 0,0092
100x360

Le cours à terme du franc suisse est égal au cours au comptant majoré du report, soit
0,6238 + 0.0092 = 0,6330 EUR.

19
Si le taux à terme de 1 CHF = 0,6330 EUR le satisfait, l'exportateur vend à terme le montant
de sa créance et le banquier procède alors effectivement aux transactions précédemment
évoquées (emprunt de francs suisses, vente des francs suisses contre des euros sur le marché
des changes au comptant, placement des euros sur le marché monétaire européen).
Une méthode de calcul plus précise du taux à terme acheteur consiste à reprendre la formule
de la théorie de la parité des taux d'intérêt

1 + t'
C =T
1+ t

Avec :
T: le taux de change à terme,
C: le taux de change au comptant,
t' : le taux d'intérêt sur le marché monétaire européen,
t : le taux d'intérêt sur le marché monétaire suisse.
Dans la mesure où il faut déterminer le taux à terme acheteur de la banque, la relation doit
être spécifiée de la manière Suivante

1 + t E'
TA = C A
1 + tp
avec:
TA: le taux de change acheteur à terme,
CA: le taux de change acheteur au comptant,
t'E: le taux d'intérêt emprunteur sur le marché monétaire européen,
tp: le taux d'intérêt prêteur sur le marché monétaire suisse.

En reprenant les données chiffrées de l'exercice, le cours à terme acheteur de la banque est
égal à:

1 + 4 , 40625 %
T A = 0 , 6238 x
1 + 2 ,9375

20
TA = 0,6327 EUR.

2. Si l'on retient la première méthode de calcul, le report est égal à 0,0092. Exprimé en
pourcentage annuel du taux de change au comptant, le report est égal à :

0 , 0092 100 x 360


x = 2 ,95 %
0 , 6238 180

Avec la seconde méthode de calcul, le report ressort à 0,6327 0,6238, soit 0,0089.
Exprimé en pourcentage annuel du taux de change au comptant, le report est égal à

0 , 0089 100 x 360


x = 2 ,85 %
0 , 6238 180
3. La valeur obtenue par l'exportateur vendant à terme de 6 mois la créance de 115 000
francs Suisses ressort à

72 795 euros avec la première méthode de calcul,


72 761 euros avec la deuxième méthode de calcul.

Exercice 5

1. Pour se couvrir contre le risque de change, l'importateur doit acheter, dès maintenant pour
un terme de 3 mois une somme de 500 000 dollars.
2. Dans la mesure où l'exercice considère le cas d'un importateur achetant pour un terme de 3
mois une somme de 500 000 dollars, le cours auquel s'effectue la transaction est le cours
vendeur de la banque. Le taux de change vendeur à terme proposé par le banquier est
déterminé à partir de la relation de parité des taux d'intérêt.

1 + t E'
Tv = C v
1 + tp

21
Avec :
Tv: le taux de change vendeur pour un terme de 3 mois,
Cv: le taux de change vendeur au comptant.
t'p: le taux d'intérêt prêteur en euro
tE: le taux d'intérêt emprunteur en dollar
En reprenant les données chiffrées de l'exercice, le cours à terme vendeur de la banque est
égal à

90
1 + (6 7 / 8% x )
Tv = 0 ,9091 x 360
90
1 + (4 3 / 8% x )
360
Soit Tv = 0.9147 euro.
3. Au moment où l'importateur décide de se couvrir, la banque s'engage à lui vendre 500
000 dollars au taux à terme qu'elle va lui proposer. Pour déterminer ce taux le banquier
procède comme si 'importateur lui achetait effectivement le montant de sa dette et lui
transmettait le risque de change risque dont le banquier chercherait à son tour à se protéger
par des transactions adéquates. Pour se couvrir le banquier devrait
- emprunter des euros sur le marché monétaire à 678 % pour 3 mois.
- vendre les euros sur le marché des changes au comptant au cours de
1 EUR = 1/0.9091 = USD 1.1000.
- placer les dollars obtenus sur le marché de l'eurodollar au taux de 43/8 %

En résumé dans le cas présent. Les euros auraient été empruntés à67/8 % les dollars auraient
été placés à 43/8 % Il en résulterait une perte en intérêt de (67/18 % 43/8 %). soit 2.50 % sur 3
mois. Cette perte est constitutive d'un déport qui minore le cours au comptant de l'euro
prorata temporis.

1,1000 x 2,5% x (90/360) = 0,006875.

Le taux de l'euro à 3 mois est donc égal à :

1,1000 - 0.006875 = 1,0931 dollar.

22
Soit un taux du dollar à 3 mois de : USD 1 = 1/1.0931 = 0.9148 EUR.

Le taux à terme ainsi calculé n'est pas tout à fait exact. Sa vertu est essentiellement
pédagogique. Son calcul permet en effet de comprendre la logique qui préside à la
détermination du taux à terme par un banquier qui se couvre lui-même contre le risque de
change. Le taux à terme exact qui doit être retenu est celui calculé à la deuxième question
grâce à la relation de parité des taux d'intérêt.
Si le taux à terme du dollar par rapport à l'euro le satisfait (USD 1 = 0.9147 EUR),
l'importateur achète à terme le montant de sa dette et le banquier procède alors effectivement
aux transactions précédemment évoquées (emprunt d'euros, vente des euros sur le marché des
changes au comptant. placement des dollars).
À l'époque où il décide de se couvrir, l'importateur est donc assuré de débourser dans 3 mois
la somme de :

500 000 x 0,9147 = 457 350 euros.

Exercice 6

1. Le taux d'intérêt étant plus faible sur le dollar que sur l'euro, la devise américaine doit être
en report vis-à-vis de l'euro sur le marché des changes à terme. Le report est égal à

0 ,9850 x ( 7 , 40 − 5 , 20 ) x 90
= 0 , 0054
100 x 360

Le cours vendeur à terme du dollar est égal au cours vendeur au comptant accru du report,
soit

USD 1 = 0,9850 + 0,0054 = 0,9904 EUR.

Le taux à terme ainsi calculé est approximatif. Pour en avoir une valeur plus précise, il faut
utiliser la relation fondamentale de la théorie de la parité des taux d'intérêt

23
1 + t'
T =C
1+ t

T = le taux de change à terme,


C = le taux de change au comptant,
t'= le taux d'intérêt sur le marché monétaire de l'euro,
t = le taux d'intérêt sur le marché de l'euro-dollar.
Dans le cas présent, le taux à terme est égal à

90
1 + (7 ,4 % x
)
1 USD = 0 ,9850 x 360 = 0 ,9903
90
1 + (5, 2 % x )
360
2. L'exercice considérant le cas d'un exportateur vendant à terme le montant de sa
créance, le taux auquel se fait la transaction est le cours acheteur de la banque.
Le taux de change acheteur à terme est égal à:

0 ,9810 + ( 7 , 4 % − 5 , 20 ) x 90
0 ,9810 x = 0 ,9864 EUR
100 x 360

La valeur en euro obtenue par l'exportateur est égale à 200000 x 0,9864 = 197 280 euros.

En utilisant la méthode de calcul plus précise, le taux à terme est égal à

90
1 + (7,4 % x )
0 ,9810 x 360 = 0 ,9863 EUR
90
1 + (5, 2 % x )
360
La valeur en euro obtenue par l'exportateur est alors égale à:
200000 x 0,9863 = 97 260 euros.

24
Exercice 7

1. Le taux de change au comptant de la livre sterling par rapport à l'euro est déterminé à partir
des taux de l'euro par rapport au dollar et de la livre sterling par rapport au dollar.
En reprenant la méthodologie développée à l'exercice 14 du chapitre 4, on établit que le cours
acheteur de la livre sterling est

1, 0240
1GBP = = 1, 6319 EUR
0 , 6275

et que le cours vendeur de la livre sterling est

1, 0260
1GBP = = 1, 6416 EUR
0 , 6250
2. Pour fixer dès maintenant en euro le cours des livres sterling qu'elle recevra dans 6 mois, la
direction financière de l'entreprise peut procéder à une avance en livre sterling ou à une vente
à terme de la devise anglaise.

3. Considérons successivement chacune des deux solutions en débutant par l'avance en livre
sterling.
Le taux de l'avance en livre sterling est égal à 41/2 % (taux prêteur du marché) auquel il faut
ajouter une marge de 1/4 %. Si l'avance en devise concerne une créance de 95 000 livres
sterling, la somme empruntée S est telle que

S x 4 , 75 x180 )
S + = 95 000 livres sterling
100 x 360 )

D'où l'on déduit : S = 92 796.09 livres sterling.


La valeur en euro obtenue par l'exportateur est alors égale à

92 796.09 x 1,6319 = 151 433.94 euros.

25
La vente à terme de livres sterling par l'entreprise se faisant au cours acheteur de la
banque, c'est ce taux qui doit être calculé. En retenant la formulation de la théorie de la parité
des taux d'intérêt, le taux à terme acheteur TA est tel que

1 + t E'
TA = C A
1 + tp
Avec :
CA = le cours acheteur au comptant, t'E = le taux d'intérêt emprunteur sur le marché
monétaire européen, tp = le taux d'intérêt prêteur sur le marché de l'euro-livre sterling. En
remplaçant les symboles par leurs valeurs, nous obtenons

81 / 4 %
1+
1, 6319 x 2 = 1, 6618 EUR
1/ 2
4 %
1+
2
La marge bancaire de 0,25 % concerne les emprunts effectués par les entreprises sur le
marché des eurodevises, mais elle ne s'applique pas aux transactions effectuées par les
banques pour leur propre compte. Ceci explique que le taux d'intérêt retenu est de 4,5 % et
non de 4,75 %.
Si la vente à terme concerne une créance de 95 000 livres sterling, la valeur en euro
obtenue par l'exportateur est alors égale à

1,6618 x 95 000 = 157 871 euros.

4. Comparer la somme obtenue grâce à la vente à terme avec celle procurée par l'avance en
livre sterling conduit à préférer la vente à terme. En fait cette comparaison est simpliste et
fallacieuse.
L'avance en devise offre en effet deux services simultanés: une protection contre le risque de
change et un financement de créance. La vente à terme en revanche n'offre qu'une couverture
contre le risque de change
De ce fait, la comparaison n'est pas équilibrée. Pour qu'elle le soit, il faut supposer que la
vente à terme est complétée par un financement de créance. Dans la mesure où le taux

26
marginal de financement est de 9 %, le coût de financement ressort à:

157871 x 9 x180
= 7 104 , 2 euros
100 x 360

La somme obtenue par l'entreprise effectuant une vente à terme complétée par un
financement de créance est égale à

157 871 - 7 104,2 = 150 766,8 euros.

Quand les termes de la comparaison sont identiques, l'avance en livre sterling est, compte
tenu des données de l'exercice, une solution préférable à la vente à terme associée à un
financement de créance.
Le critère de décision ne doit pas être la simple comparaison des résultats obtenus avec une
vente à terme et avec une avance en livre sterling. La question pertinente est de savoir Si
l'entreprise doit ou non financer sa créance à l'exportation. Si elle doit la financer, l'avance en
livre sterling est la meilleure solution. Si elle n'est pas obligée de financer sa créance,
l'entreprise doit recourir à une vente à terme. En conséquence de ce qui vient d'être avancé, Si
les devises que recevra l'entreprise sont des flux financiers : dividendes, intérêts,
remboursement de prêts, etc., il est alors parfaitement clair que l~entreprise doit se couvrir
par une simple vente à terme.

27
Exercice 8

1. Pour savoir s'il doit ou non se couvrir, le trésorier compare les taux à terme fournis par la
salle des marchés et les prévisions de change obtenues auprès du service des études
économiques.
• Dollar américain
Le dollar à 3 mois étant en report, les taux acheteur et vendeur à terme ressortent à
USD 1 = 1,0122 - 1,0196 EUR.
Les prévisions sont USD 1 = 1,0130 - 1,0210 EUR. Les prévisions étant supérieures au taux à
terme et l'entreprise devant payer une dette en dollar, le trésorier décide de se couvrir.
• Yen
Le yen à 2 mois étant en report, les taux acheteur et vendeur à terme ressortent à
100 JPY = 0,9130 - 0,9180 FUR.
Les prévisions sont 100 JPY = 0,9180 - 0,9240 EUR. Les prévisions étant supérieures au taux
à terme et l'entreprise devant recevoir du yen, le trésorier décide de ne pas se couvrir.
• Livre sterling
La livre sterling à 1 mois étant en report, les taux acheteur et vendeur à terme ressortent à
1 GBP = 1,6025 - 1,6095 EUR.
Les prévisions sont I GBP = 1,7030 - 1,7080 EUR. Les prévisions étant supérieures au taux à
terme et l'entreprise devant payer une dette en livre sterling, le trésorier décide de se couvrir.
• Peso mexicain
Le peso à 3 mois étant en déport, les taux acheteur et vendeur à terme ressortent à
1 MXP = 0,1075 - 0,1160 EUR.
Les prévisions sont 1 MXP = 0,1065 - 0,1140 EUR. Les prévisions étant inférieures au taux à
terme et l'entreprise devant s'acquitter d'une dette en peso, le trésorier décide de ne pas se
couvrir.
• Franc suisse
Le franc suisse à 6 mois étant en déport, les taux acheteur et vendeur à terme ressortent à
1 CHF = 0,6395 - 0,6475 EUR.
Les prévisions sont 1 CHF = 0,6310 - 0,6400 EUR. Les prévisions étant inférieures au taux à
terme et l'entreprise devant recevoir du franc suisse, le trésorier décide de se couvrir.
Le tableau 1 résume les différentes décisions du trésorier.

28
Tableau 1.

Taux de change Couverture Non couverture


USD/EUR x
JPY/EUR x
GBP/EUR x
MXP/EUR x
CHF/EUR x

2. Le montant en euro reçu ou payé par l'entreprise est déterminé par la décision prise par le
trésorier de se couvrir ou non par une opération à terme. Pour les devises sur lesquelles le
trésorier s'est couvert, il faut prendre le cours à terme acheteur ou vendeur selon que
l'entreprise avait des créances ou des dettes Pour les devises sur lesquelles le trésorier ne s'est
pas couvert. il faut prendre les cours anticipés dans la mesure ou il est supposé dans cet
exercice que les cours fournis par le service des études économiques sont une excellente
anticipation des cours qui seront ultérieurement enregistrés sur le marché au comptant.

• Dollar américain
La décision prise ayant été de se couvrir, l'entreprise achète à terme 18 millions de dollars sur
la hase d'un taux de change de USD 1 = 1.0196 EUR. (Dans la mesure où l'entreprise a une
dette à 3 mois, elle achète à terme au taux de 1,0196 ce cours étant le taux vendeur de la
banque). Le résultat financier est alors

1,0196 x 18 000 000 = 18 352 800 euros.


• Yen
La décision prise ayant été de ne pas se couvrir, l'entreprise vend 4(11) millions de yen sur la
base d'un taux de change au comptant égal à
100 JPY = 0,9180 EUR (l'entreprise vend ses devises au taux acheteur de
la banque). Le résultat financier est alors
0,009180 x 400 000 000 = 3 672 000 euros

29
• Livre sterling
La décision prise ayant été de se couvrir, l'entreprise achète à terme 12 millions de livres
sterling sur la base d'un taux de change égal à 1 GBP = 1,6095 EUR (l'entreprise ayant une
dette à 1 mois, elle achète à terme des livres sterling au taux vendeur de la banque). Le
résultat financier est alors

1,6095 x 12 000 000 = l9 3l4 000 euros.


• Peso mexicain
La décision prise ayant été de ne pas se couvrir, l'entreprise achète 5 millions de pesos sur la
base d'un taux de change au comptant égal à
1 MXP = 0,1140 EUR (l'entreprise achète ses pesos au taux vendeur de la
banque). Le résultat financier est alors

0,1140 x 5 000 000 = 570 000 euros

• Franc suisse
La décision prise ayant été de se couvrir, l'entreprise vend à terme 9 millions de francs
suisses au cours de 1 CHF = 0,6395 EUR (l'entreprise avant une créance à 6 mois, elle vend à
terme des francs suisses au taux acheteur de la banque). Le résultat financier est alors :
0,6395 x 9 000 000 = 5 755 500 euros.

Le tableau 2 résume les résultats financiers obtenus par l'entreprise.

30
Tableau 2.
USD 1,0196 x 18 000 000 = 18 352 800 euros
JPY 0,009180 x 400 000 000 = 3 672 000 euros
GBP 1,6095 x 12 000 000 = l9 3l4 000 euros
MXP 0,1140 x 5 000 000 = 570 000 euros
CHF 0,6395 x 9 000 000 = 5 755 500 euros

Exercice 9

1. La Société Troctout se couvre à l'exportation par une vente à terme a 1 mois de 200 000
dollars. Cette vente se fait au taux acheteur de la banque.
Pour déterminer ce taux, la banque considère :
- qu'elle emprunte du dollar à 1 mois au taux de 7 %,
- qu'elle vend du dollar pour acheter de l'euro sur la hase d'un taux de
USD 1 = l,0130 EUR,
- qu'elle place les euros sur le marché monétaire au taux de 83/4 %.

Dans ces conditions, le report à 1 mois du dollar par rapport à l'euro est égal à:

1, , 0130 x ( 8 3 / 4 − 7 ) x 30
= 0 , 00148 euros
100 x 360

Le taux acheteur à terme de ~ mois est alors égal à 1,11130 + 0,00148 = 1,01448 euro.

Pour calculer plus précisément le taux à terme, il faudrait reprendre la formule de la théorie
de la parité des taux d'intérêt

1 + t'
T =C
1+ t
T: le taux de change à terme,
C: le taux de change au comptant,
t’ : le taux d'intérêt sur le marché monétaire européen,

31
t : le taux d'intérêt sur le marché monétaire américain.
Le cours à terme acheteur de la banque est égal à

83 / 4%
1+
T = 1, 0130 12
7%
1+
12
T = 1,01446 euro.
En vendant à terme 200 000 dollars, la société Troctout est assurée d'obtenir :
1,01446 x 200 000 = 202 892 euros.

La société Troctout se couvre à l'importation par un achat à terme à 2 mois de 150 000
dollars. Cet achat se fait au taux à terme vendeur de la banque.
Pour déterminer ce taux, la banque considère
- qu'elle emprunte de l'euro à 94/8 % (le taux de 94/8 % est la moyenne de 87/8, le taux à 1 mois,
et 101/8, le taux à 3 mois),
- qu'elle vend de l'euro pour acheter du dollar au taux de
1 EUR = 1/1,0180 = 0,9823 USD,
- qu'elle place les dollars sur le marché monétaire américain au taux de 67/8 %.
Dans ces conditions, le déport à 2 mois de l'euro par rapport au dollar est égal à

0 ,9823 x ( 9 4 / 8 − 6 7 / 8 ) x 60
= 0 , 0043 euros
100 x 360

Le taux à 2 mois de l'euro est alors égal à:

0,9823 - 0,0043 = 0,9780 dollar,

soit un taux vendeur à 3 mois du dollar égal à:

USD 1 = 1/0,9780 1,0225 EUR.

32
Là également, il est possible de reprendre la formule de la théorie de la parité des taux
d'intérêt pour déterminer un taux à terme plus exact. Dans ces conditions, le taux à terme
vendeur de la banque est égal à

60
1 + 9 4 / 8% x
T = 1, 0180 360
60
1 + 6 7 / 8% x
360

En achetant à terme 150 000 dollars, la société Troctout est assurée de débourser:
1,0224 x 150000 = 153 360 euros.

2. Les contrats d'exportation et d'importation prenant naissance le même jour, la


société Troctout possède une créance à 1 mois de + 200 000 dollars et une dette à
2 mois de -150000 dollars. Deux solutions peuvent être envisagées par le directeur
financier de Troctout : soit il couvre, de façon indépendante, les risques de change
associés à chacune de ces opérations, soit il procède à une compensation et ne
couvre que le risque résiduel.
• En l'absence de compensation, le résultat financier de la Société Troctout correspond à la
différence entre les euros perçus sur la vente à terme effectuée pour couvrir le risque de
baisse du dollar associé à la créance à1 mois, et les euros versés pour l'achat à terme des
dollars, afin de couvrir le risque de hausse associé à la dette à 2 mois. Les montants reçus
et versés ont été déterminés en réponse à la question 1
- Euros reçus (vente à terme) : 202 892 euros
- Euros versés (achat à terme) : 153 360 euros
Le résultat financier de la Société Troctout est donc égal à (202 892 -153 360), soit 49 532
euros.
• Si elle procède à une compensation (en supposant qu'elle n'ait pas de besoins de
financement), la Société Troctout peut utiliser les dollars qu'elle va recevoir dans 1 mois,
au titre de sa créance, pour rembourser la dette de 150 000 dollars qu'elle devra payer 1
mois plus tard. Dans le souci d'une bonne gestion financière, elle devra placer dans 1
mois sur le marché monétaire américain, pour une durée de 1 mois, une somme S telle
qu'à l'issue de ce placement, cette somme augmentée des intérêts lui procure 150 000

33
dollars. le mécanisme de l'avance en devise. Si t est le taux d'intérêt auquel ce placement
est effectué, alors la somme S est déterminée par la relation

30
S x (1 + t% ) = USD 150 000
60
Si Troctout ne s'assure pas, dès le moment où elle initie son opération, qu'elle pourra placer
dans 1 mois cette Somme S à un taux t déterminé à l'avance, elle sera exposée à un risque de
baisse des taux d'intérêt. Pour se protéger contre ce risque, Troctout peut demander à son
banquier une garantie de taux de 1 mois dans 1 mois.
Rappelons brièvement que pour garantir ce taux à la société Troctout, la banque se couvre en
réalisant simultanément un placement à 2 mois sur le marché monétaire américain au taux de
67/8 % et un emprunt à 1 mois au taux de 7 %. Le taux de placement garanti pour 1 mois dans
1 mois par la banque est le taux t tel que :

2 1 1
(1 + 6 7/8 % ) = (1 + 7 % x ) x (1 + t % x )
12 12 12

Soit t = 6,71 %.
Compte tenu de ce taux de placement garanti, la société Troctout peut déterminer la
somme S qu'elle doit placer pendant 1 mois pour rembourser, 1 mois plus tard, 150 000
dollars
30
S x (1 + 6,71% ) = USD 150 000
60
Soit S = USD 149 165,91

Cette somme de 149 165,91 dollars correspond au montant que la société Troctout devra
conserver quand elle recevra, à l'issue du premier mois, un montant de 200 000 dollars au
titre de sa créance. Parce qu'elle détiendra, dans 1 mois, les dollars lui permettant de
rembourser t mois plus tard une dette en dollar, la position de change nette de la société
Troctout, est nulle au cours du second mois. Il n'est donc plus nécessaire qu'elle se couvre
contre le risque de change.
Troctout est donc conduite à se couvrir uniquement contre le risque de change associé à sa

34
position de change nette au cours du premier mois. Cette position nette est légèrement
supérieure à 50 000 dollars, du fait que 149 165,91 dollars et non 150000 dollars seront
conservés pour rembourser la dette :

(200000 - 149 165,91) = 50834,09 dollars.

Pour se protéger contre le risque de baisse du dollar auquel elle est exposée pendant le
premier mois, la société Troctout doit vendre à terme 50 834,09 dollars pour une échéance de
i mois. Cette vente est effectuée au taux acheteur du banquier, déterminé en question 1. Par
cette vente à terme, la Société Troctout est assurée d'obtenir:

50834,09 x 1,0144 = 51 566,10 euros.

La compensation de la créance et de la dette permet à la société Troctout de diminuer son


exposition au risque de change et de réduire le coût de sa couverture. Plus précisément, elle
lui permet de réaliser un gain supplémentaire de 51 566,1 - 49 532, soit 2 034,1 euros.

Exercice 10

1. Une avance en devise, et plus précisément en l'occurrence une avance en dollar, est une
opération qui peut résoudre simultanément le problème de change et le problème de
financement de l'exportateur.
L'avance en devise est une opération financière qui se déroule en trois phases.
Dans un premier temps, l'exportateur emprunte auprès de son banquier le montant de devise
correspondant à la créance qu'il possède sur son client étranger (en réalité. du fait que les
intérêts sont précomptés, la somme empruntée est sensiblement inférieure au montant de la
créance). Le terme de l'avance correspond à l'échéance de la créance. Le taux d'intérêt est
fonction des taux prévalant sur le marché monétaire international.
Les devises sont vendues dans un deuxième temps sur le marché des changes au comptant et
mises à la disposition de l'exportateur, ce qui lui permet de reconstituer sa trésorerie en euro.
Dans un troisième temps, le remboursement de l'avance est assuré par les recettes en devise
provenant de l'exportation.

35
La somme S empruntée sur le marché des euro-devises est telle que

S + 10 9 / 16 x180
S+ = 700 000 USD
100 x 360
La somme empruntée ressort à 664 885,72 dollars. Exprimée en euro, elle est égale à

664885,72 x 1,0130 = 673 529,23 euros. La rémunération de la banque atteint

673529,23 x 1,65 ‰ = 1111,32 euros. La somme nette perçue par


l'exportateur est égale à

673 529,23-1111.32 = 672 417,91 euros.

2. Si un deuxième client de la banque possède une dette de 700 000 dollars payable dans 6
mois, il est possible que la banque fasse une simple opération de netting. L'exportateur se
couvre en vendant à terme 700 000 dollars au cours acheteur de la banque. L'importateur se
couvre en achetant à terme 700 000 dollars au cours vendeur de la banque. Cette dernière ne
se couvre pas sur le marché au comptant, car elle est naturellement couverte par la transaction
inverse de ses deux clients, et elle bénéficie de la différence entre le cours acheteur et le cours
vendeur.
Cette opération présente cependant un inconvénient majeur : la PME française, ayant une
créance de 700 000 dollars, n'a pas réglé son problème de financement. La banque va devoir,
pour ce faire, lui proposer une mobilisation de créance à l'exportation. Le taux de ce
financement n'est pas connu, mais son niveau peut-être élevé et conduire l'entreprise à
préférer l'avance en devise.

3. Si l'échéance de la créance avait été de 3 mois, la somme S empruntée sur le marché des
euro-devises aurait été telle que

S + 9 5 / 8 x 90
S+ = 700 000 USD
100 x 360
La somme empruntée aurait été de 683 552,03 dollars. Exprimée en curo, elle aurait été

36
égale à

683 552,03 x 1,0130 = 692 438,21 euros. La rémunération de la banque


aurait atteint
692 438,21 x 1,65 ‰= 1142,52 euros.

La somme nette perçue par l'exportateur aurait été égale à


692 438.21-1142,52 = 691 295,69 euros.

Exercice 11 :

1- L'argument développé par la société Ventaletranger n'est pas judicieux. Apparemment, il


semble fondé dans la mesure où le coût de l'avance en devise est inférieur à celui de la
mobilisation de créance à l'exportation (7,5 % au lieu de 9 %). Fn réalité, pour choisir entre
l'avance en livre sterling et la mobilisation de créance à l'exportation accompagnée d'une
vente à terme de livres sterling, il faut comparer le taux du marché monétaire européen et le
taux de mobilisation des créances à l'exportation en France.
Dans le cas d'une avance en devise, le montant perçu par l'exportateur sur sa créance
correspond en effet à la valeur de sa créance financée au taux d'intérêt sur le marché anglais,
puis vendue sur le marché des changes au comptant. Le gain net de l'exportateur sur sa
créance, pour une avance en livre sterling, peut donc être exprimé de la façon suivante

Gain net = SGBP - tGBP

Où SGBP est le taux de change au comptant de la livre contre l'euro. et tGBP est le taux d'intérêt
retenu pour l'avance en livre sterling.

Dans le cas d'une mobilisation de créance à l'exportation accompagnée d'une vente à terme de
livres sterling, le montant perçu par l'exportateur dépend à la fois du taux de change à terme
sur la livre sterling et du coût de la mobilisation de créance. Le gain net de l'exportateur peut
être exprimé de la façon suivante

37
Gain net = TGBP - tMCE

où TGBP est le taux de change à terme de la livre sterling, et tMCE


représente le coût de la mobilisation de créance.
Le taux de change à terme étant égal au taux de change au comptant augmenté du report R ou
diminué du déport D, il est possible d'écrire
Gain net = SGBP + R - tMCE dans le cas d'un report de la livre sterling par rapport à l'euro,
Gain net = SGBP - D - tMCE dans le cas d'un déport de la livre sterling par rapport à l'euro.
Or, selon la théorie de la parité des taux d'intérêt, le montant du report ou du déport entre
deux devises dépend du différentiel entre les taux d'intérêt des marchés monétaires de ces
deux devises. Le report et le déport peuvent donc être exprimés de la façon suivante

R = tEUR - tGBP
D = tGBP - tEUR

Ceci conduit à ce que le gain net de l'exportateur, en situation de report de la livre sterling par
rapport à l'euro, peut être exprimé de la façon suivante:
Gain net = SGBP + (tEUR - tGBP) - tMCE

En situation de déport de la livre sterling par rapport à l'euro, le gain net devient

Gain net = SGBP - (tGBP - tEUR) - tMCE


Ainsi, en cas de report, la comparaison entre le gain enregistré avec une avance en devise et
le gain enregistré avec une vente à terme accompagnée d'une mobilisation de créances à
l'exportation porte sur les montants (SGBP-tGBP) et (SGBP + (tEUR - tGBP) - tMCE]. Dans le cas
d'un déport, la comparaison porte sur (SGBP - tGBP) et [SGBP - (tGBP- tEUR) - tMCE. Ces
comparaisons permettent de montrer que le seul critère de décision, pour l'exportateur, est le
niveau relatif du taux d'intérêt sur le marché européen et du taux de mobilisation des créances
à l'exportation (tEUR - tMCE).
Si le taux du marché monétaire européen est supérieur au taux de mobilisation des créances,
l'exportateur doit choisir la mobilisation de créance à l'exportation accompagnée d'une vente
à terme de livres sterling. Si, en revanche, le taux du marché monétaire européen est inférieur

38
au taux de mobilisation des créances, l'exportateur doit retenir l'avance en livre sterling.
Dans le cas présent, nous connaissons le taux de mobilisation des créances à l'exportation,
mais nous ignorons celui du marché monétaire européen. Il est donc impossible de conclure
quant au choix de l'une ou l'autre procédure.
2. Dans l'état actuel de la réglementation des changes (deuxième trimestre 2001) l'entreprise
française a la liberté de retenir la devise de son choix pour assurer le financement de ses
exportations. Il faut cependant noter que financer en franc suisse des exportations libellées en
livre sterling expose l'entreprise à un double risque de change... qui peut entraîner des pertes
supérieures au gain obtenu sur le coût du financement.

3. Le taux de l'avance en livre sterling étant égal à 7,5 %, la somme S empruntée est telle que

S + 7 ,5 x 90
S+ = 2 000 000 livres sterling
100 x 360
De cette égalité on déduit que l'avance en devise est égale à1 963 190,20 livres sterling.
La vente sur le marché des changes au comptant des fonds empruntés fournit à l'exportateur
la somme de :

1 963 190,2 x 1,6500 = 3 239263,8 euros.

Si l'exportateur recourt à une avance en franc suisse, la valeur en monnaie helvétique de 2


millions de livres sterling est égale à :

1, 6500
x 2 000 000 = 5 156 250 francs suisses
0 , 6400

Le taux de l'avance en devise étant égal à 4,5 %, la somme S empruntée est telle que

S + 4 ,5 x 90
S+ = 5 156 250 francs suisses
100 x 360

39
De cette égalité on déduit que l'avance en devise est égale à 5 098 887,52 francs suisses.
La vente sur le marché des changes au comptant des fonds empruntés fournit à l'exportateur
la somme de :
5 098 887,52 x 0,6400 = 3 263 288 euros.

Trois mois plus tard, l'exportateur rembourse 5 156 250 francs Suisses sur la base d'un
taux de change de 1 CHF = 0,6300 EUR, soit:
5 156 250 x 0,6300 = 3 248 437,5 euros.

À la même date, il vend sur le marché des changes au comptant 2 millions de livres sterling
sur la base de 1 GBP = 1,7500 EUR, soit
3 500 000 euros.
En résumé, la somme nette obtenue par l'exportateur procédant à une avance en franc suisse
ressort à :
3 263 288 - 3 248 437,5 + 3 500 000 = 3 514 850,5 euros.

4. La somme obtenue en procédant à une avance en franc suisse (3 514 850,5 euros) est
largement supérieure à celle obtenue avec une avance en livre sterling (3 239 263,8 euros).
Trois raisons expliquent ce résultat :
- le taux d'intérêt sur le franc suisse est inférieur au taux d'intérêt sur la livre sterling,
- le taux de la livre sterling par rapport à l'euro évolue dans un sens favorable à
l'exportateur,
- le taux du franc suisse par rapport à l'euro évolue dans un sens favorable à l'exportateur.

Exercice 12

Pour satisfaire les souhaits de l'exportateur en matière de profit, le prix de vente des 20000
moteurs doit être au moins égal à:
- coût de fabrication : 10 x 20 000 = 200 000 euros
- frais généraux = 113 000 euros
- frais financiers = 25 000 euros

40
- profit = 20 000 euros
358 000 euros

ce qui, traduit en dollar (en ajoutant les frais de téléphone et en retenant le taux acheteur au
comptant de la banque, soit USD1 = 1,01110 EUR) donne un prix de:

358 196,4
= - 354 299,11 dollars
1, 0110

Le prix de vente unitaire ressort donc à

354299,11
= = 17,71 dollars.
20000

ce qui est supérieur à la limite fixée par l'importateur américain.


En fait, l'observation attentive du marché des changes indique que le taux à terme est
supérieur au taux au comptant. Il y a donc peut-être là, pour l'exportateur. une possibilité
d'obtenir le montant minimal de 358 196,4 euros, tout en respectant la limite fixée par
l'importateur de 17 dollars par moteur vendu.
En retenant la formulation de la théorie de la parité des taux d'intérêt, le taux de change à
terme acheteur de la banque est égal à

180
1 + 11,25%x
T = 1, 0110 x 360 = 1, 0293 EUR
180
1 + 7 ,5 % x
360
En fixant un prix de vente en dollar sur la base du taux de change à terme, l'exportateur est en
mesure d'établir une offre de :

358196,4
= = 3 48000 dollars.
1, 0293
Le prix de vente unitaire des moteurs ressort donc à :

41
348000
= = 17 , 40 dollars.
20000
En vendant à terme immédiatement la créance de 348 000 dollars, l'exportateur est en mesure
d'obtenir dans 6 mois la somme de 358 196,4 euros, ce qui lui permet d'avoir un profit de
20000 euros, et de satisfaire l'importateur en lui offrant un prix de 17,40 dollars par moteur,
inférieur à la limite qu'il avait fixée à 17,50 dollars.
Le taux de change à terme de USD 1 = 1,0293 EUR est celui qui prévaut à 10h50. Bien que «
le 11 mars le marché des changes fût particulièrement calme », rien n'indique que ce taux va
rester le même. Il est possible qu'à 13 h ou 15 h le taux acheteur de la banque diminue et que
l'exportateur soit de ce fait dans l'impossibilité de récupérer 358 196,4 euros en vendant à
terme 348 000 dollars, ce qui réduirait d'autant son profit. Ceci explique que « l'entreprise
française obtient l'engagement de l'importateur américain de lui fournir une réponse
définitive avant 12 heures » afin de pouvoir vendre les 348 000 dollars à un taux relativement
proche de 1.0293 euro... Si l'importateur accepte l'offre de l'entreprise française.

Exercice 13
1. L'exportateur est confronté à sept possibilités.
• L'achat d'options d'achat de livres sterling à la monnaie n'est pas une bonne
solution. Cette opération permet en effet de se protéger contre la hausse de la livre
sterling... ce qui peut être intéressant pour l'importateur, mais ne correspond pas
aux besoins de l'exportateur.
• L'achat à terme de livres sterling n'est pas une bonne solution. car cette opération
permet à l'opérateur de se protéger contre la hausse de la livre sterling... ce qui
peut. là également. être intéressant pour l'importateur, mais ne correspond pas aux
besoins de l'exportateur.
• La vente d'options de vente de livres sterling n'est pas une bonne solution. Vendre
des options permet de se protéger en effet à hauteur de la prime reçue par le
vendeur, ce qui offre une protection contre un risque de quelques pourcents au
maximum. Or, dans le cas présent, l'exportateur veut se protéger contre un risque
de baisse importante des cours. Qui plus est, la vente d'options de vente offre une
protection contre le risque de hausse. De manière plus générale, la vente d'options

42
pour se couvrir contre le risque de change doit être utilisée avec la plus grande
réserve et la plus extrême prudence. Fondamentalement, en effet, la vente d'options
est une stratégie spéculative et la perte de l'opérateur peut être illimitée, sauf à
liquider dans les meilleures conditions, ce qui n'est pas toujours possible, une
position perdante ou susceptible de l'être très prochainement.
• Vendre à terme des livres sterling pourrait être une solution dans la mesure où cette
opération permet de se protéger efficacement contre le risque de change, mais elle
ne correspond pas vraiment aux besoins spécifiques de cet exportateur qui souhaite
se couvrir contre une baisse importante, sans se priver pour autant d'une éventuelle
hausse.
• La vente d'options d'achat de livres sterling à la monnaie pourrait être une solution
dans la mesure où cette opération offre une protection contre la baisse des cours de
la livre sterling. Cette solution n'est cependant pas adaptée aux besoins de cet
exportateur, qui veut se protéger contre un risque de baisse importante des cours.
• Acheter des options de vente de livres sterling est la bonne solution, celle qui
correspond aux besoins de l'exportateur. L'achat d'options de vente le protège
contre le risque de baisse importante des cours, mais ne le prive pas pour autant
d'une éventuelle hausse.
• Attendre l'échéance pour se couvrir n'a pas de sens car, dans 3 mois, lorsque
l'exportateur recevra 2 000 000 livres sterling, le taux de change aura varié et il
sera bien évidemment trop tard pour se protéger d'un risque qui sera alors réalisé.

En résumé, l'exportateur doit acheter une option de vente de 2 000 000 livres sterling à un
prix d'exercice de 1 GBP = USD 1,5100 pour l'échéance septembre. Le premium s'élevant à
2,22 cents par livre sterling, la somme déboursée par l'exportateur est égale à.

0,0222 x 2 000000 = 44 400 dollars.

2. Appelons:
Po = le montant du premium,
V0 = la valeur nominale de l'option
K = le prix d'exercice,

43
S* = le prix de la livre sterling sur le marché au comptant à l'échéance de l'option.
L'exportateur est acheteur d'une option de vente. Il exerce son droit tant que S* < K.
Si S*> K, l'exportateur abandonne son droit. Dans cette deuxième hypothèse, la valeur de son
option est nulle et sa perte est limitée au montant de la prime payée.
Si le cours de la livre sterling sur le marché au comptant, à l'échéance de l'option, est
inférieur au prix d'exercice, le montant net en dollar perçu par l'exportateur sur sa créance est
égal à:
Vo x K - (Vo x Po), soit V0 x (K - po).

Dans ce cas, le gain associé à l'opération de couverture est égal à :


[V0 x (K - S*)] - V0 x po, soit V0 x (K - S* - po).

Si le cours de la livre sterling sur le marché au comptant, à l'échéance de l'option, est


supérieur au prix d'exercice, le montant net en dollar reçu par l'exportateur est égal à

V0 x S*- (V0 x po), soit V0 x (S* - po).

Dans ce cas, la perte associée à l'opération de couverture est égale à :


V0 x Po

Dans la mesure où:


V0 = 2 000 000 livres sterling,
K = 1,5100,
S* = 1,46161 ; 6215; 1,5124,
Po = 2,22 cents,
Lorsque S* = USD 1,4616, le montant net en dollar reçu par l'exportateur à l'échéance est
égal à :
2 000 000 x (1,5100-0,0222) = 2 975 600 dollars.

Le gain associé à l'opération de couverture s'élève à :


2 000000 x (1.5100 1,4616 - 0,0222) = 52 400 dollars.

44
• Lorsque S* = USD 1,6215, le montant net en dollar reçu par l'exportateur à
l'échéance est égal à :

2 000 000 x (1,6215 - 0,0222) = 3 198 600 dollars.

Le coût associé à l'opération de couverture est une perte limitée à la aleur de la prime, soit

2 000 000 x 0,0222 = 44 400 dollars.

• Lorsque S* = USD 1,5124, le montant net en dollar reçu par l'exportateur à


l'échéance est égal à

2 000 000 x (1,5124 - 0,0222) = 2 980 400 dollars.

Le coût associé à l'opération de couverture est une perte limitée à la ~1eur de la prime, soit

2 000 000 x 0,0222 = 44 400 dollars.

Exercice 14

L'importateur américain exposé au risque de hausse de la livre sterling doit acheter à son
banquier une option d'achat asiatique GBP/USD, pour une échéance de 12 mois. Ne voulant
pas débourser plus de 192 000 dollars pour payer mensuellement 10 000 livres sterling
pendant 1 an, l'importateur américain souhaite donc que le taux de change moyen soit au
maximum égal à 192000/120000, soit 1 GBP = USD 4,60. C'est donc ce taux qui va être
retenu comme prix d'exercice de l'option asiatique. Le contrat négocié entre l'importateur et le
banquier doit également préciser quelles seront, au cours des 12 mois à venir, les dates
d'observation permettant de calculer ce taux de change moyen. Il stipule enfin le mode de
calcul de cette moyenne. Grâce à cette option asiatique, l'acheteur est protégé contre une
hausse du taux de change moyen sur i an de la livre sterling par rapport au dollar au-delà du
seuil critique de
1 GBP = USD 1,60.

45
2. À l'échéance, la valeur C du call asiatique acheté par l'importateur est :
C = max (0 ; Sm - E),
Où Sm est le taux de change moyen constaté au cours de la vie de l'option. Dans le cadre de
cette question, l'option d'achat a une valeur intrinsèque positive, puisque le taux de change
moyen (1 GBP = USD 1,6940) est supérieur au prix d'exercice (1 GBP = USD 1,60).
L'importateur a donc intérêt à exercer son option.
Pour payer une dette mensuelle de 10 000 livres sterling, l'importateur a dû débourser :
1,6910 x 10 000 x 12 = 202 920 dollars.
En exerçant son option, il reçoit de la banque
(1,6910-1,60) x 10000 x 12 = 10920 dollars.
Ce qui lui assure bien un déboursement de:
- 202 920 + 10 920 = - 192 000 dollars
Somme qui constituait le maximum qu'il souhaitait débourser pour
payer ses importations.
Cependant, pour acheter son option, l'importateur a dû verser une prime de 2,5 cents par livre
sterling, soit
0,025x 10000 x 42 = 3 000 dollars.

Compte tenu de cette prime, l'importateur a donc payé, au total, une somme de:
192 000 + 3 000 = 195 000 dollars

Ce qui implique une amputation de son résultat d'exploitation de 3 000 dollars. Pour ne pas
toucher à ce résultat d'exploitation, l'importateur aurait dû demander à la banque une
couverture aboutissant à une limite supérieure maximale de 192 000 dollars, prix de la
couverture inclus.
En dépit de ce coût de 3 000 dollars (qu'il n'avait pas pris en compte) la situation de
l'importateur est malgré tout satisfaisante. Faute de couverture, il aurait, en effet, payé
202920 dollars, ce qui signifie que la couverture est à l'origine d'une économie de 7 920
dollars.

3. Si le taux de change moyen constaté au cours de la vie de l'option est 1 GBP = USD
1,5820, la valeur intrinsèque de l'option à l'échéance est nulle, le prix d'exercice étant

46
égal à 1 GBP = USD 1,60. L'importateur ne doit pas exercer son option.

Le résultat financier de l'opération est égal aux sommes versées pour acheter chaque mois
10000 livres sterling, à un taux de change moyen de 1 GBP = 1,5820 USD pour l'ensemble
de la période, augmentées de la prime payée pour acheter l'option d'achat asiatique, Soit :

(1.5820 x 10000 x 12) + (0,025 x 10000 x 12) = 92 840 dollars.

Si l'importateur ne s'était pas couvert, il aurait payé :

1.5820 x 10 000 x 12 = 189 840 dollars.

L'opération de couverture engendre, dans cette hypothèse, une perte de 3 000 dollars, égale
au montant de la prime.
4. Le prix d'une option est fonction de cinq variables : le prix d'exercice, le cours du sous-
jacent, le taux d'intérêt sans risque, l'échéance de l'option et, la plus importante de toutes, la
volatilité de l'actif Sous-jacent.
Avec une option asiatique, le prix du sous-jacent est une moyenne des cours enregistrés
pendant la vie de l'option (la moyenne de 12 taux de change mensuels, dans le cas présent).
Or, la volatilité d'une moyenne est toujours inférieure à la volatilité des éléments qui
composent la moyenne, ce qui a pour conséquence de réduire, de manière très significative, et
toutes choses égales par ailleurs, le prix de l'option. Tel est le principal avantage d'une option
asiatique.

Exercice 15

L'exportateur américain est exposé au risque de baisse du franc suisse. Pour s'en protéger, il
achète à son banquier une option de vente Look back CHF/USD pour une échéance de 1 an.
Cette option lui permet de vendre ses francs Suisses, à l'échéance de l'option, au taux de
change le plus élevé enregistré au cours de la vie de l'option.

2. Si, à l'échéance, le taux de change le plus élevé enregistré au cours de la vie de l'option

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est 1 CHF = USD 0,6520 et Si le taux de change au comptant est 1 CHF = USD 0,6430, la
valeur intrinsèque du put look bock est positive. En effet, cette valeur P est déterminée de la
façon suivante
P = max (0 ; E-S*)
Où E, le prix d'exercice de l'option, correspond au cours du franc Suisse le plus élevé
enregistré sur i an, et S* représente le taux de change au comptant à l'échéance.
Dans ces conditions, l'exportateur a intérêt à exercer son option. La vente des 450 000 francs
Suisses lui rapporte

450 000 x 0,6520 = 293 400 dollars

Il faut cependant retrancher de cette somme le montant de la prime payée:

450000 x 0,07 = 31 500 dollars.

L'exportateur reçoit donc 293 400 - 31 500 = 261 900 dollars. Le prix effectif des francs
suisses correspond à la différence entre le prix d'exercice et la prime payée soit:

0,6520-0,07 = 0,5820 dollars.

S'il ne s'était pas couvert, l'exportateur aurait vendu ses francs suisses au taux de change en
vigueur lors de l'échéance de sa créance, soit 1 CHF = USD 0,6430. Il aurait reçu :

0,6430 x 450 000 = 289 350 dollars.

La couverture contre le risque de baisse du franc suisse à l'aide d'une option look back lui fait
perdre 27 450 dollars, en grande partie du fait de l'importance de la prime.

3. Si, à l'échéance, le prix d'exercice de l'option est 1 CHF = USD 0,7030 et Si le taux de
change au comptant est 1 CHF = USD 0,6250, la valeur intrinsèque de l'option est positive.
Le prix de vente effectif des francs suisses correspond à la différence entre le prix d'exercice
et la prime payée pour l'achat de l'option:

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0,7030-0,07 = 0,6330 USD.

La vente des 450 000 francs suisses rapporte à l'exportateur :

450 000 x 0,6330 = 284 850 dollars.

S'il ne s'était pas couvert, il aurait reçu


450 000 x 0,6250 = 281 250 dollars.

La couverture à l'aide d'une option Look back dégage un gain de 3 600 dollars.

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