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Université Abderrahmane Mira-Bejaia

Faculté des Sciences Economiques, Commerciales et des Sciences de Gestion


Département Des Sciences De Gestion

En vue d’obtention d’un diplôme de Master en sciences de Gestion

Option : Comptabilité, Contrôle et Audit

ESSAI D’EVALUATION DU SYSTEME


DE CONTROLE INTERNE D’UNE
ENTREPRISE
Cas : Audit externe de l’EURL ALGERIE-POMPES

Présenté par : Promoteur :

𝑴𝑴𝒓𝒓 : AIT ABBAS FATAH 𝑴𝑴𝒓𝒓 : AZZI RAFIK

𝑴𝑴𝒓𝒓 : AOUGHLIS LOUNIS

Session
Juin2016
Nous remercions dieu, le tout puissant de nous avoir donné santé, courage et
beaucoup de volonté pour accomplir ce modeste travail.

Nous tenons à remercier et à exprimer nos profondes reconnaissances à notre


promoteur Monsieur Azzi rafik qui nous a précieusement aidé pour la
continuité de
notre mémoire.

Nous plus sincères remerciements et notre gratitude vont également à


Monsieur SOUADIH FERHAT d’avoir accepté nous accueillir dans son
cabinet et qui s’est accordé parfaitement pour notre suivi et notre encadrement
tout au long des travaux de recherche

Nous tenons à remercier toutes les personnes qui on contribué de prés ou de loin à
la réalisation de ce travail, ainsi que les personnes qui nous ont encouragés
durant nous études, passé d’agréables années.
Nul ne peut égaler la tendresse et la gentillesse des parents, nul ne peut
savourer les succès de quelqu’un autant que ces derniers, pour cette
raison, je dédie ce modeste travail, a mes très chers parents auxquels
j’exprime ma sincère et éternelle gratitude pour leur soutien, conseils et
leur éducation que dieu les garde pour nous.
Et je dédie ce travail a ;
Mes sœurs, mon frère, et mes proches,
Et toutes les personnes qui m’ont aidé
de loin ou de prés

Fatah
Nul ne peut égaler la tendresse et la gentillesse des parents, nul ne peut
savourer les succès de quelqu’un autant que ces derniers, pour cette
raison, je dédie ce modeste travail, a mes très chers parents auxquels
j’exprime ma sincère et éternelle gratitude pour leur soutien, conseils et
leur éducation que dieu les garde pour nous.
Et je dédie ce travail a ;
Mes frères et sœurs, ma femme, et mes proches,
Et toutes les personnes qui m’ont aidé
de loin ou de prés

Lounis
Liste des Abréviations
LISTE DES ABREVIATION
CA : Chiffre d’Affaires

CNCC : Compagnie Nationale des Commissaires aux Comptes

COSO : Commitee Of Sponsorins Organization of the treadway commission

FRAP: Feuille de Révélation et d’Analyse des Problèmes

GST : Grille de Séparation des Tâches

OEC : Ordre des Experts Comptables

QCI : Questionnaire de Contrôle Interne

CSC : Cahier de Suivi des Commandes


Liste des Tableaux
et Figures
Liste des Tableaux

Tableau n° 01 : La distinction entre l’audit interne et le contrôle interne………………… 06


Tableau n° 02 : Symboles utilisés par les auditeurs……………………………………….. 22
Tableau n° 03 : La forme de questionnaire de contrôle interne…………………………… 42
Tableau n° 04 : La forme de la grille de séparation des taches……………………………. 43
Tableau n° 05 : La forme de la feuille de révélation et d’analyse des problèmes………… 44
Tableau n° 06 : Questionnaire de contrôle interne relatif au circuit achats/fournisseurs…. 64
Tableau n° 07 : Grille de séparation des taches relative au circuit achats/fournisseurs…… 67
Tableau n° 08 : Appréciation du circuit achats/fournisseurs………………………………. 69
Tableau n° 09 : FRAP 01…………………………………………………………………… 73
Tableau n° 10 : FRAP 02…………………………………………………………………… 73
Tableau n° 11 : FRAP 03…………………………………………………………………… 74
Tableau n° 12 : FRAP 04…………………………………………………………………… 74
Tableau n° 13 : FRAP 05…………………………………………………………………… 75
Tableau n° 14 : Questionnaire de contrôle interne relatif au circuit ventes/clients……… 83
Tableau n° 15 : Grille de séparation des taches relative au circuit ventes/clients………… 86
Tableau n° 16 : Appréciation du circuit ventes/clients…………………………………….. 88
Tableau n° 17 : FRAP 06…………………………………………………………………… 91
Tableau n° 18 : FRAP 07…………………………………………………………………… 91
Tableau n° 19 : FRAP 08…………………………………………………………………… 92
Tableau n° 20 : FRAP 09…………………………………………………………………… 92
Liste des Figures

Figure 01 : Présentation schématique du processus d’évaluation……………………….. 20


Figure 02 : Organigramme de l’organisme d’accueil……………………………………… 54
Figure 03 : Organigramme de l’ EURL ALGERIE-POMPES…………………………… 57
Figure 04 : Présentation de l’expression du besoin d’approvisionnement et de
l’établissement des commandes par le diagramme de circulation…………. 60
Figure 05 : Présentation de la réception des marchandises par le diagramme de circulation. 61
Figure 06 : Présentation de l’enregistrement de la facture d’achat par le diagramme de
circulation…………………………………………………………………….. 62
Figure 07 : Présentation du règlement et l’enregistrement du règlement de la facture
d’achat par le diagramme de circulation…………………………………….. 63
Figure 08 : Présentation de la négociation et la réception de commandes clients par le
diagramme de circulation…………………………………………………….. 79
Figure 09 : Présentation de la livraison des marchandises par le diagramme de circulation. 80
Figure 10 : Présentation de la facturation par le diagramme de circulation……………….. 81
Figure 11 : Présentation de l’enregistrement comptable de la facture par le diagramme de
circulation…………………………………………………………………….. 82
Sommaire
Sommaire

SOMMAIRE

Introduction générale………………………………………………………………………….. 01
Chapitre I : Présentation du système de contrôle interne…………………………………….. 04
Section 1 : Présentation de la notion de contrôle interne……………………………………... 04
1-1- Définition du contrôle interne……………………………………………………………….. 04
1-2- La relation entre le contrôle interne et l’audit interne……………………………………….. 06
Section 2 : Objectifs et principes du contrôle interne…………………………………………. 07
2-1- Objectifs du contrôle interne………………………………………………………………… 07
2-2- Principes du contrôle interne………………………………………………………………… 08
Section 3 : Les composantes du contrôle interne……………………………………………… 11
3-1- L’environnement de contrôle………………………………………………………………... 11
3-2- Les processus d’évaluation des risques de l’entité…………………………………………... 12
3-3- Le système d’information……………………………………………………………………. 12
3-4- Les activités de contrôle……………………………………………………………………... 12
3-5- Le suivi des contrôles………………………………………………………………………... 13
Section 4 : Les acteurs et limites du contrôle interne…………………………………………. 13
4-1- Les acteurs du contrôle interne………………………………………………………………. 13
4-2- Les limites du contrôle interne………………………………………………………………. 15
Conclusion………………………………………………………………………………………... 17
Chapitre II : Processus d’évaluation du système de contrôle interne……………………….. 18
Section 1 : Prise de connaissance générale de l’entreprise……………………………………. 18
1-1- La nécessité d’une bonne compréhension de l’entreprise et de son organisation………… 18
1-2- Les moyens mis en œuvres………………………………………………………………... 19
Section 2 : Examen et évaluation des procédures de contrôle interne……………………….. 20
2-1- La saisie de la procédure…………………………………………………………………….. 21
2-2- Test de conformité…………………………………………………………………………… 23
2-3- Evaluation préliminaire……………………………………………………………………… 24
2-4- Tests de permanence………………………………………………………………………… 25
2-5- Evaluation définitive du contrôle interne……………………………………………………. 25
Section 3 : Le contrôle complémentaire lié à l’usage de l’outil informatique………………. 25
3-1- La maitrise des données……………………………………………………………………... 26
3-2- Audit des applications informatiques………………………………………………………... 28
Conclusion………………………………………………………………………………………... 31
Chapitre III : Mise en œuvre de l’évaluation des circuits d’activités d’une entreprise…….. 32
Section 1 : Définition, présentation et objectifs de l’évaluation de circuit d’activité d’une
entreprise ………………………………………………………………………………………... 32
1-1- Définition d’un circuit d’activité…………………………………………………………. 33
1-2- La présentation des circuits d’activité d’une entreprise………………………………….. 33
1-3- Les objectifs de l’évaluation des circuits d’activités d’une entreprise…………………… 34
Section 2 : Méthodologie d’évaluation d’un circuit d’activité………………………………... 38
2-1- Phase préalable à l’évaluation……………………………………………………………….. 38
2-2- Phase de préparation…………………………………………………………………………. 39
2-3- Phase de réalisation………………………………………………………………………….. 39
2-4- Phase de conclusion et établissement du rapport de mission………………………………... 45
Section 3 : Principes et procédures d’évaluation relatifs aux circuits achats/fournisseurs
et ventes/clients………………………………………………………………………………….. 45
Sommaire

3-1- principes et procédures relatifs au circuit achats/fournisseurs……………………………… 45


3-2- Principes et procédures relatifs au circuit ventes/clients…………………………………….. 49
Conclusion……………………………………………………………………………………....... 52
Chapitre IV : Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne…….. 53
Section 1 : Présentation de l’organisme d’accueil……………………………………………... 53
1-1- Organigramme de cabinet………………………………………………………………… 54
1-2- Dispositifs du cabinet…………………………………………………………………….. 54
Section 2 : Préalable et préparation de la mission d’évaluation du système de contrôle
interne de l’EURL ALGERIE-POMPES……………………………………………………… 55
2-1- Préalable à l’évaluation……………………………………………………………………… 55
2-2- Préparation de la mission……………………………………………………………………. 55
Section 3 : Evaluation du circuit achats /fournisseurs………………………………………... 57
3-1- Saisie de la procédure………………………………………………………………………... 57
3-2- Le questionnaire du contrôle interne………………………………………………………… 64
3-3- La grille de séparation des taches……………………………………………………………. 67
3-4- Evaluation définitive du circuit achats / fournisseurs……………………………………….. 68
3-5- Conclusion de l’évaluation de circuit achats / fournisseurs…………………………………. 75
Section 4 : Evaluation du circuit ventes / clients………………………………………………. 76
4-1- Saisie de la procédure………………………………………………………………………... 77
4-2- Le questionnaire de contrôle interne………………………………………………………… 83
4-3- La grille de séparation des taches……………………………………………………………. 85
4-4- Evaluation définitive du circuit ventes / clients……………………………………………... 87
4-5- Conclusion de l’évaluation de circuit ventes / clients……………………………………….. 93
Conclusion……………………………………………………………………………………....... 94
Conclusion générale…………………………………………………………………………….. 95
Introduction Générale
Introduction Générale

Introduction Générale
L’audit est un élément indispensable dans la vie des entreprises. Il permet en effet,
d’établir un diagnostic précis sur l’état de santé de l’entreprise et sur ses perspectives. A partir
d’une analyse soignée de crédibilité des états financiers.

La pratique de l’audit peut être exercée soit par une personne interne à l’entreprise
(auditeur interne) soit par une personne externe (auditeur externe), elle passe obligatoirement
par l’évaluation du système de contrôle interne qui constitue le noyau de la démarche d’audit.
L’appréciation du contrôle interne s’inscrit dans le cadre d’une politique de renforcement de
la transparence et la protection des informations financières. En effet, aux Etats Unis par
exemple, la loi de Sarbanes-Oxley (SOX) du 30juillet 2002 rend la direction de l’entreprise
responsable de la mise en place et du maintien d’un processus de contrôle interne au niveau
comptable et financier, et de procéder ensuite à son évaluation au regard d’un modèle de
contrôle interne reconnu.

Le contrôle interne est l’ensemble des moyens financiers, humains et matériels mis en
place par la direction en vue d’atteindre un certain nombre d’objectifs à savoir : la protection
du patrimoine de l’entreprise, le respect des lois et règlements, la diffusion des informations
financières sincères et crédibles et le bon fonctionnement de l’entreprise.

L’évaluation du système de contrôle interne se fait selon une démarche précise, basée
sur des méthodes et des techniques d’appréciation bien déterminées. Cette évaluation permet
de dégager les points forts et les points faibles du système, de détecter les zones à risque
encourus et à encourir et de proposer des améliorations à la direction pour dépasser les
faiblesses relevées.

L’Algérie comme tous autres pays dans le monde, a pris les dispositions légales
nécessaires en matière de contrôle interne. L’évaluation du système de contrôle interne des
entreprises Algériennes est exercée en suivant le référentiel international le plus répandu,
nommé COSO (Committee of sponsoring organization of the treadway commission).

L’intérêt de notre thème d’étude intitulé : « L’évaluation du système de contrôle


interne d’une entreprise » découle de deux considérations principales :

• Le contexte en force évolution : en effet, l’évaluation du système de


contrôle interne est un domaine d’audit en plein expansion, il est

1
Introduction Générale

mis en place dans les grandes entreprises, mais qui devra répondre
aux besoins croissants des firmes de petites tailles.

• L’objectif de cerner et de prévenir tout risque de perte de valeur, de


vol et de détournement au sein d’une entreprise, qui nécessite un
renforcement du dispositif de contrôle interne et son évaluation
permanente.

Par ailleurs, l’objectif de notre travail est de fournir un aperçu sur la pratique de
l’évaluation du système de contrôle interne d’une entité et de démontrer l’importance de cette
évaluation pour sa pérennité. Pour parvenir à cet objectif, la question centrale ci-après mérite
une attention particulière

« comment se pratique l’évaluation du système de contrôle interne d’une entreprise ».

Une analyse approfondie de notre problématique nous a conduits à poser les questions
auxiliaires suivantes :

 Que ce que le système de contrôle interne ?

 Quelle est sa démarche d’évaluation ?

 Comment peut-on mettre en œuvre cette évaluation à travers les


différents circuits d’activité d’une entreprise ?

 Comment se réalise une mission dévaluation du système de contrôle


interne d’une entreprise?

A cet effet, nous avons émis les hypothèses suivantes :

 L’évaluation du système de contrôle interne de l’entreprise est pratiquée


en suivant la démarche prévue par le référentiel international

 Cette évaluation contribue à la pérennité de l’entreprise.

Nous avons s’appuyé sur une étude d’un cas dans lequel nous avons suivi d’un bout à
l’autre le processus d’évaluation du système de contrôle interne au sein d’une entreprise ,cette
évaluation est portée sur le circuit achats/fournisseurs et le circuit ventes/clients qui
constituent les circuits d’activité les plus importants de cette entreprise, vu son caractère
commercial.

2
Introduction Générale

Afin d’apporter des éléments de réponse pertinents à toutes nos interrogations, nous
avons adopté un plan de travail constitué de quatre chapitre et construit d’une manière
progressive .

Au premier chapitre, nous avons essayé de présenter le système de contrôle interne de


l’entreprise et dans le deuxième chapitre ,nous avons présenté le processus d’évaluation du
système de contrôle interne, quant au troisième chapitre, il traitera la mise en œuvre de
l’évaluation des circuits d’activité d’une entreprise.

Enfin, le quatrième chapitre présentera une étude pratique où nous avons réalisé une
mission dévaluation du système de contrôle interne d’une entreprise cas : EURL ALGERIE-
POMPES.

3
Chapitre I
Présentation du système
de contrôle interne
Chapitre I Présentation du Système de Contrôle Interne

Introduction

Le contrôle interne est l’ensemble des moyens mis en place par la direction d’une
entreprise en vue d’atteindre un certains nombre d’objectifs. Lors de la conception d’un
processus de contrôle interne les concepteurs doivent obligatoirement tenir compte des
principes de base, ainsi que des composantes de contrôle interne.

Dans ce premier chapitre intitulé Présentation Générale du Système de Contrôle


Interne, nous allons procéder dans ses quatre sections à présenter successivement les éléments
suivants : présentation de la notion de contrôle interne, les objectifs et les principes, les
composantes, et les acteurs et limites du contrôle interne.

Section 1 : Présentation de la notion de contrôle interne

La notion du contrôle interne est souvent liée aux mesures de sécurité de


l’entreprise, cependant, les définitions du contrôle interne sont modifiées au fur et à
mesure que le temps et l’environnement de l’entreprise ont évolué, dont l’objectif est
de les mettre à jours et d’éviter toute confusion avec d’autre notions, en particulier
l’audit interne.

1-1- Définition du contrôle interne

Le contrôle interne est un concept multi-facette. En effet, plusieurs définitions 1 sont


présentées pour contourner ce concept :

1- 1-1- Définition de l’ordre des experts comptables « OEC » français (1977)

« Le contrôle interne est l’ensemble des sécurités contribuant à la maitrise de


l’entreprise, il a pour but d’assurer la protection, la sauvegarde du patrimoine et la qualité de
l’information, de l’autre l’application des instructions de la direction et de favoriser
l’amélioration des performances .il se manifeste par l’organisation, les méthodes et les
procédures de chacune des activités de l’entreprise, pour maintenir la pérennité de celle- ci. ».

1 Il s’agit des définitions fournies par le système comptable des entreprises, l’Ordre des Experts comptables et des

Comptables Agrées(France), l’International Féderation of Accountants (IFAC), L’American institut of Chartered Public
Accountants (A.I.C.P.A), et l’Institut français des auditeurs/consultants internes (IFACI).

4
Chapitre I Présentation du Système de Contrôle Interne

1-1-2- Définition de la compagnie nationale des commissaires aux comptes« CNCC »

Le système de contrôle interne est l’ensemble des politiques et procédures (contrôle


interne) mise en œuvre par la direction d’une entité en vue d’adresser, dans la mesure de
possible, la gestion rigoureuse et efficace de ses activités. ces procédures impliquent le respect
des politiques de gestion , la sauvegarde des actifs , la prévention et la détection des
irrégularités et inexactitudes , l’exactitude et l’exhaustivité des enregistrements comptables et
l’établissement en temps voulu d’informations financières ou comptables fiables . Le système
de contrôle interne s’entend au –delà des domaines liés au système comptable .Il comprend :

- L’environnement général de contrôle interne qui est l’ensemble des comportements, et


actions de la direction.
- Les procédures de contrôle qui désignent les politiques définies par la direction afin
d’atteindre les objectifs spécifiques de l’entité.

1- 1-3- Définition de la commission treadway « COSO »

Le contrôle interne est un processus mis en œuvre par le conseil d’administration,


les dirigeants et le personnel d’une organisation destiné à fournir une assurance raisonnable
quant à la réalisation des objectifs suivants :

- La réalisation et l’optimisation des opérations ;


- La fiabilité des informations financières ;
- La conformité aux lois et réglementations en vigueur

1-1-4- Définition générale du contrôle interne

Toutes les définitions s’accordent à dire que le contrôle interne est l’ensemble des
moyens mis en place par la direction de l’entreprise, afin de fournir une assurance raisonnable
quant à la réalisation des objectifs de l’entité, notamment en ce qui concerne la fiabilité
des informations financières, l’efficience opérationnelle, l’application des politiques
préalablement définies et le respect des textes législatifs et réglementaires.

Il en résulte que le contrôle interne est un système conçu et mis en œuvre par la
direction de l’entreprise pour répondre aux risques identifiés liés à l’activité et aux risques de
fraudes (non respect de loi et règlements) qui constituent des entraves à la réalisation
des objectifs de l’entreprise.

5
Chapitre I Présentation du Système de Contrôle Interne

1-2- La relation entre le contrôle interne et l’audit interne 2

Le contrôle interne dans l’entreprise est un ensemble des dispositions et des


mesures. En effet, s’il ya un service qui se charge de l’appréciation du contrôle interne ce sera
forcément « l’audit ».

La mission de l’auditeur est d’examiner, contrôler les stratégies pour s’assurer et


attester que les vérifications adéquates sont mises en place dans le but d’exécuter la mission
de l’entreprise, les auditeurs fassent partie de l’organisation qu’ils contrôlent ou non, il est
très important de garder leurs indépendance.

Tableau n°01 : La distinction entre l’audit interne et le contrôle interne

L’audit interne Le contrôle interne

-Est une activité indépendante ; -Est une activité interne à l’entreprise ;

-Est une vérification su système de contrôle -Est un outil ou un support de l’audit


interne ; interne ;

-Apporte ses conseilles pour améliorer le -Est l’ensemble des mesures et politiques
fonctionnement de l’entreprise. utilisées pour la maitrise de l’entreprise ;

-Est réalisé pour suivre le système de gestion


et détecter des fraudes et des erreurs pour les
corriger.

Source : GRAND Bernard, VERDALLE Bernard ; « Audit comptable et financier. » .Edition Economica,1999,p27.

2 GRAND.B et VERDALLE.B, Audit comptable et financier ; Edition Economica, 1999,p26.

6
Chapitre I Présentation du Système de Contrôle Interne

Section 2 : Objectifs et principes du contrôle interne

La direction générale de l’entreprise instaure un système de contrôle interne pour la


réalisation d’un certain nombre d’objectifs. Toutefois la conception du système de contrôle
interne doit être faite dans le respect des principes universels de contrôle interne.

2-1 - Objectifs du contrôle interne 3

Les objectifs principaux de contrôle interne sont énumérés dans ce qui suit :

2-1-1- La sauvegarde des actifs

Les actifs sont des ressources contrôlées par l’entreprise. Les dirigeants supportent la
responsabilité ultime en ce qui concerne la sécurité des biens et des fonds qu’ils gèrent.
L'obligation du dirigeant est de s'assurer que les actifs de l'entreprise sont protégés en
permanence. Cette protection nécessite la mise en place d'un ensemble cohérent des moyens
de contrôle et de surveillance, permettant d’une part de s’assurer que la valeur des actifs
figurant dans les documents comptables se concorde avec la valeur des actifs déterminés après
l’inventaire physique, et d’autre part de garantir que touts les flux monétaires et physiques
sont régulières, autorisés, justifiés et enregistrés.

2-1-2- La garantie de la fiabilité de l’information

La prise d’une décision adéquate est fortement liée à la disponibilité entre les mains
du décideur d’une information sincère et crédible. En effet, l’information doit refléter la
réalité économique de l’entreprise et elle doit être disponible, dans le format voulu et dans
délais appropriés. Une entreprise ne peut pas être gérée, dirigée ou maîtrisée si elle ne possède
pas un système d'information fiable et qui leur garanti la précision et l’exactitude des
documents comptables.

2-1-3-Le respect de l’application des instructions de la direction


Les instructions de la direction sont communiquées aux membres de l’entreprise
sous formes écrites (lettres administratives, notes de service…) ou verbales d’une façon
permanente ou temporaire. Elles sont filtrées par la voie d’un double contrôle avant de
produire leurs effets. Un contrôle à priori permet de s’assurer que les objectifs des instructions
sont précisément définis et fixés, que les instructions sont claires et compréhensibles et

3 RENARD.J , théorie et pratique de l’audit interne , 5éme édition, édition d’organisation, Paris, 2004 , p138.

7
Chapitre I Présentation du Système de Contrôle Interne

qu’elles sont envoyées aux personnes concernées. Un deuxième contrôle à posteriori permet
de suivre l’application des directives et des orientations portées dans les instructions.

2-1-4- L’amélioration des performances (efficience et efficacité)

Un bon système de contrôle interne vise la réalisation de la performance financière


de l’entreprise pour garantir sa pérennité. La performance est dépendante de deux facteurs
majeurs à savoir la réalisation des objectifs fixés dans les délais (efficacité) et la
maximisation des ressources et la minimisation des coûts (efficience). Pour atteindre un
niveau important de performance, le contrôle interne doit contenir un bon réseau de
communication des informations et un système de contrôle de gestion bien fondé.

2-2- Principes du contrôle interne

La mise en place d’un système de contrôle interne recours à certains principes que
l’on cite comme suit 4 :

2-2-1- Une structure administrative adéquate

Une bonne structure administrative repose sur le trois éléments suivants :

2-2-1-1- La coordination entre les différentes structures de l'entreprise

Du fait que ces structures s'intègrent et se complètent pour réaliser les objectifs
généraux de l'entreprise, on peut constater ici deux types de relations entre les structures d'une
entité:
 Des relations verticales pour concrétiser le contrôle.
 Des relations horizontales pour concrétiser la complémentarité et la résolution
des problèmes à un niveau donné.

2-2-1-2 - La séparation des responsabilités

Ceci implique une séparation des rôles motivée par l’objectif de limitation de champ
d’intervention ou d’accès pour des raisons de sécurité et responsabilisation des personnes vis
à vis à un objectif donné. La séparation doit être imposée par un texte légal ou administratif.
La séparation des responsabilités doit être effectuée de façon que les travaux réalisés par une
personne doivent contrôler et compléter les travaux de la personne qui la précède.

4 XAVIER .D , comptabilité et audit ; Edition eyrolles, Paris, 2012, p195.

8
Chapitre I Présentation du Système de Contrôle Interne

2-2-1-3 - La séparation des fonctions incompatibles

La règle de séparation des fonctions a pour finalité d’éviter qu’une même personne
cumule deux fonctions ou plus quelque soit son statut et son niveau hiérarchique dans
l’entreprise.

2-2-2-Un système de documentations et d’informations


La documentation que l’on doit retrouver dans l’entité comporte essentiellement la
description de système d’information (exemple un système comptable adéquat), l’ensemble
des manuels de procédures et les documents spécifiques à la description des taches.
Un système de documentation approprié suppose l’existence de procédures écrites, des
supports formalisés de l’information et des rapports financiers et de gestion.

2-2-3-Un système d’autorisation et de supervision

Un système d’autorisation suppose la définition au préalable, des pouvoirs et des


taches de chaque personne. Les pouvoirs attachés à une fonction doivent être précisément
définis. En effet, aucune personne n’est autorisée à donner des ordres sans être habilité à le
faire.

La réalisation d’une action doit être effectivement subordonnée à l’accord de la


personne habilitée à l’entreprendre. La supervision des travaux peut intervenir de deux façons
différentes. Dans un premier lieu, la supervision peut avoir un rôle préventif, c’est le cas
d’une supervision à priori qui permet de vérifier le plein respect des conditions nécessaires à
la réalisation d’une opération. Exemple, un subordonné traite un dossier d’un client de
l’entreprise le responsable le supervise et le signe avant de l’envoyer au client.

Dans un deuxième lieu, la supervision peut arriver dans une phase ultérieure à la
réalisation des opérations. C’est le cas d’une supervision à posteriori qui doit être effectuée
d’une manière régulière pour donner des résultats efficaces. Exemple, un responsable doit
s’assurer que les personnes qui sont sous sa surveillance accomplissent leur travail
conformément aux normes et règles prévues. Il est tenu donc de suivre et superviser le travail
de ses subordonnés d’une manière régulière et permanente.

9
Chapitre I Présentation du Système de Contrôle Interne

2-2-4-Un personnel qualifié

La présence d’un personnel compètent et intègre était l’une des conditions de base du
contrôle interne. En effet, un personnel qualifié diminue le risque d’erreur et contribue à
l’efficience et l’efficacité des opérations. Pour garantir la qualification de personnel, il est
obligatoire de :

 Suivre des procédures de recrutement garantissant la sélection des personnes


ayants le profil correspondant aux postes exigés;
 Garantir au personnel une politique de formation efficace;
 Suivre une stratégie de motivation contribuant à l’épanouissement du
personnel;
 Mettre en place une politique de rémunération adéquate et satisfaisante.

2-2-5-Un système comptable approprié

Un système comptable est un ensemble cohérent des principes, méthodes et


procédures comptables autorisés par la loi et utilisés par l’entité économique, afin de produire
des états financiers répondant au besoin d’utilisateurs internes et externes en matière
d’information.

L’entreprise doit avoir un système comptable qui garantit le traitement adéquat des
opérations, ainsi que la bonne qualité de l’information communiquée. L’utilisation d’un
système comptable adéquat, des documents pré-numérotés, la mise en place d’un système
budgétaire, l’utilisation de l’outil informatique et des logiciels comptables performants sont
des facteurs qui renforcent la crédibilité de l’information et réduisent le taux d’erreur lors de
traitement des opérations.

2-2-6-Une protection adéquate des biens

Les patrimoines de l’entreprise doivent être convenablement sécurisés contre


d’éventuels risques de perte. Les pertes des biens peuvent être causées par les erreurs, les
vols, les détournements et l’absence ou la défaillance de la politique de sauvegarde et de
protection des actifs. La protection des biens de l’entreprise peut être assurée grâce aux
moyens suivants :

 Souscription des contrats d’assurances ;


 Restreindre l’accès aux biens ;
 Etablir l’inventaire physique des biens périodiquement ;

10
Chapitre I Présentation du Système de Contrôle Interne

 Suivre une politique d’entretien et réparation des biens ;


 Responsabiliser les employés des biens qui leurs sont confiés.

Section 3 : Les composantes du contrôle interne

Selon la norme internationale d’audit numéro 315 le système de contrôle interne


comporte cinq composantes qui sont :

3-1-L’environnement de contrôle

L’auditeur doit acquérir connaissance de l’environnement de contrôle. Cet


environnement englobe le cadre organisationnel dans lequel les activités et les affaires de
l’entreprise sont planifiées, exécutées et contrôlées en vue d’atteindre les objectifs. Lors de
l’évaluation de l’environnement de contrôle l’auditeur doit se concentrer sur les éléments
suivants :

 L’exigence de compétence (personnel qualifié) ;


 Affectation des pouvoirs et des responsabilités ;
 Mise en place d’une politique de ressource humaine efficace
 Détermination du cadre organisationnel;
 Communication et mise en application des règles d’intégrité et d’éthique (règlement
intérieur) ;
 Le système de documentation et d’information.

L’environnement de contrôle dans une petite entreprise est souvent caractérisé par
l’absence d’un code de conduite écrit, puisque le chef hiérarchique peut influencer les
subordonnés par ses comportements et ses ordres verbaux pour instituer une culture fondée
sur la valorisation du travail et la responsabilisation des employés.

La domination du pouvoir de direction par une seule personne ne veut pas dire que le
contrôle interne est faible ou inexistant. En fait, l’implication d’un propriétaire dirigeant
compétent dans les détailles des opérations serait plutôt un point fort important de
l’environnement de contrôle. 5

5 HECHEM . A, résumé du guide de l’IFAC pour utilisation des normes internationales d’audit , 2006,p7

11
Chapitre I Présentation du Système de Contrôle Interne

3-2- Les processus d’évaluation des risques de l’entité

L’auditeur doit comprendre et connaitre d’une façon claire le processus établi et suivi
par l’entreprise pour identifier les risques liés à l’activité ainsi que leurs impactes sur la
qualité de l’information financière. Par exemple, le non rapprochement entre le bon de
livraison et la facture de vente lors de l’enregistrement comptable de l’opération peut
cacher un risque de sou-facturation qui peut fausser le résultat comptable.

L’évaluation de la conception et l’application du processus d’évaluation des risques


permet à l’auditeur de savoir comment la direction détecte et relève les risques liés à
l’activité, l’ampleur de ces risques, la probabilité de leurs survenance après il décide les
suggestions et les corrections à mettre en place.

3-3-Le système d’information

L’auditeur doit avoir une bonne connaissance du système d’information (y compris


le système comptable) et notamment les processus opérationnels directement liés à
l’établissement et la communication des informations financières à savoir la collecte,
l’enregistrement, le traitement et la diffusion des informations financières.

L’auditeur doit encore tenir compte de la nature des documents, des supports et des
outils utilisés pour le stockage et le traitement des informations ainsi que les mesures de
protection mises en place par la direction pour lutter contre tout accès non autorisé aux
informations.

3-4-Les activités de contrôle

La norme Internationale d’Audit numéro 315 stipule que : ‘‘L’auditeur doit acquérir
une compréhension suffisante des activités pour évaluer les risques d’anomalies
significatives au niveau des assertions et pour concevoir des procédures d’audit
complémentaire répondant aux risques identifiés’’.

Les activités de contrôle sont les règles et les procédures qui permettent de s’assurer
que les directives de la direction sont appliquées. Par exemple, les marchandises ne seront pas
livrées à des clients présentant des risques d’insolvabilité, et seuls les achats autorisés sont
effectuées. 6

6 SFAYHI. N , guide pour utilisation des normes internationales d’audit,2007 ,p37.

12
Chapitre I Présentation du Système de Contrôle Interne

Les activités de contrôle concernent à titre d’exemple : l’autorisation des transactions,


le traitement des informations, le contrôle physique des actifs et la séparation des taches.
L’auditeur doit mettre l’accent sur les risques d’anomalies significatives notamment les
informations des états financiers tel que les soldes des comptes.

3-5-Le suivi des contrôles

Le suivi des contrôles est un processus destiné à évaluer l’efficacité de contrôle


interne au fils de temps. Il permet de diagnostiquer en temps voulu, la conception et le
fonctionnement de contrôle interne et prendre au moment opportun les mesures de correction
nécessaires.

La stratégie de suivi des contrôles englobe l’ensemble des techniques de vérification


et de contrôle qui peuvent être exercées soit par l’administration (responsables hiérarchiques),
soit par un service d’audit interne ou bien par un auditeur externe , afin de savoir si le
processus de contrôle interne permet d’atteindre les objectifs de l’entité.

Section 4 - Les acteurs et limites du contrôle interne

Le système de contrôle interne est influencé par plusieurs acteurs externes et internes
à l’entreprise, et présente des limites de conception et de fonctionnement.

4-1-Les acteurs du contrôle interne

Les principaux acteurs impliqués dans la mise en œuvre du système de contrôle


interne sont 7 :

4-1-1-Le conseil de surveillance et comité d’audit

Le conseil de surveillance établi des règles de gouvernance spécifiant le role du


conseil et les responsabilités de ses comités. Ces comités et particulièrement le comité
d’audit (qui est obligatoire au Etats unis) joue un rôle essentiel dans le système de contrôle
interne selon le COSO (comité of sponsoring organisation of the treadway commission).
La direction générale rend compte au comité d’audit des caractéristiques essentielles du
dispositif de contrôle interne et pour que ce dernier puisse assurer le suivi et la surveillance
attentive et régulière de ce dispositif, il reçoit du responsable de l’audit interne une
synthèse périodique de ses rapports.

7 MAIRESSE.M-P et OBERT.R, Comptabilité et Audit : Manuel d’applications ;2éme édition, édition Dunod, 2009 , p533.

13
Chapitre I Présentation du Système de Contrôle Interne

4-1-2-La direction générale ou le directoire

Le directoire définit le cadre général du système de contrôle interne , il doit être bien
informé de ses insuffisances et de ses difficultés d’application , pour prendre les mesures
correctives nécessaires .

Les dirigeants à différents niveaux sont responsables de la mise en œuvre et du suivi


du système de contrôle interne dans leurs domaines respectifs de responsabilité.

4-1-3-L’audit interne

Le service d’audit interne a la responsabilité d’évaluer et d’apprécier le contrôle


interne, pour aider les responsables de tous les niveaux à mieux maitriser leurs activités en
recommandant ce qu’il convient de faire pour l’améliorer.

Le responsable de l’audit interne rend compte à la direction générale dans un rapport,


les principaux résultats ainsi qu’au comité d’audit.

4-1-4-Le personnel de l’entité

Le contrôle interne relève de la responsabilité de tous les membres du personnel, il


doit être mentionné dans la description de poste de chaque employé. Tous les employés
jouent un rôle dans la réalisation des contrôles. Ils entreprennent des actions nécessaires
pour assurer le contrôle et sont tenus de communiquer à leurs supérieurs hiérarchiques
tous problèmes constatés au niveau des opérations, toute violation du code de conduite ou
des normes internes de l’organisation, ainsi que toute action illégale.

Les responsables opérationnels en relation directe avec le dispositif de contrôle


interne, les superviseurs et les cadres financiers doivent avoir la connaissance et
l’information nécessaire pour établir, faire fonctionner et surveiller le dispositif de contrôle
interne, au regard des objectifs qui lui ont été attribués.

4-1-5-Les acteurs externes à l’entité

Il ya des autres acteurs qui sont externe à l’entreprise, nous pouvons citer :

• Les auditeurs externes qui apportent au management et au conseil


d’administration un point de vue objectif et indépendant.
• Les législateurs et les autorités de tutelle en obligeant l’entité à mettre en
place des contrôles, ou en la contrôlant directement.

14
Chapitre I Présentation du Système de Contrôle Interne

• Les clients, les fournisseurs et autre tiers, constituent une source


importante d’informations utilisées dans la conduite des activités de
contrôle. L’entité doit prendre en compte les observations,
recommandations et informations venant des tiers, susceptibles
d’améliorer son système de contrôle interne.

4-2-Les limites du contrôle interne

Le contrôle interne ne peut, à lui seul, garantir la réalisation des objectifs généraux
définis par l’entité.

La probabilité d’atteindre les objectifs fixés ne relève pas de la seule volonté de


l’entité. En effet, il existe des limites inhérentes à tout système de contrôle interne. Ces
dernières résultent de nombreux facteurs, notamment des incertitudes du monde extérieur, de
l’exercice de la faculté de jugement ou de dysfonctionnement pouvant survenir en raison
d’une défaillance humaine ou d’une simple erreur.

Les limites qui entravent la réalisation efficace du contrôle interne peuvent être 8 :

4-2-1-Le facteur humain

Dans la mesure ou le contrôle interne repose sur le facteur humain, il est susceptible

d’être touché par des erreurs de conception, de jugement ou d’interprétation, de malentendus,

de la négligence, de la fatigue ou de la distraction.

La mise en place d’un système de contrôle interne peut etre interprétée comme une
remise en cause de la direction dans le personnel. Sans ignorer l’existence de cas particulier,
il faut observer :

- Que le personnel doit être clairement informé des objectifs réels du contrôle interne ;

- Que le contrôle interne joue en faveur du personnel, car il est interdit qu’il soit
suspecté ;

- Que les éventuels obstacles soulevés par le personnel relèvent plus de la résistance au

8 VAMPS , guide de mise en œuvre et cadre de référence du contrôle interne,2004 ,p17.

15
Chapitre I Présentation du Système de Contrôle Interne

Changement en général.

4-2-2-Les contraintes financières

Une autre limite tient au fait que la conception d’un système de contrôle interne doit
tenir compte des contraintes financières.les bénéfices tirés des contrôles doivent, par
conséquent, être évalués par rapport à leurs couts.

Il est souvent reproché au contrôle interne d’augmenter les charges de l’entreprise,


par l’embauche du personnel nouveau et la réalisation d’investissements supplémentaires. Il
faut cependant observer :

- Que le contrôle interne est un élément de sécurité dans l’entreprise, dont le cout peut
s’analyser comme celui de l’assurance ;
- Que le contrôle interne est avant tout une meilleure répartition des taches avant leur
multiplication ;
- Que le contrôle interne doit être à la mesure du risque qu’’il doit couvrir. On doit ainsi
souligner que si le risque encouru est faible, la mise en place d’une procédure dont le cout
serait supérieur au risque encouru deviendrait une faiblesse dans l’optique du rapport
cout/ efficacité.

4-2-3-Les changements organisationnels et l’attitude du management

Les changements organisationnels et l’attitude du management peuvent avoir un


impact réel sur l’efficacité du contrôle interne et sur le personnel qui le met en œuvre
, c’est pourquoi il est nécessaire que la direction vérifie et actualise continuellement les
contrôles et communiquer les changements au personnel.

Il existe d’autres limites inhérentes au contrôle comme les erreurs de jugement


survenant dans la prise de décision, défaillances attribuables à des erreurs humaines,
collusion permettant de faire échec aux activités de contrôle et contrôle outrepassé par la
direction.

Nous retenons de ce qui précède qu’un système de contrôle interne, aussi bien conçu
ne peut fournir à la direction une assurance absolue quant à la réalisation des objectifs
d’une organisation ou sa pérennité, et ce à cause des limites et des risques liés à toute
activité.

16
Chapitre I Présentation du Système de Contrôle Interne

Conclusion

La présentation du système de contrôle interne nous a permis de comprendre la


notion du contrôle interne, sa distinction de celle de l’audit interne, les fondements du
contrôle interne, ses objectifs et son utilité pour la pérennité de l’entreprise.

Il résulte que la conception d’un système de contrôle interne au sein de l’entreprise


nécessite une parfaite connaissance des principes, des objectifs et des composantes du
contrôle interne.

Egalement, il résulte que le système de contrôle interne est sous l’influence de


plusieurs acteurs internes et externes à l’entreprise et qui sont impliqués dans sa mise en
œuvre, son fonctionnement, son suivi, et son appréciation.

. Néanmoins, le système de contrôle interne présente des limites liées au facteur


humain, financier et organisationnel.

La mise en place d’un système de contrôle interne performent et adéquat ne donne


pas seule la garantie suffisante quant à la réalisation des objectifs de l’entreprise. Mais,
chaque processus de contrôle interne doit toujours faire l’objet d’une évaluation régulière et
permanente pour l’ajuster aux besoins et à la taille de l’entité. Le processus de l’évaluation du
système de contrôle interne sera le sujet du deuxième chapitre.

17
Chapitre II
Processus d’évaluation du
système de contrôle interne
Chapitre II Processus d’évaluation du système de contrôle Interne

Introduction

L’évaluation du système de contrôle interne est une étape fondamentale dans la


démarche d’audit. En effet, l’auditeur ne peut pas passer au contrôle des comptes sans
examiner et diagnostiquer l’organisation et les procédures de contrôle interne de l’entreprise.
L’auditeur doit réaliser cette étape d’une manière vigilante en respectant une démarche
précise. Le processus de l’évaluation du système de contrôle interne fait l’objet de ce
deuxième chapitre qui est divisé en trois sections.

La première section traite la phase de prise de connaissance générale de l’entreprise. La


deuxième section intitulé examen et évaluation des procédures de contrôle interne, présente
l’ensemble des étapes clés de l’évaluation. Et enfin, la troisième section traite les contrôles
complémentaires exercés par l’auditeur dans un environnement informatisé.
Ces sections présentent successivement les étapes d’évaluation du système de contrôle
interne de l’entreprise selon le référentiel international « COSO » 1, développées dans ce qui
suit :
Section 1 : Prise de connaissance générale de l’entreprise

L’évaluation d’un système de contrôle interne passe d’abord par une étape de
préparation, elle consiste à connaitre l’entreprise, dont l’objectif est la bonne compréhension
de cette dernière et de son organisation, en utilisant un certain nombre de moyens.

1-1-La nécessité d’une bonne compréhension de l’entreprise et de son organisation

L’auditeur doit prendre connaissance de l’environnement de l’entreprise externe et


interne y compris le contrôle interne. En effet, il commence par acquérir une compréhension
d’ensemble tels que : la nature de l’activité, le siège social de la société, la taille de la société,
le chiffre d’affaires, les résultats des exercices précédents, le système comptable appliqué, les
moyens humains et matériels dont elle dispose, l’organisation générale, les textes régissant
l’activité de l’entreprise, les rapport des auditeurs internes et externes, le secteur où elle
exerce son activité, les centres des responsabilités et les manuels des procédures.

1 MAIRESSE.M-P et OBERT.R, Comptabilité et Audit : Manuel d’applications ;2éme édition, édition Dunod, 2009,p537.

18
Chapitre II Processus d’évaluation du système de contrôle Interne

Cette compréhension permet à l’auditeur d’appréhender les risques généraux liés à


l’entreprise notamment les risques d’activité ou du secteur, les risques d’organisation et de
structure et les risques de la politique générale. L’auditeur doit réaliser cette étape d’une
manière vigilante puisqu’elle conditionne le reste des travaux d’audit et particulièrement le
contrôle des états financiers.

1-2-Les moyens mis en œuvre

Pour acquérir une bonne compréhension de l’entreprise et son environnement,


l’auditeur doit collecter le maximum d’informations et ça grâce aux divers moyens qui seront
présentés ci-dessous :

1-2-1- Demande d’informations

La demande d’information est un moyen utilisé par les auditeurs pour collecter des
informations d’ordre financières et non financières en consultant des personnes internes et
externes de l’entité. Elle se fait via des demandes écrites formelles et des questionnaires,
comme elle peut être effectuée par le biais des demandes orales informelles.

1-2-2-Observation physique

L’observation physique, consiste à regarder et examiner la façon selon laquelle se fait


l’exécution d’un processus ou d’une opération quelconque. Par exemple, observer comment
se fait l’inventaire physique des immobilisations ou des stocks.

1-2-3-Procédure analytique

La procédure analytique est une procédure focalisée sur des opérations de


rapprochement et de comparaison entre des informations financières et d’autre non
financières afin de chercher l’existence des relations logiques et réelles justifiant la fidélité
et la crédibilité des enregistrements comptables. Si l’appréciation aboutie à la constatation
d’une conformité et concordance absolue entre les informations théoriques et les données
physiques, l’auditeur estime que les procédures de contrôle interne sont bien conçues et
exécutées.

Par contre, si le résultat de rapprochement abouti à l’identification d’une discordance


ou d’un écart significatif entre les deux types d’informations l’auditeur doit orienter ces
travaux d’audit vers l’approfondissement des investigations de contrôle pour détecter et
rectifier les défaillances des procédures de contrôle.

19
Chapitre II Processus d’évaluation du système de contrôle Interne

Section 2 : Examen et évaluation des procédures de contrôle interne

Après connaissance et compréhension des procédures de contrôle interne, l’auditeur


examine et évalue ces procédures en suivant une démarche bien structurée, dont les étapes
sont présentées par le schéma suivant :

Figure n°01 : Présentation schématique du processus d’évaluation

Évaluation du contrôle interne

Utilisation de diagrammes de circulation,


Saisir la procédure de mémorandums et d’un manuel de
procédures

Tests de conformité Suivi de quelques transactions pour


s’assurer de la compréhension et de la
réalité du système

Points forts Faiblesses


Evaluation préliminaire du système
du système
du contrôle interne

Tests pour s’assurer


Tests de permanence que les points forts
sont appliqués

Faiblesses de
Points forts conception
Evaluation définitive
du système
du contrôle interne

Incidences sur le programme de


contrôle des comptes

Source : MAIRESSE.M-P et OBERT.R, Comptabilité et Audit : Manuel d’applications ;2éme édition, édition Dunod,
2009,p534.

20
Chapitre II Processus d’évaluation du système de contrôle Interne

2-1- Saisie de la procédure

La saisie des procédures est l’étape qui arrive juste après la connaissance et la
compréhension du système du contrôle interne. Dans cette phase l’auditeur commence par le
découpage de l’environnement du contrôle interne en plusieurs cycles ou circuits : circuit
achats/fournisseurs, circuit ventes/clients, circuit paie/personnel, circuit trésorerie… Sur
chacune des sections de travail, ventes/ clients par exemple, l’auditeur recense et formalise
toutes les procédures qui caractérisent le déroulement des opérations, depuis le
commencement de la tache jusqu’à son achèvement.

Concernent les ventes client l’auditeur distingue entre les phases suivantes :
négociation avec le client, réception et enregistrement de commande client, livraison des
marchandises, facturation, et comptabilisation de la transaction). Ce travail se fait soit par
l’examen d’une documentation écrite, d’un manuel des procédures, soit par l’entretien avec
les responsables de conception et d’exécution.

L’auditeur utilise les techniques du mémorandum (description narrative de la


procédure) et du diagramme de circulation appelé encore flow charte (pour stocker les
informations collectées dans des dossiers.

2-1-1- Technique de narration (mémorandum)

C’est une description narrative du système de contrôle interne. Elle permet à


l’auditeur d’archiver des informations pour utilisation ultérieure. Si le manuel des procédures
n’existe pas l’auditeur organise des entretiens et des rencontres avec le personnel de
l’entreprise et demande la description des procédures. L’auditeur se contente d’écouter et de
noter le récit de son interlocuteur. C’est le cas de la narration par l’audité.

Par contre, la narration peut être effectuée par l’auditeur. En effet, ce dernier peut
faire la synthèse écrite des entretiens réalisés avec le personnel, des documents qu’il a réunis
et des conclusions des tests qu’il a effectués pour arriver à décrire la procédure.

21
Chapitre II Processus d’évaluation du système de contrôle Interne

2-1-2- Technique descriptive (flow Sharte)

C’est une représentation d’une suite d’opérations dont lesquels les différents
documents, postes de travail, responsabilités et opérations sont représentés par des symboles.
C’est encore une description graphique d’une suite d’opérations. Le diagramme de circulation
permet de représenter la circulation des documents entre les différents fonctions et centres de
responsabilités. Il permet de donner une idée sur le cheminement des informations et leurs
supports.

L’établissement d’un diagramme de circulation suppose l’utilisation des symboles


bien définis. Le tableau suivant donne une idée sur des symboles utilisés par les auditeurs
dans les missions d’audit.

Tableau n°02 : Symboles utilisés par les auditeurs

Les symboles Les significations


Document facture, carte de pointage, bulletin de paie,
pièce de caisse

Etablissement d’une liasse


Lettre dans le triangle :
Classement définitif : définit le mode de classement.
Classement provisoire : A alphabétique, N numérique, C
chronologique.
Circulation physique d’un document. En cas d’ambigüité
le numéro de l’exemplaire de la liasse est indiqué.
Sortie du circuit : (Client, envoi, Fournisseur, envoi,
détruit).
Renvoie à une autre page à un symbole identique portant
A
la même lettre.
Point de départ d’un circuit placé au dessus d’un
document initial.

Opération administrative effectuée ; description brève


Renvoi en bas de page. La lettre A indique que la
description de l’opération est trop longue pour figurer
1
22
Chapitre II Processus d’évaluation du système de contrôle Interne

dans le cercle et est renvoyée en bas de page sous


référence A.
Pré-nomeroté Indiquer : Pré-numéroté , Numéroté quand émis, Non
numéroté.
Circulation d’information par opposition à une
circulation physique d’un document

Joindre, attache, coller, agrafer.


Ce symbole ne doit pas être utilisé si les documents ne
j
sont pas physiquement joints, utiliser dans ce cas
circulation d’information.
Livre, grand livre, tarif, livre d’inventaire, tout livre relié
ou à feuille mobile
Alternative ou décision ou embranchement

Traitement sur procédé comptable autre qu’ordinateur ou


carte perforée tel que décalque main, machine
comptable.
Document récapitulatif : état, tableau, feuille journalière
de caisse. Ne confondre avec le symbole général
traitement.

Source : MAIRESSE.M-P et OBERT.R, Comptabilité et Audit : Manuel d’applications ;2éme édition, édition Dunod,
2009,p537.

2-2- Tests de conformité

2-2-1- Etendue des tests de conformité

Dans cette deuxième phase d’évaluation, l’auditeur s’assure qu’il a saisi correctement
les procédures du contrôle interne et qu’il a bien noté et compris le processus d’opérations.
Pour cela, il suit pas à pas quelques transactions pour s’assurer de l’existence de la
compréhension du système.

Les tests de conformités permettent à l’auditeur dans un premier lieu de vérifier que
la procédure existe sans tenir compte de la manière de leur application. Et dans un

23
Chapitre II Processus d’évaluation du système de contrôle Interne

deuxième lieu, ces tests donnent à l’auditeur l’avantage de rectifier les erreurs de
compréhension et de description de la procédure.

2-2-2 - Nature des tests

L’auditeur ne peut pas suivre toute la procédure de contrôle interne opération par
opération mais, il se trouve dans l’obligation d’appliquer les tests de conformité sur des
échantillons bien déterminés. Les tests de conformité ou de sondage sont limités à un
nombre raisonnable. Ce nombre sera dépendent de plusieurs facteurs tels que, le nombre des
opérations traitées par cycle et le risque relatif à chaque type d’opération.

L’auditeur fixe tout d’abord un échantillon réduit, puis il élargit l’échantillon si les
résultats montrent l’existence d’un nombre élevé d’erreurs.

2-3- Evaluation préliminaire

2-3-1- Apport de l’évaluation préliminaire

L’évaluation préliminaire est une appréciation théorique de contrôle interne dans le


sens ou les outils d’évaluation ainsi, que les résultats dégagés à la fin de cette étape sont
purement théoriques. En effet, sur le plan procédural, cette étape est réalisée par l’utilisation
des outils spécifiques constitués par les questionnaires de contrôle interne, qui sont des
questionnaires fermés dont les réponses ne peuvent être que par oui ou non. Une réponse
positive (oui) constitue une force théorique de contrôle interne mais, une réponse négative
(non) est une faiblesse théorique de contrôle interne.

D’autre part, l’auditeur utilise le diagramme de circulation qui est une représentation
schématique de procédure décrite, afin de relever les anomalies et les faiblesses figurants
dans le système audité.

2-3-2- Objectifs de l’évaluation préliminaire

Les objectifs de l’évaluation préliminaire sont :

• Déceler les points forts et les points faibles théoriques du dispositif évalué en
faisant référence au questionnaire et au diagramme de circulation.
• Programmer les tests à mettre en œuvre pour vérifier l’existence réel des forces
théoriques relevées.

24
Chapitre II Processus d’évaluation du système de contrôle Interne

• Mentionner l’impact probable de chaque faiblesse sur la sauvegarde des actifs et


l’exactitude des informations financières.

2-4- Tests de permanence

L’auditeur teste que les points forts théoriques du système se vérifient en pratique et
qu’ils sont appliqués de façon constante. Les tests de permanence sont d’une plus grande
ampleur que les tests de conformité. Ces tests donnent à l’auditeur une conviction que les
procédures contrôlées sont appliquées en permanence et sans défaillance. En plus, ces tests
permettent à l’auditeur de dégager les preuves justifiant le bon fonctionnement du système de
contrôle interne 2.

2-5 - Evaluation définitive du contrôle interne

A partir des tests de permanence, l’auditeur détermine les faiblesses de


fonctionnement qui découlent d’une mauvaise application des points forts, et les faiblesses de
conception identifiées lors de l’évaluation préliminaire.

Il récapitule pour chaque circuit ou cycle de contrôle interne, les constatations


effectuées (points faibles de conception et d’application du contrôle interne) dans un
document de synthèse appelé rapport de contrôle interne. Ce rapport doit être établi d’une
manière détaillée et directement adressé à la direction. En effet, l’auditeur doit recenser les
faiblesses du contrôle interne, l’impact de ces faiblesses sur la qualité des informations
financières et les recommandations nécessaires pour lutter contre tout risque éventuel. 3

Section 3 : Le contrôle complémentaire lié à l’usage de l’outil informatique

De point de vue organisationnel, l’environnement de contrôle interne a subi une


restructuration capitale, matérialisée sur le plan pratique par le traitement automatisé de
l’information, grâce à l’usage de l’outil informatique, les réseaux et les applications
informatiques.

Cette innovation n’a pas influe la définition du contrôle interne mais, elle a rendu le
travail d’audit et d’analyse du contrôle interne plus difficile. En effet, l’absence de trace

2COMBES.J-E et LABROUSSE.M-C , Audit financier et contrôle de gestion , edition Union , 1997 , p15

3 Idem p17.

25
Chapitre II Processus d’évaluation du système de contrôle Interne

matérielle de l’information, cache des nouveaux risques de contrôle interne ce qui oblige
l’auditeur de réajuster la démarche d’audit en introduisant des techniques de contrôles
compensatoires.

3-1-La maitrise des données

La maitrise des données est un préalable obligatoire pour établir une enquête
aboutissant à l’élaboration d’une opinion motivée et justifiée sur la qualité des données. La
maitrise des données dans un environnement informatisé passe par les étapes suivantes :

3-1-1- Identifier les flux de données

L’auditeur doit avoir une vue globale sur la chaine de circulation de données, allant
de la saisie initial de l’information jusqu'à l’archivage. Cette vue globale est dépendante de la
compréhension et l’analyse de l’organisation et la conception des processus de contrôle
interne ainsi, qu’à l’identification des applications informatiques, des bases des données et
les relations entre ces dernières.

L’identification des flux des données permet à l’auditeur de connaitre la manière


selon laquelle les information sont produites, recueillies, diffusées et stockées dans les bases
des données.

Pour cela, les bases des données et les réseaux des informations doivent être sécurisés
d’une manière efficace physiquement et logiquement afin, de s’assurer que les informations
sont collectées de manière fiable, ponctuelle et diffusées convenablement.

3-1-2-Contrôler les données

Les données doivent être contrôlées et vérifiées tout au long du cycle de leur
production. Le niveau du contrôle varie en fonction de degré du risque estimé par l’auditeur.
Par exemple, lorsque le système d’information est bien conçu, convenablement appliqué et
suffisamment sécurisé l’auditeur effectue un contrôle modéré en réduisant les échantillons
des opérations objet de contrôle.

Par contre, lorsque l’auditeur identifie des défaillances de conception ou d’exécution


des procédures de contrôle interne, et que ces défaillances ont un impact significatif sur la

26
Chapitre II Processus d’évaluation du système de contrôle Interne

sécurité et la sincérité des informations financières, il doit dans ce cas approfondir les
investigations et les contrôles pour limiter le champ des risques.

A titre d’exemple, dans le cas de l’identification d’une anomalie touchant l’édition


des factures (rupture de la séquence numérique par exemple), l’auditeur doit dans une
première étape diagnostiquer la conception ainsi, que la modalité d’exploitation de
l’application informatique de facturation puis, dans une deuxième étape, il doit vérifier toutes
les opérations liées au processus de facturation :

 S’assurer que la saisie des commandes clients est correctement réalisé;


 Vérifier que chaque commande clients saisies a donnée lieu à l’émission d’un bon de
livraison ;
 Toutes les livraisons faites se sont traduits par le transfert de ces données vers les
facturations ;
 Toutes les factures sont justifiées par un ou plusieurs bon de commandes ;
 Toutes les factures sont transmis au service comptabilité pour contrôle et
enregistrement ;
 L’archivage des dossiers clients ;
 Contrôler la mise à jour des bases des données ;
 le chaînage des informations entre les différentes bases des données est elle complet et
fonctionne correctement ;
 vérifier la sécurité des intégrités des données.

3-1-3- Obtenir une cartographie des bases de données

La cartographie des bases des données est une représentation schématique qui donne
à l’auditeur une idée globale concernant les différentes bases des données de l’entreprise, et
la manière selon laquelle ces entrepôts des données sont organisés dans le système
d’information.

Cette cartographie est nécessaire dans un travail d’audit. En effet, elle permet à
l’auditeur de comprendre la logique de circulation de l’information et de détecter les
incohérences et les vices de conception liés à la gestion et à la sécurité des flux des
informations. La cartographie comporte les informations suivantes :

 La localisation des données : nombre des serveurs et leurs capacités ;


 Type de sauvegarde et la périodicité de sauvegarde ;

27
Chapitre II Processus d’évaluation du système de contrôle Interne

 La journalisation des mises à jour en indiquant leur lieu de stockage ;


 s'assurer que les dispositifs de sécurité organisationnels, matériels et logiciels
fonctionnent correctement ;

3-1-4-Vérifier l’existence des chemins de révision

Le chemin de révision est la piste de contrôle qui offre pour l’auditeur la traçabilité
suffisante de l’information, afin de vérifier l’exactitude et la régularité d’une opération.
L’objectif de l’auditeur, est de retrouver une information à partir d’une autre logiquement et
physiquement éloignée.

Par exemple, lorsque l’objectif d’audit est de vérifier la valeur d’un compte bilan,
l’auditeur commence du solde dudit compte tel qu’il est présenté dans les états financiers,
puis il cherche le détail du compte dans le grand livre, ensuite il passe aux écritures
comptables figurants dans le journal général ou dans les journaux auxiliaires pour arriver en
fin aux pièces justificatives.

Pour retrouver les données, il est donc nécessaire de disposer d’un logiciel permettant
de remonter des cumuls (soldes des comptes) vers les détails justificatifs (mouvements des
comptes et les pièces justificatives). C'est-à-dire de procéder réciproquement en inversant la
démarche normale de traitement des opérations comptables. C’est la procédure de contrôle
contradictoire.

L’absence des chemins de révision garantissant la traçabilité suffisante de processus


de traitement des opérations, constitue une fragilité certaine des procédures de contrôle
interne.

3-2-Audit des applications informatiques

L’objectif de ce type d’audit est de s’assurer que les applications informatiques


relatives aux fonctions métiers, (fonction comptable, de trésorerie, de vente, gestion des
stocks…) sont correctement conçues et exploitées et qu’elles répondent aux objectifs de
l’entreprise en matière de contrôle interne, notamment en ce qui concerne l’exactitude et la
sécurité des informations financières. L’auditeur vérifie que chaque application informatique
est dotée de contrôles applicatifs.

28
Chapitre II Processus d’évaluation du système de contrôle Interne

3-2-1- Apports des contrôles applicatifs

Chaque application doit être conçue de façon pour permettre un contrôle automatique
appelé contrôle applicatif. Les contrôles applicatifs sont des contrôles intégrés aux
applications. Il s’agit par exemple de contrôles d’exhaustivité, d’exactitude, de validité et de
séparation des fonctions 4.

Avec les contrôles applicatifs, l’entreprise garantit la saisie exhaustive, exacte, valide
et vérifiable de toutes les transactions. Les contrôles applicatifs jouent un rôle central dans la
réalisation des objectifs d’entreprise, de la protection du patrimoine, de l’exactitude et de la
fiabilité de la comptabilité.

L’absence ou l’insuffisance des contrôles applicatifs constatés par l’auditeur dans


une application constitue un risque ayant des conséquences significatives sur les objectifs de
contrôle interne et particulièrement la sauvegarde des patrimoines de l’entreprise et la
sincérité et l’exactitude des états financiers.

L’auditeur doit dans son rapport montrer la gravité de ces risques et de présenter à la
direction de l’entreprise les recommandations nécessaires pour éviter tout fait indésirable.

3-2-2- Exemples des contrôles applicatifs

3-2-2-1- Traitement des données


C’est un contrôle préalable et automatique réalisé par le programme informatique au
moment de saisie des données. Il permet d’atteindre les objectifs suivants :

• Objectifs du contrôle :

 Vérifier l’exhaustivité, l’exactitude et la validité des traitements réalisés avant


enregistrement ou confirmation.
 Détecter, identifier et corriger les erreurs de traitement en temps utile ;
 Corriger les transactions erronées sans entraver le traitement des autres
transactions ;
 S’assurer que les calculs, les totalisations, les consolidations et les analyses sont
effectués correctement par le programme.

4 Chambre fiduciaire suisse, guide d’audit des applications informatiques .2008 ,p34.

29
Chapitre II Processus d’évaluation du système de contrôle Interne

• Exemple du contrôle de traitement :


 rapprochement des données traitées dans le système avec des confirmations externes :
par exemple rapprochement entre solde en caisse et solde comptable, confirmation de
soldes bancaires et de soldes de comptes ;

3-2-2-2- sortie des données

Ce type de contrôle vise la réalisation des objectifs suivants au moment de l’exploitation


des données.

• Objectifs :
 S’assurer que la sortie des données s’effectue en temps utile, au bon endroit et
conformément aux procédures définies
 Garantir l’exhaustivité et l’exactitude des informations éditées ;
 S’assurer que la conservation des données sont conformes aux exigences de la
protection des données et de sécurité ;
 S’assurer que les informations imprimées sont conservées conformément aux
dispositions légales.
• Exemples du contrôle :
 contrôle de l’exactitude et l’exhaustivité des impressions périodiques des états
mensuelles, trimestrielles et annuelles au moyen des contrôles par échantillonnage ;
 les systèmes de gestion des accès doivent garantir la traçabilité des accès des utilisateurs
lors de consultations à l’écran.

30
Chapitre II Processus d’évaluation du système de contrôle Interne

Conclusion

Pour qu’un auditeur interne ou externe soit en mesure de faire une évaluation du
système de contrôle interne d’une entreprise, il doit suivre une démarche structurée et basée
sur des méthodes et des techniques d’appréciation, il doit avoir d’abord une connaissance
générale de l’entreprise, décrire les procédures correctement après la vérification de leurs
existence et de leurs compréhension, déceler les points forts et les faiblesses du système,
tester l’application et la bonne exploitation des points forts, et enfin, démontrer l’incidence
des faiblesses constatées sur le fonctionnement de l’entreprise, notamment sur la sécurité des
actifs ,la fiabilité et la crédibilité des états financiers, l’amélioration du niveau d’efficacité et
d’efficience ,et sur le respect et l’application des instructions de la direction générale de
l’entreprise.

L’évaluation du système de contrôle interne d’une entreprise est une démarche


complexe et longue , à cause de la complexité et la diversité des cycles ou circuits d’activité
de l’entité, une raison pour laquelle , l’auditeur dans certaines situations se limite à
l’évaluation d’un circuit ou d’un nombre restreint de circuits , la mise en œuvre de cette
évaluation fait l’objet de notre troisième chapitre.

31
Chapitre III
Mise en œuvre de l’évaluation
des circuits d’activité d’une entreprise
Chapitre III Mise en œuvre de l’évaluation des circuits d’activité d’une entreprise

Introduction

L’évaluation d’un circuit de gestion de l’entreprise par l’auditeur, intervient soit


dans le cadre d’une mission ordinaire d’audit ,soit dans le cadre d’une mission spéciale
d’évaluation du système de contrôle interne , et cela l’ors de constatation des
dysfonctionnements et des risque flagrants dans le circuit ou bien le besoin d’un avis
d’expertise sur un circuit précis exprimé par la direction générale de l’entreprise , qui peut
porter à titre d’exemple sur le circuit investissement en cas ou la direction générale envisage
de revoir sa politique d’investissement. Il est utile de préciser, que la direction de l’entrepris
pour obtenir un avis indépendant et objectif fait appel à un auditeur externe.
Ce troisième chapitre intitulé mise en œuvre de l’évaluation des circuits d’activité
d’une entreprise, sera présenté en trois sections, la première section traite la définition, la
présentation et les objectifs de l’évaluation des circuits d’activité d’une entreprise. La
deuxième section porte sur la méthodologie d’évaluation d’un circuit d’activité d’une
entreprise. Et enfin, la troisième section portera sur les procédures générales d’évaluation des
circuits achats/fournisseurs, et ventes/ clients.

Section 1 : Définition, présentation et objectifs de l’évaluation des circuits


d’activité d’une entreprise

L’activité de l’entreprise est constituée d’un ensemble de circuits structurés,


orientés, et évalués d’une façon permanente pour garantir la réalisation des objectifs liés à
chaque circuit.

L e découpage de l’activité d’une entreprise en circuits, cycles ou modules, permet à


l’auditeur d’identifier les zones de risque et facilite l’évaluation du système de contrôle
interne.

32
Chapitre III Mise en œuvre de l’évaluation des circuits d’activité d’une entreprise

1-1- Définition d’un circuit d’activité 1


L’auditeur est amené à concevoir l’entreprise en différents modules ou circuits
d’activité. Un circuit d’activité est l’ensemble de procédures, de moyens et de tâches
homogènes organisés pour la réalisation d’un objectif commun au sein d’une entreprise.

1-2-La présentation des circuits d’activité d’une entreprise


Les principaux circuits d’activité d’une entreprise sont 2 :

1-2-1-le circuit achats /fournisseurs

Ce circuit recouvre l’organisation de l’entreprise dans ses relations avec les


fournisseurs de biens et services, de la demande d’achat jusqu’au règlement.

1-2-2-le circuit production/stock

Ce circuit est constitué de deux volets :


• Le volet production qui recouvre :
- Le produit et ses caractéristiques à savoir le prix de revient et la qualité ;
- Le processus de fabrication, dont la décomposition permet de mettre en
évidence les fonctions planification et ordonnancement des ateliers
• Le volet stock qui recouvre les procédures et les moyens de gestion du stock

1- 2-3- le circuit ventes / clients

Ce circuit recouvre l’organisation de l’entreprise dans ses relations avec les clients, de
la négociation jusqu’a l’encaissement des créances.

1 HOUARI. A , commissaire aux comptes, rapport de l’ordre national des experts comptables, des commissaires aux comptes
et des comptables agrées,2010,p19.

2 Idem

33
Chapitre III Mise en œuvre de l’évaluation des circuits d’activité d’une entreprise

1- 2-4-le circuit immobilisations

Ce circuit recouvre toutes les opérations portant sur les immobilisations :


l’acquisition, l’évaluation, l’enregistrement, la dépréciation, l’amortissement et la cession.

1-2-5-le circuit trésorerie

Ce circuit recouvre toutes les opérations de trésorerie à savoir les paiements et les
encaissements.

1-3-Les objectifs de l’évaluation des circuits d’activité d’une entreprise 3

L’auditeur dans l’évaluation de chaque circuit vise un certains nombre d’objectifs,


car leurs réalisations conditionne le bon fonctionnement du système de contrôle interne, telle
est la finalité recherchée par la direction générale de l’entreprise à travers la mise en œuvre
de son évaluation. Les objectifs lies à chaque circuit d’activité peuvent être présentés
comme ci-après :

1-3-1- Les objectifs de l’évaluation du circuit achats / fournisseurs

Les objectifs de l’auditeur concernant le circuit achats /fournisseurs sont les


suivants :

• S’assurer que les séparations de fonctions sont suffisantes ;


• Que tous les achats sont autorisés ;
• Que les marchandises et les services reçus sont conformes aux commandes
quant à la qualité et à la quantité ;
• Que les factures d’achat sont enregistrées sans retard ;
• Que les marchandises retournées ainsi que les réclamations concernant les
quantités, qualité ou délais de livraison sont suivies correctement ;
• S’assurer que les factures et les avoirs sont contrôlés avec les bons de réception
ou de retour pour les quantités et la qualité , et avec les bons de commandes

3 HOUARI. A , commissaire aux comptes, rapport de l’ordre national des experts comptables, des commissaires aux comptes
et des comptables agrées,2010,p20.

34
Chapitre III Mise en œuvre de l’évaluation des circuits d’activité d’une entreprise

pour les prix et conditions de paiement , et que ces factures et avoirs sont
approuvés avant d’être enregistrés dans les comptes fournisseurs et les comptes
charges ;
• En fin, s’assurer que toutes les dettes ou créances concernant les marchandises
et services reçus ou retournés sont enregistrés dans les livres, même si les
factures ou avoirs correspondants ne sont pas encore reçus ou approuvés.

1-3-2- Les objectifs de l’évaluation du circuit production / stock

Les objectifs lies à ce circuit peuvent être abordés sous deux angles différents : celui
de la production qui recouvre les objectifs en matière de produit, en l’occurrence ceux du
prix et ceux de qualité, et les objectifs en matière de processus de fabrication avec ses deux
fonctions, la planification et l’ordonnancement des ateliers.

En fait, dans le cadre d’une mission d’évaluation de ce circuit, il est essentiel d’en
préciser les contours. Dans ce domaine, en effet, de nombreuses décisions de gestion peuvent
avoir des conséquences à long terme, et relever de la stratégie d’ensemble de l’entreprise. La
politique de la sous-traitance est un exemple dans le processus de fabrication.

Ceci concernant l’angle production, alors que pour celui de stock, il s’agit de vérifier
que les séparations de fonctions sont suffisantes et que les procédures mises en place
permettent une protection suffisante des stocks.

Il faut également s’assurer que les coûts imputés aux stocks sont déterminés avec
précision et que les procédures en vigueur permettent une identification précise des stocks à
déprécier.

1-3-3- Les objectifs de l’évaluation du circuit ventes / clients

L’évaluation du circuit ventes /clients doit permettre à l’auditeur de s’assurer que :

• Les séparations de fonctions sont suffisantes ;


• Tous les produits expédiés ou services rendus sont facturés et enregistrés
sur la bonne période ;
• Toutes les ventes et retours sont réels

35
Chapitre III Mise en œuvre de l’évaluation des circuits d’activité d’une entreprise

• Les prix pratiqués (bruts, remises, ristournes…ets.) sont dument


autorisés ;
• Les ventes enregistrées sont correctement évaluées ;
• Tous les risques de perte sur vente sont provisionnés ;
• Toutes les ventes (avoirs) enregistrées sont correctement imputées ;
• Les créances sont recouvrées avec célérité

En outre, l’objectif de l’auditeur et de pallier aux risques potentiels liés au circuit


vents /clients qui sont essentiellement :

• Sortie de marchandises ou prestations réalisées non facturées : risque de


perte ;
• Retour de marchandises n’ayant pas donné lieu à l’émission d’un
avoir : risque de détournement de marchandises et risque de non
détection des avoirs à la clôture de l’exercice ;
• Non comptabilisation des factures et ou avoirs émis : risque de perte et
risque de détournement :
• Surévaluation du chiffre d’affaires ou de la marge brute :
• Avoirs non justifiés ;
• Chiffres d’affaires incorrects et risque de perte ou de litige avec les
clients ;
• Ventes effectuées à des clients non solvables.

1-3-4- Les objectifs de l’évaluation du circuit immobilisation

Les objectifs de contrôles poursuivis dans le cadre d’évaluation du circuit des


immobilisations sont les suivants :

• S’assurer que les séparations de fonctions sont suffisantes ;


• Que les acquisitions d’immobilisation sont dument autorisées et
correctement comptabilisées ;
• Que les retraits d’immobilisations sont dument autorisés et
correctement comptabilisés ;

36
Chapitre III Mise en œuvre de l’évaluation des circuits d’activité d’une entreprise

• Que les immobilisations existent, appartiennent bien à l’entreprise, et


qu’ils sont correctement évaluées et classées ;
• Enfin, s’assurer que les dotations aux amortissements et les
provisions pour dépréciation respectent les principes généralement
admis.

1-3-5- Les objectifs de l’évaluation du circuit trésorerie

Une évaluation du circuit trésorerie cherche à déterminer si les comptes reflètent


fidèlement la trésorerie réelle de l’entreprise. Les comptes de trésorerie sont la résultante de
tous les efforts de l’entreprise, et ils constituent très souvent un indicateur précoce des
difficultés qu’elle peut rencontrer.

De plus, la trésorerie à cause de sa la liquidité naturelle et sa complexité accrue


considérée comme l’une des postes les plus sensibles en terme de risque d’erreurs , de
détournement , de fraudes ou de mauvaise gestion du portefeuille financier de l’entreprise.

Les objectifs de contrôle recherchés à travers l’évaluation du circuit trésorerie sont :

• S’assurer que les séparations des taches sont suffisantes ;


• Que les paiements sont justifiés et dument autorisés ;
• Que les recettes sont intégralement et rapidement remises en
banque ;
• Que l’encaissement des effets est régulièrement suivi ;
• Enfin, s’assurer que tous les paiements et recettes sont
comptabilisés.

1-3-6- Les objectifs de l’évaluation du circuit paie /personnel

L’évaluation de ce circuit s’intéresse, comme son nom l’indique, à tout ce qui a trait
à la paie du personnel, les objectifs de l’auditeur sont alors :

• S’assurer que les séparations de fonctions sont suffisantes ;


• Que les personnes figurants dans le journal de paie ont bien droit à
leur rémunération ;

37
Chapitre III Mise en œuvre de l’évaluation des circuits d’activité d’une entreprise

• Que la paie est établie correctement ;


• Que le paiement s’effectue avec la sécurité nécessaire ;
• Que l’enregistrement comptable est fiable ;
• Que les dispositions légales sont respectées ;
• Que les risques classiques liés à la paie-personnel sont évités ;
• Que les rémunérations sont accordées à un personnel réel
• Enfin s’assurer du respect des dispositions légales concernant les
heures supplémentaires, le salaire minimum, la couverture sociale,
l’application des conventions collectives en matière de primes, de
statuts, ou d’ancienneté, et le contrôle des délais et risques d’erreur en
matière de paiement des charges sociales…

Section 2 : Méthodologie d’évaluation d’un circuit d’activité

La méthodologie d’analyse des procédures d’un circuit suit la même progression


cohérente des actions d’évaluation du système de contrôle interne ,en vue d’atteindre
efficacement les résultats attendus .Elle décrit la méthode qui doit être employée pour lancer
l’étude, effectuer les travaux d’évaluation ,en tirer les conclusions et obtenir des actions
de progrès à mettre en place. Cette méthode est constituée de quatre phases fondamentales qui
s’analysent comme suit 4 :

2- 1-Phase préalable à l’évaluation

Avant de procéder aux travaux d’évaluation, l’auditeur est tenu de délimiter l’étendu
de sa mission. Cette dernière pouvant aller d’une simple évaluation d’une procédure de
gestion ou d’un circuit à une mission d’évaluation du système en sa globalité.

La mission doit également s’inscrire dans le cadre du respect des critères suivants :

Régularité : il s’agit de comparer la règle et la réalité, autrement dit, l’auditeur va travailler


par rapport à un référentiel légal et réglementaire (conformité).

4 HOUARI. A , commissaire aux comptes, rapport de l’ordre national des experts comptables, des commissaires aux comptes
et des comptables agrées,2010,p25.

38
Chapitre III Mise en œuvre de l’évaluation des circuits d’activité d’une entreprise

Efficacité : c’est l’atteinte des objectifs fixés et plus généralement la réponse adéquate à
l’attente

Efficience : utilisation d’un minimum d’imputs pour avoir le maximum d’outputs

Economie : optimisation maximale des ressources humaines

Exhaustivité : l’enregistrement de tous les flux d’information comptables

Réalité : les comptes de l’entreprise doit refléter une image fidèle de la situation financière
de celle-ci.

Exactitude : il s’agit de l’exactitude des flux d’information chiffrés quant à leurs valeurs.

2-2-Phase de préparation

Quelle que soit la mission confiée à un auditeur, son point de départ est
rigoureusement le même. En effet, on ne peut pas prétendre le lancement d’une étude
d’évaluation des procédures sans avoir investi du temps dans une étape d’information
générale sur le champ d’action. Il s’agit de la prise de connaissance où l’on recense les
informations suivantes :

- Informations externes à l’entreprise : statistiques, problèmes comptables … -


Informations internes à l’entreprise: historique de l’entreprise, activités, organigramme...
Dans cette phase de préparation, nous devons également définir les zones de risque
nécessitant plus d’investigation.

2-3-Phase de réalisation

Elle s’inscrit dans la même progression que celle de mise en œuvre effective de
l’évaluation du système de contrôle interne.

39
Chapitre III Mise en œuvre de l’évaluation des circuits d’activité d’une entreprise

2-3-1-Les étapes de réalisation de l’évaluation d’un circuit

Les différentes étapes d’évaluation des circuits sont donc :

 La description du système, en utilisant la technique narrative et la


technique descriptive ;
 Les tests de conformité ;
 L’évaluation préliminaire des procédures, en utilisant le questionnaire
de contrôle interne et la grille de séparation des tâches.
 Les tests de fonctionnement du système
 L’évaluation définitive, aboutissant à l’élaboration des feuilles de
révélation et d’analyse des problèmes.

2-3-2-Les outils de réalisation de l’évaluation d’un circuit 5

2-3-2-1- Le diagramme de circulation

Le diagramme de circulation est déjà évoqué dans le chapitre précédent, dans les
techniques de saisie de la procédure, l’une des étapes fondamentales de l’évaluation du
système de contrôle interne d’une entreprise. Il représente schématiquement la circulation des
documents entre les différentes fonctions et centres de responsabilités, indique leurs origines
et leurs destinations et donc, donne une vision complète du cheminement des informations et
de leurs supports.

2-3-2-2- Le questionnaire de contrôle interne(QCI)

Le questionnaire de contrôle interne est un outil essentiel dans l’évaluation d’un


circuit d’activité.

5 RENARD.J , théorie et pratique de l’audit interne , 4éme édition, édition d’organisation, Paris,2002,p341.

40
Chapitre III Mise en œuvre de l’évaluation des circuits d’activité d’une entreprise

A)-Définition du QCI

Le QCI est un document interne utilisé par les auditeurs, son but est de guider
l’auditeur pour réaliser son programme de travail, il doit donc, permettre de réaliser
l’observation la plus complète possible.

L’objectif est d’évaluer le dispositif de contrôle interne pour chaque opération « à


risques ».

Le QCI comporte les questions visant à analyser les opérations « à risques » et à


vérifier l’existence et l’efficacité des contrôles définis dans le référentiel de contrôle interne.

B)- Présentation de la forme du document QCI

Le QCI comporte cinq questions fondamentales qui permettant de regrouper


l’ensemble des interrogations concernant les points de contrôle :

 Qui ? regroupe les questions relatives à l’opérateur qu’il faut


identifier avec précision et déterminer quels sont ses pouvoirs ;
 Quoi ? regroupe les questions relatives à l’objet de l’opération :
quelle est la nature de la tâche, quelle est la nature du produit
fabriqué… ;
 Ou ? concerne les endroits ou se déroule l’opération ;
 Quand ? regroupe les questions relatives au temps : début, fin,
durée, périodicité ;
 Comment ? regroupe les questions relatives à la description du mode
opératoire, comment se réalise la tâche.

Pour chaque opération nous élaborons un QCI basé sur les cinq questions
fondamentales qui permettent d’identifier les taches élémentaires à partir desquelles nous
déduisons des questions de contrôle interne.

Le QCI ne comporte pas des questions que l’auditeur pose mais les questions qu’il
va se poser ; lors de son travail.

41
Chapitre III Mise en œuvre de l’évaluation des circuits d’activité d’une entreprise

Le document QCI prend la forme suivante :

Tableau n°03 : La forme du questionnaire de contrôle interne


QUESTIONS Oui Non OBSERVATIONS

CIRCUIT :………………………..

…………………………………………… ?

…………………………………………….?

…………………………………………… ?

…………………………………………… ?

…………………………………………… ?

…………………………………………… ?

…………………………………………… ?

………………………………………….. ?

…………………………………………… ?

…………………………………………… ?

……………………………………………. ?

Source : HOUARI. A , commissaire aux comptes, rapport de l’ordre national des experts comptables, des commissaires
aux comptes et des comptables agrées,2010,p14.

2-3-2-3-La grille de séparation des taches (GST)

La GST est un outil vital dans l’évaluation d’un circuit d’activité.

A)-Définition de la GST

La grille de séparation des tâches est un outil permettant à l’auditeur de déceler sans
erreur possible les manquements à la séparation des tâches.

Elle est la photographie de la répartition du travail, elle permet également de faire le premier
pas dans l’analyse des charges de travail de chacun.

42
Chapitre III Mise en œuvre de l’évaluation des circuits d’activité d’une entreprise

Pour chaque grande fonction ou chaque processus élémentaire, nous pouvons


concevoir une grille qui va comporter le découpage unitaire de toutes les opérations relatives
à la fonction ou au processus concerné.

B)- Présentation de la forme du document GST

Dans une grille, on aura autant de lignes que de tâches, en deuxième colonne nous
identifions la nature de la tâche et pour les colonnes suivantes nous allons designer les
personnes concernées.

Le document GST prend la forme suivante :

Tableau n°04 : La forme de la grille de séparation des tâches


TACHES PERSONNEL
CONCERNE’

CIRCUIT : ... … … …

……………………………………………………..

……………………………………………………..

…………………………………………………….

…………………………………………………….

………………………………………………………

……………………………………………………..

……………………………………………………..

……………………………………………………..

Source : HOUARI. A , commissaire aux comptes, rapport de l’ordre national des experts comptables, des commissaires
aux comptes et des comptables agrées,2010,p16.

2-3-2-4- Les feuilles de révélation et d’analyse des problèmes (FRAP)

La FRAP est un outil de synthèse indispensable dans l’évaluation d’un circuit


d’activité.

43
Chapitre III Mise en œuvre de l’évaluation des circuits d’activité d’une entreprise

A)-La définition d’une FRAP

La FRAP est un document d’analyse simple, clair et normalisé qui guide le


raisonnement de l’auditeur, sa finalité est d’aider ce dernier à formuler des
recommandations à la fin de sa mission. L’auditeur rempli une FRAP à chaque fois qu’il
rencontre un dysfonctionnement, une erreur ou une insuffisance. En fait, l’auditeur se sert de
la FRAP pour mener à bien son raisonnement.

B)-La présentation la forme du document FRAP

Une FRAP contient :

• Le « problème »
• Le « constat »
• Les « causes »
• Les « conséquences »
• Les « recommandations »

La FRAP prend alors la forme suivante :

Tableau n°05 : La forme de la feuille de révélation et d’analyse des problèmes


FRAP n° …../ circuit ………….. Entreprise …………

Problème :……………………………………………………………………………………….

Constat :…………………………………………………………………………………………

Cause :…………………………………………………………………………………………...

Conséquence :…………………………………………………………………………………...

Recommandation :………………………………………………………………………………

Source : HOUARI. A , commissaire aux comptes, rapport de l’ordre national des experts comptables, des commissaires
aux comptes et des comptables agrées,2010,p17.

44
Chapitre III Mise en œuvre de l’évaluation des circuits d’activité d’une entreprise

2- 4-hase de conclusion et établissement du rapport de mission

La présentation des conclusions suivra, généralement, une autre séquence en fonction


de faiblesses relevées ; il faut alors structurer le rapport en fonction des points à faire passer,
de processus à améliorer, de disfonctionnement à éliminer, et de défaut à réparer.

Section 3: Principes et procédures d’évaluation relatifs aux circuits


achats /fournisseurs et ventes/clients

Les circuits achats/fournisseurs et ventes/clients sont des cycles importants dans


l’activité d’une entreprise, en particulier dans les entreprises commerciales, l’évaluation de
ces circuits en matière de contrôle interne doit s’inscrire dans le cadre du respect de certains
principes et procédures de travail 6 .

3-1- Principes et procédures relatifs au circuit achats/ fournisseurs

3-1-1-Principes de travail relatif au circuit achats/fournisseurs

L’organisation générale de ce circuit doit être conçue en respectant les principes de


contrôle interne, notamment les deux principes suivants :

3-1-1-1- La séparation des tâches incompatibles

Les fonctions suivantes doivent être séparées et confiées à des personnes différentes :
 L’expression du besoin doit être réalisée par le magasinier ou autre service
demandeur ;
 L’approbation du besoin : le contrôle de l’opportunité du besoin relève de la
responsabilité du chef hiérarchique du magasinier ou de la direction générale ;
 La consultation des fournisseurs doit être effectuée par le service achat ;
 Sélection du fournisseur se fait généralement par une commission sur la base d’un
tableau récapitulatif des offres et la direction générale confirme le choix définitif ;
 Contrôle de la réception : le service technique pour le contrôle qualitatif et le
magasinier pour le contrôle quantitatif ;

6 COMBES.J-E et LABROUSSE.M-C , Audit financier et contrôle de gestion , édition Union , 1997,p13.

45
Chapitre III Mise en œuvre de l’évaluation des circuits d’activité d’une entreprise

 Contrôle de l’enregistrement de la facture : le service de comptabilité fait le


contrôle arithmétique et documentaire (bon de commande, bon de réception et
facture) puis, il fait l’enregistrement ;
 Règlement de la facture c’est le service financier.

3-1-1-2-L’existence d’un système adéquat de gestion de stock

Un système adéquat de gestion des stocks doit garantir pour l’entreprise :

 La mise en place d’une méthode de gestion permettant d’éviter la rupture des


stocks, le sur-stockage ainsi, que l’augmentation des frais de stockage ;
 L’existence des espaces et des conditions de stockage adéquats pour sécuriser les
stocks contre les accès non autorisés, la détérioration, les vols et les
détournements ;
 L’existence des documents pré-numérotés en nombre d’exemplaires suffisants,
tels que : la demande d’achat, bon de commande et bon de livraison.

3-1-2- Procédures de travail relatives au circuit achats /fournisseurs

Les procédures de travail suivantes doivent être respectées dans les différentes phases
du circuit :

3-1-2-1- Phase de l’expression et de contrôle de l’opportunité du besoin

Dans cette phase, l’objectif de base est de s’assurer que les besoins exprimés sont
conformes aux besoins effectifs de l’’entreprise. Pour cette raison les dirigeants doivent :

 Mettre en place un système adéquat de gestion des stocks ;


 Exprimer les besoins d’achats en utilisant un support approprié à savoir la
demande d’achat.
 La demande d’achat doit être pré-numérotée et convenablement établie en
exemplaires suffisants : le 1ier exemplaire destiné au service comptabilité, le 2ième
exemplaire destiné au service achat et le 3ième exemplaire destiné au magasinier.
 La demande d’achat doit porter la désignation précise de l’article et de la quantité
demandée.

3-1-2-2- Phase de consultation des fournisseurs

L’objectif primordial dans cette phase est de s’assurer que les achats sont réalisés
dans de meilleures conditions et que les rapports prix/qualité/ délai de règlement sont
46
Chapitre III Mise en œuvre de l’évaluation des circuits d’activité d’une entreprise

respectés. Pour garantir cet objectif, il est nécessaire de mettre en place un certains nombre
de mesures de sécurité telles que :

 L’existence d’instruction claire fixant le mode de consultation des fournisseurs ;


 Le document de consultation doit porter la désignation complète de l’article
demandé ou de la prestation de service.

3-1-2-3- Phase de sélection de fournisseur, passation et suivi des commandes

Dans cette phase, il existe deux objectifs fondamentaux à savoir :


• Choisir le fournisseur qui offre les meilleurs avantages : les personnes désignées
par la direction pour cette mission doivent suivre une méthodologie précise et
rationnelle (la collecte des offres, élaboration d’un tableau comparatif des prix, et
la comparaison des autres avantages de qualité et délai de paiement).
• Les commandes sont correctement passées à temps et qu’elles sont bien suivies et
contrôlées : Les commandes d’achats doivent être visées par un responsable
d’achat et établies en nombre d’exemplaires suffisants (le 1ier exemplaire destiné au
fournisseur, le 2ième exemplaire destiné au service d’achat et le 3ième exemplaire
destiné au service comptabilité). En plus, la commande d’achat doit comporter
toutes les indications concernant la demande d’achat à savoir : la nature du bien, le
code, le prix, la quantité, la qualité…

3-1-2-4 - Phase de contrôle de la réception

L’objectif de contrôle interne propre à cette phase est de s’assurer que la réception est
quantitativement et qualitativement conforme à l’article effectivement commandé. Les
moyens suivants doivent être mis en place par les dirigeants pour offrir les garanties
suffisantes, afin d’atteindre l’objectif déjà mentionné :

 L’entreprise doit désigner les personnes qui sont chargées de réaliser le contrôle
quantitatif et qualitatif ;
 La traçabilité de l’opération de réception doit faire l’objet d’un bon de réception
pré-numéroté et en nombre exemplaires suffisants (la 1ière copie destinée au service
comptabilité, la 2ième copie destinée au magasinier et la 3ième copie destinée au
service achat).
 Le bon de réception doit mentionner le code des produits, la désignation de l’article
et la référence du bon de commande correspondant.
47
Chapitre III Mise en œuvre de l’évaluation des circuits d’activité d’une entreprise

3-1-2-5- Phase de contrôle et d’enregistrement de la facture

L’objectif spécifique à ce stade de contrôle interne est de s’assurer que la facture


d’achat est correctement contrôlée et enregistrée. Le dispositif de contrôle interne mis en
œuvre par les dirigeants doit garantir l’existence des mesures de sécurités suivantes :

 La facture d’achat doit être reçue par le bureau d’ordre puis elle sera identifiée par
un numéro et une date d’arrivée ;
 La facture doit être envoyée au service d’achat qui fait le contrôle arithmétique et
documentaire ;
 Le service d’achat conserve une copie du dossier d’achat puis, il transmet
l’originale au service comptabilité ;
 Le comptable réalise un deuxième contrôle arithmétique et documentaire puis, il
fait l’enregistrement comptable de la facture en mentionnent facture en « instance
de règlement » si le paiement est à crédit.

3-1-2-6- Phase de règlement et de l’enregistrement de règlement

Le dernier objectif dans le cycle achat est de s’assurer que le règlement de la facture
d’achat et l’enregistrement du règlement sont correctement effectués. La procédure de
contrôle interne relative à cette phase de contrôle doit comporter une démarche structurée
comportant les étapes suivantes :

 A l’échéance le responsable financier retire le dossier d’achat, procède à un


troisième contrôle arithmétique et documentaire et prépare la pièce de règlement
(chèque, effet de commerce,…). La pièce de règlement doit être signée par un
responsable hiérarchique.
 Une fois signée la pièce de règlement doit être envoyée au fournisseur par le bureau
d’ordre.
 Le responsable financier oppose un cachet « payée » sur la facture originale lorsque
le paiement est intégral.
 Le dossier d’achat sera retourné au service comptabilité pour comptabiliser le
règlement.
 Après la facture en cause sera classée avec les factures réglées.

48
Chapitre III Mise en œuvre de l’évaluation des circuits d’activité d’une entreprise

3-2 –Principes et procédures relatifs au circuit ventes/ clients

3-2-1- Principes de travail relatifs au circuit ventes/clients

La réalisation des objectifs du contrôle interne en matière de vente est conditionnée


par la qualité de l’organisation de ce circuit et notamment le respect des deux principes
suivants :

3-2-1-1- La séparation des taches incompatibles

Les fonctions suivantes doivent être convenablement séparées :

 La fonction commerciale se charge de faire la négociation et la réception des


commandes clients ;
 Le service d’expédition ou le service magasin fait la livraison des marchandises ;
 Le service commerciale se charge de la facturation des ventes ;
 Le service comptabilité est responsable de l’enregistrement de la facture ;
 Le trésorier rattaché à la fonction financière fait le recouvrement des créances
clients ;
 Le service juridique lance les procédures des poursuites contre les clients douteux
et insolvables.

3-2-1-2- Stratégie et politique de marketing adéquat

Une politique commerciale est dite efficace lorsqu’elle garantit l’existence de :

 Services après vente, livraison à domicile, délai de garantie ;


 Actions publicitaires, promotionnelles et réductions commerciales ;
 Utilisation des outils et des logiciels informatiques adéquats ;
 Contrôle de la disponibilité de l’article demandé.

3-2-2- Procédures de travail relatives au circuit ventes/ clients

Les procédures de travail suivantes doivent être respectées dans les différentes phases
du circuit :

3-2-2-1- Phase de négociation, de réception des commandes client et de programmation


de la livraison

Dans cette phase, trois objectifs fondamentaux doivent être pris en considération :

49
Chapitre III Mise en œuvre de l’évaluation des circuits d’activité d’une entreprise

• Les commandes clients doivent être correctement centralisées. La commande client


doit être matérialisée soit : par un bon de commande émanent du client, par un
formulaire de bon de commande ou par un cahier de suivie de commande signée
par le client.
• Les réductions sont correctement autorisées. Le service commercial doit connaitre
le barème de réduction autorisée par la direction dans des cas normaux ainsi, que
toutes les réductions exceptionnelles (clients fidèles, cas de promotion,…).
• La livraison doit être correctement programmée. La livraison doit être
soigneusement programmée notamment lorsqu’elle sera effectuée par les moyens
propres de l’entreprise ou par un transporteur externe. Le programme de livraison
doit être effectué par le service expédition. Elle est déterminée en fonction de la
disponibilité des articles, des moyens de livraison, de l’état de stock et du délai de
livraison demandé par le client.

3-2-2-2-Phase de livraison

L’unique objectif attendu de cette phase est de s’assurer que la livraison sera
effectuée dans le délai convenu et conformément à la commande client. Pour atteindre le dit
objectif, les moyens suivants doivent être mis en place :

• La livraison doit être soigneusement préparée, matérialisée par un bon de livraison


pré-numéroté et établi en exemplaires suffisants : la 1ière copie destinée au client, la
2ième copie destinée au service facturation et la 3ième copie destinée au service
comptabilité ;
• Le bon de livraison doit faire référence au bon de commande ;
• Le bon de commande doit être comparé au bon de livraison.

3-2-2-3- Phase de la facturation

Le responsable du service de facturation doit veiller à s’assurer que toutes les


marchandises livrées ou les prestations de services réalisées font ‘objet d’une facturation
régulière et sans retard. Pour la réalisation de cette tache dans des bonnes conditions, les
procédures suivantes doivent être prises en considération :

 Toutes les livraisons doivent être rapidement et correctement facturées ;

50
Chapitre III Mise en œuvre de l’évaluation des circuits d’activité d’une entreprise

 La facture doit être pré-numérotée et établie en nombre d’exemplaire suffisants : le


1ièr exemplaire destiné au client, le 2ième exemplaire destiné au service comptabilité
et le 3ième exemplaire destiné au service commercial ;
 La facture doit porter la référence du bon de commande et du bon de livraison pour
faciliter le contrôle de la séquence numérique par le service de comptabilité ;
 L’utilisation d’un logiciel de facturation qui permet la rapidité de la facturation
avec un taux d’erreurs très réduit ;
 L’existence d’une séquence numérique des factures est une obligation, car toute
rupture de cette séquence indique l’existence d’une caisse noire.

3-2-2-4- Phase d’enregistrement de la facture

La détermination exacte de la valeur de chiffre d’affaires dépend de l’enregistrement


correct des factures de vente. Et afin que la comptabilité traduit réellement l’activité
commerciale, le service comptabilité doit s’assurer que les factures sont correctement
enregistrées et ça à partir du suivi d’un certains formalités de contrôle à savoir :

 Le contrôle de la séquence numérique des factures ;


 Le contrôle arithmétique et documentaire (bon de livraison, bon de commande,
facture) ;
 L’enregistrement rapide et chronologique des factures.

3-2-2-5- Phase de suivi de recouvrement des créances clients

Dans cette phase le service financier doit s’assurer que les créances clients sont
correctement suivies pour garantir le recouvrement des sommes dues dans les meilleurs
délais. Pour éviter tout risque d’insolvabilité, les procédures suivantes doivent être
respectées :

 La fonction de recouvrement doit être rapidement et systématiquement informée de


toutes les factures émises et des règlements à effectuer ;
 La fonction de recouvrement doit disposer d’une base d’information stable et mise
à jour pour chaque client afin, de faire les travaux des poursuites nécessaires ;
 Lorsque le recouvrement à l’amiable échoue le dossier client doit être transmis à la
fonction juridique ;
 Le service comptable doit être informé de tout recouvrement des créances clients.

51
Chapitre III Mise en œuvre de l’évaluation des circuits d’activité d’une entreprise

Conclusion

La mise en œuvre de l’évaluation des circuits d’activité d’une entreprise occupe une
importance majeure. En effet, grâce à une méthodologie d’évaluation l’auditeur interne ou
externe détecte les anomalies, les disfonctionnements et les risques relatifs à un circuit, et
propose des solutions pour éliminer ces disfonctionnement et faire face aux risques.

Egalement, cette évaluation permet à l’auditeur de découvrir parmi les différents


circuits d’activité ,celui qui présente des risques flagrants et qui constitue une entrave à la
réalisation des objectifs de l’entreprise.

Les circuits d’activité achats/fournisseurs et ventes/clients sont des circuits de grande


importance dans une entité, en particulier dans une entreprise commerciale. L’évaluation de
ces circuits doit s’inscrire dans le cadre du respect des principes et procédure de travail
universels qui doit être bien définis dans les manuels de contrôle interne de l’entreprise.

Le quatrième et dernier chapitre de ce travail est consacré à la réalisation d’une


mission d’évaluation du système de contrôle interne d’une entreprise cas : EURL ALGERIE
POMPES, où nous avons essayé de comprendre comment se pratique réellement l’évaluation
du système de contrôle interne de l’entreprise.

52
Chapitre IV
Réalisation d’une mission
d’évaluation du système de
contrôle interne
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

Introduction

Les différentes notions et explications théoriques développées dans les chapitres


précédents nécessitent une illustration par un cas pratique, notamment la réalisation d’une
mission d’évaluation du système de contrôle interne au sein d’une entreprise, pour mieux
comprendre la réalité de la pratique de ladite évaluation. Pour ce faire, ce présent chapitre est
scindé en quatre sections, la première section porte sur la présentation de l’organisme de stage
, les trois autres sections présentent le déroulement de la mission d’évaluation du système de
contrôle interne d’une entreprise, cependant ,la deuxième section porte sur les préalables et la
préparation de la mission, la troisième section porte sur l’évaluation du circuit
achats/fournisseurs et enfin la quatrième section porte sur l’évaluation du circuit ventes/
clients , en suivant la méthodologie exposée dans le chapitre précédent .

SECTION 1 : Présentation de l’organisme d’accueil

Le stage pratique a été effectué au niveau d’un cabinet de commissariat aux


comptes , la période consacrée pour accomplir cette mission est d'un mois à raison de
cinq jours par semaine.

Ce cabinet a ouvert ses portes à Bejaia en janvier 2004. Il est chargé de


toutes les opérations comptables telles que l’élaboration des bilans, les journaux, les
états financiers, les états de rapprochement, les fiches de paie et également l’audit et
commissariat aux comptes

53
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

1-1-l’organigramme du cabinet

Figure n°02 : Organigramme de l’organisme d’accueil

Commissaire aux comptes

Chargé du contrôle

Comptable1 : audit et Comptable 3 : audit et


commissariat aux comptes Comptable 2 : audit et commissariat aux comptes
commissariat aux comptes

Source : document interne du cabinet.

1-2- Dispositif du cabinet

le cabinet est disposé de différents services et un effectif permettant d’accomplir les


fonctions assignées à cet établissement :

• Fonctions du cabinet : Les prestations assurées par le cabinet sont :


- la tenue de comptabilité ;
- l’établissement des déclarations fiscales mensuelles et annuelles ;
- conseil fiscal ;
- Audit et commissariat aux comptes des entreprises.
• Effectifs du cabinet

Le cabinet est composé d’un commissaire aux comptes et trois comptables, dont les
tâches à accomplir sont reparties comme suite :

 LE CAC : le commissaire aux comptes examine tous les documents probants,


afin de certifier ou non leur sincérité, régularité et conformité à la législation
en vigueur, ainsi que le suivi et l’établissement des rapports des différentes
missions.
 Les comptables : ils assurent :
L’étude techno- économique de l’entité désirant obtenir un crédit
auprès d’une institution financière ;
- Le traitement du contentieux ;
- Le suivi des clients et vérification de leurs comptabilités ;

54
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

- L’élaboration et la supervision des bilans ;


- L’Audit et commissariat aux comptes ;
- L’enregistrement comptable ;
- La tenue de la comptabilité ;.
- La réception de la clientèle.

SECTION 2 : Préalables et préparations de la mission d’évaluation du système


de contrôle interne de l a EURL ALGERIE-POMPES

La mission d’évaluation d’un système de contrôle interne comme toutes les missions
d’audit, passe d’abord par une phase préalable et une phase de préparation, dans les
préalables l’auditeur délimite le champ d’intervention de la mission, et dans la phase
préparation essaye de bien connaitre et comprendre l’entreprise concerné par l’évaluation
du système de contrôle interne.

2-1 : Préalables à l’évaluation

La mission en question du cabinet de commissariat au comptes est une mission


spéciale d’audit externe qui porte sur l’évaluation du système du contrôle interne ; et
particulièrement l’évaluation du circuit achats /fournisseurs et le circuit ventes/clients de
l’EURL ALGERIE-POMPES, qui constituent les circuits les plus importants de l’activité de
la société, et cela suivant la lettre érigée par son directeur général.

Le déplacement en compagnie du commissaire aux comptes lors de l’exercice de ces


fonctions, nous a permis de réaliser une mission complète de l’évaluation du système de
contrôle interne d’une entreprise.

2-2 : Préparation de la mission

2-2-1-Prise de Connaissance et compréhension générale de l’entreprise

 Activité de l’entreprise

ALGERIE -POMPES est une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée crée


en 1986 par un associé unique gérant avec un capital de 43.000.000,00 DA et pour objectif,
la commercialisation des équipements de pompage.

55
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

 Les fournisseurs de l’entreprise

L’approvisionnement des marchandises destinées à la revente en état (pompes)


s’effectue auprès des fournisseurs implantés localement (importateur de matériel
hydraulique).

Les pompes sont stockées dans des entrepôts de stockage bien aménagés dont
lesquels sont classés par catégorie.

 Les clients de l’entreprise


Les ventes des pompes sont généralisées et diversifiées. En effet l’EURL ALGERIE
POMPES dispose des points de ventes en gros et d’autres en détails partagés sur tout
le territoire national.

L’entreprise est qualifiée comme représentant exclusif de grandes marques Italiennes


du domaine de la production et la commercialisation du matériel hydraulique, elle offre des
différentes catégories de pompes à savoir :

• Pompes immergée en inox, bronze, fonte et Polymère.


• Pompes pour eaux usées.
• Groupes de surpression et anti incendie
• Pompes avec axe horizontal mono et multicellulaire.

L’entreprise assure la pièce de rechange et le service après vente

2- 2-2- Organigramme de l’entreprise

L’organisation interne de la société est assurée grâce à une structure par fonction, la
réparation des responsabilités s’effectue conformément à l’organigramme 1 suivant :

1 Source : Direction Générale de la EURL ALGERIE-POMPES

56
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

Figure n°03 : Organigramme de l’EURL ALGERIE-POMPES

Direction Générale

Service Service Service Service Service Service


magasin achat Commercial Comptabilité Financier Juridique

Source : document interne à l’entreprise

SECTION 3 : Evaluation du circuit achat / fournisseurs

L’évaluation du circuit achats/fournisseurs porte essentiellement sur le rapprochement


entre les objectifs du contrôle interne en matière d’achat, et les moyens et les procédures
mises en place par l’entreprise en vue d’atteindre ces objectifs. A partir de cette évaluation,
l’auditeur détecte les faiblesses et les risques spécifiques au circuit achats/fournisseurs et
propose à l’administration les recommandations nécessaires pour lutter contre la survenance
de ces risques.

3-1- Saisie de la procédure

La saisie de la procédure constitue la première étape du processus d’évaluation du


système de contrôle interne. Dans cette étape, l’auditeur commence d’abord par le découpage
des fonctions ou de l’activité de l’entreprise en plusieurs circuits, cycles ou modules. Un
circuit correspond à l’ensemble des taches ou des opérations homogènes orientées vers la
réalisation d’un objectif commun. La méthode de découpage rend la saisie de la procédure
plus aisée et plus organisée, elle permet à l’auditeur d’identifier les zones de risques, comme
elle facilite le reste de travail d’audit.

57
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

Le découpage de l’activité de la société a abouti à l’identification des circuits


suivants : achats/fournisseurs, ventes/clients, stocks, immobilisations, trésorerie et
paie/personnel

Vu le caractère commercial de l’entreprise, et l’étendu de la mission, l’évaluation du


système de contrôle interne sera limitée uniquement aux deux circuits achats /fournisseurs
et ventes/clients.

Le circuit achats /fournisseurs est constitué par l’ensemble des procédures et des
moyens (financiers, matériels et humains) mis en place par la direction afin de réaliser des
opérations d’approvisionnement permettant de répondre aux besoins du stock exprimés. La
saisie de la procédure se fera en utilisant les deux techniques :

 La technique de mémorandum.
 La technique du diagramme de circulation.

3-1-1-Présentation narrative du circuit achats/fournisseurs (technique de mémorandum)

La narration du circuit ventes/clients se présente comme ci-après:

3-1-1-1-L’expression du besoin d’approvisionnements et établissement des


commandes

L’expression du besoin d’approvisionnement des pompes et sous la responsabilité du


magasinier. Lorsque la fiche du stock montre un niveau minimum du stock, le magasinier
informe le directeur général du besoin constaté en stock. Après autorisation et confirmation de
l’achat, le magasinier va établir un bon de commande en trois exemplaires pré-numérotés
dispatchées comme suit :

 Le premier exemplaire est envoyé au fournisseur ;


 Le deuxième exemplaire est destiné au service comptabilité ;
 Et le troisième exemplaire reste sur le carnet à souche du magasinier.

3-1-1-2-La réception des marchandises

A la réception, les marchandises commandées seront stockées directement dans des


entrepôts de stockage. Après le magasinier fait le contrôle quantitatif des marchandises
reçues, il établit un inventaire physique, puis il rapproche la quantité reçue avec celle

58
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

commandée. En cas de conformité, il remplit un bon de réception pré-numéroté et en trois


exemplaires dispatchés comme suit:

 Le premier exemplaire est adressé au service comptabilité ;


 Le deuxième exemplaire est envoyé au service achat ;
 Et le troisième est conservé par le magasinier.

En cas de non conformité entre quantité reçue et celle commandée, le magasinier


informe la direction générale pour consulter et informer le fournisseur de l’écart constaté.

3-1-1-3-Enregistrement de la facture d’achat

La facture d’achat envoyée par le fournisseur sera adressée au service chargé de la


comptabilité. Le comptable de la société procède dans une première étape à faire un contrôle
arithmétique de tous les documents constitutif du dossier d’achat à savoir : la facture d’achat,
le deuxième exemplaire du bon de commande et le premier exemplaire du bon de réception.

En cas d’exactitude des informations portées sur les documents déjà cités, il fait la
centralisation comptable de l’opération d’achat dans le journal des achats. Après, la facture
sera classée en attente de règlement. Quant au deuxième exemplaire du bon de commande et
le premier exemplaire du bon de réception, ils seront détruits.

Par contre, lorsque le contrôle arithmétique abouti à la constatation des erreurs de


calcul ou d’omission dans la facture d’achat, le comptable informe le directeur général de la
situation puis il demande au fournisseur de faire les rectifications nécessaires.

3-1-1-4-Règlement de la facture

A l’échéance la facture d’achat sera adressée par le comptable au responsable du


service financier pour le règlement. Le financier remplit un chèque à la base de la facture
puis, il le présente au directeur général pour signature. Le carnet des chèques reste dans le
coffre fort du financier.

Une fois le règlement est effectué, le financier oppose sur la facture un cachet portant
la mention suivante « facture payée » accompagné de l’indication de la date et du moyen de
paiement (chèque, effet de commerce, virement postal ou bancaire).

59
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

3-1-1-5-Comptabilisation du règlement

Le financier en suite établit une copie du chèque puis il adresse au fournisseur


l’exemplaire original mais, la facture originale et la copie du chèque seront adressés au
comptable. Ce dernier fait l’enregistrement du règlement et reclasse la facture d’une facture
en instance de règlement à une facture réglée.

3-1-2-Présentation descriptive du circuit achats/fournisseurs (diagramme de


circulation)

Les différentes taches constituant ce circuit peut être schématisées comme suite :

3-1-2-1-Expression du besoin d’approvisionnements et établissement des commandes

Figure n°04 : Présentation de l’expression du besoin d’approvisionnement et de


l’établissement des commandes par le diagramme de circulation

Magasinier Fournisseur Comptabilité Directeur


Général

F.SK

BC3
BC2
BC1

A1 A2
A3

• F. SK : Fiche de Stock • B.C : Bon de Commande

Source : Etabli par nous-mêmes à partir des documents internes du cabinet

60
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

3-1-2-2-Réception des marchandises

Figure n°05: Présentation de la réception des marchandises par le diagramme de


circulation

Magasinier Service Service Directeur


Comptabilité achat Général

A3

C.Q

non
oui

BR3
BR2
BR1

B1 B2

• C.Q : Contrôle Quantitatif • B.R : Bon de Réception.


Source : Etabli par nous-mêmes à partir des documents internes du cabinet

61
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

3-1-2-3- Enregistrement de la facture d’achat

Figure n°06 : Présentation de l’enregistrement de la facture d’achat par le diagramme


de circulation

Fournisseur Service comptabilité Directeur Général

Facture Facture

C.A

B.C2
B.R1

Non
Oui

J.A

• C.A : Contrôle Arithmétique ; • B.C : Bon de Commande ;


• B.R : Bon de Réception ; • E : Enregistrement ;
• J.A : Journal d’Achats
Source : Etabli par nous-mêmes à partir des documents internes du cabinet

62
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

3-1-2-4-Règlement et enregistrement du règlement de la facture d’achat

Figure n°07: Présentation du règlement et l’enregistrement du règlement de la facture


d’achat par le diagramme de circulation

Service Service financier Directeur Général Fournisseur


Comptabilité

Facture
Facture

Chèque Chèque

E
C.Chèque S
Chèque
Facture

C.Chèque

• E : Enregistrement Comptable ;
• C. Chèque : Copie du Chèque. • S : Signature du chèque ;

Source : Etabli par nous-mêmes à partir des documents internes du cabinet

Après avoir saisi la procédure et s’assurer de la compréhension et de l’existence du


système, nous allons procéder à une évaluation effective du circuit achats / fournisseurs en
utilisant des outils appropriés à savoir le questionnaire de contrôle interne et la grille de
séparation des taches.

63
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

3-2--Le questionnaire de contrôle interne

Le questionnaire de contrôle interne est le premier document de travail dans la


mission d’évaluation d’un circuit d’activité d’une entreprise.

Apres la saisie de la procédure, nous avons élaboré le questionnaire de contrôle


interne adressé au chef service achat et nous avons procédé à son analyse comme ci- après :

3-2-1-Elaboration du questionnaire relatif au circuit achats / fournisseurs

Ce questionnaire permet d’apporter un jugement de qualité sur l’ensemble de mesures


de sécurité mises en œuvre, pour maitriser le fonctionnement de ce circuit.

Tableau n°06 : Questionnaire de contrôle interne relatif au circuit achats /fournisseurs

Questions pour le circuit achats/fournisseurs Réponses Observations

-La fonction achat est-elle faite dans un Oui


seul service ?

-avez-vous un manuel de procédure Oui Existe mais non mis à jour


-est-il mis à jours ? Non

-est-ce que le personnel est satisfait des Non A cause de la surcharge


procédures qui organisent le circuit ?
- est-ce que le personnel employé dans le Non -Le personnel travaille
service achat est doté d’une formation qu’avec les compétences et
continue ? expériences acquises.
- est-ce que le service connait le cout net de
ses achats ?ainsi que la nomenclature des Oui
marchandises ?
- est-ce que l’entreprise dispose d’un Oui
budget d’approvisionnement ?
- est-ce que l’entreprise a recours à une Oui
stratégie d’approvisionnement ?
-Faite vous un suivi du processus d’achat ? Oui

Existe-il un cahier de charges dans votre Oui


service ?
L’opération d’achat correspond-elle à un Oui

64
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

Besoin de l’entreprise et est-elle validée par


une personne autorisée

-Est-ce que la décision d’achat et prise alors Non -On s’approvisionne en


que la situation financière de l’entreprise ne fonction de la situation
le permet pas ? financière de l’entreprise et
les besoins du marché
-Existe-il des clauses de contrat avec vos Oui
fournisseurs

-Existe-il une liste de fournisseurs agrée par Oui


l’entreprise et régulièrement mise à jours ?

-Existe-il des critères du choix des Oui


fournisseurs qui sont clairement définis ?

-Est-ce qu’il y a un suivi de fournisseurs ? Oui

-Est-ce que le responsable des achats est Oui


compétent en matière de négociation avec le
fournisseur ? C’est le directeur général qui
-existe-il une commission du choix des Non choisi les fournisseurs
fournisseurs ?
-Est-ce que le responsable d’achat rédige un Oui
rapport d’achats formalisé ?

-Des bons de commandes sont-ils établis Oui


systématiquement ?
Si oui, sont-ils :
- Pré numérotés ? Oui
- Etablis en nombre d’exemplaires Oui
suffisants ? Oui
- Signés par un responsable en vue de Oui
la demande d’achat ?
- Envoyés à l’ensemble des Oui
services concernés ?

-Existe-il un suivi et un rapprochement Oui


entre les bons de commandes, bons de
réception et de facture ?
-Le contrôle des livraisons est-il effectué Oui
correctement ? (Conformité avec la
commande).

65
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

-Existe-il une communication entre celui qui Oui


ordonne et celui qui commande et
réceptionne ?
-L’envoi des factures est-il fait par :
• Courrier ?
• Faxe ?
• Sur place ? Oui
-Le mode de règlement des fournisseurs est-
il fait par :
• Chèque ? Oui
• Espèces ?
• Virement ?
- est-il fait par une personne habilité ? Oui Le responsable du service
financier
Source : Etabli par nous-mêmes à partir des documents internes du cabinet

Ce questionnaire est constitué de plusieurs questions dont chacune porte sur


l’existence d’une procédure du contrôle, la réponse « oui » confirme l’existence de la
procédure, il s’agit d’un point fort pour l’entreprise. La réponse « non »signifie l’inexistence
de la procédure du contrôle, il s’agit d’une faiblesse pour l’entreprise.

3-2-2- Analyse du questionnaire relatif au circuit achats/fournisseurs

Ce questionnaire fait ressortir les points forts et les points faibles suivants :

 Points forts :

La fonction approvisionnement assure le suivi de la procédure d’achat dès le


déclanchement de la commande jusqu’à la réception des marchandises ce qui :

- Rend tous les approvisionnements sont garantis et les livraisons sont conformes avec
les commandes, grâce au système de contrôle et de vérification mis en place (un
contrôle qualitatif et quantitatif).
- Permet une diversification de la liste des fournisseurs afin d’éviter le risque de
collusion et de rupture d’approvisionnement.
- Laisse l’unité s’approvisionner par expression du besoin ce qui lui permet d’éviter
l’excédent du stockage.

66
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

 Points faibles

Le circuit achats/fournisseurs recèle des faiblesses à noter :

- La surcharge de travail et le manque de formation ;

- La non mise à jour du manuel de procédures de contrôle interne

- L’inexistence d’une commission du choix des fournisseurs.

3-3- La grille de séparation des taches

La grille de séparation des taches est le deuxième document de travail dans la


mission d’évaluation d’un circuit d’activité d’une entreprise.

3-3 -1- Elaboration de la grille relative au circuit achats/fournisseurs

Tableau n°07 : Grille de séparation des taches relative au circuit achats/fournisseurs

Grille de séparation des taches : circuit achat / fournisseurs

Personnel concerné
Fonctions
Service Service Service Magasinier Directeur
facturation comptable financier Général
Expression du 
besoin
Etablissement 
des commandes
Contrôle des 
besoins
Choix des 
fournisseurs
Elaboration du 
support de
paiement
Enregistrement 
des factures et
du règlement
Source : Etabli par nous-mêmes à partir des documents internes du cabinet

67
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

Cette grille porte une liste des tâches ou fonctions incompatibles du circuit
achats/fournisseurs, et les personnes concernées par ces tâches. L’exercice de deux tâches ou
plus par la même personne signifie l’existence d’un cumul des tâches incompatibles, qui est la
cause fréquente des détournement au sein des entreprises.

3 -3-2- Analyse de la grille relative au circuit achats/fournisseurs

L’analyse de la grille de séparation des taches fait apparaitre le cumul des tâches
suivantes :

-L’expression des besoins et l’établissement des commandes (magasinier)

- Contrôle des besoins et choix des fournisseurs (directeur général)

3-4 : Evaluation définitive du circuit achats/fournisseurs

Après contrôle de la conformité des procédures saisies et l’exploitation du


questionnaire de contrôle interne et de la grille de séparation des taches nous allons procéder à
l’appréciation de ce circuit qui a aboutit à l’élaboration des feuilles d’analyse de problèmes.

3-4-1 Appréciation du circuit achats /fournisseurs

Le tableau ci-dessous présente l’appréciation du circuit achats/fournisseurs en matière


du contrôle mis en place :

68
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

Tableau n°08 : Appréciation du circuit achats/fournisseurs

Objectifs de contrôle Moyens mis en Faiblesses et risques Recommandations


interne œuvre
• L’expression du -Sur la base d’un -Absence de la -L’expression du
besoin et le contrôle stock minimum le demande d’achat. besoin doit faire
de son opportunité . magasinier informe  Risque d’un l’objet d’une
le directeur général mauvais achat. demande d’achat à
du besoin d’achat. partir d’un seuil

 Faiblesse du de stock

contrôle minimum.

administratif. -La demande


d’achat doit être
visée et contrôlée
par une personne
indépendante de
celle qui la élaborée.
-Elle doit être
pré-numérotée et
présentée en trois
exemplaires :
 Le 1ièr destiné au
service
comptabilité ;
 Le 2ièm destiné
au service
achat ;
 Et le 3ième
destiné au
magasinier.

69
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

• Etablissement et -Le bon de commande -Cumul de deux -Une séparation


contrôle de la est établit par le fonctions par le des taches est
commande d’achat. magasinier et magasinier, c’est lui qui obligatoire.
contrôlé par le exprime le besoin et -La sélection du
directeur général qui c’est lui-même qui fournisseur doit être
est lui-même le prépare la commande. faite par une
responsable de la  Risque de commission à la
sélection et de la détournement base d’un tableau
consultation des -Cumul deux comparatif
de des
fournisseurs. fonctions par le offres.
-Le bon de commande directeur général, c’est -L’établissement des
est présenté en trois le seul qui consulte et bons de commande
copies pré- choisi les fournisseurs doit être fait par une
numérotées : et c’est lui-même qui personne du service
 La 1ière contrôle la commande achat.
destinée au d’achat. -Les commandes

fournisseur.  Risque de doivent être


mentionnées sur la
 La 2ième connivence.

destinée au  Risque d’un fiche du stock.

service mauvais choix du -Le bon de

fournisseur. commande doit être


comptabilité ;
-Aucune indication sur établi en trois
 La 3 ième
est
la fiche de stock de exemplaires pré-
conservée par
la commande en cours. numérotés :
le magasinier.
 Risque de double  L’originale
commande pour le destinée au

même article. fournisseur ;

-Le bon de  Le deuxième

commande n’est pas destiné au

convenablement service achat ;

réparti.  Le troisième
destiné au
 Faiblesse du
service comptable.
système

70
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

d’information.

 Insuffisance
du contrôle
administratif.

• La réception des -Les marchandises -Absence du contrôle -La nécessité de


marchandises. reçues sont stockées qualitatif lors de la faire un contrôle
directement dans réception. technique des
l’entrepôt de stockage.  Réception d’un marchandises
-Le magasinier fait un article non reçues.
contrôle quantitatif. conforme.
-Il établi un bon de
réception en trois
exemplaires :
 Le 1ièr
destiné au
service
comptabilité ;
 Le 2ième
destiné au
service
achat ;
 Le 3ième
est
conservé par
le magasinier

• Enregistrement de la -La facture d’achat -Absence des pièces du -Le comptable doit
facture d’achat. sera adressée au contrôle de la facture faire un contrôle
servicecomptabilité. d’achat (détruites) arithmétique et
Le comptable réalise  Risque de documentaire et
un contrôle détournement. laisser des traces sur

71
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

arithmétique des la facture


documents suivants : mentionnant les
la facture d’achat, le contrôles effectués.
2iéme
exemplaire du -La conservation
bon de commande et des pièces
1ièr
le exemplaire du justificatives est
bon de réception. obligatoire.
-Après
l’enregistrement de la
facture d’achat
l’exemplaire du bon
de commande et celui
du bon de réception
seront détruits.

• Règlement de la -A l’échéance la -Le financier n’a pas -Le financier doit


facture d’achat. facture sera adressée fait un contrôle contrôler le dossier
par le comptable au arithmétique et d’achat avant de
financier pour le documentaire du remplir le chèque.
règlement. dossier achat.
-Ce dernier remplit un  Risque d’erreurs
chèque sur la base de
la facture.
• Le chèque sera
signé par le directeur
général.

Source : Elaboré par nous-mêmes.

72
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

3-4-2-Elaboration des FRAP

Tableau n°09 : FRAP 01

FRAP n° 01 circuit achats/fournisseurs EURL ALGERIE-POMPES

Problème : Cumul des fonctions

Constat : Le magasinier exprime le besoin d’approvisionnement et fait la commande d’achat.

Cause : Manque d’effectif

Conséquence : Possibilité de détournement

Recommandation : Confier la tache de l’établissement des bons de commande à une


personne du service « achat ».
Source : Elaboré par nous-mêmes.

Tableau n°10 : FRAP 02

FRAP n° 02 circuit achats/fournisseurs EURL ALGERIE-POMPES

Problème : Cumul des fonctions

Constat : Le directeur sélectionne les fournisseurs et contrôle les commandes.

Cause : Mauvaise répartition des tâches et responsabilité

Conséquence : Possibilité de mauvais achat

Recommandation : La sélection des fournisseurs doit être confiée à une commission et faite à
la base d’un tableau comparatif des offres.
Source : Elaboré par nous-mêmes.

73
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

Tableau n°11 : FRAP 03

FRAP n° 03 circuit achats/fournisseurs EURL ALGERIE-POMPES

Problème : Manque de contrôle.

Constat : Absence du contrôle qualitatif d de la marchandise reçue par le magasinier

Cause : manque de qualification.

Conséquence : possibilité de réception d’une marchandise non conforme à la demande.

Recommandation : La nécessité d’installation d’un service technique qui se chargera du


contrôle de la qualité de la marchandise dés sa réception.
Source : Elaboré par nous-mêmes.

Tableau n°12 : FRAP 04

FRAP n° 04 circuit achats/fournisseurs EURL ALGERIE-POMPES

Problème : Non respect du principe de traçabilité

Constat : Destruction de pièces justificatives par le comptable

Cause : La non mise à jour du manuel des procédures de contrôle interne

Conséquence : possibilité de détournement

Recommandation : conservation des pièces justificatifs jusqu’au délai prévu par la


réglementation en vigueur
Source : Elaboré par nous-mêmes.

74
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

Tableau n°13 : FRAP 05

FRAP n° 05 circuit achats/fournisseurs EURL ALGERIE-POMPES

Problème : Manque de contrôle

Constat : Le financier ne fait pas le contrôle arithmétique et documentaire du dossier


« achat »

Cause : La non mise à jour du manuel des procédures de contrôle interne

Conséquence : Possibilité d’erreurs dans les pièces de règlement

Recommandation : L’exercice du contrôle arithmétique et documentaire par le financier doit


être systématique
Source : Elaboré par nous-mêmes.

3-5- : Conclusion de l’évaluation du circuit achats /fournisseurs

Les conclusions tirées de ce circuit serons présentées sur le rapport final


d’évaluation du système de contrôle interne, et suivant une méthodologie ; qui consiste à
présenter d’abord les anomalies, puis les causes et les conséquences et enfin les
recommandations.

La conclusion de l’évaluation du circuit achats/ fournisseurs se présente comme


suit :

Les anomalies rencontrées au niveau du circuit achats/ fournisseurs sont :

• Le cumul des fonctions :


 Le magasinier exprime le besoin et établit la commande d’achat.
 Le directeur consulte et choisi les fournisseurs et contrôle la commande
d’achat.
• L’absence d’un contrôle technique lors de la réception de la marchandise.
• La destruction des pièces justificatives (le comptable détruit le bon de
commande et le bon de réception)

75
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

• l’absence du contrôle arithmétique et documentaire (le financier ne fait pas le


contrôle arithmétique et documentaire du dossier achat).

Toutes ces anomalies découlent de non respect des principes de contrôle interne à
savoir, le principe de séparation des fonctions, de traçabilité, de l’identification préalable des
taches et pouvoirs ainsi que la compétence du personnel.

Cet état de fait va influencer négativement sur la qualité du système de contrôle


interne en général et la fidélité ainsi que la transparence des informations comptables et
financières en particulier.

A cet effet nous présentons les recommandations suivantes :

• L’établissement des bons de commande doit être confié à une personne


du service « achat ».
• La sélection des fournisseurs doit être confiée à une commission et se
fera à la base d’un tableau comparatif des offres.
• L’installation d’un service technique qui se chargera du contrôle de la
qualité de la marchandise dés sa réception.
• Conservation des pièces justificatifs jusqu’au délai prévu par la
réglementation en vigueur.
• L’exercice du contrôle arithmétique et documentaire par le financier doit
être systématique.

Section 4 : Evaluation du circuit ventes/clients

L’évaluation du circuit ventes/clients porte essentiellement sur le rapprochement


entre les objectifs du contrôle interne en matière de vente, et les moyens et les procédures
mises en place par l’entreprise en vue d’atteindre ces objectifs. A partir de cette évaluation,
l’auditeur détecte les faiblesses et les risques spécifiques au circuit ventes/clients et propose à
l’administration les recommandations nécessaires pour lutter contre la survenance de ces
risques.

76
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

4-1- Saisie de la procédure

Dans cette phase nous allons présenter les taches constituant le circuit ventes/clients
en utilisant les deux techniques, la narrative et la descriptive.

4-1-1--Présentation narrative du circuit ventes/clients (technique de mémorandum)

La narration du circuit ventes/clients se présente comme ci-après:

4-1-1-1-La négociation, la réception des commandes et la programmation des livraisons

La négociation et la réception des commandes clients sont assurées par le service


expédition lié au service commercial. La centralisation des commandes clients se fait dans un
cahier de suivie des commandes. Les livraisons sont programmées en fonction de la
disponibilité des produits et les délais demandées par les clients. Toute réduction commerciale
doit être autorisée par le directeur général de la société.

4-1-1-2- La livraison des marchandises

La livraison de marchandises relève de la responsabilité du magasinier qui établit un


bon de livraison en trois exemplaires pré-numérotés :

 Le premier exemplaire reste au porté du client ;


 Le deuxième exemplaire est envoyé au service facturation lié au service
commercial ;
 Le troisième exemplaire reste sur le carnet souche du magasinier pour mettre à
jour la fiche du Stock.

4-1-1-3- La facturation

Une fois la livraison est achevée, le service facturation établit la facture sur la base de
la deuxième copie du bon de livraison. La facture en trois exemplaires est établie grâce à
l’utilisation d’un logiciel destiné en la matière :

 Le premier exemplaire est adressé au client avec les marchandises ;


 Le deuxième exemplaire au service comptabilité ;
 Le troisième exemplaire reste dans l’archive du service facturation.

D’autre part, le responsable de la facturation fait l’encaissement des montants de


toutes les ventes au comptant, et le service financier procède au recouvrement des créances.
Le délai de crédit accordé aux clients ne dépasse pas trois mois.

77
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

4-1-1-4- L’enregistrement des factures clients

En plus de la deuxième copie de la facture, le comptable reçoit la troisième copie de


la facture et la deuxième copie du bon de livraison qui sont envoyées par le service
facturation. Il fait un contrôle arithmétique pour vérifier l’exactitude des calcules (montants,
taux de TVA…). Puis, il centralise l’opération de vente dans le journal des ventes. En fin, il
conserve la deuxième copie de la facture et il détruit la troisième copie de la facture et la
deuxième copie du bon de livraison.

4-1-1-5- Le suivi et l’enregistrement des règlements clients

Le recouvrement des créances clients est sous la responsabilité du service financier.


Le financier est informé quotidiennement des factures émises dont les montants ne sont pas
encore réglés. Il est tenu de suivre les échéances et sensibiliser les clients de s’acquitter de
leurs dettes.

Si l’acte de recouvrement échoue, il transmet le dossier client au service juridique.


L’enregistrement comptable de recouvrement des créances client se fait par le comptable.

4-1-2- Présentation descriptive du circuit ventes/clients (diagramme de circulation)


La description schématique des différentes taches constituant ce circuit, se présente
comme suit :

78
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

4-1-2-1-la négociation et la réception des commandes clients


Figure n°08 : Présentation de la négociation et la réception des commandes clients par
le diagramme de circulation
Service d’expédition :

B.C

Cahier de Planning
suivie des
commandes Livraison

B.C+ CSC

• B.C : Bon de Commande, C.S.C : Cahier Suivie des Commandes


Source : Etabli par nous-mêmes à partir des documents internes du cabinet

79
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

4-1-2-2-la livraison des marchandises

Figure n°09 : Présentation de la livraison des marchandises par le diagramme de


circulation

Le magasinier Service Facturation Client

Livraison

B.L3
B.L2
B.L2
B.L1 B.L1

A2
A1

• B.L : Bon de livraison


Source : Etabli par nous-mêmes à partir des documents internes du cabinet

80
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

4-1-2-3-la facturation
Figure n°10 : Présentation de la facturation par le diagramme de circulation

Service Facturation Service Comptabilité Clients

Facture2
Facture3
Facture2
Facture1
Facture1

B2

Source : Etabli par nous-mêmes à partir des documents internes du cabinet

81
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

4-1-2-4-L’enregistrement comptable de la facture

Figure n° 11:Présentation de l’enregistrement comptable de la facture par le


diagramme de circulation
Service facturation Service comptabilité

B2

Facture3 Fac3
C.A
B.L2

B.L2

E.C

J.V

• B.L : Bon de Livraison, • E.C : Enregistrement Comptable,


• C.A : Contrôle Arithmétique • J.V : Journal des ventes

Source : Etabli par nous-mêmes à partir des documents internes du cabinet

82
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

4-2- Le questionnaire de contrôle interne

Apres la saisie de la procédure, nous avons élaboré le questionnaire de contrôle


interne adressé au chef service commercial et nous avons procédé à son analyse comme ci-
après :

4-2-1- Elaboration du questionnaire relatif au circuit ventes/clients

Tableau n °14 : Questionnaire de contrôle interne relatif au circuit ventes/clients

Questions pour le circuit ventes/ clients Réponses Observations

La fonction vente est-elle faite dans un seul Oui Le service commercial


service ?

-avez-vous un manuel de procédures ? Oui Existe mais non mis à jour


- est-il mis à jour ?
Non

-est-ce que le personnel est satisfait des Non A cause de la surcharge


procédures qui organisent le circuit ?

- est-ce que le personnel employé dans le Non -Le personnel travail


service commercial est doté d’une formation qu’avec les compétences et
continue ? expériences acquises.

- est-ce que l’entreprise a recours à une Non L’entreprise se limite à ces


stratégie de marketing ? clients classiques

Les conditions générales de rabais, Oui


ristournes, remises... sont-elles
réglementés ?

Les réductions et les délais de paiement Oui Seulement par le directeur


accordés sont-ils également approuvés et général
autorisés ?

Les commandes sont-elles centralisées Oui

Est-il possible d'expédier des Non Chaque livraison est


marchandises sans bon de commande du conditionnée par une
client ?
commande du client

Le service expédition prépare-t-il un bon Oui


d'expédition pour toute marchandise
expédiée ?
Les factures sont-elles établies à partir des Oui
documents d'expédition ?

83
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

Les factures originales sont-elles Oui


suffisamment différentes des copies pour
éviter des confusions ?
La facturation est-elle établie au jour de Oui
l'expédition ?
Contrôle-t-on que toutes les lignes de Oui
bons d'expédition sont facturées ?
Les factures faisant l'objet de conditions Non Toutes les réductions sans
de vente (prix, remises, échéances...) exception sont autorisées
différentes des conditions normales sont- par le directeur général
elles soumises à une approbation
spécifique ?
Les contestations des clients sont-elles Oui
saisies sur des bons de litige pré numérotés ?
Le service facturation s'assure-t-il Oui
• qu'il reçoit tous les bons émis ?
• que tous les bons ont été soumis à Oui
approbation ?
Existe-t-il un fichier portant une liste des Oui
clients et leurs références
Les factures sont-ils pré numérotés ? Oui

i Si oui, cette séquence est-elle utilisée pour Oui


vérifier qu'ils sont tous comptabilisés ?
Existe-t-il un contrôle permettant de Oui
s'assurer que le total du journal des ventes
est égal au total des factures et avoirs
émis dans la période ?
Vérifie-t-on que la même facture n'est pas Oui
enregistrée plusieurs fois?

Les factures annulées sont-elles conservées ? Oui

Source : Etabli par nous-mêmes à partir des documents internes du cabinet

Comme celui du circuit achats/fournisseurs, ce questionnaire est constitué aussi de


plusieurs questions dont chacune porte sur l’existence d’une procédure du contrôle, la
réponse « oui » confirme l’existence de la procédure, il s’agit d’un point fort pour l’entreprise.
La réponse « non »signifie l’inexistence de la procédure du contrôle, il s’agit d’une faiblesse
pour l’entreprise.

4-2-2--Analyse du questionnaire relatif au circuit ventes/clients

Ce questionnaire fait ressortir les points forts et les points faibles suivants :

84
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

 Points forts :

Le service commercial assure le suivi de la procédure de vente dès la réception des


commande jusqu’à le recouvrement des créances clients ce qui rend :

- Toutes les livraisons sont bien programmées , effectuées dans les délais, matérialisées
par des bons de livraison pré numérotés et établis en nombre d’exemplaires suffisants
et font l’objet d’une facturation rapide grâce à un logiciel en la matière.
- Toutes les factures bien pré numérotées et établies en nombre d’exemplaires
suffisants.
- Le recouvrement de la quasi-totalité des créances souple grâce au fichier bien détaille
des clients et leurs références.

 Points faibles

Le circuit ventes/clients recèle des faiblesses à noter :

- La surcharge de travail et le manque de formation ;


- La non mise à jour du manuel de procédures de contrôle interne ;
-Absence d’une stratégie de marketing ;
-L’autorisation des réductions par une seule personne ;
-Limitation de la vente aux clients classiques de l'entreprise.

4-3-- La grille de séparation des taches

4 -3-1-Elaboration de la grille relative au circuit ventes/clients

Apres le questionnaire de contrôle interne, nous allons aussi procéder à l’élaboration


de la grille de séparation des taches et à son analyse, comme suit :

85
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

Tableau n°15 : Grille de séparation des taches relative au circuit ventes/clients

Grille de séparation des taches : Circuit Ventes/clients

Personnel concerné
Fonctions
Service Service Service Directeur Magasinier Service
commercial comptable financier Général facturation
Centralisation 
des commandes
clients
Autorisation 
des réductions
Livraison 
Facturation des
ventes

Enregistrement 
de la facture
Encaissement
des ventes au

comptant
Suivie de 
recouvrement
Source : Etabli par nous-mêmes à partir des documents internes du cabinet

Cette grille porte une liste des tâches ou fonctions incompatibles du circuit
ventes/clients, et les personnes concernées par ces tâches. L’exercice de deux tâches ou plus
par la même personne signifie l’existence d’un cumul des tâches incompatibles, qui est la
cause fréquente des détournement au sein des entreprises.

4-3-2-Analyse de la grille relative au circuit ventes/clients

De l’analyse de la grille de séparation des taches du circuit ventes/clients il s’avère


qu’au service facturation, il existe un cumul de deux taches incompatibles, la facturation des
ventes et l’encaissement.

86
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

4-4- : Evaluation définitive du circuit ventes /clients

Après contrôle de la conformité des procédures saisies et l’exploitation du


questionnaire de contrôle interne et de la grille de séparation des taches nous allons procéder à
l’appréciation de ce circuit qui va aboutir à l’élaboration des feuilles d’analyse de problèmes.

4-4-1 Appréciation du circuit ventes /clients

Le tableau ci-dessous présente l’appréciation du circuit ventes/clients en matière de


contrôle mis en place :

87
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

Tableau n°16 : Appréciation du circuit ventes /clients

Objectifs Moyens Faiblesses et risques Recommandations

-la négociation, la -La négociation -Il n y a pas une autre -Le responsable des
centralisation des avec le client est personne qui autorise ventes doit avoir
commandes clients assurée par le les réductions en l’autorisation pour
et la service expédition cas d’absence du accorder des
programmation lié au service directeur général : réductions
des livraisons commercial ,qui fait  Mauvaise politique commerciales aux
la centralisation des de vente qui risque clients.
commandes clients de diminuer le -L’obligation de
dans un cahier de volume des ventes. mettre une politique
suivi de commandes. - Absence de de marketing basée
-Les réductions prolongation de délai sur le service après
commerciales sont de crédit accordé, vente, publicité, avec
accordées par le même dans les cas une politique de
directeur général. exceptionnels : crédit souple, afin
- Le délai de crédit  Politique de de ne pas perdre des
- accordé ne dépasse crédit rigide qui clients et de résister à
pas trois mois. risque de faire la concurrence.
-La livraison sera perdre des clients
programmée en et par conséquent
fonction de la diminution des
disponibilité des recettes.
articles, et le délai
demandé par le
client.

• La réalisation de -La livraison des -Le bon de livraison -Le bon de livraison
la livraison. articles par le n’est pas établi en doit être établi en
magasinier se traduit nombre d’exemplaires quatre exemplaires :
par un bon de suffisants et pas - Le 1ièr destiné au

88
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

livraison établi en convenablement client ;


trois copies : dispatché : - Le 2ième destiné au
- La 1ière est envoyé  Insuffisance dans le service
au client ; système de facturation ;
- La 2ième destinée au documentation. - Le 3ième destiné au
service  Difficulté du service
facturation ; contrôle. comptabilité.
- La 3ième est - Et enfin Le 4ième est
conservée par le destiné au
magasinier. magasinier ;

• La facturation. -A la base de la -La facture présentée en -La facture doit


2ième copie du bon de nombre d’exemplaire être établie en
livraison, le insuffisant : quatre copies :
responsable de  Difficulté du - La 1ière destinée au
facturation établit la contrôle. client ;
facture en trois - La 2ième destinée
copies : au service
- La 1ière est envoyée comptabilité ;
au client ; - La 3ième destinée
- La 2ième adressée au service
au service financier.
comptabilité ; - Et enfin la 4ième
- La 3ième est destinée au service
conservée par le facturation.
responsable de la
facturation.

89
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

• L’enregistrement -Le responsable de la -Destruction des pièces -Les pièces


de la facture. facturation adresse justificatives : justificatives et les
au comptable la 2ième  Risque de documents
copie du bon de détournement. comptables doivent
livraison et la 3ième être conservés
copie de la facture. jusqu’au délai prévu
Le comptable fait le par la réglementation
contrôle en vigueur.
arithmétique, puis il
enregistre la facture
dans le journal des
ventes. Après, il
détruit la 2ième copie
du bon de livraison
et la 3ième copie de la
facture.

• Le recouvrement -Le responsable de la -Cumul des -Le recouvrement


des créances facturation encaisse fonctions recouvrement des recettes ventes
clients les montants des et facturation. (comptant et crédit)
ventes au comptant  Risque de doit être confié au
et le financier détournement des financier.
recouvre les créances fonds.
clients.

Source : Elaboré par nous-mêmes.

90
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

4-4-2-Elaboration des FRAP

Tableau n°17 : FRAP 06

FRAP n° 06 circuit ventes/clients EURL ALGERIE-POMPES

Problème : Mauvaise commercialisation

Constat : Autorisation limitée des réductions et rigidité dans l’octroi des délais de règlement
clients.

Cause : Absence d’une stratégie de marketing

Conséquence : Possibilité de perte des clients et diminution du volume des ventes.

Recommandation : Mettre en œuvre une stratégie de marketing basée sur la souplesse dans
l’octroi des réductions et délais de règlement clients.
Source : Elaboré par nous-mêmes.

Tableau n°18 : FRAP 07

FRAP n° 07 circuit ventes/clients EURL ALGERIE-POMPES

Problème : Mauvais système de documentation

Constat : Le bon de livraison et la facture ne sont pas établis en nombre d’exemplaires


suffisants

Cause : Le non mise à jour du manuel des procédures de contrôle interne.

Conséquence : Difficulté du contrôle.

Recommandation : Une quatrième copie du bon de livraison et de la facture doit être


établie, celle du bon de livraison sera adressée au service comptabilité et celle de la facture
sera envoyée au service financier.
Source : Elaboré par nous-mêmes.

91
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

Tableau n°19 : FRAP 08

FRAP n° 08 circuit ventes/clients EURL ALGERIE-POMPES

Problème : Non respect du principe de traçabilité

Constat : Destruction de pièces justificatives (bon de livraison et facture) par le comptable

Cause : La non mise à jour du manuel des procédures de contrôle interne

Conséquence : Possibilité de détournement

Recommandation : Conservation des pièces justificatifs jusqu’au délai prévu par la


réglementation en vigueur
Source : Elaboré par nous-mêmes.

Tableau n°20 : FRAP 09

FRAP n° 09 circuit ventes/clients EURL ALGERIE-POMPES

Problème : Cumul des fonctions

Constat : Le responsable du service facturation établit les factures et encaisse les montants
des ventes au comptant.

Cause : La non mise à jour du manuel des procédures de contrôle interne .

Conséquence : Possibilité de détournement des fonds

Recommandation : Le recouvrement des recettes ventes au comptant ou à crédit doit etre


confié au financier.
Source : Elaboré par nous-mêmes.

92
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

4-5- : Conclusion de l’évaluation du circuit ventes/clients

Les conclusions tirées de ce circuit seront présentées sur le rapport final


d’évaluation du système de contrôle interne.

La conclusion de l’évaluation du circuit ventes /clients se présente comme suit :

Les anomalies rencontrées au niveau du circuit ventes/ clients sont :

• Limitation de l’octroi des réductions à l’autorisation du


directeur général.
• Le non établissement du bon de livraison et de la facture en
nombre d’exemplaires suffisants.
• La destruction des pièces justificatives (bon de livraison et
facture) par le comptable.
• Le cumul de deux fonctions par le responsable du service
facturation à savoir l’établissement des factures et
encaissement des montants des ventes au comptant.

Toutes ces anomalies découlent de non respect des principes de contrôle interne à
savoir, le principe de séparation des fonctions, de traçabilité, de l’identification préalable des
taches et pouvoirs, ainsi que la compétence du personnel.

Cet état de fait va influencer négativement sur la qualité du système de contrôle


interne en général, et la fidélité ainsi que la transparence des informations comptables et
financières en particulier.

La direction générale doit mettre en place les mesures correctives adéquates afin
d’assurer le respect de ces principes, à cet effet nous présentant les recommandations
suivantes :

• La mise en œuvre d’une stratégie de marketing basée sur la


souplesse dans l’octroi des réductions et délais de règlement
clients.
• L’établissement d’une quatrième copie du bon de livraison et de
la facture, celle du bon de livraison sera adressée au service

93
Chapitre IV Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne

comptabilité et celle de la facture sera envoyée au service


financier.
• La conservation des pièces justificatives jusqu’au délai prévu par
la réglementation en vigueur.
• Le recouvrement des recettes des ventes au comptant ou à crédit
doit être confié au financier.

Conclusion
Nous avons essayé dans ce chapitre, de conduire une mission spéciale d’évaluation
du système de contrôle interne en se focalisant sur l’évaluation des circuits importants de
l’activité de la société à savoir, le circuit achats/fournisseurs et le circuit ventes/clients, et
ce, en suivant les étapes d’une méthodologie adoptée par le cabinet de commissariat aux
comptes, et avec l’utilisation des documents et outils nécessaires ( organigrammes,
diagrammes de circulation , questionnaires de contrôle interne ...) .
Dans ce travail, nous avons essayé de répondre à la problématique de départ,
d’identifier les points essentiels concernant la réalisation d’une mission d’évaluation du
système de contrôle interne au sein d’une entreprise, de confirmer la conformité de la
démarché adopté pour l’évaluation de l’ EURL ALGERIE-POMPES avec celle édictée par le
référentiel international « COSO » ,et enfin de démontrer la contribution de l’évaluation du
système de contrôle interne pour la pérennité de l’entreprise .

L’intérêt recherché est de fournir un aperçu sur la pratique de l’évaluation du système


de contrôle interne et sur son importance pour la vie d’une entreprise.

Egalement, l’intérêt de ce modeste travail est de fournir aussi à la direction générale


de l’EURL ALGERIE –POMPES, des recommandations permettant de renforcer son système
de contrôle interne, pour faire face aux risques constatés et par conséquent de garantir sa
pérennité.

94
Conclusion Générale
Conclusion Générale

Conclusion Générale

L’information financière joue un rôle fondamental dans la prise de décision. En effet,


pour prendre une décision efficace, le décideur doit avoir des informations sincères et
crédibles. Toutefois, la qualité de l’information recherchée peut être influencée par plusieurs
variables tels que, la conception des procédures de traitement de l’ensemble des opérations
de l’entreprise et l’organisation du système de contrôle interne.

Un système de contrôle interne efficace garantit pour l’entreprise un certain niveau de


sécurité financière et un bon fonctionnement de l’activité et ce, à partir de la mise en place des
manuels de procédures de contrôle et un système de documentation efficace. D’autre part,
l’évaluation de contrôle interne est indispensable dans le sens où elle permet l’amélioration
des procédures de contrôle par la correction des erreurs et des défaillances constatées, comme
elle permet d’adapter le système de contrôle interne dans sa globalité à la taille et aux besoins
de l’entreprise.

L’étude de cas nous a permis de réaliser une mission d’évaluation du système de


contrôle interne à l’aide d’un cabinet de commissariat aux comptes, la démarche adopté par ce
cabinet pour la réalisation de ce genre de mission conforme à celle édictée par le référentiel
international « COSO » exposée dans la partie théorique.

. Cette mission est portée sur l’évaluation des circuits d’activité achats/fournisseurs et
ventes/clients d’une entreprise cas EURL ALGERIE-POMPES .Apres évaluation, il a été
constaté l’existence des points forts de contrôle interne à savoir, l’exécution de contrôle
arithmétique par le comptable, le contrôle quantitatif des marchandises avant toute opération
de stockage et le bon suivi des créances clients.

Néanmoins, le système de contrôle interne reste le champ de plusieurs faiblesses.


Parmi ces défaillances nous citerons : qualitatif de la marchandise lors de sa réception et le
manque d’une stratégie de marketing.

D’autres part, le principe du système de documentation et d’information n’est pas été


respecté, le fait que, le comptable détruit les pièces justificatives (bon de commande, facture,
bon de réception). A cela s’ajoute, le cumul des fonctions qui découle d’une mauvaise
répartition des tâches et des responsabilités, bien que, le magasinier détient les fiches de stock,
exprime le besoin et établit la demande d’achat.

95
Conclusion Générale

Toutes ces défaillances et faiblesses découlent de non respect des principes de contrôle
interne et de l’absence d’un service d’audit interne.

Pour remédier à toutes les faiblisses constatées, nous avons présenter à la directions
générale de l’entreprise plusieurs recommandations, nous citerons :

• La sélection des fournisseurs doit être confiée à une commission et se


fera à la base d’un tableau comparatif des offres.
• L’installation d’un service technique qui se chargera du contrôle de la
qualité de la marchandise dés sa réception.
• Conservation des pièces justificatifs jusqu’au délai prévu par la
réglementation en vigueur.
• L’exercice du contrôle arithmétique et documentaire par le financier doit
être systématique.
• La mise en œuvre d’une stratégie de marketing basée sur la souplesse
dans l’octroi des réductions et délais de règlement clients.
• Le recouvrement des recettes des ventes au comptant ou à crédit doit être
confié au financier.

Ces recommandations sont d’une importance majeure dans la mesure où les


défaillances constatées est souvent les causes fréquentes des détournements, des fraudes et de
la détérioration du niveau de la performance et par conséquence la faillite d’une entreprise.

En fait, la garantie de la pérennité de l’entreprise, reste conditionnée par la mise en


place d’un système de contrôle interne efficace et par l’évaluation permanente de ce système .

96
Table des Matières
Table des Matières

Table des Matières

Liste des abréviations


Liste des tableaux et figures
Sommaire
Introduction générale………………………………………………………………………….. 01
Chapitre I : Présentation du système de contrôle interne……………………………….......... 04
Section 1 : Présentation de la notion de contrôle interne…………………………………… 04
1-1- Définition du contrôle interne………………………………………………………………. 04
1-1-1- Définition de l’ordre des experts comptables (OEC) français……………………………. 04
1-1-2- Définition de la compagne nationale des commissaires aux comptes (CNCC)…………... 05
1-1-3- Définition de la commission treadway (COSO)………………………………………….. 05
1-1-4- Définition générale du contrôle interne…………………………………………………... 05
1-2- La relation entre le contrôle interne et l’audit interne………………………………………. 06
Section 2 : Objectifs et principes du contrôle interne…………………………………………. 07
2-1-Objectifs du contrôle interne…………………………………………………………………. 07
2-1-1- La sauvegarde des actifs…………………………………………………………………... 07
2-1-2 La garantie de la fiabilité de l’information…………………………………………………. 07
2-1-3 Le respect de l’application des instructions de la direction………………………………… 07
2-1-4 L’amélioration des performances (efficience et efficacité)………………………………… 08
2-2-Principes du contrôle interne…………………………………………………………………. 08
2-2-1- Une structure administrative adéquate…………………………………………………….. 08
2-2-1-1- La coordination entre les différentes structures de l’entreprise…………………………. 08
2-2-1-2- La séparation des responsabilités………………………………………………………... 08
2-2-1-3- La séparation des fonctions incompatibles……………………………………………… 09
2-2-2- Un système de documentations et d’informations………………………………………… 09
2-2-3- Un système d’autorisation et de supervision………………………………………………. 09
2-2-4- Un personnel qualifié……………………………………………………………………… 10
2-2-5- Un système comptable approprié………………………………………………………….. 10
2-2-6- Une protection adéquate des biens………………………………………………………… 10
Section 3 : Les composantes du contrôle interne……………………………………………… 11
3-1- L’environnement de contrôle……………………………………………………………… 11
3-2- Les processus d’évaluation des risques de l’entité…………………………………………... 12
3-3- Le système d’information……………………………………………………………………. 12
3-4- Les activités de contrôle……………………………………………………………………... 12
3-5- Le suivi des contrôles………………………………………………………………………... 13
Section 4 : Les acteurs et limites du contrôle interne…………………………………………. 13
4-1- Les acteurs du contrôle interne………………………………………………………………. 13
4-1-1- Le conseil du surveillance et comité d’audit………………………………………………. 13
4-1-2- La direction générale ou le directoire……………………………………………………... 14
4-1-3- L’audit interne……………………………………………………………………………... 14
4-1-4- Le personnel de l’entité…………………………………………………………………… 14
4-1-5- Les acteurs externes à l’entité…………………………………………………………….. 14
4-2- Les limites du contrôle interne………………………………………………………………. 15
4-2-1- Le facteur humain…………………………………………………………………………. 15
4-2-2- Les contraintes financières………………………………………………………………… 16
4-2-3- Les changements organisationnels et l’attitude du management………………………….. 16
Table des Matières

Conclusion………………………………………………………………………………………... 17
Chapitre II : Processus d’évaluation du système de contrôle interne……………………….. 18
Section 1 : Prise de connaissance générale de l’entreprise……………………………………. 18
1-1- La nécessité d’une bonne compréhension de l’entreprise et de son organisation…………… 18
1-2- Les moyens mis en œuvres…………………………………………………………………... 19
1-2-1- Demande d’informations…………………………………………………………………... 19
1-2-2- Observation physique……………………………………………………………………… 19
1-2-3- Procédure analytique………………………………………………………………………. 19
Section 2 : Examen et évaluation des procédures de contrôle interne……………………….. 20
2-1- La saisie de la procédure…………………………………………………………………….. 21
2-1-1- Techniques de narration (memorandum)………………………………………………… 21
2-1-2- Techniques descriptives (flow sharte)……………………………………………………... 22
2-2- Test de conformité…………………………………………………………………………… 23
2-2-1- Etendues des testes de conformité………………………………………………………… 23
2-2-2- Nature des tests……………………………………………………………………………. 24
2-3- Evaluation préliminaire……………………………………………………………………… 24
2-3-1- Apport de l’évaluation préliminaire……………………………………………………….. 24
2-3-2- Objectifs de l’évaluation préliminaire……………………………………………………... 24
2-4- Tests de permanence………………………………………………………………………… 25
2-5- Evaluation définitive du contrôle interne……………………………………………………. 25
Section 3 : Le contrôle complémentaire lié à l’usage de l’outil informatique………………. 25
3-1- La maitrise des données……………………………………………………………………... 26
3-1-1- Identifie les flux de données………………………………………………………………. 26
3-1-2- Contrôler les données……………………………………………………………………… 26
3-1-3- Obtenir une cartographie des bases de données…………………………………………… 27
3-1-4- Vérifier l’existence des chemins de révision……………………………………………… 28
3-2- Audit des applications informatiques………………………………………………………... 28
3-2-1- Apport des contrôles applicatifs…………………………………………………………… 29
3-2-2- Exemples des contrôles applicatifs………………………………………………………... 29
3-2-2-1- Traitement des données…………………………………………………………………. 29
3-2-2-2- Sortie des données………………………………………………………………………. 30
Conclusion………………………………………………………………………………………... 31
Chapitre III : Mise en œuvre de l’évaluation des circuits d’activités d’une entreprise…….. 32
Section 1 : Définition, présentation et objectifs de l’évaluation de circuit d’activité d’une
entreprise………………………………………………………………………………………… 32
1-1- Définition d’un circuit d’activité…………………………………………………………. 33
1-2- La présentation des circuits d’activité d’une entreprise………………………………….. 33
1-2-1- Le circuit achats / fournisseurs…………………………………………………………….. 33
1-2-2- Le circuit production / stock………………………………………………………………. 33
1-2-3- Le circuit ventes / clients………………………………………………………………….. 33
1-2-4- Le circuit immobilisations………………………………………………………………… 34
1-2-5- Le circuit trésorerie………………………………………………………………………... 34
1-3- Les objectifs de l’évaluation des circuits d’activités d’une entreprise…………………… 34
1-3-1-Les objectifs de l’évaluation du circuit achats / fournisseurs…………………………….. 34
1-3-2-Les objectifs de l’évaluation du circuit production / stock……………………………….. 35
1-3-3-Les objectifs de l’évaluation du circuit ventes / clients…………………………………... 35
1-3-4-Les objectifs de l’évaluation du circuit immobilisations…………………………………. 36
1-3-5-Les objectifs de l’évaluation du circuit trésorerie………………………………………… 37
1-3-6-Les objectifs de l’évaluation du circuit paie personnel…………………………………… 37
Table des Matières

Section 2 : Méthodologie d’évaluation d’un circuit d’activité………………………………... 38


2-1- Phase préalable à l’évaluation……………………………………………………………….. 38
2-2- Phase de préparation…………………………………………………………………………. 39
2-3- Phase de réalisation………………………………………………………………………….. 39
2-3-1- Les étapes de réalisation de l’évaluation d’un circuit……………………………………... 40
2-3-2- Les outils de réalisation de l’évaluation d’un circuit……………………………………… 40
2-3-2-1- Le diagramme de circulation……………………………………………………………. 40
2-3-2-2- Le questionnaire de contrôle interne……………………………………………………. 40
2-3-2-3- La grille de séparation des taches……………………………………………………….. 42
2-3-2-4- Les feuilles de révélations et d’analyse des problèmes………………………………… 43
2-4- Phase de conclusion et établissement du rapport de mission……………………………….. 45
Section 3 : Principes et procédures d’évaluation relatifs aux circuits achats/fournisseurs
et ventes/clients………………………………………………………………………………….. 45
3-1- principes et procédures relatifs au circuit achats/fournisseurs……………………………… 45
3-1-1- Principes de travail relatifs au circuit achats/fournisseurs………………………………… 45
3-1-1-1- La séparation des taches incompatibles…………………………………………………. 45
3-1-1-2- L’existence d’un système adéquat de gestion de stock…………………………………. 46
3-1-2- Procédures de travail relatives au circuit achats/fournisseurs…………………………….. 46
3-1-2-1- Phase de l’expression et de contrôle de l’opportunité de besoin………………………... 46
3-1-2-2- Phase de consultation des fournisseurs………………………………………………….. 46
3-1-2-3- Phase de sélection des fournisseurs, passation et suivi des commandes………………... 47
3-1-2-4- Phase de contrôle de la réception……………………………………………………….. 47
3-1-2-5- Phase de contrôle et d’enregistrement de la facture…………………………………….. 48
3-1-2-6- Phase de règlement et d’enregistrement du règlement………………………………….. 48
3-2- Principes et procédures relatifs au circuit ventes/clients…………………………………….. 49
3-2-1- Principes de travail relatifs au circuit ventes/clients………………………………………. 49
3-2-1-1- La séparation des taches incompatibles…………………………………………………. 49
3-2-1-2- Stratégie et politique de marketing adéquat…………………………………………….. 49
3-2-2- Procédures de travail relatives au circuit ventes/clients…………………………………... 49
3-2-2-1- Phase de négociation, de réception des commandes clients et de programmation de la
livraison………………………………………………………………………………………….... 49
3-2-2-2- Phase de livraison……………………………………………………………………….. 50
3-2-2-3- Phase de la facturation…………………………………………………………………... 50
3-2-2-4- Phase d’enregistrement de la facture……………………………………………………. 51
3-2-2-5- Phase de suivi de recouvrement des créances clients…………………………………… 51
Conclusion……………………………………………………………………………………....... 52
Chapitre IV : Réalisation d’une mission d’évaluation du système de contrôle interne…….. 53
Section 1 : Présentation de l’organisme d’accueil……………………………………………... 53
1-1- Organigramme de cabinet………………………………………………………………… 54
1-2- Dispositifs du cabinet…………………………………………………………………….. 54
Section 2 : Préalable et préparation de la mission d’évaluation du système de contrôle
interne de l’EURL ALGERIE-POMPES……………………………………………………… 55
2-1- Préalable à l’évaluation……………………………………………………………………… 55
2-2- Préparation de la mission……………………………………………………………………. 55
2-2-1- Prise de connaissance et compréhension générale de l’entreprise………………………… 55
2-2-2- Organigramme de l’entreprise…………………………………………………………….. 56
Section 3 : Evaluation du circuit achats /fournisseurs………………………………………... 57
3-1- Saisie de la procédure………………………………………………………………………... 57
3-1-1- Présentation narrative du circuit achats / fournisseurs (technique de memorandum)…….. 58
Table des Matières

3-1-1-1- L’expression de besoin d’approvisionnement et établissement des commandes……….. 58


3-1-1-2- La réception des marchandises………………………………………………………….. 58
3-1-1-3- Enregistrement de la facture d’achat 59
3-1-1-4- Règlement de la facture…………………………………………………………………. 59
3-1-1-5- Comptabilisation du règlement………………………………………………………….. 60
3-1-2- Présentation descriptive du circuit achats/fournisseurs (diagramme de circulation)……… 60
3-1-2-1- L’expression des besoins d’approvisionnement et établissement des commandes……... 60
3-1-2-2- Réception de la marchandise……………………………………………………………. 61
3-1-2-3- Enregistrement de la facture d’achat……………………………………………………. 62
3-1-2-4- Règlement et enregistrement du règlement de la facture d’achat……………………….. 63
3-2- Le questionnaire de contrôle interne………………………………………………………… 64
3-2-1- Elaboration du questionnaire relatif au circuit achats/fournisseurs……………………….. 64
3-2-2- Analyse du questionnaire relatif au circuit achats/fournisseurs…………………………… 66
3-3- La grille de séparation des taches……………………………………………………………. 67
3-3-1- Elaboration de la grille relative au circuit achats / fournisseurs…………………………... 67
3-3-2- Analyse de la grille relative au circuit achats / fournisseurs………………………………. 68
3-4- Evaluation définitive du circuit achats / fournisseurs……………………………………….. 68
3-4-1- Appréciation du circuit achats / fournisseurs……………………………………………… 68
3-4-2- Elaboration des FRAP……………………………………………………………………... 73
3-5- Conclusion de l’évaluation du circuit achats / fournisseurs…………………………………. 75
Section 4 : Evaluation du circuit ventes / clients………………………………………………. 76
4-1- Saisie de la procédure………………………………………………………………………... 77
4-1-1- Présentation narrative du circuit ventes / clients…………………………………………... 77
4-1-1-1- La négociation, la réception des commandes et la programmation des livraisons……… 77
4-1-1-2- La livraison des marchandises…………………………………………………………... 77
4-1-1-3- La facturation……………………………………………………………………………. 77
4-1-1-4- L’enregistrement des factures clients…………………………………………………… 78
4-1-1-5- Le suivi et l’enregistrement des règlements clients……………………………………... 78
4-1-2- Présentation descriptive du circuit ventes / clients………………………………………... 78
4-1-2-1- La négociation et la réception des commandes clients………………………………….. 79
4-1-2-2- La livraison de marchandise…………………………………………………………….. 80
4-1-2-3- La facturation………………………………………………………………………….... 81
4-1-2-4- L’enregistrement comptable de la facture………………………………………………. 82
4-2- Le questionnaire de contrôle interne……………………………………………………….... 83
4-2-1- Elaboration du questionnaire relatif au circuit ventes / clients……………………………. 83
4-2-2- Analyse du questionnaire relatif au circuit ventes / clients………………………………... 84
4-3- La grille de séparation des taches…………………………………………………………… 85
4-3-1- Elaboration de la grille relative au circuit ventes / clients………………………………... 85
4-3-2- Analyse de la grille relative au circuit ventes / clients…………………………………..... 86
4-4- Evaluation définitive du circuit ventes / clients…………………………………………….. 87
4-4-1- Appréciation du circuit ventes / clients…………………………………………………… 87
4-4-2- Elaboration des FRAP…………………………………………………………………….. 91
4-5- Conclusion de l’évaluation du circuit ventes / clients………………………………………. 93
Table des Matières

Conclusion……………………………………………………………………………………....... 94
Conclusion générale…………………………………………………………………………...... 95
Bibliographie
Bibliographie

Ouvrages :

 COMBES.J-E et LABROUSSE.M-C , Audit financier et contrôle de gestion ,


edition Union , 1997.
 GRAND.B et VERDALLE.B, Audit comptable et financier ; Edition Economica,
1999.
 MAIRESSE.M-P et OBERT.R , Comptabilité et Audit : Manuel d’applications ;2éme
édition, édition Dunod, 2009.
 RENARD.J , théorie et pratique de l’audit interne , 4éme et 5éme édition, édition
d’organisation, Paris,2002et 2004 .
 XAVIER .D ,comptabilité et audit ; Edition eyrolles, Paris, 2012.

Thèses et Mémoires :

 BENMAROUF.Y : Audit total ; Approche globale par le politique à long terme par la
qualité, Thèse de Magister, Université d’Alger, 2007.

AUTRES DOCUMENTS :

 BOUDRIGUA. Z , commissaire aux comptes, séminaire méthodologie d’audit et


d’évaluation du contrôle interne, Alger,2006.
 Chambre fiduciaire suisse, guide d’audit des applications informatiques .2008 .
 HECHEM . A, résumé du guide de l’IFAC pour utilisation des normes internationales
d’audit. 2006
 HOUARI. A , commissaire aux comptes, rapport de l’ordre national des experts
comptables, des commissaires aux comptes et des comptables agrées,2010.
 SFAYHI. N , guide pour utilisation des normes internationales d’audit,2007.
 VAMPS , guide de mise en œuvre et cadre de référence du contrôle interne,2004.
Bibliographie
Annexes
Résumé

Ce travail porte sur l’évaluation du système de contrôle interne d’une entreprise,


l’objectif principal est de s’assurer de la protection adéquate des actifs, de la fidélité des
états financiers, de l’application des instructions de la direction générale, et de
l’amélioration de la performance de l’entreprise.

Pour cela, ce travail est construit d’une manière progressive ; En premier lieu,
nous avons essayé de cerner les concepts relatifs au contrôle interne. Dans un second
temps, nous avons présenté le processus d’évaluation du système de contrôle interne. En
troisième lieu, nous avons présenté la démarche de mise en œuvre du système de
contrôle interne à travers les circuits d’activité de l’entreprise. Enfin, nous avons
terminé notre travail par un stage pratique effectué au sein d’un cabinet de
commissariat aux comptes qui nous a permis de réaliser une mission d’évaluation du
système de contrôle interne de l’entreprise EURL ALGERIE-POMPES, afin de soulever
les points forts et les points faibles du système de contrôle interne, de détecter les
anomalies et enfin, de proposer des recommandations pour éliminer les
disfonctionnements du système.

Mots clés : Audit, système de contrôle interne, évaluation du système du contrôle


interne.