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Yahia Magha/Liberté
Yahia Magha/Liberté

LIGUE DES CHAMPIONS : USM ALGER 1 – TP MAZEMBE 2

Ils étaient vraiment plus puissants ! P.23

17 e CONGRÈS DE LA FÉDÉRATION MAGHRÉBINE DE GYNÉCOLOGIE-OBSTÉTRIQUE

Le taux de natalité a doublé en n Algérie P.9

LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER

LIBERTE

P.9 LE DROIT DE SAVOIR, LE DEVOIR D’INFORMER LIBERTE ALORS QU’UNE NOUVELLE LOI SUR L’IMMIGRATION SERA

ALORS QU’UNE NOUVELLE LOI SUR L’IMMIGRATION SERA PROMULGUÉE BIENTÔT

Le Québec accueillera plus d’immigrants en 2016 P.10

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION. 37, RUE LARBI BEN M’HIDI, ALGER - N° 7065 DIMANCHE 1 er NOVEMBRE 2015 - ALGÉRIE 20 DA - FRANCE 1,30 € - GB 1£ 20 - ISSN 1111- 4290

CRASH DE L’AVION DE LIGNE RUSSE DANS LE SINAÏ ÉGYPTIEN

L’État islamique revendique

P.13

IL A ANNONCÉ QUE LE PROJET SERA RENDU PUBLIC BIENTÔT Révision de la Constitution Bouteflika
IL A ANNONCÉ QUE LE PROJET SERA RENDU PUBLIC BIENTÔT
Révision de la Constitution
Bouteflika dévoile
les grandes lignesP.3
L’opposition prudente face au discours du Président
APS
L’opposition prudente face au discours du Président APS Contribution Par Omar Ramdane À L’ORIGINE DE

Contribution

Par Omar Ramdane

À L’ORIGINE DE L’ÉVÈNEMENT FONDATEUR DE LA RÉPUBLIQUE

1 er Novembre 1954 : ses vrais initiateurs et… les autres P.6/7

1954 : ses vrais initiateurs et… les autres P.6/7 IL SOULIGNE QUE LE 1 e r

IL SOULIGNE QUE LE 1 er NOVEMBRE N’A PAS ÉTÉ “L’ŒUVRE DE TOUS LES ALGÉRIENS”

Aït Hamouda :

“On doit le déclenchement de la Révolution à une poignée de jeunes” P.8

de la Révolution à une poignée de jeunes” P.8 IL ÉTAIT LE CHAUFFEUR DE KRIM BELKACEM

IL ÉTAIT LE CHAUFFEUR DE KRIM BELKACEM DURANT LA RÉVOLUTION

Le moudjahid Hadj Guerram Amar se souvient ! P.8

ELLE A ÉTÉ INHUMÉE, HIER, AU CIMETIÈRE D’EL-MADANIA OUARGLA Claudine Chaulet, l’amie des opprimés, rejoint
ELLE A ÉTÉ INHUMÉE, HIER, AU CIMETIÈRE D’EL-MADANIA
OUARGLA
Claudine Chaulet, l’amie
des opprimés, rejoint
l’éternité
Paludisme : 1
mort et 9 cas
suspects
P.9
P.28
Ryad Kramdi/Liberté

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L’actualité en question

Dimanche 1 er novembre 2015

LIBERTE

RÉVISION DE LA CONSTITUTION

L’opposition prudente face au discours du Président

L’opposition, notamment les membres de la CNLTD, a accueilli le message du président de la République adressé au peuple en cet anniversaire du 1 er Novembre avec prudence, surtout le volet lié à la révision de la Constitution et l’adoption d’un mécanisme indépendant de surveillance des élections.

“D ans le dis- cours, la volonté y est. Mais nous res- tons pru-

dents”, a déclaré le SG du Rassem- blement pour la culture et la démo- cratie (RCD), Mohcine Belabbas quant aux annonces faites par le Président s’agissant de la révision de la Constitution. S’il a souligné que la nouveauté réside dans l’accepta- tion des revendications de l’oppo-

sition, qui, pour l’essentiel, sont de vieilles revendications du RCD, il est sceptique quant à la volonté du pouvoir de les matérialiser. Il a souligné que “le pouvoir politique en place est habitué à faire de bonnes annonces avant de les polluer très vite, comme c’était le cas en 2011 avec les réformes politiques”. Mohcine Belabbas, qui considère par exemple le mécanisme indépen- dant de surveillance des élections annoncé par le Président comme un

instrument essentiel pour une com- pétition politique loyale, remet néanmoins en cause la démarche qui prévaut à cette révision de la Constitution. Selon lui, “une nou- velle Constitution devrait émaner d’un large débat associant toutes les composantes de la société”. Il a ajouté que la révision de la Constitution devrait passer par un référendum. De son côté, Sofiane Djilali, prési- dent de Jil Jadid, est sceptique. Il pense que ce pas fait par Boutefli- ka vers l’opposition en acceptant certaines de ses propositions n’a pour but que de l’amadouer. “Mon- sieur Bouteflika nous a habitués aux promesses non tenues. Il peut être tenté de faire un emballage, mais il ne donne pas le contenu. Il peut of- frir un flacon sans le parfum. Je vous rappelle que le 8 mai 2012, Boutefli- ka avait dit ‘tab djnani’. Il parlait de transmission du flambeau. Mais, malgré les ennuis de santé qu’il connaît et son âge très avancé, son

bilan catastrophique, Bouteflika a montré son amour pour le fauteuil”, a-t-il déclaré. Et de conclure : “Il est possible qu’avec la crise économique, il veuille amadouer l’opposition pour mieux rester au pouvoir. Nous attendons des actes.” Abderrezak Makri, chef de file du MSP, lui, est resté injoignable. En revanche, il a estimé dans les co- lonnes de notre confrère électro- nique TSA que l’opposition a appe- lé “à une nouvelle entité d’organisa- tion et non pas uniquement de sur- veillance des élections”. “Ce n’est pas un problème de surveillance à ses yeux, mais, de fraude.” Tout en qualifiant de “pas positif”, il s’est in- terrogé sur les prérogatives à attri- buer à la nouvelle instance de sur- veillance des élections. Pour lui, le maître-mot reste la prudence : “Nous restons prudents et nous préférons attendre des dé- marches concrètes.”

L. H.

Louiza Ammi/Archives Liberté
Louiza Ammi/Archives Liberté

La CNLTD appprécie le “discours” du chef de l’État mais attend des “actes” concrets.

BOUTEFLIKA APPELLE LE PEUPLE AU “CALME” ET À “GARDER SON SANG-FROID”

Quand les jeunes deviennent un enjeu

E n adressant son message au peuple al- gérien à l’occasion du 61 e anniversaire du déclenchement de la Révolution, le

chef de l’État, Abdelaziz Bouteflika, n’a pas manqué d’appeler les jeunes, la frange la plus importante du peuple, à participer activement à l’édification du pays. “À la faveur du rajeu- nissement des cadres gestionnaires des entre- prises étatiques, j'ai grand espoir que la jeune génération puisse concourir activement à l'édi- fication d'une Algérie développée et prospère, mue par le même esprit qui a animé leurs aî- nés qui ont libéré l'homme et la terre”, a écrit le président Bouteflika dans son message. Cette attention du Président portée à la fran- ge juvénile, même s’il l’a souvent fait dans ses

discours par le passé, a une résonance parti- culière dans le contexte actuel. Non seulement le Président, comme sans doute son entoura-

ge et l’Exécutif, semble redouter les contre- coups de la crise sur la paix sociale, mais il sait également que les jeunes, déjà éprouvés, pour un bon nombre d’entre eux, constituent la “matière première” de la contestation. Si, jusque-là, les autorités, grâce à un confortable matelas financier, ont mis en place un dispo- sitif d’aide à l’emploi, à l’insertion profession- nelle, notamment dans le cadre de l’Ansej, ont pu répondre à une certaine demande, il n’est pas sûr qu’il en serait de même maintenant que les recettes du pays ont chuté de moitié. Il ap- paraît clair, et les autorités ne sont pas sans le savoir, qu’il serait difficile dans les prochains mois, voire dans les prochaines années, de ré- pondre à une demande sans cesse en augmen- tation en matière d’emploi, d’autant que sur ce registre, le gouvernement ne dispose pas d’une vision claire.

Une politique d’emploi intimement liée à l’investissement et à la mise en place d’une éco- nomie performante, ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui. Ce n’est d’ailleurs pas sans raison que le président de la République appelle les Algériennes et les Algériens, mais assuré- ment les jeunes, au “calme” et “à garder leur sang-froid” en épinglant au passage l’opposi- tion et certaines voix qui, aux yeux du Prési- dent, tentent de les “effrayer” à travers leurs lec- tures de la crise : “J'exhorte toutes les Algériennes et tous les Algériens à bien considérer les enjeux de l'étape, à garder leur sang-froid devant les défis qui sont, souvent, exagérés, dans le but d'ef- frayer le peuple, de le faire douter de ses capa- cités et d'ébranler sa confiance en ses dirigeants et ses cadres.” Comme lors de précédents discours, le Prési- dent mise sur la “patience” des Algériens, leur

“détermination” et leur “patriotisme” pour affronter la crise à venir et les éventuels dan- gers auxquels le pays pourrait être confronté. “Je suis persuadé que notre peuple, exercé à af- fronter les difficultés et à relever les défis, sau- ra dépasser cette étape porteuse de crises en pui- sant dans ses vertus innées, que sont la patien- ce et la détermination, l'amour de la patrie, la défense de ce qu'il a de sacré et ses richesses, la sauvegarde de sa liberté et de la souveraineté de sa décision, quels que soient la difficulté de la situation et le danger encourus”, assure Bouteflika. Dans la Constitution, dont il a an- noncé la révision pour bientôt, il promet même que “les jeunes” auront leur place : “La nouvelle Constitution projetée inclut égale- ment la promotion de la place et du rôle de la jeunesse face aux défis du millénaire (…).”

KARIM KEBIR

ALORS QUE L’ALGÉRIE CÉLÈBRE LE DÉCLENCHEMENT DE SA RÉVOLUTION

Pas de contrat social à l’horizon

C ertains pans de l’histoire contemporaine de l’Algérie seraient-ils en train de se

répéter ? Alors que le pays célèbre aujourd’hui le 61 e anniversaire du dé- clenchement de la Révolution, “une référence identitaire pour l’Algérie et son peuple”, selon le président Bou- teflika, il est confronté à une sérieu- se crise multidimensionnelle qui

dure depuis longtemps. Bien que le contexte et les dangers diffèrent et

alors que les enjeux sont d’une tou- te autre nature, l’Algérie est de nou- veau face à une impasse politique, comme à la veille du 1 er Novembre

1954.

Cette situation a pour conséquence d’accroître la frustration de la majo- rité de la population, pourtant mûre pour passer à une étape qualitative- ment supérieure, celle de la défense

pour l’indépendance économique et pour la démocratie. Qu’advient-il de l’appel du 1 er No- vembre et de la promesse de construire une Algérie “souveraine, démocratique et sociale” ? Dans son message commémoratif, le chef de l’État témoigne que Novembre est “la source où notre peuple puise le sur- croît d’énergie nécessaire pour son sursaut national, chaque fois qu’il est confronté à des défis extrêmes”. La Révolution, ajoutera-t-il, a confirmé l’attachement “farouche” des Algé- riens à la liberté, à la dignité et à la souveraineté. Mais, que dire de ces Algériens qui, plus de 60 ans après le “coup de ton- nerre” de 1954, continuent à fuir leur pays ; d’aucuns, dans des barques de fortune, au péril de leur vie ? Que dire aussi de ces citoyens qui recou-

rent à l’immolation ou à l’émeute, pour exprimer le rejet de la “hogra” et du mépris des gouvernants envers eux ? Même les femmes, dignes combattantes dans un passé si proche, sont devenues otages d’un code de la famille, qui les cantonne dans une position humiliante de mineures à vie.

Le serment de Novembre 1954 a-t- il été trahi ? Pour y répondre, il faut d’abord s’interroger sur cette pro- messe de la défense de l’intérêt na- tional au-dessus de “toutes les consi- dérations mesquines et erronées de personnes et prestige” et de l’union de toutes les forces sociales loin des “compromissions possibles”, si chère

à Ben M’hidi, à Boudiaf, à Didouche,

à Abane et à leurs compagnons ? Au-

jourd’hui, et le pouvoir et l’opposi- tion conviennent de la gravité de la

crise dans un contexte marqué par la chute des prix du pétrole et des en- jeux géostratégiques. Mais, chaque partie reste enfermée dans sa propre logique. Résultat : aucun “contrat social” n’est à l’ordre du jour, au nom des in- térêts supérieurs de la nation. Si le système politique est considéré com- me “illégitime” par les partis poli- tiques de l’opposition - formations réunies au sein de la CNLTD ou mi- litant en solo, comme le FFS, le PT, le FC et le MDS -, pour le pouvoir, seule l’Alliance présidentielle comp- te. Autrement dit, les partis politiques, autres que le FLN et le RND, qui ré-

clament une transition démocra-

tique ou une démarche consensuel- le impliquant le pouvoir et l'opposi- tion ou qui désavouent tout simple-

ment les choix du gouvernement, ne représentent pas “le partenaire poli- tique” aux yeux du pouvoir, qui leur reproche notamment de ne pas ratisser large. En définitive, le pouvoir algérien, in- capable d’évoluer, évite d’aborder la crise politique du système, comme l’a rappelé récemment le président d’Ahd 54, Ali Fawzi Rebaïne. Quant à l’opposition, ce dernier estimera qu’elle a intérêt à s’organiser “en de- hors du cercle du pouvoir et de son agenda” et à “se réapproprier la rue pour se rapprocher du citoyen”. Et ce, d’autant que l’ancien parti unique, entré en “guerre de position” avec son clone RNDiste, est incapable de “se reconvertir” et de placer “l’intérêt du peuple au-dessus de leurs intérêts partisans”.

HAFIDA AMEYAR

LIBERTE

Dimanche 1 er novembre 2015

L’actualité en question

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IL A ANNONCÉ QUE LE PROJET SERA RENDU PUBLIC BIENTÔT

Révision de la Constitution :

Bouteflika dévoile les grandes lignes

Le projet de révision constitutionnelle a fini par prendre forme. Tel que décliné, hier, par le chef de l’État, il semble contenir des concessions importantes pour l’opposition. À moins que cela ne relève de la pure tactique. Lecture.

L e projet de la révision constitutionnelle, long- temps objet de spécula- tions et de supputations médiatiques, est finalisé. Le président de la Ré-

publique, Abdelaziz Bouteflika, a annoncé officiellement, hier, dans un message solennel, à l’occasion de la commémoration du 61 e anniver- saire du déclenchement de la Révo- lution de Novembre 54, qu’il sera “bientôt rendu public”. Le chef de l’É- tat, qui prit, au printemps 2011, alors qu’était encore bien allumé le brasier des révoltes populaires arabes, l’engagement d’opérer des ré- formes politiques, et fit, dans ce sillage, la promesse explicite d’une révision profonde de la loi fonda- mentale, a dévoilé pour la première fois les principaux contours de son projet de nouvelle Constitution. Ces derniers s’articulent autour de cinq vecteurs essentiels : la consolidation de l’unité nationale autour de notre histoire, de notre identité et de nos valeurs spirituelles et civilisation- nelles, l’approfondissement de la séparation et de la complémentari- té des pouvoirs, avec la dotation de l’opposition parlementaire de moyens d’assumer un rôle plus ac- tif, y compris par la saisine du Conseil constitutionnel, la dynami- sation des institutions constitu- tionnelles de contrôle et la mise en place d’un mécanisme indépendant de surveillance des élections, le confortement, à travers des garanties nouvelles, du respect des libertés des citoyens, ainsi que l’indépendance de la justice et, enfin, la promotion de la place et le rôle de la jeunesse face aux défis du millénaire. Le message présidentiel présente, par ailleurs, la révision constitionnelle comme un accomplissement démocratique, au travers, notamment, de la consé- cration de l’arbitrage souverain du peuple, s’agissant de l’alternance au pouvoir. “J’espère que cette révision constitutionnelle contribuera à l’af- firmation d’une démocratie plus apaisée dans tous les domaines, ain- si qu’à davantage d’épanouissement des énergies des acteurs politiques, économiques et sociaux du pays, au service des intérêts de notre peuple, le peuple qui est la source exclusive de la démocratie et de la légitimité, le peuple qui est le seul arbitre souverain de l’alternance au pouvoir”, a souli- gné le président Bouteflika, préci- sant, du coup, le sens à donner aux déclarations itératives du secrétaire général du Front de libération na- tionale, Amar Saâdani, depuis près de deux ans et relatives à “l’État ci- vil”. L’affirmation coupe court aus- si à ceux qui appellent encore l’armée à s’impliquer pour asseoir la transi- tion démocratique.

L’opposition politique entendue

L’opposition politique, qui reven- dique solidairement l’institution

d’une telle instance un préalable à toute opéra- tion électorale, la prési- dentielle anticipée com- prise. L’autre concession que le Président semble faire à l’opposition est l’élargissement de la saisi- ne du Conseil constitu- tionnel à l’opposition par- lementaire. La loi actuelle limite la saisine du Conseil constitutionnel aux seuls président de la République, président du Sénat et pré- sident du Parlement.

constitutionnalisation du statut de langue officielle pour la langue amazighe. La langue arabe jouit déjà de ce statut et l’islam est religion d’État. L’officialisation de la langue amazighe, revendication portée du- rant de longues années par les seuls partis politiques démocratique de l’opposition, notamment le RCD et le FFS, ainsi que par des générations de militants dits “berbéristes”, a fini par trouver place, y compris dans les discours de partis proches du pou- voir, à l’instar du FLN de Saâdani. La langue et l’identité amazighes ont connu une première consécration constitutionnelle en 2002. Sous la pression du Mouvement citoyen de Kabylie et des partis d’obédience dé- mocratique, le pouvoir a fini par cé- der et réviser partiellement la loi fon- damentale du pays pour y inscrire ta- mazight comme langue, tout en fai- sant savoir que c’était le maximum qu’il pouvait concéder. D’ailleurs, nombre d’observateurs se sont ris- qués à avancer la promotion de cet- te langue au statut de langue officielle à l’occasion de cette révision consti- tutionnelle. Le long différé de la perspective a-t-il porté conseil ? L’opinion sera bientôt édifiée. Y compris d’ailleurs sur la velléité prêtée au président de la Répu-

blique de triturer le préambule de la Constitution pour inscrire la “ré- conciliation nationale” comme valeur nationale. Certains partis politiques

et personnalités reçus par Ouyahia

dans le cadre des consultations au- tour de la révision de la Constitution

ont fait la proposition.

Louiza Ammi/Archives Liberté
Louiza Ammi/Archives Liberté

d’une instance indépendante per- manente de surveillance des élec-

tions, depuis la conférence de Ma- zafran en juin 2014, voire bien avant, semble être entendue. Pas qu’en cela cependant, puisque le message présidentiel évoque la séparation des pouvoirs, le renforcement du rôle de l’opposition parlementaire. Autant de leitmotivs politiques qui structurent les discours des partis de l’opposition et guident leurs ac- tions. Le président de la République

a souligné dans son message que la

révision de la Constitution vise “à l’approfondissement de la sépara- tion et de la complémentarité des pouvoirs, en même temps que l’op- position parlementaire sera dotée des moyens d’assumer un rôle plus ac- tif, y compris la saisine du Conseil constitutionnel”, ajoutant que “la dynamisation des institutions consti- tutionnelles de contrôle tout comme la mise en place d’un mécanisme in- dépendant de surveillance des élec- tions participent d’une même vo- lonté d’affirmer et de garantir la

transparence dans tout ce qui est re- latif aux grands enjeux économiques, juridiques et politiques dans la vie na- tionale”. Cet axe de la révision constitutionnel, ainsi dévoilé, s’en- tend comme un écho favorable aux demandes de l’opposition, même si elle s’est abstenue par deux fois d’en faire l’exposé formel, invitée qu’el-

le était aux rounds de consultations

drivées successivement par le prési- dent du Sénat, Abdelkader Bensalah, et par le directeur de cabinet de la présidence de la République, Ahmed Ouyahia. Revendication d’abord du RCD, la mise en place d’une instance permanente de surveillance des élec- tions est redevenue une réclamation partagée par les membres de la CNLTD, puis par le conglomérat élargi que constitue l’Icso. L’oppo- sition, qui milite pour une transition démocratique, fait de l’institution

Conférence parlementaire ou référendum ?

Si le président de la République a si-

tué une proche échéance pour la ré- vision de la Constitution, il n’a, en revanche, pas fourni d’indications sur les modalités de cette révision.

Jusqu’ici, la supputation a privilégié la voie parlementaire, comme ce fut le cas lors des révisions de 2002

et de 2008. Mais au regard de la na-

ture des amendements qu’il a décli-

née dans son message d’hier, il por-

te à croire que la révision projetée in-

terviendrait par voie référendaire. En effet, le président de la République

a souligné une “séparation et une

complémentarité des pouvoirs”, au- trement dit, un réaménagement des équilibres des pouvoirs. Une révision de nature donc à impliquer obliga- toirement, conformément aux dis- positions de la constitution elle- même, un vote référendaire.

SOFIANE AÏT IFLIS

Statut de langue officielle pour tamazight ?

Quel sens pourrait bien prendre l’affirmation pré- sidentielle de ce que la ré- vision de la Constitution aspire à “consolider l’unité nationale autour de notre

histoire, de notre identité et de nos valeurs spirituelles et civilisa- tionnelles” ? L’identité nationale étant composée de l’arabité, de l’amazighité et de l’islamité, il ne peut s’agir, à l’évidence et en toute lo- gique, que de la promotion du seg- ment de ce triptyque qui demeure encore problématique, à savoir la

L’ÉDITO

PAR OMAR OUALI

Promesses

La grande affaire de ce projet de

révision, c’est, sans conteste, cette idée de mise en place d'un mécanisme indépendant de surveillance des élections. Difficile de ne pas y voir une façon, pour le Président, de se réapproprier la revendication de la CNLTD, qui n’a eu de

cesse, justement, de réclamer une “commission” indépendante pour la prise en charge des processus électoraux et les soustraire aux tripatouillages récurrents

de l’administration, sous l’œil du DRS.”

L

e

Le

projet de révision de la Constitution, jusque-là objet de spécula-

tions, fantasmes et autres affabulations, semble finalisé, ou presque.

président Bouteflika dans son message, à l’occasion du 1 er Novembre,

en a dit un peu plus. Et donc, plus de visibilité. On sait désormais que la publication du document n’est plus qu’une question de jours. Mais plus que le calendrier, c’est surtout son contenu qui mérite qu’on y regarde de près, tant il semble contenir pas mal d’avancées. En théorie, pour le

moment. Ainsi, le Président parle de sa volonté de “consolider” l’unité na- tionale autour de notre histoire, de notre identité et de nos valeurs spi- rituelles et civilisationnelles. On est enclin à penser qu’à travers cette dé- claration, il fait déjà référence à la prochaine disposition qui consacre- ra le caractère officiel de la langue amazighe pour la mettre au diapa- son des deux autres composantes de notre identité nationale, l’arabité et l’islamité. Problématique identitaire, mais pas que, puisque le chef de l’État promet aussi des réformes politiques. Dans ce cadre, il entend pro- mouvoir le rôle de l’opposition parlementaire, à travers, certainement, l’élargissement de ses compétences, pour lui permettre d’avoir un im- pact réel dans le travail parlementaire. Mais la grande affaire de ce pro- jet de révision, c’est, sans conteste, cette idée de mise en place d'un mé- canisme indépendant de surveillance des élections. Difficile de ne pas

y voir une façon, pour le Président, de se réapproprier la revendication

de la CNLTD, qui n’a eu de cesse, justement, de réclamer une “commis- sion” indépendante pour la prise en charge des processus électoraux et les soustraire aux tripatouillages récurrents de l’administration, sous l’œil du DRS. Question : le Président, en faisant une telle proposition, est-il sincère ? A-t-il vraiment entendu l’opposition, ou cherche-t-il seulement

à la circonvenir, juste pour obtenir sa caution politique ? “On attend

de voir”, a réagi un des représentants de cette opposition, qui positive l’offre en rappelant, néanmoins, les promesses non tenues de Boutefli- ka. Mais comme l’homme est en fin de parcours politique, il n’est pas im- possible qu’il soit, pour le coup, de bonne foi. Histoire d’espérer sortir par la grande porte et passer à la postérité, comme l’homme de la rupture systémique. n

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L’actualité en question

Dimanche 1 er novembre 2015

LIBERTE

ALI BENFLIS HIER À BOUMERDÈS

“Pour un État de droit, non un État personnalisé”

Le président de Talaiou El-Houriat souligne que la République démocratique est “avant tout et au-dessus de tout”, un État souverain, de droit et des libertés et non un État où on se permet de manier les lois et la Constitution selon les intérêts étroits et les humeurs personnelles.

“N os valeu- reux mar- tyrs et tous les moud- jahidine qui ont

pris les armes pour libérer le pays du joug colonial l’ont fait pour édifier un État démocratique et social fondé sur le droit et la justice, un État qui ga- rantit les égalités et la justice sociale et les libertés”, a affirmé hier le pré- sident du partir de Talaie El-Houriat (avant-garde des libertés) M. Ali Benflis lors de l’ouverture du 3 e congrès du Parti “Binaa El-Wata- ni”, à Boumerdès. “Aujourd’hui, la nation est arrivée à une grande éta- pe de son histoire contemporaine, une étape qui exige la fin de l’autoritaris- me et l’achèvement du processus de recouvrement total de l’indépendan- ce qui permettra d’entamer la

Yahia Maghai/Archives Liberté
Yahia Maghai/Archives Liberté

construction d’un État nouveau fon- dé sur les principes auxquels aspirait la grande génération de novembre”,

a-t-il ajouté. Et de poursuivre :

“Nous ne pourrons dire que les objec- tifs du 1 er Novembre ont été atteints que lorsqu’on édifiera une Algérie dé- mocratique, une Algérie de droit et de justice sociale et de libertés confor- mément à la déclaration du 1 er No- vembre 1954.” Le président de Talaie El-Houriat souligne que la République démocra- tique est “avant tout et au-dessus de tout”, un État souverain, de droit et des libertés et non un État où on se permet de manier les lois et la Constitution selon les intérêts étroits et les humeurs personnelles. Pour l’orateur, la République doit s’inspi- rer des fondements de Novembre qui consacre le respect des institu- tions loin des ambitions person- nelles de pouvoir sans limites. “Nous voulons un État fort qui garan- tit l’indépendance de la justice et la

neutralité de l’administration appe- lée à servir tout le monde et non pas être aux services des forts au détri- ment des faibles”, a-t-il ajouté. Évo- quant la Révolution de Novembre, Ali Benflis a insisté pour que les crimes de la France commis durant la période coloniale soient classés comme crimes contre l’humanité. “Les peuples colonisés n’oublieront ja- mais leurs sacrifices et les crimes su- bis, il viendra un jour où les crimes du colonialisme seront reconnus comme un crime contre l’humanité”, a-t-il estimé. De son côté, le président de l’UFDS, Noureddine Bahbouh, interrogé en marge de cette rencontre sur les différentes propositions de certains partis politiques qui appellent, cha- cun à sa façon, à l’unité des rangs, a indiqué que l’opposition doit s’adres- ser au pouvoir, pas aux partis poli-

tiques. “Nous nous sommes toujours adressés au pouvoir car nous consi- dérons que c’est lui qui détient les clefs de la solution à la crise que vit le pays”. Sur la prochaine rencontre des partis de l’opposition regroupés dans l’Icso, il a souligné que la date n’est pas encore fixée précisant que son objectif est surtout de l’élargir aux partis et autres acteurs de la so- ciété civile à travers toutes les wilayas du pays. “Nous sommes en train de fêter le 1 er Novembre dans des circons- tances inquiétantes et en face d’une situation qui peut être chaotique pour la simple raison que le pouvoir actuel continue à être sourd aux préoccupations de l’opposition qui de- mande un véritable débat autour des problèmes essentiels que connaît le pays”, dit-il.

M. T.

ABDELAZIZ BELAÏD, PRÉSIDENT DU FRONT EL-MOUSTAKBAL À AIN M'LILA

“Nous avons une grande crise morale en Algérie”

A bdelaziz Belaïd, président du parti Front el- moustakbal a déclaré, hier, à Aïn M'lila, lors d'une rencontre avec les militants à l’hôtel Mes-

bah : “Nous avons une grande crise morale en Algé- rie.” M. Belaïd, qui a choisi cette date et ce lieu sym- bolique - la ville natale de Larbi Ben M'hidi, l'un des héros de la guerre de Libération nationale - n'a pas manqué de faire le constat que nous nous sommes éloignés de la morale du 1 er -Novembre et qu'aujour- d'hui, après 60 ans d'indépendance, des cadres étran- gers gèrent les entreprises du pays, s'interrogeant :

“Pourquoi avons-nous fait la Révolution et construit des universités ?”. Il ajoutera : “Des cadres algériens gè- rent de grandes entreprises à l’étranger, alors qu'en Al-

gérie, nous avons brisé l'homme algérien, nous avons brisé les repères d'une grande nation.” Et de poursuivre sur sa lancée : “L'Algérien est devenu corrupteur, cor- rompu et menteur, et il est arrivé même à vendre la voix avec laquelle il vote.” Évoquant la situation en Algérie, il dira : “Nous avons une grande crise morale, plus grave que les crises po- litique et économique, précisant que l'Algérie n'a pas retenu les leçons de la crise de 1986 et nous n'avons pas su gérer nos potentiels.” Abdelaziz Belaïd dira aussi que son parti œuvre pour la moralisation de la vie politique en Algérie appelant la jeunesse à prendre ses responsabilités.

B. NACER

Archives Liberté
Archives Liberté

AMARA BENYOUNÈS À MASCARA

“Le MPA n’est pas mort”

A mara Benyounès, le secrétai- re général du Mouvement populaire algérien (MPA), a

animé, hier, un meeting populaire régional auquel ont pris part les élus et les militants locaux du parti et ceux des wilayas limitrophes. En préambule, l’ex-ministre du Com- merce a situé sa visite qui “entre dans le cadre de la célébration du 61 e an- niversaire du déclenchement de la Ré- volution”. Il a aussi rendu hommage aux 9 hé- ros à l’origine du déclenchement du premier coup de feu. “Ces martyrs se sont sacrifiés par amour pour la pa- trie et l’Indépendance a été acquise grâce à la volonté et aux sacrifices consentis par le peuple algérien.” Le SG du MPA a évoqué le Printemps arabe et a précisé que “l’Algérie est un pays d’exception”, louant au pas- sage l’action de Bouteflika qui a “su gérer la situation épargnant un autre bain de sang”. Il fera un parallèle avec les situations en Tunisie, en Libye, en Égypte, en Irak et en Syrie avec des milliers de morts et de fuyards. “Les interven-

tions des pays occidentaux sont signi- ficatives et relèvent de conflits d’in- térêts”, dira-t-il. Dans le même ordre d’idées, Benyounès a évoqué les partis de l’opposition soulignant que son mouvement respecte leurs choix, mais affirme que “l’Algérie ne traverse aucune crise, mais s’oppose à la constitution d’un gouvernement de transition synonyme d’un coup d’État, et c’est à ce titre que le MPA défend le programme du président de la République”. L’intervenant a en- suite dénoncé l’attitude de ceux qui se sont érigés en “émirs” et ont me- nacé le chef de l’État. Pour lui, “en Algérie, il n’y a qu’un seul émir, et c’est l’émir Abdelkader. Ce sont nos militaires, nos policiers, nos gardes communaux et nos pa- triotes qui ont vaincu le terrorisme. Ces ‘émirs’ se sont rendus mettant à profit l’instauration de la concorde ci- vile. Maintenant, ils ne doivent pas franchir la ligne rouge qui leur est im- posée”. En clôture à son intervention, Benyounès a évoqué la situation du MPA, en ces termes : “Suite à mon éviction du gouvernement, des

Bilel Zehani/Archives Liberté
Bilel Zehani/Archives Liberté

rumeurs ont circulé disant que le mouvement allait disparaître. Il n’en est rien, et la preuve est votre présen- ce aujourd’hui. À nos détracteurs, nous donnons rendez-vous aux pro- chaines élections.”

A. BENMECHTA

MOUSSA TOUATI À GHAZAOUET (TLEMCEN)

La France derrière la crise de l’Algérie

E

déplacement, vendre-

di, à Ghazaouet, locali-

portuaire de la wilaya

n

Louiza Ammi/Archives Liberté
Louiza Ammi/Archives Liberté

de Tlemcen, le président du Front national algérien, Mous- sa Touati, a rencontré ses mi- litants et sympathisants au cours d’un meeting où il a été question de la situation socio- économique du pays qu’il a qualifiée “de préoccupante compte tenu de la politique suivie par les gouvernants qui, par leur démarche tatillonne, mettent en danger l’avenir du pays et la cohésion nationale”. Le leader du FNA a ciblé la France qu’il consi- dère comme étant “derrière des manœuvres sournoises, en complicité, a-t- il dit, avec certaines parties, visant son retour dans son ancienne colonie afin d’imposer son diktat sur la marche à suivre pour en tirer des avantages sub- stantiels pour son économie”. Cette démarche, a-t-il dit, “coïncide étrange- ment avec le fait que la France refuse de reconnaître ses crimes à l’égard du peuple algérien et donc de présenter ses excuses”. Dans son allocution, Mous- sa Touati a souligné que la crise économique qui prédomine actuellement, touchant tous les secteurs d’activité, est davantage à imputer à la mauvai- se gestion, à la gabegie et à la corruption qu’à la chute du prix du pétrole.

A. BEREZEL

LE RADAR

PAGE ANIMÉE PAR SOUHILA HAMMADI

radar@liberte-algerie.com

LIBERTE

Dimanche 1 er novembre 2015

DE LIBERTÉ

DE LIBERTÉ

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HAUSSE DE LA TAXATION DES CARBURANTS DANS LE PROJET DE LOI DE FINANCES 2016

Le détail des nouveaux prix à la pompe

DE FINANCES 2016 Le détail des nouveaux prix à la pompe n La commission des finances

n La commission des finances de l’APN dé- bat, actuellement, de la disposition du projet de loi de finances pour l’exercice 2016, affé- rente à la hausse de la taxation des carburants. Si les propositions du gouvernement sont va- lidées telles quelles par les parlementaires, le consommateur devra payer, à la pompe, le su- per à 29,75 DA le litre, le sans plomb prati- quement au même montant (29,35 DA le litre), l’essence normale à 26,78 DA le litre et le gasoil à 19,81 DA le litre. À ce titre, les aug- mentations approchent les 30% eu égard

aux tarifs appliqués actuellement, soit 23 DA pour l’essence super, 22,60 DA pour le su- per, 13,70 DA par litre pour le gasoil ou le ma- zout. Selon nos sources, des membres de la commission parlementaire œuvrent à convaincre leurs pairs de ne pas avaliser ces augmentations qui grèveront fatalement la bourse des citoyens. Le pari semble toutefois difficile, dès lors que ladite instance est pré- sidée par le FLN, qui a déjà annoncé, comme le RND d’ailleurs, qu’il soutiendrait le projet du gouvernement.

FAISANT FI DES INSTRUCTIONS DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ

Des praticiens spécialistes du CHU de Constantine exercent dans le privé

n “Les médecins devront désormais choisir de pratiquer soit dans le public, soit dans le privé.” C’est ce qu’a affirmé Abdelmalek Boudiaf, mi- nistre de la Santé, de la Population et de la Ré- forme hospitalière, au mois d’août dernier, lors d’une visite qui l’a conduit à Constantine. Il n’en demeure pas moins que des inspecteurs de la DSP ont pris sur le fait un professeur en orthopédie du CHU Ibn-Badis activant éga- lement à la clinique Naoufel à raison de 2000 DA par consultation, nous a révélé, hier, une source officielle. Selon cette dernière, une en- quête a été ouverte et des mesures coercitives seront prises par la tutelle à l’encontre du mis en cause.

une en- quête a été ouverte et des mesures coercitives seront prises par la tutelle à

ELLE EST L’ŒUVRE D’ARDAVAN AMIR-ASLANI

“L’âge d’or de la diplomatie algérienne” présenté au Sila

d’or de la diplomatie algérienne” présenté au Sila n L’expression “âge d’or de la diplomatie al-

n L’expression “âge d’or de la diplomatie al- gérienne” revient souvent sous la plume des acteurs, témoins ou historiens pour quali- fier la politique extérieure que mena l’Al- gérie entre son accession à l’indépendance, en juillet 1962, et la fin des années 1970. Trois hommes ont conduit cette diploma- tie : les présidents de la République Ahmed Ben Bella et Houari Boumediène, ainsi qu’Abdelaziz Bouteflika, alors ministre des Affaires étrangères (1963-1978). Quels fu- rent les succès mais aussi les revers de cet- te riche période de la diplomatie algérien- ne ? Quels en étaient les soubassements idéologiques ? Le ministère français des Af- faires étrangères et plusieurs personnalités algériennes ont mis leurs archives à la dis- position de l’auteur. Dans ce livre, Ardavan Amir-Aslani, expert du monde arabo-mu- sulman, a pu apporter des informations et un éclairage inédits à destination des nom- breux lecteurs passionnés par l’Histoire de l’Algérie et sa place dans le monde.

À QUELQUES HEURES DU MATCH USMA-TP MAZEMBE

Les tickets ont grimpé à 5000 DA au marché noir

n Hier, à quelques heures de l’entame de la finale aller de la Ligue des champions africaine opposant l’USMA au TP Mazembe (équipe du Congo), les tickets d’entrée au stade Omar-Hamadi de Bologhine se vendaient au marché noir à 5000 DA, alors que le prix conventionnel a été fixé à 300 DA. Au-delà, beaucoup de supporters des Rouge et Noir ont été victimes d’une arnaque caractérisée puisqu’ils ont acheté, au prix fort, de faux tickets scannés qui ne leur ont nullement ouvert les portes du temple de l’USMA.

ENAD-HENKEL ALGÉRIE N’EXPLOITE QUE 5 HA SUR LES 23

La wilaya veut acquérir la surface non exploitée en usant du droit de préemption

la surface non exploitée en usant du droit de préemption n Le wali de Aïn Témou-

n Le wali de Aïn Témou- chent, qui a visité l’unité de production de détergents Enad-Henkel Algérie, située dans la zone industrielle du chef-lieu de wilaya, a été dé- pité par un constat édifiant. En plus de la compression de l’effectif (de 950 travailleurs à 150 travailleurs), la pro- duction d’un seul type de produit contre trois aupara- vant, Enad-Henkel Algérie n’exploite que 5 ha au plus sur les 23 qu’elle occupe. La

superficie libre est envahie par les herbes sauvages. Ce qui a provoqué l’ire du wali. En s’adressant aux respon- sables de l’entreprise, ce der- nier n’a pas fait dans la den- telle : “Nous avons besoin de terrains industriels. À défaut d’une extension de l’unité et si vous avez l’intention de vendre le terrain, la cession ne peut se faire qu’au profit de l’État dans le cadre du droit de préemption et que la wi- laya est prête à l’acquérir.”

ALI BENCHEIKH À “LIBERTÉ”

“Pour s’installer à l’étranger, il faut avoir les moyens”

n Très courtois, l’ancien international qui a marqué l’histoire du football natio- nal, Ali Bencheikh, s’est ap- proché de notre rédaction pour mettre fin à une ru- meur qui commence à l’aga- cer, de son propre aveu. On lui attribue, en effet, l’in- tention de quitter l’Algérie avec famille et bagages pour aller s’installer en France. Pour l’hôte de Liberté, qui a saisi l’occasion pour palabrer pendant presque deux heures avec les animateurs de la ru- brique sportive, ce projet d’émigration n’est nullement à l’ordre du jour. “Pour s’installer à l’étranger, il faut avoir les moyens”, nous confie-t-il comme une boutade.

du jour. “Pour s’installer à l’étranger, il faut avoir les moyens” , nous confie-t-il comme une

EN ATTENDANT L’INSTALLATION DU NOUVEAU FILTRE À MANCHE

La matière qui se dégage de la cheminée de la cimenterie de Beni Saf inquiète

n À vrai dire, ce n’est plus de la poussière qui se dégage de la cheminée de la ci- menterie mais une matière constituée d’argile et de calcaire, avons-nous appris. Des efforts ont été consentis par les res- ponsables de la société de ciment de Beni Saf (SCIBS) pour lutter contre la pol- lution avec l’installation d’un filtre à manche d’ancienne génération mais le- quel n’a pas donné de résultats probants, et ce, au même titre que le filtre à élec- troaimant. Pour y faire face, un nouveau filtre sera installé dans les prochains mois, le temps que la procédure administrative soit ache- vée, dans la mesure où son acquisition ne dépend pas de la SCIBS mais du conseil d’admi- nistration du Groupe industriel des ciments d’Algérie (GIGA) qui détient le budget. En at- tendant, l’inquiétude gagne du terrain aussi bien chez la population que chez les défenseurs de l’environnement. La SCIBS, qui emploie 483 travailleurs permanents, produit 15 000 t/jour de ciment. Un projet portant sur la réalisation d’une seconde chaîne de production de ciment d’une capacité de 2 millions de tonnes/an est en voie de concrétisation pour une enveloppe de 37 milliards et qui triplera la capacité de production de la cimenterie.

en voie de concrétisation pour une enveloppe de 37 milliards et qui triplera la capacité de

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Contribution

Dimanche 1 er novembre 2015

LIBERTE

À L’ORIGINE DE L’ÉVÈNEMENT FONDATEUR DE LA RÉPUBLIQUE

1 er Novembre 1954 :

ses vrais initiateurs et… les autres

“Le 1 er Novembre, c’est moi”, s’est écriée une haute personnalité nationale peu avant sa mort (Allah Yerhmou). “Dans la nuit du 1 er novembre, les hommes de Ben Boulaïd portaient à leur poitrine un écusson à l’effigie de Messali.” “Krim Belkacem a fait le 1 er Novembre au nom de Messali”,

jurait une escouade de nostalgiques en quête de réhabilitation.

(1 re partie)

L ire et entendre pareils mensonges n’a pas dérangé la conscience des nombreuses instances et organi- sations en charge de l’Histoire et de la mémoire. Elles n’ont pas dai- gné intervenir, comme elles en ont

le devoir, pour balayer ces balivernes, dénoncer

les impostures et rétablir les faits afin d’éviter à des générations

de

douter, de se po-

ser la question légitime : “Qui croire et que croire ?” Les ac- teurs de la guerre de libération encore en vie, n’ont pas, eux aussi, réagi, vraisemblable-

ment par pudeur, mais aussi par lassitude, face à tant de tricheurs et de faussaires. L’immense Didouche Mourad, l’un des arti- sans, l’un des précurseurs du 1 er Novembre, mort à moins de 28 ans, le 16 janvier 1955, moins de trois mois après le déclenchement de

la guerre, avait exprimé un seul et unique sou-

hait : “Si nous devons mourir, défendez nos mé- moires.” C’est ce devoir de témoignage et l’im- mense respect que je voue à mes aînés, ceux

qui ont ouvert et indiqué la voie à suivre pour libérer notre pays, qui m’ont incité à produi-

re le présent écrit.

A l’occasion du 60 e anniversaire du 1 er No-

vembre, célébré en 2014, j’ai eu l’honneur de relater, lors d’une conférence dédiée à cet évè-

nement, les préparatifs du 1 er Novembre 1954

et de citer les vrais noms de ses auteurs et ac-

teurs. Depuis, d’autres lectures, d’autres té-

moignages rapportés par de vieux militants

sont venus compléter mes connaissances sur

la question. Je me garde d’affirmer que tout y

est et que tout est dit. Au contraire, mon sou- hait est que des historiens, de jeunes chercheurs s’intéressent davantage à cet évènement gran- diose afin d’enrichir, par leurs analyses et les fruits de leurs recherches, nos connaissances sur cet évènement majeur. Que la vraie His- toire, la grande Histoire de notre Révolution, soit connue et rapportée, avant tout, par les Al- gériens, sans falsification des faits et sans

usurpation des rôles.

Par : OMAR RAMDANE*

de

jeunes

Pour une Histoire sans usurpation des rôles

Le 1 er Novembre fut d’abord l’œuvre d’une poi-

gnée d’hommes. Les hommes du 1 er No-

vembre eurent le mérite d’être parvenus à ex- primer et de mettre en œuvre ce qu’une gran-

de masse d’Algériens pensaient et souhaitaient.

Ces hommes eurent l’intelligence de faire confiance au peuple, parce qu’ils décelèrent en

lui une force et une énergie insoupçonnables.

Ils surent le mobiliser et lui indiquer des ob-

jectifs clairs. Dans ce récit, nous allons suivre ces hommes

durant les mois et les semaines qui ont précédé

le 1 er novembre 1954, reprendre la chronolo-

gie des évènements, décrire la situation du mouvement national. Une première constatation s’impose. Le 1 er No- vembre fut le “fruit” de la grave crise que vi- vait le mouvement national, le MTLD (Mou-

D. R.
D. R.

Les premiers coups de feu de 1954, avaient débouché sur une tempête politico-militaire de sept longues années.

vement pour le triomphe des libertés démo- cratiques). Parler du mouvement national, c’est évoquer le MTLD, car c’est le seul parti qui re- vendiqua l’indépendance de l’Algérie, et ce, de- puis le fameux meeting de Messali, tenu le 2 août 1936, au stade municipal d’Alger (ac- tuellement stade du 20-Août). Déjà, au temps de l’Etoile nord-africaine, Messali Hadj évo- quait l’indépendance totale dans son dis- cours prononcé, en février 1927, au Congrès anti-impérialiste, à Bruxelles, en Belgique. Ce parti était en crise depuis 1952. Deux ten- dances, deux clans s’opposaient. Il implosa au courant de l’été 1954 : Messali et ses fidèles, tels que Moulay Merbah, Ahmed Mezerna, Ab- dallah Filali, d’une part, et, d’autre part, ceux qu’on appelait les Centralistes constitués par la direction du parti et le comité central, dont les têtes sont Hocine Lahouel, Benyou- cef Benkhedda, M’hammed Yazid, Abder- rahmane Kiouane, Ahmed Bouda, Saïd Am- rani, Abdelmalek Temmam. Les Centralistes reprochaient à Messali son zaï- misme, le culte de la personnalité, son désir de devenir président à vie du parti et de conser- ver son droit de veto. L’autre gros grief tenait de la gestion du parti par délégation. Messa- li étant souvent absent (emprisonné ou assi- gné à résidence), il confiait la gestion à ses fi- dèles Moulay Merbah, Ahmed Mezerna et Ab- dallah Filali. Pour sa part, Messali traitait les responsables du comité central de réformistes, de bureau- crates coupés du peuple, qui ne pensent qu’aux postes d’élus. En réalité, la crise du parti eut des origines et des causes plus vieilles. Il faut remonter à 1950, mars plus précisément, et au démantèlement de l’Organisation spéciale (OS) par les services de sécurité français, que le parti a attribué à un

complot de l’administration coloniale qui cherchait à interdire le MTLD.

Messali et les réformistes :

la genèse de la crise

Que s’est-il passé réellement et quelle est la ge- nèse de cette crise ? L’OS fut créée par le MTLD, en février 1947, lors de son congrès constitutif, afin de doter le parti d’une orga- nisation paramilitaire avec pour objectif de dé- clencher la lutte armée, le moment voulu. Le premier responsable de l’OS fut Mohamed Be- louizdad ; malade, il fut très vite remplacé par Aït Ahmed qui assurera la fonction jusqu’en 1949. Le troisième chef fut Ahmed Ben Bella, jusqu’à mars 1950. Des militants furent sé- lectionnés pour faire partie de l’organisa- tion ; ils furent choisis au sein de l’organisa- tion clandestine du PPA sur la base de critères tels que : conviction, courage physique, dis- crétion, etc. Ils s’entraînaient au maniement des armes, à la confection d’engins explosifs. L’OS disposait de formateurs, Abdelkader Belhadj Djillali, aspirant de l’Ecole d’officiers de Cherchell, Souidani Boudjemaâ, Ahmed Bouchaïb, et de manuels d’instruction. Ils étaient plusieurs centaines à se préparer au combat, dans la clandestinité. Un accident bé- nin, survenu, en mars 1950, sur la route de Té- bessa, allait être fatal à l’organisation. Un mi- litant indiscipliné, bavard, Abdelkader Khiat, dit Rehaiem, responsable local de l’OS, était conduit, en voiture, par d’autres militants, pour être sanctionné parce qu’il avait failli à son ser- ment (on ne peut quitter l’OS). En cours de route, il parvint à s’enfuir et se réfugia au com- missariat où il raconta tout. Les services de po- lice découvrirent, ahuris, une vaste organisa- tion couvrant tout le territoire, dont les membres s’entraînaient en plusieurs lieux,

clandestinement, en vue de passer un jour à l’action armée. La police déclencha une gran- de rafle, remonta les filières et arrêta ainsi des centaines de membres de l’OS. Ceux qui en échappèrent se réfugièrent dans les maquis ou entrèrent dans la clandestinité. Le parti géra très mal cette affaire. Après avoir crié au complot ourdi par l’administration, il fit par- venir ses consignes aux détenus par l’inter- médiaire des avocats : ne rien avouer, reniez devant le juge ce que vous avez reconnu de- vant la police ; dites que vous avez parlé sous la contrainte de la torture ; surtout, reniez tou- te appartenance au parti. Les instances de ce dernier craignaient la dissolution. Malgré les consignes, des responsables avouèrent tout. Le démantèlement de l’OS atteignit gravement le moral des militants et des dirigeants. C’est alors que le MTLD commettra une grave erreur. Il décida, en 1951, la dissolution de l’OS. Des cen- taines de militants de l’organisation dissoute, qu’on appelait les “activistes” furent aban- donnés à leur sort. Cependant, une grande so- lidarité entre les militants atténua la précari- té de leur condition matérielle. Avec le dé- mantèlement de l’OS, dont le rôle essentiel était de préparer des militants à la lutte armée, s’éloi- gna la perspective de passer, un jour, à l’action armée, but de tout mouvement révolution- naire. Les militants qui s’étaient engagés dans ce processus, n’ont pas admis ce qui pouvait être considéré comme un attentisme. C’est cet- te affaire de l’OS qui généra la crise au som- met du MTLD, entre, d’un côté, son président et, d’un autre, le comité de direction et le co- mité central. Les militants furent tiraillés, c’est le désarroi total. Ils furent incités à choi- sir entre les deux camps, les deux ailes du par- ti, entre Messali et les Centralistes.

Suite en page 7

LIBERTE

Dimanche 1 er novembre 2015

Contribution

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D. R.
D. R.

Suite de la page 6

La naissance du CRUA

C’est dans cette situation que naquit la nou- velle organisation : le CRUA (Comité révo- lutionnaire pour l’unité et l’action). Il fut l’œuvre de Boudiaf accompagné de Ben Bou- laïd. Le CRUA fut créé le 23 mars 1954, à la médersa El-Rachad, à la Casbah (Djamaâ El Yhoud). Firent aussi partie du CRUA deux membres du comité central du parti, Dekhli Mohamed (Bachir), responsable de l’organi- sation, et Bouchebouba Ramdane, alias Si Moussa, contrôleur général du parti, pour que le CRUA puisse bénéficier des moyens maté- riels du parti, des finances et fichiers des mi- litants, notamment les coordonnées des acti- vistes. La réunion du 23 mars fut précédée par une rencontre au domicile de Hocine Lahouel, réunion qui regroupa Lahouel, Sid Ali Ab- delhamid, tous deux du comité central, Bou- diaf et Ben Boulaïd. Lahouel encouragea l’ini- tiative des deux activistes, et c’est sûrement lui aussi qui suggéra l’inclusion au sein du comité de Dekhli et Bouchebouba. Ces deux membres quittèrent le CRUA peu de temps après. L’ob- jectif du CRUA fut d’amener les deux clans du parti à dépasser leurs différends, de retrouver l’unité pour passer à l’action. Fin mai-début juin, Mustapha Ben Boulaïd accompagné de Didouche Mourad et de Hachemi Hammoud se rendirent chez Messali. Ils l’informèrent de leur intention de préparer le déclenchement de l’action armée, précisant que leur mouve- ment se compose de jeunes. Ils suggérèrent à Messali de mettre de l’ordre dans le parti (il était question, en effet, de tenir le congrès en juillet 1954). Ils lui proposèrent, avec insis- tance, d’être le leader de leur action. Messali affirma son intention d’épurer le parti, sans at- tendre, mais rejeta toute idée de passer à l’ac- tion armée : “Je n’ai encore rien décidé, ce n’est pas des jeunots qui vont m’indiquer ce que je dois faire…” Le “zaïm” fut irrité que des jeunes aient osé décider de lancer la lutte ar- mée, à son insu, alors qu’une telle décision ne pouvait être prise que par lui. Il les a éconduits en les traitant d’aventuriers. À l’issue de l’en- trevue, ils retournèrent au café Lutèce (bou- levard Saint Michel, à Paris) où les attendait Omar Bendaoud, membre de l’OS et futur chef de la Fédération de France du FLN. Hachemi Hammoud était en colère : “Boulahya ne veut pas entendre raison. Je ne vois pas de so- lution, Omar. Je retourne au bled, je vends mes vaches, mes chèvres et je prends la route du Cham ou du Caire.” Didouche le reprit et lâ- cha : “Tu n’iras nulle part. Nous rentrons à Al- ger. Nous allumerons la mèche. Ils seront tous emmenés en prison.” À Alger, les responsables du CRUA conclurent que les deux camps ne pouvaient pas se ré-

concilier. Que chacun d’eux se préparait à or- ganiser son Congrès, séparément. Ils décidè- rent donc de convoquer une réunion des an- ciens membres de l’OS.

La réunion des “22”

La réunion eut lieu le 23 juin 1954, à Alger, dans la villa de Lyes Derriche, au quartier de Clos Salembier (actuellement El-Madania). C’est Zoubir Bouadjadj, à la demande de Di- douche Mourad, qui proposa la demeure du militant Lyes Derriche. Les participants, dont certains arrivèrent la veille, furent effective- ment au nombre de “22”, y compris Derriche qui faisait le guet. C’est la réunion du groupe des “22”. Mustapha Ben Boulaïd présida la ré- union. Il avait à ses côtés quatre autres res- ponsables du CRUA (groupe des 5, devenu en septembre groupe des 6 avec l’intégration de Krim) : Ben Boulaïd, Boudiaf, Didouche, Bi- tat, Larbi Ben M’hidi. Boudiaf intervient en premier. Il présenta le rapport, élaboré au cours des réunions préparatoires par tout le groupe, relayé de temps à autre par Ben M’hidi et Di- douche. Boudiaf fit l’historique des évènements depuis l’OS, décrivit la situation du mouve- ment national, la position de la direction du parti, celle du CRUA et, notamment, ses rap- ports avec les centralistes. Il regretta l’absen- ce des “frères de Kabylie encore sous obédien- ce Messaliste et des camarades qui végètent en prison” et il posa, en conclusion, à ces anciens de l’OS, la question principale : faut-il décider le principe de déclenchement de la lutte armée au plus tôt ou attendre que les conditions et les moyens de l’action soient mieux réunis ? Il y eut un intense débat, où deux points de vue s’affrontèrent : les uns proposèrent le passa- ge immédiat à l’action, d’autres suggérèrent que le moment était prématuré, sans toutefois rejeter l’option de la lutte armée. La discussion dura tout l’après-midi. Les débats furent vifs. L’intervention émouvante de Souidani Boud- jemâa, les larmes aux yeux, en faveur d’un dé- clenchement immédiat de la lutte armée, fut décisive. Il déclara : “Oui ou non sommes-nous des révolutionnaires ? Alors qu’attendons- nous pour faire cette révolution si nous sommes sincères avec nous-mêmes ?” La motion adoptée par les “22” décida “le dé- clenchement de l’insurrection armée, seul moyen pour dépasser les luttes intestines et li- bérer l’Algérie”. Mais d’autres évènements ont sûrement pesé dans la décision des “22” de passer immédiatement à la lutte armée avec les moyens de bord. Dans les pays voisins, les nationalistes tunisiens avaient pris le maquis en janvier 1952, et au Maroc, les nationalistes, notamment à Casablanca, avaient entrepris la lutte dès la déposition du Sultan en août 1953. Un autre évènement eut un impact im- portant, c’est le changement de régime en

De gauche à droite, Ahmed Ben Bella, Mohamed Boudiaf, Hocine Aït Ahmed, Mohamed Khider et Mostefa Lacheraf.

Égypte avec l’arrivée au pouvoir, en juillet 1952, des Officiers Libres et de Jamal Abdel Nasser. Nasser avait affiché son soutien au combat anti-impérialiste et son panarabisme. Enfin, le gros évènement qui produisit un effet considérable fut, sans conteste, la défaite de l’armée française à Diên Biên Phu, au Vietnam, un mois auparavant, le 8 mai 1954, jour an- niversaire des massacres de Sétif et de Guel- ma. Les “22” décidèrent aussi de désigner un co- ordonnateur du Groupe. Le vote à bulletin se- cret fut décidé et nécessita deux tours de scru- tin. Le nom du coordonnateur ne devait pas être divulgué à l’assemblée. Il devait rester se- cret. C’est le lendemain matin que Ben Bou- laïd révéla à Boudiaf que c’est lui qui fut élu. Rompus aux exigences de la clandestinité et ne voulant prendre aucun risque, les “22” déci- dèrent aussi de ne désigner que le responsable de l’organisation, lequel choisira par la suite ses proches collaborateurs qui constitueront l’État-major et qui seront connus de lui seul. Les adjoints seraient ainsi protégés. Le len- demain, Boudiaf choisit ses quatre compa- gnons qui avaient préparé la réunion avec lui :

Ben Boulaïd, Didouche, Ben M’Hidi et Bitat pour former le Comité des Cinq et pour diri- ger, respectivement, les zones des Aurès-Ne- memchas, le Constantinois, l’Oranie et l’Al- gérois. La zone de Kabylie n’est pas concernée pour le moment. Elle le fut par la suite. Le groupe des Cinq est né. Le compte à rebours du processus de déclenchement de la lutte ar- mée fut enclenché. Dès le 28 juin 1954, Boudiaf et Ben Boulaïd in- vitèrent leurs autres compagnons à une ré- union qui s’est tenue au 6, rue Barberousse, Al- ger, chez Kechida Aïssa, pour la mise œuvre des recommandations de la réunion des “22”.

Ben Bella en médiateur à Berne

En juillet 1954, Ben Bella se trouvait à Berne, Suisse, pour tenter une médiation entre les Messalistes, représentés par Mezerna et Fila- li, et les Centralistes, représentés par Lahouel et Yazid. Ben Bella ayant demandé à rencon- trer Boudiaf, ce dernier arriva en Suisse le 7 juillet 1954 et mit au courant Ben Bella du pro- jet des “22”. Ben Bella assura Boudiaf du sou- tien de Khider et de Aït Ahmed qui étaient comme lui réfugiés au Caire (délégation ex- térieure du MTLD) dont il se chargea d’obte- nir l’assentiment. Comme il se chargea d’obtenir l’appui et le sou- tien de l’Égypte. Dans la même semaine, La- houel et M’Hamed Yazid, qui étaient encore en Suisse, manifestèrent le désir d’avoir des en- tretiens avec Boudiaf. Boudiaf, rejoint par Ben Boulaïd, Didouche et Ben M’hidi, rencontra, toujours à Berne, Lahouel et Yazid. Tous deux donnèrent leur accord pour condamner

la ligne déviationniste de Messali, dissoudre le Comité central et intégrer la nouvelle or- ganisation. Un rendez-vous à Alger fut conve- nu. Lors de la rencontre d’Alger, avec Boudiaf et Ben Boulaïd, dont l’objet était de mettre à exécution les décisions prises en Suisse, La- houel fit volte-face et parla de propositions et non de décisions. Messali tint son congrès à Hornu, près de Bruxelles, en Belgique, du 13 au 15 juillet 1954 (Messali, assigné en résidence, n’y assista pas). C’est la rupture définitive entre les deux ailes. Ce congrès exclut du parti les membres du Comité central, lesquels organisèrent leur congrès au Hamma, à Alger, du 14 au 17 août 1954 et exclurent du parti, à leur tour, Messali, Mezerna, Moulay Merbah et Filali. Constitué en vue de sauver l’unité du parti, le CRUA n’avait plus de raison d’être puisque le congrès messaliste consomma la scission. Par ailleurs, le Comité des Cinq issu de la réunion des “22” prit en charge les préparatifs de l’action armée. La mission du CRUA était ter- minée. Il fut dissous le 20 juillet 1954. En août 1954, nouvelle rencontre, à Berne, de Boudiaf et Didouche Mourad avec Ben Bella. Ce dernier confirma le ralliement de Khider et d'Aït Ahmed au mouvement. Il fit part de la disposition de l’Égypte à accorder toute aide que désiraient les Algériens. Ben Bella fut char- gé de procurer un lot d’armes, et ce avant le déclenchement de la Révolution. À cet effet, un rendez-vous fut fixé à Tripoli, un autre dans le Rif marocain. Ben Bella organisa, par ailleurs, une ren- contre à Berne entre Boudiaf et Didouche avec un certain Abdelkebir El-Fassi. Ce dernier se faisait fort de fournir des armes dans un dé- lai maximum d’un mois après paiement en sa faveur dans une banque suisse à Zurich. Les responsables nationalistes passèrent com- mande. De retour au pays, le Comité put ré- unir la somme de 1 400 000 francs français que Bitat se chargea de faire parvenir en Suisse, au compte de El-Fassi. Comme convenu, peu de temps après, Ben Boulaïd se rendit à Tripoli (Lybie), Boudiaf et Ben M’hidi, pour leur part, partirent au Ma- roc, au Rif espagnol. Deux semaines plus tard, tous les responsables du Comité furent de retour à Alger, se réuni- rent et firent le bilan de leurs missions à l’étran- ger. Les promesses faites ne furent pas tenues. En conclusion, aucune arme n’entra au pays avant le 1 er novembre 1954, ce qui explique le manque de moyens dont souffrirent particu- lièrement l’Oranie et l’Algérois lors du dé- clanchement du 1 er Novembre.

O. R.

(*) Membre de l’ALN (À SUIVRE)

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L’actualité en question

Dimanche 1 er novembre 2015

LIBERTE

IL SOULIGNE QUE LE 1 er NOVEMBRE N’A PAS ÉTÉ “L’ŒUVRE DE TOUS LES ALGÉRIENS”

Aït Hamouda : “On doit le déclenchement de la Révolution à une poignée de jeunes”

Devant la scission du PPA/MTLD en deux tendances (les centralistes et les messalistes), dans le sillage de la crise anti-berbériste de 1949, les jeunes militants de l’OS ont décidé d’agir seuls.

“L e chement du 1 er No- vembre 54 n’a pas été l’œuvre de

tous les Algériens comme ne cessent de nous le ressasser les di- rigeants du pays mais l’œuvre d’une poignée de jeunes issus de l’OS et du PPA/MTLD dont 80% des militants étaient origi- naires de Kabylie. Ni les com- munistes, ni l’UDMA de Fe- rhat Abbas, et encore moins les oulémas musulmans n’ont par- ticipé au déclenchement de la Révolution”, a tenu à recadrer, hier, Nordine Aït Hamouda lors d’une conférence débat qu’il a animée à Tizi Ouzou, sous le thème “Novembre : Ré- sistance et trahison”. Le fils du colonel Amirouche, qui inter- venait dans une salle archi- comble, a tenu d’emblée à rap- peler que devant la scission du PPA/MTLD en deux tendances

déclen-

(les centralistes et les messa- listes), dans le sillage de la cri- se anti-berbériste de 1949, les jeunes militants de l’OS ont décidé d’agir seuls. Ce qui a, dit- il, débouché sur la création du Crua puis sur la réunion des 22 qui a, faute d’avoir associé la Kabylie, débouché sur la ré- union des 6 après la prise de contact entre Ben Boulaïd et Krim Belkacem et Ouamrane qui disposaient déjà de 450 soldats. “Cependant, les messa- listes ont créé le MNA avec son armée dirigée par le général Be- lounis et armée par la France contre l’ALN”, a déclaré l’ex-dé- puté du RCD ajoutant que “le 1 er Novembre 1954 n’était pas une date contre la France seu- lement mais aussi contre Mes- sali”. Tout en déplorant que “l’on présente maintenant Mes- sali presque comme un cha- hid”, le conférencier considère que “tous ceux qui veulent glo- rifier Messali aujourd’hui sont

aussi traîtres qu’il l’était lui”. Débordant, comme à son ha- bitude, sur les questions d’ac- tualité, Nordine Aït Hamouda s’en prendra à plusieurs membres du gouvernement, à commencer par Amar Ghoul et son initiative de soutien au président de la République. “Lorsque le prix du pétrole était à 150 dollars, ils n’ont pensé à personne, même quand le pro- cureur général a annoncé le lancement d’un mandat d’arrêt contre Chakib Khelil, c’était ce procureur général qui a été re- levé un mois après alors que le mandat d’arrêt contre le concer- né a été levé, et maintenant que la crise est là, ils demandent au peuple de les soutenir pour organiser la résistance et pré- server la paix. Contre qui déjà ?”, s’est-il interrogé avant de marteler qu’il se moque des fameuses “lignes rouges” fixées par Ouyahia et de revenir sur les accusations de ce dernier

contre Ferhat Mehenni. “Après que le pays a été livré au bradage et au pillage, voilà qu’Ouyahia nous informe que le problème, c’est Ferhat Mehenni. Bientôt, il nous dira que même le problè- me de la couche d’ozone, c’est Mehenni qui en est responsable mais, tout au moins, ce dernier n’a ni envoyé son fils étudier en Grande-Bretagne, ni volé la vil- la de l’ambassade de Yougosla- vie, ni déroulé le tapis rouge à Madani Mezrag”. Au sujet de la fouille au corps du ministre de la Communi- cation à l’aéroport d’Orly, le conférencier dit ne pas en être surpris. “Quand de hauts res- ponsables partent acheter des villas à Neuilly, que voulez- vous que la France pense d’eux ?”, s’est-il exclamé avant de dénoncer ce même ministre suite à sa décision de baptiser la Maison de la presse de Tizi Ouzou.

SAMIR LESLOUS

D. R.
D. R.

IL ÉTAIT LE CHAUFFEUR DE KRIM BELKACEM DURANT LA RÉVOLUTION

Le moudjahid Hadj Guerram Amar se souvient !

P lus de soixante ans sont passés depuis le déclenchement de la lutte armée contre l’occupant français, des acteurs ayant

vécu la Révolution aux côtés de héros, se rap- pellent, en cette occasion du 61 e anniversaire du 1 er Novembre 54, des faits. Parmi ceux-là, le moudjahid Hadj Amar

Guerram, de la zone 4 de la Wilaya I (Aurès- Nememcha), né en 1925, à ex-Canrobert (Oum El-Bouaghi), qui n’a pas hésité, dans les années 56, alors qu’il n’avait qu’une trentaine d’années, à rejoindre les rangs des moudjahi- dine grâce à une connaissance, en l’occurrence Chaâbane Laghrour, le frère du martyr et chef

Abbas Laghrour. Il se met alors à la disposi- tion de la Révolution avec son véhicule Ci- troën, avant de se voir chargé de l’achat et l’ap- provisionnement en armement de la Wilaya I (Aurès-Nememcha), depuis la Tunisie et la Libye. En dépit de son âge avancé (90 ans), Hadj Amar Guerram garde toujours en mémoire les souvenirs qu’il n’hésite pas à évoquer. L’homme, qui a passé 6 ans avec Krim Belka- cem, en étant son chauffeur particulier, gar- de de ce dernier surtout son courage et sa dis- position pour arracher l’Indépendance, d’au- tant plus qu'il a été l’un des principaux négo-

ciateurs des accords d’Évian que Krim Bel- kacem menait avec sérénité et rigueur avec les Français. Hadj Amar nous fera part des dou- leurs qu’a ressenties Krim Belkacem, la veille de son départ pour Évian, à cause d'une ap- pendicite ayant nécessité une intervention chi- rurgicale, mais cela n'a pas empêché le mar- tyr Krim Belkacem de rejoindre, le lende- main, ses compagnons négociateurs à Évian. Admirant son courage, Guerram Amar fera aussi part des relations très bonnes qu’entre- tenait Krim Belkacem avec les différents chefs de la Révolution et même avec des personna- lités étrangères. À la question de la confiance

qui lui a été accordée pour conduire le véhi- cule de l’un des chefs de la Révolution, Hadj Amar l’attribue à son abnégation, son sérieux et ses efforts lors de sa mission pour l’achat des armes en territoires tunisien et libyen, avec l’ai- de de connaissances tunisiennes. Enfin, Hadj Amar Guerram se rappelait très bien la déli- cate mission de chauffeur dont il a été char- gé pour le compte de Benyoucef Benkhedda un autre chef de la Révolution, qu’il était ex- pressément chargé de conduire jusqu’au Cai- re, en Égypte, où le chef historique avait été nommé ambassadeur.

K. MESSAAD

ORGANISÉ PAR L'ASSOCIATION MED-ACTION D'AKBOU

Un colloque dédié aux précurseurs de la Révolution du 1 er Novembre 1954

A fin de marquer le 61 e anni- versaire du déclenchement de la Révolution du 1 er No-

vembre 1954, l'association Med- Action d’Akbou a organisé, hier, un

“Notre initiative vise à donner une di- mension scientifique à cette com- mémoration symbolique, à travers des communications académiques posant la question du 1 er Novembre

centrale de la rencontre, intitulée “Pourquoi le 1 er Novembre 1954 ?”. Pour le conférencier, le déclenche- ment de la lutte armée en Algérie, le 1 er Novembre 1954, ne retentit pas

surtout kabyles — exerçant princi- palement dans les mines du Nord et de Lorraine, à Paris, Marseille, Lyon et Saint-Étienne. Ces derniers se constituèrent en 1926, avec quelques

DJAHID YOUNSI À LA VEILLE DU 1 er NOVEMBRE

“Il est temps de rendre la parole au peuple”

“L e peuple algérien ne doit jamais perdre de

toire de la guerre de Libération na-

tionale autour de la thématique

crifices des glorieux martyrs et des moud-

colloque scientifique dédié à l’his-

qui reste cet authentique sursaut po-

le pays est le résultat du reniement des principes

comme un coup de tonnerre dans un

ciel serein. Car, enchaînera-t-il, “en

dépit des assertions officielles fran-

çaises qui affectèrent publiquement

sur le registre du fait divers, d'impu-

ter l'événement à une organisation de

elles dénoncèrent la

main du Caire, représentée comme

n'agissant que sur les directives de

Moscou”. Remontant à l'origine de

zafran II” auquel sont attendus plusieurs chefs de

comparses tunisiens et marocains, en

parti et des personnalités politiques, toutes obé-

Étoile Nord Africaine (ENA), sous

diences confondues, de l’opposition.

la houlette du Parti communiste

Interrogé sur la participation de son parti à la

français (PCF). “Mais l'ironie du

conférence de l’opposition prévue prochainement

vue le message du 1 er Novembre et les sa-

pulaire héroïque, salvateur qui en-

gendra une date, une révolution li-

bératrice, essaimée à travers le mon-

de, en symbolisant un flamboyant

modèle de résistance pour les peuples

opprimés”, nous a déclaré Hocine

Smaâli, président de l'association

qui fait sienne la devise “Pour la jeu-

nesse et la citoyenneté”.

de Novembre 1954 par le pouvoir”. Il estime éga-

lement qu’il est temps que le peuple algérien se

mobilise pour recouvrer sa souveraineté et par là

même honorer la mémoire des martyrs. “Il est

temps de rendre la parole au peuple”, a-t-il mar-

telé, allusion à la nécessité d’aller vers l’organi-

malfaiteurs (

),

sation des élections transparentes… Un vœu cher

par ailleurs à la Coordination pour les libertés et

la transition démocratique (CLTD), à laquelle ad-

jahidine ; il doit s’en inspirer pour recouvrer sa sou-

“Pourquoi le 1 er Novembre 1954 ?”.

veraineté confisquée par le pouvoir totalitaire et

D'éminents chercheurs et historiens

sort voulut, logiquement, que le chef

œuvrer à construire un État de droit”. C’est le mes-

algériens et français, ainsi que des ac-

sage phare adressé aux Algériens, hier, à la veille

teurs de la Révolution ont pris part

du soixante et unième anniversaire du déclen-

à cette rencontre-débat qui se vou-

chement de la Révolution, par Mohamed Djahid

lait, selon les organisateurs, “une

Younsi, président du parti islamiste Islah. La ren-

humble contribution à l’écriture de

à Mazafran, Ali Benflis, président de Talaie El-

des nationalistes qui émergea bientôt,

Houriat, présent hier à la rencontre d’El-Islah, a

fut un des rares ‘Arabes’, Messali

été affirmatif. “Oui, nous allons prendre part à cet-

Hadj, de Tlemcen, issu d'une confré-

te conférence importante pour l’opposition”, a-t-

rie musulmane populaire. Il fut por-

il confirmé, en indiquant que son parti participe

teur de la norme sacro-culturaliste, à

d’ores et déjà à la préparation de ce rendez-vous.

la musulmane, même s'il fut un

“Notre parti est déjà présent dans les commissions

temps adhérent du Parti communis-

chargées de la préparation de la réunion de Ma-

te”, a-t-il soutenu. Lors des débats,

zafran”, a-t-il indiqué.

l'orateur ne passera pas sous silence

“les affrontements terribles entre les

contre d’Islah s’est tenue dans le lieu symbolique

l’histoire”, tout en avouant qu'une

qu’est le centre culturel du Moudjahid d’Alger,

telle “entreprise est éminemment dé-

avec comme invité d’honneur l’ambassadeur de

licate lorsqu’il s’agit surtout de la

la Palestine. Dans son allocution, Djahid Youn-

guerre d’Algérie avec, au demeu-

si a affirmé que “la crise que traverse aujourd’hui

rant, une Révolution en majuscule”.

La première conférence organisée

hère le parti Islah qui mise beaucoup sur la pro-

l'idée indépendantiste nationale,

dans la matinée, a été animée par

chaine rencontre nationale de l’opposition qui se

l'historien affirmera que celle-ci est

l'historien français Gilbert Meynier,

tiendra à Mazafran. Il s’agira du deuxième ren-

apparue dans les années 1920, en

professeur émérite à l'université de

dez-vous “historique” de l’opposition, après la ren-

France, dans les rangs de la première

Nancy, autour de la thématique

contre tenue dans le même lieu en 2010. Un “Ma-

génération d'ouvriers algériens —

FARID ABDELADIM

partisans de Messali (MNA) et les mi- litants du FLN, notamment en mois d'avril 1956”. Le professeur estime-

ra que “Messali Hadj était un hom-

me beaucoup plus politique que mi- litaire”. Emboîtant le pas au confé- rencier, l'ancien officier de l'ALN et

écrivain, Rachid Adjaoud, prendra

la parole pour assener : “L'histoire re-

tiendra que les Messalistes nous ont

combattus dès le début de l'année 1956, avant même l’avènement des harkis.” Interrogé sur les dessous de

la mort d’Abane Ramdane, M. Mey-

nier affirmera n'avoir aucun docu-

ment ou autres justificatifs en sa pos- session concernant l'assassinat de cet architecte de la Révolution algé- rienne. Toutefois, il reconnaît qu'il

y avait eu des “antagonismes de

pouvoir au sein de l'ALN, notamment entre les différents chefs historiques qui voulaient assurer la suprématie

au lendemain de l'Indépendance”.

KAMAL OUHNIA

LIBERTE

Dimanche 1 er novembre 2015

L’actualité en question

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17 e CONGRÈS DE LA FÉDÉRATION MAGHRÉBINE DE GYNÉCOLOGIE-OBSTÉTRIQUE

Le taux de natalité a doublé en Algérie

L’hémorragie chez la femme, l’infertilité, le cancer de l’utérus, le médicament et les complications que génère l’acte chirurgical sont les principaux problèmes évoqués par les spécialistes participant au 17 e congrès de la Fédération maghrébine de gynécologie-obstétrique (Femgo), qui s’est tenu, vendredi et samedi derniers, au CHU Frantz-Fanon de Blida.

L’ hémorragie chez la femme, l’infertilité, le cancer de l’uté- rus, le médicament et les com- plications que génère l’acte chirurgical sont les princi- paux problèmes évoqués par

les spécialistes participant au 17 e Congrès de la Fédération maghrébine de gynécologie- obstétrique (Femgo), qui s’est tenu, vendredi et samedi derniers, au CHU Frantz-Fanon de Blida. Ce rendez-vous annuel, marqué par la présence des spécialistes tunisiens, marocains, mauritaniens, français et, pour la première fois, des spécialistes de l’Afrique de l’Ouest dont le Sénégal, le Bénin et la Côte-d’Ivoire, est orga- nisé en collaboration avec la Société algérien- ne de gynécologie-obstétrique (Sago) qui marque également son 19 e congrès. Lors des communications, certains intervenants algé- riens ont mis l’accent sur les difficultés qu’ils rencontrent dans leur travail. Ils expliquent qu’ils consacrent leur temps à intervenir dans l’accouchement tout en négligeant l’aspect de la recherche scientifique et la formation des jeunes gynécologistes. Selon le P r Mohamed Saïd Oukid, SG de la Sago et responsable du ser- vice gynécologie du CHU Ben-Boulaïd de Blida, le taux de natalité a doublé en Algérie. Il passe, selon lui, de 500 000 naissances en 1998 à 1 000 000 par an. “Le problème, c’est que le taux de natalité a doublé, mais malheureuse-

ment, le nombre de lits est resté le même. Ce qui explique la mauvaise prise en charge dans les ser- vices de maternité. Nous n’avons pas le droit de dire aux couples d’arrêter d’enfanter, mais nous pouvons leur dire qu’il est préférable d’avoir des enfants entre 25 et 35 ans et surtout d’utiliser le carnet bleu. Un moyen de traçabi- lité pour suivre l’enfant jusqu’à l’âge de 19 ans. C’est un moyen de suivre l’enfant et de lutter contre la morbidité et la mortalité chez l’enfant”, explique-t-il. Pour ce qui est du taux de mor- talité infantile, le P r Oukid estime que “malgré les insuffisances, l’Algérie a réalisé un énorme progrès dans le domaine de la gynécologie. Nous sommes passés de 117 décès par 100 000 habi- tants en 1998 à 57 décès cette année. C’est une avancée considérable si nous nous comparons à un pays développé comme la France qui est à 17 décès par 100 000 habitants”. Il explique éga- lement que les citoyens n’acceptent pas le dé- cès au cours d’un accouchement, et c’est tou- jours la sage-femme ou le gynécologue qui sont mis en accusation. “Notre objectif est de dimi- nuer le taux de mortalité chez la femme en ma- ternité natale. Pour nous, c’est une question de moyens matériels. Ce matériel, que ce soit l’équipement médical ou le transport, nous permettra de gagner du temps et d’agir plus tôt quand il s’agit d’une intervention. Par exemple, la distance est un facteur important dans la nais- sance. Une femme qui habite Tamanrasset et qui

D. R.
D. R.

Le recours à la césarienne lors de l’accouchement est quelquefois nécessaire pour sauver la mère ou le bébé.

n’a pas de moyen de transport peut avoir des complications lors de son accouchement”, ex- plique le P r Oukid. Pour ce qui est de la césa- rienne, un acte de plus en plus utilisé par les chi- rurgiens, pour ne pas procéder à l’accouche- ment par voie basse, le professeur estime qu’elle est devenue de nos jours très nécessai- re pour sauver la mère ou le bébé. “L’acte de cé-

sarienne est devenu une partie intégrante de l’ac- couchement. C’est une solution qui diminue le taux de mortalité chez la femme et son enfant. Aux USA, elle est utilisée dans 60% des cas, au Brésil, elle a atteint le taux de 80%. En Algérie, nous ne sommes qu’entre 24 et 25% de son uti- lisation”, a-t-il annoncé.

K. FAWZI

APRÈS DEUX ANNÉES DE LABEUR ET DE SOUTIEN AUX ENFANTS HANDICAPÉS

Menace sur le Centre psychopédagogique de Frikat à Draâ El-Mizan

L e

président de l'association

“Thala Moussa” d'aide aux dé- munis et aux handicapés et en

vulnérables”, nous dira Kaci Bouzi- di. Certes, cette école est actuelle- ment ouverte et reçoit sept enfants handicapés, dont certains ont ac- compli des progrès remarquables de- puis leur prise en charge, cela fait maintenant plus de deux ans. Mais à vrai dire, en raison des problèmes que rencontrent aussi bien ce béné- vole que les éducatrices, ce centre risque d'être fermé. “Concernant les contrats des quatre éducatrices, ils vont expirer à la fin du mois de décembre. Je me démène dans tous les sens afin de trouver un moyen pour les maintenir en poste, mais je n’ai eu que des promesses pour le moment”, ajoutera notre in- terlocuteur qui nous apprendra qu'il

OUARGLA

Paludisme : 1 mort et 9 cas suspects

est sous la menace de libérer cet éta- blissement sous prétexte que son as- sociation n'est pas conforme et n'est pas habilitée à gérer ce genre de structure. Sur le terrain, il nous a été donné de constater qu'en dépit du peu de moyens dont dispose le centre, les enfants sont bien pris en charge, et ce sont les résultats qui le prouvent. Certains d'entre eux sont arrivés à maîtriser comme il se doit les en- seignements de base, à savoir lire, écrire et compter ; d'autres sont parvenus à améliorer leur motrici- té et leur personnalité alors qu'au- paravant ils étaient entièrement dé- laissés, même dans leur milieu fa- milial. Les parents ne veulent pas

même temps directeur du Centre psychopédagogique des enfants at- tardés mentaux de Frikat, activant dans une école primaire désaffectée au lieudit “El-Djemaâ N'Qelaâ”, n’arrive plus à supporter seul cette noble mission. “Lorsque j'ai sollici- té cet établissement scolaire en 2013, je comptais sur des soutiens de l’ad- ministration locale, mais finalement, je me suis retrouvé à me battre tout seul contre tous. Ni l'administration de la wilaya, encore moins la Direc- tion de l'action sociale ne m'ont ac- compagné pour gérer ce centre dans l'intérêt de cette catégorie d'enfants

services de l’établissement hospitalier public Mo-

hamed-Boudiaf ont enregistré, depuis dimanche passé, 9 cas suspects de paludisme, contractés dans

différents endroits de la wilaya, notamment dans la com- mune de N’goussa, Hay Bamendil et la commune d’Aïn El-Beïda. Une délégation de la prévention relevant du ministère de la Santé a été dépêchée à Ouargla pour enquêter sur les cas détectés. Abdelhak est la première victime de cette grave mala- die infectieuse. Agé de 5 ans et élève en classe prépara- toire, il a été admis, en urgence, dimanche, à l’hôpital, avec trois autres membres de sa famille dont la mère et un frère. Il est décédé mardi après l’aggravation de son état. En attendant les résultats des analyses qui ont été effectuées à l’Institut national de la santé publique d’Al- ger, la crainte commence à s’installer dans la wilaya, no- tamment dans les zones vulnérables. Les réfugiés sub- sahariens qui ont envahi le Grand Sud, sont cités, voi-

L es

re stigmatisés à chaque fois qu’il y a une nouvelle ré- apparition de cette maladie. Ils représentent, selon les responsables de la wilaya, les “seuls importateurs” de la maladie. La nature géographique et les conditions en- vironnementales tel le phénomène de la montée des eaux, concourent à constituer un milieu favorable à l’anophèle femelle qui est le vecteur du paludisme, a précisé le di- recteur de la santé de la wilaya. En outre, les activités et les comportements humains contribuent fortement à augmenter les risques en influant sur le nombre de moustiques et de piqûres par l’appa- rition ou l’accumulation d’eaux stagnantes qui consti- tuent autant de sites potentiels de ponte, tels que les gout- tières, les égouts, les bassins de rétention, les citernes non scellées, les canaux et canalisations très mal entretenus, les ornières dans les pistes, trous, fossés, réseaux d’as- sainissement nus, etc.

G. CHAHINEZ

voir ce centre fermé. “Jamais je n’aurais pensé que ma fille Romaïs- sa posséderait un jour des cahiers aus- si soignés. Tout le monde a refusé de l'inscrire dans une école primaire. Nous lançons un appel aux autorités pour aider M. Bouzidi afin d'amé- liorer les conditions de travail de nos enfants”, clamera une femme devant l'établissement quand ce bénévole a commencé à égrener toutes les tra- casseries auxquelles il fait face au

quotidien. Cela étant, pour se conformer à la réglementation, le président de l'association Thala Moussa prépare l'assemblée générale qui aura lieu le 14 novembre au centre psychopédagogique en pré- sence déjà de dix-huit wilayas qui ont donné leur accord pour participer aux assises afin d’ériger cette asso- ciation au statut d'association nationale.

O. GHILÈS

13 e CONGRÈS DE L’HYPERTENSION ARTÉRIELLE

Plus de 150 malades atteints d’acromégalie suivis à Alger

n L’acromégalie, qui est un trouble hormonal engendrant un élargissement et un épaississement anormal de la taille des pieds et des mains, ainsi qu’une modification des traits du visage, touche quelque 152 malades suivis à Alger, selon des spécialistes. Cette maladie, à laquelle s’intéressent les professeurs Mimouni et Samia Achir du service endocrinologie du Centre Pierre-et-Marie-Curie (CPMC) d’Alger, s’installe insidieusement au fil des années, et ses symptômes sont en rapport avec une tumeur hypophysaire produisant un excès de l’hormone de croissance. Cette maladie était au centre d’intérêt des travaux du 13 e congrès de la Société algérienne de l’hypertension artérielle qui s’est tenu récemment à Alger au cours duquel les professeurs ont présenté une communication sur l’hypertension artérielle et les complications cardiovasculaires de l’acromégalie. Le traitement médical disponible en Algérie depuis 2005 permet d’améliorer la prise en charge de cette maladie rare ayant un impact sur la qualité de vie, selon le professeur Achir, qui a noté une “nette amélioration” dans la prise en charge des patients par rapport au début des années 2000. L'acromégalie touche principalement les adultes d'âge moyen et peut entraîner une maladie sérieuse et une mort prématurée. Comme ses symptômes sont insidieux et leur progression lente, l'affection est difficile à détecter à un stade précoce et passe fréquemment inaperçue pendant de nombreuses années. L’acromégalie se manifeste à travers 40 à 70 cas pour 1 million d’habitants et dont l'incidence est de 3 à 5 nouveaux cas par an et par million d'habitants.

APS

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L’actualité en question

Dimanche 1 er novembre 2015

LIBERTE

LE MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS L'A AFFIRMÉ, HIER, À BOUIRA

“La totalité de l'autoroute Est-Ouest livrée d'ici à décembre, sauf ”

M. Ouali n’a pas cessé, tout au long de la traversée de ce tronçon, de remercier les entreprises engagées, notamment l'ETRHB-Haddad.

L e ministre des Tra- vaux publics, Abdel- kader Ouali, a annon- cé, hier, à partir de Bouira, où il était en visite, que l'autoroute

Est-Ouest sera livrée d'ici à dé- cembre. “Le chantier de Djebel El- Ouahch (Constantine) sera livré in- cessamment. Dans l'ensemble, d'ici au

mois de décembre, l'autoroute partant de Tlemcen jusqu'à El-Taref sera opérationnelle. C'est l'engagement que nous avons pris et nous ferons tout pour le concrétiser”, a-t-il affirmé. Dans le même sillage, le ministre an- noncera que 28 kilomètres, sur les 33 que compte le tronçon Lakhdaria- Bouira, seront également livrés au mois de décembre prochain. “D'ici

D. R.
D. R.

Abdelkader Ouali, ministre des Travaux publics.

au mois de décembre, une majeure partie du tronçon Lakhdaria-Bouira sera entièrement livrée”, a déclaré Ouali, en réfutant tout retard dans les délais. “Au contraire, nous sommes en avance de deux mois sur

notre calendrier”, a-t-il tenu à rassurer. S'agis- sant des cinq kilomètres restants, entre Djeba- hia et Bouira et le pont d'Oued R'kham, le mi- nistre a prévu un “ca- lendrier spécifique”. “Au vu de la complexité de ce projet et des contraintes techniques et géogra- phiques, nous comptons le réaliser avant le pre- mier semestre 2016”, dira le ministre.

M. Ouali n’a pas cessé, tout au long de sa traversée de ce tronçon, de remercier les entre- prises engagées, notamment

l'ETRHB-Haddad. Contrairement à son prédécesseur, Abdelkader

Kadi, qui avait accablé ces mêmes entreprises. À propos du tronçon de Djebahia, le ministre a préconisé une nouvelle étude et aussi la mise en pla- ce de 1 200 pieux de soutènement. Par la suite, le ministre se dirigera vers le chantier de la pénétrante de Tizi Ouzou, constitué de plusieurs ouvrages d'art, des viaducs, des tun- nels et échangeurs. L'hôte de Boui- ra a sommé le consortium algéro- turc d'accélérer la cadence des tra- vaux. “Ce projet est une priorité pour notre département. Vous devez renforcer les équipes et mettre les bou- chées doubles afin de l'achever dans les délais impartis”, dira M. Ouali. Le ministre s’est rendu, par la suite, à Sour El-Ghozlane, afin d'inspecter le projet du dédoublement de la voie, qui rattache la commune à la

ville de Bouira, d’une longueur de 31 km. 10 km sont déjà en service de- puis le mois de mai dernier. Les 20 km rentrants devront, selon le mi- nistre, être livrés au mois de juillet

2016.

Au niveau de la commune de Boui- ra, M. Ouali a inspecté le projet de contournement par l’est du chef-lieu. Ce projet est inscrit dans le cadre du programme complémentaire 2014, et les travaux, entamés en 2014, de- vront s'achever, selon les estimations du chef du projet au premier se- mestre 2016. À terme, ce projet d'un montant de plus de 2 milliards de dinars devra donner une fluidité à la circulation de la sortie Est de la ville qui enre- gistre d’énormes embouteillages.

RAMDANE BOURAHLA

LE MINISTRE DES AFFAIRES RELIGIEUSES À SIDI BEL-ABBÈS

“Le rapport des Américains est du copier-coller”

“L e rapport établi par le département d’État américain sur la liberté du cul- te en Algérie n’est pas un jugement.

L’Algérie n’est pas un pays coupable qui attend le verdict d’un pays étranger ni d’aucune par- tie sans autorité aucune, mais nous considérons que c’est une appréciation. Au préalable, nous avons jugé que c’est une fausse appréciation car nous avons remarqué l’évolution de ces rapports d’année en année, et nous remarquons à chaque fois que c’est du copier-coller et qui n’a pas été actualisé. Nous parlons d’une Algérie qui n’est pas la nôtre actuellement”, a déclaré, hier, Mohamed Aïssa, ministre des Affaires reli- gieuses et des Waqfs, depuis Sidi Bel-Abbès.

Il a indiqué que la réponse de l’Algérie se fera par le biais du ministère des Affaires étrangères qui “nous a invités à développer notre analy- se, nos appréciations, nos recommandations dans un rapport qu’on leur a envoyé”. Interrogé également sur le bilan définitif des pèlerins décédés lors de la bousculade de Mina, il a répondu que “selon le dernier re- censement, le nombre des victimes avancé est toujours le même. Nous avons 5 disparus, et nous sous-entendons par disparus les pèlerins qui n’ont pas donné signe de vie. Autrement dit, on s’attend à la fatalité, c’est-à-dire qu’ils soient des pèlerins décédés, et c’est pourquoi, le bilan serait aux environs de 48 pèlerins décé-

dés, en plus des 3 morts dans l’effondrement de la grue”. À ce sujet, il a rappelé que le bilan fi- nal “appartient à l’Arabie saoudite de le com- muniquer et de le diffuser. De notre côté, nous attendons les conclusions de l’enquête des au- torités saoudiennes, mais d’ici là, nous n’allons pas supputer et nous n’allons en aucun cas po- litiser cette situation”. Par ailleurs, le ministre, qui auparavant avait présidé une conférence organisée au rectorat de l’université Djilali-Liabès sur le thème de la relance de l’investissement à partir du fonds de la zakat, a expliqué que l’investisse- ment à travers le fonds de la zakat est un prin- cipe de fond. “Nous avons collecté les 3/8 qui

n’ont pas trouvé de bénéficiaires actuellement pour les investir en microcrédit pour la création de la petite entreprise”. Cela étant, il indique- ra aussi que son département a, au bout de 13 années d’activité, gelé l’opération pour l’éva- luer. À ce propos, il dira que “nous avons or- ganisé au niveau de la wilaya d’Alger une ren- contre avec les universitaires, les premiers créateurs du fonds de la zakat au sein de l’université algérienne, et nous sommes revenus vers Sidi Bel-Abbès qui a été la wilaya pilote en matière de création de ce concept même pour revoir notre copie auprès des universitaires et des spécialistes”.

A. BOUSMAHA

ALORS QU’UNE NOUVELLE LOI SUR L’IMMIGRATION SERA PROMULGUÉE BIENTÔT

Québec accueillera plus d’immigrants en 2016

e Québec accueillera entre

48 500 et 51 500 immigrants en 2016, prolongeant ainsi de douze mois les

cibles pour la pé-

riode 2012-2015. C’est du moins ce qu’a annoncé la ministre québécoise de l’Immigra- tion, Kathleen Weil, citée par les mé- dias locaux. La décision de recon- duire les quotas dans presque les mêmes proportions que les années précédentes a été prise alors que le gouvernement provincial peaufine actuellement une nouvelle loi en la

YAHIA ARKAT

L

peaufine actuellement une nouvelle loi en la YAHIA ARKAT L De Montréal : matière qu’il compte

De Montréal :

matière qu’il compte promulguer in- cessamment. C’est toujours l’Asie qui vient en tête de ces quotas avec 34% de demandes acceptées, suivie du continent afri- cain avec 31%. Il faut préciser que la majeure partie des contingents d’im- migrants vient d’Afrique du Nord, notamment l’Algérie et le Maroc. L’Europe fournit 20% d’immigrants et les Amériques 15%. Pour l’année prochaine, le Québec s’attend donc à recevoir quelque 31 500 personnes issues du programme immigration économique, 10 500 autres dans le

cadre du regroupement familial et 6 000 réfugiés environ. Cependant, la polémique sur les ré- fugiés suscitée lors de la campagne électorale fédérale qui a permis aux libéraux de revenir au pouvoir, le 19 octobre dernier, risque d’avoir des répercussions sur le programme d’accueil mis en place par les pro- vinces du Canada. Le Québec, qui s’est engagé à accueillir jusqu’à 53 000 réfugiés, est sur le point d’en accepter quelque 7 000, parrainés ou pris en charge par les pouvoirs pu- blics. Ce qui est loin du compte. Il

reste que cela va pousser les autori- tés à limiter les regroupements fa- miliaux pour favoriser les réfugiés. La preuve, la province qui s’est en- gagée à recevoir 11 800 personnes dans le cadre du programme du re- groupement familial en acceptera moins de 10 000. Par ailleurs, le Qué- bec a modifié la grille de sélection des immigrants “travailleurs qualifiés”, en supprimant, depuis août der- nier, le facteur d’adaptabilité. Au- trement dit, il n’y aura plus de points à attribuer pour ce chapitre. La nouvelle loi pourrait prendre en

compte les métiers qui accusent des carences en main-d’œuvre. C’est que les immigrants sont les pre- miers à être frappés de plein fouet par le chômage. Dans la grande région de Montréal, où sont concentrés les immigrants, les Maghrébins sont les plus touchés par le phénomène. Si le taux de chômage au Québec avoisine 7% pour l’ensemble de la population, les Maghrébins sont concernés dans une proportion de 20 à 25%, selon des statistiques rendues publiques.

Y. A.

FONDATION CLUB AVENIR (CANADA)

Des Algériens honorés

L a fondation Club Avenir a honoré, vendredi soir, lors de la 13 e édition du Gala annuel, des Algériens qui se sont

distingués au sein de la communauté. Lors de la cérémonie tenue en présence de l’ambas- sadeur d’Algérie à Ottawa, Hocine Meghar, et du consul général d’Algérie à Montréal, Ab- delghani Cherief, ainsi que des représentants des autorités locales et des personnalités pu- bliques, huit lauréats ont été primés dans six catégories. Ainsi, la palme d’or est attribuée à l’humoriste et chroniqueur radio Mehdi Bousaïdan. Un humoriste qui commence à s’imposer dans le microcosme culturel québécois où la concurrence est pourtant des plus rudes.

Pour sa part, le professeur Brahim Benmo- krane est élu personnalité de l’année par la FCA. Titulaire de la chaire de recherche du Ca- nada sur les matériaux composites d’avant-gar- de pour les structures de génie civil, M. Ben- mokrane est enseignant à l’université de Sher- brooke, au Québec. Il a à son actif plusieurs ou- vrages et publications dans des revues uni- versitaires spécialisées. Dans la catégorie réus- site exceptionnelle, le jury a remis le prix au duo Brahim Aïssa et Arezki Tagnit-Hamou, respectivement chercheur en nanotechnolo- gie et professeur titulaire au département de génie civil de l’université de Sherbrooke. Deux autres membres de la communauté nationale établie au Canada ont été primés

pour leur engagement communautaire. Il s’agit de Abdenacer Toubal et de Abderrah- mane Benhassel. Ils sont impliqués dans plu- sieurs organismes communautaires. Le prix de l’entrepreneuriat féminin a été raflé par M me Fa- tiha Gater-Guemiri, tandis que le grand prix jeune potentiel est revenu à la boxeuse Sara Kali. La jeune Algéro-Canadienne a déjà par- ticipé à plusieurs tournois de boxe et s’apprête à prendre part, début 2016, aux championnats

du monde de boxe au Kazakhstan. La soirée

a été également prétexte à la danse et l’humour. Le groupe Berbanya de musique kabyle a égayé

l’assistance par des rythmes berbères, alors que

le jeune humoriste Réda Saoui s’est essayé à un

numéro de one man show. La soirée a été clô- turée par un concert du rappeur Lotfi Double Kanon qui, très vite, a mis le feu aux poudres dans une salle qui a littéralement explosé.

Y. A.

Lauréats des prix 2015

n Huit lauréats ont été honorés dans six catégories. Chaque lauréat des prix Club Avenir

2015 a reçu un certificat de sélection et une sculpture originale en verre gravé. Les prix jeune

potentiel, entrepreneuriat au féminin et la palme d'or sont accompagnés de bourse allant de

500 $ à 1000 $ chacun.

LIBERTE

Dimanche 1 er novembre 2015

L’actualité en question

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CONTRÔLE ET SUPERVISION BANCAIRES

La Banque d’Algérie révèle les insuffisances des banques

Les insuffisances relevées dans le cadre du contrôle sur pièces s’articulent autour des points liés à des contrôles inadéquats des opérations et des procédures internes, en particulier pour les opérations commerce extérieur, de la comptabilité, de gestion des risques de crédit et opérationnel et de non-mise à jour des procédures.

A u titre de l’année 2014, l’ex- ploitation des différents repor- tings et rapports transmis par les banques et établissements fi- nanciers au titre du contrôle sur pièces ont permis de relever une

hausse de près de 3% par rapport à l’exercice précédent, passant de 64 cas en 2013 à 66 en 2014. Cette situation est en rapport principa- lement au non-respect de la norme de l’actif net dans 53% des cas. Ce constat a concerné ex- clusivement quatre établissements financiers, dont trois sont de création récente. Les autres infractions à la réglementation comptent pour “21% en ce qui concerne le dépassement de la norme des 25% des fonds propres prudentiels et mettant en cause six institutions, 15% pour ce qui est du non-respect du coefficient de liquidité où cinq institutions sont concernées, 8% des cas ont trait à des infractions à la norme de la po- sition de change où trois institutions sont tou- chées, tandis que 3% des infractions sont liées à la norme du coefficient des fonds propres et des ressources permanentes touchant deux institu- tions”, relève le rapport de la BA. Globalement, les insuffisances relevées dans le cadre du contrôle sur pièces s’articulent autour des points liés à des contrôles inadéquats des opérations et des procédures internes, en par- ticulier pour les opérations commerce extérieur, de la comptabilité, de gestion des risques de cré- dit et opérationnel et de non-mise à jour des procédures. La BA parle de l’organisation in- adéquate du contrôle périodique, de l’ineffi- cience des systèmes d’information, de l’absence de formalisation du plan d’action de gestion de

crise de liquidité et absence et/ou de non-per- formance du plan de continuité d’activité, ainsi que des insuffisances des dispositifs de lut- te contre le blanchiment d’argent et le finan- cement du terrorisme. En matière de stratégie, il a été relevé soit l’absence, soit l’insuffisance des plans stratégiques de la majorité des banques privées inspectées. “Les dispositifs de lutte contre le blanchiment d’argent demeurent toujours perfectibles, particulièrement les aspects liés à l’efficacité des systèmes d’alerte et au manque de ressources humaines qualifiées”, af- firme la banque des banques. Le dispositif de suivi, de mesure et de maîtrise du risque cré- dit, marque, selon le document, plusieurs fai- blesses, principalement en matière d’analyse des dossiers, de classification et de provisionnement des créances et d’octroi de crédit à des clients non bancables au regard de leur situation fi- nancière déstructurée. Concernant la sur- veillance des transferts/rapatriements avec l’étranger, les travaux de vérifications effectuées par les inspecteurs assermentés de la BA ont donné lieu à l’établissement de 21 procès-ver- baux (PV) pour infraction à législation et à la réglementation des changes et des mouvements de capitaux de et vers l’étranger. Les inspecteurs assermentés de la Banque d’Algérie ont dres- sé 99 autres PV d’infractions à l’encontre d’opérateurs du commerce extérieur, et ce, dans le cadre du traitement des déclarations trans- mises par les banques intermédiaires agréées aux services de la BA. Ces 120 PV ont été trans- mis aux procureurs de la République territo- rialement compétents.

B. K.

Archives Liberté
Archives Liberté

Les inspecteurs de la Banque d’Algérie ont dressé 99 autres PV d’infractions à l’encontre d’opérateurs du commerce extérieur.

LA BANQUE MONDIALE L’A NOTÉ DANS UNE MISE À JOUR PUBLIÉE RÉCEMMENT

La situation budgétaire de l’Algérie restera précaire en 2016

L a Banque mondiale travaille actuellement avec le gou- vernement algérien à l’élaboration d’un nouveau cadre de partenariat rationalisé et flexible.

“Les difficultés auxquelles l’Algérie est actuellement confrontée sont principalement liées au faible niveau des prix du pétrole et aux risques d’ordre politique et sécuritaire. Elles auront pour conséquence de ralentir la croissance, de réduire l’espace bud- gétaire et de décourager les investissements privés et étrangers”, souligne la Banque mondiale (BM), dans “une mise à jour” pu- bliée récemment. Même si le pays adopte les mesures de rigueur proposées dans le projet de budget 2016, le gouvernement pri- vilégiera probablement la stabilité sociale aux dépens de l’austérité. Depuis le milieu de l’année 2014, relève la Banque mondiale, l’Algérie subit de plein fouet l’effondrement des cours internationaux du pétrole qui, après être tombés à 100 dollars le baril en moyenne en 2014, devraient chuter à 58,3 dollars en 2015. La croissance économique devrait fléchir à 2,8% en 2015 contre 4,3% en 2014, sous l’effet principalement de la contre-performance du secteur des hydrocarbures (et des ex-

portations) et de la perte de vitesse du secteur non pétrolier. La situation budgétaire et extérieure de l’Algérie restera pré- caire en 2015 et 2016. Après plusieurs années de bonnes per- formances depuis le début des années 2010, le déficit budgé- taire devrait quasiment doubler pour passer de 6,2% du PIB en 2014 à 11,5% en 2015. Le pays connaît une aggravation significative du déficit du compte courant, qui s’est creusé de 4,5% du PIB en 2014 à 15,8% en 2015 selon les estimations. Et tandis que le taux d’inflation a chuté à 2,9% en 2014, la résurgence des pressions inflation- nistes devrait le faire grimper à 5,5% en 2015. Le niveau éle- vé du chômage, qui a déjà augmenté de 9,8% en 2013 à 10,6 % en 2014, pourrait dépasser les 11% en 2015 du fait du fléchis- sement de la croissance ; la situation est particulièrement diffi- cile pour les femmes et les jeunes chez lesquels il atteint 25%. “Si le gouvernement a exprimé son engagement en faveur de la création d’emplois et de la réduction des disparités régionales, cet engagement ne s’est pas encore traduit par des mesures spé- cifiques”, constate la Banque mondiale, estimant qu’en l’absence

des réformes indispensables, “l’économie algérienne risque d’être condamnée à une croissance modeste”. La Banque mondiale tra- vaille actuellement avec le gouvernement algérien à l’élaboration d’un nouveau cadre de partenariat rationalisé et flexible. “À la suite de la décision du gouvernement de s’abstenir de recourir aux emprunts extérieurs, les activités de la Banque mondiale se focalisent depuis 2006 dans la réalisation de travaux d’analy- se et la fourniture de services de conseil remboursables”, indique l'institution de Bretton Woods. Le dernier projet financé par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (Bird) en Algérie a pris fin en février 2009. “La stratégie de partenariat de la Banque mon- diale pour l’Algérie, qui couvrait initialement la période 2010- 2014, a été étendue jusqu’en 2015 à la demande du gouverne- ment”, indique le document, relevant que l’Algérie détient le record du nombre d’accords de services de conseil rembour- sables en cours dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena).

MEZIANE RABHI

BILAN FINANCIER D’OOREDOO POUR LES 9 PREMIERS MOIS DE L’ANNÉE

Une progression constante

L es résultats financiers du grou- pe de télécommunication Oo- redoo pour sa filiale algérienne

durant les 9 premiers mois de l’an- née sont prometteurs. Ainsi le grou- pe a précisé qu’il a enregistré des pro- gressions sur plusieurs volets. Concernant les revenus, Ooredoo a engrangé 83,6 milliards de dinars, contre 76,2 milliards de dinars sur les neuf premiers mois de l’année 2014, soit une progression de + 10 %. “Le résultat avant intérêts, impôts (taxes),

dotations aux amortissements et pro- visions sur immobilisations (EBITDA) s’est élevé à 31,5 milliards de dinars algériens pour les neuf premiers mois de l’année 2015. Les profits nets ont atteint 5,5 milliards de dinars algé- riens durant la même période”, pré- cise le groupe. Quant aux abonnés Ooredoo, le groupe affirme avoir enregistré une progression de + 14,1 %. Le nombre est de 13,1 millions de clients au 30 septembre 2015 contre 11,4 mil-

lions au 30 septembre 2014. “Dans le groupe Ooredoo, au terme des 9 pre- miers mois de l’année 2015, Ooredoo (Algérie) représente 11,4% du nombre d’abonnés du groupe et 10,6% des in- vestissements”, indique Ooredoo. Pour les investissements, le groupe dévoile le chiffre qui est de 17,3 mil- liards de dinars investis essentielle- ment “dans la poursuite de la mo- dernisation et l’extension du réseau de couverture, notamment 3G”. M. Jo- seph Ged a estimé qu’“Ooredoo

Algérie continue d’enregistrer des ré- sultats financiers positifs et en pro- gression constante en dépit d’un mar- ché fortement concurrentiel et des fluctuations des taux de change”, avant d’assurer que le groupe comp- te poursuivre ses investissements sur le long terme en Algérie dans le dé- ploiement de son réseau 3G et en prévision du lancement de la 4G. Il a rappelé qu’Ooredoo “demeure en- gagé dans le développement du secteur de la téléphonie mobile en Algérie et

veillera à maintenir son leadership et celui de l’Algérie à l’échelle régiona- le et continentale”. Pour les respon- sables de l’opérateur, “les résultats du 3 e trimestre 2015 confirment la fia- bilité de la stratégie de développement et d’investissement à long terme d’Oo- redoo (Algérie). Cette politique d’in- vestissement efficace est appelée à se renforcer pour continuer à contribuer au développement du secteur natio- nal de la téléphonie mobile”.

M. MOULOUDJ

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Actu-Alger

Dimanche 1 er novembre 2015

LIBERTE

RELOGEMENT À ALGER

Plus de 1000 familles recasées

n Une nouvelle opération de logement a été

organisée jeudi et a concerné pas moins de 1143 familles. Les quartiers ciblés relèvent des communes de Beni Messous, Rouiba, Dar El-Beïda, Bourouba et Bordj El-Bahri. Ces familles sont recasées dans les communes de Bourouba, Souidania, Tassala El-Merdja et Si Mustapha (Boumerdès). Le wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, a souligné lors d’un point de presse animée au siège de la wilaya qu’à la faveur de ces familles relogées, la 19 e opération de recasement a concerné au total 4273. L'opération a permis d'éliminer 4 bidonvilles à l'instar du bidonville “Céleste” dans la commune de Beni Messous (657 familles), le bidonville “les Orangers” qui compte 3 familles et le bidonville “Sentyse” à Rouiba (80 familles) outre 25 familles qui vivent dans le bidonville “Lala n’Soumer” à Dar El-Beïda. Le wali d’Alger a fait savoir par ailleurs que d'autres opérations de relogement sont prévues en novembre et décembre prochains, sans donner de détails sur les sites retenus soulignant que les “efforts se poursuivent pour éradiquer l'habitat précaire, les bidonvilles, les constructions anarchiques sur les terrasses et caves ainsi que les bâtisses qui menacent ruine à Alger”.

A. A.

AÏN TAYA

Le jardin public de Aïn Baylak opère sa mue

n Le jardin public Aïn Baylak (ex-Fontaine

fraîche) de Aïn Taya considéré comme le poumon des habitants de la ville côtière de Aïn Taya a fait objet, jeudi dernier, d'une opération de nettoyage initiée par des jeunes volontaires. Cette campagne à laquelle ont également pris part les services de la commune, mobilisant des engins et des travailleurs pour le désherbage le drainage des eaux stagnantes, a permis de prendre soin du patrimoine sylvicole local qui compte certaines essences rares. Le jardin public Ain Baylak qui existe depuis l’ère coloniale est considéré comme un site écologique remarquable par la richesse des essences qu'il abrite dans ce chef-lieu d’une commune côtière qui dispose également d'autres sites naturels et touristiques importants. Les habitants de Aïn Taya ont longuement interpellé les autorités locales à prendre sérieusement en charge ce site écologique, le protéger et le préserver des nuisances notamment en chassant les soulards et les voyous qui l’occupe et le prend comme leur lieu de prédilection.

NASSER ZERROUKI

Fuite d’eau au lotissement des villas Si El-Haouès

n Une importante fuite d’eau signalée

depuis six mois continue à faire des dégâts au niveau du lotissement des villas Si El Haouès à Aïn Taya. Selon le témoignage d’un habitant de ce quartier, cette fuite n’a pas été encore réparée, alors que dans certains quartiers de la banlieue d’Alger l’eau coule rarement dans les robinets. Les habitants de Aïn Taya interpellent les services compétents pour intervenir et réparer cette fuite d’eau.

N. Z.

ROUIBA

Les parents d’élève école Mohamed-Kebir en colère

n Les parents d’élèves de l’école primaire

Mohamed-Kebir sise à Rouiba sont en colère. Ils ont dernièrement interpellé le directeur de l’éducation d’Alger-Est pour ouvrir une enquête sur la gestion de cet établissement. Selon des parents d’élèves de cette école, il est question du départ certains enseignants compétents de cet établissement pour aller travailler dans une autre école. “Nous avons demandé une rencontre avec la directrice de l’école pour lui soulever nos préoccupations concernant nos enfants scolarisés au niveau de cet établissement mais celle-ci a refusé de nous rencontrer”, ont déploré les parents d’élèves.

N. Z.

L’OPÉRATION D’IDENTIFICATION LANCÉE

Hussein Dey se débarrasse de ses IMR

L’élaboration du fichier d’identification des immeubles classés IMR (immeuble menaçant ruine) suit son cours, avec l’avis technique du CTC.

B onne nouvelle pour les sans- logis de Hussein Dey qui vont apprécier d’ici peu la joie d’ha- biter un foyer décent, a-t-on appris du maire, Sedrati Mohamed. L’“info” a de quoi

réjouir plus d’un mal-logé, puisqu’elle

ambitionne d’éradiquer ce qui reste des “poches” des bidonvilles éparpillées çà et là

à Hussein Dey et de faire d’Alger “une capi-

tale sans bidonvilles”, dixit Abdelkader Zoukh, à l’issue de l’extraction du méga- bidonville de Hay Erremli du plan cadastral du Gué de Constantine. “L’opération de

relogement, qui en sera à sa seconde vague, aspire à reloger une vingtaine de familles qui habitent actuellement dans des condi- tions précaires au 6, rue de Tripoli, ainsi que 22 autres familles dont les habitations menacent ruine à l’immeuble classé IMR au n°27 de la même avenue”, a déclaré notre interlocuteur. “Auparavant, il y a eu, durant la première opération de relogement, l’évacuation et l’attribution de logements neufs aux 120 familles issues des sept immeubles IMR qui menaçaient également ruine. Du reste, l’élaboration du listing d’une dizaine d’immeubles classés IMR n’est pas pour autant exhaustive, du fait que le fichier d’identification IMR suit son cours et s’en va, malheureusement, en augmentant avec l’avis technique de notre partenaire le CTC. Donc, ce n’est qu’à l’issue de l’inven- taire d’IMR que l’on pourra exprimer auprès de la wilaya d’Alger les besoins réels de nos concitoyens en matière de logements sociaux, notamment pour le départ urgent d’une dizaine de familles à la rue Ali-Daïd. Mieux, le logement social ira aux familles nombreuses qui souffrent de l’exiguïté et de la promiscuité dans leurs vétustes demeures”, a-t-on su de notre interlocu- teur. Outre cela, les autorités prévoient d’évacuer également 34 familles du bidon- ville de Houmat Tchoualeq (quartier des Chiffons) sise à la rue Moussa-Hamadache, qui est une ruelle perpendiculaire à la rue Maghni-Boudjemâa (ex-Parnet). “Après ça, on fera de ces lots parcellaires un lieu de détente destiné exclusivement à la gent fémi-

nine, où il sera loisible à ces dames de s’épa- nouir à la piscine et à la salle de fitness que nous projetons de construire dans ce lieu-ci”,

a tenu à préciser notre interlocuteur. Autre

urgence de l’heure, l’impérieux acte d’éra- diquer le bidonville si judicieusement et adroitement dissimulé à la vue des passants

D. R.
D. R.

Les immeubles menaçant ruine représentent un véritable danger pour les citoyens.

du chemin Fernane-Hanafi (ex-Vauban), où habite une vingtaine de familles. Quant à l’incommode dossier des cas de squat de caves et de terrasses d’immeubles, on compte, selon le maire, 90 constructions illicites élevées sur les terrasses d’édifices et 45 occupations illégales de caves de bâtisses. “La situation est aussi épineuse, du fait qu’il reste à solutionner moult cas d’au- tant plus délicats qu’obscurs d’une multitu- de de squatteurs de classes et autres dépen- dances d’établissements scolaires.C’est dire qu’il y a énormément à faire au cha- pitre du recouvrement des infrastructures du département ministériel de l’Éducation nationale, et la tâche n’est pas une sinécure. Au demeurant, à l’exception de la cité Amirouche et de l’immeuble la Résidence qui sont contigus au chemin Fernane- Hanafi, l’intégralité du parc immobilier de Hussein Dey s’en trouve aujourd’hui dété- riorée, voire délabrée, eu égard aux vicissi- tudes du temps et aux affronts perpétrés par la main de l’homme. Si tant est que les façades d’immeubles sont lépreuses et les saillies des balcons ne sont guère rassu- rantes, d’où l’urgence d’ordonner l’ouver-

BEN-OMAR

ture de chantiers de confortement d’im- meubles, à l’instar de ce qui se fait du côté d’Alger-Centre. “Certes, le parc immobilier de Hussein Dey se doit d’être fortifié, à condition toutefois que l’autorité de la wilaya d’Alger consent à délier les cordons de la bourse. En attendant, nous envisa- geons de convaincre nos concitoyens de contracter l’assurance multirisque habita- tion pour impliquer, sinon responsabiliser le citoyen dans la maintenance de sa propriété bâtie”, a conclu notre interlocuteur. Nous quittons cette paisible ville de la banlieue de l’est d’Alger avec l’amer sentiment qu’il y a péril en la demeure à Hussein Dey, qui s’effrite un peu plus à mesure que le temps passe. Alors, osons une question à brûle- pourpoint ! Bien qu’elle soit seule aujour- d’hui, Hussein Dey n’a pas cessé de péricli- ter au grand désarroi de ses habitants, alors que la ville se portait si bien jusqu’en 1984, lorsqu’elle englobait en ses murs quatre communes et pas des moindres, dont El- Maqaria (ex-Leveilley), Bachdjarah, Gué de Constantine et Bourouba (ex-La Montagne).

LOUHAL NOUREDDINE

Ouverture d’un nouveau souk de proximité

L e souk en folie de Ben-

Omar, à Kouba, s’humani-

se un tant soit peu depuis

l’ouverture d’un marché conçu par l’opérateur public Batimétal en superstructure métallique légère. Situé au lieu-dit M’chimcha (les Néfliers), le nouveau marché dit de proximité a bénéficié aux camelots koubéens, a-t-on

appris auprès de M. Oubraham Abdelhalim, le vice-président chargé du social et de la culture

auprès de l’APC de Kouba : “18 étals et 21 locaux commerciaux ont été attribués aux jeunes chô- meurs de Kouba, dont l’identifi- cation a été opérée par le service social de l’APC de Kouba et la wilaya déléguée à la circonscrip- tion administrative d’Hussein- Dey.” Établi sur le flanc gauche de ce qui devait être un marché “parisien” avant qu’il ne soit travesti en favela, le nouveau marché a le mérite d’embellir cet endroit démentiel, où le

négoce côtoie avec déraison les transporteurs privés qui, à leur tour, émettent des gaz à profu- sion sur l’établissement de santé de Ben-Omar. Certes, s’il est vrai qu’il n’y avait nulle trace de camelots aux abords des deux marchés, en revanche, d’autres… apprentis camelots “affûtaient” déjà un étal de fortune pour être, un jour où l’autre, dans la future liste d’heureux bénéficiaires d’étals. C’en est ainsi et cela

continuera, car ce n’est pas demain la veille qu’on verra l’éradication tant espérée du commerce informel, nous disent les habitués. Autre lieu, la cité de Diar El- Âafia, située sur le plateau des Annassers, où la distribution d’une enfilade d’étals n’a pas recueilli l’adhésion des ven- deurs de la localité qui s’atten- daient à mieux que ça, a ajouté notre interlocuteur.

L. N.

LIBERTE

Dimanche 1 er novembre 2015

L’internationale

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CRASH DE L’AVION DE LIGNE RUSSE DANS LE SINAÏ ÉGYPTIEN

L’État islamique revendique

Si l’information sur la responsabilité de l’État islamique se confirme, ce sera un véritable tournant dans la lutte contre cette organisation terroriste en Égypte et dans l’ensemble de la région du Proche-Orient.

L es terroristes d’Ansar Beït al-Ma- qdess, la branche égyptienne de l’organisation autoproclamée État islamique (EI/Daech), ont reven- diqué hier leur responsabilité dans le crash de l’Airbus A321, qui s’est

écrasé dans le Sinaï, avec à son bord 220 pas- sagers et 7 membres de l’équipage, tous morts. “Les soldats du califat ont réussi à provoquer le crash d’un avion russe, dans la région du Sinaï. 227 passagers dont 7 membres d’équipage sont morts. Sachez ô vous les Russes, qu’il n’y a pas de place pour vous dans les pays musulmans, ni à terre ni dans le ciel. On vous tuera comme vous nous tuez”, lit-on sur Khilafah infos, un des comptes Twitter de l’organisation terroriste. “Jund el-Khilafa (les soldats du califat, ndlr) ont réussi à faire tomber un avion russe, avec à son bord 220 croisés, au-dessus de la – wilaya – du Sinaï, tous morts (…)”, lit-on encore sur un autre commentaire posté sur un compte Twit- ter de la branche locale de l’État islamique. “Sa- chez que vous n’avez pas de place dans ce pays, ni dans les autres pays musulmans”, a ajou- té le message posté sur le compte Twitter wi- layate Sinaï. Avant qu’elle ne soit supprimée par Youtube, une vidéo montrant un avion de ligne, touché par un missile en plein vol sur fond d’un message sonore de Daech, avait été postée sur ce site appartenant au géant américain Google. Selon Daech donc, l’appareil russe, de la com- pagnie aérienne Metrojet, a été atteint par un missile alors qu’il volait à 9 144 mètres d’alti- tude. L’A321 avait quitté l’aéroport de la sta- tion balnéaire Charm el-Cheikh 23 minutes au- paravant, en direction de la ville russe Saint-Pé- tersbourg, avec à son bord 224 personnes, en majorité des touristes russes. Mais les autorités russes se refusent, pour le mo- ment, d’admettre cette éventualité, affirmant via leur ministre des Transports, Maksim Sokolov, que “l’Égypte ne dispose pas d’information pouvant laisser croire que l’avion russe qui s’est écrasé dans le Sinaï a été abattu par un missi- le qu’auraient lancé des terroristes”, a rappor-

AFP
AFP

té Russia Today, la chaîne russe d’information en continu. “Il y a des informations faisant état de problèmes de moteur et d'une perte du contrôle de l’appareil. L'avion passait à l'altitude de 30 000 pieds, ce qui exclut la possibilité d’at- tentat ou d'explosion d'un missile lancé depuis le sol”, a indiqué une source égyptienne, citée par le site égyptien Youm7. Quelques minutes auparavant, l’agence mos- covite Ria Novosti a affirmé que “suite au dé- collage de l'avion, le pilote a contacté le contrô- leur aérien en l'informant de problèmes tech- niques. Il a demandé un changement d'itinéraire et l'autorisation d'atterrir à l'aéroport du Cai- re. Après, la connexion a disparu”. De leur côté, des experts militaires ont expli- qué à l’AFP que les terroristes de l’EI en Égyp- te ne disposent pas de missiles pouvant at-

Les familles des victimes du crash de l’avion russe.

teindre un avion à une telle altitude, mais cela demeure difficile à vérifier. Mais l’avion aurait peut-être été abattu alors qu’il perdait de l’al- titude, suite à ces problèmes techniques, ajou- tent ces experts, a indiqué l’AFP. Ce qui constitue une thèse à prendre au sérieux, en at- tendant l’examen des boîtes noires. La tragédie de l’avion de la Malaisya Airlines qui a été abattu par un missile le 17 juillet 2014 dans l’est de l’Ukraine est toujours dans les es- prits. Tout reste possible concernant l’avion de la compagnie russe, dont le pays est directement impliqué dans la lutte contre l’organisation de l’État islamique en Syrie, en attendant les ré- sultats de l’enquête des experts russes, déjà sur le lieu du crash.

LYÈS MENACER

Les secours ont récupéré les corps des victimes

n Les autorités égyptiennes ont confirmé hier qu'il y avait dans l’avion qui s’est crashé 214 Russes et 3 Ukrainiens parmi les victimes. Aucun survivant de cet appareil n’a été trouvé par les secours. Selon le ministère biélorusse des Affaires étrangères, un Biélorusse se trouvait à bord de l'appareil. 150 corps des victimes de la catastrophe ont été retrouvés sur les lieux. Selon les autorités cairotes, certaines victimes ont été retrouvées à 5 kilomètres du lieu du crash. Selon le journal Al Ahram, le parquet général d'Égypte a saisi une boîte noire contenant les conversations entre les membres d'équipage de l'A321.

R. I./AGENCES

Air France et Lufthansa ne survolent plus la zone du Sinaï

n Deux des plus importantes compagnies aériennes européennes Air France et Lufthansa ont annoncé hier après-midi leur décision de suspendre leur vol au- dessus du Sinaï, après le crash de l’avion russe dans la matinée. La décision d’Air France a été prise “à titre de précaution” et “jusqu'à nouvel ordre” la zone du Sinaï, a indiqué à l'AFP une porte- parole de la compagnie aérienne. “Par mesure de sécurité”, Lufthansa a également annoncé la suspension de ses vols dans cette zone, a annoncé une porte- parole de la compagnie aérienne allemande au quotidien Die Welt, a repris l’AFP. Les deux compagnies ont ajouté que cette décision sera maintenue jusqu’à ce que des “clarifications” sur l’origine de ce crash, revendiqué par l’organisation terroriste autoproclamée État islamique, soient apportées.

L. M./AGENCES

ALORS QU’UNE NOUVELLE RÉUNION INTERNATIONALE EST CONVOQUÉE DANS DEUX SEMAINES

Washington annonce l’envoi de 50 soldats en Syrie

L a réunion internationale sur la Syrie, à laquelle avait assisté pour la première fois l’Iran, s’est achevée à Vienne, après

huit heures de discussions, mais sans réelles avancées, semble-t-il, puisqu’une autre ren- contre est programmée dans deux semaines et ses résultats seront déterminés par l’évo- lution de la situation sur le terrain. Mais surprise de la journée, alors que les par- ticipants débattaient de la sortie de crise en Sy- rie, Washington a annoncé l’envoi de 50 soldats au moins, des membres de ses forces

spéciales, dans le nord frontalier avec la Tur- quie. “Le président (Barack Obama) a auto- risé le déploiement d'un petit effectif – moins de 50 – de forces d'opérations spéciales amé- ricaines dans le nord de la Syrie”, a indiqué à Washington un responsable américain, afin “d'aider à coordonner les troupes locales sur le terrain et les efforts de la coalition pour contrecarrer l'EI (organisation terroriste au- toproclamée État islamique, ndlr), a rapporté l’AFP. Les États-Unis avaient déjà fait part de leur intention d’envoyer des troupes au sol en

Syrie, ce qu’a dénoncé la Russie qui mène de- puis un mois des frappes aériennes contre Daech. Ces frappes ont permis à l’armée syrienne de reprendre du terrain, ce qui n’est pas pour plaire aux rivaux occidentaux, farouchement opposés au régime de Damas. De son côté, l’Iran continue de soutenir l’op- tion diplomatique et politique pour mettre fin à la crise que vit la Syrie depuis mars 2011 et qui a coûté la vie à plus de 260 000 personnes et provoqué la plus grave crise de réfugiés qu’a

connue l’Europe depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pour Téhéran, seule la participation de Bachar al-Assad au proces- sus de transition est à même de régler défi- nitivement cette crise et de lutter efficacement contre l’État islamique, présent en Syrie et en Irak depuis juin 2014. Cette idée est également soutenue par Mos- cou, mais elle est fermement rejetée par Riyad, l’allié des puissances occidentales au Proche-Orient.

L. M./AGENCES

“L’AKP OU LE CHAOS” EST L’ARGUMENT POUR INFLUENCER LES ÉLECTEURS

Législatives turques : un tournant décisif pour Erdogan

T ous les moyens sont bons pour convaincre les électeurs de voter pour l’AKP. En effet, afin de rallier les suffrages des nationalistes, Ahmet Davutoglu, le chef du parti cher

à Erdogan, a choisi de faire de la sécurité et de l’intégrité de la Turquie son slogan de campagne électorale, qui s’est ache- vée hier. “L’AKP ou le chaos”, martèle Davotuglu dans ses mee- tings. “Nous avons besoin d'un gouvernement fort pour proté-

ger la stabilité (

il ressassé vendredi dans son très conservateur fief de Konya. Il n’a pas raté l’occasion de critiquer le Parti démocratique des peuples (HDP, pro-kurde) tout en établissant un lien entre lui et le PKK. Outre ce discours virulent de l’AKP contre tous ses concurrents, le gouvernement turc, toujours sous son contrô-

l’AKP est le seul espoir de la Turquie”, a-t-

)

le avec le soutien nécessaire de Recep Tayyip Erdogan, a fait le nécessaire pour bâillonner les moyens de communication

des autres formations politiques. À titre d’exemple, la police a donné l’assaut, mercredi dernier, au siège de deux chaînes de télévision, proches de l'opposition, visées par une mise sous tutelle judiciaire. Cela n’a fait que renforcer les craintes de l'opposition, des ONG et de la communauté internationale. Ainsi, une cinquantaine de médias internationaux, dont l’AFP, ont adressé une lettre ouverte au président turc pour lui faire part de leur inquiétude quant aux atteintes à la liberté de la presse dans son pays. Les rédacteurs en chef de ces médias ont mis en garde contre une “culture de l’impunité”, tout en critiquant l’absence de condamnation par le gouvernement turc des attaques contre les journalistes indépendants. En outre, le chef de l’État turc, qui s’est abstenu de faire campagne ouvertement pour son par- ti, a pesé de tout son poids en le présentant comme la seule al-

ternative pour sauver la Turquie, en affirmant jeudi : “Si notre nation fait le choix du gouvernement d'un seul parti, je crois que cela posera les bases d'un retour de la stabilité que nous connaissons depuis douze ou treize ans.” En dépit de tout cela, dans les sondages l’AKP atteint 40,6%, ce qui représente en termes de sièges au parlement 258 sur 550. C’est encore loin de la majorité absolue tant désirée par Er- dogan, qui ne veut pas entendre parler d’un gouvernement de coalition, pour lequel les partis de l'opposition se montrent pourtant plus enclins à constituer. Il est évident qu’une coa- lition sonnera le glas pour le président turc, dont l’ambition est d’imposer une “super présidence” aux prérogatives ren- forcées.

MERZAK TIGRINE

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Dimanche 1 er novembre 2015

LIBERTE

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LIBERTE Dimanche 1 e r novembre 2015 Publicité 15 A. F. F.1936 F.1914
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Dimanche 1 er novembre 2015

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16 Publicité Dimanche 1 e r novembre 2015 LIBERTE ANEP N° 350 934 Liberté du 1/11/2015

ANEP N° 350 934 Liberté du 1/11/2015

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L’Algérie profonde

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DANGERS LIÉS À LA MAUVAISE UTILISATION DU GAZ NATUREL

Lancement d’une campagne de sensibilisation à Béjaïa

Des consignes et des conseils seront donnés aux femmes sur les gestes à adopter en cas de fuite de gaz.

L a direction de dis- tribution de l’électricité et du gaz de Béjaïa va lancer à partir de ce mois de

novembre une large cam- pagne de sensibilisation aux dangers liés à la mauvaise uti- lisation du gaz naturel. Elle touchera principalement les communes de la wilaya nou- vellement raccordées au réseau de gaz, indique un communiqué de la SDE. Éta- lée jusqu’à la fin de l’hiver, cette campagne se déclinera en séances de sensibilisation dans le milieu scolaire, affi- chage en bas des immeubles, regroupements avec les asso- ciations et comités de quar- tier et séances de formation au profit des futurs plom- biers, précise-t-on. Selon la cellule de communication de la SDE, un travail de proximi- té sera également entrepris et touchera un certain nombre

de foyers. Il se traduira par la vérification de la conformité des installations, le bon fonctionnement des appareils à combustion, la couleur de la flamme, l’existence des grilles d’aération, etc. Des consignes et des conseils seront, en outre, donnés aux femmes sur les gestes à adopter en cas de fuite de gaz afin d’éviter

D.R.
D.R.

Des précautions d’utilisation du gaz naturel sont nécessaires afin d’éviter des drames.

les explosions et les risques d’asphyxie. Cette campagne qui vise à permettre une meilleure utilisation et exploitation de l’énergie gazière, ajoute-t-on, comprendra également une opération d’affichage sur les colonnes montantes de gaz et d’électricité

des immeubles et une diffusion quotidien- ne, sur les ondes de la radio locale, de mes- sages de sensibilisation aux intoxications au monoxyde de carbone ainsi que les risques d’asphyxie et d’explosion.

H. KABIR

SÉMINAIRE À BOUMERDÈS SUR LEURS APPLICATIONS

Le nouveau SNMG et l’article 87 bis en débat

L es modalités d’applica- tion du nouveau SNMG ont été au centre des

débats du séminaire qui s’est ouvert avant-hier à l’école Belschool de Boumerdès. De nombreuses entreprises publiques et privées participent à “ces journées de formation” qui vont durer plusieurs jours. Des experts de la législation de

travail ont passé au peigne fin la législation du travail et ont expliqué aux représentants d’entreprise le processus d’ap- plication du nouveau contenu du SNMG (salaire national minimum garanti) sur les sys-

tèmes salariaux et les revenus des travailleurs. Selon le directeur de l’école Belschool, Salah Ouras, l’inté- rêt de ce séminaire est de per- mettre aux entreprises de connaître les retombées induites par la mise en œuvre de cette nouvelle disposition, tout en développant les moda- lités de son application. Des simulations de salaires seront effectuées sur la base du décret 15-59 de décembre 2014 pour permettre aux entreprises d’élaborer, sans crainte, les nouvelles grilles de salaires au bénéfice des travailleurs

concernés par ces augmenta- tions. “Des documents législatifs ont été distribués aux partici- pants, et des explications leur ont été données pour faciliter aux entreprises, notamment aux DRH, l’établissement des nouvelles fiches de paie sur la base des nouveaux textes régle- mentaires et le nouveau système de rémunération”, affirme M. Aouras. Pour rappel, le minis- tère du Travail a instruit les membres du gouvernement, les présidents des SGP, les walis et les organisations patronales d’engager le processus d’appli- cation des procédures visant la

mise en œuvre des dispositions du décret 15-59, comme il invi- te les employeurs à entamer les négociations avec le partenaire social pour la mise en œuvre du nouveau système de rému- nération. Cette circulaire, datée du 26 juillet 2015, insiste égale- ment sur le respect des disposi- tions de ce décret qui définit le nouveau SNMG. “Une cellule de veille a été installée au minis- tère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale pour le suivi et la mise en œuvre de ce nouveau décret”, lit-on dans cette instruction.

M. T.

GUERRACHE, PORTE-PAROLE DU MOUVEMENT DES PROPRIÉTAIRES DES FUSILS DE CHASSE À BOUIRA

“Nous sommes satisfaits, mais prudents…”

M. Guerrache Abdelkader, porte- parole du mouvement des pro- priétaires des fusils de chasse de

la wilaya de Bouira, s’est dit “satisfait” de l’annonce du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, M. Noureddine Bedoui, au sujet de la restitution des fusils confisqués, il y a plus de 12 ans. “Nous sommes bien évidement satisfaits de cette annonce. M. Bedoui, semble, contrairement à ses prédécesseurs, très au fait de notre situation et de nos doléances”, dira M. Guerrache. Notre interlocuteur précisera qu’avant même cette annonce, faite jeudi

dernier, il avait reçu des “assurances” de la part du wali de Bouira, M. Nacer Maaskri, et son chef de cabinet, M. Kamel Berkane. “Les responsables locaux m’avaient préala- blement informé qu’une annonce devrait être faite par le ministre de l’Intérieur, sans pour autant me révéler le contenu”, a-t-il indiqué. À la question de savoir si les modalités de restitution des fusils de chas- se à leurs propriétaires ont été évoquées, notre interlocuteur dira : “Non, pas vrai- ment. On s’est juste entendu à ce que nos fusils soient en bon état. C’était notre seule condition (…) à cette exigence, on nous a

promis que les fusils détériorés seront rem- placés par de nouveaux fusils complètement opérationnels”. Cependant et malgré son satisfecit, le porte-parole du mouvement des propriétaires des fusils de chasse de Bouira a exprimé sa “prudence” vis-à-vis de cette annonce. “La déclaration du ministre est certes un grand pas en vue du règlement de notre dossier, néanmoins on préfère res- ter prudents et ne pas verser dans l’eupho- rie. Des promesses, on en a eu depuis 2010 et elles se sont avérées toutes fausses”, conclura M. Guerrache

RAMDANE B.

toutes fausses” , conclura M. Guerrache RAMDANE B. BRÈVES du Centre MÉDÉA Caravane de solidarité pour

BRÈVES du Centre

MÉDÉA

Caravane de solidarité pour les réfugiés sahraouis

Une caravane humanitaire a été organisée par la wilaya de Médéa pour venir en aide aux populations sahraouies du camp de Tindouf, suite aux dégâts causés par les pluies diluviennes qui se sont abattues dernièrement sur la région, a-t-on appris auprès de la cellule de communication de la wilaya. Le convoi, composé de plusieurs véhicules de différents tonnages chargés de denrées alimentaires, de couvertures, de tentes et de produits de première nécessité, a pris le départ en présence de Mustapha Layadhi, wali de Médéa, lundi dernier, en direction des camps de Tindouf. Lancée en collaboration avec le Croissant- Rouge algérien, la caravane est arrivée à destination, jeudi dernier, avec une cargaison estimée à 11,177 t de produits divers pour venir en aide aux populations sinistrées.

M. EL BEY

BÉJAÏA

Démantèlement d’un réseau de vol de véhicules

Un réseau spécialisé dans le vol de véhicules, activant dans plusieurs wilayas, a été démantelé la semaine dernière par les éléments de la police judiciaire de Béjaïa, a-t- on appris auprès de la Sûreté de wilaya. Le réseau est composé de trois individus, âgés de 19 à 29 ans, originaires d’Alger, de Blida et de Batna, précise la même source. C’est à la suite du contrôle d’un véhicule de type Chevrolet Spark immatriculé à Blida et à bord duquel se trouvaient les mis en cause, que les policiers ont saisi deux faux permis de conduire et une somme d’argent estimée à 1 040 000 DA. Le contrôle technique effectué a révélé que le numéro de châssis a été falsifié et que finalement le véhicule a été volé à Aïn Naâdja (Alger). La suite de l’enquête s’est soldée par la saisie de plusieurs objets utilisés dans les opérations de vol. Il s’agit notamment de matériel de montage de plaques d’immatriculation, d’accessoires de voitures, de documents administratifs falsifiés, de pièces d’état civil et de contrats d’achat de puces téléphoniques. Selon la police judiciaire, les trois individus sont impliqués dans le vol d’un camion de marque Kia, d’une Dacia Logan, d’une Hyundai Accent et de deux Clio Campus. Ils ont été présentés devant le procureur de la République près le tribunal de Béjaïa et un dossier pénal a été ouvert à leur encontre.

H. KABIR

ILLIZI

La localité d’Ihrir raccordée au réseau électrique

Un projet de raccordement au réseau électrique de la localité d’Ihrir (commune de Bordj Si El-Houas, wilaya d’Illizi) est en cours de réalisation, selon les services de la Société de distribution du centre (SDC), filiale de Sonelgaz. Doté d’un montant de 730 millions de dinars, ce projet d’un linéaire de 89 km, réparti sur quatre phases, avoisine un taux d’avancement physique de 75%, selon Abdelkader Biter, directeur de la société, précisant que les travaux de réalisation du réseau intérieur au niveau de la localité sont achevés. Une enveloppe financière de 3,1 milliards de dinars a été consacrée pour le financement d’une opération portant alimentation en énergie électrique du village Arikine depuis la localité frontalière de Tinalkoum, dans la commune de Djanet, sur un réseau de 57 km, selon la même source. Le lancement de cette opération, qui est en cours des procédures d’appel d’offres, permettra d’assurer l’approvisionnement en énergie électrique des habitants du village. Une fois concrétisées, ces opérations mettront fin à l’alimentation en énergie à partir des générateurs électriques. Ce qui contribuera à l’amélioration du cadre de vie des habitants de ces régions. Une nouvelle centrale solaire d’une capacité de 3 MW, implantée à Djanet, vient d’être mise en service. Elle devra renforcer les capacités d’alimentation en électricité dans cette région, a-t-on indiqué.

BOUHAMAM AREZKI

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L’Algérie profonde

Dimanche 1 er novembre 2015

LIBERTE

profonde Dimanche 1 e r novembre 2015 LIBERTE BRÈVES de l’Est LES CITOYENS ONT MANIFESTÉ CONTRE

BRÈVES de l’Est

LES CITOYENS ONT MANIFESTÉ CONTRE LA VIOLENCE

Énième crime déploré à Batna

n C. B., un homme de 20 ans, a perdu la vie

suite à une violente rixe survenue dans la nuit de jeudi à vendredi, près du quartier populeux de Kechida, au centre de Batna. Appelés à la rescousse, les services de la Protection civile ont transporté à la morgue du centre hospitalier universitaire (CHU) Benflis-Touhami le corps sans vie de la victime, mortellement atteinte de plusieurs coups porté à l’aide d’une arme blanche. Un conflit entre le défunt et son agresseur serait, selon une rumeur, à l’origine de cet acte extrême. L’agresseur aurait été, selon certaines sources, accompagné de deux autres individus. L’assassin présumé ainsi que ses acolytes, actuellement en fuite, font l’objet de recherches intenses menées par les services de sécurité. Ce énième crime a suscité, chez la population de Batna, plus d’inquiétudes. Pour rappel, des dizaines de citoyens étaient sortis dans la rue, il y a quelques semaines, pour protester contre la vague de violence que connaît la ville.

LALDJA MESSAOUDI

EL-TARF

Deux dealers mis hors d’état de nuire

n Deux dealers âgés de 27 et 35 ans ont été

appréhendés, en fin de semaine, par la brigade de recherche et d’investigation en possession de kif et de psychotropes. Les mis en cause, après constitution d’un dossier judiciaire à leur encontre, ont été présentés devant le procureur de la République près le tribunal de Dréan. Notons que plusieurs autres affaires liées au trafic de drogue ont été traitées par la même brigade, la semaine passée, où trois bandes de malfaiteurs ont été démantelées et sept plaquettes de kif ont été saisies ainsi que 120 comprimés de psychotropes, selon la même source.

TAHAR BOUDJEMAA

KHENCHELA

Quatre trafiquants de psychotropes arrêtés

n Agissant sur la base de renseignements, les

éléments de la brigade mobile de la police judiciaire de Khenchela ont procédé récemment à la saisie de 500 cachets d’ecstasy, dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue et autres substances prohibées, a-t-on appris auprès d’une source officielle. Il s'agit de la plus importante quantité de psychotropes saisie dans la wilaya depuis presque deux ans. Selon la même source, quatre individus, âgés entre 26 et 29 ans, ont été arrêtés suite à cette opération qui a également donné lieu à la saisie d’armes blanches qui avaient été dissimulées par les mis en cause dans un atelier de soudure situé dans l’un des quartiers de la ville de Khenchela. Les mis en cause ont été placés en détention provisoire jusqu’à la conclusion de l’enquête, précise-t- on.

M. ZAIM

HAMMADI KROUMA (SKIKDA)

Un ancien maire, un SG, un employé et un expert foncier sous contrôle judiciaire

n Un ancien P/APC de Hammadi Krouma,

une riche commune distante de 7 km à l’est de Skikda, a été placé sous contrôle judiciaire, jeudi dernier, par le tribunal de Azzaba, pour les chefs d’accusation de “faux et usage de faux et dilapidation de deniers publics”. Deux autres employés de cette commune, dont le SG, qui exerçaient durant cette même période, et un expert foncier ont été également mis sous contrôle judiciaire pour participation dans la dilapidation des deniers publics. L’affaire concerne l’attribution illégale d’un lot de terrain à une tierce personne pour construction d’une habitation. Une affaire qui a été instruite suite à une plainte qui a été déposée par un citoyen.

A. BOUKARINE

BISKRA

La Casnos éponge plus de 3 milliards de pénalités de retard

L’opération de régularisation a eu des effets depuis août, touchant près de 600 clients, et la Casnos de Biskra a épongé près de 33 832 460 centimes en effaçant majorations et pénalités de retard.

L ors d’un point de presse, le directeur de la Casnos de la wilaya de Biskra a affirmé que “seule-

ment 56 170 non salariés, activant dans différents secteurs, sont déclarés à la caisse,

c’est peu quand on prend comme exemple les 32 000 cartes de fel- lah qui circulent, mais que seule- ment 5466 de cette frange coti- sent à la Casnos”. Aussi, pour pallier cette situation, depuis août et jusqu’au 31 mars 2016, l’État a lancé une formule qui devrait intéresser tous les arti- sans, épiciers ainsi que des pro- fessions exercées dans l’infor- mel, de se libérer et d’activer sous une couverture sociale, avec une assurance maladie, de prise en charge pour eux et pour leur famille, ainsi qu’une retrai- te assez confortable, en fonction du taux de ce qu’ils avaient déclaré en activité. L’opération de régularisation a eu des effets depuis août, touchant près de 600 clients, et la Casnos de

Biskra a épongé près de 33 832 460 centimes en effaçant majo- rations et pénalités de retard. La Casnos offre à l’occasion de cette période à toutes les per- sonnes n’ayant pas atteint enco- re l’âge de 55 ans de revenir sur la période activée (antérieure à 2001) par le client qui n’est pas à jour, pour lui faire bénéficier de la retraite. D r Serghine précise que “si la charge paraît trop lourde pour certains, la Casnos établira en commun accord avec le client un échéancier de paie- ment”. Par ailleurs, depuis la réorgani- sation des structures de la Casnos, l’agence de wilaya, anciennement rattachée à la wilaya de Batna, a obtenu son autonomie grâce au décret du 5 avril 2015 paru au Journal offi- ciel n°17. Cette nouvelle restruc- turation va permettre à l’agence de Biskra, qui “étouffait” face aux restrictions budgétaires de fonctionnement, de mieux accueillir ses clients et de sim- plifier les mesures administra-

D. R.
D. R.

Pas moins de 645 nouvelles adhésions ont été enregistrées durant l’année 2015.

tives en sus d’être plus offensive, en allant à la recherche du potentiel important que repré- sentent les non-salariés, pour leur expliquer les multiples avantages générés par l’acte de cotiser. Dans ce sens, D r Serghine nous apprend que “jusque-là, il a été enregistré près de 645 nouvelles adhésions pour

l’année 2015”. Pour rappel, selon des sources fiables, les non-salariés payent des cotisa- tions de 17% des revenus contre 34% pour les salariés, et pour la retraite, elle est comptabilisée sur les dix meilleures années contre cinq pour les salariés.

HACEN LEMOUI

BORDJ BOU-ARRÉRIDJ

L’entrée de la ville, enlaidie par des commerces informels

L' entrée de Bordj Bou-Arréridj est devenue le fief de dizaines de baraques de fortune à usage com-

mercial. Et tout indique que ces lieux ne sont pas prêts à se départir de ces baraques au cœur de la capitale des Bibans. Le pire, c’est qu’à force de les côtoyer, une partie de la population semble s’en être accommodée. En effet, aujourd’hui, la capitale de l’électro- nique présente aux visiteurs une image qui ne l’honore guère. Une image à mi-chemin entre le cadre urbain et celui rural. Une même ville, mais deux visages différents. Et en face des quartiers chics, des immeubles résidentiels et des usines de grandes enseignes, se trouvent des baraques illé-

gales, inesthétiques, étroites et anarchiques à chaque coin de la cité. Deux univers aux antipodes les uns des autres qui bien que cohabitant de près, suivent chacun un mode de vie, diamétralement opposé. “Une ville

meurtrie et dans un état lamentable et déso- lant”, disent les anciens Bordjiens. “L’entrée de la ville donne l’impression d’être un souk rural”, précise Akli, un des habitants du vieux Bordj. “Outre l’occupation abusive et anarchique de ses principales artères, les bas- côtés et des trottoirs, on découvre des com- merces douteux à donner des frissons dans le dos !”, ajoute-t-il. En effet, on sert librement des grillades, on vend de la sardine, de la viande et du poulet vivant sans n’être nullement inquiété ! Cet effacement irresponsable (mais certaine- ment rentable) a incité des propriétaires de certains commerces à les transformer, sans aucune pudeur, en informel. S’est-on conformé aux exigences légales pour s’adonner à ces activités commerciales ? Apparemment non. Vu l’état des lieux ! On déplore cependant l’absence totale des ser- vices d’hygiène des différents départements

TÉBESSA

Saisie de 1400 ballots de friperie

concernés. Aucune hygiène. Aucun respect de l’esthé- tique de la cité. Quelles impressions offre-t- on aux visiteurs ? Quelle honte ! Surtout que ces lieux se trouvent à l’entrée de la ville. Imaginez un petit peu ce qu’il est des artères des quartiers populaires! Il n’y a rien à dire. C’est une conviction inébranlable. Le lobby du commerce informel est-il si puissant pour que les autorités n’arrivent pas à l’éra- diquer ? Qui en tire les ficelles ? Des membres des autorités locales ? Le conseil municipal ? Des éléments des forces auxi- liaires ? Ou tout simplement ces commer- çants informels qui persévèrent jusqu’au point d’imposer leur diktat ? La situation est abasourdissante. Car les maux causés sont très profonds et font si mal aux citoyens, au commerce organisé, à la ville et à l’État à tous les niveaux.

CHABANE BOUARISSA

L es éléments de la Sûreté de

daïra de Cheria ont réussi,

avant-hier, à démanteler

un réseau de trafic de friperie qui active entre les villes de Bir El-Ater et Khenchela via Cheria, composé de sept indivi- dus, a-t-on appris auprès de ce

corps de sécurité. En effet, une importante cargaison de ballots de friperie transportée à bord de

deux camions semi-remorque a été intercepté par les policiers en patrouille à la sortie ouest de la ville de Cheria. L’opération a permis la récupération de 1400 ballots de friperie estimé à 80 tonnes de vêtements et chaus- sures usagés introduits illicite- ment à travers la frontière du côté de Bir El-Ater d'une valeur marchande de 4 milliards de

centimes et l'arrestation de cinq individus. Ces derniers, lors de leur l'audi- tion, ont dénoncé deux fournis- seurs originaires de Bir El-Ater et qui ont été appréhendés à leur tour. Les 7 mis en cause ont été placés en détention préventive, en attendant la finalisation de l’en- quête qui suit toujours son

cours. Rappelons que malgré l'interdiction de l'importation des vêtements usagers, d’énormes quantités de friperie continuent d’atterrir dans le souk de Tébessa qui constitue un centre principal de la vente et l'acheminement vers plu- sieurs wilayas de l’intérieur du pays.

HAFID MAALEM

LIBERTE

Dimanche 1 er novembre 2015

L’Algérie profonde

19

LE MAIRE DE LYON À ORAN :

“Un séjour très productif”

Le maire de Lyon s’est félicité de la mise en lumière de la mosquée El-Atiq de Sétif (ville qu’il a déjà visitée en 2006) et a annoncé qu’un projet similaire est prévu pour Santa Cruz, site historique situé sue le mont Murdjadjo.

L es relations algéro- françaises sont au beau fixe et les pers- pectives écono- miques promet- teuses. C’est en sub-

stance ce que le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, a souligné à l’issue d’une visite de trois jours qui l’a mené à Sétif, Alger et Oran où il a animé une confé- rence de presse, jeudi dernier, avant d’embarquer pour la Fran- ce. “Cela a été un séjour très pro- ductif”, a-t-il estimé en revenant sur son périple, notamment sa rencontre avec Abdelmalek Sel- lal avec lequel il a abordé la ques- tion des conflits dans la région du Sahel et du Moyen-Orient. “Le rôle de médiation joué par l’Al- gérie est appréciable”, a-t-il esti- mé, en qualifiant d’irremplaçable l’expérience algérienne en matière de lutte contre le terrorisme. Cela sur le plan politique. Quant au plan économique, le maire de Lyon s’est félicité de la mise en lumière de la mosquée El- Atiq de Sétif (ville qu’il a déjà vi- sitée en 2006) et a annoncé qu’un

projet similaire est prévu pour Santa Cruz, site historique situé sue le mont Murdjadjo. “Lyon est prête à apporter sa contribution à ce projet aux côtés des entreprises algériennes”, a-t-il souligné, en in- diquant que l’opération devrait être lancée en janvier 2016, lorsque les équipes techniques françaises auront achevé les pré- paratifs du Festival traditionnel des lumières, prévu du 5 au 8 dé- cembre prochain. M. Collomb s’est par ailleurs fé- licité des perspectives de coopé- ration dans le domaine de la ges- tion des collectivités locales, dans le développement et l'aménage- ment urbain, qui se sont dégagées de sa rencontre avec les repré- sentants des autorités locales. Le sénateur-maire a, par ailleurs, souligné sa conviction qu’il faut professionnaliser les jeunes Al- gériens, entreprise dans laquelle Lyon est prête à être partie pre- nante, notamment par la forma- tion au métier des lumières.

S. OULD ALI

Kramdi/LibertéRyad
Kramdi/LibertéRyad

Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, pense qu’il faut professionnaliser les jeunes aux métiers des lumières.

UNE PREMIÈRE EXPÉRIENCE SERA LANCÉE À AÏN TÉMOUCHENT

L’habitat rural à l’heure de l’énergie solaire

L’ électrification rurale dans la wilaya de Aïn Témouchent pourrait coûter au trésor pu-

blic 106 milliards de centimes si les 7000 habitations réalisées dans le cadre du programme de développe- ment local, et qui ne sont pas enco- re électrifiées, étaient raccordées au réseau électrique. C’est ce qu’a indiqué le wali Hamou Ahmed Touhami, lors de sa visite à Algérie Énergie Solaire (AES), une so-

ciété privée d’engineering activant dans l’énergie renouvelable implan- tée à Aïn El-Arba, à une trentaine de

kilomètres du chef-lieu de wilaya, et spécialisée dans la production des panneaux photovoltaïques et ther- miques, les installations thermiques industrielles, la réalisation d’ouvrages électriques et thermiques entre autres activités. L’idée de lancer une expérience sur l’exploitation de l’énergie solaire pour l’électrification rurale a germé sur place. “Faites-nous une expérien- ce sur une habitation rurale que vous équipez vous-même. Si le résultat est probant on la généralisera à travers l’ensemble des habitations rurales et

surtout celles qui sont isolés”, a déclaré le wali en s’adressant au responsable de cette société. Il est utile de rappeler que le coût uni- taire de l’installation des panneaux so- laires et de tout l’équipement néces- saire varie entre 150 000 DA et 250 000 DA selon l’investisseur, car tout dépendra des besoins du propriétai- re de l’habitation en volume énergé- tique (nombre d’ampoules et d’équi- pements électroménagers). Il était donc convenu que cette ex- périence sera mise à l’épreuve pen- dant une semaine à un mois. Si les ré-

sultats donnent satisfaction aussi bien au propriétaire qu’aux respon- sables des secteurs concernés, la wi- laya pourrait passer une commande à concurrence de l’enveloppe finan- cière qui a été dégagée pour généra- liser l’expérience à travers toute la wi- laya, dans la mesure où le coût de cet- te opération est relativement moins élevé par rapport à celui de l’électri- fication, malgré le fait que les cellules des panneaux photovoltaïques sont importées.

M. LARADJ

UNITÉ AÉRIENNE DE LA SÛRETÉ NATIONALE

Deux hélicoptères pour Oran

n L’unité aérienne régionale de la Sûreté nationale (UASN), implantée à l’aéroport Ahmed- Ben-Bella d’Es-Sénia, la seconde à l’échelle nationale, a été inaugurée, mercredi passé, par le directeur général de la Sûreté nationale, le général-major Abdelghani Hamel, en présence du contrôleur de police et chef de la Sûreté de la wilaya d’Oran, Salah Nouasri. Cette unité régionale a bénéficié de deux hélicoptères, dont un restera basé en permanence à l’aéroport d’Es-Sénia et le second détaché d’Alger en fonction des besoins et autres nécessités. Les missions de l’UASN d’Oran sont identiques à celle d’Alger dont la mise en service remonte à 2004 et qui dispose de 14 hélicoptères dont l’un aussi est détaché à Ghardaïa. Parmi les missions dévolues à cette unité la surveillance et la régulation du trafic routier mais aussi la couverture aérienne des manifestations

et autres événements. En plus, des hangars pouvant abriter 4 hélicoptères, des ateliers de maintenance et des locaux administratifs seront réalisés ainsi que différentes annexes, le tout pour un montant provisoire de 402 millions de DA. À noter que l’assiette de terrain sur laquelle est implantée l’UASN d’Oran fait l’objet d’une convention d’occupation des lieux qui est toujours en cours de négociation avec l’EGSA d’Es-Sénia.

D. LOUKIL

Carambolage sur le 3 e boulevard périphérique

n Trois accidents de la circulation ont été enregistrés ces dernières 24 heures sur les routes de la wilaya d’Oran, faisant six blessés à divers degrés de gravité. Le plus grave a eu lieu vendredi dernier à 7h30, à proximité de l’hôpital de Aïn Turk, dans le carambolage de trois véhicules, une Kia Picanto et deux Hyundai Accent. B. S., 36 ans, a été sérieusement blessé dans l’accident et il a fallu

qu’il soit désincarcéré par les éléments de la Protection civile pour être évacué à l’hôpital, au même titre que les deux autres blessés.

A. A.

Quatre véhicules brûlent en 48 heures

n Quatre véhicules ont pris feu, ces dernières 48 heures, un peu partout dans la wilaya d’Oran. Une Mercedes a brûlé sur le 3 e boulevard périphérique, plus précisément au rond-point de Aïn Baïda, provoquant un embouteillage monstre. À la cité Jeanne d’Arc de Seddikia, une Volkswagen appartenant à A. B. a pris feu alors qu’elle transportait une cargaison de fruits et légumes. La cargaison a été sauvée mais le véhicule a été complètement calciné. Vendredi matin, une Peugeot 405, immatriculée à Mascara, a brûlé au marché de voitures de Benfréha, provoquant un début de panique parmi les clients. À 20h10, un

autre véhicule a pris feu dans la région de Slatna,

commune de Boufatis.

AYOUB A.

feu dans la région de Slatna, commune de Boufatis. AYOUB A. BRÈVES de l’Ouest TLEMCEN Arrêtés

BRÈVES de l’Ouest

TLEMCEN

Arrêtés pour tentative de meurtre à Ouled Mimoun

n Cinq malfaiteurs qui

semaient la terreur à Ouled Mimoun, localité située à 33 km à Tlemcen, ont été neutralisés vendredi dernier par les services de police et arrêtés avant leur comparution devant la juridiction compétente. C’est à la suite d’une plainte déposée par une dame âgée de 61 ans, attaquée chez elle et blessée à l’abdomen, que l’enquête a été diligentée par les inspecteurs de la brigade criminelle. Dans la même journée, les cinq individus, en état d’ébriété, et qui avaient tenté de tuer également le jeune fils de la plaignante et auteurs de précédents forfaits, ont été arrêtés. Ils tombent sous le coup de tentative de meurtre, port d’arme blanche prohibée, coups et blessures volontaires, vol de motos sous la contrainte et destruction de biens d’autrui.

B. ABDELMAJID

TIARET

Le directeur de l’éducation relevé de ses fonctions

n Le directeur de l’éducation

nationale de la wilaya de Tiaret vient d’être relevé de ses fonctions. Ce limogeage intervient, selon la même source, suite à un rapport accablant dont a été destinataire la ministre de tutelle sur la gestion de ce département. Cette décision n’est pas une surprise, dans la mesure où ce responsable a été, à maintes reprises, rappelé à l’ordre par l’ex-wali qui lui reprochait de ne pas assumer comme il se doit la mission dont il avait la charge. Il lui est reproché notamment, durant ses deux années à ce poste, d’avoir réhabilité un ancien chef de service qui avait été démis de ses fonctions, tout en laissant un autre, qui a écopé d’une peine de prison, agir à sa guise. Par ailleurs, notre source parle d’un cadre de l’éducation de la wilaya de Annaba qui est attendu pour prendre en main le secteur à Tiaret.

R. SALEM

Trois morts sur les routes

n Trois morts et un blessé

grave, tel est le bilan de deux accidents de la route survenus jeudi dernier à Tiaret. Le premier a eu lieu sur le tronçon reliant Rahouia à Oued Lili, provoquant la mort de deux piétons, alors qu’un troisième a été sérieusement blessé, après avoir été heurté par un véhicule de tourisme dont le conducteur aurait perdu le contrôle. Par ailleurs, un enfant de trois ans a été écrasé par une voiture à Sougueur.

R. S.

20

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JH

23 ans licencié en droit et

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science politique, 1 an assis-