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Détail

D étail fruits et légumes Bulletin d'information technique pour la distribution Centre technique interprofessionnel
D étail fruits et légumes Bulletin d'information technique pour la distribution Centre technique interprofessionnel
D étail fruits et légumes Bulletin d'information technique pour la distribution Centre technique interprofessionnel
D étail fruits et légumes Bulletin d'information technique pour la distribution Centre technique interprofessionnel

fruits et

légumes

Bulletin d'information technique pour la distribution

Bulletin d'information technique pour la distribution Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes

Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes

Merchandising du rayon fruits et légumes Le principe des « 5 B »

T rop souvent inexistantes dans les rayons fruits et légumes, les techniques du merchandising

moderne sont pourtant un élément es- sentiel de l’efficacité du rayon. En effet, si la fraîcheur et les qualités gustatives des produits sont les éléments principaux de la satisfaction des consommateurs, l’organisation du point de vente sera le déclencheur de l’achat tout comme la facilité d’accès aux produits. DFL pré- sente les principaux éléments à prendre en compte pour la construction d’une stratégie merchandising en s’appuyant sur le principe des « 5 B ».

Apparu avec la concentration de l’offre produit dans des points de vente de plus en plus grands, le merchandising n’a cessé de se développer dans nos so- ciétés de consommation moderne. La définition acceptée du merchandising est la suivante : « C’est un ensemble

de techniques visant à favoriser l’écou- lement des produits dans le point de vente ». Il vise à trouver les solutions concrètes pour répondre à la règle des « 5 B » de Keppner dont nous donne- rons une interprétation appliquée au marché des fruits et légumes :

• Bon assortiment (largeur et profon- deur) ;

• Bonne implantation (structure phy-

sique) ;

• Bonne quantité (stock) ;

• Bon moment (saisonnalité) ;

• Bonne information terrain (ILV : In- formation sur le lieu de vente).

LES « 5 B » DE KEPPNER

Le bon assortiment

L’assortiment en fruits et légumes est un aspect essentiel de la réussite

d’un commerce. L’étude des comportements d’achats des fruits et légumes au stade détail réali- sée en 2007 par le Ctifl montre qu’environ 46 % des consomma- teurs déclarent que la notion de choix est primor- diale pour la dé- termination de leur lieu d’achat

principal. Pour s’assurer la fi- délité de ces clients, les points de vente ont tendance à développer leurs gammes de produits. Aujourd’hui, dans les grands hypermarchés et les grandes surfaces frais, les plus grands assortiments avoisinent les 300 réfé- rences en première gamme. Cepen- dant, un assortiment efficace ne peut pas se limiter à une simple course au plus grand nombre de références

proposées au client. La notion de per- ception de choix par le client est plus

déterminante que le choix réel propo- sé. Il devient alors certain qu’un bon

assortiment doit être le fruit d’une ré-

flexion fondée sur le comportement et

les attentes des consommateurs.

sur le comportement et les attentes des consommateurs. La règle des « 5B » permet un

La règle des « 5B » permet un meilleur flux des produits

mais les contraintes de facilitation du choix et de rapidité d’achat exprimées en introduction impliquent le respect de règles que l’on appellera « les basiques du merchandising » dans le rayon fruits et légumes :

• maîtriser les points chauds et les points froids du rayon en visualisant les flux de circulation ;

• séparer les grandes familles : fruits et légumes ;

• à l’intérieur de chaque famille, définir des univers de consommation (voir figure « Atouts merchandising 2010 ») ;

• accentuer la saisonnalité par le choix des univers implan-

tés en entrée de rayon ;

• suivre la segmentation à l’intérieur d’un univers ou d’une famille. Par exemple dans la famille tomate, séparer les sous-familles « tomate ronde », « grappe », « à farcir »,

« à cuire », « tomates cocktail/cerise » et les « spécialités » (cœur de bœuf, kumato…) ;

• travailler le plus possible les produits en descente et, en

dernier lieu, à l’intérieur de chaque segment, jouer avec les couleurs pour séparer les références ;

• gérer les têtes de gondoles et les emplacements promotionnels

pour les promotions ou les produits lourds à fortes rotations;

• définir et respecter le seuil minimal de visibilité d’une ré-

férence. Il est admit que ce seuil se situe entre 20 et 25 cm

dans les magasins de moins de 2 000m² et de 50 cm dans les plus grands magasins.

La bonne implantation

Le merchandising est le reflet de la po- litique commerciale du point de vente et il doit donc s’adapter au contexte spécifique du magasin et de sa clien- tèle. Il n’existe donc pas de plan type convenant à l’ensemble des magasins

Sommaire

Le merchandising du rayon fruits et légumes : le principe des « 5B »

L’assortiment fruits et légumes en juillet-août

La courgette en été : à la découverte de formes, de saveurs, de modes culinaires diversifiés

n° 271

Juin 2010

Les choix d’implantation du rayon doivent se raisonner selon le cheminement bien connu de l’entonnoir, partant du général pour aller vers le particulier, du marché vers la référence, et s’appuyer sur l’ensemble des données marketing et des outils à disposition. On étudiera ainsi le poids des différents produits dans le chiffre d’affaires et leur saisonnalité pour définir les priorités en termes d’empla- cement et affiner les choix d’allocation de linéaire selon la saison. L’analyse des indices de consommation par région des espèces ainsi que les différentes études parues dans la presse spécialisées contribueront à affiner vos choix. Le Ctifl pro- pose un outil d’aide à la décision « Atouts merchandising » (Figure 1) qui reprend les principales données de marché utiles à vos choix d’implantations.

La bonne quantité

Les fruits et légumes sont des denrées périssables. Afin de limiter les pertes en ma- gasin qui peuvent mettre en péril le résultat comptable, il est nécessaire de limiter les quantités de produit dans le linéaire. Dans le cas d’une vente libre service, si la qualité du produit proposée est hétérogène, le client effectuera son choix après manipulation, palpation et examen scrupuleux de tous les produits qu’il achète. Si la marchandise présentée l’est en quantité excessive, cette démarche inévitable du consommateur va engendrer une détérioration encore plus rapide de la référence concernée. Pourtant, l’adage « la masse fait vendre » reste vraie. Il faut donc com- poser avec ses deux notions contradictoires pour trouver le meilleur compromis possible. Toujours dans le cas d’une vente libre service, le détaillant prendra soin de ne pas présenter plus d’une demi journée de vente pour les produits fragiles (fraises, asperges, salades…). Concernant les produits plus robustes, les quantités en rayon peuvent être plus importantes sans excès bien sûr à la condition que la qualité et la fraicheur soient irréprochables et homogènes.

Le bon moment

Pour l’ensemble du rayon, assortiment et implantation devront exprimer la sai- sonnalité, point fort spécifique à l’univers des fruits et légumes. À chaque pé- riode de l’année, ses produits leaders ! Le chef de rayon ou le responsable de

magasin peut, pour suivre cette saisonnalité, utiliser différents outils que le Ctifl développe dans cette optique :

• Les données du panel consommateur reprises dans l’outil « Atouts Merchandi-

sing » qui met en perspective le poids des différents univers de consommation et des espèces dans les ventes mensuelles du rayon.

• Le « Calendrier de commercialisation » qui reprend, espèce par espèce, la dis- ponibilité des produits par origine et donne une information sur le potentiel gustatif des variétés et leur saisonnalité.

Figure 1 : Atouts merchandising 2010 Juin Les univers saisonniers Saisonnalité fruits d’été 22,3 tomate
Figure 1 : Atouts merchandising 2010
Juin
Les univers saisonniers
Saisonnalité
fruits d’été
22,3
tomate
La première
information se veut
synthétique et
visuelle avec un
rappel des deux plus
grosses famille en
fruit et en légume
11,5
Logique
d’implantation
petits
légumes
fruits rouges
6,2
10,6
Logique d’implantation
fruits d’été
22,3
tomate
11,5
fruits rouges
10,6
ratatouille
4,9
pomme/poire
7,2
crudités
5,2
kiwi
1,4
salade
4,1
raisin/prune
0,7
petits légumes
6,2
agrumes
4,7
banane
3,8
légumes à cuire
chou
3,2
1,2
exotiques
1,1
bulbes secs
3,3
Total fruits
51,9
Total légumes
39,4
4 e gamme
pomme de terre
3,0
5,7
« Top » fruits
« Top » légumes
pêche et nectarine
melon
pomme
fraise
abricot
cerise
banane
orange
kiwi
poire
pomelos
8,8
tomate
11,5
7,8
salade
2,9
5,9
courgette
2,6
5,2
carotte
2,4
5,0
concombre
2,0
4,7
oignon
1,7
3,8
poivron
1,5
2,2
avocat
1,5
Cet espace liste toute
les sous-familles
merchandising. Vous
trouverez ici une
organisation
schématique d’un
rayon avec les
proximités de chaque
sous-famille les unes
par rapport aux autres
et dans un ordre
pertinent selon
la saison
1,4
artichaut
1,2
1,3
radis
1,2
1,3
haricot vert
1,2
Chiffres exprimés en % des achats des ménages – Source Tns worldpanel 2007/2008/2009
Top fruits et légumes
Sont indiqués dans cette zone les poids de chaque espèce de fruits et
légumes dans les sommes dépensées par les consommateurs français.
Les chi res utilisés dans cet outil proviennent de Kantar Worldpanel
(ex-TNS Worldpanel) , élaborés sur la moyenne des années
2007/2008/2009
, élaborés sur la moyenne des années 2007/2008/2009 Le merchandising est un élément essentiel de

Le merchandising est un élément essentiel de l’efficacité du rayon

• Les différentes études de marché par espèce qui donnent la tendance des attentes du consommateur.

La bonne Information sur le lieu de vente (ILV)

L’augmentation du nombre de référence dans les rayons de- puis les dernières décennies a rendu presque obligatoire la présence d’informations liées aux produits, ou permettant le repérage des familles et sous-familles de produit dans des linéaires chargés. Dans le cadre du rayon fruits et légumes, il convient d’ajouter les obligations réglementaires liées aux produits à la nécessité d’avoir une gestion rigoureuse de l’information. L’ILV et la PLV sont des atouts majeurs dans un marché où la perte de savoir sur la production et la mise en œuvre des produits bruts s’accompagnent d’un besoin croissant de s’informer sur leur origine, leur modes de productions ou encore leur préparation/utilisation. La qualité de l’information est déterminante pour maximiser les ventes additionnelles sur des produis méconnus de la clientèle et permet d’appuyer la diversification de l’offre. Cependant la difficulté principale réside dans la mobilité de ce rayon. En effet, si en moyenne les autres rayons sont réimplantés annuellement, celui des fruits et légumes est en évolution permanente et se réimplante complètement quatre à cinq fois par an. Il est donc difficile de « figer » l’implantation avec une ILV de segmentation. Par ailleurs, l’évolution des cours et les aléas liés au climat rendent dif- ficile d’utiliser des supports pérennes. Il est pourtant forte- ment conseillé d’investir sur des moyens d’informations à la référence permettant d’aider les consommateurs dans leurs choix (préparation, spécificité de la variété…) et les points de vente proposant ce type de renseignements sont souvent plébiscités par les consommateurs.

Une affaire de professionnels partenaires

Si le lieu d’application des techniques de merchandising est bien le magasin, les réflexions et la définition des différentes stratégies peuvent se faire chez le distributeur ou chez le four- nisseur. C’est d’ailleurs la confrontation des opinions des four- nisseurs et des distributeurs qui engendre habituellement la politique d’implantation en magasin. Cependant, cette struc- ture décisionnelle impose aux fournisseurs d’être suffisam- ment experts de leurs marchés et des attentes des consom- mateurs sur ce marché. Dans le cadre des fruits et légumes, comme pour d’autres marchés, il existe deux niveaux de ré- flexions : la stratégie globale d’implantation du rayon et le détail d’implantation à la famille. Un « chef d’orchestre » peut, ici, intervenir pour dynamiser et coordonner ce partenariat mer- chandising entre fournisseurs et distributeur : c’est le « cate- gory manager » qui fera prochainement l’objet d’un article. r

Marc Lajeunesse, Arnaud Magnon, Jérôme Tisserand

Assortiment Fruits et Légumes en JUILLET - AOÛT

FRUITS

Nombre de références

LÉGUMES Nombre de références

Juillet

Août

Juillet

Août

Assortiments

A

B

C

D

A

B

C

D

GAMMES « BASIQUES »

 

Saisonniers

Pêche et nectarine (D 13,8/14,5 % Q 12,4/13,4 %)

 

Pêche blanche, jaune Nectarine blanche, jaune Melon (D 11,5/11,4 % Q 11,7/11,3 %)

2

3

6

8

2

3

6

8

2

2

4

6

2

3

4

6

3

3

4

5

2

3

4

5

Charentais jaune, vert, brodé, Canari, Piel de Sapo

 

Pastèque Abricot (D 7,4/3,5 % Q 6,5/2,7 %) Cerise Fraise Framboise, groseille, cassis Prune Poire (D 1,0/1,8 % Q 0,9/2,0 %) Guyot Raisins (D 0,5/3,7 % Q 0,3/3,0 %)

1

1

2

3

1

1

2

3

1

2

3

4

1

2

2

2

1

1

1

2

1

1

2

2

1

2

2

1

3

5

1

3

5

1

2

2

3

1

2

3

4

1

1

2

3

1

1

2

3

1

1

2

2

2

2

4

4

Cardinal, Matilde, Prima, Danlas, Chasselas, Lavallée Pommes (D 4,0/4,0 % Q 4,3/4,2 %)

 

- de fin de saison Golden, Bicolores - de début de saison

1

2

2

3

1

3

3

4

Delbarestivale, Golden précoce, Reine des Reinettes, Gala, Elstar

- de contre-saison Granny, Bicolores Bananes (D 3,3/3,2 % Q 4,3/4,2 %) Vrac, poids-prix

1

2

2

3

1

2

2

2

1

1

2

2

1

1

2

2

Orange

1

1

2

2

1

1

2

2

Navelate, Valencia late, Delta seedless

 

Pomelo Citron Kiwi (D 1,1/1,1 % Ananas Cayenne, Victoria

 

1

1

2

2

1

1

2

2

1

1

2

2

1

1

2

2

Q 0,7/0,7 %)

1

1

2

3

1

1

2

3

 

1

1

2

1

1

2

Avant-saison Figue, amande, noisette fraîche Exotiques & rares

 

1

2

1

2

3

4

 

2

4

6

2

4

6

Mangue, lime, papaye, fruit de la passion, noix de coco

 

Total

20

30

52

70

20

34

55

71

Olives en vrac Fruits secs et à coques

 

15

15

3

6

8

10

3

6

8

10

 

UNIVERS

 

Assortiment

A

B

C

D

A

B

C

D

Les biologiques

Fruits

4

7

15

4

7

15

Pomme,poire,pêche,kiwi,fraise,banane,ananas,mangue,citron,orange,pomelo

Avocat, aubergine, betterave rouge, carotte, chou,

Avocat, aubergine, betterave rouge, carotte, chou, concombre, courgette, navet, oignon, poireau, poivron, pomme de terre, salades, tomates

oignon, poireau, poivron, pomme de terre, salades, tomates IV e gamme (D 2,9/3,2 % Q 0,7/0,7

IV e gamme (D 2,9/3,2 % Q 0,7/0,7 %)

salades, tomates IV e gamme (D 2,9/3,2 % Q 0,7/0,7 %) Salades, râpés, à soupe, à

Salades, râpés, à soupe, à poêler V e gamme

%) Salades, râpés, à soupe, à poêler V e gamme Betterave, pomme de terre, endive, flageolet,

Betterave, pomme de terre, endive, flageolet, lentille

gamme Betterave, pomme de terre, endive, flageolet, lentille (préparés sur place, bar à salade) Assortiments A

(préparés sur place, bar à salade)

Assortiments

A

B

C

D

A

B

C

D

GAMMES « BASIQUES »

Salades (D 2,6/3,3 % Q 2,5/3,1 %)

3

5

7

10

3

5

7

10

Laitue, batavia, feuille de chêne, frisée, scarole, romaine, Iceberg, mâche

 

Avocat(D 1,5/1,5 % Q 1,1/0,8 %) Betterave rouge Chou blanc, rouge Céleri-rave Concombre (D 2,0/1,9 % Q 3,1/2,7 %) Radis

1

1

2

2

1

1

2

2

1

1

2

2

1

1

2

2

1

2

2

2

1

2

2

2

1

1

1

1

1

1

1

1

2

2

1

1

2

2

1

1

2

3

1

1

2

3

Tomate (D 12,0/9,4 % Q 12,4/10,1 %) Carotte (D 2,0/1,8 % Q 3,2/3,4 %) Artichaut Céleri-branche Champignon de Paris, pleurote Chou-fleur Endive Fenouil Oignon blanc en botte Poivron (D 1,8/1,8 % Q 1,4/1,4 %)

4

4

6

10

4

4

6

10

1

1

2

3

1

2

3

3

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2

3

1

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2

3

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5

2

3

4

5

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1

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1

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1

1

1

1

2

4

5

1

2

4

5

Brocoli Chou frisé Épinard Haricot à écosser Haricot vert, beurre Navet Petit pois Poireau Aubergine Courgette (D 2,0/2,0 % Q 2,9/2,9 %) Ratatouille

 

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

1

 

1

1

1

1

 

1

1

1

1

1

2

2

1

2

4

1

2

4

1

1

2

2

1

1

2

2

 

1

2

1

2

1

1

2

2

1

1

2

2

1

1

2

3

1

1

2

3

1

1

2

3

1

1

2

3

1

1

1

2

1

1

1

2

Ail (frais, sec) (D 0,9/1,1 % Q 0,3/0,3 %) Échalote (frais, sec)

1

2

3

3

1

2

3

3

1

1

2

3

1

1

2

3

Oignon(frais,sec)(D1,9/2,1% Q2,0/2,5%)

1

2

3

4

1

2

3

4

Herbes aromatiques

4

4

7

12

4

4

7

12

Persil, ciboulette, menthe, basilic, aneth, cerfeuil, coriandre, estragon, oseille, persil plat, sarriette, sauge Thym,laurier,romain,bouquetgarni

1

2

4

4

1

2

4

4

Trévise, mesclun, sucrine, roquette

 

Aubergine, courgette, poivron, chou-fleur, artichaut, carotte, navet,pensée, capucine, fleur de courgette

 

Soja, gingembre, piment, chou chinois, chayotte

 

Lentin, girolle, cèpe, pied bleu

Total

31

50

87

132

31

54

89

134

Pommes de terre (D 4,9/5,1 % Q 10,1/11,3 %)

 

Primeurs De consommation type Bintje, type chair ferme

1

1

2

3

2

3

3

4

3

4

5

9

1 1 2 3 2 3 3 4 3 4 5 9 Haricot, lentille, fève, pois

Haricot, lentille, fève, pois

Légende :

L’assortiment est proposé

selon le type de magasin :

A étroit : magasins de proximité, hard-dis- counters

B large & peu profond :spécialistes et super- marchés

C large & moyennement profond : spécialistes, hypers et supers

D large & profond :

 

spécialistes, grands

hypermarchés

D

= % dépenses

Q

= % quantités

Les parts de marché sont exprimées en pourcentage(%) du total des quantités commercialisées et des dépenses des ménages en fruits, légumes et pommes de terre

(Source : TNS panel 2009) 10 périodes d’assortiments sont proposées :

- Janvier-Février

- Mars

- Avril

- Mai

- Juin

- Juillet-Août

- Septembre

- Octobre

- Novembre

- Décembre

Les parts de marché Dépenses e Fruits Légumes PdT IV Juillet Quantités Fruits Légumes PdT
Les parts de marché
Dépenses
e
Fruits
Légumes
PdT
IV
Juillet
Quantités
Fruits
Légumes
PdT
0 %
20 %
40 %
60 %
80 %
100 %
Dépenses
e
Fruits
Légumes
PdT
IV
Août
Quantités
Fruits
Légumes
PdT
0 %
20 %
40 %
60 %
80 %
100 %

La courgette en été

À la découverte de formes, de saveurs, de modes culinaires diversifiés

L a courgette est un des légumes fruits les plus cultivés et les plus vendus sur les marchés. Elle est vieille de 1 200

ans avant notre ère. C’est une plante de l’es- pèce « Cucurbita pepo », de la famille des cucurbitacées comme la courge, la citrouille, la chayotte, le concombre, le melon, le pâ- tisson, le potimarron, le potiron. L’Europe n’a fait sa connaissance que lorsqu’elle a découvert le Nouveau Monde et les Indiens qui la cultivaient. Ce n’est qu’au XVIII e siècle

que les Italiens commencèrent à en consom- mer. En 1882, le botaniste français Auguste Louis Maurice Lévêque de Vilmorin l’appelle courge d’Italie (« Courcouzelle » en Pro- vence) ou « Courgette » en Algérie. Il faudra attendre la fin de la 2e guerre mondiale pour que la courgette se répande dans l’hexagone et devienne un légume fruit incontournable de nos marchés et jardins.

rapide, l’agriculteur doit la récolter deux

à quatre jours après sa floraison c’est-à-

dire lorsqu’elle atteint un quart ou un tiers de son développement définitif (entre 15 et 20 cm de longueur pour les longues et 8 à 10 cm pour les rondes). Tandis qu’à maturité, la courge mesure plus de 60 cm. Autrefois, l’on cueillait ce légume frais à maturité, il fallait alors pour la préparer creuser sa panse pleine de filaments et de graines. Sa chair avait un goût assez musqué.

Présente toute l’année

Durant l’hiver, elles sont originaires d’Afrique du Nord et d’Espagne principa- lement. De mai à octobre, nous aurons

les récoltes françaises de saison. Près de 80 % de la production française provient de trois bassins. Le Sud-Est (Roussillon

– Paca - Rhône-Alpes) avec 65,1 % de

la production nationale, le Nord (Nord

– Pas-de-Calais) avec 8,6 % et le Sud-

Ouest (Aquitaine) avec 5,7 %. Les 20 % restant sont issus de l’Ouest, du Centre- Ouest, de l’Est et du Massif-Central*.

Quelques types marquants

Avec différentes formes et couleurs, il y

a une floraison de types de courgettes :

- Ronde de Nice sphérique, tachetée, vert-clair;

- Verte maraîchère vert-foncé brillant;

- Blanche de Virginie vert très pale à chair ferme;

- Longue de Saumur vert intense ;

- Grisette de Provence vert-clair marbré de gris ;

- Gold Rush au fruit jaune au léger goût de noisette,

- Spaghetti au fruit ovoïde, blanc jau- nâtre;

- Italie vert marbré de jaune, appelée

« Courcouzelle » dans le Sud-Est ;

- Diamant vert foncé, brillante, fine, cy- lindrique;

- Reine des Noires vert très foncé et brillante;

- Amalthee goût sucré;

- Tarmino fruit vert foncé;

- Leila et Black Beauty.

* Source Agreste Conjoncture 2009

- Leila et Black Beauty. * Source Agreste Conjoncture 2009 Qu’elles soient longues, ovales, rondes, vertes,

Qu’elles soient longues, ovales, rondes, vertes, jaunes, blanches ou presque noires, cette diversité peut vous aider à segmenter votre rayon.

Quelques conseils pratiques

Il faut se soucier de sa turgescence. Il est conseillé de la choisir

lisse, ferme, d’une couleur franche et avec un pédoncule sain. Tout au long de la journée, la courgette doit être manipulée

avec précaution et être mise au frigo le soir. Entre poivrons, au- bergines, tomates, oignons, aulx, feuilles de laurier et de thym, cette plante a toute sa place sur nos étals.

Un usage culinaire très diversifié

La courgette se consomme de la graine à la fleur, au fruit. La fleur mâle et la fleur femelle en fruits de 5 cm se préparent en

beignets. Le fruit très jeune se consomme cru ou râpé. Le fruit

long de moins de 10 cm peut être mis dans du vinaigre comme les cornichons. La courgette se consomme naturellement cuite

(ratatouille, gratin, potage, purée, farcie). Enfin, les graines

sont excellentes grillées et salées en apéritif. r

Didier Bénac

Mâles-femelles :

comment les reconnaître ?

La particularité botanique de cette plante veut qu’un pied produise des fleurs mâles et femelles fructifères sur une période de plusieurs mois. Une fois formé, le fruit grossit vite et passe en quelques jours de cour- gettes prêtes à consommer à courges moins tendres. Les fleurs mâles sont enlevées tôt pour ne pas gêner la fructification et sont consommées farcies ou en beignets (notamment dans les Balkans, en Italie et dans la région niçoise). La fleur de courgette farcie est une spécialité dans la cuisine vietnamienne. Il est très facile dans un potager de reconnaître les fleurs mâles des fleurs femelles : les fleurs mâles se dressent sur une tige verticale fine tandis que les femelles sont sur une tige plus grosse.

Croissance rapide

La seule courgette connue était « la courgette verte longue maraîchère », appelée également « courge d’été ». Cueillie très jeune – bien avant la ma- turité –, le terme courgette est le dimi- nutif de courge. Le fruit de cette plante porte le même nom. Il est de forme allongé ou ronde, de couleur verte ou jaune. Il s’agit bien d’un fruit au sens botanique du terme car elle contient les graines de la plante. C’est une plante annuelle, sa seule multiplication pos- sible est le semis. Sa culture est un jeu d’enfant ce qui la rend populaire dans tous les potagers. Ses seules vraies exi- gences sont la chaleur et l’eau. Elle sera détruite dès les premières gelées. Il lui faut des parcelles bien ensoleillées, se réchauffant rapidement. Sous abris dans les régions méridionales, avec un semis vers le 15 février plus un re- piquage un mois plus tard, la récolte s’effectue d’avril à juin. En plein air, la mise en place a lieu vers le 15 avril dans le Midi et en mai pour les autres ré- gions. La récolte commence début juin dans le Midi et fin juin dans les régions à climat plus tempéré. Les premières récoltes ont lieu deux mois après le se- mis et quinze jours si ce sont des plants repiqués. Dotée d’une croissance très

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