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« Comptabilité approfondie : L’amortissement

des immobilisations »

Travail réalisé par : Anass Echaaly


Mariam Benbrahim
Kaoutar Es-Sbai
Sous la direction du professeur :M. Bendriss

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Sommaire :
I- L’amortissement linéaire
II- L’amortissement dégressif
III- L’amortissement dérogatoire
IV- L’amortissement exceptionnel
V- La modification du plan d’amortissement
VI- l’amortissement après réévaluation

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L’ Amortissement des immobilisations

L’amortissement est la constation comptable d’un amoindrissement irréversible de la


valeur d’une immobilisation. Il existe deux principaux modes d’amortissement : le
linéaire et le dégressif.

I - L’ amortissement linéaire
Obligatoire pour toutes les entreprises, il consiste à répartir le montant de la
dépréciation de façon constante sur toute la durée de vie de l’immobilisation.

Par conséquent, pour chaque exercice comptable concerné, l’entreprise doit calculer
cette perte de valeur que l’on appelle l’annuité d’amortissement.

1. la base d’amortissement pour le système linéaire


Base d’amortissement = Coût d’acquisition HT de l’immobilisation

Le coût d’acquisition HT comprend le prix d’achat HT augmenté des éventuels


frais HT de transport, d’installation, d’assurance et droits de douanes ;

Si lors de l’acquisition, la TVA n’est pas déductible (c’est le cas pour l’achat d’un
véhicule de tourisme), la base d’amortissement est égale au coût d’acquisition TTC.

Application Une société a acheté le 18/06/N une machine, prix d’achat HT 46 000
dhs, frais HT de transport, d’installation et de montage 4 000 dhs.

Coût d’acquisition HT = 46 000 + 4 000 = 50 000 dhs.

2. Le taux d’amortissement linéaire


Il est nécessaire pour la détermination de l’annuité d’amortissement.

Il est déterminé en fonction de la durée de vie du bien à amortir. Cette dernière est
appréciée par le chef de l’entreprise en fonction des conditions d’utilisation du bien
et des taux admis d’après les usages de chaque profession.

Toutefois, il est à noter que la loi fiscale stipule que les immobilisations en non
valeurs doivent être amortis à taux constant, sur cinq (5) ans à partir du premier
exercice de leur constation en comptabilité et que le taux d’amortissement des
véhicules de tourisme ne peut être inférieur à 20% par an.

Taux linéaire = ( 1 / Durée de vie du bien) x 100

Application Si la machine acquise par l’E/se a une durée de vie prévue de 5 ans.

le taux linéaire = (1 / 5) x 100 soit 20 %

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Les taux admis les plus couramment utilisés pour les biens neufs sont énumérés
ci-après : (note circulaire des impôts)

- Bâtiments à usage commercial ou industriel : 4 à5%

- Constructions légères : 10 %

- Matériels, Agencements et Installations : 10 à 15 %

- Gros matériel informatique : 10 à 20 %

- Matériel informatique, périphériques et programmes : 15 %

- Mobilier et logiciels : 20 %

- Matériel roulant : 20 à 25 %

- Outillage de faible valeur : 30 %

3. Le calcul de la première annuité d’amortissement


Lorsque l’immobilisation est acquise au début de l’exercice comptable, l’annuité
d’amortissement se calcule de la façon suivante :

Annuité d’amortissement = Coût d’acquisition HT x taux d’amortissement

Application La machine est acquise le 01/01/N.

Annuité d’amortissement N = 50 000 x 20 % = 10 000 dhs

Lorsque l’immobilisation est acquise au cours de l’exercice comptable, le point de


départ du calcul de l’amortissement linéaire est le premier jour du mois d’acquisition
des biens.

Toutefois, lorsqu’il s’agit de biens meubles qui ne sont pas utilisés immédiatement, la
société peut différer leur amortissement jusqu’au premier jour du mois de leur
utilisation effective.

Annuité d’amortissement = Coût d’acquisition HT x taux x N/12

Avec N = nombre de mois qui séparent le 1er jour du mois d’acquisition (ou le 1er
jour du mois d’utilisation effective) de la date de clôture de l’exercice comptable.

Application La machine acquise par la société le 18/07/N est effectivement utilisée


le 01/10/N (l’exercice comptable de la société coïncide avec l’année civile).

Annuité N = 50 000 x 20 % x 3 / 12 = 2 500 dhs

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4. Le plan d’amortissement linéaire
Pour chaque immobilisation amortissable, les entreprises doivent établir un plan
d’amortissement.

Ce dernier indique pour chaque année d’amortissement le montant de l’annuité,


ainsi que le montant de la Valeur nette d’amortissement (VNA).

Coût d’acquisition

- Cumul des amortissements pratiqués jusqu’à cette date

= V.N.C à une date donnée

Application Le plan d’amortissement de la machine :

Immoblisation : Machine Coût d’acquisition HT : 50 000 dhs


Date d’acquisition : 18/07/N Durée de vie : 5 ans
Date d’utilisation : 01/10/N Mode d’amortissement : linéaire
Taux d’amortissement : 20 %

Année Base Annuité d’amortissement Cumul des V.N.A.


amortissable annuités

N 50 000,00 50 000 x 20% x 3/12 = 2 500 2 500 47 500

N+1 50 000,00 50 000 x 20% = 10 000 12 500 37 500

N+2 50 000,00 50 000 x 20% = 10 000 22 500 27 500

N+3 50 000,00 50 000 x 20% = 10 000 32 500 17 500

N+4 50 000,00 50 000 x 20% = 10 000 42 500 7 500

N+5 50 000,00 50 000 x 20% x 9/12 = 7 500 50 000 0

Au 31/12/N+4, la machine a été amortie sur 4 ans et 3 mois. Or elle doit être amortie
sur 5 ans : il faut donc en N+5 amortir 9 mois. Cela correspond en fait au
complément d’amortissement de l’année N.

5. L’enregistrement comptable de l’annuité à la clôture de l’exercice


Conditions préalables à la comptabilisation

La comptabilisation des amortissements est subordonnée à la condition que


les biens amortissables soient inscrits dans un compte de l’actif immobilisé et que
leur amortissement soit régulièrement constaté en comptabilité

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Application

● le 31/12/N
6193 D.E.A. des immobilisations corporelles 2 500,00

2833 Amortissement des I.T.M.O 2 500,00

Annuité d’amortissement de l’exercice N

Cas d’omission ou d’erreur

La société qui n’inscrit pas en comptabilité l’amortissement se rapportant à un


exercice comptable déterminé perd le droit de la comptabiliser dans les charges dudit
exercice et des exercices suivants.

Lorsque le prix d’acquisition des biens amortissables a été compris par erreur
dans les charges d’un exercice, et que cette erreur est relevée soit par l’administration
fiscale soit par la société elle même, la situation de la société est régularisée et et les
amortissements normaux sont pratiqués à partir de l’exercice qui suit la date de la
régularisation.

Les immobilisations en non valeurs


Appelée aussi “Frais d’établissement” , l’immobilisation en non-valeurs s’analyse
financièrement comme un actif sans valeur.

D’après le plan comptable général marocain, les immobilisations en non valeurs sont
constitués par les frais préliminaires, les charges à répartir sur plusieurs exercices et
les primes de remboursement des obligations.

les immobilisations en non valeurs doivent être amortis à taux constant, sur cinq (5)
ans à partir du premier exercice de leur constation en comptabilité

II - L’ amortissement dégressif
Pour inciter les entreprises à investir, la loi fiscale autorise un mode d’amortissement
plus rapide que le linéaire, il s’agit de l’amortissement dégressif.

Tous les biens d’équipement acquis à l’état neuf ou d’occasion et dont la durée de vie
est au moins égale à 3 ans peuvent être amortis en dégressif. Certains biens en sont
exclus comme par exemple les véhicules de tourisme et les immeubles.

1. Les spécificités de l’amortissement dégressif


La société qui opte pour l’amortissement dégressif doit le pratiquer dès la première
année d’acquisition des biens concernés.

a) Le calcul de la première annuité


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L’amortissement dégressif se calcule à partir du premier jour du mois
d’acquisition.

Application Le point de départ de l’amortissement dégressif de la machine acquise


le 18/07/N sera le 01/07/N.

b) Le taux d’amortissement dégressif

Taux de l’amortissement dégressif = Taux linéaire x Coefficient

Le coefficient dépend de la durée de vie du bien :

● 1.5 pour les biens dont la durée d’amortissement est de 3 ou 4 ans .


● 2 pour les biens dont la durée d’amortissement est de 5 ou 6 ans
● 3 pour les biens dont la durée d’amortissement est supérieure à 6 ans

Application Le taux d’amortissement dégressif de la machine sera égale à

40% (20% x 2)

c) Le calcul des annuités d’amortissement

Les annuités d’amortissement dégressives se calculent d’après la Valeur Nette


Comptable (V.N.C.) sauf la première année où il faut garder le coût d’acquisition.

En cas d’achat en cours d’exercice comptable, la première annuité


d’amortissement se calcule :

Annuité d’amortissement = Coût d’acquisition HT x taux x N/12

Avec N = nombre de mois qui séparent le 1er jour du mois d’acquisition de la date de
clôture de l’exercice comptable.

Application Pour la machine l’annuité N = 50 000 x 40% x 6/12 = 10 000

6/12 : il y a 6 mois entre le 01/07/N (1er jour du mois d’acquisition) et le 31/12/N (date de
clôture de l’exercice)

d) Le passage au taux linéaire

En appliquant le taux d'amortissement à la Valeur Comptable Nette, il peut


arriver que la ou les dernières annuités soient plus élevées que l'annuité précédente.
La société peut dans ce cas, retenir comme annuité, le quotient de la valeur résiduelle
par le nombre d'années restant à courir dès que ce quotient est supérieur au montant
de l'annuité dégressive.

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Application Le plan d’amortissement de la machine :

Immoblisation : Machine Coût d’acquisition HT : 50 000 dhs


Date d’acquisition : 18/07/N Durée de vie : 5 ans
Mode d’amortissement : dégréssif
Taux d’amortissement : 20 % x 2 = 40 %

Année Base Taux Annuité Cumul V.C.N. quotien = 1 / nbr


amortissable des d’années restant à
annuités amortir

N 50 000,00 40 % 10 000 10 000 40 000 1/5 = 0,2 < td

N+1 40 000,00 40 % 16 000 26 000 24 000 1 /4,5 =0,22 <


td

N+2 24 000 40 % 9 600 35 600 14 400 1/ 3,5 = 0,28


< td

N+3 14 400 12 /30 5 760 41 360 8 640 1 /2,5 = > td

N+4 14 400 12 /30 5 760 47 120 2 880

N+5 14 400 06 /30 2 880 50 000 0


Calculs justificatifs des annuités :

a1 = 50 000 x 40 % x 6/12

a2 = 40 000 x 40 %

a3 = 24 000 x 40%

a4 = a 5 = 14 400 x 12 / 30

a 6 = 14 400 x 6/30

e) L’enregistrement comptable de l’annuité à la clôture de l’exercice

Application

● le 31/12/N
6193 D.E.A. des immobilisations corporelles 10 000,00

2833 Amortissement des I.T.M.O 10 000,00

Annuité d’amortissement de l’exercice N

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III - L’amortissement dérogatoire
En vertu du code des investissements, certaines entreprises sont autorisées par
l’administration fiscale à pratiquer pour leurs immobilisations des amortissements accélérés.

L’objectif de ce principe est de gonfler les charges de l’entreprise pour qu’elle paie moins
d’impôts. Il s’agit, donc d’un avantage fiscal. C’est pour cela ce type d’amortissement est
appelé également « amortissement fiscal ».

Cependant pour présenter une image fidèle du patrimoine actif de l’entreprise, seuls les
amortissements économiques sont retranchés de la valeur d’origine de l’actif amortissable
pour déterminer sa VAN.

Par contre, on peut remarquer d’une part, que la valeur économique VNA du matériel n’a
pas été affectée par l’application de l’amortissement dérogatoire et d’autre part cet
amortissement n’a pas influencé le résultat de l’exploitation de la société.

Application

En vertu du code de l’investissement, la société SOTEX est autorisée a doubler le taux


normal de l’amortissement du bien d’équipement acquis le 1er javier 2017 à une valeur de
70.000 dh HT

Sachant que le le taux d’amortissement économique du matériel est de 10%.

 Montant de l’amortissement économique : 70.000 * 0,1 = 7000

 Montant de l’amortissement fiscal : 70.000 * 0,1*2 = 14.000

 Montant de l’amortissement dérogatoire : 14.000 - 7000= 7000

6193 D.E.A. des immobilisations corporelles 7 000,00

2833 Amortissement des I.T.M.O 7 000,00

Amortis. Économique

DNC aux provisions règlementées


6594
7 000,00
1351 Provision pour amortissement dérogatoire 7 000,00

Amortis. Dérogatoire

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Lorsque la dotation fiscale est inférieure à la dotation économique ou
Comptable et pour la différence :

6193 D.E.A. des immobilisations corporelles *

2833 Amortissement des I.T.M.O *

Amortis. Économique

1351 Provision pour amortissement dérogatoire *


7594 RNC aux provisions règlementées *

Amortis. Dérogatoire

IV-L ’amortissement exceptionnel :


Une immobilisation acquise par une entreprise doit s’amortir jusqu'à sa récupération en
respectant le principe « de permanence des méthodes »

Par décision de gestion interne, une entreprise peut déroger à la règle générale.

La dotation exagérée de l’exercice se décomposera alors, en deux fractions :

-Amortissement habituel considéré comme une dotation d’exploitation à débiter dans le


compte 619*

-La dotation de plus considérée comme un amortissement exceptionnel à débiter dans le


compte 6591 (dotation aux amortissements exceptionnels des immobilisations)

Les deux fractions des amortissements constatés représentent une dépréciation des
immobilisations, la somme totale représentera alors : l’amortissement de l’immobilisation
concernée à créditer dans le compte :28**

Exemple :

L’entreprise ‘’X’’ avait amorti régulièrement une machine de production acquise le


01/10/1998 au prix de :350000 dh (HT),linéairement au taux de 10%.Au 31/12/2001 la
direction constate que la machine a été exploité en sur activité, elle désire l’amortir au taux
de 15%

Calculer et enregistrer les amortissements de 2001

Dotation normale :350000*10%=35 000 DH

Dotation décidée par la direction pour l’année 2001 : 350000*15%=52 500 DH

Amortissement exceptionnel : 52500-35000=17500 DH

10
6193 Dotation d’exploi aux amorts des immob corpor 35 000

6591 Dotation aux amortis exceptionnel des immob 17 500

28332 Amortissement Matériels et outillages 52 000

Amortissement de l’année suivant la décision de gestion

V- La modification du plan d’amortissement …


Le respect de principe de permanence des méthodes suppose qu’on applique les même
règles d’amortissement pour les biens identiques d’un exercice à autre aussi bien au regard
des durée d’amortissement à retenir que des méthodes choisisses. Cette obligation n’interdit
cependant pas d’apporter une modification au plan d’amortissement antérieurement établi.

Le principe même de la possibilité de la modification d’un plan d’amortissement est prévu


par la réglementation comptable mais à titre d’obligation à justifier dans l’ETIC. Cette
modification peut naturellement porter sur les exercices futurs, elle peut être également
effectuée au titre des exercices antérieurs.

1- La révision du plan d’amortissement à titre des exercices antérieurs


C’est essentiellement à la suite d’une erreur de l’entreprise qu’une telle situation peut se
rencontrer. L’on s’est trompé par exemple dans l’estimation de vie d’un bien dont
l’obsolescence est plus rapide que prévu. Lorsqu’il apparaît, à la clôture d’un exercice, que la
valeur actuelle d’un bien est notablement inférieure à la valeur qui résulte du plan
d’amortissement initialement fixé. Une correction doit être apportée au plan initial ; elle
conduit à la constatation d’une dotation exceptionnelle.

2- La révision du plan d’amortissement à titre des exercices futurs


Le plan comptable malgré qu’il recommande le respect de ses principes insiste sur le fait que
les règles d’évaluation doivent aboutir à l’image fidèle des comptes de l’entreprise.
Par conséquence, une entreprise peut justifier le changement de ses méthodes d’évaluation
notamment en amortissement, par les changements des conditions d’utilisation d’un bien,
par exemple du fait du passage d’une équipe/jour. L’opération constitue un changement de
méthodes comptables qui implique le respect d’un certain nombre d’obligations par
l’entreprise

- Exemple de révision d’un plan d’amortissement pour le futur :


L’entreprise DATA utilise une machine spéciale pour la fabrication d’un produit P. Cette
immobilisation acquise 400.000 DH HT le 01/07/2012 est amortie selon le système linéaire
sur une durée de 8 ans. Fin 2013 il est envisagé de passé deux équipements de production
à compter de 1er janvier 2014 afin de satisfaire la demande de produit P. La direction

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estime que cette décision réduira la durée d’utilisation du bien à 5 ans. Présenter le plan
d’amortissement révisé de ce matériel.

PLAN INITIAL PLAN REVISE


ANNEES BASE TAUX DOTATIONS BASE TAUX DOTATION
2012 400.000 12.5% 25 000 400.000 12.5% 25 000
2013 50 000 400.000 12.5% 50 000
2014 50 000 325.000 20% 65 000
2015 50 000 65 000
2016 50 000 65 000
2017 50 000 65 000
2018 50 000 65 000
2019 25 000

3- Révision d’un plan d’amortissement et changement de méthodes

Les comptes annuels doivent être arrêtés en respectant le principe de permanence des
méthodes, mais ce principe ne signifie pas qu’il soit interdit de changer une méthode
lorsqu’elle a été retenue par une entreprise. L’on sait que ce principe est en particulier
destiné à faciliter la comparaison entre les comptes de deux exercices successifs. De ce fait,
les changements de méthodes font l’objet d’une réglementation spécifique destinée à rendre
possible cette comparaison compte tenu du changement.

a)- Les modifications constitutives d’un changement de méthodes :

Il semble que l’on soit en présence d’un changement de méthode lorsque l’on modifie une
méthode retenue pour l’établissement d’un plan d’amortissement, soit au titre d’un bien
acquis anciennement, soit au titre d’un bien acquis récemment mais identique à d’autre déjà
possédés. Ainsi le passage du système dégressif au régime linéaire constitue un changement
de méthode.
En présence d’un changement de méthodes, il faut respecter tout les obligations suivantes :
Fournir dans l’annexe des informations décrivant et justifiant les modifications apportées
Fournir toutes les précisions utiles pour l’explication des conséquences de cette modification
sur les comptes annuels. On recommande la présentation d’un tableau comparatif des
postes concernés, avant et après la modification.
Signaler le changement de méthodes dans le rapport de gestion et éventuellement dans
celui du CAC.

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b)- Les modifications non constitutives d’un changement de méthodes :

Au titre des amortissements, seules les écritures relatives à l’enregistrement de la


dépréciation survenue au titre de l’exercice sont nécessaires pour l’obtention de l’image
fidèle
Par contre, celles relatives aux amortissements dérogatoires sont exclusivement motivées
par l’obtention d’un avantage fiscal. Elles se traduisent d’ailleurs par les charges ou des
produits à caractère non courant. Au titre de ces opérations, l’entreprise est libérée du
principe de permanence des méthodes.
Ainsi, après avoir retenu la méthode linéaire pour établir le plan d’amortissement d’un bien,
au motif que la dépréciation de ce bien est régulière, il sera possible lors de l’acquisition
ultérieure d’un autre bien de même nature, d’utiliser le régime de l’amortissement dégressif,
sans parler de changement de méthode, à condition de mettre en œuvre l théorie des
amortissements dérogatoires. Au cas particulier, il sera nécessaire de constater le
supplément d’amortissement en qualité de provision réglementée. Encore faut-il,
naturellement, que ce bien ouvre droit au régime de l’amortissement dégressif.

VI- Amortissement après réévaluation

D’après l’article 5 et 7 du décret 2-99-1014 relatif à la réévaluation des immobilisations,


stipulent que :
L'écart de réévaluation, égal à la différence entre la valeur réévaluée et la valeur d’entrée de
l'immobilisation, a pour effet d'augmenter la valeur comptable nette de ladite immobilisation.
S'il s'agit d'une immobilisation amortissable, les amortissements cumulés antérieurs
demeurent inchangés. La valeur comptable nette, après réévaluation, desdites
immobilisations constituera le montant amortissable qu'il faudra étaler soit sur la durée
prévisionnelle d'utilisation restant à courir, selon le plan d'amortissement initialement décidé
s'il s'agit de biens partiellement amortis, soit selon un nouveau plan d'amortissement à
justifier dans l'état des informations complémentaires s'il s'agit de biens totalement amortis.

L'entreprise doit également produire, à la fin de chaque exercice, au niveau de l'état des
informations complémentaires, des informations permettant de suivre les amortissements et
les provisions pour dépréciation calculés sur les valeurs d'entrée initiales par comparaison
aux amortissements et provisions calculés sur les valeurs réévaluées, et de faire ressortir la
valeur comptable nette des biens réévalués ayant fait l'objet de cession ou de retrait d'actif.
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Bibliographie :
- La comptabilité approfondie – Mohammed Abou jawad.

- Le code général de normalisation comptable

- Décret 2-99-1014

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