ETATS DES LIEUX

CDMT

PLAN



CBMT
CDMT global
CDMT sectoriels
Processus budgétaire annuel

CBMT

SITUATION ACTUELLE (1)
– Modèle macro-économique rénové en cours de
finalisation
– Projections macro-économiques sur trois ans
– Projections sur trois ans du TOFE par la DGE,
dépenses par titre du budget
– Pas de prévisions à moyen terme des recettes par
les régies
– Pas de décision politique sur les dépenses totales
(tous ministères confondus) sur trois ans

SITUATION ACTUELLE (2)
– Le Commissariat au développement établit
une prévision de l’appui des bailleurs sur
trois ans sur la base
• des conventions signées
• des négociations en cours
• des financements non encore négociés mais
probables

– La mise à jour de ces prévisions se heurte à
la difficulté d’obtenir facilement l’information
des bailleurs

CDMT GLOBAL

SITUATION ACTUELLE
– Les plafonds sont
• sur un an
• non justifié par un calcul préalable du tendanciel

– Le Commissariat au développement dispose
d’un instrument utile au CDMT global, le PIE,
même si des améliorations peuvent y être
apportées
– Le Secrétariat permanent de la SRP dispose
d’un plan d’action consolidé de tous les
ministères (sauf 3), lui aussi utile au CDMT
global

CDMT SECTORIELS

SITUATION ACTUELLE (1)
– Les CDMT sectoriels sont
• Le fait de quelques ministères ou secteurs
seulement
• Établis selon des méthodologies disparates
• Plus proches de budgets de programmes que de
CDMT
• Etablis sans contrainte budgétaire

– Les DEP de certains ministères n’ont pas une
connaissance suffisante de leur domaine, en
particulier ne tiennent pas une base de
données des projets et autres activités du

SITUATION ACTUELLE (2)
– Les conférences budgétaires ne portent pas
sur les CDMT et l’approche programmatique
– Le MEF s’intéresse au budget classique,
souvent dans une optique de reconduction
– Le MEF n’a pas les moyens de valider le
contenu des programmes des ministères
sectoriels, ainsi que leur chiffrement

SITUATION ACTUELLE (3)
– Les plans d’action des ministères ne sont
pas priorisés
– Les CDMT réalisés ne prennent pas en
compte les financements non publics
– Les bailleurs ou leurs projets communiquent
insuffisamment aux ministères les
informations prévisionnelles indispensables à
l’établissement du CDMT
– La Commission des finances de l’Assemblée
nationale souhaite recevoir une présentation
programmatique du budget

QUELQUES MINISTERES
– Secteur rural
– Ministère de la santé
– Ministère de l’éducation

Secteur rural ; organisation
– Cinq ministères
– Un comité interministériel de pilotage
– Un comité technique du développement rural
– Un secrétariat exécutif de la SDR
– Une cellule DEP, DRFM, DRH

Secteur rural ; méthodologie
– Le principe de la méthodologie du secteur
rural consiste à :
• tirer profit de l’expérience des ministères en
matière de budget classique
• utiliser les catégories du budget classique
lorsqu’elles sont adaptées
• projeter sur trois ans certaines dépenses dans
ces catégories et, par la suite, les reclasser dans
la nomenclature des programmes (support ou
opérationnels)
• projeter les autres dépenses directement en
programmes

Secteur rural ; organisation de la
prévision tendancielle
– Les DRFM établissent une prévision
tendancielle sur trois ans des dépenses des
titres 2, 3, 4 et 5A, essentiellement par
prolongement des tendances
– Le DEP établit une prévision tendancielle sur
trois ans des dépenses du titre 5B, par une
revue des projets et requêtes

Secteur rural ; la revue des
projets et des requêtes
– La cellule DEP/DRFM/DRH collecte
l’information sur les projets en cours (74) et
les requêtes par visite au projet ou
organisation d’un atelier
– Sur la base de fiches projet, qui, dans le cas
du secteur rural, se substituent aux fiches du
Commissariat au développement

Secteur rural ; classement des
prévisions tendancielles dans les
programmes
– Les prévisions tendancielles du DRFM et du
DEP sont classés dans les programmes

Secteur rural ; nouveaux projets
ou activités
– Le choix des nouvelles dépenses est basé
sur le plan d’action, mais ce choix s’effectue
sans contrainte budgétaire et sans que le
plan d’action ait été priorisé

Secteur rural ; problèmes
rencontrés
– Absence de CDMT global et donc de
plafonds à moyen terme
– Amélioration du budget annuel au niveau du
titre 5
– Difficultés à chiffrer le coût des actions
– Les bailleurs communiquent insuffisamment
leurs dépenses

Ministère de la santé ;
organisation
– Un comité CDMT de huit membres est en
charge de l’établissement du CDMT

Ministère de la santé ;
documents produits
– Le Ministère de la santé dispose de PDSD
(plan de développement de la santé de
district) des 42 districts, que ceux-ci
traduisent en plan quinquennaux chiffrés
– Les Directions centrales du ministère
établissent également des plans
quinquennaux chiffrés
– Ces chiffrements sont établis sans contrainte
budgétaire

Ministère de la santé ;
documents produits (suite)
– Le CDMT est issu du plan quinquennal ;
comme lui, il est établi sans contrainte
budgétaire
– Du CDMT est tiré un plan d’action annuel qui
respecte à peu près les financements
probables, internes et externes
– Le CDMT et le plan d’action ne sont pas
convertis en budget classique

Ministère de la santé ; problèmes
rencontrés
– Absence de CDMT global, donc de plafonds à
moyen terme
– Les financements extérieurs de la loi de
finances ne sont pas exhaustifs, en particulier
du côté des projets à gestion directe
– La répartition de l’aide budgétaire n’est pas
connue
– La loi de finances annualise les
investissements sans garantie d’inscription
l’année suivante

Ministère de la santé ; problèmes
rencontrés (suite)
– Conférences budgétaires : pas de discussion
en programmes, mais reconduction du
budget classique

Ministère de l’éducation ; budget
de programmes
– Budget de programme (Programme décennal
de développement de l’éducation – PDDE –
Programme d’activités An 2) cohérent avec le
budget classique de la loi de finances à 1
milliard près pour 2009

Ministère de l’éducation ; CDMT
– CDMT : établi par grandes masses en avril 2008
– Recettes : sur la base des taux de croissance du
PIB des trois scénarios du MEF ; des engagements
de la SDRP (par exemple 20% des recettes fiscales
à l’éducation)
– Dépenses : indépendantes des recettes, donc un
gap variable selon le scénario
– Le CDMT n’est donc pas sous contrainte des
ressources prévisibles, néanmoins les évolutions
de dépenses sur trois ans sont raisonnables

Budget annuel

Préparation du budget (1)
• Exhaustivité. Il semble qu’il n’y a pas de comptes
hors budgétaires importants. Néanmoins, la Loi de
finances annuelle exclut :
– (1) certain projets, notamment ceux financés par les
agences des Nations Unies et les ONG ;
– (2) les dépenses financées par ressources propres des
ministères.

• Nomenclature budgétaire. La loi organique portant
sur les lois de finances (2003-11) n’exige qu’une
classification par nature, et non par programme.
Néanmoins, le Décret 2003 portant sur la préparation
annuelle du budget requiert les ministères d’élaborer
un projet de budget-programme (BP).

Préparation du budget (2)
• Loi de finances est très détaille, mais pas
stratégique.
– Chaque loi annuelle comporte des milliers de lignes
budgétaires en trois cahiers (plus de 1200 pages).
– Un note de cadrage est envoyés aux ministères, mais pas
validée par le Conseil des ministres.

• Dialogue avec le MEF. Les ministères observent :
– (1) l’absence de discussion de leurs BP ; toute discussion
s’articule autour des Titres du budget classique ;
– (2) les allocations sectorielles sont souvent des
reconductions
– (3) le manque de temps et des “points focaux” au MEF pour
discuter en détaille les projets du budget annuel.

Exécution budgétaire (1)
• Lois de règlement :
– 2004, 2005 et 2006 votées
– 2007 élaborée

• Cour des comptes : en place, mais le contrôle
juridictionnel n’a pas encore démarré
• Salle pilote : opérationnelle, les DRFM et CF
des ministères de l’éducation et de la santé
engagent les dépenses dans le système
informatique de la chaîne de la dépense
• Rapports d’exécution budgétaires : produits
régulièrement

Exécution budgétaire (2)
• Répartition et blocages des crédits
budgétaires.
– La répartition est par trimestre. Vu des retard
d’ouverture des crédits, l’exécution ne commence
qu’en février-mars;
– de plus, souvent les crédits du 4ème trimestre sont
bloqués.

• Contrôle financier. Progrès récent pour
réduire les délais de traitement par les CF.
• Contrôle interne (et externe). Encore faible
(voir rapport PEFA).

Exécution budgétaire (3)
• Clôture de l’exercice.
– Les engagements ne sont clôturés que le 31
décembre, ce qui entraine des dépenses de
l’exercice (N-1) à être ordonnancées après la fin
de l’exercice
– Pas de réservation de crédits pour couvrir la
régularisation de toutes les LAP
– L’exécution du budget de 2008 au-delà du 28 février
2009 (période comptable complémentaire)
constitue un dysfonctionnement grave.

Comptabilité publique et TOFE
• Qualité des informations comptables.
– Amélioration récente, mais elles sont biaisées par
le non-apurement des comptes en attente.
– Des difficultés persistent dans la centralisation
accélérée des comptabilités des paieries et
recettes-perceptions au niveau de la Trésorerie
générale.

• Les rapprochements des comptes
bancaires tenus par le Trésor et la BCEAO ne
se font pas faits de façon régulière.

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