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LA CHRONIQUE JUDICIAIRE

LLEESS

AASSSSAASSSSIINNSS

DDEELLAARROOUUTTEE

Les routes continuent à faire rage, les chauffards pullulent sur la « caillasse », surtout les poids lourds…

LLiirree eenn ppaaggee 99 llaarrttiiccllee ddee AAbbddeellllaattiiff TToouuaallbbiiaa

e e l l l l a a t t i i f f T T
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Le Quotidien

a t t i i f f T T o o u u a a l
a t t i i f f T T o o u u a a l
a t t i i f f T T o o u u a a l

Lundi 29 Juillet 2013 n°3882 - Prix : Algérie 10 DA — http://www.lexpressiondz.com — ISSN 1112-3397 — Directeur Fondateur : AHMED FATTANI

IFTAR 20 Ramadhan 1434 20h00 IMSAK 21 Ramadhan 1434 04h00

IFTAR

20 Ramadhan 1434

20h00

IMSAK

21 Ramadhan 1434

04h00

IFTAR 20 Ramadhan 1434 20h00 IMSAK 21 Ramadhan 1434 04h00

EN RAISON DE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE AU MALI

L’ANP en alerte aux frontières Sud-Est

Cette stratégie intervient à la suite des menaces formulées par le Mujao de s’attaquer aux bureaux de vote.

LLiirree eenn ppaaggee 2244 llaarrttiiccllee ddee IIkkrraamm GGhhiioouuaa

l e e d d e e I I k k r r a a m

L’ASSASSIN PRÉSUMÉ DE LA PETITE NADIA ARRÊTÉ

LA MEURTRIÈRE ÉTAIT SA VOISINE

Elle était parmi les premières personnes qui ont accouru au domicile de la victime pour compatir avec la maman tout en lui présentant ses condoléances.

LLiirree eenn ppaaggee 2244 llaarrttiiccllee ddee WWaahhiibb AAïïtt OOuuaakkllii

LE PAYS N’A PAS PROFITÉ DU RECUL DU TOURISME EN EGYPTE ET EN TUNISIE

LE GRAND RATAGE

DE L’ALGÉRIE

LLiirree eenn ppaaggee 33 llaarrttiiccllee ddee SSaalliimm AAggggaarr

Profitant seulement des rentrées financières des hydrocarbures, le gouvernement a délaissé ce secteur qui est considéré comme le moteur de l’économie dans certains pays tels le Maroc, l’Espagne ou encore l’Egypte et la Tunisie.

comme le moteur de l’économie dans certains pays tels le Maroc, l’Espagne ou encore l’Egypte et

VERS LA CRÉATION D’UNE DIRECTION COLLÉGIALE AU FLN

DU PROVISOIRE POUR GÉRER LE VIEUX PARTI

LLiirree eenn ppaaggee 44 llaarrttiiccllee ddee NNaaddiiaa BBeennaakkllii

TRAFIC DE DROGUE, DÉTENUS ALGÉRIENS À GUANTANAMO ET EN IRAK…

Le constat de M e Farouk Ksentini

Le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme a indiqué que la Cncppdh «ne détient aucune information» concernant leur rapatriement au pays.

LLiirree eenn ppaaggee 44 llaarrttiiccllee ddee MMoohhaammeedd TToouuaattii

VAGUE DE CHALEUR DANS LE SAHARA

COMMENTLESGENS DU SUD PASSENT LE RAMADHAN

LLiirree eenn ppaaggee 77 llaarrttiiccllee ddee IIllhheemm TTeerrkkii

PLAN DE CIRCULATION

Les élus d’Alger-Centre font leur cinéma

Les déviations de la circulation au niveau du carrefour de la Grande- Poste sont devenues très fréquentes à cause de l’entêtement des élus qui veulent amuser la galerie avec leurs carnavals.

LLiirree eenn ppaaggee 66 llaarrttiiccllee ddee KKaaccii AAggggaadd

TEMPOREL CONTRE SPIRITUEL

LE FAUX ANTAGONISME

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L ’ A c t u a l i t é LUNDI 29 JUILLET 2013

LActualité

LUNDI 29 JUILLET 2013

HASSI MESSAOUD LLaa nnoouuvveellllee vviillllee jjaaiilllliirraa dduu ssaabbllee ddaannss 9966 mmooiiss LLEESS
HASSI MESSAOUD
LLaa nnoouuvveellllee vviillllee jjaaiilllliirraa dduu ssaabbllee ddaannss 9966 mmooiiss
LLEESS TTRRAAVVAAUUXX de sa réalisation seront officiellement lancés cet après-midi par Amara Benyounès et Youcef Yousfi.
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nnffiinn !! LLaa nnoouuvveellllee vviillllee
ddee HHaassssii MMeessssaaoouudd vvooiitt
llee bboouutt dduu ttuunnnneell
LLeess
travaux de sa réalisation seront
officiellement lancés cet après-
midi par Amara Benyounès et
Youcef Yousfi, respectivement
ministres de l’Aménagement
du
territoire, de
l’Environnement et de la Ville
et de l’Energie et des Mines.
Ces derniers seront aujourd’hui
à 14 h dans cette ville pétrolière
pour une visite de travail qui
aura comme principal objectif
le lancement de cette « oasis »
urbaine au milieu du désert.
Initiée, il y a plus de cinq ans,
cette nouvelle ville à de quoi
faire rêver avec son aspect, à la
fois fonctionnel, moderne,
respectueux de l’environne-
ment puisque développant dif-
férentes formes d’énergies
renouvelables, mais surtout le
fait que cette modernité soit
inspirée du cachet architectural
des régions du Sud. Elle devrait
voir le jour dans 96 mois et se
veut comme un modèle de
modernité et de fonctionnalité.
Le gouvernement qui s’est
donné comme objectif de met-
tre fin aux villes dortoirs,
notamment après les désastres
de Ali Mendjeli et Sidi
Abdellah, veut faire de cette
ville nouvelle de Hassi
Messaoud l’exemple pour
lequel il devra s’appuyer dans
la construction des futurs pôles
urbains. Ce mégaprojet qui sera
appelé à accueillir une popula-
tion de 80 000 habitants, est un
modèle en termes d’aménage-
ment urbain.
Il englobera un périmètre
d’urbanisation, un périmètre
d’extension future de l’urba-
nisme, une zone verte, et une
zone d’activités logistiques
(ZAL). La structure et typologie
de la nouvelle ville font ressor-
tir quatre quartiers d’habita-
tion de 20 000 habitants chacun
(soit un total de 80 000), avec
leurs structures d’accompagne-
ment administratives, commer-
Le gouvernement s’est donné comme
objectif de mettre fin aux villes dortoirs
Les raisons de cette
annulation n’ont jamais
été clairement expli-
quées. On parle d’irrégu-
larités du cahier des
charges et les prix anor-
malement injustifiés.
Mais pour les observa-
teurs, cette annulation
était intimement liée à
l’affaire Sonatrach et ses
scandales de corruption.
Dans un câble diploma-
tique, l’ambassadeur des
Etats-Unis, alors en
poste à Alger, David
Pearce, rapporte des pro-
pos indiquant qu’afin
d’obtenir le contrat de la
nouvelle ville, SNC
Lavalin pourrait avoir
soumis une offre gonflée,
pour ensuite rétribuer
des initiés de Sonatrach.
SNC Lavalin se défend et
explique qu’il s’agissait
plutôt d’une suspension
«due à des changements
dans la gestion chez le
ciales, de loisirs et sociocultu-
relles, gravitant autour d’un
noyau central (centre-ville)
regroupant la grande mosquée,
oubliettes et retardé à cause de
l’attribution du marché.
Le projet d’étude, d’exécu-
tion et de suivi des travaux de
la
grande esplanade, des activi-
tés d’affaires, un grand parc
avec structures de loisirs, de
commerces et de tourisme,
ainsi que les principales institu-
tions publiques. Elle sera loca-
lisée dans la zone d’Oued El
Maraâ, à équidistance d’envi-
ron 80 km entre l’actuelle
Hassi Messaoud et les villes de
Touggourt et Ouargla, et cou-
vrira une superficie globale de
4 483 ha.
La future ville nouvelle
devra également constituer un
pôle énergétique où seront éta-
blis les sièges des entreprises
du secteur opérant dans la
région. Pour ce faire, l’Etat lui
construction de la nouvelle ville
en question a été attribué, en
novembre 2008, au groupe
canadien d’ingénierie SNC
Lavalin pour environ 508
millions de dollars. Mais des
irrégularités dans l’attribution
de ce contrat ont fait qu’il soit
annulé par les pouvoirs publics.
L’appel d’offres a été relancé et
remporté une fois encore en
juillet 2009 par SNC Lavalin
pour un montant inférieur au
premier contrat de près de
7 milliards de dinars. Malgré
cette seconde attribution, le
contrat sera définitivement
retiré, un an plus tard, en juin
2010, par le gouvernement à la
firme canadienne.
client et à une révision de
ses processus». Ce qui s’averra
plus tard complètement
infondé, puisque la firme cana-
dienne est définitivement écar-
tée de ce projet qui sera confié à
un groupement algéro-sud-
coréen avec le consortium sud-
coréen Dong Yang et le bureau
algérien Berep. Voilà donc la
petite histoire de cette ville que
l’on espère voir comme le Texas
algérien…
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DD’’aauuttrreess pprroojjeettss dd’’eennvveerrgguurree aauu mmeennuu ddee llaa vviissiittee
Même si le lancement des travaux de la nou-
velle ville de Hassi Messaoud sera le principal
« arrêt » de la visite de Amara Benyounès et
Youcef Yousfi, respectivement ministres de
l’Aménagement du territoire, de l’Environ-
nement et de la Ville et de l’Energie et des
Mines, il n’en demeure pas moins que d’autres
fouissement technique (CET) qui seront à
même de permettre une meilleure gestion des
déchets ménagers à travers l’amélioration de
la collecte, du tri et le traitement.
a
consacré une enveloppe de
6 milliards de dollars. Cette
grosse somme fait que cette
ville a été sujette à des polé-
miques alors qu’elle était
encore dans un état embryon-
naire. Le projet a été, à un
moment donné, mis aux
projets importants sont au menu. Les deux
ministres procéderont à l’inauguration et
l’inspection de plusieurs projets relevant des
secteurs de l’environnement et de l’énergie.
Ainsi, elle sera l’occasion de lancer l’opération
de nettoiement de la ville de Hassi Messaoud
en s’inscrivant dans le programme d’éradica-
tion des décharges sauvages. La wilaya béné-
ficiera de plusieurs projets de centre d’en-
Après cette présentation du projet de net-
toiement de la ville, une visite d’inspection des
travaux de réalisation d’une centrale à turbine
à gaz est prévue.
Tout comme la visite de renforcement des
travaux de la centrale électrique de Hassi
Messaoud. La visite s’achèvera par la mise en
service d’un poste électrique de 400/200 KV.
Ces projets, qu’ils soient environnementaux
ou énergétiques ont un seul et même objectif :
améliorer le cadre de vie des habitants de
Hassi Messaoud.
W. A. S.
MISE EN CONFORMITÉ DES CONSTRUCTIONS ET LEUR ACHÈVEMENT
LLAA GGRRAANNDDEE FFRRAAUUDDEE
ÇÇ aa eennqquuêêttee ddee nnoouuvveeaauu !!
AAuujjoouurrdd’’hhuuii,, lleess ffrraauuddeeuurrss ssee
ssoonntt aattttaaqquuééss àà ll’’uunn ddeess sseecctteeuurrss
les plus sensibles : la maison ! Disons le
bâti ou bien la construction ! L’Algérie
se découvre un pays dont le bâti est illi-
cite et non conforme aux règle de cons-
truction.
Près de deux millions de construc-
tions sont déclarées non conformes et
non achevées ! « Un des plus importants
massacres urbanistiques dans le
monde », jugent les experts. Le constat
était des plus dramatiques ! Réagir était
alors des plus urgents ! En 2008, l’Etat
algérien décide d’arrêter le massacre.
C’est ainsi qu’une loi est née. La loi
08/15 est désormais applicable aux
constructions achevées ou non achevées.
Il s’agissait alors des constructions à
usage d’habitation ou à caractère pro-
fessionnel, achevées sans permis de
construire ou non conformes au permis
de construire. Outre ce type de cons-
truction, la loi concernait aussi la mise
en conformité des constructions non
achevées avec ou sans permis de cons-
truire pourvu qu’elles aient existé avant
la date de publication de la loi en ques-
tion. Et c’est la voie ouverte à un nou-
veau marché de fraude et de corruption !
Puisque la loi en elle-même posait un
sérieux problème de praticabilité, d’au-
tant plus que cela échappait à tout
contrôle rigoureux. Il était difficile de
distinguer une construction datant d’a-
vant la loi 08/15 de celle d’après. Selon
nos sources, plusieurs constructions ont
obtenu des certificats de conformité
auprès des services concernés dans une
illégalité absolue. Régularisées malgré
qu’elles soient érigées à proximité de
pipe-lines, au-dessus des conduites AEP
ou de gaz, dans des zones d’expansion
touristique, sur des sites archéologiques
ou historiques, à proximité des zones
portuaires ou aéroportuaires, sous les
lignes de haute ou moyenne tension, à
moins de 100 mètres du littoral, sur des
lits d’oued, des terres agricoles… etc
L’idée pourtant était des plus nobles !
Permettre aux Algériens en situation
irrégulière d’accéder à une propriété
conforme. Pour les pouvoirs publics, en
plus de vouloir en finir avec la cons-
truction sans permis, à travers cette loi
l’occasion était de mettre fin au pro-
blème de ces zones d’habitation qui se
sont créées sans aucune viabilisation.
120 milliards de DA ont été consommés
dans des travaux de réseaux primaires
et secondaires dans le pays. Les nouvel-
les consignes étaient claires. Il était
strictement interdit de construire avant
toute viabilisation et délivrance d’un
permis de construire pour la création de
lotissement ou groupe d’habitation. Il
est aussi interdit d’occuper ou d’exploi-
ter une construction non achevée et sur-
tout pas avant l’obtention d’un certificat
de conformité. Après le permis de cons-
truire, valide pour un délai de trois ans,
la nouvelle loi est venue donner nais-
sance au permis d’achèvement et per-
met de délivrer des certificats de confor-
mité par tranche. Aussi, obligation est
faite d’engager les travaux de construc-
tion dans l’année suivant la délivrance
d’un permis et de les achever avant
toute occupation. Enfin, la réalité est
toute amère aujourd’hui. Les pouvoirs
publics se sont rendus compte que plu-
sieurs constructions ont eu des certifi-
cats de conformité de façon frauduleuse.
De pire en pis, les constructions passent
de l’illicite au frauduleusement licite.
Les enquêteurs gagneront-ils cette
bataille ?
II
TT
passent de l’illicite au frauduleusement licite. Les enquêteurs gagneront-ils cette bataille ? II TT 2

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passent de l’illicite au frauduleusement licite. Les enquêteurs gagneront-ils cette bataille ? II TT 2
L’ A ctualité LUNDI 29 JUILLET 2013 ■ SSAALLIIMM AAGGGGAARR A A l l o

L’Actualité

LUNDI 29 JUILLET 2013

■ SSAALLIIMM AAGGGGAARR
■ SSAALLIIMM AAGGGGAARR

AA lloorrss qquuee llaa TTuunniissiiee eett

llEEggyyppttee,, ccoonnssiiddéérrééeess

ccoommmmee lleess ddeessttiinnaattiioonnss ttoouu--

ristiques privilégiées pour les Européens, vivent des moments dif- ficiles dus essentiellement aux troubles politiques que connaissent ces pays, l’Algérie n’a pas su profi- ter de cette situation et relancer le secteur du tourisme en léthargie depuis plus de 20 ans. Selon le ministre du Tourisme, Mohamed Benmeradi, seulement 400 000 tou- ristes étrangers sont entrés sur le territoire algérien en 2013 contre 280 000 au premier trimestre 2012. Même si le ministre du secteur est fier de cette légère augmentation, il est largement loin de ses prévisions qui étaient de deux millions de tou- ristes étrangers attendus en 2013 en Algérie. Curieusement, le minis- tre du Tourisme calcule ce chiffre en associant touristes étrangers et émigrés algériens venus d’Europe, alors que ce sont deux franges dif- férentes de touristes. Lors d’un bilan, le ministre avait annoncé que 680 000 personnes seulement avaient visité notre pays en 2012, dont seulement 240 000 touristes européens. Ce qui est très peu pour un pays comme l’Algérie et surtout loin des prévisions des pouvoirs publics qui tablaient à l’époque sur 2,5 millions de touristes à l’horizon 2015. Et pourtant l’Algérie avec ses 1 200 km de côtes avec la Méditerranée, son Sahara et ses montages de l’Atlas, aurait pu dépasser la Tunisie en chiffres et en fréquentations durant au moins l’année 2013 et même concurrencer les Marocains qui arrivent à 9 millions de touristes par an. Selon l’Office national du tou- risme tunisien (Ontt), la Tunisie a accueilli, de janvier à juin 2013, 1,1 million de touristes contre 1,5 million au cours de la même période de 2010, accusant une chute de 26,8%. Le premier marché touristique de la Tunisie reste la France (329 056 touristes), bien qu’il ait régressé de 19,9% par rap-

port à l’année dernière. Les touris- tes maghrébins représentent l’au- tre moitié des rentrés en Tunisie avec 55 % des entrées globales avec notamment 1,4 million de person- nes dont un million de touristes libyens et 360 430 Algériens. Si les Algériens préfèrent la Tunisie, c’est essentiellement parce qu’ils ne sont pas contents des prestations dans leur pays. Malgré la révolution, celle-ci ne semble pas trop touchée par la crise puisque les sites sont situés en dehors des zones de tur- bulences politiques particulière- ment à Hammamet et à Sousse.

Mais la situation est critique, ce qui avait conduit le président français à intervenir personnellement pour encourager les citoyens français à venir faire du tourisme en Tunisie. Le tourisme, l’un des principaux moteurs de l’économie tunisienne, représente 7% du PIB et assure environ 400 000 emplois. Il a un effet d’entraînement sur une grande partie des secteurs écono- miques : commerce, transport, arti- sanat, communications, agricul-

En Egypte, la

révolution a eu également ses

ture, bâtiment

MMOOHHAAMMEEDD BBOOUUFFAATTAAHH

II ll eesstt éévviiddeenntt qquuee cceettttee ppaarreenntthhèèssee ddoonntt llaaccttiioonn

ssyynnddiiccaallee eesstt dduuee eesssseennttiieelllleemmeenntt aauu ffaaiitt qquuee llee

RRaammaaddhhaann ccooïïnncciiddee aavveecc llaa ppéérriiooddee ddeess vvaaccaanncceess

d’été. Cette trêve se poursuivra durant les deux mois de juillet et août pour se terminer à la rentrée sociale. Ainsi, on peut dire que la montée de l’action syndicale n’est que partie remise pour la rentrée sociale. Certes, la capacité d’action syndicale diminue tout au long de la période estivale, mais n’empêche que certains syndi- cats y trouvent, en cette période, un moment adéquat propice pour relancer leurs revendications. C’est le as du Syndicat du personnel navigant commercial (PNC) de la compagnie aérienne Air Algérie et d’ EMS. Ce syndicat qui réclame l’application du nouveau régime de travail et du nouveau protocole d’accord salarial , menace d’entrer en mouvement de protesta- tion illimité dès la fin du mois de Ramadhan si les revendications ne sont pas satisfaites. De leur côté, les travailleurs de l’Express Mail Service (EMS), une filiale d’Algérie Poste, observent une grève depuis le 11 juillet courant pour revendiquer une amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles. Les syndi- cats des praticiens, des médecins spécialistes de la santé publique et des psychologues ont décidé, quant à

santé publique et des psychologues ont décidé, quant à 3 M M B B « d’éviter

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« d’éviter les zones où se déroulent des manifestations de masse » et « d’éviter de quitter les stations balnéaires ». Cette situation du tourisme méditerranéen n’a pas été récupérée par l’Algérie mais par la Grèce, qui a fortement pro- fité des voyages annulés en Egypte ou en Turquie (pays touchés par des manifestations aussi) pour booster son tourisme local. L’industrie touristique grecque entend franchir la barre des 17 millions de visiteurs en 2013, contre moins de 16 millions l’an dernier, et vise une hausse des recettes de 10% à 11 milliards d’euros. Cette importante rentrée financière ne semble pas intéresser nos responsables politiques et plus particulièrement le ministère du Tourisme et son secrétaire d’Etat, chargé du Tourisme, Mohamed Amine Hadj Saïd. L’Algérie possède pourtant tous les moyens pour améliorer son tou- risme local : des sites d’une grande beauté, des hôtels haut standing sur les principales grandes villes du pays, Alger, Oran, Annaba et Tlemcen… L’absence de politique touristique réelle et rigoureuse,

l’absence de promotion internatio- nale, la fermeture des principales

stations balnéaires aux étrangers, Morreti, Club des Pins et une par- tie de Sidi Fredj, la mauvaise ges- tion des sites touristiques comme la Casbah, le Tombeau de la Chrétienne, les sites de Tipasa et surtout l’absence de tours-opéra- teurs professionnels, comme ce fut le cas dans le passé Touring club, ont largement favorisé le déclin du tourisme algérien qui était parmi les plus prisés dans la Méditerranée durant les années 1970. Profitant seulement des ren- trées financières des hydrocarbu- res, le gouvernement a délaissé ce secteur, qui est considéré comme le moteur de l’économie dans cer- tains pays comme le Maroc, l’Espagne ou encore l’Egypte et la Tunisie. Selon une étude interna- tionale, l’Algérie est classée à la 132e place des destinations touris- tiques sur un classement de 140, devançant seulement huit destina- tions, à savoir le Yémen, la Mauritanie, le Lesotho, la Guinée, le Sierra Leone, le Burundi, le

Tchad et Haïti.

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LLEEDDIITTOORRIIAALL

NN o o s s e e n n n n e e m m Nooss eennnneemmiiss jjoouueenntt llaa ccaarrttee ddee llaa ddrroogguuee

c a a r r t t e e d d e e l l a
c a a r r t t e e d d e e l l a
c a a r r t t e e d d e e l l a

N on, ce n’est plus de la simple contrebande. Même le cartel colom-

bien de la drogue ne peut pas tenir avec autant de pertes. 157 ton-

nes de drogue saisies en 2012. 78 tonnes au cours du premier

semestre de cette année. Aucune bande de contrebandier classique, connue jusque-là, n’a cette envergure du trafic. Ni de se relever finan- cièrement devant tant de quantités saisies. C’est précisément là que les propos du ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, prennent tout leurs sens. « Nous menons une guerre. C’est une guerre contre une nouvelle forme de terrorisme » a-t-il déclaré, à Tindouf, en marge de la visite qu’a effectuée le Premier ministre Abdelmalek Sellal, mercredi dernier. Il a ajouté « qu’il y a des bandes très organisées tant du côté marocain que du côté algérien ». Chacun sait que la culture du haschisch est une spé- cialité marocaine. L’ONU l’a encore relevé le mois dernier dans son rap- port sur les drogues. Rien de nouveau de ce côté-là. Par contre les quan- tités déversées, si ! Il faut une surface financière hors normes pour sup- porter la valeur de tant de quantités saisies. Notre ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, y a fait allusion à partir de Moscou où il était en visite. En souhaitant « une collaboration du Maroc pour lutter contre ce trafic », il indique, diplomatiquement, la provenance de la drogue. L’Etat marocain ferme les yeux sur la culture du haschich depuis la nuit des temps, par quel miracle croit-on qu’il puisse subitement se mettre « à collaborer » ? Le monde entier sait qu’une grande partie de la popu- lation rurale vit de cette culture au Maroc. Medelci, comme tout le monde, ne l’ignore pas. Ceci dit, nous avons les moyens de nous défen- dre. Nous avons notre armée à qui le gouvernement vient de confier la mission d’intervenir dans la lutte contre ce trafic. Ou plutôt contre cet acte de guerre. Il est vrai que la connection entre les narcotrafiquants et les bandes de terroristes au Sahel est incontestable. C’est ce que confirme Ould Kablia quand il rappelle qu’il s’agit là « d’activités terro- ristes ». A cette différence que le Maroc est, géographiquement, hors de cette zone du Sahel. Dès lors, pourquoi le terrorisme qui a été tenu en échec sur nos frontières Sud, s’est-il redéployé aux frontières de l’Ouest ? On se rappelle que le Maroc avait tenté, en vain, de s’inviter aux réunions des pays du champ au plus fort moment de la crise au Mali. On peut se demander à juste titre, aujourd’hui, pourquoi le Maroc refuserait de lutter contre le terrorisme alors qu’il était prêt à le faire, hier, loin de ses frontières? Ceci dit, notre armée a une expérience de plus de 20 ans dans la lutte antiterroriste. Elle a déjà remporté pour l’essentiel la vic- toire contre ce fléau. Son expertise est très sollicitée à travers le monde. Donc, avec ou sans la collaboration du Maroc, notre armée est en mesure d’éradiquer cette nouvelle menace que les ennemis de l’Algérie brandissent. Nous ne terminerons pas sans ajouter que si la drogue se déverse de l’Ouest maintenant, il y a quelques temps, elle nous venait de la mer et dans les mêmes quantités. Il faut se rappeler tous les colis dont quelques-uns ont échoué sur les plages de la capitale notamment, à El Kettani. Si les passeurs ont essayé toutes nos « portes », le « cerveau » reste le même. Cette « pluie » de drogue fait partie de la panoplie des armes que fourbissent certaines officines contre notre pays. De ces offi- cines d’où sortent, régulièrement, les voix qui nous prédisent, à brève échéance, le chaos. La paix et la stabilité qui règnent dans notre pays deviennent insupportables pour ces officines quand, tout autour de nous dans la région, les crises s’accentuent. Tous les Algériens se doivent de connaître la portée et l’enjeu de ce trafic de drogue. Pour mieux soutenir et aider nos services de sécurité dans cette lutte ! Z. M.

et aider nos services de sécurité dans cette lutte ! Z. M. LE PA YS N’A

LE PAYS N’A PAS PROFITÉ DU RECUL DU TOURISME EN EGYPTE ET EN TUNISIE

LLEE GGRRAANNDD RRAATTAAGGEE DDEE LLAALLGGÉÉRRIIEE

PPRROOFFIITTAANNTT SSEEUULLEEMMEENNTT des rentrées financières des hydrocarbures, le gouvernement a délaissé ce secteur qui est considéré comme le moteur de l’économie dans certains pays tels le Maroc, l’Espagne ou encore l’Egypte et la Tunisie.

L’Algérie possède tous les moyens pour attirer le touriste
L’Algérie possède tous les moyens pour attirer le touriste

conséquences sur le secteur du tou- risme. En 2010, plus de 14 millions de touristes étrangers avaient visité l’Egypte. En 2012, les clientèles étrangères ont peu à peu retrouvé le chemin du pays des pharaons. L’année 2013 avait plutôt bien démarré avec 4,9 millions de touris- tes accueillis de janvier à mai, dont 1,26 million de Russes et seulement 107 000 de Français, selon les chif- fres officiels égyptiens. Le minis- tère du Tourisme affirmait fin avril que les taux de réservation dans les hôtels de la mer Rouge dépassaient les 80% pour l’été et atteignaient près de 45% au Caire. Il espérait reconquérir cette année les som- mets de 2010. Mais la nouvelle crise politique pourrait faire baisser les chiffres surtout après que certains pays comme la France, la Grande- Bretagne, l’Italie et la Suisse ont déconseillé à leurs ressortissants de se rendre en Egypte. La Russie et l’Allemagne sont restées fidèles à la destination. Berlin estime que les séjours balnéaires et les croisières ne présentent aucun danger. Moscou recommande seulement

APRÈS UNE BRÈVE ACCALMIE SYNDICALE DUE AU RAMADHAN ET LES VACANCES

LLaa rreennttrrééee ssoocciiaallee ssaannnnoonnccee cchhaauuddee

LLEE FFRROONNTT SSOOCCIIAALL enregistre une accalmie plate durant ce mois de Ramadhan.

eux, le gel du mouvement de protestation avant le Ramadhan, soit depuis le 10 juin dernier. Les grévistes de la santé réclamaient la revalorisation des statuts et des salaires et reprochent aux autorités des promesses non tenues. L’Isps demande également la levée immé- diate de toutes les sanctions, jugées illégales, pronon- cées à l’encontre des grévistes comme les retenues sur salaires, recours aux réquisitions, mises en demeure, suspensions. Pour rappel, la grève des médecins avait été jugée illégale par la justice algérienne. Cela dit, l’Union nationale des personnels de l’édu- cation et de la formation (Unpef) entamera son uni- versité d’été après le Ramadhan. Les participants vont débattre des questions liées aux secteurs de l’éducation et de la formation. Près de 400 participants à ce ren- dez-vous évoqueront plusieurs thèmes dont les réformes engagées par le ministre actuel de l’Education, Baba Ahmed, dans ce secteur et les caren- ces relevées dans le statut particulier. Enfin, il n’est pas écarté que la rentrée sociale prochaine sera une des plus chaudes. Après une paix sociale momentanée, la protestation risque de frapper à la porte avec la menace de quelques syndicats qui revendiquent une augmentation des salaires dans les secteurs de l’enseignement supérieur, l’éducation et la santé.

L ’ A c t u a l i t é LUNDI 29 JUILLET 2013

LActualité

LUNDI 29 JUILLET 2013

L ’ A c t u a l i t é LUNDI 29 JUILLET 2013 ASSASSINAT
L ’ A c t u a l i t é LUNDI 29 JUILLET 2013 ASSASSINAT
L ’ A c t u a l i t é LUNDI 29 JUILLET 2013 ASSASSINAT

ASSASSINAT DE DEUX FORESTIERS

LLaa FFééddéérraattiioonn UUggttaa ccoonnddaammnnee

La Fédération nationale des travailleurs des forêts, de la nature et du développement rural a condamné, hier «fermement» et avec «toutes ses forces» l’acte terroriste ayant ciblé, mardi dernier, deux gardes-forestiers. Le secrétariat exécutif de la fédération, affiliée à l’Union générale des travailleurs algériens (Ugta), «s’incline devant la mémoire des deux frères et collègues, le chef de district et membre du bureau de coordination syndical des forêts, Kzadri Mohamed et du brigadier Mokrane Tifaoui, lâchement assassinés par les hordes sanguinaires au moment où ils accomplissent leur devoir professionnel et national», a indiqué la fédération dans son communiqué.

AACCCCIIDDEENNTTSS DDEE

LLAA RROOUUTTEE

11 morts en quatre jours

Onze personnes sont mortes et

52

autres ont été blessées dans

18

accidents de la circulation

survenus à travers plusieurs wilayas du pays durant la période du 25 au 28 juillet, selon un bilan établi, hier, par les services de la Protection civile. Le bilan le plus lourd a été enregistré dans la wilaya de Bordj Bou Arréridj avec deux morts et quatre blessés suite au renversement d’un véhicule léger sur l’autoroute Est-Ouest, dans la commune d’El Yachir, a précisé la même source. Durant la même période, quatre autres personnes sont mortes par noyade, dont trois morts dans les réserves d’eau et une personne en mer. Parmi les trois décès dans les réserves d’eau, une personne a perdu la vie dans une mare d’eau, l’autre dans une piscine et la troisième dans un barrage.

ORAN

336622 ccaass ddee ssccoolliioossee cchheezz lleess ssccoollaarriissééss

Quelque 362 cas de scoliose ont été relevés dans la wilaya d’Oran chez des élèves âgés de 10 à 14 ans, durant l’année scolaire 2012-2013, a-t-on appris auprès du bureau de la santé scolaire de la direction de la santé et de la population. Les unités de dépistage et suivi de la santé scolaire (UDS) ont enregistré une hausse sensible des cas de scoliose par rapport à l’année scolaire 2011-2012 (267 cas). Un taux de 53% de ces cas est relevé chez les garçons dont 63% au cycle moyen. Les UDS ont pris en charge des cas de scoliose par un traitement préventif, comme l’utilisation de la ceinture dorsale pour alléger les douleurs et la déformation du dos, et en prodiguant des conseils aux parents pour éviter à l’élève tout ce qui peut affecter sa santé générale. Parmi les principales causes de cette maladie touchant la colonne vertébrale, est la position assise de l’élève en classe, le long temps passé à regarder la télévision à la maison et devant l’ordinateur ainsi que le poids du cartable scolaire.

VERS LA CRÉATION D’UNE DIRECTION COLLÉGIALE AU FLN

DDuu pprroovviissooiirree ppoouurr ggéérreerr llee vviieeuuxx ppaarrttii

«AAVVEECC LLEESS CCLLIIVVAAGGEESS qui persistent, les militants sont convaincus qu’il est impossible d’élire le secrétaire général du parti lors de la réunion du comité central», nous confie un vieux routier de la maison FLN.

■■ NNAADDIIAA BBEENNAAKKLLII LL ’’éélleeccttiioonn dd’’uunn sseeccrrééttaaiirree ggéénnéérraall aauu
■■ NNAADDIIAA BBEENNAAKKLLII
LL ’’éélleeccttiioonn dd’’uunn sseeccrrééttaaiirree
ggéénnéérraall aauu sseeiinn dduu ppaarrttii
mmaajjoorriittaaiirree nn’’eesstt ppaass ppoouurr
demain. Le FLN risque de rester
sans tête jusqu’à la présidentielle
2014. La tenue d’une réunion du
comité central pour élire le secré-
taire général semble devenir une
illusion. « Avec les clivages qui
persistent, les militants sont
convaincus qu’il est impossible
d’élire le secrétaire général du
parti lors de la réunion du comité
central», nous confie un vieux
routier de la maison FLN.
Pour preuve, les initiatives
menées par les différentes parties
pour sortir de la
crise ont été
vouées à l’échec. Plus de huit
mois après l’éviction du secré-
taire général, le FLN reste inca-
pable de désigner un responsable.
Bien au contraire, la crise s’ac-
centue davantage au point d’af-
fecter l’Assemblée populaire
nationale. Pis encore, le malaise
a
atteint même le bureau poli-
tique qui gérait les affaires du
parti. Le retrait de confiance au
coordinateur national du parti,
Abderahmane Belayat, confirme
l’état de débandade.
L’absence d’une direction
responsable et de discipline han-
dicape sérieusement le parti qui
occupe la première place sur l’é-
chiquier politique.
Partant de cet état de fait,
notre interlocuteur se dit per-
suadé de la difficulté d’élire le
secrétaire général. Le scénario
qui s’est déroulé lors du renou-
Le FLN risque de rester dans cette situation durant encore longtemps
vellement des structures de
l’APN le confirme davantage.
Notre interlocuteur affirme qu’il
crise», soutient notre interlocu-
teur qui assure que des consulta-
tions sont en cours avec les diffé-
rentes parties.
Cette direction, qui sera issue
de la réunion du comité central,
aura pour objectif de préparer le
congrès extraordinaire. « Nous
n’avons pas d’autres choix, nous
devons aller vers un congrès
extraordinaire pour assainir la
situation au sein du parti»,
estime notre interlocuteur qui
rappelle que le parti n’a jamais
connu une telle situation. «Il y
y
a une réflexion pour créer une
direction collégiale qui représen-
tera tous les clans. «Seule une
direction collégiale provisoire
pourra sortir le parti de cette
avait des contradictions et des
conflits entre les responsables
du parti, mais nous n’avons
jamais franchi les lignes rou-
ges», reconnaît-il en pointant du
doigt l’ex-secrétaire général. Pour
lui, c’est M. Belkhadem qui a
mené au pourrissement du parti
en ramenant des intrus et des
gens qui n’ont aucun principe.
Notre interlocuteur ne voit pas
d’inconvénient quant à la pro-
chaine élection présidentielle.
«La préparation du congrès
extraordinaire nous permettra de
donner un nouveau souffle au
parti en impliquant tous les mili-
tants», a-t-il assuré.
Ce responsable pense que le
règlement de la crise ne se fait
pas à travers les discussions dans
les salons. «Le vrai parti, c’est de
revenir à la base pour consulter
tous les militants», a-t-il martelé.
Effectivement, les initiatives
se multiplient, mais sans résultat.
Huit mois après l’éviction du
secrétaire général, Abdelaziz
Belkhadem, le parti n’arrive pas à
trouver une issue pour en finir
avec sa crise. Les contacts établis
par les différents clans n’ont pas
abouti à du concret.
La guerre des clans continue
de faire ravage au sein du parti
majoritaire en avortant toute
bonne initiative. L’action menée
par les ministres FLN pour ten-
ter de trouver une solution à cette
crise ne fait pas l’unanimité au
sein du parti.
La bataille menée par presse
interposée ne fait que compliquer
la situation.
NN
BB
Ph. : R. Boudina

TRAFIC DE DROGUE, DÉTENUS ALGÉRIENS À GUANTANAMO ET EN IRAK…

LLee ccoonnssttaatt ddee MM ee FFaarroouukk KKsseennttiinnii

LLEE PPRRÉÉSSIIDDEENNTT de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme

a indiqué que la Cncppdh «ne détient aucune information» concernant leur rapatriement au pays.

MMOOHHAAMMEEDD TTOOUUAATTII

CC eesstt àà nnoouuvveeaauu llee ssuussppeennssee RReevviieennddrroonntt--iillss nnee rreevviieennddrroonntt--iillss ppaass ?? AAnnnnoonnccéé ppaarr lleess mmééddiiaass iinntteerrnnaa--

tionaux (français en particulier, Ndlr), le retour de deux détenus algériens de la triste- ment célèbre prison de Guantanamo n’a pas été confirmé par les autorités algériennes. L’information semblait pourtant des plus cré- dibles. «Nous prenons cette mesure en consul-

tation avec le Congrès et d’une façon respon- sable qui protège notre sécurité nationale », avait déclaré, le 26 juillet 2013, le porte-parole de la présidence américaine cité par l’hebdo- madaire français le Nouvel Observateur. «Nous continuons à demander au Congrès de soutenir avec nous ces démarches, en levant les restrictions actuelles qui limitent de façon conséquente notre capacité à transférer des détenus hors de Guantanamo, y compris ceux dont le déplacement a été approuvé », a souli- gné le communiqué de la Maison-Blanche. Une fausse bonne nouvelle ? Le président de

la Commission nationale consultative de pro-

motion et de protection des droits de l’homme avoue ne pas en avoir été informé en tout cas. La Cncppdh « ne détient aucune informa- tion concernant le transfert de deux prison- niers algériens de Guantanamo vers l’Algérie, comme cela a été rapporté par des médias », a-

t-il confié hier dans un entretien accordé à l’APS. Compte-t-il rester les bras croisés ? « Nous sommes en train d’établir des contacts avec des ONG américaines des droits de l’homme pour le suivi de ce dossier », a-t-il confié. « Les sept Algériens détenus depuis plusieurs années dans la prison américaine de Guantanamo n’ont commis aucun crime », a- t-il affirmé. Une détention « étrange » et « arbitraire », a indiqué le défenseur des droits de l’homme qui s’est dit déçu que le président américain, Barack Obama, « n’ait pas respecté son engagement de fermer la pri- son de Guantanamo, comme il l’avait promis lors de sa campagne électorale ». Farouk Ksentini s’est montré extrêmement préoc- cupé par le sort réservé aux Algériens détenus dans des prisons irakiennes à cause de « l’en- têtement des autorités irakiennes et de la dété- rioration de la situation sécuritaire dans ce pays ». Détient-il des informations ? Le président de la Cncppdh a affirmé avoir eu des contacts, il y a trois jours seulement, avec un détenu algérien. Que lui a-t-il dit ? « Ce détenu m’a- vait fait savoir qu’ils vivent (lui et les autres détenus) dans un perpétuel danger et qu’ils craignent le pire », notamment après les attaques ayant ciblé les prisons d’Abou Ghreib et Al Naji d’où plus de 500 prisonniers s’étaient évadés a-t-il indiqué. Une dizaine de ressortissants algériens, accusés d’avoir tra-

versé illégalement les frontières irakiennes et d’être impliqués dans des actes terroristes sont détenus actuellement dans des prisons irakiennes. En ce qui concerne le problème de trafic de drogue, le célèbre ténor du barreau a déclaré que « la drogue est devenue une arme qu’on utilise contre l’Algérie et il est du devoir de l’Etat algérien de se prémunir contre ce fléau à travers des décisions fermes pour protéger, aussi bien sa population, que son économie ». Dans ce sens, Farouk Ksentini s’est dit étonné que « des voix s’élèvent pour réclamer la réou- verture des frontières avec le Maroc alors que le trafic de drogue bat son plein ». « Dans ces conditions, nous ne pouvons pas rouvrir nos frontières, dans la mesure où des tonnes de drogue continuent d’entrer en Algérie », a-t-il souligné. Le président de la Commission nationale consultative de promotion et de pro- tection des droits de l’homme (Cncppdh), a, par ailleurs, plaidé pour l’amélioration des jugements de justice. Que propose-t-il ? « Si nous voulons amé- liorer la qualité des jugements, il est néces- saire de revoir à la hausse le nombre de juges de 5 000 à 7 ou 10 000 juges », a conseillé M e Ksentini faisant remarquer qu’ « il n’est pas possible de demander à un juge qui traite 150 dossiers d’améliorer davantage la qualité du jugement ».

MM TT

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D e Q u o i j ’ m e M ê l e LUNDI

De Quoi jme Mêle

D e Q u o i j ’ m e M ê l e LUNDI 29

LUNDI 29 JUILLET 2013

Les frontières Ouest sous haute surveillance

Les frontières Ouest sous haute surveillance LE TRAFIC DE DROGUE a pris des proportions incontrôlables à

LE TRAFIC DE DROGUE a pris des proportions incontrôlables à nos frontières Ouest. Pas moins de 50 tonnes de kif ont été saisies depuis le début de l’année par les services de sécurité. Et pour lutter efficacement contre ce phénomène qui menace, aussi bien l’économie nationale que la santé des jeunes Algériens, le gouvernement compte renforcer la vigilance aux frontières. Nous apprenons dans ce contexte qu’en plus de la multiplication des postes de surveillance, il est prévu la dotation des éléments de la Gendarmerie nationale et des Douanes de matériel sophistiqué de détection d’armes et de stupéfiants. Ce qui permettra de freiner l’entrée en masse de drogue sur le territoire algérien.

Lifting aux Douanes

LES RÉCENTS SCANDALES ayant éclaboussé les Douanes algériennes n’ont pas été sans faire réagir le grand argentier du pays. En effet, nous apprenons de sources concordantes que M. Karim Djoudi, vient d’opérer une série de mutations et de fin de fonctions de certains responsables défaillants. Il s’agirait, notamment de hauts cadres en charge du contentieux, de responsables de l’Inspection régionale d’Oran (IGO). Notre source n’a pas évoqué le nombre exact de cadres touchés par cette mesure qui intervient au moment où le mouvement de mutation et d’installation des nouvelles recrues bat son plein au sein des Douanes. Le plus important à relever est que cette décision émane du ministère des Finances et non de la direction générale des Douanes algériennes.

Les entreprises algériennes au Salon du halal au Maroc

LES ENTREPRISES ALGÉRIENNES intéressées

par le marché halal sont invitées à participer à la 2ème édition du Salon expo halal international qui aura lieu les 26 et 27 septembre 2013 à Meknès (Maroc). Sous le thème « Produits halal à l’export : recherches et innovations », ce seul Salon professionnel halal en Afrique mettra en valeur les meilleures initiatives qui valorisent l’innovation et la recherche et développement, indique sur son site Web l’Agence algérienne de promotion des exportations (Algex). Ce salon est un rendez-vous professionnel au service de tous les acteurs internationaux

du halal : producteurs d’aliments et de composants alimentaires et assimilés, industriels et agro-industriels, distributeurs, professionnels des services dédiés (banques, assurances, mutuelle, éducation).

L’Egypte fait bouger les islamistes algériens

SOLIDARITÉ « confrérique » oblige, les partis islamistes algériens ne sont pas indifférents aux développements intervenus en Egypte. Observant le silence radio par rapport aux dossiers brûlants de l’actualité nationale en cette période « caniculaire » du mois sacré de Ramadhan, ces partis semblent être plus préoccupés par la situation en Egypte. Ainsi, après le MSP et le

mouvement Ennahda, c’est au tour du Front du changement et du mouvement Al Adala de Abdallah Djaballah de se dire préoccupé des développements sanglants au pays des pharaons. Les islamistes algériens qui, à la faveur du printemps arabe, se voyaient déjà au pouvoir, commencent peu à peu à perdre espoir, notamment après la débâcle aux dernières élections législatives et locales.

On bâcle… et on recommence

On bâcle… et on recommence NOUS APPRENONS, de sources proches de la wilaya d’Alger, qu’une partie

NOUS APPRENONS, de sources proches de la wilaya d’Alger, qu’une partie de la « promenade » des Sablettes, destinée à accueillir des familles désirant se détendre, sera ouverte au public dans les tout prochains jours. Pourtant, rien ne justifie une telle inauguration, sachant qu’à l’exception de quelques palmiers, carrés de gazon et bancs, aucune autre commodité n’a été prévue par les concepteurs du projet. Ce qui rappelle curieusement le fameux parc des Grands Vents, situé sur l’autoroute Est-Ouest et qui a été inauguré en catastrophe, avant même que les infrastructures ne soient achevées. Improvisation quand tu nous tiens…

Les enfants de réfugiés sahraouis vaccinés à 70 %

LA COUVERTURE vaccinale des enfants dans les camps des réfugiés sahraouis est passée, de 2009 à 2012, de 43% à 70 %, a-t-on appris dimanche auprès du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef). Le programme d’amélioration des services sociaux dans les camps de réfugiés sahraouis (2012-2014), élaboré par l’Unicef, démontre que la couverture vaccinale des enfants de réfugiés sahraouis est passée de 43% fin de l’année 2009 à 70% à la fin de l’année 2012, a indiqué le représentant de l’Unicef à Alger, Thomas Davin, dans un entretien à l’APS. Dans ce contexte, M. Davin a relevé que son organisme a acquis, en 2012, environ 170 000 doses de vaccin pour couvrir tous les antigènes et toute la population d’enfants sahraouis ciblée.

et toute la population d’enfants sahraouis ciblée. O O N N r r e e m

OONN

rr ee mm ee tt

ÇÇAA

SSEELLIIMM MMSSIILLII

C omme les prénoms dépendent

beaucoup de la culture des

parents, il se résolut à éviter les

pièges de la quête identitaire, cela évi- terait aux personnages d’être catalo- gués dans une catégorie. C’était dia- blement compliqué de donner un pré- nom même à un personnage fictif : cela devait l’être encore plus pour les cou- ples, dans la vraie vie. Il s’était long- temps imaginé qu’aux premiers symp- tômes de grossesse, les futurs parents devaient longtemps négocier le choix du prénom de celui qui allait égayer, chacun essayant, avec beaucoup de tact, d’imposer son point de vue à l’au- tre sans paraître attacher beaucoup d’importance à celui qui en avait. « Pourvu qu’il vive ! », c’est ainsi que les plus sages tranchaient. Quand les bel- les-mères ne s’en mêlaient pas évidem- ment. Les épouses astucieuses fai- saient intervenir le surnaturel : « Tu sais, ya radjel, j’ai rêvé cette nuit que je courais après un gamin et que je l’ap-

PRÉNOMS

« Pour qu’un peuple trouve son identité, il faut qu’il fasse attention à sa langue et à sa liberté. » Theo Angelopoulos

pelais de toutes mes forces : Raouf ! Et je me suis réveillée en sueur mais avec beaucoup de joie au cœur. Je crois que c’est un signe du Ciel. » Et le mari de faire une grimace : il ne connaissait personne dans son entourage qui répondait à ce doux prénom qui lui paraissait prétentieux et qui semblait sortir tout droit d’un feuilleton égyp- tien. A ce propos, cela lui rappelait une anecdote amusante : un de ses camara- des de travail, un garçon naïf comme on n’en fait plus, était arrivé un beau matin, un sourire radieux aux lèvres. Sa jeune épouse venait d’accoucher d’un garçon. Il invitait tout le monde à la cantine pour arroser modestement cet heureux événement. A la question du prénom qu’il avait donné à son bambin, le collègue, eut un sourire gêné. Un prénom qui semblait lui écorcher les lèvres sortit avec peine : Abderraouf ! On dirait un soupir de soulagement. « Quoi ? Toi, Mohand, un pur produit de la vallée de la Soummam, tu donnes un nom pareil à ton fils ! Que vont dire tes cousins ? As-tu seulement pensé à ta pauvre mère qui sera certes contente d’avoir un autre petit-fils qui va s’ajou-

ter à la longue liste de ses petits- enfants, les Kaci, les Mhend ou les Boussad ? Où es-tu allé pêcher un pareil prénom ? » Et Mohand de répon- dre simplement : « C’est mon épouse qui a choisi ce prénom. Je ne pouvais lui rfuser cela puisque c’est moi qui ai choisi les prénoms de mes deux pre- miers enfants. » Ses collègues se mirent alors à le taquiner : « Si ton épouse a choisi ce prénom exotique, c’est qu’il y a anguille sous roche… » Et Mohand de sourire : « Qu’allez-vous chercher là ? C’est le nom d’un bach- mouhandess dans une série égyp- tienne… »Voilà comment on aliène une population. Heureusement qu’il n’y avait pas encore d’Oussama ! L’autre anecdote, il l’avait vécue dans la salle d’attente de son cardiolo- gue : un vieil homme de bonne tenue qui était penché sur ses mots croisés en français, avait relevé la tête quand la discussion entre les autres patients avait commencé à rouler sur les pré- noms bizarres comme celui de Mouhouch. J’avais alors mis mon grain de sel et tenté d’expliquer à mes inter- locuteurs que le suffixe « ouch » était

un diminutif en berbère. Le vieil homme se pencha alors vers moi et me glissa discrètement : «Je suis de Tlemcen et ma fille est mariée à Oran. Elle a eu toutes les peines du monde à faire admettre le prénom d’ Amirouche à son fils. Je lui répondis que l’agent communal se croyait obligé d’appliquer bêtement une nomenclature de pré- noms dressée par des gens sans culture et sans personnalité et qu’Amirouche voulait dire simplement, le petit Amar. Ailleurs, on dit Ameyar ou Amimar… Je lui ajoutai que sa fille devait s’estimer heureuse d’avoir pu imposer le nom d’un héros de la guerre de Libération. Mon cousin qui avait voulu prénommer son fils Gaïa, avait été déféré devant le juge parce qu’il s’était accroché avec l’employé de mairie… Finalement, après s’être copieuse- ment bourré de zalabia, il résolut de baptiser ses deux principaux personna- ges de prénoms aussi communs que Aïcha et Messaoud. Ce sont deux voca- bles qui respirent la joie de vivre et l’aspiration au bonheur. Car l’homme est avant tout né pour être heureux… S. M.

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L ’ A c t u a l i t é LUNDI 29 JUILLET 2013

LActualité

LUNDI 29 JUILLET 2013

Ph. : R. Boudina

Ph. : R. Boudina L L ’ ’ A A l l g g é é

LL AAllggéérriiee vveeuutt mmooddeerrnniisseerr lleess ttrraannssppoorrttss ppuubblliiccss DDee nnoommbb-- rreeuuxx pprroojjeettss ssoonntt ddééjjàà llaannccééss,,

certains seront lancés très prochai- nement alors que d’autres sont en cours d’études. C’est ce qu’a annoncé, hier, le P-DG de l’Entreprise du métro d’Alger (EMA), Aomar Hadbi. « Au moins quinze projets de tramways seront réalisés prochainement dans plu- sieurs villes du pays », a affirmé Hadbi qui a précisé que six projets sont déjà finalisés et seront lancés d’ici quelques mois. Ces derniers seront lancés, en première phase, dans les chefs-lieux des wilayas de Sidi Bel Abbès, Ouargla, Mostaganem, Sétif, Annaba et Batna tandis que les 11 autres projets seront réalisés dans d’autres villes du pays. Le P-DG de l’EMA a informé que le tramway de Sidi Bel Abbès, lancé durant le mois en cours, s’é- tend sur une distance de 17,8 km et compte 28 stations. Il sera réalisé par un groupement turc dans un délai de 38 mois. Pour celui de Ouargla, Hadbi a fait savoir qu’il sera lancé avant juillet en cours par un groupement franco-espagnol dans un délai de 3 ans. Il s’étendra sur une distance de 12,6 km et aura 13 stations. Quant au tramway de Mostaganem, attribué également à un groupement franco-espagnol, il sera lancé au mois d’octobre pro- chain et sera réceptionné au plus tard en 2017. Il s’étendra sur une distance de 14 km et comptera 24

Tout le monde roulera en tramway

stations. Par contre, le projet de tramway de Sétif n’est pas encore finalisé. Hadbi a indiqué que des

appels d’offres ont été lancés au mois de juillet pour le choix de l’en- treprise qui sera en charge de sa réalisation tout en estimant que

son lancement se fera avant la fin

2013.

Le projet de tramway de la Coquette, quant à lui, il sera lancé au plus tard au mois de janvier pro- chain alors que les appels d’offres

KKAACCII AAGGGGAADD

iittôôtt rroouuvveerrtt,, ssiittôôtt rreeffeerrmméé LLee ttrroonnççoonn ffaaiissaanntt ffaaccee àà llaa GGrraannddee--PPoossttee,, eenn vveennaanntt ddee llaa rruuee DDiiddoouucchhee MMoouurraadd

pour aller vers le square port Saïd, est fermé une nouvelle fois à la circulation automobile, au motif que des activités culturelles y ont été programmées à l’occasion de ces dix derniers jours du mois de Ramadhan. Il y a à peine quelques jours, c’étaient les amateurs de beach-volley qui y avaient élu domicile pour des exhibitions qui n’attirèrent que quelques badauds, étonnés de voir la place transformée subitement en aire de jeu. Pour les automobilistes qui empruntent régu- lièrement ce carrefour, les fermetures fré-

SS

AAMMAARR CCHHEEKKAARR

PP eerrssoonnnnaalliittéé iinnccoonntteessttaabbllee eenn mmaattiièèrree ddee rrééfféérreennccee rreellii-- ggiieeuussee,, llee ddééffuunntt

Abderrahmane Chibane a été res- suscité hier par ses nombreux élè- ves et compagnons qui lui ont rendu un vibrant hommage au cen- tre de presse d’El Moudjahid à Alger. Après avoir suivi ses études coraniques aux côtés d’autres com- pagnons, ainsi que son frère Saïd

Chibane, le défunt a poursuivi ses études universitaires à Zitouna en Tunisie, avant de consacrer sa vie

au service du pays et l’enseigne-

ment des sciences avec abnégation. « Ils étaient deux enseignants seu- lement, à savoir Abderrahmane Chibane et Abdelmadjid Hirèche, à

ne pas avoir perçu le salaire de l’as- sociation des oulémas de l’époque », selon plusieurs témoignages. Membre fondateur de l’associa- tion des oulémas qui a été créée le 5 mai 1931 par Abdelhamid Benbadis, Abderrahmane Chibane

a été un des éléments moteurs

Abderrahmane Chibane a été un des éléments moteurs 6 qué que d’autres études techniques de faisabilité

6

qué que d’autres études techniques de faisabilité seront lancées pro- chainement dans les wilayas de M’sila, Chlef et Mascara. Hadbi n’a pas manqué de rappe- ler les tramways réalisés récem- ment et qui sont opérationnels, à savoir celui d’Alger, Oran et Constantine. Ces derniers connaî- tront aussi des extensions afin de couvrir d’autres zones de ces villes. A titre d’exemple, le tronçon Bordj El Kiffan-Café Chergui de l’exten-

sion du tramway d’Alger-Bordj El

Kiffan-Dergana qui s’étend sur une distance de 7 km devrait être mis en service en décembre prochain.

A ce propos, le P-DG de l’EMA a

justifié le retard dans les travaux sur la partie restante jusqu’à Dergana à des contraintes liées aux travaux de déplacement des équipe- ments de voirie et réseaux divers (VRD). Il a informé, par ailleurs,

que des appels d’offres pour la réali- sation de l’extension reliant la sta- tion des Fusillés à Bir Mourad Raïs sur 4.6 km seront lancés en octobre 2013, alors que les travaux seront entamés en 2014, a-t-il estimé.

Il est à noter que le tramway

d’Alger comprend actuellement une

ligne de près de 17 km. Aussi, le tramway de Constantine, mis en exploitation le 5 juillet dernier, aura deux extensions. La première allant du quartier Zouaghi à l’aéroport international Mohamed-Boudiaf sur 2.7 km et la deuxième de Zouaghi vers la nouvelle ville Ali- Mendjeli sur une distance de 9.1 km. Les travaux de ces deux exten- sions seront lancés au mois de novembre prochain. Par contre, l’extension du tramway d’Oran bénéficiera de trois extensions. La première va desservir la gare rou- tière au quartier Benarba sur une distance de 8 km alors que la deuxième va de l’université d’Oran vers Bir El Djir sur 16 km. La troi- sième extension concerne la ligne Es-Senia vers l’aéroport internatio- nal Ahmed-Ben Bella sur une dis- tance de 5 km. Tous les appels d’of- fres de ces extensions seront lancés

en décembre 2014.

WW AA

magasins pour les rendre plus gaies et sur- tout plus lumineuses la nuit. Selon lui, les commerces doivent ouvrir durant la soirée pour attirer les citoyens et les habituer aux sorties nocturnes comme cela se fait dans les capitales occidentales. Il doit d’abord penser à la santé de ses administrés en débarrassant la capitale de toutes ces saletés et odeurs nauséabondes qui l’affectent et la discréditent aussi aux yeux des touristes. Malgré toute sa volonté, la société Netcom

ne peut pas, à elle seule, assurer convenable- ment le service. Elle a besoin d’un coup de pouce de la part de l’APC et celle-ci a intérêt à ce que les choses changent si elle veut gagner la confiance de ses citoyens et leur

redonner espoir.

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marginalisé au même titre que d’autres membres des oulémas par l’ex-parti unique, l’ensemble des intervenants ont été unanimes à souligner que « la marginalisation de l’association des oulémas qui a oeuvré pour la formation des Algériens dans le domaine reli- gieux, a été une très grave erreur politique. Ce qui n’a pas manqué l’introduction d’autres idéologies religieuses ayant plongé le pays dans la tragédie nationale », a-t-on regretté. Auteur de plusieurs ouvrages, dont le premier est intitulé Des

vérités et des injustices, ainsi que d’autres nombreux articles de presse dans le journal El Bassair, Abderrahmane Chibane, a joué un rôle des plus importants dans l’é- veil des consciences et autres engagements patriotiques nationalistes. Né le 18 février 1918 à Chorfa à Bouira, le défunt savant est décédé le 12 août 2011 à l’hôpital de Ben Aknoun à Alger, laissant derrière lui un héritage de connaissances et de savoir qui servira des généra- tions entières.

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qui servira des généra- tions entières. A A C C TRANSPORT URBAIN D D E E

TRANSPORT URBAIN

DDEESS TTRRAAMMWWAAYYSS PPOOUURR 1155 WWIILLAAYYAASS

CCEESS PPRROOJJEETTSS seront mis en chantier d’ici 2014 et doivent être achevés vers 2017.

chantier d’ici 2014 et doivent être achevés vers 2017. seront lancés fin août prochain, selon le

seront lancés fin août prochain, selon le P-DG de l’EMA. Le projet de réalisation du tram- way de la ville de Batna sera lancé au mois de mai 2014. Par ailleurs, les villes de Béjaïa, Biskra, Béchar, Blida, Djelfa, Skikda ainsi que Tébessa et Tlemcen seront aussi dotées de tramways prochaine- ment. Le même responsable a souli- gné que des études de faisabilité pour la réalisation de ces projets sont en cours. Il a également indi-

quentes leur causent beaucoup de désagré- ments, en tout cas, surtout qu’Alger est répu- tée
quentes leur causent beaucoup de désagré-
ments, en tout cas, surtout qu’Alger est répu-
tée pour ses gigantesques embouteillages et
que la Grande-Poste est une place forte et un
passage oblige pour entrer ou sortir de la
capitale.
Pourquoi fermer une des artères, dès lors
qu’il existe, en contrebas du petit jardin, des
gradins spécialement conçus, pouvant conte-
nir plus d’un millier de personnes ? Il suffit
de nettoyer les lieux, particulièrement le pas-
sage souterrain, transformé en dépotoir
depuis que les commerçants qui y activaient
ont, mystérieusement cessé toute activité.
Une sensation de mal-être aussitôt vous
envahit, dès que vous empruntez le passage
menant aux grilles, d’où s’échappe une odeur
fétide qui agresse vos narines.
En certains endroits, on peut trouver
même des dépôts d’excréments, preuve que
ce lieu qui se trouve pourtant en plein cœur
de la capitale est complètement abandonné
au grand dam des habitants et des touristes
qui ne s’attendaient pas à voir pareil specta-
cle.
C’est vrai que la capitale est envahie par
la saleté et que les citoyens ne font pas tou-
jours preuve de civisme, en foulant au pied
les règles en matière d’hygiène, mais on était
loin d’imaginer que le mal atteindrait une
telle ampleur.
Et dire que le président de l’APC d’Alger-
Centre a promis de réhabiliter la capitale et
de lui redonner son lustre d’antan, en ordon-
nant aux commerçants des rue Didouche et
Ben M’hidi de refaire les devantures de leurs
HOMMAGE À ABDERRAHMANE CHIBANE

dans la formation du mouvement national. Imprégné de principes intangibles et d’un esprit lucide reconnu, le défunt n’a pas hésité à prendre des positions fermes devant l’injustice et l’intolérance qui ont marqué la période coloniale et postindépendance. Le défunt n’a pas manqué, même sur son lit d’hôpital, quelques temps avant sa mort, d’appeler à l’ouverture, aux valeurs du développement sur tous les plans et à la promotion de la culture démocratique.

ILS FERMENT TOUTE UNE RUE POUR Y ORGANISER DES ACTIVITÉS SPORTIVES OU CULTURELLES

LLeess éélluuss ddAAllggeerr--CCeennttrree ffoonntt lleeuurr cciinnéémmaa

LLEESS DDÉÉVVIIAATTIIOONNSS de la circulation au niveau du carrefour de la Grande-Poste sont devenues très fréquentes à cause de l’entêtement des élus qui veulent amuser la galerie avec leurs carnavals.

RReeccoonnnnaaiissssaannccee àà lleennffaanntt pprrooddiiggee ddee CChhoorrffaa

LLAA MMAARRGGIINNAALLIISSAATTIIOONN des ouléma, dont le défunt Abderrahmane Chibane, est une erreur fatale de l’ex-parti unique ; ce qui n’a pas manqué de favoriser l’émergence de l’obscurantisme religieux en Algérie.

Affirmant que feu Chibane a été

L ’ A c t u a l i t é LUNDI 29 JUILLET 2013

LActualité

LUNDI 29 JUILLET 2013

BOUIRA L L e e s s i i n n c c e e
BOUIRA L L e e s s i i n n c c e e
BOUIRA L L e e s s i i n n c c e e

BOUIRA

LLeess iinncceennddiieess ddee ffoorrêêttss eenn bbaaiissssee

Le nombre des feux de forêts a connu, cette année, une baisse « très sensible » dans la wilaya de Bouira, par rapport à la même période de l’année écoulée (2012), a-t-on indiqué dimanche à la Conservation des forêts. « Par rapport à l’année 2012, cette année c’est le soulagement », s’est réjoui M. Lafdhal Salah, responsable à la Conservation des forêts, soulignant que seulement neuf incendies de forêt avaient été enregistrés depuis juin dernier en début de saison. La superficie végétale ravagée par ces incendies est estimée à plus de 12 hectares entre broussailles, forêts et maquis, alors que durant la même période de l’année 2012, 56 départs d’incendies avaient ravagé plus de 700 hectares de végétations, a encore précisé la même source. Les agents de la Conservation des forêts ainsi que ceux de la Protection civile ont effectué neuf interventions pour éteindre plusieurs feux de forêts enregistrés, notamment à M’chedallah, Sour El Ghozlane, Bechloul, Bouira, ainsi qu’à El

Hachimia, a-t-il précisé.

Pour ce

week-end (vendredi et samedi), trois incendies s’étaient déclarés à Sour El Ghozlane, Guelta Ezzarga (sud-ouest), ainsi que dans la localité d’Izoughar dans la commune d’Ahl El Ksar (sud- est), ravageant près de deux hectares entre maquis et pins

d’Alep, a précisé le même responsable. L’année dernière, plus de 4 000 hectares de couvert végétal étaient partis en fumée, a-t-on rappelé de même source.

JJUUMMEELLAAGGEE AAGGRRIICCOOLLEE EENNTTRREE LLAALLGGÉÉRRIIEE EETT LLUUEE

Des labels d’appellation d’origine pour les produits algériens

Les produits agricoles algériens vont bientôt bénéficier de signes distinctifs liés à l’origine (indication géographique et appellation d’origine) pour mieux s’exporter à l’étranger et notamment au sein des pays de l’Union européenne. Un appel à proposition pour un projet de

jumelage institutionnel au profit du ministère du Commerce est d’ailleurs publié sur le site de la Commission européenne pour la sélection d’une ou de plusieurs institutions d’Etats membres pour la mise en oeuvre de ce jumelage. Selon une source du Programme d’appui à l’accord d’association entre l’Algérie et l’UE, ce projet de jumelage « est au bénéfice » de l’Agence nationale de promotion des exportations (Algex) et « pourrait être concrétisé dans quelques mois » et va concerner certains produits à l’exemple de deglet nour et l’olive sigoise. L’UE annonce que cette démarche vise à parvenir au

« renforcement du dispositif de reconnaissance de la qualité

des produits agricoles par les signes distinctifs liés à l’origine ». L’objectif du jumelage est de se rapprocher

« du cadre législatif et des

lignes directrices de la réglementation européenne dans ce domaine », explique l’UE. Ce projet de jumelage vient en complément de celui déjà en cours d’exécution dans le secteur de l’agriculture avec l’objectif de création de l’Observatoire des filières agricoles et agroalimentaires.

des filières agricoles et agroalimentaires. C C e e t t t t e e s

CC eettttee sseemmaaiinnee,, lleess vvaagguueess ddee cchhaalleeuurr ssoonntt aasssseezz eexxcceepp-- ttiioonnnneelllleess aauu ssuudd dduu ppaayyss,, eett

ont atteint facilement les 50 degrés

à l’ombre. Selon des témoignages

des habitants de différentes régions du Grand Sud algérien la vie est insupportable surtout en l’absence

de moyens et de loisir. « J’avoue, que nos conditions de vie sont vrai- ment pénibles», déclare un chef de base dans une société américaine dans le domaine du service pétrolier

à Hassi Messaoud, en soulignant

que les conditions météorologiques sont dures et que les vraies tempé- ratures ne sont jamais déclarées. « Sur nos thermomètres, la tempéra- ture dépasse les 52 degrés, voir même dépassé 55°. Sur les sites ou sur les chantiers de forage pétrolier elle a atteint les 62°, mais personne ne déclare la vraie température » ajoutant que « d’après mes connais- sances, si la chaleur dépasse les 48°, les travailleurs ont le droit de ne pas travailler, pour cela, la vraie

température n’est jamais déclarée. » Un autre habitant de la même loca- lité, souligne que « la vie est trop chère au Sud spécialement à Hassi Messaoud. Le niveau de vie est épouvantable, le pouvoir d’achat est pire encore, on n’a pas trop de choix non plus, les gens n’ont pas où aller pour se détendre surtout pendant ce mois sacré ». Par ailleurs, les gens de Touggourt qualifient cette vague de chaleur de normal, et qu’ils s’a- daptent à n’importe quelle tempé- rature. « C’est vrai que de fortes chaleurs ont été enregistrées au Sud, ces deux derniers jours, mais il faut admettre que ce n’est pas nou- veau pour nous, les résidants de ces régions s’adaptent à la température», indique un retraité

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