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Les profils idéals des médiateurs et

arbitres conditions d’éligibilité et


sanctions

Fait par : MARAH Ihssane et MOUTAMANI Sofia


A l’attention de Mr :JELLOULI Moussa
 Partie I : Le cadre légal de la médiation
 A/: Les conditions primordial du
médiateur
 B/:Les sanctions
Partie II : Le cadre légal de L’arbitrage
 A/ Les conditions requises pour être
arbitre :
 B/: Les sanctions .
La médiation:
est ce qu’on appelle une justice douce,
c’est le nouveau concept adopté pour la résolution
des conflits à l'amiable loin des tribunaux,
la lenteur et la souplesse de la procédure .
Elle se fonde sur l'art du langage pour permettre
la création ou re-création de lien entre des
personnes en conflit.
Elle implique l'intervention d'un tiers neutre,
impartial et indépendant, le médiateur,
lequel est un intermédiaire dans les relations.
 Le mot
« médiation »,
 Ils ont pu le tenir, par
avant d'être un mot
association d'idées du
latin (medium,
nom de ce pays
medius, mediator),
disparu, la Médie,
semble avoir été
pays voisin des terres
utilisé par les
de l'ancienne Perse
Romains,
devenu l'Iran.
notamment pour le
Toutefois, le mot
mot méditerranée.
mediolanon désignait
en Gaule celtique le
centre d'un territoire
la médiation peut sembler avoir plusieurs histoires.
Selon certains auteurs, elle est pratiqué depuis très
longtemps, aussi longtemps que des tiers
interviennent dans les conflits d'autrui.
Mais il est clair que si l'intervention de tiers
dans les différends de toute nature se pratique
depuis longtemps, il ne s'agit pas de la médiation
impliquant neutralité, impartialité et indépendance.
Pacifier le conflit
Trouver un
en permettant à
accord:
chacun :

- d’exprimer ses
ressentis,

Responsabiliser les parties en leur


permettant de trouver elles-mêmes
une solution à leur litige.
-les parties définissent les modalités de
la médiation, avec le médiateur auquel
La médiation elles confient la responsabilité de la
en appelle à la garantie de son bon déroulement ;
responsabilité -elle s'adapte aux différents contextes ;
personnelle et elle est un huis-clos : un processus
confidentiel auquel les parties et le
la liberté de médiateur s'engagent ;
consentement
-elle est économique, en temps et en
de chaque argent : moins coûteuse et aléatoire
partie : qu'un rapport de force ou une
procédure judiciaire ;
-elle s'inscrit dans la réalité relationnelle : prise en compte
le caractère durable ou non durable des relations entre les
parties ;

-elle intègre la réflexion et la créativité de chacun, ouvre à


un esprit de contribution pour la résolution des différends
et des problèmes ;

-elle a des avantages qui dépassent la situation en cause :


permet d'examiner les aspects d'un différend et d'anticiper
les risques inhérents à la mise en œuvre de l'accord ;

-elle va de la qualité relationnelle à la négociation : intègre


un processus créatif -elle va jusqu'à la conclusion d'un
accord ;
le médiateur présente des garanties professionnelles
La loi du 08-05 du
06/12/2007 qui
règlement la médiation
conventionnelle pour la
première fois au Maroc Cette loi abroge et
remplace les chapitre
VIII du titre V du code
de la procédure civile.
la troisième
- la première permet - la seconde donne la
à chacune des parties permet de possibilité de
d’exprimer sa déterminer les dégager
position dans toute intérêts et les ensemble une
sa dimension, y besoins de chacun solution
compris affective, et de les faire donnant
puis de s’assurer comprendre par mutuellement
qu’elle est comprise toutes les parties, satisfaction aux
ou non par l’autre, parties.
 L’impartialité :Le médiateur n’a pas à prendre parti ni à privilégier un
point de vue sur un autre.
- Il s’interdit d’exercer avec les mêmes personnes une autre fonction que
celle de médiateur.
- Il ne peut intervenir dans une médiation impliquant des personnes
avec lesquelles il entretient des liens personnels ou économiques.

 L’autonomie : Il appartient au médiateur, de préserver l’autonomie de sa


mission et de la refuser le cas échéant, de la suspendre ou de
l’interrompre si les conditions nécessaires ne lui semblent pas ou ne lui
semblent plus remplies - Il veille à l’équité de l’accord envisagé.

 La compétence : Le médiateur possède une qualification dans les


techniques de la médiation. Il doit participer de manière régulière et
impérative à des séances collectives d’analyse de la pratique lui
permettant de procéder à une réflexion sur les conditions d’exercice de
son activité de médiateur.
 Le meilleur médiateur soit une personne physique ou
morale est doit avoir certaines profils pour exerce cette
mission :
 -Le médiateur doit être un professionnel, spécialiste,
formé et de bonnes connaissances en matière d’affaires.
 -le médiateur est indépendant par apport les autres
institutions introduit dans un litige.
 - Ne pas avoir fait l'objet d'une condamnation devenue
définitive pour des faits contraires à l’honneur, à la
probité ou aux bonnes mœurs ou le privant de la
capacité d’exercer ses droits civils.
 -la mission d’un médiateur ne peut être confiée qu’à une
personne physique ou morale (institution) en pleine
capacité.
 En cas du non respect des dispositions des conditions la loi précise des sanctions :
 Si le médiateur choisi n’a pas respecté l’obligation du secret professionnel a l’égard
des tiers dans les termes et sous peine des sanctions relatives au secret
professionnel prévues par le code pénal selon l’article 446 CP : Les médecins,
chirurgiens ou officiers de santé, ainsi que les pharmaciens, les sages-femmes ou
toutes autres personnes dépositaires, par état ou profession ou par fonctions
permanentes ou temporaires, des secrets qu'on leur confie, qui, hors le cas où la loi
les oblige ou les autorise à se porter dénonciateurs, ont révélé ces secrets, sont
punis de l'emprisonnement d'un mois à six mois et d'une amende de mille deux
cent à vingt mille dirhams.
 La loi a accordé selon l’article 322et 323 CPC aux parties en cas de violation des
droits de la défense, en permettant aux parties de récuser les médiateurs.
 Parmi les conditions de validité des conventions de médiation ainsi que la
procédure à suivre sont conformément a celles prévues pour l’arbitrage .La
convention de médiation doit être établie par écrit sous peine de nullité, elle doit
déterminer l’objet du litige et désigner le médiateur ou prévoir les modalités de sa
désignation. Si le médiateur n’est pas encore saisi la juridiction déclarer
l’irrecevabilité327-64de la loi 08-05 celle-ci a la demande de l’une des parties.
L’arbitrage est l’institution par laquelle un tiers règle un différend entre plusieurs parties.
L’arbitre est doté d’un pouvoir juridictionnel : sa décision a l’autorité de chose jugée.
L’arbitrage est un mode de règlement des litiges consistant à recourir à une ou plusieurs
personnes privées (arbitres) choisies par les parties pour obtenir une décision
impérative, en dehors des juridictions étatiques.
Historique
 La procédure d’arbitrage a été introduite au Maroc, dans la forme moderne du terme
par le dahir de 1913.
 En 1974, dans le cadre de la réforme de la procédure civile, le législateur a remanié et
complété l’ensemble des textes précédents dans le but de simplifier le système des voies
de recours.
 Le 24 juillet 2007 une loi sur l’arbitrage et la médiation conventionnelle (loi 05.08) a été votée
par le parlement marocain.

 Cette loi est considérée comme un cadre général pour l’exercice de l'arbitrage et de la
médiation.
 L’accord intervenu entre les parties à l’occasion d’une procédure de
conciliation est le plus souvent concrétisé dans un procès-verbal de
conciliation signé par les parties et le conciliateur .cette pratique est
empruntée à la pratique judicaire consacrée par l’article 130 du NCPC,
aux termes duquel le juge peut consacrer la solution négociée par les
parties à l’instance dans un procès-verbal .toutefois ,le procès-verbal de
conciliation n’est pas une décision juridictionnelle ,à la différence de la
sentence arbitrale .en pratique les confusions entrez ces deux procédures
sont assez fréquentes, et ce principalement en présence de procédures
arbitrales dans lesquelles les arbitres statuent en amiable composition.

 être une personne physique, avoir le plein
exercice de ses droits civils, être indépendant et
impartial.
 L’indépendance apparait comme une situation
de fait ou de droit que l’on pourrait apprécier
objectivement.
 l’impartialité de l’arbitre comme une
prédisposition psychologique à favoriser l’une
des parties au litige
 Le contrôle préventif :
 Depuis l’établissement de la liste des arbitres par les centres d’arbitrage, un
contrôle a priori des conditions à remplir pour être arbitre.
 La récusation :
 La loi accorde la possibilité de récuser les arbitres mentionnés par l’article 322 (la
cause survenue ou découverte après la désignation)cpc et l’article 323(les cas de la
récusation ) cpc
 La révocation des arbitres :
 Aux termes des dispositions de la loi Article 324. - Sous réserve des dispositions de
l'article 320 ci-dessus, un arbitre ne peut être révoqué que du consentement
unanime des parties. Cette révocation met fin à la mission de l'arbitre dès qu'il en a
été avisé.
 Le non respect du secret professionnel des débats, l’arbitre sera sanctionné par les
dispositions du code pénale selon l’art 446.
 Actuellement, le législateur marocain a accordé
une nouvelle loi n°08-05 qui répond aux
besoins du monde des affaires selon la
diversification des procédures de règlement
consensuel des litiges, ou il met l’accent sur les
profils idéales des tiers ( neutralité,
impartialité, indépendance ) et celui qui arrive
d’être invisible et une garantie ( morale, justice,
impartialité ) pour les parties.
MERCI DE VOTRE
ATTENTION