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Le plan comptable des établissements de crédit.

L’activité bancaire est considérée comme une activité mouvante et complexe, vu la nature des
opérations réalisées qui se caractérisent par une mobilité importante et donc des difficultés d’accès à
l’information et de contrôle. Pour cela l’activité bancaire se caractérise par une comptabilité spécifique
qui prend en considération les spécificités de ce secteur.

Le Maroc a lancé la 1ère normalisation comptable en 1982 par la création du plan comptable
bancaire, ce dernier a connu certaine limite avec la loi bancaire de 1993, ainsi il a été substitué par le
plan comptable des établissements de crédit (PCEC) en 1999. Qui est contrairement au plan comptable
bancaire qui ne concernait que les banques le deuxième inclut également tout établissement et société
de crédit ou de financement.

Le PCEC en tant que plan comptable sectoriel complète le dispositif général de la loi 9-88 relatif
aux obligations comptables des commerçants et le CGNC. En offrant aux établissements de crédit un
référentiel comptable qui répond aux besoins spécifiques de ce secteur.

En effet, malgré la permanence des principes comptables la comptabilité des établissements


de crédit respect les conditions spécifiques du système bancaire, basé sur un système monétaire très
complexe et instable dans lequel plusieurs facteurs s’interviennent.

Le PCEC se compose de six chapitres primordiaux qui se présentent comme suit :

• CHAPITRE 1 : DISPOSITIONS GENERALES


• CHAPITRE 2 : DISPOSITIONS PARTICULIERES
• CHAPITRE 3 : DISPOSITIONS RELATIF AUX ETATS DE SYNTHESE INDIVIDUELLES.
• CHAPITRE 4 : DISPOSITIONS RELATIF AUX ETATS FINANCIERS CONSOLIDES
• CHAPITRE 5 : CADRE COMPTABLE, LISTE DES COMPTES ET FICHES
INDIVIDUELLES
• CHAPITRE 6 : PLAN DES ATTRIBUTS

Le conseil national de la comptabilité a adopté un projet d’amendements du PCEC en 2017 qui


a comme mission essentielle l’adaptation du plan comptable des établissement de crédit aux
particularités des banques participatives, conformément à la loi 103-12. Ces amendent misent en place
un certain nombre de dispositions qui régit le fonctionnement de la comptabilité des établissements
qui pratiquent le financement participatif. Les opérations qui font l’objets de ces amendements sont
« MOURABAHA », « IJARA », « MOUDARABA », « MOUCHARAKA », « SALAM » et les fonds recueillis
sous forme de dépôts d’investissement ».