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DEFINITION

Le droit bancaire peut se définir par son objet et son domaine.


1) OBJET :
C’est l’ensemble des règles concernant les opérations de banque
et ceux qui les accomplissent à titre professionnel (commerçant).
C’est un droit professionnel des plus anciens.
C’est aussi une branche du droit commercial (art 6 CC) « article relatif
à la qualité de commerçant » . Il est à la fois le droit des opérations
de banque et celui des professionnels de banques.
Le droit bancaire peut être aussi considéré dans une autre
formulation comme l’ensemble des règles qui s’appliquent aux
opérations de banque et aux professionnels de la banque. C’est à
la fois un droit des actes pratiqués dans le secteur bancaire et un
droit des acteurs du système bancaire. Cette définition se
rapproche de celle du droit du commerce, droit des actes de
commerce comme des commerçants.
Le droit bancaire est une matière venue du droit
commercial, c’est une branche du droit privé.
D’ailleurs, le code de commerce français ou
Marocain qualifie les opérations de banque
d’actes de commerce (L110-1). Mais c’est un droit
qui ce « publicise », un certain nombre de règles
issues du droit public viennent réglementer cette
matière. Le droit bancaire est donc une branche
du droit commercial influencée par le droit
public.
L'ETAT ET L'ÉCONOMIE
Le monde des affaires et celui des banques par la suite est
par nature lié à l'Etat, car l'Etat s'est en partie construit sur
la maîtrise de l'économie.
Le Droit public des affaires réglemente l'intervention de
l'Etat dans l'activité économique. Il est également défini
comme le droit régissant les relations entre
l'administration et les opérateurs économiques.
Le Droit public économique réglemente les modalités
d'intervention de l'Etat sur le marché c'est-à-dire d'une
part, les grands principes guidant l'action des personnes
publiques sur le marché et d'autre part, les différentes
prérogatives des autorités publiques vis à vis des acteurs
économiques.
L'Etat peut intervenir à trois titres sur un marché : en tant
que régulateur, en tant qu'offreur de biens et de services,
en tant que collaborateur avec des entreprises privées.
OPÉRATION DE BANQUE
S’agissant de son aspect commercial, le droit
bancaire est soumis aux règles classiques du code
du commerce (liberté de la preuve, compétence
juridictionnelle, solidarité présumée entre
commerçants).
Que faut-il entendre par opération de banque et
professionnel de banque ?
L’opération de banque : il n’existe pas de
définition d’opération de banque (art 6 ne donne
pas de définition). Ainsi, dans certaines
hypothèses, il est difficile de savoir si l’opération
considérée est une ou non une opération de
banque.
Le dahir portant loi du 6 juillet de 1993 relatif aux
établissements de crédit et leur contrôle, définit dans son
article premier les établissements de crédit comme suit :
« Est considéré comme établissement de crédit, toute
personne morale qui effectue à titre de profession
habituelle une des opérations suivantes :
• réception de fonds du public Sont considérés comme fonds reçus du public, les fonds qu'une
personne recueille d'un tiers, notamment sous forme de dépôts avec le droit d'en disposer pour son propre compte, à charge de les
restituer.

• distribution de crédit
• la mise à la disposition de clientèle de tout moyen de
paiement ou leur gestion
Donc, d’après cette définition, nous constatons qu’une
banque ne peut être qu’une personne morale, c’est ainsi
qu’une banque ne peut être une personne physique.
Ensuite, le terme « habituel » signifie le professionnalisme.
EXEMPLE D’IDENTITÉ BANCAIRE
Société anonyme au capital de 1 009 380 011,25
EUR au 31 mars 2016. Immatriculée au RCS de
Paris sous le numéro unique d'identification B
552 120 222 Numéro APE : 651C
Siège Social : 29 Boulevard Haussmann 75009
Paris
Représentant légal : M. Frédéric OUDÉA, Directeur Général
Directeur de la publication : Mme Caroline GUILLAUMIN
IDENTITÉ BANQUE POPULAIRE MAROC
Dénomination sociale de l'éditeur : Banque Populaire
Statut société: Société Anonyme à Conseil
d’Administration au Capital de 1.731.419.230 DH
RC : Casa 28173
Siège social : Banque Centrale Populaire- 101,
boulevard Mohamed Zerktouni – BP 10.622 - 20100-
Casablanca
Représentant légal : M. Mohamed BENCHAABOUN,
Président Directeur Général et Président du Comité
Directeur du Crédit Populaire du Maroc (CPM). La
BCP agit pour son compte et pour le compte des
Banques Populaires Régionales (Loi 12-96).
Les personnes morales

Les personnes morales soumises au droit privé


regroupent des groupements extrêmement
nombreux et diversifiés qui, pour la plupart,
présentent cette particularité que leur existence
suppose nécessairement qu'ils acquièrent la
personnalité juridique. Toutes les branches du
droit privé utilisent la notion de personne morale
et chacune sécrète ses propres catégories.
LES OPÉRATIONS CONNEXES Définition connexe

Qui est lié à quelque chose d'autre par des


rapports étroits, par la similitude ou la
dépendance : Sciences connexes.

• La loi de 1993, nous donne la définition d’établissement de


crédit qui reste un terme plus large. L’article 5 de la
même loi énumère est de façon non limitative les
opérations dites connexes que peuvent accomplir les
établissements de crédit. Selon cet article, les opérations
connexes consistent en :
• opérations de changes
Définition Opération de change
Une opération de change est une opération de conversion d'une devise en une autre
devises.
Il en existe différentes catégories avec le change manuel, le change comptant, le
change à terme ou le swap de change.
Toutes ces opérations impliquent un échange entre 2 devises. Avec le change
manuel, il va s'agir de convertir des avoirs en compte en une monnaie étrangère sous
forme papier. L'opération de change comptant consiste à échanger 2 devises, à un
cours négocié immédiatement, avec une livraison usuellement de 2 jours ouvrés
(parfois 1 jour) après la date de négociation.

L'opération de change à terme permet à une entreprise ou à une banque de fixer


dès aujourd'hui un prix futur d'achat ou de vente d'une devise contre une autre
devise avec livraison des deux devises X temps plus tard.
Cet engagement est normalement irrévocable.

Le swap de change (en anglais : forex swap) est un produit de gré à gré (du marché
des changes). C’ est une double opération de change.
D'une part, une opération de change comptant exécutée dès la mise en place du
contrat et d'autre part un change à terme. Le swap de change permet à son initiateur
de se procurer immédiatement des devises, puis de les revendre au dénouement du
swap, à un cours négocié lors de la mise en place du contrat.

• opérations sur or, métaux précieux et pièces de monnaie


• le placement, la souscription, l’achat, la gestion, la garde
et la vente de valeur mobilière ou tout produit financier.
• le conseil et l’assistance en matière de gestion du
patrimoine.
Un conseiller en gestion de
patrimoine
Un conseiller en gestion de patrimoine, gestionnaire
de patrimoine ou gestionnaire de fortune est un
professionnel se spécialisant en conseil et gestion de
patrimoine privé et qui intervient dans la gestion de
patrimoine individuel ou familial, incluant le
patrimoine fiduciaire ou d'entreprise. Ce rôle peut
être décisionnel ou consultatif, selon l'entente de
services professionnels. Il conseille ses clients
fortunés sur leurs finances, en leur préconisant
notamment de placer une partie de leur argent dans
diverses opérations boursières.

• le conseil et l’assistance en matière de gestion financière.


• l’ingénierie financière.
Les opérations connexes suite
D’une manière générale, tous les services destinés à
faciliter la création et le développement des entreprises,
sous réserves des dispositions légistes relatives à l’exercice
illégal de certaines professions. Les opérations de location
simple de biens mobiliers et immobiliers pour les
établissements qui effectuent à titre habituel les
opérations de crédit bail.
Notons toujours que ces opérations ne sont pas des
opérations de banque, mais des opérations connexes. Ce
ne sont pas des opérations essentielles mais elles
s’ajoutent. Si elle constitue l’unique objet de l’activité de
la personne morale, elles ne peuvent lui conférer la qualité
d’établissement de crédit.
Suite opérations bancaires

De même l’art 6 de la même loi précise que les


établissements de crédit ont la possibilité d’exercer à
certaines conditions d’autre activités, ces opérations
ne sont pas forcément des opérations de banque.
Il en va ainsi des prises de participation (une société
quant elle est intéressée par une autre, elle prend
participation par l’achat d’actions) autorisées par ce
même article.
De manière générale, l’activité bancaire consiste
dans un rôle d’intermédiation dans les règlements
(service de caisse, gestion d’argent,…) et de
distribution de crédit, (service de crédit,…) auquel
s’ajoutent certains services commerciaux annexes.
QUE VEUT ON DIRE PAR
PROFESSIONNEL DE BANQUE
Professionnel de banque : les banques sont des
espèces particulières d’une catégorie plus large
que celle d’établissement de crédit habilité a
effectuer des opérations de banque et qui
comprennent en outre les banques mutualistes
ou coopératives, les caisses d’épargne ou de
prévoyance, les caisses de crédit communal, les
sociétés financières et les institutions financières
spécialisées.
LES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT
L’art 10 de la loi précise que les établissements de crédit comprennent les
établissements de banque et les sociétés de financement.
Pour ce qui est de la distinction entre les banques et les sociétés de
financement.
Les banques sont des entreprises qui accomplissent à titre professionnel
des opérations de banques avec leurs ressources propres, mais aussi et
surtout avec des fonds reçus du public sous forme de dépôt ou
autrement.
L’art 10 ajoute que les banques sont seules habilités à recevoir du public
des fonds à vue ou d’un terme inférieur ou égal à 2 ans.
Quant aux établissements financiers, ils accomplissent des opérations de
banques similaires, mais, en employant uniquement leurs ressources
propres.
L’art 10 ajoute que ces sociétés ne peuvent en cas recevoir du public des
fonds a vue ou d’un terme inférieur ou égal à 2 ans. Tous les
établissements de crédit sont tenus d’obtenir pour l’exercice de leur
activité, l’agrément soit en qualité de banque, soit en qualité de société de
financement. Cet agrément est délivré par arrêté du ministre des finances.
Différence /Dépôt à vue/ ,à terme
Dépôts à terme, dépôts à terme fixe:
L'argent placé sous forme de dépôt, pour une période fixe
déterminée à l'avance moyennant en contrepartie un intérêt
relativement élevé. Ceci est indiqué dans le bilan de la banque et
mentionne la date d'échéance fixe. Ce type de dépôt ne peut
habituellement pas être transféré ou retiré sans préavis « forme
de demande » . Si le déposant décide de retirer l'argent avant
l'échéance, il perd tout, ou partie des intérêts. La banque peut
renoncer à exiger un préavis de retrait pour des petits montants.
On parle parfois de dépôts d'épargne. Terme apparenté : Certificat
de dépôt.
Dépôts à vue:
Les dépôts bancaires peuvent être transférés ou retirés sur demande.
Ils rapportent typiquement peu ou pas d'intérêts. Dans la plupart
des pays la principale sorte de compte de dépôt à vue est le
compte chèque « le compte courant ».
LES ORIGINES ET CARACTÈRES DU
DROIT BANCAIRE
AUTONOME
Se dit d'un territoire qui s'administre
librement, se gouverne par ses propres lois.
Se dit d'un organisme qui gère lui-même les
affaires qui lui sont propres.
Se dit de quelqu'un qui a une certaine
indépendance, qui est capable d'agir sans
avoir recours à autrui : Individu autonome.
Dont l'évolution est réglée par des facteurs
qui lui sont propres.

• Le droit bancaire n’est pas une branche du droit autonome, il


rassemble pour l’essentiel des règles de droit privé, de droit
public et économique. Mais le droit bancaire relève
traditionnellement du droit privé. C’est même une branche
du droit commercial. En effet, les opérations de banque sont
citées par l’article 6 du code de commerce.
Parmi les actes de commerces par nature et qui font acquérir
la qualité de commerçant en ce sens que les personnes
physiques qui les accomplissent à titre habituel ont la qualité
de commerçant. Le droit civil trouve aussi application en la
matière, c’est ainsi que nous y trouvons :
• droit des obligations
• droit de sûretés (garanties, nantissement…)
• l’influence du droit public est assez forte aussi à rappeler qu’il
s’agit d’une organisation professionnelle bien structurée,
supervisée par l’Etat.
SOUS LE CONTRÔLE DES AUTORITÉS MONÉTAIRES
• Les professionnels de banque sont soumis aux autorités monétaires,
banque Al-maghrib, ministère des finances. Les décisions émanant de ces
organes sont des décisions administratives à caractère général ou
individuel.
• La jurisprudence et la doctrine ont même affirmé que les banques étaient
chargées d’une mission de service public. Rappelons que le droit
économique (c’est le droit de l’organisation de l’économie par les autorités
publiques) est également présent dans cette matière. Ainsi l’importance de
la distribution de crédit et la création de monnaie qui en résulte le rôle de
banques dans les règlements, la nécessité de protéger les déposants ont
conduit l’Etat à un dirigisme économique de l’activité bancaire. Ainsi, l’Etat
intervient en matière de régulation de crédit en mettant en place des
sanctions pénales et une adaptation continuelle du secteur bancaire à la
conjoncture économique. PIB/ CROISSANCE
• Pour ce qui est donc des caractères particuliers on peut noter que le droit
bancaire peut relever un aspect très technique. En effet, la façon de
procéder revêt pour le banquier une très grande importance. Les
opérations se répètent et il est bon qu’elles se répètent du même schéma.
De la technique dépend la sécurité juridique.
« Bank Al-Maghrib
loi n° 76-03 portant statut de Bank Al-Maghrib
Chapitre premier Création – Capital – Statut Juridique – Siège
Article premier
« Bank Al-Maghrib » créée par le dahir n° 1-59-233 du 23 hija
1378 (30 juin 1959), ci-après désignée la Banque, est une
personne morale publique dotée de l’autonomie financière dont
l’objet, les fonctions, les opérations ainsi que les modalités
d’administration, de direction et de contrôle sont arrêtés par la
présente loi ainsi que par les textes pris pour son application.

Article 2
Le capital de la Banque est fixé à 500.000.000 de dirhams.
Il est entièrement détenu par l’Etat.
Sous réserve d’approbation par voie réglementaire, le capital de la
Banque peut être augmenté sur décision du Conseil de la Banque,
le commissaire du gouvernement entendu.
La technique des banques
• La technique des banques s’accompagne d’un
formalisme certain,
• -contrat d’adhésion
• -imprimé préétabli par les banques
• -les opérations de banque ont leur modalité
• -terme des comptes
• -l’émission et l’endossement des effets de
commerce
• -l’établissement de bordereaux « ex
bordereau de remise en chèque »
L’ENDOSSEMENT DES EFFETS DE COMMERCE « lettre
de change »
Endosser un effet de commerce, c’est apposer une signature au verso pour la transmettre
à un autre bénéficiaire en ajoutant la mention « Payez à l’ordre de … » ; mais une
simple signature sans cette mention suffit. Le porteur actuel de l’effet est l’endosseur. Il
la signe et la remet à un nouveau porteur, l’endossataire. Par sa signature, l’endosseur
est engagé par la traite et est garant de celle-ci à l’égard du porteur.

Remarque : Le nouveau porteur ne signe pas l’effet mais s’il veut aussi la transmettre, il le
signera en tant qu‘endosseur et le remettra au nouveau porteur.
L’endossement peut être nominatif, au porteur ou en blanc :
Nominatif : le nom de l’endossataire est mentionné («Payez à l’ordre de + [Nom de
société]») sur l’effet. Il est donc clairement identifié et cela limite les risques de fraude.
Au porteur : le détenteur de la lettre de change est le bénéficiaire.
En blanc : il n y a pas de bénéficiaire désigné. Toute personne peut en devenir
bénéficiaire en remplissant le blanc à son profit. Cette forme d’endossement est par
conséquent fortement déconseillée à cause des risques de fraude inhérents. La
personne qui détient l’effet peut, soit remplir le blanc de son nom ou y mettre le nom
d’une autre personne, soit donner tel quel l’effet à une autre personne (sans remplir le
blanc et sans l’endosser), soit endosser de nouveau en blanc ou au profit d’une
quelconque personne. Les possibilités de Fraude sont très nombreuses. C’est pourquoi
il fortement recommandé de ne pas procéder à des endossements en blanc.
LE CARACTÈRE INTERNATIONAL DE
DROIT BANCAIRE
• Le caractère international de droit bancaire : les techniques bancaires ont
bien souvent un caractère international, certains ont un trait au commerce
international. Il est dès lors important qu’il soit pareil dans tous les pays.
• EX crédit documentaire ou les garanties indépendantes. Il est fréquent
qu’une technique soit importée, comme le leasing ou le factoring. Les
conférences internationales ou des conventions, contribuent à uniformiser
le droit bancaire dans différent pays.
• Enfin, il faut souligner l’importance du droit bancaire. Deux intérêts sont
en jeu, un intérêt général et des intérêts particuliers.
• -un intérêt général, a tel point que l’Etat a dû assurer le contrôle et la
direction. Ainsi, les crédits que distribue le secteur, assurent l’expansion et
l’orientation de l’économie. Les banques jouent un rôle important
d’intermédiaire dans le paiement. La monnaie scripturale occupe une
place plus importante que la monnaie manuelle ou fiduciaire.
• -il y a des intérêt particulier, en ce sens que nul entreprise, nul individu ne
peut renoncer au concours d’une banque aussi bien pour effectuer un
règlement que pour obtenir le crédit, tout commerçant doit ouvrir un
compte en banque (voir art 18 CC). Tout paiement fait par un commerçant
excédant 20 000DH doit être effectué par un chèque barré ou virement.
3) SOURCES DU DROIT BANCAIRE
• La 1ère remarque c’est la diversité des sources. Le droit bancaire puise
l’essentiel de la matière dans le droit commercial (le droit bancaire est une
activité commerciale), puis le droit civil et enfin le droit administratif.
• Le droit bancaire emprunte ses sources en différentes branches du droit dont il
groupe les règles entant que règle professionnelle (droit professionnel des
banques), mais ils connaît cependant deux sources qui lui sont propres : LES
DÉCISIONS DES ORGANES DIRECTEURS DE LA PROFESSION ET LES USAGES,
ainsi que LES SOURCES INTERNATIONALES.
• -D’abord, les décisions des organes directeurs de la profession : ainsi, le
ministère des finances et banque AL Maghreb, et les différents organes qui
peuvent être consultés au besoin ont un pouvoir réglementaire.
• Il fixe les prescriptions d’ordre général applicable aux états de crédit.
• D’une manière générale, on sait que le ministère des finances agit par arrêté,
tandis que banque AL Maghreb décide par circulaire, ce sont là des actes
administratifs qui dès qu’ils sont pris, sont obligatoire comme tout règlement.
SUITE SOURCES DU DROIT BANCAIRE
• ensuite, LES USAGES traduisent l’importance de la pratique dans la
formation de la règle de droit bancaire. Ainsi, le contenu, les effets
des opérations de banques, le comportement du banquier, sont
souvent précisés par l’usage.
• Mais, il doit s’agir d’un véritable usage, c'est-à-dire d’une pratique
consacrée par la profession au moins dans une certaine région et
pendant un temps assez long.
• En droit bancaire, l’usage a la valeur et la portée d’une
convention tacite et comme toute convention, elle doit être
prouvée par la partie qui l’invoque. (C ici qu’on a recours aux
parères qui sont des attestations qui attestent l’existence de
l’usage)
• Un parère peut être délivré par les groupements professionnels
des banques du Maroc (GPBM).
• En tout cas, l’usage bancaire ne peut pas déroger aux règles
posées de façon impératives de la loi. (-l’usage n’est pas au dessus
de la loi, art 2 du code de commerce). Il peut cependant, écarter
une règle de droit supplétive, comme le ferait une convention qui
comporte une clause attributive de compétence territoriale)
LE MOT "PARÈRE« LIÉ À L’USAGE
BANCAIRE »
• Le mot "parère" vient d'un mot latin "pareo" qui
signifie "il est évident".
• Un "parère" est un document servant de preuve à
l'existence et au contenu d'un usage local ou
professionnel, une sorte de certificat de coutume ou
encore d'acte de notoriété
• Jurisprudence : Il est question de la production d'un
parère dans deux arrêts de la Chambre commerciale
de la Cour de cassation dans pour preuve d'un usage
bancaire (Chambre commerciale 12 décembre 1973 pourvoi n°72-12979, et 15
juillet 1992 N° de pourvoi : 90-18530, Legifrance).
SUITE L’USAGE EN DROIT BANCAIRE ET SOURCES INTERNATIONALES

• Les juges ne doivent à ces usages dits conventionnels, que le


respect des conventions.
• Entre banques et établissements financiers, les usages
s’appliquent sans restriction, en revanche, à l’égard des clients, ils
n’acquièrent force obligatoire pour régir une opération
déterminée que dans la mesure où ils ont accepté tacitement par
le client, ce qui implique que ce dernier en avait connaissance.
• Les organismes professionnels procèdent parfois à la rédaction des
règles applicables à telle ou telle catégorie auxquelles les parties
peuvent accepter de se soumettre. Ces règles ont une valeur
contractuelle.
• -les sources internationales : en matière bancaire, les conventions
internationales sont peu nombreuses, mais importantes. Parmi les
plus importantes, on peut citer la convention de Genève de 1930
sur la lettre de change et le billet à ordre qui sont des instruments
usuels du commerce de banque.
EXEMPLE D’USAGE

les contrats-types, qui sont si largement


utilisés que les hommes d’affaires engagés
dans le commerce, attendent de leurs
cocontractants qu’ils s’y conforment.
SUITE SOURCE CONVENTION SOURCES DROIT BANCAIRE
• Une autre convention de Genève de 1931 sur le chèque, adoptée
par dahir.
• Il faut mentionner également les pratiques internationales
unifiées, ainsi que la chambre de commerce internationale qui a
élaboré des règles uniformes sur différents points de l’activité
bancaire. Le meilleur exemple, sont les règles relatives « aux
garanties sur demande ».
• De façon générale, la chambre de commerce internationale veille à
la normalisation des pratiques bancaires. Les pratiques
internationales unifiées, ne sont pas, a proprement parlé, des
sources de droit. Leur force obligatoire est celle de contrat entre
particulier, c'est-à-dire elles ne s’appliquent qu’ à une opération
déterminée que dans la mesure où le banquier et le client ont
décidé ainsi au moins tacitement.
• Toutefois, les banques s’engagent à appliquer de telles normes et il
est exceptionnel qu’un client s’y oppose. Enfin, il faut signaler qu’il
y a un comité de Bal (ville Suisse) qui est constitué des
gouverneurs de banques centrales, élaborent des règlements et
des normes au niveau international.
CHAPITRE 1 : L’ENCADREMENT JURIDIQUE DE LA PROFESSION
BANCAIRE (loi 14 février 2006) loi n° 34-03 relative aux établissements de crédit

• Avant l’indépendance, le nombre des banques étrangères installées à


Tanger et à Casa était important. Mais historiquement l’installation des
1ères banques au Maroc date, en fait, de 1820. Mais le développement
du secteur bancaire ne s’amorça qu’avec la création en 1907 de la banque
du Maroc (acte d’Algésiras de 1906).
• Puis, il fallait attendre 1943 pour que soit établi une 1ère législation
inspirée de la loi française sur l’organisation des professions édictées en
1940/1941 et qui régissait la banque et les professions se rattachant aux
métiers de banquiers. En 1954, le nombre des banques installées au
Maroc, était de 69 établissements. Ce chiffre était ramené à 26 après
l’indépendance parce que l’Etat à favoriser la politique de la
concentration des banques.
• Le décret royal du 21 avril 1967 était centré quant à lui suite sur les
banques de dépôt et leurs activités, oubliant, comme l’a fait la législation
de 1943 des institutions et les organismes financiers spécialisés et
favorisant ainsi le cloisonnement, entre ces institutions et les banques
dont le nombre diminua à 15 établissements entre 1975 par suite de
fusion et d’absorption engendré par la marocanisation « les années70 ».
DÉROULEMENT
Un mouvement de décloisonnement et de désintermédiation, sera amorcé dès les
années de 70 avec l’extinction de l aloi 67 à d’autres institutions comme la banque
populaire, la banque nationale, la caisse de dépôt et de gestion. On va assister
également à un train de mesure de libéralisation du secteur bancaire et de
réforme touchant le marché de capitaux dès 1991. Ces mesures vont privilégier les
mécanismes du marché, la réglementation et la mise en place d’un marché de
capitaux. C’est ainsi qu’il y aura un texte sur la bourse des valeurs.
En 1996 sera institué un marché de change interbancaire et nous arrivons à la loi
du 15 juillet 1993 Les apports de la loi du 15 juillet de 1993 et du 1er code de
commerce du 1er août 1996
La législation bancaire en application avant 1993 était devenue vieille, disparate et
incomplète dans la mesure où elle distinguait d’une part les banques commerciales
et d’autres part, toute une série d’organisme et d’établissement à statut légal
spécial, soumis à des réglementations propres autour desquels gravitait des
sociétés qui assurait des financements dans différent domaine sans texte spécial.
La loi bancaire de 1993 c’était assignait 3 objectifs essentiels :
-l’unification des dispositifs juridique applicables à l’ensemble des établissements
bancaires financiers.
-Elargir le cadre de la concertation entre les autorités monétaires et la profession
-enfin, remplacer la protection des déposants et des emprunteurs
1) UNIFICATION DU CADRE JURIDIQUE
• Il consiste en l’introduction d’une concurrence égale entre différent
établissement de crédit par l’unification du cadre juridique auquel ils
sont soumis, c’est ce qu’on appelle la banque universelle qui sera
soumise au même mode de réglementation, d’agrément, contrôle de
surveillance et ce, sans distorsion ni différence de traitement entre
établissement.
• C’est ce qui explique le recours à la notion d’établissement de crédit
plus large que celle de banque « AL ‘ITIMANE » parce qu’elle englobe
également celle de financement. L’établissement de crédit est aussi
définit à travers les opérations qu’il peut définir et qu’ils sont
désormais plus étendus qu’auparavant en effet, ces opérations
comprennent outre la réception des fonds du public et l’octroie de
crédit, la gestion de nouveau moyens de paiement et de retrait
quelque soit le procédé technique suivi, et des opérations connexes
telles que les placements et les participations. Mais, malgré ce
principe d’unification et d’universalité, il faut préciser :
Unification et perspectives
• -certains établissements demeurent à statut spécial par la
volonté du législateur. Il en est ainsi de banque AL AMAL,
le crédit populaire, le crédit agricole, le CIH, le fond
d’équipement communal (ce sont des institutions
étatiques, c’est pourquoi, elles ont un statut particulier).
• L’unification ne veut pas dire uniformité de tous les états
de crédit, puisque la loi 1993 distingue deux catégories :
• Les banques habilitées à recevoir les dépôts et qui
comprennent les banques inscrites
• Les sociétés de financement qui ne sont pas autorisées à
collecter des dépôts à vue ou inférieur à 2 ans et qui
regroupe les sociétés de crédit à la consommation, les
sociétés de crédit bail, ainsi que la caisse marocaine des
marchés.
LE PRINCIPE D’UNIFICATION SOUFFRE DES EXCEPTIONS

Enfin, le principe d’unification souffre des exceptions. Il s’agit de


banque AL Maghreb, de la trésorerie générale du royaume, les
services financiers de la poste, la caisse centrale des garanties,
la caisse de dépôt et de gestion, ce en raison de leur mission de
service public ou contrôle par l’état. Il faut ajouter les banques
off-shore et les compagnies d’assurance et de réassurance.

2) LA CONCERTATION ENTRE LES AUTORITÉS MONÉTAIRES ET LA


PROFESSION
La loi de 1993, tout habilitant le ministère des finances a institué
les instruments de la politique monétaire et le crédit, ainsi que
ce visant à préserver la liquidité et la solvabilité des
établissements de crédit et à essayer de répondre à l’impératif
d’un élargissement de la concertation en créant 3 institutions et
en consolidant le rôle des associations professionnelles.
TROIS INSTITUTIONS + ASSOCIATIONS :
• Le conseil national de la monnaie et de l’épargne : l’avis est
désormais rendu nécessaire par la loi de 1993 avant la prise de
toute décision concernant la politique monétaire et l’épargne par
le ministère des finances
• Le comité des établissements de crédit (CEC). Il donne son avis
conforme au ministre des finances sur les questions intéressant
son activité des établissements de crédit. Par ailleurs, ses
membres peuvent émettre leurs avis au Gouverneur de banque AL
Maghreb sur les aspects techniques des instruments de politique
monétaire et des règles prudentielles (règles professionnelles
que les banques doivent respecter, comme par exemple, le ratio
de solvabilité et liquidité)
• La commission de discipline des établissements de crédit chargée
d’instruire les dossiers disciplinaire et de proposer des sanctions
susceptibles d’être prononcées à l’encontre des établissements de
crédit par ministre des finances ou le gouverneur de banque AL
Maghreb.
L’EXISTENCE D’ASSOCIATIONS

• Les associations professionnelles selon la nature de son activité,


chaque établissement de crédit est tenu d’adhérer à l’association
professionnelle qui relève de son secteur. Ces associations ont
pour objet de développer les concertations dans leur relation avec
les autorités monétaires, ainsi qu’au sein même de la profession,
pour les questions techniques et d’intérêt commun.
1. L’association (GPBM) : groupement professionnel des banques du
Maroc
2. Pour les sociétés de financements (APSF), c’est l’association
professionnelle des sociétés de financement.
3) LA PROTECTION DES DÉPOSANTS ET DES EMPRUNTEURS

• La loi de 1993 a prévu une nouvelle approche dans


les relations des établissements de crédit avec leurs
clients déposants et emprunteurs en renforçant les
droits et la protection de ces derniers et en mettant
en place des moyens de contrôle adapté, ainsi
qu’un régime de sanction profondément
réaménagé.
Les apports du code de commerce du 1er août 1996 :

Au plan bancaire et financier, les apports sont nombreux :


-la consécration de tout un titre au contrat bancaire : c’est le titre 7 du livre 4
qui va des articles 487 à 544. On y trouve notamment les différents types
de compte en banque, de dépôt de litige et de leur nantissement (def
art 1170 ) , le virement, ainsi que les opérations de crédit (l’ouverture,
préavis, escompte).
-on y trouve également le crédit bail mobilier et immobilier, ainsi que le
contrat d’affectation en garantie tel que le gage commercial, le
nantissement sans dépossession, largement utilisé en pratique bancaire
et financière. Ces mécanismes ont bénéficié de titre spécifique, c’est le
titre 5 qui va de l’art 431 à 442 et des articles 336 à 392.
-on y trouve également les effets de commerce tel que le chèque, la lettre de
change et le billet à ordre et autre instrument de paiement (livre 3, art
159à 333)
• -Le code a également réaménagé pour les entreprises en difficulté tout un
dispositif de prévention, c’est le titre 1 du livre 5 (art 546 à 559), ainsi
qu’un ensemble de procédure de sauvegarde destinée au traitement de
ses difficultés (titre 2, livre 5, arts 560 ; 618)
Les innovations de la loi 34-03 du 14 février 2006 relatives aux
établissements de crédit et organismes assimilés (BO n° 5400 du 2 mars
2006).

Plusieurs remarques peuvent être faites :


D’abord, la définition de la notion d’établissement de crédit est plus large.
L’article 1 : « sont considérés comme établissement de crédit, les
personnes morales qui exercent leur activité au Maroc (critère
géographique) quelque soit le lieu du siège social, la nationalité des
apporteurs de leur capital social ou de leur dotation ou celle de leur
dirigeant et qui effectuent à titre de profession habituelles un ou
plusieurs des activités suivantes :
-la réception de fonds publics
-les opérations de crédit
-la mise à la disposition à la clientèle de tout moyen de paiement ou leur
gestion »
L’article 7 ajoute une opération complémentaire aux opérations pouvant
être effectuées par les établissements de crédit. Il s’agit de la
présentation au public des opérations d’assurance aux personnes,
d’assistance et d’assurance crédit, c’est ce qu’on appelle la banque
d’assurance.
LOI 34-03 SUITE
• L’article 13 de la nouvelle loi précise des institutions soumises
partiellement à certaines dispositions de la nouvelle loi bancaire. Il
s’agit des services financiers de la poste, constitués de la caisse
d’épargne national du service des comptes courants et des
chèques postaux et des mandats postaux et la caisse de dépôt et
de gestion, la caisse centrale des garanties, les associations de
micro crédit, les banques off-shore et les compagnies financières.
• Tandis que l’article 16 de la même loi, mentionne les
établissements non soumis à l’application de la loi 2006. Il s’agit de
banque AL Maghreb, les entreprises d’assurance et de
réassurance, les organismes de retraite, le fond Hassan II pour le
développement économique et social, trésorerie générale, les
institutions financières et internationales.
• Au niveau institutionnel, l’article 17 donne une place
prépondérante aux circulaires du gouverneur de banque AL
Maghreb après leur homologation par arrêté du ministère des
finances et publication au BO.
Suite apport de la loi 34-03
• Par ailleurs, la concertation est quelque peu renforcée et les pouvoirs de ses
organismes sont précisés et détaillés. Ainsi, le conseil national de la monnaie et
de l’épargne et remplacer le conseil de crédit et de l’épargne, le GMCE.
• Présidé par le ministre chargé des finances, le conseil va débattre de toutes les
questions intéressant le développement de l’épargne. Ainsi que l’évolution des
établissements de crédit. Il formule des propositions au gouvernement dans le
domaine qui entre dans sa compétence.
• Quant au conseil des établissements de crédit, il est maintenu par l’art 19. Son
avis est requis par le gouverneur qui le préside. Ce gouverneur peut demander
son avis pour toute gestion ayant trait à l’activité des établissements de crédit et
des autres organismes assimilés.
• Ce comité peut être sollicité aussi pour toute étude portant sur les établissements
de crédit et notamment sur leur rapport avec la clientèle et sur l’information
publique.
• Même si son domaine d’intervention est large (art 20) de la loi, il demeure un
organe purement consultatif.
• Enfin, l’article 22 de la loi maintient également la commission des établissements
de crédit. Cette commission est présidée par le vice gouverneur ou par le
directeur général de banque AL Maghreb.
SUITE
• Cette commission est chargée d’instruire les dossiers
disciplinaires et de proposer au gouverneur, les sanctions
disciplinaires à prononcer contre l’établissement concerné.
(Voir art 133 de la loi)
• S’agissant des associations professionnelles de la banque, la
nouvelle loi a maintenu les mêmes associations, c'est-à-dire
d’un côté la GPBM et des autres associations auxquelles les
professionnels veulent adhérer.
• Ces associations ont également un rôle consultatif, mais en
plus, elles étudient les questions intéressant l’exercice de la
profession notamment, l’amélioration des techniques de
banque et de crédit, l’introduction de nouvelles techniques,
la création de services communs, la formation du personnel
et les relations avec les représentants des employés.
CHAPITRE 1 : ENCADREMENT ET RÉGLEMENTATION DE LA PROFESSION
BANCAIRE

SECTION 1 : LES ÉTABLISSEMENTS DE CRÉDIT:

• L’établissement de crédit est une notion consacrée par la loi. C’est une
notion plus large qui englobe à la fois les banques et les sociétés de
financement. Les établissements de crédit ont un monopole, c'est-à-dire
que ceux qui exercent sont protégés par la loi.
• Définition : la loi du 14 février 2006 permet de définir les établissements
de crédits par les opérations qu’ils accomplissent. Ainsi, aux termes de
l’article 1er de cette loi : « sont considérés comme établissement de
crédit les personnes morales qui exercent leur activité au Maroc,
quelque soit le lieu de leur siège social, la nationalité des apporteurs du
capital social ou de leur dotation ou celle de leur dirigeant et qui
effectue à titre de profession habituelle, une ou plusieurs des activités
suivantes :
• La réception de fonds du public
• Les opérations de crédit
• La mise à la disposition de la clientèle de tout moyen de paiement ou
leur gestion. »
LA QUALITÉ D’ÉTABLISSEMENT
• On ne va pas s’arrêter sur la condition de la personne morale et
profession habituelle. Mais avant de s’arrêter sur les activités
qu’exerce l’établissement de crédit, il faut faire deux remarques
préliminaires.
• La qualité d’établissement n’est octroyée qu’aux personnes morales
ayant obtenu l’agrément du gouverneur de banque AL Maghreb après
avis du comité des établissements de crédit. Il ne suffit que des
personnes morales accomplissent à titre de profession habituelle des
opérations de banque. C’est à ce titre qu’à défaut d’agrément, elles
ne peuvent se parer de l’appellation d’établissement de crédit et se
rendent coupables d’infraction au monopole dudit établissement.
• La définition des établissements de crédit donnée par l’art 1er de la loi
du 14 février 2006 n’est pas suffisamment large pour embrasser tous
les professionnels des activités bancaires en opération de banque.
Ainsi, les agents des marchés interbancaires, les maisons de titre, les
compagnies financières n’accomplissent pas les opérations de banque
et dès lors ne sont pas des établissements de crédit.
PARAGRAPHE 1 : RÉCEPTION DE FONDS DU PUBLIC
• En tout cas, l’art 1er de la loi énumère les différentes opérations qu’on appelle aussi
opérations de banques et qui sont retenus comme critère de la qualité d’établissement
de crédit.
• Paragraphe 1 : réception de fonds du public

• Aux termes de l’art 2 de la loi du 14 février 2006 : « sont considérés comme fonds reçus
du public, les fonds qu’une personne recueille de tiers sous forme de dépôt ou
autrement avec le droit d’en disposer pour son propre compte à charge pour elle de les
restituer ».

• Cette notion de réception de fonds du public comporte 3 éléments qu’il faut préciser :
• La notion de « public »: toute personne fait partie du public dès lors qu’elle a une
personnalité juridique distincte de celle du réceptionnaire. Sont assimilés aux réceptions
de fonds du public :
– les fonds déposés en compte à vue : avec ou sans préavis même si le solde du
compte peut devenir débiteur.
– Les fonds déposés avec terme ou devant être restitués avec préavis
– Les fonds versés par un déposant avec stipulation d’une affectation spéciale. Si
l’entreprise qui a reçu le dépôt ne le conserve pas en l’état à l’exception des fonds
versés auprès des sociétés légalement habilitées à constituer et gérer un portefeuille
des valeurs mobilières
– Les fonds dont la réception donne lieu à la délivrance par le dépositaire d’un bon de
caisse de tout billet portant intérêt ou non (art 2 alinéa 2)
PRÉCISIONS
• Ce principe de réception de fonds comporte un certains nombres
d’exceptions. Certains sont prévus par le texte même de l’art 2,
• -il s’agit du personnel
• -des associés
• -les dirigeants ne sont pas considérés comme faisant partie du public en
raison de leur lien étroit avec leur entreprise réceptionnaire
• Par ailleurs l’alinéa 3 de l’article 2 de la même loi, précise que ne sont
pas considérés comme réception de fonds publics :
• -les sommes laissées en compte dans une société par les associés en
nom collectif
• -les commanditaires et les commandités
• -les associés
• -les gérants
• -les administrateurs
• -les membres du directoire ou conseil de surveillance et les actionnaires
détenant 5% au moins du capital social.
• -les dépôts du personnel de l’entreprise, lorsqu’il ne dépasse pas 10>%
de ces capitaux propres
Réception et opération de crédit
• La notion de « réception » : la réception est un acte matériel peu importe le
contrat en vertu duquel cette réception intervient, ça peut être un dépôt, ça
peut être un prêt. Il suffit mais il faut que le réceptionnaire ait le droit de
disposer de fonds pour son propre compte avec obligation de le restituer au
remettant.
• Il faut absolument qu’il y ait une libre disposition des fonds et il suffit que cette
libre disposition dont doit jouir le réceptionnaire résulte du contrat en vertu
duquel la réception de fonds est intervenue.
• Paragraphe 2 : les opérations de crédit
• Aux termes de l’art 3 alinéa 1er de la loi du 14 février 2006 : « constitue une
opération de crédit tout acte à titre onéreux par lequel une personne :
• - met ou s’oblige à mettre à la disposition d’une autre personne à charge de
celle-ci de les rembourser.
• - ou prend dans l’intérêt d’une autre personne un engagement par signature
sous forme d’aval de cautionnement ou de toute autre garantie. »
• Cette définition correspond à la définition classique du crédit dont elle
comporte 3 éléments :
• -une avance ou promesse d’avance de fonds
• -une rémunération du créditeur
• -une restitution
Opérations de crédits
• Cette acception moderne de l’opération de crédit comprend une gamme
étendue d’opération, aussi bien le prêt contrat réel que l’ouverture de
crédit ou les crédits par signature.
• Ces opérations ne sont pas susceptibles de conférer la qualité
d’établissement de crédit que si elles sont effectuées à titre onéreux. On
peut s’interroger sur la portée de cette condition, exclut-elle la réception
de toute contre partie de tout intéressement de toute sorte de
l’opération : Ex : le cautionnement accordé par un concessionnaire par
une compagnie pétrolière.
• Il convient de se référer à l’opération de banque telle qu’elle est
pratiquée par les établissements de crédit eux-mêmes à savoir
moyennant la perception d’un intérêt d’une commission. A défaut
l’opération ne doit pas être considérée à titre onéreux. Sa pratique
habituelle ne peut conférer la qualité d’établissement de crédit ni
constituer une infraction au monopole.
• L’alinéa 2 du même art assimile aux opérations de crédit, le crédit bail et
d manière plus large toute opération de location assortie d’un achat ainsi
que les opérations d’affacturage et de vente à réméré des faits et de
valeur mobilière.
Opération de crédit bail
• L’art 4 de la loi du 14 février 2006, définit les opérations de
crédit bail et de location avec option d’achat, visé à l’art
précédent qu’elle concerne :
– les opérations de location de biens meubles qui quelque soit leur
qualification donne au locataire la possibilité d’acquérir à une date
fixée avec le propriétaire, tout ou une partie des biens pris en
location, moyennant u prix convenu, tenant en compte au moins
pour partie des versements effectuées à titre de loyers.
– Les opérations par lesquelles une entreprise en location des biens
immeubles achetés par elle, construit pour son compte lorsque ses
opérations quelle que soit leur qualification permet au locataire de
devenir propriétaire de tout ou partie du bien en location ou plus
tard à l’expiration du bail.
– Les opérations de location de fonds de commerce ou d’un de ses
éléments incorporels, donne au locataire la possibilité d’acquérir à
une date fixée avec le propriétaire le fonds de commerce ou l’un de
ses moyennant un prix convenu tenant compte au moins une
partie des versements effectuées à titre de loyer à l’exclusion de
toute opération de cession de bail à l’ancien propriétaire dudit
fonds ou d l’un de ses éléments »
Loi et affacturage
• Pour sa part l’art 5 de la même loi définit l’affacturage (le
factoring) en précisant que c’est la convention par laquelle
un établissement de crédit s’engage à recouvrer et à
mobiliser des créances commerciales soit en acquérant
lesdits créances, soit en se portant mandataire du créancier
avec dans ce dernier cas, la garantie d bonne foi.
• Par ailleurs, certaines opérations de crédit, bien que
répondant à la définition de l’article 3, peuvent être
accomplies par des personnes qui n’ont pas la qualité
d’établissement de crédit. Ces opérations énumérées à l’art
12 de la loi, non seulement ne constitue pas une infraction u
monopole bancaire, mais encore ne peut conférer la qualité
d’établissement de crédit à qui les pratiquent, même à titre
habituel.
PARAGRAPHE 3 LA MISE À LA DISPOSITION OU LA GESTION DE
TOUT MOYEN DE PAIEMENT

• La loi 2006 inclut parmi les opérations de banques, la


mise à la disposition de la clientèle de tout moyen de
paiement ou leur gestion.
• L’art 6 de la même loi donne la définition des moyens de
paiement : « sont considérés comme moyen de
paiement tous les instruments qui quelque soit le
support ou le procédé technique utilisé » permette à
toute personne de transférer des fonds » (art 329cc)
• La notion de transfert de fonds est large et doit être
étendue de tout procédé, même s’il est révocable. Cette
définition et aussi extensive puisqu’elle englobe les
moyens de paiement comportant un support papier
magnétique, informatique télématique…
Suite moyen de paiement
• Il faut observer que la mise à disposition et la gestion de moyens de paiement et la plus
usuelle, constitue des opérations de banque déjà réservées au établissement bancaire.
• Ainsi, l’émission d’espèce et réservée à banque AL-MAGHREB. De même, les chèques
ne peuvent être tirés que sur un établissement bancaire. Ainsi, l’encaissement de la
lettre de change, du chèque, est jumelé à la réception de fonds dont l’art 2 et 12 de la
loi réserve le monopole aux établissements de crédits. Il en va de même pour les
virements et les avis de prélèvement. Reste les cartes de paiements et ou de crédit qui
n’était soumise à aucune réglementation et qui font désormais parties des monopoles
des banques. Ces cartes sont gérées par les banques ou les groupes de banques.
• Le paiement par points déterminants de vente, suppose l’usage d’une carte et ce
paiement dit électronique doit être assimilé à la catégorie précédente.
• La définition légale est suffisamment large pour comprendre les découvertes et
procédés nouveaux qui peuvent être mis en place. Seulement est exclu des opérations
de banques, l’opération qui consiste pour une entreprise à émettre des bons ou cartes
délivrés pour l’achat auprès d’elle (carte Marjane…) d’un bien ou service déterminé.
Cette exception concerne la carte de paiement et ou de crédit qui sont émises par une
entreprise pour permettre le règlements de ces biens ou services, par exemple : les
chaînes pétrolières, les grandes surfaces…l’opération n’est alors que l’accessoire de
l’opération principale de vente. Cependant, la gestion de ces cartes restent une
opération de banque et pour éviter toute difficulté, ces cartes sont généralement
émises et gérer comme une filiale agréée comme établissement de crédit.
Section 2 : les monopoles de l’établissement de crédit

• Paragraphe 1 : les 2 monopoles

• Le législateur a instauré un double monopole, celui des opérations et celui


de dénomination.
• le monopole des opérations

• Le monopole des opérations de crédit est énoncé à l’art 12 de la loi 2006 :


« il est interdit à toute personne non agréée en qualité d’établissement de
crédit d’effectuer à titre de profession habituelle, les opérations visées à
l’art 1er, il est en outre interdit à toute autre entreprise qu’un établissement
de crédit de recevoir du public des fonds à vue ou d’un terme égal ou
inférieur à 2 ans »
• Ces 2 alinéas consacrent le monopole des banques dont on sait qu’il n’est
pas un privilège accordé aux établissements de crédit, mais constitue les
moyens dont l’Etat s’est doté pour mieux contrôler toute l’activité bancaire.
• La rigueur du monopole est différente selon la nature des opérations, une
distinction est imposée par le texte même de l’art 10, entre les opérations
de banque en général et la réception des fonds du public.
SUITE
• A moins de 2 ans de terme, les établissements de crédits eux-
mêmes n’échappent pas à l’obligation de respecter le monopole
pour les opérations que l’agrément a exclu du champ d’activité. De
façon générale et aux termes de l’art 27 : « les opérations de
banques ne peuvent être accomplies à titre habituel par une pers qui
n’est pas agréée comme établissement de crédit. Il doit s’agir
d’opérations de banque telle que définie aux arts 2, 3,4 de la loi.
Ainsi, les opérations de crédit à titre gratuit peuvent être accomplies
à titre habituel mais l’art 3 définit l’opération de crédit par son
caractère onéreux. »
• L’habitude suppose la répétition et celle-ci commence dès le 2ème
acte. L’habitude n’applique pas une organisation de type
professionnel. Il faut à cet égard observer la différence de rédaction
entre l’art 1 et l’art 3, seul l’accomplissement de l’opération de
banque à titre de profession habituelle peut conférer (sous réserve
d’agrément) la qualité d’établissement de crédit.
• La profession suppose une organisation. Le monopole des
établissements de crédit est renforcé par l’art 11 de la même loi
lorsqu’il s’agit de la réception des fonds du public, ce titre prohibe
même à titre occasionnel la réception du public à vue ou à terme
inférieur ou égal à 2 ans, sont seuls habilités..
Trois remarques permettent de cerner
la portée de cette prohibition :
• réception de fonds du public à plus de 2 as de terme est possible à
titre occasionnel. Elle demeure interdite à titre habituel comme
tout autre opération de banque.
• Cet art vise les banques et donc les entreprises sociétaires et à
contrario, il est permis à un particulier de recevoir des fonds du
public à moins de 2 ans de terme à titre occasionnel.
• Enfin, il faut rappeler que l’autorisation donnée par la loi à certaines
personnes de prêter des fonds à une autre personne vaut
autorisation pour l’emprunteur de recevoir les mêmes fonds.

• L’agrément peut limiter les opérations que l’établissement de crédit
est autorisé d’accomplir, c’est le cas des sociétés de financement,
art 11, alinéa 2.
• Si cet établissement étend cette activité au-delà des limites qui lui
sont assignés, il enfreint le monopole et encourt les sanctions
pénales, disciplinaires et civiles.
II- le monopole de dénomination
• Le monopole des opérations de banques se double d’un monopole de dénomination afin
d’éviter que le public soit trompé.
• La violation de ce monopole est sanctionnée par l’art 135 de la loi. Cette sanction vise
celui qui utilise indûment une dénomination commerciale, une raison sociale, une
publicité et de manière général toute expression faisant croire qu’elle est agréée en tant
qu’établissement de crédit ou entretient sciemment dans l’esprit du public une
confusion sur la régularité de l’exercice de son activité. La sanction vise également celui
qui utilise tout procédé ayant pour objet de créer un doute dans l’esprit du public quant
à la carte d’établissement public au titre de laquelle il a été agréé

Paragraphe 2 : dérogation aux monopoles

• Le monopole de dénomination ne comporte aucune dérogation, par contre, le


monopole des opérations n’est supportable que dans la mesure où le législateur a su
prévoir des dérogations qu’a imposé la logique des exigences sociales et la vies des
affaires.
• Tels sont les 3 critères qui expliquent et justifient les dispositions de l’art 12 et 16 de la
loi. Ces dispositions comme tous les textes prévoyant les dérogations sont
d’interprétation stricte.

• Les exigences logiques : logiquement, il était nécessaire que le législateur permette aux
établissements, que l’art 16 classe en dehors du champ de la loi bancaire, d’accomplir les
opérations de banque.
SUITE
• Il s’agit de banque AL-MAGHREB et de la trésorerie
générale. De même, il fallait écarter tout risque d’infraction
pour les entreprises qui par la nature de l’activité occupe
un secteur très voisin de la banque et peuvent accomplir
les opérations relevant du monopole. Il s’agit des
entreprises d’assurance et de réassurances régies par la loi
17-99 portant code des assurances et les organismes de
prévoyance et de retraite.
• Ces exigences sociales, elles expliquent que pour certaines
entreprises sont pour l’activité soustraite par l’art 16 à
l’obligation de respecter le monopole bancaire. Ainsi,
l’interdiction relative aux opérations de crédit ne s’applique
pas :
• -aux organismes à but non lucratif qui dans le cadre de leur
mission ou pour des raisons d’ordre social accorde sur leur
ressource propre des prêts à condition préférentielle aux
personnes qui peuvent en bénéficier en vertu des statuts
de ces organismes.
SUITE
• Le fonds Hassan II pour le développement économique et social régi par la loi 36-01,
les instituts financières internationales, les organismes publics de coopération
étranger, autorisés par une convention conclue avec le gouvernement du royaume du
Maroc a exercé une ou plusieurs opérations visées à l’art 1er de la loi.
• Les exigences de la vie des affaires voir simplement de commerce, justifie que les
opérations prévues à l’art 12 échappent au monopole consacré par le même art.
Ainsi, d’après le même art : « toute personne quelque soit sa nature peut pratiquer
les opérations suivantes :
• -consentir à ses contractants dans l’exercice de son activité professionnelle des délais
ou des avances de paiement notamment sous forme de crédit commercial.
• -conclure des contrats de location de logement assorti d’une option d’achat
• -procéder à des opérations de trésorerie avec des sociétés ayant avec elles
directement ou indirectement des liens de capital conférant à l’une d’elle un pouvoir
de contrôle effectif sur les autres.
• -émettre des valeurs mobilières ainsi que des titres de créances négociables sur un
marché réglementé, consentir des avances sur salaire ou des prix à ses salariés pour
des motifs d’ordre social.
• -émettre des bons ou des cartes délivrées pour l’achat auprès d’elle-même de biens
ou service déterminés.
• -prendre ou mettre en pension des valeurs mobilières inscrites à la côte de la bourse
des valeurs des titres de créance négociable ou des valeurs émises par le trésor.
• Les opérations de trésorerie entre sociétés liées appellent quelque explications
apparemment l’alinéa 3 de l’art 12, écarte toute infraction au monopole des
établissements de crédit pour les opérations de trésorerie entre la société d’un
même groupe.
• Ces textes soulèvent 2 difficultés d’interprétation l’une à trait au lien qui existe
entre les sociétés, l’autre à la notion d’opération de trésorerie. Un lien en capital
est nécessaire entre les sociétés (art 18) sur la loi …(de 0%à10%=un placement,,
10%à50=une participation,,+de 51%=filialisation)
• Une notion étroite et juridique doit être retenue manifestement du capital social.
Dès lors les apports en compte courant d’associés, des prêts et participations ne
sauraient créer un lien de nature à autoriser des opérations des trésoreries. Il n’est
pas nécessaire que ce lien en capital soit doublé d’un lien économique (il ne faut
pas qu’il y ait un conglomérat). Il n’est pas exigé que le groupe forme une unité
économique homogène que les sociétés qui le composent aient des activités
économiques complémentaires. Ce lien en capital peut être direct ou indirect. Le
caractère indirect du lien résulte de l’interposition d’une société entre celle qui
accomplit l’opération de trésorerie. Ainsi le lien existe entre la société mère et une
société petite fille, ou entre 2 sociétés sœurs, peu importe le nombre de sociétés
interposées, peu importe également la nationalité des sociétés qui composent le
groupe.
• Ce lien en capital doit conférer à l’une des sociétés du groupe un pouvoir
de contrôle effectif sur les autres. Il s’agit de la possibilité assurée et stable
de décider du sort économique et financier des sociétés contrôlées.
• -l’opération de trésorerie ne fait l’objet d’aucune obligation légale. Il s’agit
d’une notion économique et non juridique que la doctrine s’efforce de
cerner. Il ne faut pas cantonner les opérations de trésorerie dans les
domaines de court terme. Le législateur a voulu faciliter une bonne
gestion de ressource financière de groupe.
• Ces ressources, ces excédants monétaires peuvent à long terme et il ne
peut pas être interdit de les employer à long terme dans une société de
groupe. Peu importe l’origine de l’excédant monétaire, ça peut être des
bénéfices apports des actionnaires, réalisation de certains actifs,
emprunts (la loi ne fait aucune restriction).
• L’opération de trésorerie n’exige pas un flux monétaire immédiat. Le flux
peut être simplement potentiel (comme c’est le cas pour le
cautionnement). Enfin, il ne faut pas réduire les opérations de trésorerie
aux seules opérations de crédit, les opérations de compensation de même
groupe constitue aussi des opérations de trésorerie entre société.
Paragraphe 2 : sanctions et limites du monopole

• Toute infraction au monopole des opérations ou au monopole


des dénominations est susceptible d’entraîner les sanctions
disciplinaires, civiles ou pénales.
• Les sanctions pénales :
• Au terme de l’art 135 de la loi 2006 : « est puni d’un
emprisonnement de 3 mois à un an et d’une amende de 5000
à 100 000 DH ou l’une de ces deux peines seulement, toute
personne qui agissant pour son compte ou pour le compte
d’une personne morale :
– utilise indûment une dénomination commerciale, une raison
sociale, une publicité et d’une manière générale toute expression
faisant croire qu’elle est agréée en tant qu’établissement de crédit
ou entretient sciemment dans l’esprit du public une confusion sur la
régularité de l’exercice de son activité.
– Utilise tout procédé ayant pour objet de créer un doute dans l’esprit
du public quant à la catégorie de l’établissement public au titre de
laquelle elle a été agréée »
SUITE
C’est une obligation juridique et non morale, c’est pourquoi elles sont
assorties de peines.

Au terme de l’article 136 de la même loi : « est puni d’un


emprisonnement de 6 mois à 3 ans et d’une amende de 10 à 1 million,
ou l’une de ces deux peines seulement, toute personne qui :
- effectue à titre de profession habituelle, les opérations visées à l’art
1er de la loi ci-dessus, sans avoir été dûment agréée en tant
qu’établissement de crédit
- effectue à titre de profession habituelle sans avoir été dûment agréé
l’une des activités visées aux alinéas 5,6 et 7 de l’art7
- effectue des opérations pour lesquelles cet établissement n’a pas été
agréé. »

Les sociétés de financement doivent respecter le contenu de l’agrément à


défaut, elles tombent sous le régime de cet art. La personne morale
peut être sanctionnée en retenant des amendes, sinon la dissolution.
SUITE
• La fermeture de l’établissement et la publication du jugement
doivent être ordonnées par le tribunal (art 137). La loi ne précise pas
les conditions de mises en oeuvre de poursuite. Celles-ci sont donc
soumises au droit commun (règles de procédure pénale)
• Les sanctions disciplinaires :
• S’agissant des sanctions disciplinaires, l’établissement de crédit peut
se voir interdire ou restreindre l’exercice……………, Ex, limitation de
l’agrément, retirement de l’agrément s’il enfreint les limites qui lui
sont signalés ou use d’une dénomination à laquelle il n’a pas droit.
Ces sanctions disciplinaires seront prononcées par le gouverneur de
banque AL MAGHREB après avis de la commission de discipline des
établissements de banque (art 21 et 133)
• Les sanctions civiles :
• Il faut préciser que les opérations accomplies en violation du
monopole, sont nulles d’une nullité absolue qu’on conclut en
violation d’une règle publique qui protège non seulement l’intérêt
général et celui des établissements de crédit mais aussi celui des
épargnants.
Sanction 3 : classification des établissements de crédit

LES CRITÈRES :
• L’art 10 de la loi 2006 précise que les établissements de crédit, comprennent 2 catégories :
• Les banques d’une part et d’autre part les sociétés de financement. Il autorise banque AL MAGHREB a les
classer en sous catégorie, en fonction des opérations qui sont autorisées a effectué et de leur taille.
• L’activité exercée doit bien entendu consister dans l’accomplissement des opérations de banque, mais
certains établissement peuvent avoir vocation à les accomplir toute, d’autre seulement certaines d’entre
elles. Ces 2 catégories d’établissements sont différenciées par rapport aux 2 critères essentiels suivants :
• -la possibilité qui leur est conférée de recevoir ou non des dépôts à vue ou d’un terme court n’excédant
pas 2 ans. (Le critère de base est la durée)

• PARAGRAPHE 1 : LES BANQUES

• Les banques selon l’art 10 de la loi bancaire peuvent effectuer toutes les opérations énoncées de l’art 1à
6 de la loi. Elles sont donc autorisées à :
• -recevoir du public des fonds à vue d’un terme inférieur ou égal à 2 ans. L’art 10 précise qu’elles sont les
seules à y être habilité
• -elle distribue également des crédits
• -elles gèrent et mettent à la disposition de leur clientèle tous moyens de paiement. Les banques réalisent
aussi les opérations connexes à leur activité tel que les opérations de change, les opérations sur or ou sur
les valeurs. Le placement, le conseil et l’assistance en matière de gestion du patrimoine, les opérations de
location simple des biens mobiliers ou immobiliers (art 7 de la loi)
• Ainsi la loi bancaire confirme l’universalité de l’activité des banques. Dans le passé, une distinction était
établie entre les banques commerciales ou de dépôt qui comprenait les établissements bancaires et les
organismes financiers spécialisés créés pour intervenir dans des secteurs particuliers et spécialisés. Ces
organismes se différencient essentiellement des banques par le fait qu’ils ne recevaient pas Dépôt à vue
inférieur ou égal à 2 ans. Depuis 1986, à l’instar de la CNCA, la banque national de développement
économique et la CIH on été autorisées de recevoir des fonds du public à vue ou à court terme et à ouvrir
des agences.
SUITE
• Sous l’impulsion des autorités monétaires leurs opérations
se sont approchées de plus en plus de celle de banques
commerciales dont l’activité c’est parallèlement diversifié,
alors qu’elle se limitait initialement à des opérations à
court terme.
• La loi bancaire qui a défini l’universalité de l’activité
bancaire intègre dans sa notion de banque, les organismes
de crédit populaire, ceux du crédit agricole, ainsi que la
banque nationale pour le développement économique et
le CIH.
• Cette loi n’a pas cependant voulu méconnaître la
particularité et leur mission respectives, ce qui a justifié le
maintien pour la plupart de leur texte spécifique avec
toutefois des aménagements visant à la soumettre au
contrôle de banque AL MAGHREB avec des aménagements.
LES DIFFÉRENTES BANQUES ACTUELLES
• Les banques répondant aux critères de définition de la nouvelle loi bancaire,
sont aux nombres de 18 établissements, tout membre du GPBM. Ces
banques sont dans leur majorité privées. Les établissements bancaires
publics ou semi-publics sont peu nombreux et son appelées pour la plupart
à privatiser.

• LES BANQUES PRIVÉES


Sont au nombre de 11 actuellement, ces banques ont pratiquement toute une
participation étrangère de leur capital. Il y en a même qui sont des filiales
de groupe étranger. Elles sont ouvertes sur l’extérieur à travers des réseaux
de correspondant bien développés et des succursales implantés à l’extérieur
et qui sont de plus en plus nombreuses :

• Ces banques classées par ordre alphabétique sont les suivantes :



• ARABE BANQUE MAROC, ATTIJARI WAFABANK, BMCE banque morocaine du
commerce extérieur, BANQUE MAROCAINE POUR L’AFRIQU ET L’ORIENT,
BMCI commerce et industrie, CASABLANCA FINANCE MARKET, CITY BANK,
CREDIT DU MAROC, MEDIA FINANCE , SOCIETE GENERAL MAROCAINE DE
BANQUE, UNION MAROCAINE DE BANQUE
LES BANQUES À CARACTÈRE PUBLIC OU SEMI-
PUBLIC
• Les établissements bancaires à caractère public ou semi public on tous étaient
créés par l’Etat pour remplir des missions spécifiques en matière de financement.
Ces banques sont aux nombre de 6 dont la moitié son en cours de privatisation,
on y trouve :
• banque AL A’MAL dont le capital est tenu à 75 % par les RME et qui a été créé en
vue de promouvoir leur projet d’investissement.
• la banque centrale populaire (BCP) avec des banques populaires régionales. Cette
institution avait pour objet principal de financer les PME et l’artisanat.
• la banque nationale pour le développement économique (BNDE), cette banque a
joué un rôle important dans la promotion des investissements.
• la caisse nationale du crédit agricole. CNCA qui a soutenu le financement de
l’agriculture et ce aussi bien au niveau des investissements qu’en matière de
compagnes agricoles.
• crédit immobilier et hôtelier (CIH), cet établissement a concouru au
développement de l’immobilier et des investissements touristiques au Maroc.
• le FEC (fond d’équipement communal). Ce fond qui a eu le statut de banque en
1996 a pour projet e financer les travaux et l’équipement de collectivité locales.
les banques off-shore
• Sont régies par une loi spécifique, c’est la loi 58-90 relative au place financière off-shore. Ces banques peuvent
notamment collecter toute forme de ressource en monnaie étrangère convertible appartenant à des non
résidents effectués pour leur propre compte ou pour leur clientèle non résidents,
• -toute opération de placement financier, d’arbitrage, de couverture et de transfert en devise ou en or.
• -accorder tout concourt financier aux non résidents
• -participer au capital d’entreprise non résidente et souscrire aux emprunts émis par ces dernières
• -émettre des emprunts obligatoires en monnaie étrangère convertible
• -délivrer toute forme d’aval ou de caution notamment de caution de soumission, de garantie de bonne fin aux
entreprises non résidents.
• -les banques off-shore peuvent bien entendu à l’instar des banques étrangères réaliser avec les résidents toute
opération autorisée par l’office des changes.

• Ces Etats doivent obtenir un agrément auprès de banque Al Maghreb, régler un droit de licence et s’inscrire au
registre de commerce au place financière off-shore qui sont également soumis au contrôle de banque AL
maghreb.

• Les banques off-shore bénéficient de régime douanier fiscal et de change de faveur. Installé à Tanger, les
banques off-shore sont aujourd’hui à trois,
• -ATTIJARI INTERNATIONAL BANQUE
• -BANQUE INTERNATIONALE DE TANGER
• -BANQUE NATIONALE DE PARIS
Paragraphe 2 : sociétés de financements
• La réglementation des établissements de crédit ne recevront pas habituellement de dépôt, traduit le souci
du législateur de les soumettre au contrôle des autorités monétaires et ce d’autant plus que ces
établissements ont connu un développement important dans plusieurs domaines, notamment ceux du
crédit à la consommation et du crédit bail.

• Ainsi, sous l’appellation de société de financement, ces établissements de crédit ne peuvent effectuer
parmi les opérations liées à l’activité bancaire (art 1 à 7) que celles autorisées dans les décisions
d’agrément qui les concernent ou éventuellement dont les dispositions législatives ou réglementaires qui
leurs sont propres (art 11)
• En outre ces sociétés ne peuvent en aucun cas recevoir du public des fonds à vue ou d’un terme inférieur
ou égal à 2 ans puisque les banques sont seules habilités à le faire d’après l’art 11 (alinéa 1). En revanche,
elles peuvent être agréées à recevoir du public des fonds d’un terme supérieur à un an (art 11 alinéas 3)
• La loi distingue ainsi 2 sociétés de financement :

– les sociétés de financement dont les opérations sont limitées par les dispositions législatives ou réglementaires
propres. On peut citer parmi cette catégorie, la caisse marocaine des marchés qui en étant une société anonyme de
droit privé, créée par arrêté, a été modifiée le 12/02/64. cette caisse a été créée en vu d’assurer le financement
d’entreprises titulaires de marché de travaux administratifs ou de fourniture.
– Les sociétés de financements dont l’activité, est précisée dans leur agrément. On peut classer ces sociétés sans que
la liste n’en soit exhaustive par rapport aux principes types d’activité à savoir :
• Les sociétés de crédit bail mobilier et immobilier
• Les sociétés de crédit à la consommation (automobile, électroménager)
• Les sociétés d’affacturage (factoring)
• Les sociétés de cautionnement
• Les sociétés de gestion de moyen de paiement
• Les sociétés de crédit immobilier
LES DIFFÉRENTES SOCIÉTÉS DE FINANCEMENT :
• La PSF dans son rapport annuelle a classé les sociétés de financement par métier comme suit :

• société de crédit bail ou leasing, nous trouvons BMCI leasing, CHAABI leasing, MAGHREB bail leasing, MAROC leasing, SOGELEASE,
UNION bail, WAFAA bail.
• Les sociétés de crédit à la consommation, ACRED, SALAF CHAABI du centre, SALAF CHAABI du nord ouest ? SALAF CHAABI du centre du
centre nord et du centre sud, SALAF CHAABI de l’orient, SALAF CHAABI du sud, SALAF CHAABI TANASSIFT, ATTIJARI crédit, CREDIT
ECDOM, CREDI COM, DIAR EQUIPEMENT, FINE ACRED, FNAC MULTICREDIT, SALAF ACHANA, SALAF ALMOUSTAKBAL, SOFITEC, SOFAC
CREDIT, SOGEFINANCEMENT, SOFIDEC, SOGECREDIT, SONAC, TASLIF et enfin UNION DE CREDIT et WAFASALAF, SALAFINE.
• Société de crédit immobilier : ATTIJARI IMMOBILIER et WAFA IMMOBILIER.
• Société de cautionnement et mobilisation de créance : il y a la caisse marocaine des marchés et DAR DAMAN. « a » a une créance sur
« b », « x » va consentir un nantissement sur sa créance « b », lorsqu’elle aura besoin d’argent en banque : il y a une relation directe
qui se crée entre « x » banque et « b »
• Société de gestion de moyen de paiement, il y a le centre monétique interbancaire, DINERSCLUB du Maroc, EUROCHEC, INTERBANK,
WAFA MONETIQUE, WAFA CASH.
• Les société d’affacturage : il y a ATTIJARI factoring ou MAROC FACTORING. Nous avons « a » et « b », au lieu que « a » exige le
paiement de « b ». « a » va céder sa créance à « x » qui va se charger du paiement de créance. L’achat de la créance se fait à un prix
moindre de plus, il va aller prendre une assurance en cas du risque de non recouvrement.
• Société de financement sur nantissement de marchandise (warrantage) de magasins généraux. Moi je dépose la marchandise dans un
magasin général, le nantissement est enregistré dans un registre du magasin général et celui qui apporte le warrant (le récépissé) va
récupérer la marchandise
• Société de cautionnement mutuel : les petites sociétés vont établir une caisse mutuelle pour faire face aux garanties en cas de
défaillance d’un membre.
• Ces sociétés sont regroupées autour de 3 secteurs :
• -transport et surtout exploitation de taxis
• -artisanat
• -pêche
• Au niveau du transport, ils sont au nombre de 5 : SOCIMET CASA, SOCIMET MARRACKECH, SOCIMET FES, RABAT, SOCANTA TANGER
• Au niveau de l’artisanat, sont au nombre de 11 : SOCACOIF SOCAMER AGADIR SOCAMAM MARRACKECH COCANA RABAT SOCAMA
SAFI SCAMARE CHAFCHAWAN SOCMAMEK MEKNES SOCMADA OUJDA.
• Pour la pêche, elles sont au nombre de 3 : SOCANAN NADOR ? SOCAMA GHARB SOCMARAC AGADIR.
• Depuis le nouveau code e commerce on a recours au GIE
(GIE)
• Un groupement d'intérêt économique (GIE) est,
un groupement doté de la personnalité morale
qui permet à ses membres (qui doivent être au
minimum deux) de mettre en commun certaines
de leurs activités afin de développer, améliorer ou
accroître les résultats de celles-ci tout en
conservant leur individualité.
Warrantage
• Billet à ordre endossable constituant la mise en gage de
marchandises qui garantissent un emprunt contracté par leur
propriétaire, qui s'en dessaisit par dépôt dans les magasins
généraux. Les magasins généraux. − On les appelle aussi des docks
(...) sont des établissements destinés à recevoir des marchandises
en dépôt et à faire des avances de fonds sur ces dépôts; on délivre
aux déposants des récépissés à chacun desquels est annexé un
bulletin de gage: le warrant (Baradat, Organ. préfect., 1907, p.
302).En appos. Récépissé warrant. La marchandise déposée dans un
magasin général donne lieu à la délivrance d'un récépissé warrant
formé de deux parties et le warrant est créé par le détachement de
la seconde partie (Barr.1967).
• ♦ Warrant agricole, hôtelier, pétrolier. Gage qui ne comporte pas
,,dépossession, et dont le titre, mobile, est établi par le greffe du
tribunal de commerce`` (Bern.-Colli 1981). La France a largement
employé le système de la traite et du warrant agricoles, pour
financer par exemple le stockage des vins et des céréales
(Baudhuin, Crédit et banque, 1945, p. 225).
SECTION 4 : LES ENTREPRISES PROFESSIONNELLES PARTIELLEMENT SOUMISES À LA
LOI BANCAIRE

• les compagnies financières : il s’agit ici d’une nouvelle catégorie et qui désigne les
holdings des groupes bancaires ou financier. La holding, c’est une société qui détient
un portefeuille important. De ce noyau va se dégager des participants, ça peut être
une holding personnelle, ou une holding de financement, elle peut déboucher sur un
groupe de société, ou un conglomérat (spécialisé ou investissement dans différents
domaines. Groupe de société = groupe personnel, groupe (IRAKI), groupe financier
(ONA), groupe contractuel qui est rare. Un établissement de crédit n’est qu’une entité
d’une holding.
• D’après l’art 14 de la loi : « sont considérées comme compagnies financières au sens
de la présente loi, les sociétés qui ont pour activité au Maroc de prendre et gérer les
participations financière et qui soit directement soit par l’intermédiaire de société
ayant le même objet, contrôlent plusieurs établissements effectuant des opérations à
caractère financier, dont un au moins est un établissement de crédit »
• Ces compagnies financières peuvent tout d’abord être soumise au statut de crédit, si
elles exercent elles mêmes des activités rentrent dans le champ d’application. Dans ce
cas, elles sont elles-mêmes soumises directement à la loi 2006, en qualité
d’établissement de crédit. Elles peuvent également et c’est l’hypothèse visée par l’art
14 ne pas exercer elle-même d’activité bancaire. Elle relève alors du statut spécial des
compagnies financières à la condition d’avoir pour filiale exclusivement ou
principalement un ou plusieurs établissements financiers dont l’un au moins et un
établissement de crédit.
SUITE
• Dans une société quand on a 5% c’est un simple placement. Quand on dépasse ce seuil,
on est obligé de faire des déclarations auprès du CDVM. Lorsqu’on a plus de 2/3 on peut
participer à l’AGE. Dans l’art 14, le contrôle veut dire que la société appartient et vous la
contrôler
• Ces compagnies ne sont que partiellement soumises aux dispositions de la loi bancaire et
particulièrement à ces art 47,49,50,51,53,57 et au chapitre II du titre, art 14 alinéa 1.
• Ainsi, ces compagnies se trouvent soumises à l’obligation de répondre aux demandes
d’informations et contrôle de banque ALMAGHREB. Les dirigeants qui refuseraient de
déférer à cette demande d’information seront possibles de sanctions pénales. Les
compagnies financières sont aussi soumises au respect des normes de gestion qui leurs
sont imposées.
• La loi prévoit des règles prudentielles, c'est-à-dire que l’établissement bancaire ne doit
pas avoir beaucoup d’engagement et garder 20% de marge pour faire face à la demande
de la clientèle
• Enfin, elles doivent établir leur compte, totalement ou partiellement sous une forme
consolidée, cette obligation qui s’impose aux établissements de crédit leur est ainsi
étendue.
SUITE
• Forme consolidée : a la base d’un groupe de société, on trouve une holding et
autour il y a des filiales.
• Il y a un aspect purement économique, réaliser des objectifs et déployer une main
• L’aspect juridique : chacune des sociétés a son propre existence juridique, chacune
est indépendante, l’une ne peut payer les dettes de l’autre parce que chacune à sa
personne morale, d’où la difficulté. Cet obstacle faisait que certaine société jouait
de cet aspect (fraude fiscale)
• Sur le plan comptable, on oblige les sociétés de tenir un bilan consolidé, c'est-à-
dire savoir le chiffre d’affaire réalisé par le groupe et par les sociétés = c’est le
bilan consolidé ou compte consolidé. Toutefois, cela n’enlève en rien aux sociétés
de faire leur déclaration fiscale.
• Les compagnies financières sont soumises au contrôle de banque AL Maghreb et
des sanctions disciplinaires sont prévues à l’encontre de leur dirigeant, ça peut
être l’avertissement, blâme ou des sanctions pécuniaires.
• Les intermédiaires en opération de banque : l’art 15 de la loi bancaire précise
que : « les entreprises qui effectuent à titre de profession habituelle les
opérations d’intermédiaires en matière de transfert de fond consistant en la
réception ou l’envoi par tout moyen de fonds à l’intérieur du territoire marocain
ou à l’étranger, des entreprises qui effectuent à titre de profession habituelle le
conseil et l’assistance en matière de gestion du patrimoine.. »
• Ces entreprises sont soumises aux dispositions des titres 3, 4,7 de la loi,
disposition comptable et prudentielle (ratio), contrôle de banque ALMAGHREB,
sanctions pénales ou disciplinaires

• Par ailleurs, l’art 13 de la loi précise quatre établissements soumis partiellement à
la loi bancaire, il s’agit :
• -services financiers de la poste qui sont constitués du service de la caisse
d’épargne nationale du service des comptes courant et chèques postaux, du
service des mandats postaux sont soumis au dispositions des art 40 et 48,
51,53,55,57,84,112,113,115,116,118,119,120 et au titre 7 de la loi. Il s’agit
d’informer banque AL maghreb.
• -la caisse de dépôt et de gestion (CDG) et la caisse centrale de garantie, sont
soumises aux dispositions des arts 4 et celle de titres 3,4 et 7 de la loi
• -les associations de micro crédit régies par la loi n°18-97 sont soumises aux
dispositions du titre IV de la loi (contrôle de banque AL Maghreb)
• -les banques off-shore régies par la loi 58-90 relative au place financière off-shore
sont soumises aux arts 40,55,47, 48,50,51,52,53,55,57,84 ainsi qu’à celle du
chapitre II du titre 4 de la loi (contrôle des comptes par les commissionnaires au
compte)
Section 5 : les conditions d’accès et d’exercice de la condition
bancaire
Pour exercer leur activité, les établissements de crédit ainsi que leurs
dirigeants doivent satisfaire un certains nombres d’exigences qui ont pour
objectif de renforcer la sécurité d u système banquier et financier.

• A/ règles relatives aux dirigeants


• Les personnes exerçants déjà dans un poste de direction on a appelé encore a
assumé une responsabilité au sein d’un établissement de crédit, doivent non
seulement posséder l’honorabilité nécessaire mais également ne pas cumulé
plusieurs fonctions.
• 1/ les règles relatives à l’honorabilité

• L’art 31 de la loi bancaire exclut particulièrement dans son art 31, les
personnes coupables pour faux, usurpation, escroquerie, abus de confiance
ou infraction à la réglementation des changes ou à la déchéance commerciale
prévu par l’art 711 et suivant du code de commerce.
• Ces règles s’appliquent aussi bien aux principaux dirigeants, les fondateurs,
les nombres du conseil d’administration, conseil de surveillance qu’aux
personnes chargées de contrôler, d’administrer, de gérer ou de représenter à
titre quelconque un établissement de crédit
SUITE
• 2/ règles de non cumul des fonctions= quant on est à la tête de plusieurs tête

• Est prévu par le législateur, soucieux d’éviter le conflit d’intérêt et les abus de la
part des dirigeants. Elle s’applique selon l’art 37 au président directeur général,
au directeur général, aux membres du directoire ainsi que toute personne ayant
reçu délégation de pouvoir de direction du président directeur général, du
conseil d’administration ou de surveillance d’un établissement de crédit.
• Ces personnes ne peuvent cumuler leur fonction avec des fonctions similaires
dans tout autre entreprise à l’exception de celle qu’elle pouvait exercer au sein :
• -de société de financement ne recevant pas des fonds du public comme c’est le
cas notamment des sociétés de crédit bail, filiales de banque.
• -les sociétés d’investissements comme par exemple la société nationale
d’investissement (SNI)
• -les sociétés de service contrôlés par l’établissement de crédit concerné et dont
l’activité aurait pu être exercé par celui-ci dans le cadre normale de la gestion,
telle que les sociétés gérant le patrimoine immobilier, lié à l’exploitation de
l’établissement de crédit et les sociétés effectuant de travaux informatiques
dans ceux de l’établissement considéré
• La règle de non cumul et ces derniers cas sont des exceptions
B/ règles relatives aux établissements de crédit

• 1/ l’agrément ou l’autorisation d’exercer est posé par l’art 27 de la loi :


« toute personne morale considérée comme établissement de crédit, au
sens de l’art 1er ci-dessus doit avant d’exercer son activité au Maroc
(condition de territorialité) avoir été préalablement agréé par le
gouverneur de banque ALMAGHREB après avis du comité des
établissement de crédit soit en qualité de banque, soit en qualité de
société de financement désirant exercer leur activité sur le territoire
marocain, cet agrément doit faire l’objet d’une demande par les intéressés
adressés à banque ALMAGHREB, c’est le gouverneur de cette banque qui
accorde ou refuse par décision motivée l’agrément après avis du comité
des établissement de crédit.
• Le législateur a voulu cependant entourer l’octroie de l’agrément d’un
certain nombre de conditions juridiques, économiques, sociales,
commerciales et financières. »
• Les conditions juridiques : le comité des établissements bancaires doit
vérifier à cet égard si le requérant satisfait au différentes mesures prévues
par la loi (conditions tenant à la qualité des fondateurs, les principaux
dirigeants, les conflits éventuels qui peuvent exister, à la forme sociale (SA)
LES CONDITIONS ÉCONOMIQUES ET SOCIALES
• Les conditions économiques et sociales : le comité doit également apprécier
l’aptitude de l’entreprise requérante à participer activement au
développement économique et social du pays, sur le plan national et régional
et à mettre en place de structures décentralisés, il faut cependant souligner
cependant que lorsque les modifications affectent la nationalité, le contrôle
(quant le capital passe d’une main à une autre) d’un établissement de crédit, le
lieu de son siège sociale, et la nature des opérations qu’il effectue
habituellement, celui-ci doit obtenir un nouvel agrément. Les absorptions et
les fusions entre établissement de crédit obéissent à la même règle (voir art
35,36 de la loi)
• L’art 36 nous dit que les changements qui changent la nationalité de la société,
comme par exemple le changement du lieu du siège social
• 2/ l’ouverture de succursale et de guichet :
• Au paravent, toute ouverture de succursale, d’agence de bureau ou de guichet
était subordonnée à l’accord préalable du ministre, des finances. l’agence est
un point de vente, un simple fond de commerce. Le guichet a été créé pour des
raisons de commodité.
• Cette autorisation était accordée en principe sans problème. Elle n’avait
cependant aucune utilité dans la mesure ou l’on souhaitait toujours encourager
et développer la bancarisation (le taux de personnes ayant un compte
bancaire)
3/ la forme de dénonciation sociale :

• Le législateur a remédié à cette situation en autorisant les établissements de crédit à ouvrir sur le territoire
marocain des succursales, des guichets, des agences, à procéder à leur fermeture et à leur transfert dans une
même commune.
• Il leur a permis également les jours et les horaires d’ouverture qui leur conviennent, les seules exceptions à
ce principe concerne les implantations aux étrangers qui demeurent titulaires de l’accord préalable de
banque ALMAGHREB qui demeure auprès du comité des établissements de crédits (art 33)

• 3/ la forme de dénonciation sociale :


• Pour des raisons évidentes de sécurité les établissements de crédit ayant leur siège social au Maroc, ne
peuvent être constitués que sous la forme de SA à capital fixe à l’exception toutefois des organismes que la
loi a doté d’un statut particulier (banques populaires qui sont des SA à capital variable)

• Par ailleurs et pour que leur activité soit bien connue des tiers avec qui il traite, l es établissements de crédit
sont tenus aux termes de la loi 39 : de faire état dans leur acte, documents, publication, quel qu’en soit le
support de leur dénonciation sociale, de leur forme juridique, du montant de leur capital social, de l’adresse
du siège social, du n° sous lequel ils sont immatriculés au registre de commerce, de la catégorie ou sous
catégorie à laquelle ils appartiennent, ainsi qu’en référence à la décision portant leur agrément.

• 4/ les règles prudentielles et comptables


• Les établissements sont soumis aux décisions et mesures édictées par les organismes monétaire, notamment
celle afférant aux mesures prudentielles (capital minimum, coefficient de liquidité, de solvabilité de division
des risques et toute autre ratio prévu par la banque ALMAGHREB.
• Aux règles comptables établis par l’institut d’émission (banque ALMAGHREB°) a l’audit annuel de leur
comptabilité ainsi qu’a la publicité de leur compte annuel et trimestriel (voir art 45 et 52)
SUITE
• 5/ l’adhésion à une organisation professionnelle
• Les établissements de crédit sont tenus d’adhérer à l’association professionnelle de leur catégorie. Il
s’agit du GPBM pour les établissements agréés en tant que banque et de l’association professionnelle
des sociétés de financements pour ceux agréés en tant que société de financement (art 27)

• → Tous ceux qui vont à la banque ne détiennent pas forcément un compte en effet il peut s’agir de deux
aspect soit d’un aspect compte soit d’un aspect de crédit cela dépend donc de l’intention des parties.
• La notion de compte en banque révèle de grandes catégories à savoir : le compte courant et le compte
courant ( celui des professionnels qui présente certains avantages)

• Chapitre II : Les relations bancaires.

• Pour l’essentiel l’activité bancaire générale consiste à recevoir les comptes du public et consentir du
crédit. Il s’agit même là de deux opérations de banque par nature (article 6 du code de commerce alinéa
7.
• Les relations des entreprises et des particuliers avec les établissements de crédit s’ordonnent donc selon
cette dualité d’une part un cadre juridique est institué pour la réception des fonds monétaires et
financiers du client et la domiciliation de ces flux de caisse c’est la relation de compte, d’autre part des
formules de financement à terme variable sont proposés pour répondre aux besoins de trésorerie ou
d’investissement de la clientèle bancaire.
• Le recours éventuel à ces emprunts s’organise selon les modalités appropriées d’une relation de crédit.
la notion de compte
• Section 1 : la notion de compte

• En général les opérations de banque peuvent être faites par caisse ou par compte.
• Elle sont faites par caisse lorsqu elles sont considérées isolément et font l’objet d’un règlement immédiat
en espèce. Ainsi le porteur d’un chèque l’encaisse au guichet de la banque (tiré), de même le voyageur
change la monnaie étrangère contre la monnaie locale.
• En tout cas la comptabilité de la banque conserve la trace de paiement du chèque ou de l’opération de
change mais il n’est pas utile d’ouvrir un compte au nom du porteur ou du voyageur .L’opération est en effet
isolée et aussitôt réglée.
• Mais le plus souvent les opérations de banque se font par compte, il en est ainsi pour deux séries
d’hypothèses :
• Tout d’abord il peut s’agir d’une opération isolée non susceptible d’un règlement ou d’une d’un règlement
ou d’une exécution instantanée, il est alors nécessaire de retracer cette opération dans un compte ouvert
au nom de celui qui effectue l’opération, ce compte sera clos lorsque l’opération sera terminée.
• Ces comptes destinés à enregistrer une seule opération sont appelés dans la pratique comptes d’ordre,
comptes d’attente ou comptes de passage.
• Les comptes de passage sont récapitulés dans un compte général dit « compte clients divers » ensuite et
surtout les opération de banque sont faites par « compte » lorsqu’elles sont amenées à se multiplier, se
répéter et impliquent une permanence de relations entre la banque et son client .
COMPTE SUITE
• Quand la banque ouvre un compte à son client les diverses opérations sont retracées dans le compte, elles
s’y dénouent et contribuent à former un solde qui fluctue à chaque opération nouvelle, il en est ainsi du
compte de dépôt qu on appelle aussi compte chèque, du compte courant, des différents comptes sur
livret.
• A coté de ces comptes d’espèce il existe des comptes de titre ; ces comptes ne peuvent enregistrer que les
créances ayant pour objet des choses fongibles c'est-à-dire une somme d’argent en une seule et même
monnaie, titre assimilé à des choses fongibles.
• En effet il est difficile de donner une définition du compte bancaire quand sa nature est complexe c’est un
document comptable et en même temps une convention, matériellement le compte est un tableau
synoptique des créances et des dettes réciproques des deux personnes « ici il s’agit de la banque et son
client qu on appelle correspondants ».

• → il faut savoir qu’un compte n est pas l’exclusivité des banques



• A première vue ce compte semble relever non pas du droit mais de la technique comptable ceci est sans
doute vrai pour les comptes de passage qui est un simple document comptable, mais insuffisant pour les
comptes de dépôt et les comptes courants.
• En effet pour ces comptes sous l’apparence d’un document comptable se cache une convention au riche
contenu certains auteurs parlent même d’une double convention.
• Tout d’abord l’ouverture d’un compte traduit l’existence d’une convention sur le règlement des créances et
de dettes qui peuvent naître entre correspondants.
• Dans le compte dépôt de fond , cette convention est souvent inaperçue , les opérations qu’on enregistre
de tel compte se traduisant par des augmentations ou diminutions du dépôt initial , il n y en a pas moins
règlement de créance, t tout se passe comme si les fonds étaient joints ou retranché du dépôt initial .
SUITE
• A cette convention sur le règlement des créances réciproques s’ajoute un accord sur les intérêts sur la
convention d’une sûreté pour garantir le solde du débiteur du compte.

• → tout dépend nature du compte, le compte de dépôt est le plus classique il faut faire en sorte de ne
retirer du solde que ce qui est encaissé.
• Le compte courant répond au besoin du commerçant, la physionomie du compte doit changer parce que
le commerçant a besoin de facilités c’est pourquoi il y a une double convention dans la mesure ou il peut
aller au-delà du débit. il y a en effet une compensation entre le débit et le crédit. la banque ne fera pas ça
gratuitement, elle va en bénéficier ( les intérêt) toutefois le commerçant doit déposer des garanties (
cautionnement ; ….)
• Le contrat cadre est celui qui établit la relation de certaines charges alors d autres contrats vont être
joints à ce contrat cadre pour le concrétiser en effet le contrat de compte est un contrat cadre d’où la
double convention.

• Ensuite l’ouverture d’un compte (dépôt ou courant) implique l’engagement du banquier de fournir à son
client certaines prestations relevant du service de caisse.

• Remarquons enfin qu’en lui-même le compte n’est qu un cadre vide , il ne prend vie et ne produit ses
effets que par les opérations qui l enregistrent et dont il a su le règlement convenu c'est-à-dire que les
comptes bancaires sont des contrats cadre.
• Ces contrats sont des instruments du commerce de banque, il importe de préciser le rôle de ces
instruments.
AUTRE PRECISIONS
• Le compte est un instrument du commerce de banque a cet égard son rôle est triple :

• D’abord c’est un instrument comptable ainsi le compte constate les opérations et en constate le
résultat (créance ou dette) par des chiffres. Chaque opération se traduit par un article de compte
(article de crédit si le client de la banque est créancier de cette dernière et article au débit s’il est
débiteur) ; lequel article contribue à la formation d’un nouveau solde provisoire indiquant à tout
moment la position créditrice ou débitrice du client.

• Ainsi le compte assure au même temps que la preuve la figuration numérique et le résultat
authentique des opérations intervenues (art 492 du CC) art 118 de la loi bancaire.

• les comptes de passage sont simplement des instruments comptables, ils n’assurent pas le règlement
des créances qui sont inscrites.
• le compte courant et le compte de dépôt sont aussi des instruments de règlement.
• Les créances sont payées par leur inscription en compte.
• les comptes sont des instruments de garantie. pour les banques en effet c est un
• Instrument de créance.

• Cette garantie réside dans la compensation qui se traduit en partie en articles de crédit, elle est
émanant du mécanisme de compte, cette idée de garantie est très importante dans le compte courant,
elle est pris en considération par les parties et constitue un élément de la convention du compte
courant.
COMPTE SUITE
• Dans le compte de dépôt cette garantie si elle est toujours attachée au mécanisme de compte passe
inaperçue parce que le compte est généralement créditeur, elle n est pas un élément de la convention liant
les parties.

• Le compte peut être aussi un instrument de garantie pour les soldes d’autres comptes si le solde créditeur
d’un autre compte peut être compensé d’un autre solde débiteur d’un autre compte on peut dire qu’il sert
de garantie à ce dernier .

• Enfin s’agissant des diverses catégories de comptes en banque la distinction capitale qui a un contenu
juridique et non pas seulement comptable technique est celle qui oppose le compte courant et les
comptes de dépôt de fonds également appelés comptes de chèques.

• Il est difficile de les distinguer mais la pratique nous fournit une 1ere indication : les banques ouvrent un
compte courant au commerçant et un compte dépôt aux non commerçants mais ce critère même s’il est
commode ne peut être retenu sans réserves sur le plan juridique.

• En plus lorsque la banque qualifie expressément le compte ouvert les juges ne sont pas liés par la
qualification liée donnée aux parties par leurs conventions.

• La finalité économique des deux comptes fournie également une précieuse indication qui ne donne pas la
certitude absolue.

• Le compte courant est destiné à enregistrer des opérations multiples et de natures différentes rendant
chaque correspondant tantôt créancier, tantôt débiteur.
SUITE
• Le compte courant est destiné à enregistrer des opérations de caisse qui viennent augmenter ou diminuer
le dépôt initial.
• Certains types de comptes sont des variétés de comptes de dépôt. Le régime particulier du compte tient
sort à un aménagement jumelé d autres opérations (opérations compte livret, compte d’épargne
logement, compte livret d’épargne institué aux travailleurs manuels, compte à terme, compte pour le
devellopement industriel) soit à la nécessité de facilité de contrôle de certaines activités professionnelles
(compte clientèle de l’avocat , comptes des agents d’affaire, compte des administrations de biens et
syndicat de copropriété) soit à la personnalité de leur débiteur ( compte mineurs )

• D’autres types d e comptes sont des modalités du compte courant ou du compte de dépôt exemple
conjoints, comptes de garantie , comptes a durée éphémère (les comptes de passage )

• Nous étudierons seulement le compte courant et le compte de dépôt après avoir déterminé les règles qui
leur sont communes.

• En tout cas une remarquable innovation du code de commerce consacré au livre IV est loué au contrats
commerciaux, tout un titre 7 aux contrats bancaires ( art 487 à 544) . la caractéristique majeure de cette
division est d’avoir distingué le contrat de dépôt de fonds ( art 509 et 510) et la convention , le compte en
banque ( art 493 à 505 ) code de commerce .