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Les Modes resulatoires de

Règlements des Litiges

Presenté par : Enacdré par :

Zakaria ABDELMOUMEN PR. M.JEBBOUR

Anas KARAMA

Année universitaire : 2018/ 2019


Introduction :
Le règlement des différends constitue un élément important de la gestion des risques en
matière de commerce international. Les opportunités à l’international génèrent de
nouveaux risques, ces dernières peuvent donner lieu à des litiges.
Par rapport à des différends qui opposent des entités localisées dans un même pays, les
litiges commerciaux internationaux rencontrent des problèmes supplémentaires,
notamment la diversité des juridictions, des systèmes et traductions juridiques ainsi que des
procédures, et nécessitent souvent le recours à plusieurs langues.
Les mécanismes de règlements des différents internationaux occupent une place importante
en droit international. En droit interne, les individus ont accès à un juge, ce qui n’est pas le
cas en droit international. Si le recours à un juge n’est pas organisé en cas de conflit et que le
droit est méconnu lors, l’efficacité de l’ordre juridique est en cause et l’on arrive à des
situations de justice privée.

Les situations de justice privées sont des situations que l’on rencontre parfois en droit
international ce qui amènent certains auteurs à considérer le droit international comme
primitif. En droit international, il n’y a pas de juge obligatoire a priori. Il faut un accord de
volonté de la part des parties, un consentement. C’est pourquoi le droit international a
évolué afin de trouver une voie pour parvenir à porter une affaire devant un juge.

Avant de développer les différents types de règlement des litiges, il est important d’évoquer
la différence entre trois termes qui se confondent à savoir litige, conflit et différend

Le litige : ce terme est emprunté du latin litigium qui signifie contestation, dispute, querelle,
dérivé juridique de lis, litis, appliqué à un débat juridique dans lequel chacune des parties
produit ses témoins devant le juge et, par extension, dans la langue « commune » à tout
débat, à toute querelle. Si le litige a été introduit dans une acception juridique, il s’est
étendu à toute contestation sur un sujet quelconque. Il peut être défini comme un
désaccord considéré dès le moment où il éclate comme pouvant faire l’objet d’une
transaction, d’un compromis, d’un arbitrage, entre autres modes de solution des litiges,
indépendamment de tout recours à la justice étatique. Il peut donc être entendu comme
une dispute pouvant être réglée par voie de négociation.
Conflit : ce terme provient du latin impérial conflictus qui signifie « choc », « lutte »,
« combat » au propre et au figuré. Auparavant, il était assimilé au vocabulaire guerrier.
Il peut dorénavant être défini comme une opposition de vues ou d’intérêts, une mésentente
ou une situation critique de désaccord pouvant dégénérer en litige ou en procès.

Différend : ce mot vient du latin différens qui désigne un désaccord entre deux ou plusieurs
personnes. Un différend est un désaccord résultant d’une différence d’opinions, d’une
opposition d’intérêts entre deux ou plusieurs personnes.

A cet égard, Quels sont les différents modes de règlements qui existent et peuvent un litige
que ça soit d’une manière étatiques ou à l’amiable ?
Plan :

Introduction

Chapitre 1 : Les modes de règlement étatiques : Voie de recours (Ordinaire et


Extraordinaire)

I.Les voies de recours ordinaires


1. L’opposition
2. L’appel
II.Les voies de recours extraordinaire
1. la tierce opposition
2. La rétraction
3. Le pourvoi en cassation.

Chapitre II : Les modes alternatifs de règlement des litiges: Conciliation, Médiation et


Arbitrage :

I. Définition
II. Modes alternatifs de règlement de litiges
1. la médiation
2. La conciliation
3. L’arbitrage international

Conclusion
Chapitre 1 : Les modes de règlement étatiques : Voie de recours (Ordinaire et

Extraordinaire)

Les voies de recours sont des moyens mis à la disposition des justiciables et des plaideurs
pour leur permettre d’obtenir un nouvel examen du procès ou d’une partie de celui-ci ou
encore de faire valoir les irrégularités observées dans le déroulement de la procédure.
Les principales voies de recours sont au nombre de cinq :
1-L’opposition
2-l’appel
3-la tierce –opposition
4-la rétraction
5-le pourvoi en cassation.
On classe généralement les cinq voies de recours en voies de recours de réformation et de
rétraction ou en voie de recours ordinaires et extraordinaires.
● Voies de recours de rétraction : elles permettent aux justiciables de s’adresser à la
juridiction même qui a rendu la décision attaquée en lui demandant de revenir sur sa
décision. Quant aux voies de recours de réformation : elles permettent aux
justiciables de s’adresser à une juridiction hiérarchiquement supérieure à celle qui a
rendu la décision en lui demandant de réformer cette sentence.
● Voies de recours ordinaires et extraordinaires .il s’agit d’une seconde classification
des voies de recours. Les voies ordinaires sont toujours ouvertes aux plaideurs, un
texte exprès est nécessaire pour les écarter. Par contre ; les voies extraordinaires ne
sont ouvertes que dans des cas limitativement déterminés par la loi.
I. Les voies de recours ordinaires
1. L’opposition :

L’opposition est à la fois une voie de recours ordinaire et une voie de recours de rétraction.
Elle est ouverte à une partie défaillante qui peut demande à la juridiction qui a rendu la
décision par défaut de retracer cette décision. Ce moyen remet donc en question devant le
même juge, les points jugés pour qu’il soit à nouveau statué en fait et en droit.

a) les conditions de l’opposition

L’exercice de l’opposition obéit à des conditions de formes et au délai de l’opposition.


1) formes d’opposition :

L’opposition est formée soit au moyen d’une requête écrite, soit par voie de déclaration
orale consignée dans un procès-verbal établi par le greffe du tribunal compétent

2) Délai de l’opposition :

Le délai est de de dix jours seulement alors qu’il était de quinze jours avant 1974

b) Effets de l’opposition :

Effet suspensif : Le délai d’opposition et la formation de ce recours suspendent l’exécution


sauf si la décision rendue est assortie de l’exécution provisoire. Toutefois, si l’opposition
suspend l’exécution, elle n’anéantit pas le jugement, ce qui signifie que si l’opposition est
rejetée, les actes qui ont été faits antérieurement en exécution de ce jugement resteront
valables

Effet de rétractation : Etant une voie de rétractation, l’opposition fait revenir le procès
devant le même tribunal qui a statué. Ce tribunal va donc statuer sur la recevabilité de
l’opposition, et c’est la décision rendue par opposition qui va, soit anéantir le jugement par
défaut ou bien qui va y apporter les modifications jugées nécessaires.

2. L’appel :

C’est une voie de recours ordinaire par laquelle la partie qui a succombé devant le tribunal
de la première instance s’adresse à une juridiction supérieure appelée cour d’appel pour
obtenir la réformation de la décision formée par le juge.

a) Les conditions d’appel :

Les conditions de l’appel concernent les décisions susceptibles d’appel, les personnes qui
peuvent appeler et celles contre qui on peut appeler et enfin le délai de l’appel.

1) Les jugements susceptibles d’appel :

En principe toutes les décisions judiciaires sont susceptibles d’appel.

2) Le délai de l’appel :

Le délai d’appel en cas d’appel principal est de 30 jours, mais il peut être ramené à 15 jours
pour les ordonnances de référés ou les jugements statuant sur les actions en faillite. Ces
délais abrégés le sont en raison de l’urgence. Le délai d’appel est triplé en faveur des parties
qui n’ont ni domicile ni de résidence au pays concerné.
b) Les effets de l’appel :

Effet suspensif : le délai d’appel et l’appel interjeté dans le délai légal sont suspensifs sauf si
l’exécution provisoire est ordonnée.

Effet dévolutif : par l’acte d’appel le procès tout entier est porté devant les juridictions du
second degré et tous les points de droit et de fait que le litige comporte sont soumis à cette
juridiction. Les juges d’appel ne peuvent que confirmer ou infirmer le jugement attaqué, de
même, la cour d’appel est essentiellement liée par l’acte d’appel.

II. Les voies de recours extraordinaire


1. La tierce opposition :

C’est un recours qui permet aux personnes qui n’ont été ni parties, ni représentées dans une
instance d’attaquer un jugement qui leur porte préjudice

a) Les titulaires de l’action :


La tierce opposition est réservée aux tiers, c’est-à-dire aux personnes qui n’ont pas été
parties à la procédure. Le tiers doit pouvoir justifier d’un intérêt à agir.
Ne peuvent pas former tierce opposition :

● les personnes à qui est ouvert un recours ou un appel ;


● les personnes représentées (qui ont donc eu un défenseur à l’instance), les créanciers
et les autres ayants cause.

Une tierce opposition ne peut être formée :

● en cas de représentation dans le cadre d’un contrat de mandat ;


● en cas de représentation d’un incapable par son tuteur légal ;
● entre époux communs en biens, chacun des époux ayant en sa qualité
d’administrateur de la communauté le pouvoir de défendre seul aux actions
concernant les biens communs ;
● en matière gracieuse, pour les jugements susceptibles d’appel, les tiers à qui le
jugement a été notifié (pour les jugements rendus en dernier ressort, la tierce
opposition est toujours possible) ;
● en cas de solidarité entre codébiteurs.

b) Les effets de la tierce opposition :

La tierce opposition ne suspend pas l’exécution du jugement qui est contesté, sauf
exception.
Si la tierce opposition est admise, la décision n’est rétractée que dans l’intérêt du tiers
opposant.
Ainsi, la tierce opposition laisse subsister le jugement entre les parties et à l’égard des autres
tiers. Des règles particulières existent toutefois en contentieux administratif.

2. La rétraction

La rétractation est une voie de recours extraordinaire qui n'est ouverte que dans les cas
spécifiés par la loi.

Le recours en rétractation tend à faire rétracter un jugement passé en force de chose jugée
pour qu'il soit à nouveau statué en fait et en droit.

Le recours en rétractation n'est ouvert que pour l'une des causes suivantes :

● S'il a été statué sur chose non demandée ou adjugé plus qu'il n'a été demandé ou s'il
a été omis de statuer sur un chef de demande;
● Si, dans le cours de l'instruction de l'affaire, il y a eu dol ;
● S'il a été jugé sur des pièces reconnues ou déclarées fausses depuis la décision
rendue ;
● Si, depuis la décision, il a été recouvré des pièces décisives et qui avaient été
retenues par la partie adverse ;
● Si, dans une même décision, il y a des dispositions contraires ;
● Si, par suite d'ignorance d'une décision antérieure ou d'une erreur de fait, il a été
rendu, par la même juridiction, entre les mêmes parties, sur les mêmes moyens,
deux décisions en dernier ressort qui sont contradictoires ;
● Si des administrations publiques ou des incapables n'ont pas été valablement
défendus

Dans tous ces cas, le recours n'est recevable que si son auteur n'a pu, sans faute de sa part,
faire valoir la cause qu'il invoque avant que la décision ne soit passée en force de chose
jugée.

3. Le pourvoi en cassation.

Le pourvoi en cassation constitue une voie de recours ouverte à l’encontre des décisions
rendues en dernier ressort, c’est-à-dire contre les arrêts des cours d’appel ou les jugements
insusceptibles d’appel. Il consiste à demander à la juridiction suprême (la Cour de cassation
dans l’ordre judiciaire) de censurer la non-conformité de la décision par rapport aux règles
du droit, sans se prononcer à nouveau sur le fond du litige.

Contrairement à l’appel, le pourvoi en cassation ne possède pas d’effet suspensif, un


mécanisme permettant même d’ordonner le retrait d’un pourvoi du rôle de la Cour de
cassation lorsque son auteur ne justifie pas avoir exécuté la décision contestée. Le pourvoi
ne possède pas non plus d’effet dévolutif : le litige est considéré comme fixé par les juges du
fond, et la Cour de cassation se borne à contrôler l’application et l’interprétation qui a été
faite de la loi.

Le pourvoi en cassation doit normalement être formé dans les deux mois suivant la décision
critiquée. La pratique limite les cas d’ouverture qu’il est possible de faire valoir devant la
Cour de cassation :

● le défaut de motivation revient à saisir la Cour de cassation afin de sanctionner non


seulement l’absence ou l’insuffisance de motivation, mais encore l’existence de
motifs contradictoires, hypothétiques ou ne répondant pas aux demandes des
parties ;
● le vice de forme permet de faire casser les décisions ne respectant pas le principe du
contradictoire ou modifiant l’objet du litige défini par les parties ;
● la violation de la loi et le défaut de base légale constituent des cas de cassation
permettant la sanction des juges interprétant la loi de manière erronée, ou donnant
dans leur décision des informations insuffisantes pour apprécier la rigueur de leur
raisonnement ;
Chapitre II : Les modes alternatifs de règlement des litiges: Conciliation, Médiation et
Arbitrage :

I. Définition :

On appelle Mode Alternatif de Règlement des Litiges (MARL) tout mécanisme permettant de
trouver des solutions acceptables par des parties en différend en dehors des procédures
judiciaires traditionnelles.

La présence d’un tiers neutre, distinct des deux parties en conflit et dont la mission est de
faciliter le dialogue ou de résoudre le différend est un point commun à tous les MARL.

On distingue quatre niveaux d’implication de ce tiers :


● Un tiers ne servant que de plate-forme logistique ou de secrétariat pour l’élaboration
d’un dialogue direct entre les parties en différend.
● Un tiers « accoucheur » : un tiers facilitant le dialogue entre les parties et qui n’est pas
autorisé à faire des propositions concrètes de compromis. Sa présence permet d’amener
les parties à quitter leur logique de conflit pour entrer dans une logique de recherche de
solution.
● Un tiers « aviseur » : un tiers ayant la faculté de proposer des solutions. L’acceptation de
la solution proposée reste du ressort des parties qui ne peuvent être contraintes à
l’accepter.
● Un tiers « arbitre » : un tiers pouvant faciliter le dialogue, trancher le conflit et prendre
une décision qui s’imposera aux parties.

Les MARL ont deux caractéristiques principales. Le caractère non juridictionnel est le
premier trait marquant des MARL. En effet, le conflit prend fin par l’accord des parties. Il
s’agit d’une justice consensuelle car elle suppose l’adhésion des parties à la solution retenue.
L’indépendance par rapport à l’Etat et au juge est le deuxième trait marquant des MARL.
Cependant, cette indépendance par rapport à l’Etat n’est pas construite contre l’Etat
puisque le développement des MARL est voulu et incité par l’Etat. De plus, les MARL ne sont
pas complètement détachés de l’influence de l’Etat. Un contrôle du juge est parfois possible.

Il existe trois types de modes alternatifs de règlement des litiges :

● la médiation
● La conciliation
● L’arbitrage
II. Modes alternatifs de règlement de litiges :
1. la médiation :
a) définition :

La médiation est un processus formel volontaire, amiable et confidentiel de résolution des


différends. Elle implique l’intervention d’une tierce personne neutre et impartiale :
le médiateur. Son objectif est d’aider les parties à parvenir à une solution négociée,
acceptable par l’ensemble des parties.

Le médiateur intervient à la demande des parties, ou à l’initiative d’une d’entre elles, pour
accompagner la résolution d’un différend.

“Le médiateur peut entendre les parties et confronter leurs points de vue pour leur
permettre de trouver une solution au différend qui les oppose’’
La convention de médiation (recours à la médiation) peut être réalisée sous deux formes :

● La clause de médiation : La clause de médiation est la « convention par laquelle les


parties à un contrat s’engagent à soumettre à la médiation les litiges qui pourraient
naître relativement à ce contrat. ».
● Le compromis de médiation est la « convention par laquelle les parties à un litige déjà
né soumettent celui-ci à un médiateur». Le compromis peut être conclu même au cours
d’une instance déjà engagée devant une juridiction.

b) Le rôle du médiateur

Le premier rôle du médiateur consiste à aider les parties à entreprendre une négociation
constructive, en facilitant la communication entre elles et la discussion des éléments du
conflit qui les oppose.

Dans ce cadre, il est essentiel de souligner que le médiateur n’est ni un juge, ni un arbitre. Il
est plutôt un “ catalyseur” dont l’objectif est de faciliter les négociations entre les parties
afin de les aider à trouver elles-mêmes une solution à leur différend.
Il identifie les obstacles à la communication et à l’entente en utilisant des techniques
spécifiques et crée une atmosphère de respect dans laquelle les parties peuvent trouver la
confiance nécessaire à un dialogue fructueux. Enfin, le médiateur aide les parties à élargir
leur champ de réflexion et à utiliser leurs possibilités créatives en vue de résoudre leur
conflit de manière satisfaisante pour chacune d’entre elles.

c) Qui peut être choisi comme médiateur ?

Tout un chacun ayant les compétences requises pour la médiation peut intervenir comme
médiateur. Le médiateur peut être soit une personne physique (avocat par exemple), soit
une personne morale (centre de médiation).
Le médiateur doit être accepté par l’ensemble des parties en conflit.
Dès que le médiateur a accepté la mission qui lui est confiée, il en avise les parties par lettre
recommandée avec accusé de réception ou par l’intermédiaire d’un huissier de justice.
Outre sa formation de base (études supérieures dans un domaine spécifique), le médiateur
reçoit une formation pratique à la médiation (gestion des conflits, techniques de
négociation, communication, aspects psychosociologiques et juridiques, etc.), et participe à
des formations continues.
Les principales caractéristiques et qualités du médiateur :
● Impartialité (il ne favorise pas une partie ou l’autre)
● Neutralité (il ne porte pas de jugement sur le contenu du litige)
● Confidentialité
● Bonne écoute
● Clarté de la communication
● Catalyseur (il catalyse les émotions des parties et les encourage à identifier et à discuter
des réelles causes du conflit)
d) Les avantages de la conciliation :
● La médiation est volontaire. Rien ne peut être fait sans le consentement des parties, et
celles-ci peuvent se retirer à tout moment de la médiation.
● La médiation permet aux parties de régler leurs différends en un temps (et donc à un
coût) réduit.
● La durée de la mission de médiation est initialement fixée par les parties sans qu’elle
puisse excéder un délai de trois mois à compter de la date à laquelle le médiateur a
accepté sa mission.
● Aucune décision n’est imposée aux parties. Celles-ci doivent elles-mêmes, avec l’aide du
médiateur, trouver des solutions mutuellement satisfaisantes.
● Toutes les communications demeurent confidentielles. Dans le cas d’un échec de la
procédure de médiation, les informations échangées ne peuvent pas être utilisées par
l’une ou l’autre des parties devant un tribunal.
e) La procédure de la médiation :
1) Naissance d’un conflit, litige, ou problème entre deux parties (ou plusieurs).
2) Accord des parties en vue d’entamer une procédure de médiation.
3) Le médiateur sélectionné par les parties négocie les termes de la convention de
médiation avec les deux parties, procède à sa signature, et propose la tenue d’une
première session avec les deux parties.
4) La convention de médiation est le contrat par lequel les parties s’accordent pour désigner
un médiateur chargé de faciliter la conclusion d’une transaction pour mettre fin au litige
né ou à naître.
5) Lorsque les parties arrivent à la conclusion d’un accord mutuellement satisfaisant, le
médiateur et chaque partie signent le document final de transaction.
6) Suite à la signature de la convention de médiation, le médiateur peut établir le contact
avec les parties et présenter les bases du déroulement de la séance de médiation
7) Ouvrir la réunion. Le médiateur se doit de rappeler ici aux parties qu’elles peuvent se
retirer à tout moment de la négociation
8) Ecouter le point de vue de chaque partie, comprendre les problèmes et les causes, et
identifier les intérêts de chaque partie
9) Faciliter le dialogue direct entre les parties et restaurer leur relation
10) Générer des options, les évaluer et développer des accords négociés et
mutuellement satisfaisants
11) Signer l’accord final (document de transaction par écrit).
2. La conciliation :
a) Définition :
C’est un type d’intervention dans le règlement d’un différend international, d’un organe sans
autorité politique propre, jouissant de la confiance des parties en litige, chargé d’examiner
tous les aspects du litige et de proposer une solution qui n’est pas obligatoire pour les
parties.
b) Voies de conciliation :
La conciliation peut être soit conventionnelle ou déléguée

● La conciliation conventionnelle : Le conciliateur peut être saisi directement par l’une


des parties ou par les deux parties. Dans le dernier cas, le conciliateur peut tenter
aussitôt de trouver un terrain d’entente. Si le demandeur se présente seul, le
conciliateur invite demandeur et défendeur à participer à une rencontre de
conciliation. En cas d’échec de la conciliation, le conciliateur informe les parties
qu’elles peuvent saisir la juridiction compétente si elles le souhaitent.
● La conciliation déléguée : Le juge peut déléguer son pouvoir de conciliation au
conciliateur. Lors d’une audience au tribunal, ou même avant cette audience, le juge
propose aux parties de tenter de régler le litige grâce à un conciliateur. Celui-ci peut
siéger aux côtés du juge lors des audiences. Si aucun accord n’est trouvé au cours de
cette réunion d’écoute et de dialogue, les parties reviennent devant le tribunal.
c) Composition et fonction de l'organe de conciliation
L'organe de conciliation, que l'on peut créer soit à l'avance soit pour une affaire déterminée,
est constitué par plusieurs personnes prises à titre de personnes privées. Elles sont toujours
en nombre impair et il y a toujours des commissaires de la nationalité des parties. Par
conséquent, les Etats sont surs qu'au sein de la commission leur point de vue sera présenté
sous tous ses aspects.
Enfin les commissaires neutres sont choisis d'un commun accord pour avoir la confiance des
deux Etats en cause.

Le rapport qui préconise les termes de l'arrangement n'a aucun caractère obligatoire. A la fin
des travaux la commission dresse, un procès verbal constatant, suivant le cas, soit que les
parties se sont arrangées et,"s'il y a lieu les conditions de l'arrangement", soit que les parties
n'ont pu être conciliées. Ce procès verbal ne pourra être publié qu'avec l'accord des parties.
3. L’arbitrage international :
a) Définition :
La loi définit l’arbitrage international comme l'arbitrage mettant en cause des intérêts du
commerce international et dont l'une des parties au moins à son domicile ou son siège à
l'étranger.
Par rapport à l’arbitrage interne, l’arbitrage international présente certaines particularités :
● La sentence arbitrale internationale peut être rendue au Maroc ou à l’étranger,
● Les parties peuvent déterminer la loi nationale qui régira la procédure et en
application de laquelle le litige sera tranché.
b) Formes d’arbitrage :
1) L'arbitrage ad hoc :
L'arbitrage ad hoc est une procédure d'arbitrage qui ne se déroule pas selon le règlement
d'arbitrage d'une institution d’arbitrage. Les parties n'ayant pas d'obligation de soumettre
leur arbitrage au règlement d'une institution arbitrale, elles peuvent convenir de leurs
propres règles de procédure. En d’autres termes, l’arbitrage ad hoc est un arbitrage fait par
soi-même
Le lieu de l’arbitrage ad hoc a une grande importance, parce que la plupart des difficultés
concernant l’arbitrage sont résolues conformément aux lois nationales du lieu de
l’arbitrage.

Comme les parties à une procédure arbitrale ad hoc ne disposent pas du règlement d’une
institution arbitrale, elles devront définir en détails, autant que possible, les règles
applicables afin d'éviter tout blocage dans le déroulement de l'arbitrage. Il est préférable
que les parties déterminent la façon dont le tribunal arbitral sera constitué, le lieu où
l'arbitrage se déroulera, ainsi que le délai (et les extensions possibles) dans lequel la
sentence arbitrale devra être rendue. Les parties devront également s'entendre avec les
arbitres choisis sur la base de leur rémunération.

2) L'arbitrage institutionnel :

L'arbitrage institutionnel signifie, que les parties choisissent de conduire leur procédure
d'arbitrage et conformément au règlement de celle-ci.
Ce faisant les parties s'attendent à recevoir certains services, de la part de l’institution
d’arbitrage, relatifs à l'organisation et la supervision de la procédure arbitrale. L'institution
d'arbitrage demandera aux parties de payer des frais pour les services rendus. Ce montant
servira généralement à couvrir ses dépenses administratives. Cependant, suivant l'institution
d’arbitrage et le règlement choisis, le montant à payer par les parties pourra également
couvrir les honoraires et les dépenses des arbitres.

Pour obtenir l'assistance d’une institution d'arbitrage, les parties devront en convenir
expressément, le plus souvent par écrit dans une clause d'arbitrage contenue dans leur
contrat, ou dans un compromis spécifique signé au moment de la survenance du litige.

3) L'arbitrage assisté :

La troisième possibilité est un compromis entre l'arbitrage ad hoc et l'arbitrage


institutionnel: l'arbitrage assisté. Les parties rédigent elles-mêmes la clause d'arbitrage et
nomment un centre d'arbitrage pour l'appliquer. Le centre gère l'arbitrage non sur la base
de son règlement, mais des clauses d'arbitrage des parties.

4. CONTENTIEUX OU ARBITRAGE ?

Après avoir passé en revue divers moyens de prévenir et de régler les différends, la question
du choix de la méthode appropriée de règlement des différends se pose. De la cour ou du
tribunal d’arbitrage, lequel doit régler le différend ?

En ce qui concerne les contrats internationaux, il est souvent difficile pour les parties de
s’accorder sur le choix d’un tribunal national. Choisir un tribunal dans un pays tiers est
rarement approprié.

Les procédures judiciaires sont généralement longues en raison de la surcharge de travail


des tribunaux. En outre, les tribunaux comptent plusieurs degrés de juridiction, les tribunaux
de première instance, les cours d’appel et les cours suprêmes, ce qui offre la possibilité à
une partie insatisfaite de solliciter un examen minutieux et coûteux du bien-fondé de
l’affaire.

Les tribunaux ne sont pas toujours spécialisés dans les affaires commerciales et les juges ne
sont pas nécessairement qualifiés pour régler des litiges commerciaux internationaux. Dans
certains pays, ils peuvent être perçus comme inaptes à offrir les garanties d’indépendance et
d’impartialité attendues et indispensables à une bonne administration de la justice. Enfin les
procédures judiciaires sont généralement assorties de règles de procédure strictes et
souvent rigides.

En arbitrage, l’autonomie des parties prédomine. Les parties sont libres d’organiser leur
procédure en se reportant aux règles d’arbitrage existantes ou de rédiger leurs propres
règles. Elles peuvent choisir leurs propres arbitres, fixer des délais ou demander à un tiers de
les fixer. La décision est par principe définitive sur le fond. Les bases de mise à l’écart se
limitent généralement aux vices de procédure.

A l’instar des juges, les arbitres ont un devoir d’indépendance et d’impartialité. Les arbitres
peuvent être sélectionnés pour leurs qualifications professionnelles et techniques
spécifiques, ainsi que pour leur disponibilité. La confidentialité applicable à l’arbitrage peut
contribuer à créer une atmosphère sereine. Contrairement aux procédures judiciaires
ouvertes au public.

D’autres éléments sont toutefois à prendre en considération. Les parties ne paient pas les
juges, mais prennent en charge tous les honoraires et frais des arbitres ainsi que les
honoraires de l’institution d’arbitrage chargée d’administrer l’affaire. Les arbitres ne sont
pas habilités, à l’inverse des juges, à ordonner des mesures d’injonction ainsi que diverses
mesures provisoires telles que la saisie de biens ou la convocation de témoins ou de tiers
non désireux de participer à la procédure. Dans certains pays, les tribunaux possèdent une
expérience dans des domaines spécialisés, tels que les litiges de droit maritime, bancaires ou
de brevets.

Si, de manière générale, l’arbitrage peut être recommandé pour le règlement des litiges
commerciaux internationaux, le recours aux tribunaux constitue une option valable, selon
les circonstances.
Conclusion :

En guise de conclusion, les modes alternatifs de règlement de conflits sont des procédés
permettant de trancher amiablement un conflit ou un litige entre deux ou plusieurs parties.

En effet, les MARC présentent plusieurs d'avantages notamment l'abandon du recours


judiciaire par les litigants au profit des modes alternatifs de règlement des différends.

Parmi les avantages qui plaident en faveur de ce mode : la rapidité de sa procédure, son coût
moins élevé, sa confidentialité, et la technicité des arbitres.

En effet, face à la croissance de la demande sociale en justice, les procès judiciaires ont
tendance à prendre de plus en plus de temps. Les tribunaux ordinaires ne sont plus en
mesure de résoudre les différends dans un délai raisonnable. C'est ainsi que les privés,
pressés par le temps, s'en vont résoudre leurs différends suivant les modes alternatifs de
règlement de conflit.

Autre avantage c'est celui du coût. Certains reconnaissent aux MARC l'avantage d'une justice
moins onéreuse que la procédure judiciaire.

Les MARC offrent aussi l'avantage de la technicité. Pour certains, les modes alternatifs de
résolution de conflit ouvrent la voie à une justice d'une grande technicité. Par exemple dans
l'arbitrage, le choix des arbitres permet de désigner des techniciens, des spécialistes qualifiés
ou des experts plus aptes que quiconque à trouver une solution rapide et équitable du litige.

D'autre part, la confidentialité est de mise. Celle-ci est une valeur sûre des modes alternatifs
de règlement des conflits d'autant plus que la publicité n'est pas obligatoire.

En définitive, le champ des modes alternatifs de règlement de conflits est largement vaste, la
science juridique évoluant et se complexifiant davantage. Ainsi, nous ne pouvons pas
prétendre avoir épuisé tout le contenu de ce sujet. A la limite de nos moyens, nous croyons
avoir essayé de dire l'essentiel.
Webliographie et bibliographie :
https://www.etudier.com/dissertations/Voies-De-Recours-Ordinaires/387122.html
https://www.etudier.com/dissertations/Reglement-Des-Litiges-De-Commerce-
International/68398138.html
http://www.cours-de-droit.net/les-voies-de-recours-a121609034
http://www.justice.gouv.ne/?q=node/45
https://www.etudier.com/dissertations/Reglement-Des-Litiges-De-Commerce-
International/68398138.html
http://www.icc-france.fr/chambre-de-commerce-internationale-page-3-61-192-
Mediation_et_autres_modes_amiables.html
Rapport sur le règlement d’arbitrage règlement de médiation
http://www.ohadac.com/legislations/54/reglement-d-arbitrage-et-reglement-de-mediation-
icc.html
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Droit international Economique : dominique carreau et patrick juillard
L’internationalisation du droit : mélanges en l’honneur de YVON LOUSSOUARN