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Supplément

Économie

PLUSIEURS PRODUITS DE LARGE CONSOMMATION HORS DE PORTÉE DES PETITES BOURSES

Ramadan : la flambée des prix au rendez-vous

P.13 à 16

MCA : DJEMAOUNI SIGNE POUR DEUX ANS

Zerdab : “Menad m’a encouragé à venir au Mouloudia” P.19

L’ONU DEMANDE DES GARANTIES POUR LEVER L’EMBARGO SUR LES ARMES EN LIBYE

Le gouvernement d'union nationale en a-t-il les moyens ? P.10

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

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FUITES DES SUJETS DU BAC FUITES DES SUJETS DU BAC Onec Le RCD pointe des
FUITES DES SUJETS DU BAC
FUITES DES SUJETS DU BAC
Onec
Le RCD pointe des
responsabilités
au sommet
de l’État P.4
CHANGEMENT DE TON CHEZ
LE SG DU RND
Le nouvel appel
du pied d’Ouyahia
à l’opposition P.2
P.3
TALAIE EL-HOURIAT À PROPOS
DU DROIT DE RÉSERVE IMPOSÉ
AUX OFFICIERS RETRAITÉS
“C’est une
privation à vie
des droits civiques
et politiques” P.2
CONDUITS PAR ABDERRAHMANE
BELAYAT
Les dissidents
du FLN en
conclave à Bordj
Bou-Arréridj P.4
LE PRIX EST DÉCERNÉ PAR
LE PRESTIGIEUX INSTITUT
FRANÇAIS DU DESIGN
Le lave-linge
Brandt Intellect
sacré “Janus
de l’industrie
2016” P.7
C. E.

EN VISITE À TIZI OUZOU

Hamid Grine empêché de se recueillir sur la tombe de Tahar Djaout P.6

C. E.
C. E.

LAGHOUAT

33 morts et 22 blessés sur la route d’Aflou P.24

de se recueillir sur la tombe de Tahar Djaout P.6 C. E. LAGHOUAT 33 morts et

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L’actualité en question

Dimanche 5 juin 2016

LIBERTE

CHANGEMENT DE TON CHEZ LE SG DU RND

Le nouvel appel du pied d’Ouyahia à l’opposition

Le patron du RND semble avoir changé de fusil d’épaule, n’hésite désormais pas à se montrer conciliant et se dit prêt à des discussions avec l’opposition.

L e Rassemblement national démo- cratique d’Ahmed Ouyahia, jus- qu’à un passé récent plutôt habi- tué à des diatribes contre l’oppo- sition, s’est dit, hier, disposé à un dialogue sans exclusive avec les

autres formations politiques, y compris celles issues, précisément, de l’opposition politique. Le conseil national du RND qui s’est réuni ce week-end à Zéralda, a, en effet réitéré, dans ses résolutions, la disponibilité du parti au dia- logue avec tous les partis politiques, y compris l’opposition, “autour de projets ou de dé- marches respectueuses de la Constitution et des institutions de la République”. C’est la seconde fois en l’espace de moins d’un mois que le RND fait une telle proposition après celle formulée par le secrétaire général du parti, Ahmed Ouyahia, à l’ouverture des travaux du congrès extraordinaire début mai. Le changement de ton est donc saisissant dans les positions du RND dont le patron s’était, à plusieurs reprises, fait remarquer par ses sor- ties dithyrambiques contre tout ce qui provient de l’opposition. M. Ouyahia, qui était, à un moment, allé jusqu’à accuser cette dernière d’agir “en relais de l'adversité extérieure revan- charde”, semble avoir changé de fusil d’épau- le et n’hésite désormais pas à se montrer conci- liant et se dit donc prêt à des discussions avec elle. Autre résolution politique du conseil na- tional du RND à retenir, celle invitant les mi- litants du parti “à concourir à la sensibilisation de la population face aux actions subversives de mercenaires politiques, soutenus par des puissances étrangères, pour semer les germes de la sédition dans certaines régions du pays”, dans une allusion claire au Mouvement pour l’au- todétermination de la Kabylie. Le conseil na-

APS
APS

tional du RND relève, d’ailleurs à ce propos, que ces actions s’inscrivent dans la “la pour- suite et même l’intensification de tentatives de déstabilisation du pays et notamment de ses ins- titutions”. À noter que la résolution politique du RND, qui n’aborde à aucun moment les su- jets brûlants de l’actualité, à savoir l’affaire El Khabar et les fuites du bac, est surtout concen- trée sur le volet économique qui s’adjuge 7 des 18 points du document. À ce titre, le conseil national du RND appel- le à la mobilisation des capacités du secteur productif national dans tous les domaines, “dans un cadre transparent et régulé, de sorte à libérer les ressources de l’État et les orienter vers ses missions régaliennes et sociales”. Fai-

Le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia.

sant écho à la position exprimée par le secré- taire général du parti vendredi à l’ouverture de la session, le conseil national du RND, qui a émis des réserves quant au recours aux em- prunts extérieurs, a invité les autorités à la pru- dence dans ce dossier, estimant que “de telles solutions de facilité risquent d’hypothéquer de- main, la souveraineté économique du pays et

d’entraîner des conséquences sociales drama- tiques pour la population”. Le conseil national du RND appelle, dans le même temps, à la mise en route, dès à présent, d’une rationali- sation des subventions publiques de sorte à les concentrer graduellement sur les citoyens aux faibles revenus ou démunis et garantir ain- si la pérennité de la politique de justice socia- le et de solidarité nationale. Manifestant son optimisme quant aux capacités du pays à dé- passer la crise qui se profile, le RND estime, malgré tout, que “l’Algérie conserve encore quelques marges de manœuvre, grâce aux sages décisions financières prises durant la dé- cennie précédente”. Tout en exprimant son sou- tien au président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et à l’Armée nationale populaire, le RND a appelé la population en général et ses militants en particulier, résidant dans les wi- layas frontalières, “à redoubler de vigilance pour contribuer à la sécurité de notre patrie et à la préservation des personnes et des biens”. À no- ter l’appel lancé hier à la clôture des travaux du conseil par le secrétaire général du parti, Ahmed Ouyahia, en direction des militants de son parti leur demandant de se préparer “ac- tivement” pour les prochaines échéances élec- torales, législatives et locales, notamment. M. Ouyahia animera ce matin une conféren- ce de presse au siège de son parti.

HAMID SAÏDANI

Publicité

de presse au siège de son parti. HAMID SAÏDANI Publicité TALAIE EL-HOURIAT À PROPOS DU DROIT

TALAIE EL-HOURIAT À PROPOS DU DROIT DE RÉSERVE IMPOSÉ AUX OFFICIERS RETRAITÉS

“C’est une privation à vie des droits civiques et politiques”

L e projet d’ordonnance portant sur l’obli- gation de réserve des officiers généraux et des officiers supérieurs de l’ANP à la

retraite n’est pas du goût du parti d’Ali Ben- flis, Talaie El-Houriat. Le bureau politique de cette formation a sévèrement critiqué cette me- sure prise lors du dernier Conseil des ministres à l’encontre des officiers retraités de l’armée, les sommant de se taire. Le parti d’Ali Benflis a estimé que cette mesu- re équivaut, pour cette catégorie de personnels militaires, “à une privation à vie des droits ci- viques et politiques”. Il a considéré que de telles mesures “constituent des sanctions pénales in- famantes que seules peuvent prononcer des ins- tances judiciaires pour des délits ou crimes d’une extrême gravité”. Le BP de Talaie El-Houriat qui a traité de la situation générale prévalant dans le pays, a, encore une fois, pointé du doigt la vacance du pouvoir qui constitue “la prin- cipale source de l’exacerbation des tensions et des conflits entre les forces extra-constitution- nelles ayant pris en otage le centre de la déci- sion nationale”. Dans le même sens, le bureau politique a estimé que cette même vacance du pouvoir “est la cause directe de l’incapacité dans laquelle se trouvent les institutions républi- caines, notamment le gouvernement et le Par- lement, ainsi que l’ensemble de l’administration publique d’assumer pleinement leurs préroga- tives constitutionnelles à un moment où le pays fait face aux menaces et aux défis les plus pé- rilleux pour la pérennité de l’État national, pour

la cohésion de la nation et pour la stabilité et la prospérité de la société”. À cette situation s’ajoute, explique le parti, l’absence d’une véritable stratégie cohérente, globale et prati- cable destinée à amortir les chocs induits par le retournement de la conjoncture énergétique mondiale. Le bureau politique a également constaté “les limites et l’échec de l’approche stric- tement comptable adoptée par les pouvoirs pu- blics réduisant indûment cette crise à un simple problème de soutenabilité budgétaire et de financement de l’économie alors que cette dernière souffre, fondamentalement, de dysfonc- tionnements structurels éludés ou occultés”. Ta- laie El-Houriat a, par ailleurs, exprimé sa pro- fonde inquiétude quant au “caractère erroné et inadapté” de cette démarche qui “est de na- ture à précipiter la déstabilisation sociale du pays” en entretenant “la remontée de la spira- le du chômage et de la dégradation du pouvoir d’achat et en faisant supporter l’intégralité des ajustements financiers aux couches les plus dé- favorisées et les plus vulnérables de la société”. Il a ensuite évoqué ce qu’il a appelé “l’escala- de que connaît la grande criminalité financiè- re”, la “loi organique portant création d’une haute instance de surveillance des élections” et “la fraude au bac”, dont il considère que le cours gravement faussé des examens du bac- calauréat résume, à lui seul, “le niveau jamais égalé de déliquescence de l’État et d’atteinte à son autorité”.

MOHAMED MOULOUDJ

AF

LIBERTE

Dimanche 5 juin 2016

L’actualité en question

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FUITES DES SUJETS DU BAC

Onec, le suspect numéro 1

Les enquêteurs ont entamé, hier après-midi, la présentation des personnes susceptibles d’avoir participé aux fuites des sujets devant la justice.

L’ enquête

ouverte,

D. R.
D. R.

vention et de lutte contre la crimi- nalité informatique et cybercrimi- nalité de la Gendarmerie nationale (CPLCIC), basé à Bir-Mourad-Raïs. Ces derniers se sont même déplacés

dans une dizaine de wilayas pour opérer des perquisitions électro- niques d’adresses IP (Internet Pro- tocol). Des dizaines de téléphones portables, d’unités centrales et de ta- blettes ont été saisies et confiées à l’Institut national de criminologie et de criminalistique (INCC-GN) de Bouchaoui pour expertise. Selon les aveux des mis en cause, les sujets ont été diffusés avant l’entame des épreuves. Ce qui suggère une fuite massive et organisée, dont l’Office national des examens et des concours (Onec) serait la source

Les pistes des enquêteurs mènent à l’Onec.

probable, selon des sources proches de l’enquête. Hier, le procureur de la République en charge de cette af- faire a supervisé personnellement le déroulement des interrogatoires du personnel permanent de l’Onec, mais aussi les perquisitions des lo- caux de cette institution. Selon notre source, même les caméras de sur- veillance et le matériel électronique de l’Onec ont été confiés à l’INCC- GN pour exploitation. Aussi, indique la même source, pas moins de 32 personnes exerçant à l’Onec ont été entendues dans le cadre de cet-

mercredi dernier, par le ministère de l’Éducation natio- nale et confiée par le ministère de la

Justice aux services de la Gendar-

merie nationale et liée à la fuite des sujets du bac, a connu de nouveaux rebondissements. Selon une source proche du dossier, 52 nouvelles ar- restations ont été enregistrées dans plusieurs wilayas. Les mis en cause, tous des particu- liers, ont participé, selon les en- quêteurs, à diffuser les sujets du baccalauréat dans 27 wilayas, dont Adrar, Boumerdès, Alger, Tlem- cen, Guelma, Batna, Khenchela, mais aussi des pages facebook loca- lisées à l’étranger, comme en Fran- ce, en Tunisie et au Maroc. Ainsi, il

a été établi que la fuite massive est

partie de 170 plateformes facebook avant que les internautes fraudeurs ne participent à créer des dizaines de pages d’échanges et de partage. Se- lon notre source, des dizaines d’in- ternautes ont été auditionnés hier par les experts du Centre de pré-

TOUT EN L’ACCUSANT DE VOULOIR “FRANCISER” L’ÉCOLE ALGÉRIENNE

Makri et Djaballah demandent à Benghabrit de démissionner

te

enquête, dont des enseignants et

le

personnel de l’encadrement. Cela

démontre qu’il s’agit d’une affaire or- chestrée bien avant le rendez-vous du baccalauréat. Raison pour la- quelle les 48 groupements de wilayas ont été mobilisés. Par ailleurs, une vingtaine d’indivi-

dus impliqués dans la fuite des su- jets du bac ont été présentés devant les tribunaux, dans plusieurs wilayas, dont, notamment, Mostaganem, Sé- tif et Adrar. Les présentations se poursuivront au fur et à mesure que les preuves tangibles seront fournies par les enquêteurs de l’INCC-GN et du CPLCIC. Bien plus, le département électronique et analyses vidéo, dépendant de l’INCC, a entamé, hier après-midi, l’authentification des images et des vidéos envoyées par les fraudeurs et

les instigateurs présumés de cette fui-

te à travers le territoire national sur

facebook. Tous les équipements uti-

lisés dans cette opération ont été sai- sis et soumis à expertise sous le sui-

vi des magistrats délégués par le mi-

nistère de la Justice. Aussi, hier après-midi, plus d’une centaine d’ISTN (interdictions de sortie du territoire national) ont été envoyées aux aéroports et à la police des frontières pour intercepter les per- sonnes susceptibles d’avoir joué un rôle dans ce scandale, d’une part, et, d’autre part, pour intercepter les per- sonnes déjà recherchées voulant fuir à l’étranger.

FARID BELGACEM

P rétextant la fraude massive au bac, les partis islamistes se déchaînent contre la ministre

de l’Éducation, Nouria Benghabrit. En effet, en marge d’une rencontre, hier, à Touggourt, sur le dévelop- pement local, le président du MSP, Abderrezak Makri, a réclamé la tête de la ministre qu’il accuse d’avoir été la première à engager la “guerre” idéologique en confiant la réforme de l’éducation à des experts français. Prétexte qui servira d’argument aux autres partis islmamistes dont le FJD d’Abdallah Djaballah. Pour Makri, Benghabrit a fait l’ob- jet d’un complot parce qu’elle a été la première à engendrer un conflit idéologique en faisant appel à des experts français et partenaires étran- gers pour confectionner et réformer les programmes éducatifs tout en privilégiant les langues étrangères au détriment de la langue arabe et de l’éducation islamique. Pour M. Ma-

kri, M me Benghabrit est responsable de la suppression de quelques sou- rates et versets coraniques des nou- veaux manuels scolaires et l’anéan- tissement de beaucoup de cadres du secteur porteurs d'un projet contra- dictoire au sien. M. Makri a quali- fié la fraude et la fuite des sujets du bac de cette année de phénomène d’une ampleur sans pareille dans l’histoire.

Selon lui, cette fraude est le résultat de trois dimensions morales : la première dimension, dit-il, décou-

le de la politique de la corruption et

de la fraude adoptée depuis long- temps par le pouvoir en place, la deuxième est celle liée à l’atteinte à la souveraineté nationale et la der- nière est en rapport avec le conflit

déloyal engagé par certains clans au

pouvoir. Par ailleurs, Abdallah Dja- ballah, président du FJD, qui était à Bordj Bou-Arréridj, a tiré à boulets rouges sur la ministre qu’il accuse de vouloir “franciser” les programmes de l’éducation nationale après qu’el- le eut fait appel à des experts fran- çais en vue de concevoir des pro- grammes pour les écoliers algé- riens. Au sujet du bac, Djaballah a claire- ment demandé à la ministre et à tout son entourage de démissionner. Djaballah a, en outre, réajusté son initiative de rassembler les partis de la mouvance islamiste après que plusieurs leaders de mouvance isla- miste, notamment le MSP, El-Islah et Ennahda se sont déclarés non concernés. Pour tenter de rallier un maximum de personnes à son nouveau projet, Abdallah Djaballah

a fait une concession. Il accepte de ne pas impliquer directement son

parti, le FJD, dans cette démarche.

Il veut se transcender et apparaître

comme le rassembleur du courant islamiste. Hier à Bordj Bou-Arréridj, Djaballah a présidé une rencontre pour le retour de quelques ex-mili- tants d’El-Islah dont Boulahya. “Notre initiative émanant d'un grou- pe d'individus et non pas de partis ou

d'autres structures politiques, se veut un appel à tous les Algériens. Elle s'adresse à tous les enfants du projet islamique que représentent tous les croyants en l'islam comme religion

d'État, sans distinction ni préféren- ce”, a tenu à préciser M. Djaballah en ajoutant que le retour de Boulahya est un signe de réussite de son appel

à l’union.

A. DAFEUR/C. BOUARISSA

LÉDITO

PAR SAÏD CHEKRI

Fuites… en avant

F uites d’eau, fuite des cerveaux, fuite de capitaux et, maintenant, fui- te des sujets du bac. Il n’y a, en première apparence, aucun lien entre ces calamités dont le dénominateur commun évident est qu’aucune

Le gouverne-

ment peut,

certes, se

défausser sur les autori- tés locales ou l’Algérienne des Eaux pour se laver les mains… d’une fuite d’eau, sur la délinquan-

ce de responsables véreux pour se dédoua-

ner de la corruption, ou encore sur la ministre de l’Éducation ou sur quelques fonctionnaires indélicats du secteur pour se déculpabiliser de ce méga-scandale des fuites des épreuves du bac. Mais ce ne serait qu’une… autre fuite : la fuite en avant, la mère de toutes les fuites, celles passées et celles à venir, qui ris- quent de s’avérer plus

difficiles à colmater.”

d’elles n’est naturelle, encore moins une fatalité, contrairement à un séis- me dont la survenue, résultat d’un phénomène purement géologique, échappe entièrement à l’homme qui ne peut, dans le meilleur des cas, que se préparer à en limiter les dégâts. Aucun lien, car une fuite d’eau est due à l’éclatement d’un tuyau, la fui- te des cerveaux à l’ostracisme et au dédain qui frappent les élites et la fuite des capitaux à la malhonnêteté de ceux qui en sont coupables. Mais ces fuites et d’autres, dont les coûts respectifs sont certes incomparables, constituent toutes des implications directes et plus ou moins immédiates de la gestion de la cité, au sens social, économique et politique, donc de la gouvernance. La qualité de la gouvernance est appréciée et évaluée, en tous lieux et en toutes circonstances et tout à la fois, à l’aune de la capacité des pou- voirs publics à garantir aux citoyens une alimentation correcte en eau potable et une évacuation des eaux usées que par leur compétence à of- frir aux cadres les meilleures conditions d’exercice de leurs fonctions, à garantir la protection des deniers publics de toute forme de prédation et… à permettre aux lycéens de passer leur bac en toute équité et en tou- te quiétude. Le gouvernement peut, certes, se défausser sur les autori- tés locales ou l’Algérienne des Eaux pour se laver les mains… d’une fui- te d’eau, sur la délinquance de responsables véreux pour se dédouaner de la corruption, ou encore sur la ministre de l’Éducation ou sur quelques fonctionnaires indélicats du secteur pour se déculpabiliser de ce méga-scandale des fuites des épreuves du bac. Mais ce ne serait qu’une… autre fuite : la fuite en avant, la mère de toutes les fuites, celles passées et celles à venir, qui risquent de s’avérer plus difficiles à colmater. La fuite en avant ? Elle qui consisterait aujourd’hui, précisément, à ré- organiser de nouvelles épreuves du bac, à punir quelques lampistes, à leur endosser l’entière responsabilité des fraudes et continuer à discourir, au nom de l’État et non pas seulement au nom du gouvernement, pour vanter la légitimité, la viabilité et l’efficacité des institutions. n

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L’actualité en question

Dimanche 5 juin 2016

LIBERTE

FUITES DES SUJETS DU BAC

Le RCD pointe des responsabilités au sommet de l’État

Pour le conseil national du RCD, ces fuites qui viennent allonger la liste des échecs collectionnés par le pouvoir sont la preuve tangible de l’effondrement de l’État et de son autorité.

L a 12 e session du conseil national du RCD a été axée sur l’examen de la situation politique na- tionale et sur l’évaluation des activités organiques

du parti. Dans sa résolution poli- tique, le CN du RCD a pris acte “d’une conjoncture nationale pé- rilleuse conjuguée à une absence de vi- sibilité économique et sociale in- quiétante”. Poursuivant son analyse, le parti estime que “l’Algérie n’a ja- mais été autant en danger”, ajoutant :

“Le terme ultime de la logique de fonctionnement d’une société de pré- dation et de distribution de la rente pétrolière est atteint.” Alors que des réformes politiques structurelles sont plus que jamais im- pératives, “le pouvoir actuel ne se ré- sout qu’à de récurrentes promesses di- latoires, à savoir l’organisation d’élec- tions locales et nationales désormais transparentes et disqualifiant, du coup, toutes les précédentes”. Et à pro- pos des élections, les futures, s’en- tend, le CN du RCD considère que “l’organe de surveillance des futurs

scrutins proposés reste en deçà des at- tentes de l’opposition démocratique tant par sa composante que par ses at- tributions”. La proposition faite par le pouvoir lors du Conseil des ministres est

Archives Liberté
Archives Liberté

considérée comme étant “aux anti- podes de l’organe indépendant de ges- tion des élections qui fait consensus dans la classe politique”. En vérité, note le CN du RCD, “cet- te démarche cache pernicieusement la volonté de se déresponsabiliser et de se soustraire à une reddition de comptes quant aux séquelles de la ges-

Le parti de Mohcine Belabbas a tenu hier la 12 e session de son conseil national.

tion délictueuse des institutions”. La réalité, estime l’instance du parti, c’est que les perspectives sont bou- chées “et les luttes que se livrent les clans au sein du sérail ne sont qu’une diversion visant à détourner les Al- gériens des problèmes qui les accablent et relève, au regard de la crise actuelle, d’une insoutenable

indécence”. Concernant la fuites des sujets du bac, qui viennent ébranler un peu plus l’État, le RCD estime qu’il s’agit en l’occur- rence de “la déliquescence générali- sée” de l’État qui procède aussi “d’une volonté délibérée qui suppose des complicités à des niveaux élevés des institutions”.

Au plan économique, le conseil na- tional du RCD rappelle que “les ex- portations d’hydrocarbures ont chu- té de 30 à 35 milliards de dollars l’an” et que “la surliquidité de l’économie est à son paroxysme”. S’agissant de la concentration des re- venus, elle est juste qualifiée d’“in- tolérable”, par la résolution poli- tique qui dénonce “une minorité qui s’adonne à la luxure alors que de larges pans de la population sont dans la détresse”. Chiffres de l’ONS à l’appui, le RCD souligne que “le chômage prend des proportions alarmantes. La fuite des cadres est exacerbée. Des capitaux co- lossaux sont transférés en toute im- punité dans des comptes offshore pendant que l’investissement continue de s’effondrer”. Le RCD reproche aussi au gouver- nement son approche strictement monétariste de la crise “qui ne chan- ge en rien la sphère réelle et la struc- ture rentière dominante à l’origine de la paralysie de l’économie de notre pays”. Et devant ce chaos, conclut la résolution du CN du RCD, “le régi- me, qui se succède à lui-même depuis plus d’un demi-siècle, persiste dans le déni des réalités, préoccupé exclusi- vement par sa survie”.

R. N.

CONDUITS PAR ABDERRAHMANE BELAYAT

Les dissidents du FLN en conclave à Bordj Bou-Arréridj

A près plusieurs journées marathon dans plusieurs régions du pays, les dissidents du FLN, à leur tête Abderrahmane Be-

layat, ont organisé, hier, une rencontre na- tionale à Bordj Bou-Arréridj. Ce groupe de “re- dresseurs” du Front de libération nationale (FLN), n’abdiquent toujours pas. Ils reviennent à la charge avec les mêmes revendications, à savoir l’annulation de la session du comité cen- tral du 29 septembre 2013 et du 10 e congrès de

fin mai 2015. Ils ne reconnaissent pas Amar Saâdani, son in- tronisation, ses décisions ainsi que toutes les structures ayant vu le jour sous son règne. “Nous sommes le FLN et ce n’est pas cet im-

posteur d’Amar Saâdani”, dira le chef de file des opposants, Abderrahmane Belayat, devant les députés, sénateurs, élus locaux et partisans, venus de plusieurs wilayas du pays. Dans une longue intervention, Abderrahma- ne Belayat revient en détail sur l’affaire, depuis le retrait de confiance à Belkhadem, jusqu’à l’avènement de Amar Saâdani. “Quel 10 e congrès ? Il est factice !”, martèle l’orateur. “Même la direction qui en est issue est incon- nue, y compris du ministère de l’Intérieur ! Per- sonne n’a la liste des membres du comité cen- tral”, ajoute-t-il. “Nous nous battrons jus- qu’au bout. Jusqu’au départ de ce squatteur”. “Nous saisirons les autorités et la justice. N’ou-

bliez pas que la décision du Conseil d’État est toujours de mise. Le Conseil d’État n’a jamais remis en question sa décision annulant la ses- sion du 29 août 2013”. Il poursuit : “Cet individu décide seul et sur tout.” Plus grave encore, Belayat dit craindre que tout est fait dans l’objectif d’enterrer dé- finitivement le parti. “Mais nous sommes là et nous défendons le parti pacifiquement et avec tous les moyens légaux”, lance-t-il. Pas du tout tendre avec l’actuel SG du FLN, M. Belayat citera les “dérives de cet individu” qu’il qualifie d’“usurpateur”. Par ailleurs, l’orateur a insisté sur la création d’un conseil de référence pour le parti. “Ce conseil de réfé-

MEETING D’AMAR GHOUL À ORAN

rence est un moyen de faire respecter la ligne du parti et surtout de ne pas franchir les limites”, explique l’orateur en ajoutant qu’avec ce gen- re de conseil, personne n’osera dévier ou prendre seul les rênes du parti ou dévier des valeurs nationales. À ce titre, les frondeurs qui semblent animés par une grande détermination, s'attellent à pré- sent à collecter le maximum de voix à leur en- treprise de dissidence, notamment parmi la base du parti, afin d'organiser au plus vite d’autres ripostes et destituer définitivement Saâdani.

CHABANE BOUARISSA

Appel “à la courtoisie politique”

E n visite ce jeudi à Oran en qualité de ministre accompagné d’un bataillon de journalistes,

Amar Ghoul a revêtu, hier matin, l’habit partisan de Taj pour animer un meeting qui s’est déroulé à la salle Murdjadjo au centre-ville d’Oran. Devant un parterre de militants, il lancera un appel en direction de la classe politique, lui demandant de ne pas rabaisser le débat même s’il est

justement partisan. “Nous devons élever le débat, chacun aura à pré- senter son programme électoral et au final c’est le choix des citoyens qui pri- mera”, lâchera l’orateur qui se projette d’ores et déjà dans une logique de campagne électorale. À ce propos, Amar Ghoul dira encore que la classe politique ne doit pas user d’insultes ou d’autres méthodes “peu orthodoxes” d’autant, estime-t-il, qu’il

faut garder à l’esprit que l’unité du pays, sa stabilité et sa sécurité sont au- tant de principes et d’enjeux qui unifient la classe politique. Abor- dant la fuite massive et organisée des sujets du baccalauréat, et alors que les syndicats ont demandé, ce week- end, que l’examen soit refait, le patron de Taj se déclarera scandalisé, insis- tant sur la nécessité d’ouvrir une enquête judiciaire et administrative.

“Nous connaîtrons ainsi tous les cou- pables qui devront être sévèrement pu- nis”, ajoutant plus loin qu’“il faut pro- diguer les valeurs morales au savoir et ne pas inculquer la culture de la triche”, préconisant ainsi des me- sures strictes pour que le baccalauréat soit rétabli et réhabilité pour retrou- ver toute sa valeur. L’autre temps fort de son intervention sera consacré à la situation écono-

mique et financière du pays et com- me beaucoup de responsables et de ministres, Amar Ghoul s’adressera aussi aux Algériens leur reprochant le gaspillage. D’ailleurs, il dira qu’il était temps de travailler avec “plus d’enthousiasme car l’effort de tous est indispensable”. Au terme de son meeting, Amar Ghoul se livrera à un petit bain foule au centre-ville d’Oran.

D. LOUKIL

LIBERTE Dimanche 5 juin 2016

LE RADAR

L I B E R T E Dimanche 5 juin 201 6 LE RADAR DE LIBERTÉ

DE LIBERTÉ

5

radar@liberte-algerie.com

CONDAMNÉ EN PREMIÈRE INSTANCE À DEUX ANS DE PRISON FERME

Le verdict du procès en appel d’Ali Meçabih connu ce mercredi

n Le procès en appel, introduit par

l’ancien joueur de l’équipe nationale dans les années 90, Ali Meçabih, a eu lieu à la fin de la semaine dernière à la cour d’Aïn Témouchent. Condamné, le 5 avril dernier, en première instan- ce par le tribunal de Hammam Bou- Hadjar, à une peine d’emprisonnement de deux années fermes (cumul de deux condamnations pour deux af- faires d’escroquerie distinctes d’une an- née de prison ferme chacune), l’ancien joueur international, actuellement en

détention, a interjeté un appel auprès de la cour. L’affaire a été rejugée en l’absence de l’une des deux victimes. En revanche, le col- lectif de défense du prévenu a été renforcé par de nombreux avocats. L’affaire a été mise en délibéré et le verdit sera connu mercredi 8 juin. Pour rappel, l’ancien attaquant des Verts a été reconnu coupable d’escroquerie. Il s’engageait à régler les problèmes de citoyens auprès des services de sécurité et de la justice en contrepartie du versement de sommes d’argent os- cillant entre 100 000 et 400 000 DA. Deux de ses victimes ont déposé plainte contre lui.

DA. Deux de ses victimes ont déposé plainte contre lui. MOSQUÉE KHALED-IBN-EL-WALID (WILAYA DE TIARET) L’imam

MOSQUÉE KHALED-IBN-EL-WALID (WILAYA DE TIARET)

L’imam fustigé par les fidèles

n Dans une pétition adressée au directeur des

affaires religieuses et des waqfs de la wilaya de Tiaret, dont une copie a été transmise au bu- reau local de Liberté, plus d’une cinquantai- ne de fidèles de la mosquée Khaled-Ibn-El- Walid, localisée au quartier Hamdani Adda, s’insurgent contre leur imam. Ils lui repro- chent un “comportement indigne” de la fonc-

tion dont il assume les charges. Les pétition- naires affirment que l’imam profère des pro- pos inconvenants dans l’enceinte du lieu de culte, et ce, même lors des prêches du ven- dredi. Ils exigent de la tutelle de le relever de ses fonctions, ne serait-ce que dans la mosquée où il officie actuellement et de le remplacer par un imam plus conventionnel.

LE CHIFFRE NE TIENT PAS COMPTE DES PROCÉDURES EN COURS

Plus de 48 000 cas de divorce en Algérie chaque année

n Plus de 48 000 cas de di- vorce sont enregistrés chaque année par les tribu- naux des affaires familiales en Algérie, soit une moyen- ne de 10 dissolutions des liens du mariage quotidien- nement. Ce sont là des sta-

tistiques livrées par les par- ticipants à un séminaire sur le phénomène, qui a eu lieu ce week-end à la maison de la culture Houari-Boume- diene de Sétif. Il est établi que les divorces suivent une courbe ascensionnelle dans

le pays. Il faut croire que les procédures non abouties (ré- traction du conjoint qui l’a enclenchée avant le pro- noncé du divorce) sont en- core plus nombreuses. Au- cun chiffre n’est néanmoins avancé à ce propos.

CELA S’EST PASSÉ DEVANT UN CENTRE D’EXAMEN

Tentative d’enlèvement d’une candidate au bac

Tentative d’enlèvement d’une candidate au bac n Au dernier jour des épreuves du bacca- lauréat, des

n Au dernier jour des épreuves du bacca-

lauréat, des citoyens ont alerté les services de sécurité sur une tentative de kidnapping d’une candidate de 20 ans, devant un lycée de la commune de Bouhatem, dans la wilaya de Mila où elle passait son examen. Deux per- sonnes ont essayé d’embarquer de force la jeu- ne fille dans leur véhicule. Elles ont réussi à prendre la fuite en direction de la ville de Der-

radji-Bousselah, devant les cris de la victime qui a été secourue par d’autres candidats pré- sents sur les lieux. Les gendarmes de la brigade territoriale sont parvenus à intercepter le vé- hicule suspect au centre-ville de la localité et à interpeller deux jeunes de 20 et 22 ans. L’un d’eux, qui a reconnu immédiatement les faits, dit avoir conspiré avec son cousin pour enlever la jeune fille.

POUR IRRIGUER

DES PÉRIMÈTRES

AGRICOLES

Branchements illicites aux réseaux d’AEP

n Selon des sources fiables,

une centaine d’agriculteurs a procédé à des branchements illicites pour irriguer des périmètres agricoles de plusieurs hectares. Bien qu’ils aient été avertis verbalement à plusieurs reprises par les autorités locales, les “fraudeurs” ne sont pas pour autant retournés à la légalité. Dès lors, les services compétents de l’administration locale ont engagé des poursuites judiciaires contre les mis en cause. Le recours à la justice a lieu après qu’une commission d’enquête a dûment confirmé les cas de branchements illicites au réseau d’AEP. Les membres de cette commission ont constaté que des tuyaux de canalisation ont été rompus et remplacés par ceux des agriculteurs, qui se servent ainsi de l’eau d’une manière illicite, principalement dans les communes de Chatt, Asfour et Chihani.

LE PRIX A DOUBLÉ EN DEUX ANS

Le pack de BeinSport à plus de 63 000 DA

EN DEUX ANS Le pack de BeinSport à plus de 63 000 DA n Les abonnés

n Les abonnés au bouquet

BeinSport ont été surpris par une augmentation conséquente du prix du pack (démodulateur et abonnement annuel).

L’offre, qui ne dépassait pas les 33 000 DA en 2014, a été majorée à plus de

63 000 DA, soit presque le

double après le relèvement des prix des démodulateurs, des abonnements annuels et l’inclusion de quatre chaînes spéciales Coupe d’Europe de football. Ces dernières, qui n’émettront, selon nos sources, que le temps de la compétition

continentale (du 10 juin au

10 juillet 2016), sont

accessibles contre une somme de 12 000 DA.

Pourtant le client n’a pas la latitude de choisir de prendre ou pas le supplément. À noter qu’à son lancement en 2012, la formule BeinSport ne revenait, tout inclus, qu’à

12 000 DA.

UN LABORATOIRE PHARMACEUTIQUE ALLEMAND VEUT FAIRE ABOUTIR LE PROJET

Vers la fabrication de médicaments

biologiques en Algérie

la fabrication de médicaments biologiques en Algérie n Le groupe pharmaceutique allemand, Merck, finalise un

n Le groupe pharmaceutique

allemand, Merck, finalise un projet d’intégration de cer- taines phases de contrôle de médicaments biologiques en Algérie. Il est à la recherche d’un partenaire pour concré- tiser un investissement qui se chiffre à des centaines de millions d’euros. “Nous avons le projet d’intégrer progressi- vement des points de contrô- le de produits issus de la bio- technologie en Algérie. La compagnie a donné son ac- cord de principe”, nous a an-

noncé Karim Bendhaou, pré- sident de Merck Serono nord-est de l’Afrique (cou- verture de 40 pays africains depuis la capitale tunisienne). “Si nous trouvons le bon par- tenaire, nous serons les pre- miers à produire un médica- ment biologique localement. Il

s’agira d’un princeps, pas d’un biosimilaire”, a-t-il poursui-

vi en indiquant que des dis-

cussions sur le propos sont en cours avec deux ou trois groupes pharmaceutiques al- gériens.

PROJET DE LA LIGNE FERROVIAIRE BÉNI SAF-GHAZAOUET

Trois tracés proposés par l’Anesrif

BÉNI SAF-GHAZAOUET Trois tracés proposés par l’Anesrif n Trois variantes sont pro- posées dans la première

n Trois variantes sont pro-

posées dans la première pha- se du projet portant réalisa- tion d’une ligne ferroviaire

reliant la ville de Béni Saf (Aïn Témouchent) à celle de Ghazaouet (Tlemcen) par l’Agence nationale d’études et de suivi de la réalisation des investissements ferroviaires (Anesrif). Le tracé défini dans la première variante propo- sée se superpose sur un iti- néraire de 68 kilomètres à l’intérieur du territoire de la

wilaya (Béni Saf-Sidi Safi- Émir Abdelkader- Souk El- Tenine). La seconde propo- sition tient compte du tracé le plus court via la localité cô- tière de Honaïne (Tlemcen) sur une distance de 53 km. Sauf que ce linéaire exigera une enveloppe budgétaire

plus élevée, en raison de la nécessité de réaliser plusieurs

tunnels sous un relief mon- tagneux. La troisième va- riante présentée par l’Anes- rif prévoit un tracé sur une distance de 83 km (la plus

longue), qui passe par la vil-

le de Nedroma (Tlemcen)

via la localité d’Émir-Abdel- kader (Aïn Témouchent). Le premier responsable du sec- teur envisage de favoriser l’option qui prend en consi- dération le désenclavement des populations d’un grand nombre de localités. C’est du moins ce qui a été retenu de la réunion entre les res- ponsables concernés de la wilaya d’Aïn Témouchent et

les représentants de l’Anesrif,

jeudi dernier. Une seconde rencontre est prévue pour approfondir l’analyse des trois variantes, et ce, sur tous les plans, y compris budgé-

taire.

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L’actualité en question

Dimanche 5 juin 2016

LIBERTE

EN VISITE À TIZI OUZOU

Hamid Grine empêché de se recueillir sur la tombe de Tahar Djaout

La route menant vers le village de ce premier journaliste assassiné par le terrorisme fin mai 1993 a été barricadée par des habitants d’Ighil M’hend, un village situé à quelques encablures en amont d’Oulkhou.

D un sports favoris des membres du gou- vernement dans la wilaya de Tizi Ou- zou, la récupération

des intellectuels décédés, pour les fu- nestes besoins de domestication po- litique de la région, n’a pas réussi, hier, au ministre de la Communica- tion, Hamid Grine, qui n’a pas réus-

si à se recueillir sur la tombe de ce-

lui qu’il dit être son “ami”, l’illustre écrivain et talentueux journaliste, Ta- har Djaout au village d’Oulkhou. En effet, la délégation ministérielle

a été empêchée de se rendre à Oul- khou, dans la commune d’Aït Cha-

faâ, où le ministre avait prévu de se recueillir sur la tombe de Tahar Djaout. La route menant vers le vil- lage de ce premier journaliste assas- siné par le terrorisme fin mai 1993,

a été barricadée par des habitants

d’Ighil M’hend, un village situé à quelques encablures en amont d’Oulkhou. La cinquantaine de ma-

evenue

des

nifestants ayant initié cette action semblait avoir pris le cortège officiel au dépourvu tant, a-t-on appris sur place, des barricades de fortune ont été érigées quelques instants avant l’arrivée du cortège. Le ministre, qui est allé à leur ren- contre, n’a pas manqué de tenter de les dissuader mais peine perdue. Hamid Grine rebrousse chemin après environ une demi-heure de pa-

labres, durant lesquelles les manifes- tants ont fait part de leurs préoccu- pations, notamment leur opposi- tion à la réalisation de la zone d’ex- pansion touristique, ZET, qui les dé-

posséderait de leurs terres et celles constructibles au profit de soi-disant investisseurs qui les récupéreraient au dinar symbolique. Si parmi la délégation, nombreux sont ceux qui ont pris cet empêche- ment pour “une véritable gifle” à l’en-

droit de Grine en particulier, et du gouvernement qu’il représente en général, le ministre, qui s’est expri- mé lors d’un point de presse en

marge de cette virée qui restera gra- vée dans les annales, n’a pas manqué de minimiser son ampleur. “Le pro- blème ne me concerne pas directe- ment. Je suis un membre du gouver- nement de passage, et une trentaine de jeunes voulaient me délivrer un message me signifiant qu’ils étaient contre l’implantation de cette ZET Je

n’ai pas été chassé et je n’ai rien né- gocié mais je les ai écoutés. Pendant qu’ils palabraient, moi je me de- mandais si le jeu en valait la chandel- le. On aurait pu utiliser la force mais après tout je suis parti en tant qu’ami de Djaout et non pas en tant que ministre”, a-t-il minimisé. Le ministre s’est alors contenté de

donner le coup d’envoi de la saison estivale et de rendre visite à la radio locale, zappant au passage la maison de la presse qu’il a baptisée le 22 oc- tobre 2015 et qui n’est toujours pas fonctionnelle mais qu’il a promis, au cours du point de presse, d’ouvrir d’ici deux à trois semaines.

SAMIR LESLOUS

Le ministre de la Communication mal à l’aise sur l’affaire El Khabar

n Interrogé sur la récente annonce faite par le P-DG de Cevital, Issad Rebrab, quant à l’introduction en Bourse des actions du groupe El Khabar qui fait l’objet d’une affaire en justice, Hamid Grine s’est refusé à tout commentaire. A-t-il été rappelé à l’ordre après l’ampleur prise par cette affaire ? Est-il à court d’arguments ? Ou a-t-il tout simplement obéi au ministre de la Justice qui a appelé à la cessation de tout commentaire autour des affaires encore en justice ? En tout cas, le ministre a laissé deviner qu’il était mal à l’aise sur cette question. “Je ne pense rien. Je n’ai aucun commentaire à faire. L’affaire est en cours de jugement donc je ne dirai rien jusqu’au verdict”, a-t-il répondu tout en soulignant que “bien entendu, il se peut que la transaction soit considérée par la justice comme légale.

Moi je n’anticipe pas. J’attends le jugement, et quand le jugement sera rendu je pourrai parler. Je n’ai jamais polémiqué et ce n’est pas maintenant que je vais le faire”. Concernant, les deux journalistes d’El Watan et d’El Khabar empêchés de se rendre à Tindouf pour couvrir les funérailles du président de la Rasd, Hamid Grine s’est contenté de déclarer qu’“ils n’étaient pas accrédités et que ce n’est pas toute la presse qui accompagne le Premier ministre. Il n’y a pas eu d’atteinte à la liberté d’expression”. Concernant le ménage demandé par Sellal au sujet des chaînes privées non agréées, Grine a expliqué que “les chaînes concernées sont celles qui faisaient dans le prosélytisme”.

S. L.

LES MINISTRES DE L’INTÉRIEUR ET DE LA SOLIDARITÉ À MÉDÉA

Carte blanche pour les crédits pour faire face à la situation

L ministre de l’Intérieur et des

Collectivités locales, Nourredi- ne Bedoui, accompagné de la

ministre de la Solidarité, de la Condi- tion de la femme et de la Famille, Mounia Meslem, a effectué, hier, une visite dans la wilaya de Médéa où il s’est rendu dans la zone de Mi-

houb. Un exposé sur le plan Orsec déclenché à la suite de la secousse qui

a ébranlé la région et les dispositifs

mis en place pour prendre en char- ge les populations et évaluer les dé- gâts, a été présenté aux ministres au siège de la wilaya. Le bilan fait état de 3 571 personnes blessées dont 1 971 prises en charge médicalement et 1 607 personnes ayant subi des suivis psychologiques alors qu’aucun cas de décès n’a été déploré. La commission technique qui a exper- tisé plus de 3 138 constructions et procédé à la fermeture de 3 mos- quées par arrêté du wali, a permis aux responsables du commande-

e

APS
APS

M. Noureddine Bedoui, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales.

ment opérationnel de procéder à la distribution des tentes aux cas avérés. Pour cela, il a été décidé de tenir compte du critère émis par le CTC pour bénéficer d’une tente qui a été

assujetti au degré de dommages à l’habitation, est-il noté. Après l’ex- posé, le ministre dira que les auto- rités ont agi avec célérité et que les dispositifs mis en place sont ceux préconisés dans une telle situa-

tion. Et d’ajouter que “le mois de Ra- madhan approche, la population a besoin d’un accompagnement parti- culier pour alléger ses souffrances d’autant que la récurrence des ré- pliques dont le nombre a déjà dépas- sé 70 n’a pas manqué de créer une si- tuation de psychose”. “Tout ce qui vous paraît nécessaire pour plus d’ef- ficacité sera mis à votre disposition, vous avez des mécanismes de gestion de la situation, vous avez carte blanche pour mener vos actions. L’essentiel est que le citoyen soit pris en charge. Ce sont les instructions du président de la République. Toutes vos décisions jugées efficaces seront assumées par le gouvernement. Considérez que vous avez les crédits nécessaires et l’argent nécessaire !” Le ministre mettra l’accent sur les ac- tions à mettre en œuvre en priorité, notamment la réhabilitation des in- frastructures publiques telles que les écoles et les salles de soins avant la

prochaine rentrée scolaire. Les sorties sur les lieux du sinistre ont concerné certaines infrastruc- tures scolaires dont une école pri- maire à Mouaoussia dans la commu- ne de Guelb Kébir et des discussions avec des citoyens qui se sont plaints du problème de cadastre de la région qui ne leur permet pas de bénéficier de l’aide rurale. À Mezghenna, le ministre a visité des cités fortement endommagées qui ont commencé à faire l’objet de tra- vaux de réfection par des entre- prises de la région. Un délai d’un mois a été donné par le ministre à l’OPGI pour achever les travaux de réhabilitation. Les doléances des citoyens ont por- té essentiellement sur la nécessité de disposer de tentes, qui ne seront sa- tisfaites qu’après avis des élus en col- laboration avec les services techniques.

M. EL-BEY

ATELIER DE TRAVAIL ORGANISÉ HIER PAR LA FONDATION POUR L’ÉGALITÉ

La parité hommes-femmes en débat

L question sur la parité entre les femmes et les hommes, en matière d’emploi en Algérie, est avant tout “un problème

économique majeur” mais qui, bizarrement, n’est pas suffisamment posé sur la scène nationale. C’est une conclusion dégagée, hier, au Centre national de documentation et d’information

affilié au ministère de la Solidarité nationale,

à Alger, lors d’un atelier de travail organisé par

la Fondation pour l’égalité, en partenariat avec

Euromed Feminist Initiative (Initiative fémi- niste euroméditerranéenne/IFE-EFI). Dans son intervention, Mouloud Hedir, écono- miste et consultant en commerce internatio- nal, a indiqué que le problème n’est pas d’ordre juridique, puisque les lois “depuis 1962, ont toujours proscrit toute forme de sé- grégation à l’égard des femmes”. Reste à savoir d’où provient le “retard” en matière d’emploi

a

féminin : en 2015, les femmes représentaient 19,4% de la population active. “Nous sommes loin de la parité”, a déclaré l’intervenant, en se demandant si la réponse se trouve dans le re- tard enregistré dans l’industrie et l’agricultu- re, deux secteurs pourvoyeurs d’emplois, dans le modèle de développement, dans les mentalités ou dans le modèle éducatif. Plus loin, M. Hedir constatera que “l’état actuel de l’emploi féminin est révélateur des faiblesses de l’économie algérienne”, avant de plaider pour “une démarche volontariste si on veut rattra- per le retard”. De son côté, Fatma-Zohra Oufriha, professeu- re agrégée en sciences économiques et licen- ciée en sociologie et en histoire, a soutenu que l’économie nationale est “une économie mono- spécialisée”, notant que le taux d’activité mas- culin est “également faible” en Algérie, que le vrai problème se situe à la fois dans “le choix

des secteurs d’activité”, comme celui du pétro- le, qui ne créent pas beaucoup d’emplois, et dans “le choix des procédés de production soi- disant modernes, qui emploient moins de main-d’œuvre et plus de capital”. M me Oufriha a, en outre, déploré la non-prise en compte de l’activité informelle, alors que celle-ci représente “une flexibilisation de l’offre d’emploi”. Quant à Marie-France Grangaud, consultante au Centre d'information et de do- cumentation sur les droits de l'enfant et de la femme (Ciddef), elle a axé son intervention sur le “strict point de vue de la parité homme/ femme”. Dans son exposé, elle a mis en avant l’évolu- tion de la place des femmes dans l’emploi, avec un taux de 18,3% en 2015 contre 14,6% en 2005, en relevant un “fléchissement” de l’em- ploi depuis deux ans. Elle a aussi observé une égalité dans les salaires entre les hommes et les

femmes, sauf pour “les travailleuses universi- taires (qui) ont des salaires moyens plus bas que ceux des hommes de même niveau”. Autre constat : les femmes habitant en milieu rural sont plus défavorisées (12%) que celles des villes (21%). De plus, il est noté une part “plus élevée” des femmes travailleuses appartenant à la tranche d’âge de 25 à 39 ans (26%). “Il y a parité seulement pour les professions intellec- tuelles et pour les employés(es) de type admi- nistratif”, a révélé l’intervenante, en signalant les inégalités dans les autres métiers : 11% des femmes sont cadres de direction, 17% quali- fiées de l’industrie et l’artisanat, 6% qualifiées de l’agriculture, sylviculture et pêche, etc. En plus clair, la recherche de la parité hommes/femmes dans l’emploi doit nécessai- rement s’intéresser aux niveaux de la profes- sion où “la parité est encore très loin”.

HAFIDA AMEYAR

LIBERTE

Dimanche 5 juin 2016

L’actualité en question

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LE PRIX EST DÉCERNÉ PAR LE PRESTIGIEUX INSTITUT FRANÇAIS DU DESIGN

Le lave-linge Brandt Intellect sacré “Janus de l’industrie 2016”

Le jury du “Janus” se réfère à une série de critères objectifs pour désigner le lauréat de l’année. Il a décelé dans le lave-linge Brandt, exclusivement produit en Algérie, une multitude de caractéristiques par lesquelles il se distingue.

À peine deux ans après son lan- cement, l’usine Brandt de Sé- tif, filiale de la multinationale française de l’électroménager, rachetée en 2014 par le grou- pe Cevital du capitaine de l’in-

dustrie algérienne, Issad Rebrab, a déjà pro- duit un “bijou” nommé : “Lave-linge TOP Brandt Intellect”. Il s’agit d’une machine à la- ver tellement performante qu’elle vient de s’ad- juger l’un des prix les plus prestigieux au mon- de, le “Janus de l’industrie”. Ce prix est décerné, annuellement, par le cé- lèbre Institut français du design (IFD), dirigé

par Marie Sagueil qui a fait le déplacement, jeu-

di dernier, à l’usine de Sétif pour présenter et

expliquer cette distinction devant les repré- sentants des médias et en présence du prési- dent du groupe Brandt, Sergio Treviño. L’IFD

organise dix sessions de jury par an sur dix uni- vers d’usage (Industrie, Santé, Commerce, Ser- vice, Espace de vie, Prospective, Mode & Bien-être, Patrimoine & Innovation, Com- posants & Matériaux, Mobilier). Ainsi, dans

le domaine de l’Industrie, c’est Brandt Intel-

lect qui a été choisi “Janus de l’industrie 2016”. Reconnu comme “label d’excellence et d’innovation”, le jury du “Janus” se réfère à une série de critères objectifs pour désigner le lau- réat de l’année.

Dans son choix à Brandt Intellect, il y a ainsi décelé une multitude de caractéristiques par

D. R.
D. R.

lesquelles se distingue ce produit de Brandt ex- clusivement produit en Algérie (à l’usine Brandt de Sétif). Dans son verdict, il a ainsi re- levé, entre autres, “la collaboration entre le de- signer et l’industriel”, “l’avance technologique”, “une esthétique remarquable”, “l’encombrement

La machine à laver Brandt a reçu le prix “Janus de l’industrie”.

réduit” ou encore “le silence de la rotation (moins de 48 dB)”. Le jury a tenu à mention- ner, en outre, un “gain de temps de 40%”, “une économie d’eau” et “l’utilisation de moins de dé- tergent”. Cette machine à laver-robot, note en- core le jury, se distingue, par ailleurs, par “la

prise en compte des besoins du consom- mateur : niveau de salissure, dureté de l’eau, programmes spéciaux (sports, jeans, chemises, linge de bébé)”. Autant de critères qui font de cette machine à laver “made in Algeria” — le taux d’intégration, faut-il le souligner s’éle- vant à 80% —, le produit industriel de l’année aussi bien en France que de par le monde. Pour résumé, la machine est appréciée pour son “design”, son “intelligence”, son “ergonomie”, mais aussi pour “la numérisation automatique du cycle le plus utilisé”, “la programmation ma- nuelle facile”. Elle est aussi définie comme un engin “intuitif et rapide”. Et, cerise sur le gâteau, le rapport qua- lité-prix est, par ailleurs, classé parmi les plus compétitifs du marché. Avant de soumettre un produit quelconque au jury, l’IFD, nous explique sa di- rectrice, recueille au préalable les avis des usagers. En outre, il convient de si- gnaler, que le “Janus” de l’IFD est dé-

cerné lors des cérémonies, présidées par les ministres français de tutelle de différents secteur, organisées dans des lieux de prestige à Paris dont le Sénat, le Quai d’Orsay, ou encore le Conseil économique, social et environnemental.

FARID ABDELADIM

IL MISE SUR LE DÉPLOIEMENT DES CENTRES APRÈS-VENTE SUR TOUT LE TERRITOIRE NATIONAL

Huawei investit le marché des smartphones avec le P9

D epuis qu’il a commencé la distribution des smartphones voilà un peu plus d’une an-

née, Huawei Algérie voit grand en

misant sur le marché algérien qu’il es- time de grande potentialité. Il am- bitionne de devenir n°2 dans la ven-

te des smartphones d’ici à la fin de

l’année. C’est du moins ce qui nous a été af- firmé par Nazim Saïb, directeur marketing département Device chez

Huawei Algérie lors de la cérémonie de lancement organisée lundi dernier pour présenter le dernier né des smartphones Huawei, à savoir le P9. C’est surtout l’occasion pour les responsables de Huawei de revenir sur les réalisations et les ambitions

fixées par le constructeur chinois qui puise, justement, son assurance dans le rapport qualité-prix de ses pro- duits, mais aussi et surtout de la stra- tégie de communication et de dis-

tribution ainsi que du service après vente. “Nous avons commencé la distribution des smartphones avec six références pour nous retrouver au- jourd’hui avec 14 modèles à com- mencer par l’entrée de gamme qui tourne autour de 9 000 DA jusqu’au haut de gamme”. Le mate 8 est déjà disponible en Algérie pour annoncer la couleur de ce que réserve le géant chinois avec d’autres modèles à l’image du P9 qui

SOCIÉTÉ DE DISTRIBUTION DE L’ÉLECTRICITÉ ET DU GAZ DE BLIDA

Lancement du compteur intelligent pour contrer la fraude

L e taux de perte en électricité enregistré par la di- rection de la distribution de Blida durant l’exer- cice 2014-2015 a atteint 19,05%. En matière

d’énergie, cette perte équivaut à 394,31 gigawatts/heu-

re et en finances, elle dépasse les 150 milliards de

centimes. La fraude constitue un casse-tête pour l’en- treprise qui enregistre 2 256 cas avec une perte d’éner- gie de 37,46 gigawatts/h. Face à cette saignée provoquée

par la fraude, la SD de Blida mobilise toutes les com- pétences pour débusquer les fraudeurs par la mise en pla-

ce d’un compteur intelligent. Il s’agit d’un système de

télérelève qui permettra aux agents de la SD de détec-

ter la moindre manipulation du compteur depuis la pla-

teforme au niveau de la direction. Ce compteur permettra

de relever et de suivre la consommation du client à la

minute près. “Nous sommes en projet avec un partenaire étranger pour tester ou pour mettre en œuvre ce système

de télérelève sur la basse tension avec tous les modes de télécommunication qui existent. C’est-à-dire la fibre op- tique, la 3G et la 4G”, a indiqué M. Medjber, directeur

de la SD, qui annonce que le site pilote a été déjà choi-

si pour tester ce système sur 250 clients relevant de la

commune de Beni Mered.

Ce dernier explique aussi que même si la perte vient en majorité de la fraude, elle est causée aussi par les pannes techniques, la vétusté de certains réseaux, le blo- cage des compteurs, le retard dans la relève de la consommation, etc. M. Medjber donne l’exemple des 3 350 logements de Meftah qui ont été distribués en no- vembre 2015 et qui ont été comptabilisés au mois de fé- vrier 2016. “Il y a décalage entre la pose du compteur et la comptabilité de la consommation”, fait remarquer le directeur. Selon lui, le taux de perte est passé de 19,7%

à 15% en 2016. La direction de la distribution de Blida

enregistre également une créance qui s’élève à 115 mil- liards de dinars : 370,3 millions de dinars relèvent de clients ordinaires, 491,2 millions de dinars de l’admi- nistration, 152,7 millions de dinars de clients privés et 136,5 millions de dinars du contentieux. Les contraintes de réalisation sont nombreuses aussi. Il

a été enregistré, par ailleurs, 59 cas d’atteinte au réseau

d’électricité aérien et souterrain, alors que celui du gaz atteint les 149 cas. Au total, la direction de la distribu- tion de Blida a enregistré, en 2015, 1 décès et 3 blessés dus aux agressions sur des ouvrages.

K. FAWZI

fera son apparition sur le marché al- gérien lors de la 3 e semaine du mois prochain. “Nous sommes devenus en quelques mois leader sur le segment de moins de 10 000 DA avec taux de retour insignifiant sur toute la gam- me. La gamme Huawei est à 100% 3G car nous ne commercialisons que des smartphones”, a insisté Nazim Saïb précisant que “d’ici un à deux mois au plus tard nous aurons des centres après-vente sur tout le territoire na- tional”. Le P9, qui a déjà fait sensa- tion lors du dernier Mobile World Congress de Barcelone en février der- nier, devrait rencontrer beaucoup de succès auprès des Algériens compte tenu des fonctionnalités dont il dis- pose avec particulièrement un double capteur numérique conçu avec l'al- lemand Leïca. Les composants du Huawei P9 sont dignes, selon ses concepteurs, d'un té-

léphone haut de gamme : un écran full HD de 5,2 pouces, un capteur en façade de 8 mégapixels garantissant des selfies de bonne qualité, une au- tonomie renforcée grâce à une bat- terie de 3 000 mAh, un lecteur d'em- preintes digitales, une extrême finesse de 6,95 mm, un corps unibody mé- tallique élégant donnant au P9 un as- pect premium, Android 6.0.1 Marsh- mallow comme OS, l'interface propre de Huawei EMUI 4.1, 3 Go de RAM, 32 Go de mémoire interne extensible, un processeur Kirin 955 associé à une GPU Mali-T880. Huawei ne manque pas d’associer à ce lancement la campagne de communication qui sied au produit et suscite la compé- tition, entre autres, un concours photo en plus de mettre à la dispo- sition des intéressés un site web pour des précommandes.

NABILA SAÏDOUN

LE GROUPE A RENDU PUBLICS SES RÉSULTATS ANNUELS POUR L'EXERCICE 2015

Biopharm annonce des bénéfices en hausse de 15,6%

n Le chiffre d’affaires consolidé pour l'exercice 2015 du groupe pharmaceutique privé Biopharm a atteint 51,04 milliards de dinars, soit une progression de 4,3% par rapport à l'exercice 2014 dans un contexte de ralentissement de croissance du marché, a annoncé l’entreprise dans un communiqué publié sur le site Web de la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de Bourse (Cosob). Le bénéfice net s'est établi à 4,45 milliards de dinars, soit une augmentation de 15,6%. Le résultat opérationnel marque une hausse de 18,4% pour s’établir à 5,97 milliards de dinars, du fait de la maîtrise des coûts. Le résultat financier a baissé de 69,5%, à cause de l’augmentation des pertes de change. Le conseil proposera à la prochaine assemblée générale, convoquée pour le 28 juin prochain, “de distribuer un dividende de 55 DA par action au titre de l’exercice 2015”.

M. R.

8 Actu-Alger Dimanche 5 juin 2016 LIBERTE ALGER-CENTRE Pour que l’on ne parle plus de

8

Actu-Alger

Dimanche 5 juin 2016

LIBERTE

ALGER-CENTRE

Pour que l’on ne parle plus de trottoirs

n Il y a comme un air novateur à

la municipalité d’Alger-Centre, où la direction de la rénovation et de l’aménagement urbains (DRAU) vient d’opter pour la rénovation de trottoirs en béton, soit dans le genre dit imprimé ! Pour une nouveauté, c’en est une ! Fini donc le carrelage chancelant et le faux pavé vacillant sous nos talons et qui éclabousse les escarpins de ces dames ainsi que nos bas de pantalons de l’eau noirâtre qui gît d’une odeur nauséabonde en dessous du dallage. Première étape de la bétonneuse, le chemin Blaise-Pascal, où la chape de béton se déroule depuis le 9 mars de l’exercice en cours. Seul couac, le chantier, qui n’est qu’à l’insignifiant 10% du taux d’avancement de travaux, est à l’arrêt et l’opérateur est mis en demeure de redémarrer la bétonneuse sous peine… Mais qu’importe l’humeur de nos maçons, puisque la défection de l’un n’empêche pas l’autre de faire tourner la goudronneuse à plein régime ! C’est le cas à la rue Chérif- Zahar, ainsi qu’au chemin Pouyanne sis sur l’abrupt mont de Télemly et la rue Salah-Zamoum, où le goudron s’étalera également jusqu’à la venelle Youcef Ibn Tachfine (ex-Poincarré). L’opération, scindée en deux lots distincts, prévoie le goudronnage des rues Gérardin, Daguerre, Merad-Salah (ex-Professeur- Vincent) et de là jusqu’à la rue Enfantin. S’agissant du lot 2, la couche de goudron s’étendra de la rue Mokrane-Châabi jusqu’à l’avoisinante venelle Berrazouane au boulevard Krim-Belkacem en passant par la rue des Frères- Allahoum, Abdelkader-Hassina, Omar-Bencheikh, ces passages qui sont perpendiculaires à la rue Larbi Ben M’hidi et la rampe Mustapha-Benboulaïd.

L. N.

TESSALA EL-MERDJA

900 millions pour le

couffin de Ramadhan

n Dans le cadre de l’opération

couffin de Ramadhan, la commune de Tessala El-Merdja a recensé 2800 familles nécessiteuses qui vont bénéficier du couffin. Selon une source locale, l’assemblée populaire de Tessala El-Merdja a délibéré un budget de 900 millions de centimes pour cette opération. L’opération de distribution du couffin de Ramadhan qui aura lieu à la cantine centrale de la commune où une équipe spéciale a été affectée pour la réussite de

l’opération.

ZERROUKI N.

LA LUTTE CONTRE LES FRAUDES DURANT LE RAMADHAN

800 agents mobilisés

par la DCP

n Dans le cadre de la lutte contre

la spéculation et la lutte contre la fraude durant le mois de Ramadhan, la direction du commerce de la wilaya d’Alger a mobilisé quelque 800 agents spécialisés dans le contrôle des prix et la répression des fraudes. Ces agents auront pour mission de contrôler les marchés et de protéger le consommateur de tout dépassement durant le mois sacré. Selon une source crédible, les

agents mobilisés cibleront les commerçants des produits de grande consommation, mais aussi les produits soutenus, c'est-à-dire les produits dont le prix est fixé par l’État.

Z. N.-

DANS L’ATTENTE D’UN NOUVEAU PLAN DE CIRCULATION POUR LA CAPITALE

L’APW recommande la coordination

Le P/APW d’Alger, M. Karim Bennour, a invité à une conférence des spécialistes et des experts qui débattront aux côtés des cadres des services de sécurité pour dégager des solutions idoines, voire durables, face à l’épineux problème de la circulation automobile dans la capitale.

L es membres de l’APW d’Alger exa- minent de nouveau l’insoutenable problème des bouchons d’étrangle- ment dans la capitale. Ils réitèrent ainsi l’urgence de dégager des solu- tions idoines, voire durables face à

l’épineux problème de la circulation automobi- le. Pour se faire, l’APW a décidé d’inviter à la tribune des spécialistes et des experts en la matière qui débattront aux côtés des cadres des services de sécurité. À ce propos, une session consacré à la mobilité urbaine dans la capitale s’est tenue récemment à l’ancien siège du CPVA, sous la présidence de M. Karim Bennour, le président de l’APW qui a d’emblée annoncé l’urgence et l’importance d’une telle rencontre de nature à cerner les causes des embouteillages à la limite stressants et suffo- cants. Le cas est des plus préoccupant du fait de sa récurrence. Pis encore, ce mal n’est pas limi- té qu’aux heures de pointe, puisqu’il s’étend au- delà de 20h dans certains endroits de la capita- le. Avant de céder la parole aux spécialistes, la présidente de la commission des transports à l’APW, M me Bendaïkha, a rappelé que le plan de travail inhérent à cette rencontre a été élaboré avec les organismes chargés de l’activité des transports et de la mobilité urbaine. Premier intervenant, le représentant de la Sûreté nationale, le commissaire principal Mohamed Filali, qui a présenté une communi- cation d’excellente portée où il a pointé du doigt le déséquilibre indéniable qu’il y a entre l’infrastructure routière et le parc automobile de la capitale, qui est à l’origine de la probléma- tique des bouchons. D’ailleurs, les études étayées à l’aide de chiffres, décrivent une situa-

tion de mobilité urbaine insoutenable. Conçue

pour que les routes de la capitale accueillent, dira-t-il, 40 000 véhicules par jour, en 2010, ce chiffre a atteint les 200 000. Et pour fluidifier un tant soit peu le trafic, notamment durant les heures de pointe du matin et du soir, l’interve- nant a indiqué que 80% des effectifs de police de la capitale sont désignés pour la régulation de la circulation automobile, surtout à ces heures-là. C’est dire que les services de police n’ont ménagé aucun effort pour atténuer le cal- vaire des automobilistes. Mieux, M. Filali a

D. R.
D. R.

Karim Bennour, P/APW d’Alger, a décidé d’en finir avec le problème des embouteillages.

ajouté que l’unité aérienne de la Sûreté nationa- le contribue à améliorer la circulation, en orga- nisant deux rotations/jour par les hélicoptères, lesquels survolent les axes routiers d’Alger et envoient des images en temps réel au centre opérationnel de la Sûreté d’Alger qui gère la circulation. Néanmoins, le commissaire Filali a lancé un appel aux collectivités locales et aux services techniques compétents pour revoir le programme des travaux de réfection engagés sur la voie publique durant la journée. En effet, ces travaux concourent à aggraver davantage la circulation. Pour M. Filali, les travaux qui n’ont pas un caractère d’urgence doivent être exécu- tés de nuit, et les forces de police demeurent engagées pour sécuriser les travaux nocturnes et les ouvriers. Outre cela, la coordination entre les différents secteurs est indispensable, dira-t- il, afin de contribuer à fluidifier la circulation, et ce, dans l’attente d’un nouveau plan de circu-

lation. À ce sujet, le P/APW a appuyé cette pro- position en l’introduisant dans les recomman- dations devant sanctionner les travaux. En outre, le représentant de la gendarmerie a pré- senté un état des lieux général des drames enre- gistrés chaque jour sur les routes. Par ailleurs, le directeur général de l’Autorité organisatrice du transport urbain d’Alger a tenté d’apporter des réponses aux questions soulevées. Si on en croit l’orateur, la mise sur pied de l’Autorité va permettre une meilleure coordination entre les différents intervenants et les opérateurs en charge de la maintenance des routes, d’où la résorption de pas mal de difficul- tés. C’est ce qui a fait dire à Karim Bennour que “la mise en place de cette structure est certes bénéfique et on n’a de cesse de militer ardem- ment à l’APW pour revoir le plan de circulation dans la capitale.”

H. H.

À L’INITIATIVE DE L’ASSOCIATION “CHABAB MAWAHIB WA AFAQ”

H’mamet dzaïr blanchissent Alger

A lger a retrouvé en cet

après-midi mémorable du

samedi 28 mai, sa blan-

cheur d’antan qu’elle n’aurait jamais du perdre d’ailleurs, eu

égard au haïk m’rarma que nos h’mamet dzaïr n’auraient jamais dû plier dans leurs placards pour le perdre de vue. Elles étaient toutes là, ces belles h’mamet dzaïr élégamment emmaillotées dans leurs haïks qu’elles avaient dépliés pour blanchir l’Alger d’aujour- d’hui si triste à en pleurer, comme le faisaient nos mères, nos sœurs, nos épouses et nos filles lors- qu’elles chaulaient les douerate de La Casbah à l’approche du mois sacré du Ramadhan. Et comme dans un cortège nuptial, nos h’mamet dzaïr défilaient à la parade à l’intérieur d’habitacles douillets d’anciennes voitures, le

long des artères d’Alger sous le crépitement des flashs d’ano- nymes citoyens âgés de 7 à 77 ans, qui tenaient à immortaliser l’ins- tant d’une medina devenue comme par miracle blanche comme elle l’était. L’organisation fut confiée au staff de l’associa- tion dite “Chabab mawahib wa afaq” que préside Djamila Douaghi, et le défilé a observé une halte sur l’esplanade baptisée du nom de l’humoriste Mohamed- Touri, adjacente à l’Opéra d’Alger Mahieddine-Bachtarzi, et au mythique café Tantonville, où nos h’mamet dzaïr et les conducteurs des tacots ont été conviés par le patron de l’indémodable Tantonville, à une sympathique pause-café. À ce propos, la dame Djamila Douaghi à déclaré : “Le choix d’une pause-café au

Tantonville n’était pas fortuit ! Loin s’en faut ! Outre qu’il faille dépoussiérer le haïk, nous avons aussi à cœur de conter également à nos enfants, l’histoire de ce lieu convivial d’Alger, si chargé d’his- toire d’une pléiade d’artistes, constituée de femmes et d’hommes

de l’art dans toute ses dimensions. En effet et pour l’exemple, le Tantonville a été classé monument national par le département ministériel de la Culture”. Mais ceci est une autre histoire sur laquelle on reviendra bientôt. Merci les filles! LOUHAL N.

EL-MADANIA

Attention à la marche !

n À El-Madania, les escaliers du passage Mohamed-Ouannoufi se confondent avec l’herbe folle qui dissimule la marche au piéton. Le passant pourrait se prendre un jour ou l’autre le pied dans l’herbe et trébucher de douloureuse cascade jusqu’au bas de l’escalier. Le cas d’une chute toute endolorie est d’autant patent puisqu’il manque tant de pans au “darbou” métallique, qui n’est pas rassurant du tout, étant donné que le garde-fou vacille de toutes parts. Donc, le mieux est que l’établissement public Asrout s’en mêle au plus vite et désherbe là où il n’y a pas de réels gros pontes qui passent, si ce n’est que des petites gens à la vue qui baisse et qui doivent s’agripper à la rambarde métallique qu’il faudrait réparer également. Qu’on se le dise.

L. N.

LIBERTE

Dimanche 5 juin 2016

L’Algérie profonde

9

EN PRÉVISION DES PÉRIODES DE CANICULE À LAGHOUAT ET OUARGLA

Installation de nouveaux transformateurs électriques

Dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’urgence 2016 de la Société de distribution de l’électricité et du gaz Sonelgaz-Centre, 14 nouveaux transformateurs électriques seront installés à travers la wilaya de Laghouat.

U ne enveloppe de 160 millions DA a été consacrée pour la mise en œuvre de ce pro- gramme ciblant

certaines communes, notamment celles ayant besoin d’un renforce- ment du réseau de distribution de

l’électricité, selon la même source, qui ajoute que cette opération vise

à améliorer les prestations, à satis-

faire la demande croissante sur cette énergie et à éviter les pertur- bations récurrentes dans la distri- bution en période de fortes cha- leurs. Ce programme vient renforcer le plan d’urgence de l’année écoulée qui avait permis d’installer et de mettre en exploitation 49 équipe- ments similaires, a rappelé la di- rection locale de Sonelgaz. Un financement de près de 1,29 milliard DA a été investi au cours des derniers mois par Sonelgaz, dont une tranche de 500 millions DA pour le renforcement des ré- seaux et le reste pour la réalisation

de travaux de raccordement des nouveaux clients aux réseaux de

l’électricité et du gaz. Pour rappel, la wilaya de Laghouat

a enregistré, à la fin 2015, un taux

de couverture en électricité de plus de 96%, avec un total de plus de 88 000 abonnés au réseau de basse ten- sion et 917 autres à celui de moyen- ne tension. Par ailleurs, dans la wilaya d’Ouar- gla, au titre du même plan d’ur- gence 2016, 118 transformateurs électriques sont projetés, selon les services de la Société de distribution de l’électricité et du gaz de Centre

D. R.
D. R.

Pas moins de 55 transformateurs ont été déjà installés afin de renforcer l’approvisionnement en énergie électrique.

(SDC-Sonelgaz). Ce plan qui pré- voit aussi la réalisation d’un réseau de 196,1 km cible différentes com- munes de la wilaya, dans les régions d’Ouargla et de Touggourt, selon la même source. Ce plan, dont 55 transformateurs ont été déjà installés, devra per- mettre de renforcer l’approvision-

nement en énergie électrique de la wilaya et réduire les perturbations dans l’approvisionnement, surtout en période des fortes chaleurs. Pour rappel, le plan d’urgence de l’année écoulée avait permis l’ins- tallation de 112 transformateurs à travers la wilaya, sur un objectif de 130 unités, soit un taux de réalisa-

tion estimé à 86,15%, en plus de la réalisation d’un réseau électrique de 144,04 km sur un objectif de 276 km, soit un taux de 52%, selon les même services.

BOUHAMAM AREZKI

SDE DE TAMANRASSET

Plus de 530 millions de DA de pertes en 2015 !

L Direction de distribution de l’électrici-

a

et du gaz de Tamanrasset a comptabi-

lisé au passif de son bilan 535,70 millions

de DA de perte en 2015. C’est ce qu’a révélé le rapport dressé, mercredi dernier, par le DDT, Amar Djemam, lors d’une conférence de pres- se. Sur les 361,2 gigawatts/heure achetés, 312,7 GWh ont été distribués, soit une différence de 48,6 GWh représentant un taux de 13,45% de perte. Selon le conférencier, un abonné sur 16 consomme de l’électricité frauduleusement. Le préjudice des raccordements illicites est, selon le rapport, l’équivalent de 18 mois de salaire du personnel de la DDT qui compte 313 employés. Pour rappel, le taux des branchements illicites

était de 23% en 2014, soit 10 999 sur les 47

733 déclarés. C’est dire que des efforts considérables ont été consentis pour éradiquer ce phénomène qui a pris des proportions gravissimes ces dernières années. Evoquant les créances, l’orateur a avancé un montant de 33,25 millions de DA, dont 34,06% sur les abonnés privés, 44,93% sur le secteur public (administration), 13% sur l’Al- gérienne des eaux et 4% sur des périmètres agri- coles d’In Salah contre lesquels des mesures ont été prises par le service des contentieux. Le taux des créances représentant 11 mois de salaire du personnel de la DDT a été évalué à 26,46%. Revenant au taux de couverture en

DÉMANTÈLEMENT D’UN LIEU DE DÉBAUCHE À TAMANRASSET

11 arrestations opérées par la police

n La brigade de lutte contre le trafic de stupéfiants et de protection des mœurs générales près la Sûreté de wilaya de Tamanrasset a procédé, en fin de semaine, au démantèlement d’un lieu de débauche à la cité Amechouen non loin du centre-ville, a-t-on appris, hier vendredi, du responsable de la cellule de communication. Ce coup de filet a débouché sur l’arrestation de

sept personnes, dont quatre femmes, en flagrant délit de prostitution. L’opération, réalisée à la suite d’une perquisition ordonnée par le procureur de la République près le tribunal de Tamanrasset, a donné lieu aussi à la saisie d’une somme d’argent en monnaie nationale, ajoute notre source, précisant que la propriétaire de la maison close et trois autres hommes inculpés

énergie électrique dans cette wilaya de 226 576 âmes, le bilan annuel de la DDT fait ressortir un taux de 89%, affirme M. Djemam en pré- cisant que 1030 demeures sont alimentées en énergie solaire, soit 2% des clients de la direc- tion locale. Tout en mettant en relief le bond (6,5%) réa- lisé en matière de clients par rapport à l’année 2014, où l’on avait enregistré 47 733 abonnés, la Direction de distribution de l’électricité et du gaz s’engage à porter le taux de couverture en électricité à 92% avec la réception des différents projets lancés et l’alimentation des 12 localités restantes sur les 29 prévues.

R. KARECHE

pour proxénétisme ont également été arrêtés lors de cette opération portant ainsi le nombre des arrestations à 11 personnes. Déférés au parquet de Tamanrasset, six accusés, dont les quatre prostituées, ont été placés sous mandat de dépôt, tandis que les autres ont tous bénéficié d’une citation directe.

RABAH KARECHE

tous bénéficié d’une citation directe. RABAH KARECHE BRÈVES du Centre BOUIRA Moderniser les réseaux

BRÈVES du Centre

BOUIRA

Moderniser les réseaux électriques par le système Micro-Scada

n Un plan technique pour moderniser les

réseaux électriques, augmenter leur apport en puissance énergétique et améliorer leur qualité de service vient d’être mis en place par la SDC de Bouira. Il s’agit de la réhabilitation de plusieurs postes électriques. Sont concernés les postes électriques 60/30 KV de Sour El-Ghozlane, le poste 60/30 KV d’Oued El-Berdi, à terminer avant 2017. Celui-ci prendra en charge les besoins en énergie électrique de la zone industrielle (ZI) de Sidi Khaled. Le poste 60/30 KV d’Aomar, prévu pour 2019, garantira l’énergie électrique au profit de la zone industrielle (ZI) d’Aomar. Il s’agit aussi de la création de 3 districts électricité et gaz dans les communes d’El-Hachimia, Bordj Okhriss et Kadiria dans le but d’accompagner l’évolution du nombre de clients, de leurs exigences et de permettre la progression des réseaux de l’électricité et du gaz qui obligent un déploiement pouvant couvrir de manière efficace le territoire de la wilaya. En somme, d’autres nouveaux procédés techniques sont introduits dans l’objectif de moderniser les équipements. Et dans ce sens, il a été annoncé par le directeur de cette entreprise, Khaled Nacer, l’introduction d’un nouveau système appelé Micro-Scada qui est conçu spécialement pour moderniser le réseau électrique, en plus de la fibre optique qui est en cours d’installation. Par ailleurs, le plan d’urgence lancé l’année dernière et qui a permis la réalisation de 85 postes électriques, afin de renforcer le réseau électrique, est soutenu par un autre plan dit “de passage été”, qui comprend l’installation de 25 autres postes électriques, en cours de réalisation. Parfois, leurs implantations butent sur des oppositions qui nécessitent un règlement entre les deux parties ; faute d’arrangement, la justice est saisie pour trancher. Il est à faire connaître également que le plan d’urgence a requis un montant financier de près de 41 milliards. Quant au “plan de passage été”, il a nécessité une enveloppe de 218 millions de dinars, d’après le responsable de la direction de distribution de Bouira.

FARID HADDOUCHE

MEKLA/TIZI OUZOU

Les couffins de Ramadhan sont déjà prêts !

n Les services de l’action sociale des

communes de Mekla et de Aït Khelili sont prêts pour aider les familles nécessiteuses durant le mois de Ramadhan. Selon le 1 er vice-président de l’APC de Mekla, Nacer Otmane, les nécessiteux recensés, au nombre de 1066, recevront ces jours-ci le traditionnel couffin de Ramadhan. La municipalité a dégagé une enveloppe financière conséquente et a procédé à l’acquisition de 1100 couffins tout en espérant une contribution supplémentaire de la part de la wilaya pour améliorer le contenu des couffins. Selon le vice-président, “la liste des bénéficiaires a été établie en concertation avec les représentants des comités de villages et les services de l’action sociale de la commune, mais elle demeure encore ouverte au cas où il y aurait eu des omissions”. Pour la commune d’Aït Khelili, 400 couffins ont été préparés, et Ammi Achour, chargé du social, est catégorique : “Ces couffins sont destinés exclusivement aux familles démunies de la commune, et seront remis à leurs destinataires cette semaine, avant le premier jour de Ramadhan !” Enfin, pour ce qui est de la commune de Souama, il semble que la mairie ait déjà préparé 300 couffins alimentaires, puisque la daïra de Mekla aurait reçu, en tout, un quota de 1700 couffins, ce qui est jugé insuffisant par les élus. C’est dire que les services municipaux comptent énormément sur d’autres bienfaiteurs et des entreprises locales pour faire face à la situation.

SAÏD MECHERRI

Zitari/Liberté

Zitari/ Liberté LIBERTE Dimanche 5 juin 2016 L’Algérie profonde 9 MANŒUVRES DE LA PROTECTION CIVILE À

LIBERTE

Dimanche 5 juin 2016

L’Algérie profonde

9

MANŒUVRES DE LA PROTECTION CIVILE À MILA

Trois schémas d’opérations de sauvetage simulés

Constitué de 100 éléments, le DRPI, considéré comme l’entité la plus légère du corps de la Protection civile, est censé être présent sur le site de la catastrophe en moins de deux heures.

sur le site de la catastrophe en moins de deux heures. Des manœuvres de simulation sont

Des manœuvres de simulation sont effectuées afin de sauver des victimes coincées sous les décombres en cas de séisme.

L e détachement de renfort des premières interventions, DRPI, de la Protection civile de Mila a effectué, du 2 au 4 juin, des manœuvres de simulation d’opérations d’intervention sur

un séisme. Le DRPI, qui a planté son camp et son quartier général près de l’agglomé- ration de Ferdoua, à proximité du barrage de Beni Haroun, a simulé trois scénarios différents : intervention sur un séisme noc- turne, intervention et sauvetage des vic- times d’un séisme qui s’est produit tôt le matin et intervention et sauvetage de sinis- trés en fin de journée. Constitué de 100 éléments, dont 2 médecins, 12 officiers, 12 sous-officiers et 74 agents d’intervention,

le DRPI, considéré comme l’entité la plus légère du corps de la Protection civile, est censé être présent sur le site d’une catas- trophe en moins de deux heures, compte tenu du matériel spécialisé dont il dispose et de la haute qualification de ses éléments. “Le DRPI doit être présent sur le site de la catastrophe en premier. Nous possédons des moyens adaptés qui nous permettent une autonomie complète de huit jours et des équipes d’intervention qui maîtrisent les techniques de repérage des personnes sous les décombres et les tâches liées aux actions de secourisme”, nous dira le capitaine Khaldoun El Hacene, chargé de la commu- nication, lors de notre passage, ce jeudi, dans le camp du DRPI. Placé sous les

ordres du capitaine Bouchemal Zidane, le détachement a entamé ses exercices ce jeudi après-midi, des manœuvres qui ont duré jusqu’à hier soir. “Notre objectif fut de tester les compétences du détachement et l’efficacité de l’action de ses éléments dans les domaines de la découverte des victimes coincées sous les décombres, le secourisme et l’évacuation”. Notre interlocuteur précise que cette manœuvre s’inscrit dans le cadre de la formation continue des équipes du DRPI. “Notre équipe va mettre en pratique les schémas de secourisme étudiés en cours théoriques, consistant à faire revenir la population sinistrée à la vie normale au plus vite”.

KAMEL B.

sinistrée à la vie normale au plus vite” . KAMEL B. BRÈVES de l’Est BORDJ BOU-ARRÉRIDJ

BRÈVES de l’Est

BORDJ BOU-ARRÉRIDJ

Distribution imminente de plus de 1000 logements

Très attendus par la population depuis des

années, 1110 logements seront finalement distribués dans quelques jours dans 10 communes de la wilaya de Bordj Bou-Arréridj, nous apprend-on au niveau de la wilaya. Selon la même source, l’opération débutera aujourd’hui,

dans la commune de Ras El Oued avec la distribution de 100 logements. Elle sera suivie de

la commune de Khellil avec 150 logements, 220 à

Medjana, 100 à Sidi M’barek, 100 à Aïn Taghrout, 100 à El Anasser, 150 à Mansoura, 100 à El-M’hir, 40 à Tassameurth et 50 à Ghaïlassa.

CHABANE BOUARISSA

SÉTIF

Plus de 400 lotissements de terrains sociaux à Ouled Si-Ahmed

Les autorités locales de la commune d’Ouled

Si-Ahmed, située au sud de la wilaya de Sétif,

viennent de finaliser le dossier relatif à l’attribution de 413 lots de terrains dans le cadre du programme des Hauts-Plateaux permettant aux citoyens de bénéficier d’un terrain constructible. Selon le P/APC de cette commune,

le choix de terrain devant abriter lesdits

lotissements a été fait. “Ces lotissement seront répartis sur deux sites qui ont été choisis, à savoir 248 lotissements au chef-lieu et 165 à l’agglomération de Ouled Si-Yahya”, ajoute-t-il en précisant : “Ce quota permettra d’atténuer la crise de logement au niveau de notre localité”. Rappelons aussi que la commune a bénéficié d’un quota de près de 500 logements dans le cadre de l’habitat rural au titre de l’exercice 2015.

A. LOUCIF

AÏN ARNAT (SÉTIF)

Des villages dotés d’aires de jeux

Des villages de la commune d’Aïn Arnat

située à 9 kilomètres à l’ouest de Sétif viennent

d'être dotés d’aires de jeux. En effet, la localité d’Aïn Zada a bénéficié d’un CSP (complexe sportif de proximité) pour une enveloppe financière estimée à 495 millions de

centimes. Par ailleurs, le village de Timlouka

a bénéficié d’un stade avec un coût estimé à 479

millions de centimes. Pour le village de Ouled Si- Ali, une enveloppe de 344 millions de centimes a été dégagée pour la réalisation d’un stade. Les jeunes sportifs de Mehdia et El-Anasser ont aussi respectivement bénéficié de projets pour

la réalisation d’un stade.

A. LOUCIF

ANNABA

Bagarre générale entre commerçants informels

Hier dans la matinée, une bagarre générale a éclaté au niveau de la rue Larbi-Khemisti, sise au centre- ville d’Annaba, entre des commerçants informels, ce qui a généré une situation des plus chaotiques. En effet, une violente rixe a opposé, à coup de cou- teaux et de gourdins, certains vendeurs à la sauvet- te pour une histoire d’occupation de trottoirs, sous les regards terrifiés des femmes, très nombreuses ce jour-là à faire des achats pour le mois de carême. Une partie de la rue Larbi-Khemisti, notamment celle reliant la placette du éâtre à l’avenue Gambetta, la plus commerçante d’Annaba, donne l’allure, au fil des jours, d’un endroit sordide totale- ment sous l’emprise d’individus sans scrupules. Aussi paradoxal soit-il, aussi bien de la place du éâtre Azzedine-Medjoubi, l’une des vitrines de la coquette, que l’avenue Gambeta, ce ne sont pas les fourgons de police d’intervention qui manquent. Mais c'est l'anarchie. Les automobilistes ne peuvent pas garer leur véhicule et sont “de facto” chassés par des vendeurs confortablement installés sur les trot- toirs, voire même sur une partie de la chaussée, qui

proposent des produits en tout genre et qui conviennent à toutes les bourses. Hier, et au grand jour, les tenants du commerce informel sur les lieux ont poussé le bouchon un peu trop loin. Des auto- mobilistes qui ont “osé” stationner dans la matinée sur les lieux, ont découvert, à leur retour, que leurs véhicules étaient égratignés sur les côtés et au niveau des toits. Une façon de confirmer que se sont eux les maîtres des lieux et aucun stationne- ment n’est autorisé sans leur accord. Un conduc- teur d’une camionnette de livraison de marchan- dises a même été pris à partie par des vendeurs illi- cites. Il a failli, a-t-on constaté sur place, être lynché par plusieurs individus qui occupaient les trottoirs et une partie de la chaussée du matin au soir. Son seul tord était d’avoir demandé aux squatteurs de libérer la chaussée afin de continuer sa route. Le pauvre conducteur n’a trouvé son salut qu’avec l’in- tervention de certains passants. Et malheureuse- ment ce n’est pas la première fois que ce genre de dépassement avait eu lieu.

BADIS B.

GUELMA

Trois pôles pour abriter les projets de logements

La wilaya de Guelma a longtemps enduré le manque d'assiettes foncières, et cela a engendré un retard énorme dans le lancement d'importants projets de développement local, notamment le secteur de l'habitat. Les responsables devaient faire preuve de beaucoup d'imagination pour dénicher des poches et des terrains afin de concrétiser les équipements publics et des logements. Déterminé à solutionner ce problème récurrent, le wali de Guelma, qui est en poste depuis neuf mois, a opté pour la désignation de pôles au niveau des villes de Guelma, Oued Zénati et Bouchegouf. Les Pos Sud et Nord du chef-lieu de wilaya étant saturés, le chef de l'exécutif a créé le pôle de Hadjar-Mengoub, bourgade située sur un relief montagneux, à une douzaine de kilomètres de Guelma. Ce site de 80 hectares, majoritairement des terres domaniales, a l'avantage de posséder des servitudes (eau potable, électricité, voies de communications) , susceptible d'abriter des milliers de logements toutes formules confondues, particulièrement ceux de l'AADL, le social, le promotionnel public et le social participatif. La daïra de Oued Zénati a bénéficié du pôle de djebel Ancel, distant de sept kilomètres, couvrant une centaine d'hectares, où 700 logements AADL sont déjà en voie de lancement. Cette ancienne décharge publique a été réaménagée et elle sera un palliatif inespéré pour accueillir tous les programmes de logements retenus pour cette région. Le troisième pôle est localisé à Bouchegouf, et ce Pos 7 pourra répondre à la forte demande du secteur de l'habitat puisque 600 logements sont en cours de réalisation. Selon le directeur de wilaya du logement, ces instruments urbanistiques mettront un terme au manque crucial du foncier qui affectait la wilaya de Guelma. Les autorités locales ont su prendre en charge ce dossier récurrent, et ce, à la grande satisfaction de la population qui bénéficiera dans les délais impartis de milliers de logements.

HAMID BAALI

LIBERTE

Dimanche 5 juin 2016

L’Algérie profonde

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“QUATRE NUANCES DE FRANCE” PRÉSENTÉ À ORAN

Ou comment vivre avec ses différences

“L’Algérie est mon ‘inné’ et la France est mon ‘acquis’” a déclaré Arhab pour lequel la France se débat encore avec ses vieux démons.

F ace aux extrémismes, à l’intolé- rance, à la xénophobie et la crainte de l’autre, quatre per- sonnes d’horizons et de par- cours différents ont écrit en France un livre pour confronter

leurs visions et tenter de se comprendre afin pouvoir vivre ensemble. Rachid Arhab, 60 ans, journaliste français de naissance algé- rienne, Xavier Driencourt, 60 ans, ancien ambassadeur de France en Algérie (2008- 2012), Karim Bouhassoun, 35 ans, conseiller politique ayant acquis la nationa- lité algérienne, et Nacer Safer, 36 ans, émi- gré économique algérien sans-papier depuis de nombreuses années, ont coécrit Quatre nuances de France dans lequel ils ont essayé d’échanger sur les sujets qui divisent à l’in- térieur de la société française mais aussi entre la France et l’Algérie, dans une tenta- tive de proposer des solutions. Rachid Arhab, Xavier Driencourt et Karim Bouhassoun étaient jeudi à Oran, à l’initia- tive de l’Institut français, où ils sont venus faire la promotion de leur produit mais éga- lement pour débattre du contenu du livre. “L’Algérie est mon ‘inné’ et la France est mon ‘acquis’” a déclaré Arhab pour lequel la France se débat encore avec ses vieux démons. “Quand je vois l’affaire Benzema, je me dis qu’on n’a pas encore réussi à s’en sor- tir”, a-t-il encore dit en évoquant son par- cours qui l’a amené, à 60 ans, à s’interroger sur la bi-nationalité. Rachid Arhab s’est éga- lement inquiété de voir qu’il n’y a pas enco- re de télévision franco-algérienne (projet sur lequel il dit travailler) alors que la

D. R.
D. R.

France et l’Allemagne ont pu concevoir ARTE. Pour Xavier Driencourt, à l’origine de l’idée d’écrire un livre à plusieurs mains, à plusieurs sensibilités, Quatre nuances de France est également politique. “Nous avons fait un travail politique à travers un débat serein” a-t-il notamment déclaré en expli- quant qu’il était devenu nécessaire dans une France où des sujets comme l’immigration, l’intégration, l’identité, la religion ou la laï- cité étaient diabolisés. D’ailleurs, deux poids-lourds de la politique française, en l’occurrence Jean-Louis Debré et Jean

Pierre Chevènement ont préfacé ce livre, ce qui lui confère un caractère éminemment politique. Enfin, Karim Bouhassoun, le ben- jamin du groupe, a insisté sur la responsabi- lité sociale des élites en France et en Algérie pour parvenir à dénouer les tensions qui empoisonnent les relations entre les deux pays. Karim Bouhassoun s’est dit très ému de se retrouver à Oran avec un passeport algérien, à l’endroit même où quelques années plus tôt, il était venu en tant que député français.

S. OULD ALI

AMAR GHOUL DANS LA CAPITALE DE L’OUEST

La 1

re

Rencontre de l’Organisation

mondiale du tourisme à Oran

C’ est parti ! Le ministre de l’Aménagement du territoire, du Tourisme

et de l’Artisanat, Amar Ghoul, a procédé ce jeudi l’ouverture officielle de la saison estivale à

partir de la plage Les Dunes à Aïn El-Turck. Le ministre a tenu un point de presse où il a notamment déclaré que “plus de 100 projets dans le secteur du tourisme sont en cours de réali-

sation à Oran et plus de 1600 projets à travers le pays”, avant d’ajouter que le parc hôtelier d’Oran est parmi les plus importants. “Nous allons atteindre les 40 000 lits à Oran pour faire face aux besoins gran- dissants, surtout lors des événe- ments internationaux”, a-t-il précisé. En effet, les Jeux médi- terranéens de 2021 et surtout la 1 re Rencontre internationale de

l’Organisation mondiale du tourisme qui se déroulera à Oran en octobre prochain met- tront “Oran sous les projecteurs du monde entier. Du coup, le développement de notre touris- me et l’artisanat sont une source financière rentable. Le secteur du tourisme est prometteur. Il crée les emplois et la richesse”, a affirmé Amar Ghoul. D’autre part, le ministre a profité de sa

visite à Oran pour poser la pre- mière pierre du projet de l’école supérieure de l’hôtellerie et res- tauration, situé près de l’hôtel Méridien, avec un apport finan- cier initial de 150 milliards de centimes alloué pour une durée de réalisation de 16 mois, projet octroyé à une entreprise chinoi- se spécialiste en la matière.

NOUREDDINE BENABBOU

Fodil Baba-Ahmed “El Guellil”n’est plus

n Fodil Baba-Ahmed, directeur technique du Quotidien d’Oran mais aussi et surtout chroniqueur qui animait “Tranche de vie” sous la plume d’El Guellil, est décédé hier matin des suites d’une longue maladie. Né en janvier 1952, le défunt s’est très tôt épris du monde des arts. Il fit l’expérience du théâtre, notamment aux côtés du regretté Abdelkader Alloula, du cinéma, dans le film de Omar Gatlato, tâta de la musique en participant à la création du groupe d’Ahl Diwan avant de s’investir dans la presse écrite et de contribuer au lancement, en 1994, du Quotidien d’Oran, journal dont il a été l’un des initiateurs. Pendant une dizaine d’années, sous le pseudonyme d’El Guellil, il brocarda avec beaucoup de facétie les travers de la société algérienne en usant d’un langage familier, truffé d’expressions

populaires qui firent la réputation de la chronique. En 2006, d’ailleurs, Fodil Baba- Ahmed compila ces billets dans un recueil préfacé par Sadek Hadjerès qu’il fit publier aux Editions Dar El-Gharb. Atteint d’un cancer, il ralentit ses activités et concentra ses efforts pour lutter contre l’effroyable maladie qui finit par l’emporter à l’âge de 64 ans. Le défunt, qui laisse derrière lui trois enfants, a été enterré hier. Adieu l’ami. Adieu l’artiste.

S. O. A.

Trois blessés dans le dérapage d’une voiture

n Trois blessés à divers degrés de gravité ont été enregistrés ce vendredi vers 12h10 à l’entrée de la localité de Boujemaâ. L’accident a eu lieu suite au dérapage d’une Renault Clio.

AYOUB A.

Incendie d’un entrepôt

Un incendie s’est déclaré ce vendredi

après-midi dans un entrepôt de mobiliers en bois dans la zone industrielle d’Es Sénia. La superficie incendiée est estimée à 150 m sur les 950 que compte l’entrepôt. Le feu, dont l’origine n’est pas encore connue, a consumé 15 chambres à coucher en kit.

A.

A.

1200 chardonnerets dans la malle

Lors d’une patrouille sur la route reliant

Oran à Aïn Témouchent, les gendarmes ont interpellé une personne qui transportait à bord d'une Dacia Logan 1200 chardonnerets en provenance du Maroc. Le mis en cause a été présenté à la justice et les oiseaux remis à la Conservation des forêts.

A. A.

et les oiseaux remis à la Conservation des forêts. A. A. BRÈVES de l’Ouest CHLEF Le

BRÈVES de l’Ouest

CHLEF

Le conducteur d’un camion meurt sous un train

Le conducteur d’un camion de marque

Shacman est mort écrasé par le train rapide Oran-Alger. L’accident s’est produit jeudi dernier aux environs de 10h30 lorsqu’il s’est engagé sur un passage à niveau non gardé à Oum Drou, à une dizaine de kilomètres à l’est du chef-lieu de la wilaya de Chlef. Originaire de la wilaya de Chlef, la victime était âgé d’une trentaine d’années.

AHMED CHENAOUI

MOSTAGANEM

Un cadavre dans les égouts de Mazagran

Les éléments de la Protection civile ont

extirpé le corps inerte d’un homme âgé vraisemblablement d’une quarantaine d’années et dont l’identité n’est pas encore connue, d’une canalisation d’évacuation des eaux usées située dans la partie basse de la localité. Selon les informations recueillies, le corps était dans un état de décomposition assez avancé et une enquête a été ouverte.

M. SALAH

Son employeur ne le paie pas, il tente de le voler

Les gendarmes de Tazgaït ont interpellé

un Marocain, âgé de 32 ans, en situation irrégulière suite à une plainte déposée par un citoyen. Le suspect a été arrêté surpris en flagrant délit de vol de matériel de construction à l'intérieur du domicile de la victime tandis que ses deux acolytes, algériens, ont pris la fuite. Interrogé, le mis en cause a déclaré qu'il a essayé de se faire justice après que le plaignant ait refusé de le payer pour les dix jours de travail de maçonnerie qu’il a effectué chez lui. L'enquête se poursuit.

M. S.

AÏN TÉMOUCHENT

Plus de 38 000 couffins pour le Ramadhan

Les services concernés ont recensé cette

année 38 777 familles dans le besoin à travers les 28 communes de la wilaya de Aïn Témouchent. Une enveloppe de 1,5 milliard de centimes a été dégagée pour la circonstance. Selon la chargée de la communication de la wilaya, 15 points de restauration seront ouverts pendant ce mois de Ramadhan à l’actif d’associations caritatives, de la direction des affaires religieuses et certains bienfaiteurs privés.

M. LARADJ

RELIZANE

Un dealer interpellé

Un homme de 25 ans a été placé sous

mandat de dépôt pour détention de produits stupéfiants à des fins de commercialisation. L’individu en question avait été interpellé par les agents de la BRI suite à l’exploitation de renseignements parvenus indiquant qu’un local commercial servait de paravent à un trafic de stupéfiants. Lors de la perquisition du magasin de vêtements, plusieurs morceaux de kif traité d’un poids équivalant à 3,8 grammes ont été découverts soigneusement dissimulés dans les plis d’un habit destiné à la vente.

M. SEGHIER

SIDI BEL-ABBÈS

45 ovins volés récupérés

Un éleveur âgé de 29 ans s’est fait voler

son cheptel composé de 100 ovins, de son étable attenante à sa demeure, durant la nuit. Les gendarmes sont parvenus, le même jour, à 9h30, à récupérer 45 têtes parmi le cheptel volé, abandonnées par les malfaiteurs en bordure de la route à quelque 4 km de la ferme.

A. A.

10

L’internationale

Dimanche 5 juin 2016

LIBERTE

L’ONU DEMANDE DES GARANTIES POUR LEVER L’EMBARGO SUR LES ARMES EN LIBYE

Le gouvernement d'union nationale en a-t-il les moyens ?

Le gouvernement de Fayez As-Sarraj, dont l’activité est limitée à certaines parties de la capitale Tripoli, peut-il donner des garanties de contrôler les armes en cas d’assouplissement de l’embargo ?

E réponse aux nombreuses

demandes libyennes pour lever

assouplir l’embargo sur les

n

ou

ventes d’armes imposé à ce pays par la communauté internatio- nale depuis octobre 2011, suite à

la chute du régime de Mouammar Kadhafi, le Conseil de sécurité de l’ONU réclame au gouvernement d'union libyen de Fayez As- Sarraj de garantir que les armes ne tombe- ront pas entre de mauvaises mains en cas d’acceptation de sa requête. Reste à savoir maintenant si ce gouvernement, qui tente d’asseoir son autorité sur le pays miné par les divisions politiques et la menace terroris- te, représentée par l’État islamique, qui occupe une partie de la région de Syrte est en mesure de satisfaire l’exigence de l’organe exécutif des Nations unies, si l’embargo sur les ventes d’armes est assoupli dans le pays, comme il le demande pour être en mesure de lutter contre le groupe État islamique. La question est pertinente, car au vu des capa- cités d’action des membres du cabinet d’As- Sarraj sur le terrain, eux qui sont confinés dans la seule capitale Tripoli, contrôler la circulation des armes relèverait de l’exploit. Cette réaction du Conseil de sécurité de l’ONU intervient suite à l’accord conclu le mois dernier entre 25 institutions interna-

tionales et pays, dont l'Égypte, l’Italie, le Royaume-Uni, les États-Unis et la Russie pour soutenir un assouplissement de l'em- bargo sur les armes imposé par l’ONU. La réponse définitive n’interviendra qu’après étude de la demande formelle du gouverne- ment d’union nationale, dirigé par le

D. R.
D. R.

Premier ministre Fayez As-Sarraj, au Comité des sanctions des Nations unies, selon un diplomate au siège de l’ONU. Cette source a souligné que “le gouvernement d’union libyen va devoir apporter des garan- ties lorsqu’il présentera ses demandes au Comité des sanctions des Nations unies, selon lesquelles il n’y a pas de risques que les expor- tations d'armes soient déviées vers des groupes terroristes”. La même source a ajou- té qu’“il va falloir du temps au gouvernement d’union nationale pour mettre en place les mesures nécessaires, telles que des emplace-

Conseil de sécurité de l’ONU.

ments de stockage. La demande pourrait de ce fait prendre encore du temps” avant de se concrétiser. Par ailleurs, un autre diplomate a évoqué des préoccupations concernant la structure de commandement de diverses milices appuyant le gouvernement de Fayez As-Sarraj. Il est nécessaire de clarifier qui exactement doit recevoir des armes, a-t-il estimé. Pendant ce temps, les différentes forces libyennes multiplient les attaques contre les positions de Daech à Syrte et à Benghazi. Ainsi, la marine de l’armée libyenne s’attelle à contrecarrer les actions

de l’État islamique à travers un dispositif au large de la côte de la ville de Syrte pour empêcher ses éléments de fuir par la mer. À Benghazi, une source auprès de l’armée diri- gée par le général Khalifa Haftar a indiqué à la chaîne de télévision Libya 24 que l’avia- tion libyenne a bombardé avec des MIG 21 et des MIG 23 des positions de Daech.

MERZAK TIGRINE

C’EST LA TROISIÈME EN UNE SEMAINE À SOUSSE

Tunisie :démantèlement d’une cellule terroriste

n Les services de sécurité tunisiens ont démantelé une cellule terroriste de neuf personnes, la troisième en une semaine, a indiqué hier le ministère tunisien de l’Intérieur dans un communiqué sur sa page facebook. Les membres de cette cellule étaient versés dans le recrutement des candidats au “djihad” au profit de l’organisation autoproclamée État islamique en Syrie et en Irak. Elle était également chargée d’envoyer les nouvelles recrues dans les camps d’entraînements en Libye voisine, dans la perspective d’un retour sur le sol tunisien pour y commettre des attentats, ont affirmé les autorités tunisiennes. Le ministère de l’Intérieur a expliqué que les membres de ladite cellule opéraient dans les mosquées, où il leur était plus facile de mener leur propagande et détecter les éventuels candidats au terrorisme

L. M.

ACCULÉ PAR LES FORCES IRAKIENNES À FALLOUJA

L’État islamique perd aussi du terrain en Syrie

P our la première fois depuis deux années, les forces du régime syrien sont entrées hier dans la province de Raqa, bastion du grou-

pe terroriste Daech, pendant que les troupes ira- kiennes lui coupaient les dernières lignes d'ap- provisionnement à Fallouja. Selon Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), les troupes du régi- me de Damas, qui “sont soutenues par les frappes des avions russes et des supplétifs syriens entraînés par Moscou” dans leur offensive lancée jeudi pour reprendre principalement la ville de Tabqa, “sont entrées samedi matin pour la première fois dans la province de Raqa depuis août 2014”, d’où elles avaient été chassées par le groupe terroriste. Le premier objectif de l’armée syrienne est de reprendre la ville de Tabqa, sur l’Euphrate, près de laquelle se trouve une prison contrôlée par l’EI et un aéroport militaire. Cette avancée des forces du régime intervient une dizaine de jours après que les Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition arabo-kurde, appuyées par les

Etats-Unis ont lancé une offensive dans la pro- vince de Raqa et avancent elles aussi vers Tabqa mais à partir du nord. Ceci fait dire au directeur de l’OSDH : “Il semble qu'il y ait une coordination non déclarée entre Washington et Moscou.” A Fallouja, l’armée irakienne a enregistré des pro- grès vendredi dans son offensive en pénétrant dans un nouveau quartier du sud de ce bastion du groupe terroriste Etat islamique, selon des res- ponsables militaires irakiens. “Les forces de sécuri- té ont avancé à partir du quartier de Naimiyah vers celui de Chouhada”, a déclaré à l’agence AFP le général Abdelwahab al-Saâdi, le commandant de l'opération pour la reprise de Fallouja, lancée le 23 mai. Après une première phase qui a permis aux troupes irakiennes de couper les dernières lignes d'approvisionnement des terroristes, les forces d'élite sont entrées le 30 mai dans Fallouja, à 50 km à l'ouest de Bagdad, à partir de trois axes. Leur progression a été en outre ralentie par les craintes pour le sort de quelque 50 000 civils blo- qués dans Fallouja. M. T./AGENCES

ATTAQUE D’ENVERGURE DE BOKO HARAM AU NIGER

Trente-deux militaires tués

n Au moins 30 militaires nigériens et deux soldats nigérians ont été tués lors d'une attaque massive lancée par le groupe islamiste nigérian Boko Haram à Bosso, une localité du Niger proche de la frontière avec le Nigeria, a annoncé hier le ministère nigérien de la Défense. “Le vendredi 3 juin 2016 aux environs de 18H50 (17H50 GMT), des centaines d'assaillants du groupe terroriste Boko Haram ont attaqué le poste militaire de reconnaissance de Bosso”, selon un communiqué du ministère nigérien de la Défense transmis à l'AFP. Le ministère donne un bilan de “trente militaires nigériens et deux militaires nigérians tués. 67 militaires nigériens et nigérians blessés”. Du côté de Boko Haram, “plusieurs morts et blessés ont été

emportés”, poursuit le texte sans fournir de chiffres sur les pertes adverses. C'est le plus lourd bilan infligé par Boko Haram au Niger depuis que ce pays est entré en guerre contre les insurgés en février 2016. Le 25 avril 2015, les islamistes de Boko Haram avaient anéanti une position militaire sur le lac Tchad, faisant 74

morts, dont 28 civils. Trente-deux soldats avaient également été portés disparus.

R. I./AGENCES

LA 9 e SESSION DU COMITÉ DE SUIVI DE L’ACCORD D’ALGER REPORTÉE

Crise malienne : l’impasse

L e Comité de suivi de l’Accord d’Alger a reporté sa 9 e session, prévue les 3 et 4 juin, en raison

du refus de mouvements signataires de se rendre à Bamako, avant la satis- faction de leurs doléances par les auto- rités maliennes. La Coordination des

mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme d’Alger ont envoyé ven- dredi, en effet, une lettre au CSA lui expliquant les raison de la suspension de leur participation à cette nouvelle session de discussion autour de la mise en œuvre de l’Accord d’Alger, accusant le gouvernement malien de blocages. Cette rencontre devait se tenir la semaine dernière, mais elle a été reportée une première fois à cause de la présence des délégués de la CMA et de la Plateforme à Alger pour une réunion d’évaluation avec la média- tion internationale. Ces deux organi- sations signataires de l’accord de paix ont posé une série de conditions avant de rependre langue avec le CSA. Mais sur le terrain, la situation se dégrade de jour en jour et les groupes terro- ristes ont profité de cela pour renfor- cer leur présence dans le nord du Mali et mener des attaques meurtrières contre l’armée malienne et les forces de maintien de la paix onusienne. La CMA et la Plateforme ne sont pas exempt de critiques, même s’ils ont raison sur de nombreux points. Le gouvernement malien a d’ailleurs été fortement critiqués et interpellé par

les membres de la médiation interna- tionale qui lui reprochent, eux aussi, son manque de volonté politique pour faire avancer la mise en œuvre de l’ac- cord de paix, dont le retard a eu des répercussions désastreuses sur les populations du nord du Mali, toujours en attente d’un retour à une vie nor- male. Des écoles sont en effet toujours fermées et des villages sont dépourvus d’un minimum de conditions de vie, comme l’eau et l’électricité. Des marches ont été organisées, à maintes reprises, par les populations locales, ainsi que des rassemblements des jeunes chômeurs à Kidal, à Tombouctou ou encore à Gao, où les groupes terroristes profitent de leur détresse pour les enrôler dans leurs rangs ou les envoyer carrément se battre en Libye au sein de l’organisa- tion autoproclamée État islamique. Par ailleurs, le gouvernement malien et le président Ibrahim Boubacar Keïta jouent sur deux fronts, dont celui de la pression politique de l’opposition. L'opposition politique qui a rejeté l’ac- cord conclu avec la CMA et la Plateforme, sous l’égide la commu- nauté internationale s’oppose égale- ment à l’adoption de la loi sur les auto- rités intérimaires, prévues dans le texte de l’accord de paix. “Ce n'est pas le texte en lui qui est mauvais, mais c'est son applicabilité qui pose problè- me”, se justifie l’opposition à IBK.

L. M.

LIBERTE

Dimanche 5 juin 2016

Culture

11

3 e ÉDITION DU “PRINTEMPS DU LIVRE” À TAOURIRT AMOKRANE (TIZI OUZOU)

“Le livre, un vecteur de l’éducation”

Initiée par l’Emev, cette édition s’est déroulée les 3 et 4 juin à Taourirt Amokrane, à Tizi Ouzou. À travers ce rendez-vous littéraire, les organisateurs avaient pour objectif de “promouvoir le livre dans toutes les langues” et de sensibiliser à “la nécessité d’utiliser les langues maternelles comme vecteur de l’éducation”.

L’ Emev

(Entreprise d’or-

ganisation des

manifestations

culturelles, éco-

nomiques et

scientifiques de la wilaya de Tizi Ouzou) a choisi, cette année, Taourirt Amokrane, l’un des plus gros villages de Kabylie, relevant de la commune de Larbâa Nath Irathen, pour orga- niser la 3 e édition du “Printemps du livre” (Tafsut n’wedlis). Placée sous le thème “Le livre, un vecteur de l’éducation”, cette grande fête du livre s’est déroulée les 3 et 4 juin. “Cette 3 e édition s’est démarquée quelque peu des précédentes en s’articulant autour de la théma- tique des langues maternelles et surtout de la nécessité de les utili- ser comme vecteur de l’éducation. Selon l’Unesco, l’utilisation de la langue maternelle est un facteur important d’intégration dans l’enseignement et un gage pour une éducation de qualité”, a indi- qué Amirouche Malek, respon- sable de l’Emev. Et de préciser :

“Cette nouvelle édition avait pour objectif de promouvoir le livre dans toutes les langues, sans exclusion, mais l’accent a été mis sur le livre en tamazight, puisqu’il véhicule une langue maternelle majoritaire dans la région.” À travers les communications qui ont été présentées tout au long de

ces deux jours, “nous avons tenté d’examiner certains aspects corol- laires à cette thématique des langues maternelles. Cette ren- contre se voulait aussi comme un tremplin pour les nouvelles plumes, soit une opportunité qui leur assurera une meilleure noto- riété et la possibilité d’une pre- mière esquisse avec le monde de l’édition”, a expliqué Amirouche Malek. Pour notre interlocuteur, “la lit- térature est la meilleure des pana- cées, la nôtre se doit être audible et visible. Il est donc impératif que les langues parlées et écrites en Algérie soient en parfaite interac- tion afin de consolider et d’enri- chir, par leurs spécificités linguis- tiques, la littérature algérienne dans toutes ses composantes. Nous devons faire en sorte que notre identité plurielle soit une force qui nous unit”. Pour conclure, le responsable de l’Emev a informé qu’“il est impé- ratif d’agir si nous ne voulons pas voir le lecteur algérien se tourner uniquement vers des écritures importées qui ne véhiculent pas notre réalité ainsi que les valeurs de notre identité nationale. Notre identité plurielle doit se refléter dans les écrits littéraires”. Il est à signaler que ce “3 e Printemps du livre” de Taourirt Amokrane a été marqué par de nombreuses communications, des ventes dédicaces et des ani-

nombreuses communications, des ventes dédicaces et des ani- mations musicales assurées par les chanteurs Hocine

mations musicales assurées par les chanteurs Hocine Ouahioune, Rabah Ouferhat,

Malek Kezoui, Brahim At Ghovri et Takfarinas Ferhat.

K. TIGHILT

JOURNÉE D’ÉTUDE DÉDIÉE À LA MÉMOIRE DE MOHAMMED KHADDA

Projet d’un musée d’œuvres du peintre à Oran

n Un projet d’un musée des œuvres de Mohammed Khadda, un des leaders dans le domaine des arts plastiques modernes, fait l'objet de préparation, a-

t-on appris jeudi de la veuve de l’artiste défunt. En marge d’une journée d’étude dédiée à la mémoire du regretté peintre Mohammed Khadda par l’université de Mostaganem Abdelhamid-Ibn-Badis, Mme Nadjet Khedda a indiqué que ce projet mis en veilleuse pour différentes raisons a été relancé dernièrement. “Nous sommes déterminés à le concrétiser avec ministère de la Culture pour que le public, surtout les amateurs des beaux-arts, puisse découvrir et revisiter les œuvres du regretté (tableaux, moyens utilisés dans son

travail

Le ministère de la Culture avait décidé de classer l'atelier de Mohammed Khadda patrimoine national, a rappelé sa veuve, signalant que cet atelier sera érigé en musée des œuvres de cet artiste, tout en saluant l’université de Mostaganem qui a consacré une journée d’étude scientifique et artistique à Khadda, natif de cette région ayant enfanté des personnalités culturelles et artistiques rayonnant sur toute l’Algérie et l’étranger. Mme Khadda a aussi valorisé les acquis concrétisés sur le plan national en matière de développement des arts plastiques et autres, dont la création d'écoles régionales de ces arts, soulignant que cet acquis constituait un rêve du regretté Khadda qui a milité pour la défense de cet art. Au passage, elle a évoqué les qualités de l’artiste défunt et son action à transmettre, à travers ses toiles, l’histoire du combat du peuple algérien contre la barbarie du colonisateur, appelant à inciter les artistes, surtout les jeunes, à s’inspirer des œuvres de plasticiens dont Khadda et Issiakhem, ainsi qu'à développer la formation dans ce domaine artistique par l’ouverture d'écoles artistiques. “L’art pictural est universel”, a-t-elle soutenu.

APS

)”,

a-t-elle déclaré.

DE L’AMOUR DES “SCIENCES-ÉCO” À LA PASSION DE LA POTERIE KABYLE ANCIENNE

Mohamed Dahmani, un gardien du patrimoine ancestral !

S pécialiste en économie bien connu pour avoir réussi, jadis, de hautes études à la

faculté de droit et des sciences éco- nomiques de Paris 1 et enseigné durant plusieurs décennies à l’uni- versité Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou dont il fut l’un des pionniers depuis son ouverture en 1979, Mohamed Dahmani est connu en Kabylie pour sa passion extrême pour l’artisanat tradition- nel et surtout la poterie berbère avec toute sa diversité régionale, qu’elle vienne du Djurdjura, de la Soummam, des Bibans, des Babors comme des Aurès ou du fin fond de l’Algérie profonde. Même s’il a été fasciné par la brocante en tout genre dès son jeune âge, de la belle époque où il était étudiant en France ou encore du temps où il enseignait aussi à Dakar ou à Madagascar, il n’en demeure pas moins que Mohamed Dahmani s’est attaché à la poterie kabyle dès sa première enfance à Boghni, sa ville natale, au pied de Tala Guilef. “Dès mon jeune âge, j’étais réelle- ment fasciné par une toute petite collection de poterie kabyle que tenait jalousement ma regrettée mère. Après avoir obtenu mon bac

en 1963 au lycée Okba et passé une année pénible à l’université d’Alger, j’étais heureux de poursuivre mes études universitaires à Paris 1, et c’est au Trocadéro que j’ai eu la belle surprise de découvrir et d’ap- précier davantage la poterie kabyle dans toute sa splendeur, notam- ment les bougeoirs qui attiraient la grande foule, ce qui m’avait alors ouvert les yeux sur la valeur de notre artisanat local vu de l’étran- ger”, se souvient Mohamed Dahmani avec une grosse lueur de fierté. Et c’est en regagnant le bercail pour entamer ses premiers pas de “prof d’université” à Tizi Ouzou que notre interlocuteur se passion- ne pour l’enseignement mais aussi pour la brocante et la collection d’objets artisanaux et archéolo- giques. “Dès les années 80, je pris contact avec les potières des Ouadhias pour amorcer les pre- miers embryons d’une collection qui allait prendre des proportions considérables au fil des années où je prenais beaucoup de plaisir et de passion à sacrifier pratiquement toutes mes vacances, hiver comme été, pour sillonner toute la Kabylie et accumuler des milliers de pièces

de collection en tout genre : de la poterie en argile jusqu’aux objets en fer forgé ou en bois sculpté de plusieurs wilayas berbérophones”, dira notre collectionneur. Des jarres, des bougeoirs, des ikoufan, des cruches, des cannes en bois, des lampes à huile et des quinquets à pétrole de la belle époque, de vieux ustensiles de cuisine mais aussi des meules, des plats en argi- le, le tout orné de jolis motifs qui font la beauté et la spécificité de l’artisanat berbère. “J’avoue que mes étudiants de l’université de Tizi Ouzou m’ont beaucoup aidé et surtout guidé dans mon obstina- tion à fouiner dans les vieilles mai- sons et les douars les plus reculés de Kabylie pour rencontrer beaucoup de gens, notamment des braves femmes qui m’ont toujours offert gracieusement de véritables trésors artisanaux même si, de temps à autre, j’usais de beaucoup de tact et de doigté pour offrir quelques menus billets à de vieilles femmes qui étaient réellement dans le besoin”, dira M. Dahmani, qui espère de tout cœur qu’une telle collection faite de “40 000 pièces d’une valeur inestimable” fasse l’objet d’une conservation et d’une

Haouchine/Liberté
Haouchine/Liberté

valorisation de la part des autorités locales et des responsables de la culture et de l’artisanat local pour préserver un patrimoine qui risque de se perdre au fil des années. De nombreux walis, P/APW, P/APC qui ont défilé ces dernières années à Tizi Ouzou, voire même des ministres, ont été fascinés par une telle collection et ont promis à M. Dahmani une prise en charge effective de ce véritable patrimoine ancestral, mais en vain. “J’ai des amis collectionneurs, nous sommes prêts à créer une fondation pour offrir tous ces trésors au patrimoine public, à condition d’avoir un espa-

Mohamed Dahmani.

ce digne de ce nom et surtout un droit de regard sur l’inventaire périodique de tous ces biens pour servir tel qu’il se doit la collectivité et la communauté universitaire”, dira le collectionneur de Tizi Ouzou, qui a même déterré à Mâatkas une vieille “locomobile à vapeur” du 19 e siècle qui trône fiè- rement dans sa “caverne d’Ali Baba”. Sans oublier une collection incroyable de 70 000 clichés de maisons traditionnelles kabyles amassées en l’espace d’un quart de siècle de fouine et de passion. Il faut le faire !

MOHAMED HAOUCHINE

12

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Dimanche 5 juin 2016

LIBERTE

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Pensée Triste fut pour nous ce jour du 4 juin 2015 quand notre chère mère
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MME HOURIA BÉCHAR
NÉE SERSOUB HOURIA
nommée GHANIA
a
été rappelée à Dieu.
Cela fait un an que tu as
refermé doucement les
yeux. Malgré les jours et les mois qui passent dans
les cœurs de son mari Menouar, ses enfants Soumia,
Redouane, Sid Ali, Zineb et ses petits-enfants, la
douleur de son absence est profonde ; nos larmes ne
cessent de couler, combien, c’est difficile de ne plus
te voir, te parler, t’ambrasser et prononcer le mot
“yemma”. Seule la pensée de la fin de tes souf-
frances nous aide, tes conseils nous accompagnent.
A tous ceux qui l’ont connue et aimée d’avoir une
pieuse pensée à sa mémoire et de prier Dieu de l’ac-
cueillir en Son Vaste Paradis.
A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.
ALP
 

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Pensée A la mémoire de notre chère et regrettée épouse et mère BADENE OUIZA yemma
Pensée
A la mémoire de notre
chère et regrettée épouse
et mère
BADENE OUIZA
yemma azizen, cela fait
deux longues années que
nous sommes orphelins de
ton amour, ton sourire. Tu
nous as quittés trop tôt,
une partie de nous s’en est allée avec toi et l’autre
partie est restée à souffrir jusqu’au jour où nous te
rejoindrons. Cela fait deux ans que le malheur
nous est tombé dessus, et la vie n’a plus aucun
sens et rien ni personne ne pourra combler le vide
que tu nous as laissé mais que peut-on faire devant
la volonté de Dieu sinon nous incliner.
En ce triste et amer souvenir, nous demandons à
tous ceux qui t’ont connue d’avoir une pieuse
pensée à ta mémoire. Repose en paix.
Ton mari et tes enfants
qui ne t’oublieront jamais
TO/BR22756

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Liberté

LIBERTE

Dimanche 5 juin 2016

Supplément Économie

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LIBERTE Dimanche 5 juin 201 6 Supplément Économie 13

PLUSIEURS PRODUITS DE LARGE CONSOMMATION HORS DE PORTÉE DES PETITES BOURSES

RAMADAN : LA FLAMBÉE DES PRIX AU RENDEZ -VOUS

BOURSES RAMADAN : LA FLAMBÉE DES PRIX AU RENDEZ -VOUS À quelques jours de l’entame du

À quelques jours de l’entame du mois de jeûne, les marchés connaissent comme à l’accoutumée la flambée des prix de produits de large consom-

mation. Les produits emblématiques de cette hausse im- portante des prix sont la tomate, la courgette, le poulet, l’escalope de dinde, l’ail, les petits pois, par rapport aux prix de la deuxième quinzaine du mois de mai, l’aug- mentation peut atteindre 50 à 100% ! Un écart énorme qui montre que les pratiques spéculatives continuent de dominer en dépit du discours rassurant sur la dispo- nibilité des produits. Encore une fois, le Ramadhan 2016 se caractérisera par l’anarchie et la désorganisation du marché. Il suffit de se rendre au marché de fruits et lé- gumes de Rovigo (Bougara) qui approvisionne toute la ré- gion Centre pour s’en rendre compte. Cet espace commercial est le royaume des transactions sans facture, des ventes en plusieurs mains et de l’ab- sence de traçabilité. En un mot, un temple de l’infor- mel, du commerce sauvage, en dépit de la promulgation en 2012 d’un texte qui régit l’organisation des marchés de gros de fruits et légumes. Cette anarchie commerciale justifie la flambée des prix actuellement enregistrée sur nos marchés. Comme à Rovigo, le temps s’est figé sur les marchés du pays. On y assiste aux mêmes pratiques spéculatives, au même désordre, à la prédominance de l’informel, à l’ab-

Spéculation

Par : K. REMOUCHE

k.remouche@gmail.com

sence de l’autorité de l’État depuis au moins 20 ans. Les principales victimes de cette prévisible saignée seront la grande majorité des ménages qui touchent entre 18 000 DA et 50 000 DA. Pendant qu’on assiste à des manœuvres spéculatives destinées à profiter du mois sacré pour se su- crer sur le dos des citoyens, les pouvoirs publics tardent comme à l’accoutumée à réagir pour juguler cette flam- bée des prix. Si deux initiatives à encourager pouvant atténuer cette perte importante du pouvoir d’achat sont annoncées : 114 points de vente Proda (ventes du poulet et de la viande moins cher) marchés de proximité de l’UGTA, leur mise en place ne s’effectue pas avec la même promptitude. À un jour du début du mois de jeûne, on ignore si ces espaces commerciaux seront systématisés et si les espaces de Proda sont proches des grands centres de consommation, notamment dans la capitale et dans les grandes villes du pays. Ces points de vente ne semblent pas visibles pour la majorité des citoyens. Encore une fois, on fait l’économie de l’information déterminante dans la lutte contre les pratiques spéculatives et la flam- bée des prix. Cette situation démontre, encore une fois, l’incapacité de l’État à contrer ces pratiques, à juguler la flambée des prix et à réguler le marché. À la lumière de tous ces signaux, Ramadhan 2016 sera comme les autres Ramadhans, le mois de la saignée des ménages.

K. R.

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Supplément Économie

Dimanche 5 juin 2016

LIBERTE

RAMADAN : LA FLAMBÉE DES PRIX AU RENDEZ-VOUS

 

MARCHÉ DE GROS DE FRUITS ET LÉGUMES DE BOUGARA (EX-ROVIGO)

Anarchie et désordre

Cette infrastructure approvisionne tout le centre du pays.

M ercredi 1 juin à 7 heures du matin. Le marché de Bou- gara (ex-Rovigo), plus grand marché de gros de fruits et légumes en Algé- rie, grouille de monde. Lé-

gumes : dès le matin, des milliers de tonnes de produits frais passent de main en main. Lors de notre visite, ce qui

frappe en premier c’est

les centaines de ca- mions et camionnettes entassés les uns contre les autres, les bâches levées, qui procèdent à leur négoce. L’essentiel des transactions se fait de véhicule à véhicule. Les carreaux du marché sont pour ainsi dire rarement utilisés. Pour ce qui est des prix, d'après les habitués, ils sont un peu plus abordables par rapport aux marchés de détail. Les clients expliquent qu'avec l'arrivée du mois de ramadhan dans quelques jours, la mer- curiale s'affolera immanquablement. La pom- me de terre est cédée à 30 DA le kilogramme, alors que l'oignon est affiché entre 17 et 20 DA le kg. Les carottes, peu consommées en été, sont entre 40 et 60 DA, selon la qualité. Les courgettes sont à 60 DA et le poivron à 80 DA. Les petits pois oscillent entre 80 et 100 DA.

Par : SAÏD SMATI

Yahia Magha/Liberté
Yahia Magha/Liberté

L’ail, présent en quantité, est échangé contre 115 DA le kilo. Quant à la salade, elle est affi- chée à 35 DA le kilogramme. La tomate, quant à elle, a enregistré une hausse de prix as- sez significative, en s’échangeant à 80 DA. Pour ce qui est des fruits, l’offre sur le marché de gros de Bougara se limite à la pastèque, cédée à 58 DA, et au melon cédé pour sa part à 65 DA. Même s’ils sont un peu élevés pour certain pro- duits, les prix pratiqués ne reflètent guère la réalité à laquelle font face les ménagères, no-

tamment à quelques jours du début de ra- madhan. La réputation du marché de gros de Bougara est bien établie. Mais, malheureuse- ment, cette réputation n’en fait pas un modèle de gestion. Il suffit d’une visite sur les lieux pour consta- ter l’ampleur des dégâts. Certes, le marché est délimité par une clôture avec deux accès, mais hormis cette clôture, on n’y voit aucun signe d’organisation. Avec une chaussée complètement défoncée, le

marché ressemblent à tout sauf à un marché de gros de fruits et légumes. D’abord il est diffi- cile de reconnaître qui fait quoi dans l’enceinte du marché. Grossistes, livreurs-collecteurs, mandataires, détaillants, commerçants am- bulants et charretiers ne sont soumis à aucu- ne règle d’organisation ni de loi organisa- tionnelle. Le négoce est ouvert à de nombreux intermédiaires qui s'imposent un peu partout sur l'itinéraire de la marchandise, ne se privent pas de stocker la marchandise après sa sortie du marché, jusqu'à créer une tension et im- poser leurs prix. Par ailleurs, des déchets et des restes de légumes abimés dégagent des odeurs nauséabondes qui agressent les narines. Dans les allées étroites du marché, où toute cir- culation est impossible, les charrettes viennent s'ajouter au défilé de camions. Autre aberra- tion pour la mecque des fruits et légumes, la quasi-absence de traçabilité des transactions. En effet, la situation fait la part belle à l'infor- mel. Aucun signe de facture ou même de bon. Pire encore, durant l’heure que nous avons pas- sé à sillonner le marché, nous n’avons pas vu l’ombre d’un stylo ou d’une feuille de papier entre les mains des différents intervenants sur le marché. C’est l’anarchie et le désordre.

S. S.

ABATTOIRS DU RUISSEAU

Des prix plus ou moins stables

La viande, toutes qualités confondues, reste chère et loin d’être à la portée de la majorité des ménages algériens. C’est le constat établi par les citoyens habitués des circuits de distribution de ce produit censé être de base.

À quelques jours du début du mois sacré de Ramadhan, un tour aux abattoirs du Ruisseau à Alger suffit pour comprendre la tendance. En effet, lors de notre passa-

ge aux abattoirs nous avons constaté que la différence entre les

prix au gros et au détail est très importante. Elle se situe entre

150 et 200 DA pour le kilogramme de viande

non désossée. Dès notre arrivée, le matin, des nettoyeurs, tuyaux à la main, lavaient les lieux

à grand eau, signe que les conditions d'hygiène au niveau des salles d'immolation ne sont pas déplorables. Se- lon un chevillard rencontré sur place, l’offre est suffisante et ré- pond largement à la demande. “Moi-même, j’ai mes propres clients (bouchers) que j’arrive à satisfaire régulièrement”, affir- me-t-il. Pour ce qui est des prix, il ajoute que le premier choix ovin est cédé chez lui à 1 227 DA. Pour la viande bovine, il la cède à 850 DA. Notre interlocuteur souligne que pour une vian- de de second choix le prix du kilo ovin peut atteindre 1 100 DA

Par : SAÏD SMATI SAÏD SMATI

et des fois 1 000 DA pour le charef (les bêtes âgés). Comme chaque année à la veille du Ramadhan, les lieux connaissent un grand rush. En prévision du Ramadhan, des citoyens, à la re- cherche de quelques économies, viennent aux abattoirs ache- ter des agneaux complets ou de gros quartiers de veau pour les conserver, chez eux, au congélateur. Les prix étant de 150 DA à 200 DA moins cher que chez les bouchers, c'est l'affaire. C'est devenu une coutume à chaque occasion particulièrement du- rant le Ramadhan et à l'approche de l'Aïd, les gens achètent des quantités considérables de viande. Le va-et-vient des clients est incessant. Les petits véhicules frigorifiques des bouchers venus s’approvisionner sillonnent les allées des abattoirs. Sur place, une file de remorques frigorifiques contenants de la viande bo- vine fraîche importée d’Espagne déchargent leur contenu. Portes ouvertes, les carcasses bovines sont déchargées une à une de- vant une pléiade de clients. Dès le déchargement et le pesage de la carcasse effectué, la transaction est finalisée et la carcas-

se embarquée dans le véhicule du client. Pour cette viande bo- vine fraîche importée d’Espagne, le prix se situe autour de 650 DA. Il y a lieu de signaler, enfin, que les prix de la viande sont, conformément à la loi, libres. Ce qui n’est pas le cas en matiè- re d’organisation du marché qui, elle, relève des missions de l’É- tat. C’est à ce niveau qu’il faudra chercher les raisons de la flam- bée du prix des viandes. D’autant que l’offre est diversifiée, ce qui, selon les spécialistes, est l’une des conditions de la stabilité des prix. L’État absent, le champ est donc laissé libre à la spéculation. Ces dysfonc- tionnements influent négativement sur le circuit de distribu- tion ; la différence entre le prix à la source et celui déboursé par le consommateur se trouve ainsi excessivement élevée. Voués à la destruction, dans un premier temps, les abattoirs du Ruis- seau qui s'étendent sur 24 000 m 2 continuent à être le cœur du petit monde de l'abattage dans la capitale.

S. S.

APPROVISIONNEMENT EN PRODUITS DE LARGE CONSOMMATION

À la recherche du chaînon manquant

M archés enfiévrés, à quelques jours du mois sacré. Les prix de détail s’envolent

un peu plus que d’habitude, l’offre de certains produits ayant été relative-

ment impactée par la baisse des importations. Et,

pour autant que l’on puisse en juger, les marchés res- tent mal organisés, la spéculation s’en est emparée. Et cela n’est pas près de changer. La partie visible de la laideur des marchés demeure la fo- lie de la mercuriale. Elle prend de l’ascendant sur des déclarations pa- rées d’assurances du genre : “Le consommateur n’a à craindre ni pé- nurie ni hausse des prix”. La réalité est tout autre, comme le montre le prix de détail affiché ces derniers jours : Ail sec 800 dinars le kg contre 600 dinars l’année dernière, oignon sec 140 dinars le kg contre 100 dinars

dernière, oignon sec 140 dinars le kg contre 100 dinars Par : YOUCEF SALAMI l’année dernière,

Par : YOUCEF SALAMI

l’année dernière, oignon vert 40 di- nars le kg, carotte 70 dinars le kg, na- vet 60 dinars le kg, tomate 150 dinars le kg contre 100 dinars l’année der- nière, laitue 140 le kg, courgette petite verte claire 100 à 120 dinars le kg, betterave 70 dinars le kg. Les lé- gumes sont ainsi disponibles. Mais à quel prix ? Quant aux fruits, l’ap- provisionnement est plus que dis- cutable après que le gouvernement eut taillé dans les importations.

Conséquence : les fruits se font rares, une pénurie qui a fait déme- surément augmenter les prix : ba-

nanes 250 à 300 dinars le kg contre

180 dinars l’année dernière, ce-

rises 1400 dinars le kg, nèfles 250 di- nars le kg, fraises 200 dinars le kg, pommes importées 320 dinars le kg contre 220 dinars l’année dernière, dattes 700 dinars le kg contre 450 à

500 dinars le kg l’année dernière.

Pour ce qui est des fruits secs : abri-

cot 1100 dinars le kg contre 900 di- nars l’année dernière, raisin 900 di- nars le kg, pruneau 800 dinars le kg. La viande rouge, elle, culmine à 1450 dinars le kg pour l’ovine et entre 950 et 1400 dinars le kg pour la bovine. De tous les produits, la viande rouge constitue un réel cas- se-tête. La problématique de la vian- de rouge relève davantage d’une fi- lière sous-développée que d’organi- sation de marché. La filière n’a pas

Quel budget pour le couffin du Ramadhan ?

n En temps normal, une famille moyenne composée de 5 personnes (trois enfants et les parents) dépense de 25 000 à 30 000 DA pour les seuls produits alimentaires. Durant le mois de Ramadhan, ce montant augmente sensiblement à la fois en raison de menus plus copieux et plus riches et à cause de la flambée des prix,

traditionnelle au cours de cette période de l’année. Question : quel budget faut-il faut consacrer au mois de Ramadan ? “Une moyenne de 40 à 45 000 DA pour faire face aux dépenses d’un ménage moyen uniquement pour l’alimentation”, nous assure un cadre de l'ONS (Office national des statistiques). Sur les principaux marchés de la

capitale, quelques jours avant le début du ramadhan, les prix des denrées alimentaires se comportent, pour l’instant, assez sagement. Cette situation durera-t- elle ou alors va-t-on assister dans les prochains jours à la flambée habituelle ?

HASSANE HADDOUCHE

été réhabilitée. Cela a aggravé la si- tuation et produit comme consé- quences des élevages presque en hors sol avec des apports extérieurs (achat d’aliments). La productivité en prend forcément un coup, les dé- penses s’étirent, donnant ainsi des prix exorbitants.

Y.

S.

À UN JOUR DU DÉBUT DU MOIS SACRÉ

Hausses importantes des prix

n La courgette se vendait hier à 120-

130 DA, la tomate à 120 DA. Les prix

de la viande blanche ont augmenté de plus de 20% en moins d’une

semaine. Le poulet, qui se vendait à

230 DA, est cédé à 280-290 DA.

L’escalope de dinde est passée de 640 à 760 DA le kilogramme !

K. R.

LIBERTE

Dimanche 5 juin 2016

Supplément Économie

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RAMADAN: LA FLAMBÉE DES PRIX AU RENDEZ-VOUS

MOHAND AMOKRANE NOUAD, CONSULTANT EN AGRONOMIE, À “LIBERTÉ”

“Les circuits de distribution sont désorganisés”

Consultant en agronomie, expert auprès de l’Onudi, ce spécialiste explique dans cet entretien qu’en Algérie l’organisation des marchés des produits n’obéit pas globalement à la loi de l’offre et de la demande.

Liberté : L’organisation du marché des pro- duits agricoles (distribution, prix, contrôle, normes…) est défaillante. L’anarchie s’en est

emparée. À quoi cela est-il dû, selon vous ? Mohand Amokrane Nouad : Les circuits de distribution des produits agricoles sont désor- ganisés. Le citoyen n’est pas protégé contre les flambées pério-

diques des produits

agricoles de large consommation. Le poids de l’informel dans certaines filières sensibles, la main des spé- culateurs, les rétentions de produits, les dé- faillances de la chaîne de froid font que les prix augmentent de façon sensible au détriment des consommateurs. Le morcellement des terres, la jachère qui oc- cupe une bonne partie de la surface agrico- le utile sont également deux handicaps qui expliquent cette volatilité des prix. L’agri- culteur, son rôle consiste à vendre sa pro- duction au niveau de la ferme. Sa contribu- tion reste très faible dans la fixation des prix. L’intermédiaire, c’est le maillon fort de la chaî- ne, il contrôle l’amont et l’aval du marché, il fixe le prix à la ferme et le prix sur le marché de gros. La prolifération de ces intermédiaires qui ef- fectuent des reventes successives d’un même produit est un phénomène qui influe sur les niveaux des prix. L’organisation des circuits de distribution résulte de l’état de dévelop- pement des différentes filières de productions et qui n’est pas sans conséquence sur le pouvoir d’achat des citoyens. Dans cette si- tuation, seul le dynamisme des associations de consommateurs, les pressions des pro- fessionnels et le bon comportement des mé- nages pourraient réguler et normaliser le mar- ché des produits agricoles. Pour pouvoir mettre un terme à cette anar- chie sur les marchés agricoles, le gouverne- ment a fait un arrêté ministériel (avril 2008) portant sur les conditions d’implantation et de fonctionnement des marchés de gros des

MARCHÉS

Des perturbations enregistrées

fruits et légumes. Cette implantation est ti- mide et elle n’a pas eu l’effet escompté. La ma- jeure partie des marchés existants se résume en des terrains vagues sans infrastructures et sans contrôle.

De tous les produits agricoles, les viandes (rouge et blanche) flambent démesuré- ment pendant le mois de Ramadhan. Pour- quoi, selon vous, l’État n’arrive-t-il pas à or- ganiser cette filière et à rendre les prix de la viande relativement raisonnables ? Le Ramadhan de cette année ne déroge pas à la règle en matière de hausse des prix des années précédentes, notamment pour les viandes rouges et blanches. Les raisons de cet- te hausse est que la forte demande durant les premiers jours de chaque Ramadhan était à l'origine de cette flambée qui s’estompe et re- devient normale dès la deuxième semaine de ce mois sacré. La loi de l’offre et de la demande explique en partie cette flambée des prix pen- dant le Ramadhan et des spéculateurs qui pro- fitent de l’aubaine. L’autre raison est le fait du comportement des consommateurs algériens d’acheter à n'im- porte quel prix et l’adaptation du marché pen- dant ce mois. Cette hausse est expliquée par la forme du circuit de distribution des viandes. Les circuits longs, correspondant à une ven- te par l’intermédiaire de négociants, grossistes et distributeurs, sont les plus répandus. Les circuits courts,correspondant à une vente sans intermédiaire entre le producteur et le dé- taillant, sont peu répandus ; alors que les cir- cuits directs, correspondant à une vente sans intermédiaire, du producteur au consom- mateur, sont rares. En Algérie, l’organisation des marchés des pro- duits n’obéit pas globalement à la loi de l’offre et de la demande, car les mécanismes de négociation et de formation des prix sont moins connus. Dans le souci aussi de sauve- garder le pouvoir d’achat des consommateurs algériens durant le Ramadhan, le ministère

du Commerce procède à des contrôles plus stricts de la qualité des produits de base et de leur prix. Avec le potentiel que recèle notre pays pour le développement de la filière viandes rouges, plus de 25 millions de têtes ovines, plus d’un million et demi de bovins et 4 millions de caprins et plus de 300 000 ca- melins et un espace sylvopastoral de plus de 30 millions d’hectares, tout ceci lui confère un statut de pays producteur de viandes rouges, notamment ovines, et on devrait plus songer à exporter que de parler de manque. L’Algé- rie est classée comme un pays producteur po- tentiel de viande du mouton. Pour réhabili- ter cette filière et qu’elle reprenne sa position, il y a lieu de la réorganiser et de la remettre dans son contexte de production initiale, à sa- voir le développement du système de pro- duction “association élevage-céréales”.

Quel est le chaînon manquant dans le marché des produits agricoles ? L’activité de production de produits agri- coles dépend de ressources naturelles telles que la terre et l’eau, et que la production agri- cole est liée à des facteurs aléatoires telles les conditions climatiques. Par nature, les marchés agricoles doivent as- surer l’adéquation entre une demande rigi- de et une offre qui est fluctuante, puisqu’el- le résulte de la nature et de ses caprices. Le marché est un facteur déterminant dans le bon fonctionnement des filières et leur sta- bilisation. Les caractères spécifiques de l’offre et de la demande des produits agricoles ont depuis longtemps été soulignés comme fac- teurs d’instabilité des marchés entraînant des fluctuations considérables des prix. La régu- lation des marchés agricoles est une résultante de la politique agricole. Un problème dans la régulation des marchés agricoles est un indicateur déterminant de la politique entreprise. Cette situation interpelle les institutions pour la mise en place d’un sys- tème de régulation à même de mettre le pro-

Entretien réalisé par :

YOUCEF SALAMI

ducteur et le consommateur à l'abri de ces aléas, qui se manifestent selon les périodes par des prix hors de portée du consommateur moyen ou le bradage du produit avec les dé-

ficits qui en découlent. Pour les chaînons man- quants, ils sont de trois ordres :

- Le développement des marchés de gros : la

mise en place de véritables marchés de gros va permettre une réelle confrontation de l’offre et de la demande aboutissant à la réalité des prix. - La multiplication des marchés de proximité pour juguler la hausse des prix à la consommation.

- La mise en place de coopératives de services :

l’absence de coopératives de commerciali- sation, coopératives qui pourraient permettre aux producteurs de mieux valoriser leurs pro- duits en offrant un interlocuteur unique aux différents négociants et en mettant en place un système d'information rapide sur les prix pratiqués sur les marchés de consom- mation. La dynamisation du Conseil de la concurrence afin de garantir le libre jeu d’une concurrence saine et loyale entre les opérateurs et de pré- server le pouvoir d’achat du consommateur. La réduction du commerce informel et le ren- forcement des circuits de distribution. La mise en œuvre du décret obligeant les agriculteurs à fournir un document renseignant sur l'ori- gine, la quantité et le prix de leurs produits vendus sur les marchés de gros et de détail. Cette démarche devrait faciliter aux ser- vices du ministère du Commerce le contrô- le des marchandises, notamment sanitaire, et le suivi de la traçabilité du produit agricole depuis la phase de production jusqu'à son ar- rivée au consommateur. Ce mécanisme per- mettra de réduire le nombre de commerçants illégaux au niveau des marchés de gros et la spéculation, la difficulté à suivre la traçabi- lité des produits agricoles étant parmi les causes à l’origine de l’anarchie qui entrave l’or- ganisation de ces marchés.

Comme en chaque fin d’année et au seuil du Ramadhan qui s’annonce, les Algériens se demandent si leur quotidien s’améliorera ou, au contraire, se dégradera. Ce mois sacré de Ramadhan frappe à nos portes sur fond de morosité économique et sociale.

L’ approvisionnement du marché algérien en produits de large consommation et de viandes rouges connaît de- puis quelques jours, voire quelque semaines des per-

turbations se traduisant par des pénuries récurrentes et surtout

par des hausses inconsidérées des prix. Les formations politiques auront pu investir le créneau de la

hausse vertigineuse des prix des biens de

consommation pour mobiliser les ci- toyens autour de la nécessité de lutter contre les pratiques spé- culatives surtout dans une situation de crise. Et pourtant, tout le monde sait que ces pratiques mettent dangereusement en cau- se la stabilité et la cohésion sociales. Dans le même temps, la “pas- sivité” des pouvoirs publics ou leur “impuissance”, dans une pha- se aussi cruciale de l’histoire de notre pays, à faire face à ces effets économiques et commerciaux pervers favorisent un pourris- sement dangereux et une désaffection des Algériens, qui pour- raient exprimer leur mécontentement sous des formes qu’au- cun expert ne peut prévoir. C’est peut-être l’objectif recherché et inavoué de certains lobbys, connectés à des réseaux, voire des “clans politiques mafieux”, sur fond de lutte pour la succession,

politiques mafieux”, sur fond de lutte pour la succession, Par : A. HAMMA qui caressent l’espoir

Par : A. HAMMA

qui caressent l’espoir de faire avorter toute volonté de chan- gement. La réforme du système rentier dont ils tirent d’immenses dividendes, au détriment de la collectivité nationale. En revanche, pour certains experts, la poussée inflationniste à laquelle nous assistons, en plus de la spéculation, est due aussi à des causes endogènes via l’aggravation des déficits budgétaires générée par la forte dépense publique. Les facteurs exogènes – renchéris- sement des prix des denrées alimentaires sur le marché mon- dial telles que les céréales et les légumes secs – sont aussi des éléments objectifs à l’origine de la situation que nous vivons. Selon ces mêmes experts, la récente dépréciation du dinar, qui a réduit considérablement le pouvoir d’achat de la monnaie lo- cale, a eu pour corollaire une augmentation généralisée des prix par l’inflation importée des biens de consommation et autres produits semi-finis et d’équipement. Ainsi, selon l’ONS (Offi- ce national des statistiques), le rythme de l’inflation annuel en Algérie a atteint 5,3%. Il vrai aussi que certains spéculateurs, ten- tés par le gain facile, sapent toute action de régulation initiée par la puissance publique. Par ailleurs, selon certains observa- teurs, les restrictions opérées dans le volume des importations

auraient aggravé les ruptures dans l’approvisionnement régu- lier de celui-ci. S’il y a une part de vérité objective dans ces ex- plications, il ne serait pas infondé, non plus, d’entrevoir une hy- pothèse différente, de nature politique celle-là. Les forces de la spéculation et du gain illicite, tapies dans l’ombre ou bénéficiant de complicités, peuvent effectivement être tentées de saborder les récentes décisions de l’Exécutif qui contrecarrent leurs in- térêts en orchestrant et en organisant des pénuries volontaires. Leur objectif est de discréditer ces décisions aux yeux des ci- toyens. Cette hypothèse paraît vraisemblable du fait de la per- sistance chronique des effets pervers de l’inadéquation entre l’offre et la demande des biens de consommation (renchéris- sement des prix des fruits et légumes, des viandes, pénurie de lait, de certains médicaments…), en dépit de la volonté affichée par l’État de combattre ce phénomène et des mesures effecti- vement prises à cet effet. Une telle situation renvoie nécessai- rement au rôle et aux missions de régulation des institutions et organismes publics dans la prévention de ces dérives à la veille de ce mois sacré.

A. H.

16

Supplément Économie

Dimanche 5 juin 2016

LIBERTE

ENTREPRISE ET MARCHÉS

 

EN BREF

FORUM ÉCONOMIQUE DE SAINT-PÉTERSBOURG

Participation d’une délégation algérienne

n Des opérateurs algériens

participeront à la 20 e édition du Forum économique international de Saint- Pétersbourg (SPIEF), qui se tiendra du 16 au 18 juin à Saint-Pétersbourg, en Russie. Dans une note d’information, la Chambre algérienne de commerce et d’industrie porte à la connaissance des chefs d’entreprise algériens que la participation à ce forum est “payante” . Le SPIEF est présenté comme un important événement économique de Russie. La manifestation favorise le dialogue entre les organes gouvernementaux et les entreprises. Elle les aide à trouver une approche novatrice pour le développement des relations économiques.

Opportunités d’affaires :les Vietnamiens à l’affût

n La compagnie des semences et

animaux de Ninh Binh (Vietnam) étudie les procédures administratives pour ouvrir prochainement un bureau de représentation en Algérie afin d’étendre ses activités en Algérie et en Afrique. Selon une représentante de la compagnie qui s’exprimait lors d’une rencontre d'affaires Vietnam-Algérie, récemment organisée à Alger, objectif de trouver des partenaires pour coopérer dans les secteurs de l'agriculture et du transfert de technologies en Algérie, car il s'agit d'un marché très prometteur.

Des mesures anti- dumping à l’encontre d’ArcelorMittal

n Si quelqu’un introduit des

“distorsions” de marché, l’Europe ne peut pas rester sans défense. La déclaration est de Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne. De nouvelles mesures de défense commerciale pourraient être ainsi prises à l’encontre d’ArcelorMittal. Les producteurs d’acier ont été sévèrement touchés par la chute des prix, attribuée par l’Europe et les États-Unis aux importations massives en provenance de Chine, qui s’ajoutent à l’effondrement de la demande après la crise économique mondiale.

COURS DU DINAR

ACHAT

VENTE

US dollar

1 USD

110.3205

110.3355

Euro

1 EUR

123.6362

123.6861

COURS DES MATIÈRES PREMIÈRES

Brent

49 dollars/baril

Or :

1 215 dollars

Blé :

167 euros/tonne

Maïs

176 euros/tonne

Cacao

2 257 livres sterling/tonne

Robusta

1 642 dollars/tonne

DOW CHEMICAL COMPANY

Un partenaire traditionnel

des sociétés algériennes

Dow Chemical Company est l’un des tout premiers acteurs mondiaux de l’industrie chimique et des technologies de pointe.

D.R.
D.R.

Algérie. “C’est un potentiel énorme. C’est pour cela qu’on est installé à Al- ger-même et qu’on est passé en cinq

années de deux personnes à plus de vingt”, souligne-t-il en ajoutant que “le marché de l’emballage se déve- loppe beaucoup en Algérie. Nous on suit cette demande et on veut aus- si monter le niveau de l’emballage en donnant l’opportunité à nos clients d’avoir accès aux résines hautes per- formance”. Grâce à son bureau de liaison en Algérie chargée des acti- vités de la multinationale améri-

caine, Dow mobilise tous ses moyens humains et matériels afin de maintenir sa position en tant que leader de l’industrie à l’échelle maghrébine. Pour ce faire, DOW peut compter sur une relation de longue date avec Sonatrach. En effet, DOW et Sonatrach ont un par- tenariat certain dans les matières premières. Selon Fabrice Digon- net, “DOW en tant que producteur de matières premières, a besoin des dérivés pétroliers et Sonatrach en fa- brique beaucoup donc c’est une re-

E n avril dernier, Dow Chemical Company a organisé à Johannes- burg en Afrique du Sud, une grande ren- contre où le géant amé-

ricain de la chimie, a invité les mé-

dias africains à discuter du rôle que peuvent jouer les

dias africains à discuter du rôle que peuvent jouer les Par : SAID emballages ali- SMATI

Par : SAID

emballages ali-

SMATI

mentaires flexibles

dans un dévelop- pement économique respectant l’en-

vironnement. L’événement était

destiné essentiellement à faire la pro- motion des produits DOW, no- tamment une nouvelle famille de résines offrant des niveaux de per- formance sans précédent, qui per- mettent aux clients de combler cer- taines des plus grosses lacunes ac- tuelles en termes de rendement dans l’industrie de l’emballage et une solution souple alternative aux conteneurs rigides. Cette rencontre qui n’est pas la première du genre,

a fait ressortir l’intérêt que porte

DOW au continent africain. Notre présence en Afrique du Sud a été l’occasion de rencontrer Fabrice Digonnet, responsable développe-

ment nouvelle technologie en em- ballage pour l’Europe Moyen- Orient et Afrique, qui nous a parlé des activités de DOW en Algérie. Se- lon Fabrice Digonnet, Dow connaît l’Algérie depuis quatre décennies. Certes il y a eu un intermède mais

depuis trois quatre années il y a eu

le retour de DOW en Algérie. Ce re-

tour en Algérie obéit à la présence d’un marché non négligeable et qu’il faut suivre avec des gens au niveau local. Le fait d’être présent physi- quement localement est très im- portant pour DOW. “L’Algérie est un marché très prometteur. Parce que l’Algérie a beaucoup de res- sources, pétrolières mais aussi en termes de ressources humaines avec de bonnes formations universitaires, ainsi donc les ingénieurs qui faut pour mettre en place les bonnes

technologies”. Fabrice Digonnet par-

le en connaissance de cause puisque

c’est lui qui a eu à recruter les pre- miers collaborateurs de DOW en

lation très spéciale et très importan- te entre DOW et Sonatrach”. Par ailleurs, DOW est aussi fournis- seur pour beaucoup d’opérateurs al- gériens à l’instar de Cevital. Concer- nant les opportunités de partenariat dans le domaine de la production notre interlocuteur estime que “c’est du domaine du confidentiel parce qu’on parle d’investissement de di- zaines de milliards d’euros. Cela se fait au plus haut niveau. Je n’ai pas d’information mais je pense que si le marché est très demandeur, cela aura du sens. Ce sont des scénarios qui doivent être étudiés”. Une éven- tualité qui a du sens d’autant qu’au niveau des technologies l’Algérie in- vestit dans des équipements de der- nière génération nécessaire pour des emballages alimentaires ou non très sophistiqués.

S. S.

Nouvelles

nominations

n Par décret présidentiel du 13 mars 2016, M. Slimane Djebaïli est nommé chargé de mission au Premier ministère. Par ailleurs, et par décret présidentiel du 13 mars 2016, M. Boumediène Saâdi est nommé rapporteur général au Conseil de la concurrence.

LU POUR VOUS

“Tourisme Magazine” : Un patchwork thématique pour la promotion du secteur

T ourisme Magazine, une pu-

blication dédiée au tourisme,

évoque, dans sa livraison

d’avril, l’hôtellerie, le bilatéral algé- ro-maltais, le développement du tourisme, la destination Algérie sur

les sites web des ambassades et des consulats d’Algérie à l’étranger. Il s’agit en fait d’un patchwork thé- matique pour mettre en lumière le potentiel touristique que recèle le pays, un potentiel toujours en ja- chère. Le périodique nous apprend ainsi qu’un troisième hôtel Sheraton, après ceux d’Alger et d’Oran, vient consolider l’offre hôtelière du grou- pe Starwood en Algérie. Il est implanté à Annaba. Et il sera mis en service le 5 juillet 2016. L’inauguration va certainement se faire en présence du ministre de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de l’Artisanat, Amar Ghoul, manière, pour lui, de se montrer actif sur le terrain. Or, une bonne partie des projets en chantier ou à mettre en service ont été éla- borés avant son arrivée au ministè- re du Tourisme. Tourisme Magazi- ne parle du ministre dans son édition d’avril, à la faveur de la visite qu’il avait effectuée à Malte, dans le cadre “du renforcement des opportunités” de coopération dans le domaine du

des opportunités ” de coopération dans le domaine du tourisme. La publication rappelle qu’il est convenu

tourisme. La publication rappelle qu’il est convenu d’établir un “mé- morandum d’entente” entre l’Algé- rie et Malte dans le tourisme… Par conséquent, y est-il relevé, Amar Ghoul et son homologue maltais, Ed- ward Zammit, se sont entretenus et focalisés sur cinq axes principaux : la formation et la qualification des res- sources humaines, le développe- ment et l’encouragement de la co- opération pour inciter l’investisse- ment dans l’hôtellerie, la gestion, la réhabilitation et la modernisation des infrastructures hôtelières, l’amélio- ration des voyages aériens et mari- times communs et enfin la com- mercialisation et la publicité au pro- fit des destinations touristiques. L’Algérie et Malte ont par ailleurs

convenu d’un congrès international en Algérie sur “la sécurité, la stabi- lité et le tourisme, prévu pour la fin du mois de septembre prochain”. Dans un autre registre, Tourisme Magazine a fait parler Smaïn Lalmas, président d’Algérie conseil export (ACE). Dans cet entretien, le prési- dent d’ACE note que le choix des projets repose sur le modèle de tou- risme que nous voulons adopter, ajoutant cependant que la règle du 49/51 semble être “un blocage ma- jeur” pour le secteur du tourisme. Il estime en outre qu’une stratégie de développement du secteur du tou- risme s’impose alors qu’il y a rude concurrence sur de nombreux mar- chés internationaux. En Afrique, par exemple, le taux de croissance dans le tourisme aug- mente 2 à 3 fois plus vite que dans le reste du monde. La publication évoque également le rôle des am- bassades et des consulats d’Algérie à l’étranger dans la promotion du tourisme dans le pays. II y est ainsi souligné que des représentations di- plomatiques ont mis en place des sites web qui donnent une masse d’informations sur la géographie, l’histoire du pays ainsi que sur la di- versification du paysage. YOUCEF SALAMI

BOURSE D’ALGER

Séance de cotation 30 mai 2016

TITRES COTÉS

 

COURS

VARIATION

TAUX DE VARIATION

ACTION

ALLIANCE ASSURANCES Spa

TITRES NON COTÉS

500,00

0,00

0,00

 

DERNIER COURS DE CLÔTURE

ACTION

EGH El AURASSI BIOPHARM NCA-ROUIBA SAIDAL

 

480,00

1 470,00

390,00

640,00

EVOLUTION DES COURS DES VALEURS DU TRÉSOR MAXIMUM

MINIMUM

OAT 7 ans OAT 10 ans OAT 15 ans

107,71

99,70

117,07

99,59

121,75

98,79

PRINCIPAUX INDICATEURS BOURSIERS

Capitalisation boursière :

53 011 272 250,00 748 000,00 - 427 075 000 000,00 1 422,88

Valeur transigée :

Encours global des titres de créance :

 

Encours global des valeurs du Trésor :

DZAIRINDEX :

LIBERTE

Dimanche 5 juin 2016

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Condoléances

 

Attristé par la perte de son ami et confrère du Quotidien d'Oran, Fodil Baba Ahmed “El Guellil”, le collectif de Liberté présente à sa famille ses condoléances les plus sincères. “À Dieu nous appartenons, à Lui nous retournons.” Repose en paix l'ami.

Carnet

73 ans. L’enterrement aura lieu aujourd’hui dimanche 5 juin 2016 à 12h, dans son village natal Taguemount Bouadfel (LNT). “À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.”

—————————————

chère et regrettée épouse, mère et sœur Benabid, née Benbouaziz Yasmina, surve- nu le 3 juin 2016. L’enterrement a eu lieu hier samedi 4 juin 2016 au cimetiè- re d’El-Alia, Alger. “À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.”

—————————————

Décès

—————————————

La famille Rahli de Larbaâ Nath Irathen (Tizi Ouzou) a la douleur de faire part du décès de leur cher et regretté Rahli Ahmed, survenu à l’âge de

Les

familles Benabid et

Benbouaziz ont la douleur de faire part du décès de leur

 

agent de bureau, aide-comptable ou agent polyvalent dans tous les services administatif dans société nationale. Tél. : 0555 33 04 70

 

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Décès

 

La famille Alloum de Chéraga et

d’Alger, parents et alliés, de faire part du décès de

a la douleur son cher et

 

regretté père et frère

ALLOUM DJAFFAR

ex-haut cadre au ministère de l’Agriculture rappelé à Dieu vendredi 27 mai 2016 à l’âge de 78 ans. L’enterrement a eu lieu samedi 28 mai 2016 au cimetière de Chéraga, Alger.

Que Dieu Tout-Puissant

accorde au

défunt Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis.

A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.

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ne gastronomie française 1
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dans le domaine ou n’impor-
te quel emploi.
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dés industriels option traite-
ment des eaux, cherche
emploi en Algérie dans le
domaine, motivé et avec sens
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ment. Tél. : 0773 15.89.29
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comme réceptionniste ou
standartiste dans cabinet
médical ou autre agent de
saisie sur micro.
Tél. : 0697 51.41.92
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JF 28 ans habitant Kouba,
licenciée en sciences écono-
miques option gestion d’en-
treprise, dilômée en langue
italienne, cherche emploi
dans une société aux envi-
rons d’Alger.
Tél. : 0793 92.15.68
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JF cherche emploi (n’importe
quel emploi) âgée de 33 ans et
de la wilaya de Boumerdès.
Tél. : 0673 80 03 64
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JH 20 ans diplômé en cuisine
gastronomie française un an
d’exp. cherche emploi dans le
domaine ou autres.
Tél. : 0555 47 11 59
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H 52 ans universitaire 26 ans
d’exp. cherche poste gérant.
Tél. : 0666 69 21 33
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JH ingénieur d’Etat en tra-
vaux publics (ENTP)
cherche emploi dans le
domaine. Tél. : 0774 50.12.07
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JF architecte, sérieuse, dyna-
mique et motivée, diplômée
de l’EPAU, maîtrisant les
logiciels de dessin et ayant
plus de 3 ans d’exp. (étude et
suivi), cherche emploi à Tizi
Ouzou. Tél. : 0676 78.49.88
architectejob@gmail.com
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Pensée
Triste, dur et douloureux fut
et sera éternellement pour
nous le 5 juin
nous a quittés
2003 quand
notre chère
mère, belle-mère et
grand-mère
M ME
ABROUS
KELTOUM
NÉE ATEK
En ce triste souvenir, son mari, ses enfants, ses petits-
enfants et ses belles-filles demandent à tous ceux qui
l’ont connue et
aimée d’avoir une pieuse pensée à sa
mémoire.
Repose en paix, yemma azizen
Ta fille Malha
G
SOS
•• Je m’appelle Amouchi Omar, âgé de
25 ans,
handicapé au niveau du pied gauche avec prothèse
endommagée,
j’ai besoin de la remplacer par une
autre prothèse triasse fabriquée en Allemagne.
(Besoin d’aide). Pour plus d’informations,
appeler le 0550 73 00 11

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JH cherche emploi comme métreur vérificateur.

Tél. : 0668 68.55.76 Alger

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Etudiant cherche emploi pen- dant les vacances. Tél. : 0798 63.26.68

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Cherche emploi correspon- dante p. journal ou chaîne de

télévision p. région de Blida. Tél. : 0558 37 86 25

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chef dpt. moyens géné-

raux 30 ans d’exp. libre de suite cherche emploi. Tél. : 0662 02 53 99

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