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FÊTE NATIONALE DU SULTANAT D’OMAN Lamamra transmet les vœux du Président Bouteflika au Sultan Qabous

FÊTE NATIONALE DU SULTANAT D’OMAN

Lamamra transmet les vœux du Président Bouteflika au Sultan Qabous

Commission mixte algéro-omanaise : signature de plusieurs accords

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05 Safar 1437 - Mardi 17 Novembre 2015 - N°15595 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

- Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 L A ­ R E V O L

L A ­ R E V O L U T I O N ­ P A R ­ L E ­ P E U P L E ­ E T ­ P O U R ­ L E ­ P E U P L E

NOUREDINE BEDOUI À DJELFA

­ P O U R ­ L E ­ P E U P L E NOUREDINE

SEMAINE MONDIALE DE L’ENTREPRENEURIAT

L’ALGÉRIE AU CŒUR DE L’ÉVÈNEMENT

« 1 million d’emplois créés par l’Ansej et la Cnac » Ph : Nesrine.T
« 1 million d’emplois créés par l’Ansej et la Cnac »
Ph : Nesrine.T

La Semaine mondiale de l'entrepreneuriat «GEW-2015», un événement qui se tient simultanément dans 160 pays, a été lancée, hier à Alger, sur le thème «L'écosystème entrepreneurial : un environnement global». Le coup d'envoi de cette manifestation économique mondiale, qui se tient du 16 au 22 novembre, a été donné par le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed El-Ghazi, en présence, notamment de la Coordinatrice résidente du système des Nations unies en Algérie, Cristina Amaral, et de l'ambassadrice des États-Unis à Alger, Joan A. Polaschik.

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PROTECTION DES DONNÉES PERSONNELLES ET RECOURS À L’EMPREINTE GÉNÉTIQUE

Ph : Hammadi
Ph : Hammadi

Louh:«Lesdeuxprojets de loi seront présentés aujourd’hui en réunion du gouvernement »

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LUTTE CONTRE L’EXTRÉMISME RELIGIEUX

Mohamed Aïssa annonce la création d’un observatoire dès l’année prochaine

Lancement de la E-Zakat à partir de 2016

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Ouverture d’un nouvel atelier sur l’E-Gouvernement

La crise économique, une « opportunité pour valoriser nos ressources humaines ».

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CÉRÉMONIE PRÉSIDÉE PAR HAMID GRINE ET MOHAMED MEBARKI

Ph : T.Rouabah
Ph : T.Rouabah

Le CIP et le CNEPD liés par convention de formation en audiovisuel et communication

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LUTTE CONTRE LA RADICALISATION ET LA CYBERCRIMINALITÉ

P. 5 LUTTE CONTRE LA RADICALISATION ET LA CYBERCRIMINALITÉ L’Algérie abritera en 2016 deux conférences

L’Algérie abritera en 2016 deux conférences internationales

TALAÏ :

P. 3

en 2016 deux conférences internationales TALAÏ : P. 3 « La modernisation du rail, une priorité

« La modernisation du rail, une priorité dans le développement »

GHOUL

P. 6

Ph : Louiza
Ph : Louiza

Lancement de 2.500 nouveaux

projetstouristiques

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ASSOCIATION MACHAÂL ECHAHID ET LE QUOTIDIEN EL MOUDJAHID

6 ASSOCIATION MACHAÂL ECHAHID ET LE QUOTIDIEN EL MOUDJAHID Le journaliste et historien Amar Belkhodja honoré

Le journaliste et historien Amar Belkhodja honoré

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APRÈS LES

ATTENTATS,

LA RIPOSTE

FRANÇAISE

Frappes en Syrie et état d’urgence en France

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SID-AHMED SERRI A ÉTÉ ENTERRÉ HIER

en France P. 12 SID-AHMED SERRI A ÉTÉ ENTERRÉ HIER Le chant du rossignol s’est tu

Le chant

du

rossignol

s’est tu

Le ministre de la Culture assiste à l’enterrement

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ÉLIMINATOIRES DU MONDIAL-2018 AUJOURD’HUI À 19H15 AU STADE MUSTAPHA- TCHAKER (BLIDA)

Algérie - Tanzanie :

la qualification à portée de main

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JUSTICE

L’affaire Sonatrach-1 inscrite au rôle de la présente session du tribunal criminel d’Alger

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2 EL MOUDJAHID MÉTÉO NUAGEUx Au Nord, le temps sera peu nuageux avec des averses éparses.

EL MOUDJAHID

MÉTÉO NUAGEUx Au Nord, le temps sera peu nuageux avec des averses éparses. Il fera
MÉTÉO
NUAGEUx
Au Nord, le temps sera peu nuageux
avec des averses éparses. Il fera chaud à
l’intérieur du pays.
Les vents seront faibles à modérés.
Sur les régions Sud, le temps sera
chaud, avec des températures moyennes
et des vents modérés.
Températures (maximales-mini-
males) prévues aujourd’hui :
Alger (21° - 9°), Annaba (21° - 12°),
Béchar (23° - 9°), Biskra (25°- 12°),
Constantine (19° - 6°), Djelfa (19° - 4°),
Ghardaïa (22° - 9°), Oran (22° - 9°),
Sétif (19° - 4°), Tamanrasset (23°- 10°),
Tlemcen (22° - 7°).

CE MATIN À 8H À L’HÔTEL SOFITEL

APRUE : journée d’information

L’Agence pour la promotion et la ratio- nalisation de l’utilisation de l’énergie, en collaboration avec la Coopération alle- mande au développement, organise une demi-journée d’information consacrée à la présentation du guide pour une construc- tion éco-énergétique en Algérie.

CE MATIN À 9H À TIPASA

ANVREDET : « Les incubateurs :

concepts et modes de fonctionnement »

L’Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche et du développe- ment technologique organise un séminaire sur «Les incubateurs : concepts et modes de fonctionnement», les 17 et 18 novem- bre à 9h, à l’Unité de développement des équipements solaires, Bou-Ismaïl, Tipasa.

CET APRÈS-MIDI À 13H30

CCI : session de formation

CET APRÈS-MIDI À 13H30 CCI : session de formation Le Centre culturel islamique organise, cet après-midi

Le Centre culturel islamique organise, cet après-midi à 13h30, en son siège, un atelier animé par Le professeur Moussa Zerrouk.

CET APRÈS-MIDI À 14H AU MUSÉE NATIONAL DU MOUDJAHID

7 e rencontre collective avec des moudjahidine

À l’occasion de la célébration du 61 e anniversaire du déclenchement de la Ré- volution nationale, et dans le cadre de l’enregistrement des témoignages vivants, le musée national du Moudjahid organise, cet après-midi à 14h, en son siège, la 7 e rencontre collective avec des moudjahi- dine.

DEMAIN À 13H À L’HÔTEL EL-AURASSI Forumd’affairesalgéro-maltais Le ministère de l’Industrie et des Mines
DEMAIN À 13H À L’HÔTEL EL-AURASSI
Forumd’affairesalgéro-maltais
Le
ministère de l’Industrie et des Mines
organise, sous l’égide de M. Abdessalem
Bouchouareb, un forum d’affaires algéro-
maltais, demain à 13h, à l’hôtel El-Aurassi,
à l’occasion de la visite qu’effectuera M.
Joseph Muscat, Premier ministre maltais,
en Algérie, et sera présidé par le Premier
ministre, M. Abdelmalek Sellal.
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AUJOURD’HUI À L’HÔTEL EL-AURASSI
Signature d’un protocole
d’accord algéro-italien
Dans le cadre de la participation de l’Ita-
lie au
13 e Salon international des travaux
publics, une signature d’un protocole d’ac-
cord entre une entreprise algérienne et une
entreprise italienne dans le domaine des
Travaux publics aura lieu, aujourd’hui à
l’hôtel El-Aurassi, en présence du ministre
des Travaux publics, M. Abdelkader Ouali,
et M.
Graziano Delrio, ministre italien des
Infrastructures et des Transports.
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DEMAIN À 10H AU PALAIS DES
EXPOSITIONS - PINS-MARITIMES
13 e
Salon international des TP
Le ministre des Travaux publics, M. Ab-
delkader Ouali, inaugurera, demain à 10h,
en présence de M. Graziano Delrio, minis-
tre italien des Infrastructures et des Trans-
ports,
la 13 e édition du Salon international
des travaux publics, prévue du 18 au 22 no-
vembre, au palais des Expositions, sous le
thème «Les infrastructures de base, un vec-
teur de développement économique».
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CE MATIN À 8H30
Visite d’El Ghazi et de Mildred
Oliphant aux structures
du secteur du Travail
Le
ministre
du
Travail, de l’Emploi et de la Sécurité so-
ciale,
M. Mohamed El Ghazi, effectuera,
aujourd’hui, en compagne de M me Mildred
Oliphant, ministre du Travail de la Répu-
blique d’Afrique du Sud, une visite des
structures relevant de son secteur au niveau
de la wilaya d’Alger, ce matin à partir de
8h30.
******************************
M. Boudiaf
à El-Oued
Le
ministre de la
Santé, de la Popula-
tion et de la Réforme
hospitalière, M. Ab-
delmalek Boudiaf, ef-
fectue, les 18 et 19
novembre une visite
de travail et d’inspection dans la wilaya.

DU 18 AU 22 NOVEMBRE À LA SAFEX

L’Italie invité d’honneur du 13 e SITP

La 13 e édition du Salon international des travaux publics aura lieu, du 18 au 22 novem- bre, au palais des Expositions, Safex, et verra la participation de l’Italie comme invité d’honneur.

CE MATIN À 10 HEURES Le directeur général de l’ANSEJ invité du Forum Le Forum
CE MATIN À 10 HEURES
Le directeur général de l’ANSEJ
invité du Forum
Le Forum d’El Moudjahid recevra, ce matin à 10 heures,
M. Mourad Zemali, directeur général de l’Agence nationale
de soutien à l’emploi de jeunes (ANSEJ).
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DEMAIN À 10 HEURES
Rabah Madjer invité du Forum Sport
Le Forum sport d’El Moudjahid recevra, demain à 10
heures, Rabah Madjer, ex-international et président de la
Commission de sport haut niveau et détection de jeunes ta-
lents, du ministère de la Jeunesse et des Sports.

CE MATIN À 8H À SAOULA

DGSN : journée d’information

La Direction générale de la Sûreté nationale organise, ce matin

à 8h, une journée d’information sur la formation spécialisée de la

Sûreté nationale, à l’Institut national de police criminelle, à Saoula.

sur la formation spécialisée de la Sûreté nationale, à l’Institut national de police criminelle, à Saoula.

CE MATIN À 9H

MSPRH : célébration de la Journée mondiale du diabète

Le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière organise, ce matin, la célébration de la Journée mondiale du diabète, selon les activités sui- vantes :

Une campagne de dépistage de l’hypertension artérielle et du diabète avec uti- lisation d’une clinique mobile. Des chapiteaux à l’esplanade de la bibliothèque d’El-Hamma abriteront des ses- sions d’éducation sanitaire pour les malades diabétiques, ainsi que des activités ludiques pour les enfants diabétiques.

CE MATIN À 10H À BOUMERDÈS Sonelgaz : journée portes ouvertes La direction de la

CE MATIN À 10H À BOUMERDÈS

Sonelgaz : journée portes ouvertes

La direction de la distribution de Boumerdès organise des journées portes ouvertes sur ses différentes activités, les 17, 18 et 19 novem- bre, à la maison de l’Environnement de la wilaya de Boumerdès, dont l’ouverture aura lieu ce matin à 10h.

CE MATIN À 9H À L’HÔTEL EL-AURASSI

3 e édition de la Journée de l’entreprise algérienne

Le Forum des chefs d’entreprises organise, ce matin, la 3 e édition de la Journée de l’entreprise algérienne, sous le thème «De l’urgence d’une politique de diver- sification de l’économie nationale : l’entreprise comme acteur principal».

ACTIVITÉ DES PARTIS

CE MATIN À 10H30

Mouvement Ennahda : « La loi de finances et budget pour l’année 2016 »

Le mouvement Ennahda organise une journée d’étude sur «La loi de finances et budget pour l’année 2016 et son impact sur la stabilité du front social», ce matin à 10h30, au siège na- tional du parti, sous la présidence du SG du mouvement, M. Mohamed Douidi.

social», ce matin à 10h30, au siège na- tional du parti, sous la présidence du SG

AGENDA CULTUREL

AUJOURD’HUI AU CRASC

« Enseignementapprentissage de la littérature et des études littéraires contemporaines »

«Enseignement/apprentissage de la littérature et des études littéraires contem- poraines. Onomastique, base de données et comparatisme littéraires» est le thème d’un Colloque international organisé par RASYD, unité de recherche sur les sys- tèmes de dénomination en Algérie/CRASC, ELILAF Laboratoire «Environnement linguistique et usages du français en Algérie-université de Mostaganem», le labo- ratoire Passages XX-XXI (université de Lyon-2) et LIMAG association littératures maghrébines, avec le soutien de l’Institut français d’Algérie et de l’Agence univer- sitaire de la francophonie-Maghreb, du 17 au 19 novembre au siège du CRASC.

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DEMAIN À 16H À LA BIBLIOTHÈQUE DU PALAIS DE LA CULTURE MOUFDI-ZAKARIA

À LA BIBLIOTHÈQUE DU PALAIS DE LA CULTURE MOUFDI-ZAKARIA Présentation de l’ouvrage de Mohamed Cherif Zerguine

Présentation de l’ouvrage de Mohamed Cherif Zerguine

Le palais de la Culture organise une conférence ani- mée par M. Mohamed Cherif Zerguine, pour la pré- sentation de son ouvrage Cendres de larmes, demain

à 16h, à la bibliothèque du palais de la Culture Moufdi- Zakaria.

Mardi 17 Novembre 2015

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EL MOUDJAHID

lutte ContRe la RadiCalisation et la CYBeRCRiminalité

L’Algérie abritera, en 2016, deux conférences internationales

Dans le cadre de la lutte globale contre le terrorisme, l’Algérie abritera en 2016 deux conférences, a annoncé, hier, le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, M. Messahel , lors de son passage à la radio Chaîne III.

L a première, prévue au cours du premier trimestre, sera consacrée à la place de la démocratie dans la déradicalisation,

a-t-il précisé. Quant à la deuxième, elle trai- tera de la cybercriminalité, de l’utilisation d’internet et des réseaux sociaux par les ter- roristes. Ces outils de communication « sont devenus des moyens d’utilisation de propa- gande et d’enrôlement », a indiqué le ministre qui a estimé que « la communauté internatio- nale et les nations unies doivent s’organiser pour gérer au mieux ces réseaux sociaux qui doivent être au service de la paix et de l’hu- manité et non pas être un instrument ou un vecteur de destruction massive de popula- tion ». une troisième conférence, qui sera consacrée au tarissement des sources de finan- cement du terrorisme, est également en pré- paration pour l’année prochaine. m. messahel

dira à ce sujet que « la décision a été entérinée par le sommet des chefs d’etats et de gouver- nements tenu à nairobi. selon l’invité de la rédaction de la Chaîne iii, « l’objectif étant de négocier un protocole additionnel à la convention sur le terrorisme de 1979 des na- tions unies sur la lutte contre le terrorisme pour faire en sorte que cette question soit réel- lement prise en charge et de s’attaquer aux sources du financement ». il ajoutera que

« l’algérie a déjà initié au niveau de l’union

africaine toute une projection » sur cette pro- blématique. il rappellera dans ce sens qu’il existe trois sources de financement. le paie- ment de rançons pour lesquelles « il va falloir prendre des mesures à l’échelle internationale pour refuser de les payer, pour sanctionner ceux qui paient et ceux qui demandent des rançons », a-t-il indiqué, est cité en premier. la deuxième source est les trafics en tous genres. indiquera dans ce sens que le trafic de la drogue rapporte, selon un rapport des na- tions unies plus de milliard de dollars aux groupes terroristes et aux autres groupes qui activent au niveau du sahel uniquement. enfin, il y a les sources occultes qui provien- nent des paradis fiscaux et de certains états qui financent le terrorisme d’une manière in- directe à travers des sociétés caritatives. m. messahel indiquera que « la stratégie déve- loppée par l’algérie est de réfléchir aux sources de financement et de comment les tarir » selon lui cela passe par la criminalisa-

tion. en fait au cours de cette entretien, il sera beaucoup question de terrorisme, de la me- nace qu’il représente sur la sécurité et la sta- bilité de l’algérie et de la région et sur la stratégie de lutte contre ce fléau qui est, rap- pellera-t-il, « une atteinte à l’humanité elle- même ». m. messahel indiquera que

« l’algérie qui est fortement impliquée depuis

de longues années dans la mobilisation inter- nationale pour faire face à ce front puisque le terrorisme est un phénomène global » et qu’il faut « une riposte globale ». il soulignera

» et qu’il faut « une riposte globale ». il soulignera aussi que « le terrorisme

aussi que « le terrorisme trouve sa force dans un discours radical qui est prôné un peut par- tout » d’où la nécessité d’une politique de dé- radicalisation. dans cette optique, l’invité de la radio précisera que « depuis deux ou trois mois l’algérie s’est beaucoup investit dans le partage de son expérience en matière de dé- radicalisation » menée dès 1999 par le Prési-

dent Bouteflika. il indiquera dans ce sens que

« les efforts qui ont été fait à travers la loi sur la concorde civile, la réconciliation nationale et les grandes réformes » ont fait en sorte que

« l’algérie soit devenue une référence en ma-

tière de déradicalisation » et qu’elle ait été sollicitée par le Conseil de sécurité et beau- coup de partenaires pour faire en sorte que cette expérience soit partagée. il en voudra pour autre preuve de la réussite de la politique algérienne, le fait qu’aujourd’hui l’algérie est le pays qui donne le moins de combattants à daech. « C’est le résultat de la déradicalisa- tion », a-t-il affirmé. il ajoutera que « le choix de la démocratie fait par l’algérie n’est pas un choix au gré d’une certaine coquetterie ou parce qu’elle est à la mode », ainsi a-t-il soutenu « la démocratisation est l’un des fon- dements de la déradicalisation ».

L’Algérie vit dans une zone de turbulences il n’en reste pas moins, a estimé m. mes- sahel, que la vigilance doit rester de mise et ce, même si l’algérie a su se prémunir et qu’elle est moins exposée que les pays voi- sins. « le terrorisme est toujours présent, il peut frapper », a-t-il mis en garde. Pour m. messahel « il n’y a pas de risque zéro ». dès lors poursuit-il « il faut que la vigilance soit une vigilance maintenue » rappelant au pas- sage que l’anP « fait un travail extraordi- naire » de protection des frontières. « nous avons plus de 6.400 km de frontières qu’il faut surveiller et contrôler. les forces de sécurité

mènent aussi une lutte implacable contre le

terrorisme mais là il faut rappeler de rester vi- gilant », a-t-il déclaré. il estimera d’autre part, que « le front intérieur doit être solide (…). la sécurité n’a pas de prix. le gouvernement et l’anP jouent ce rôle de renforcement du front intérieur » qui doit également l’être par

« une vigilance accrue qu’elle soit au niveau

citoyen, des partis politiques ». Ces craintes

se justifient par la libre circulation des armes.

« des millions d’armes se vendent et sont à la

portée » des terroristes, a-t-il souligné. C’est pourquoi il estime que c’est là « un problème

et qu’il va falloir que la communauté interna- tionale et les nation unies prennent en charge cette menace ». a une question sur les al- liances entre les groupes terroristes al Qaida

et Boko Haram, il répondra que « les connexions existent déjà entre les groupes ter- roristes et qu’ils travaillent ensemble avec le crime organisé ». selon lui « c’est l’argent qui fédère ces connexions ». il dira également qu’un « travail de coordination et de lutte a été entamé ente les pays du sahel, dans le cadre notamment du Cemoc », et que « la communauté internationale doit les accompa- gner dans le cadre d’un partenariat » ce que

« l’algérie a fait avec tous ses pays voisins ».

Crise libyenne : prochaine réunion des pays du voisinage à Alger alger va abriter la septième session des pays du voisinage de la libye. l’annonce en a été faite, hier, par m. messahel à l’occasion de son passage à la radio Chaîne iii. « Cette réunion est programmée pour les tous pro- chains jours », a-t-il précisé. « l’algérie ne peut pas rester indifférente par rapport à ce qui se passe en libye », a-t-il indiqué. a cela une série de réunions de ces pays que sont l’algé- rie, la tunisie, l’egypte , le tchad, le niger et le soudan est programmée dans le cadre de la recherche d’une solution définitive à la

crise libyenne . « les nations unies vont pour- suivre leurs efforts et l’algérie va les accom-

pagner », a-t-il indiqué, car a-t-il ajouté « pour nous la problématique se pose en termes de stabilité et de sécurité ». a une question sur ces prochaines échéances, il indiquera qu’ « il

y a déjà un accord qui est sur la table (…)

qu’il a été accepté en général par les mem- bres du congrès général et du Parlement ». m. messahel soulignera à cette occasion que

« les premières initiatives ont été prises, l’al-

gérie s’est inscrite dans une logique et cela a toujours été sa politique, dans la recherche d’une solution à la crise interne par la voie du dialogue et la solution politique et un agenda pour tout le monde ». il rappellera par la même qu’ « il y a un an cette question n’était pas partagée par tous (…). il y avait des pays qui préconisaient l’intervention militaire,

d’autre qui s’allient à une fraction contre l’au- tre, qui prenaient partie pour un gouvernement contre l’autre ». « aujourd’hui, il y a consen- sus international autour de cette démarche. nous avons prôné un seul agenda parce que les nations unies ont été impliquées ». indi- quant que l’algérie soutiendra et accompa- gnera les efforts des nations unies pour la raison que quand il y a des multiplications d’initiatives, d’agendas, les processus ne peu- vent en aucun cas aboutir. selon le ministre «

il n’y a pas d’alternative à la solution politique et à un gouvernement d’union nationale ». mieux encore selon lui « dans l’étape actuelle on ne peut pas s’accommoder de deux gouvernements l’un à tobrouk et l’autre à tri-

poli ». il dira que si « tout le monde s’attelle

à la mise sur pied de ce gouvernent d’union

nationale », c’est pour que les libyens puis- sent mettre de l’ordre dans la maison libye. aujourd’hui, a-t-il souligné, « il faut réhabi- liter les institutions. le terrorisme se nourrit et se développe en l’absence de l’etat et dans sa faiblesse. en face nous avons à faire à des milices ou à des groupes. Cela devient urgent pour qu’il ait un vis-à-vis notamment dans le cadre de la sur- veillance des frontières » il dira que si les choses se passent bien avec la tunisie c’est parce que de l’autre côté il y un etat, un gou- vernement, des institutions, une armée et des services de sécurité, « ce que nous n’avons pas du côté libyen ». m. messahel estimera que « la mise sur pied de ce gouvernement devient une nécessité et un impératif si l’on veut réellement remettre ce pays sur les rails de la stabilité ». même la stabilisation du sahel et du nord du mali est dépendante de la stabilité de la libye a-t-il ajouté. de même soulignera-t-il si « la sécurité de l’algérie dé- pend d’abord de nos capacité », il n’en reste pas moins vrai qu’on » ne peut pas rester in- différent par apport à ce qui se passe à nos frontières ».

Nadia K.

7 e Commission mixte algéRo-omanaise

Signature de plusieurs accords

les travaux de la 7 e commission mixte al- géro-omanaise ont été sanctionnés par la si- gnature de neuf accords de coopération entre les deux pays, a indiqué, hier, un communi- qué du ministère des affaires étrangères. Ces accords portent notamment sur "le méca- nisme de concertation politique et de coopé- ration entre les instituts diplomatiques des deux pays, les archives, la jeunesse et les sports, l'hydraulique, l'assainissement, la pêche, l'aquaculture, la culture et les télé- communications", précise le communiqué. la même source a indiqué que "les travaux qui se sont poursuivis pour la seconde jour- née dans la capitale omanaise, ont été co- présidés par le ministre d'etat, ministre des affaires étrangères et de la Coopération in- ternationale, Ramtane lamamra, et son ho- mologue omanais Youcef Ben alaoui Ben abdallah. les deux parties "se sont félicitées de la régularité des réunions de la commis- sion mixte et des rencontres entre les respon- sables des deux pays". les deux parties ont procédé par ailleurs, selon la même source,

à l'évaluation des réalisations accomplies depuis la dernière session (alger 2013). ils sont souligné, à cet effet, la nécessité de met- tre en place un mécanisme de suivi des ac- cords conclus". a cette occasion, m. lamamra a souligné "l'importance d'impli- quer les opérateurs économiques et les hommes d'affaires des deux pays dans des projets communs, bilatéraux ou triparties no- tamment pour ce qui concerne l'afrique à la- quelle les deux pays accordent un intérêt particulier", a-t-il dit. au plan international, les deux ministres ont passé en revue "plu- sieurs questions sur lesquelles les deux pays partagent les mêmes positions à l'instar de la question palestinienne, la question syrienne, la situation au Yémen, en irak et en libye ainsi que la lutte antiterroriste après les der- niers attentats de Paris". Par ailleurs, les deux parties ont passé en revue certaines questions économiques concernant les deux pays comme la chute des cours du pétrole et les mesures à prendre contre ses retombées sur les économies des deux pays".

Fête nationale du sultanat d’oman

Lamamra transmet les vœux du Président Bouteflika au Sultan Qabous

le ministre d’etat, ministre des affaires étrangères et de la Coopération internatio- nale, Ramtane lamamra, a transmis, hier à mascate (sultanat d’oman), les vœux du Président de la République, abdelaziz Bou- teflika au sultan Qabous Ben saïd, à l’occa- sion de la fête nationale de son pays, indique un communiqué du ministère des affaires étrangères. lors de l’audience que lui a ac- cordée le vice-Premier ministre aux affaires du Conseil des ministres omanais, Fahd Ben mahmoud al saïd, m. lamamra qui effectue actuellement une visite officielle à oman, a transmis les «vœux de progrès et de prospé- rité de la part du Président Bouteflika au peuple omanais frère», souligne le commu- niqué. le responsable omanais a transmis pour sa part, les salutations fraternelles et amicales du sultan Qabous au Président de la République et ses vœux de santé et de bien-être, ajoute la même source. les deux responsables ont longuement évoqué la situation politique et sécuritaire

qui prévaut sur la scène internationale, qua- lifiant de « déplorable » la situation dans le monde arabe. ils ont, dans ce sens, affirmé «la détermination» des hauts responsables des deux pays à poursuivre les actions et la coordination pour trouver des solutions effi- caces aux différentes crises qui secouent la région, indique le communiqué. il a égale- ment été question de la lutte antiterroriste, notamment à la suite des attentats sanglants perpétrés vendredi soir à Paris. dans ce

contexte, les deux parties ont affirmé «la né- cessité pour les pays occidentaux d’entourer

la communauté arabe et musulmane résidant

sur leurs territoires de l’attention nécessaire pour la mettre à l’abri de l’islamophobie». la rencontre est intervenue à la clôture

des travaux de la 7 e session de la commis- sion mixte algéro-omanaise qui a débuté di- manche et qui a été sanctionnée par la signature de plusieurs documents officiels susceptibles de renforcer la coopération bi- latérale dans divers domaines.

mardi 17 novembre 2015

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EL MOUDJAHID

PRoTECTIon DES DonnÉES PERSonnELLES ET RECouRS À L’EMPREInTE gÉnÉTIquE

Louh : « Les deux projets de loi seront présentés aujourd’hui en réunion du gouvernement »

Le ministre a passé en revue les différentes réformes engagées, selon les orientations du Président de la République, et lesquelles entreront en vigueur le 23 janvier 2016.

C’ est toute une série de me- sures, dont l’entrée en vigueur est imminente, que vient d’an-

noncer, hier à la résidence El-Mithak, le

ministre de la Justice, garde des Sceaux, en réunion avec les présidents et procu- reurs généraux des cours de justice.

Tayeb Louh présentera aujourd’hui deux projets de loi, lors de la réunion du gouvernement. Le premier, annonce-t-il,

a trait à la «protection des données per- sonnelles». L’application de ce texte

s’inscrit dans le cadre de la modernisa- tion de la justice qui, en dépit de résis- tances farouches, se poursuit d’une façon «progressive et efficace». Le se- cond projet de loi, enchaîne le ministre, est inhérent au «recours à l’empreinte génétique». Son utilité est d’une impor- tance capitale. Elle vient «combler le vide existant», notamment pour «les per- sonnes, algériennes ou étrangères, qui voyagent à l’étranger pour participer dans des actes terroristes ou afin de fi- nancer le terrorisme». Même si le taux de cette pratique reste «infime», le garde des Sceaux recommande une application

à la lettre de la loi. Cette rigueur exigée,

le ministre la cerne, entre autres, dans la

«criminalisation» du financement de tout acte terroriste, à travers un «usage professionnel» des technologies de l’in-

formation et de la communication.

Promulgation de 13 textes en deux ans Dans son intervention, le ministre a passé en revue les différentes réformes

Ph : A. Hammadi
Ph : A. Hammadi

engagées, selon les orientations du Pré- sident de la République, lesquelles en- treront en vigueur le 23 janvier 2016. Ces réformes, ajoute-t-il, «ne se concré- tisent qu’à travers une stratégie claire, dont l’aboutissement sera d’édifier un État de droit et de garantir l’indépen- dance du pouvoir judiciaire. Le départe- ment de la Justice compte poursuivre

l’enrichissement du système juridique national, la modernisation de la justice,

à travers le recours aux TIC, le dévelop- pement des infrastructures judiciaires, l’approfondissement de la réforme péni- tentiaire en garantissant une meilleure insertion sociale». «Durant les deux dernières années, fait savoir M. Louh, 13 textes ont été

promulgués, dont 6 lois et 7 décrets exé- cutifs.» Pour la réforme du code pénal, de mesures inédites sont prises. Le par- quet, à compter de janvier prochain, sera renforcé dans sa composante par des as- sesseurs spécialisés permanents, pour bénéficier de leurs connaissances tech- niques au cours de l'enquête préliminaire et tout au long de l'instruction. Le sys- tème de médiation sera intégré, pour la première fois, dans le code de procé- dures pénales. Et au ministre de relever que la citation directe à se présenter de- vant le tribunal figure, elle aussi, parmi les plus importantes mesures apportées au dit texte. Réunies, ces décisions ren- forceront, à coup sûr, le rôle des juges des cours, et l’indépendance du pouvoir judiciaire et garantiront la protection des libertés et les droits de défense.

Réforme de la justice :

« Nous l’avons entamée et menée avec beaucoup de courage » Dans le même ordre d’idées, le mi- nistre précise que la procédure du fla- grant délit qui permettait au parquet d’exercer un mandat d’arrêt va disparaî- tre. «Désormais, c’est le juge qui aura cette prérogative», précise-t-il. Saisis- sant cette opportunité, Tayeb Louh dé-

plore l’attitude d’un homme de loi, sans le citer nommément, qui, est allé jusqu’à dire que le code de procédures pénales n’a pas connu de réformes. «C’est un mensonge, une aberration, une déclara- tion aux antipodes de la morale», tonne M. Louh. Cette réforme, «nous l’avons

ATTAquES TERRoRISTES À PARIS :

ATTAquES TERRoRISTES À PARIS :

ATTAquES TERRoRISTES À PARIS :
« La lutte antiterroriste impose l’élévation du niveau de coopération politique et sécuritaire »

« La lutte antiterroriste impose l’élévation du niveau de coopération politique et sécuritaire »

« La lutte antiterroriste impose l’élévation du niveau de coopération politique et sécuritaire »
Le ministre de la Justice a dénoncé la toute récente attaque perpé- trée à Paris,
Le ministre de la Justice a dénoncé la toute récente attaque perpé- trée à Paris,

Le ministre de la Justice a dénoncé la toute récente attaque perpé- trée à Paris, dont le bilan macabre ne cesse de s’alourdir, qui «montre que le terrorisme constitue une véritable menace à l’existence des na- tions et des sociétés». La lutte à mener contre ce phénomène «est de longue haleine et nécessite, d’une part, de mobiliser toutes les énergies, et, d’autre part, d’élever le niveau de coopération politique et sécuri- taire», a-t-il tenu à préciser. Aussi, le ministre préconise d’«adopter des approches nationales et internationales globales». Cette lutte, ajoute-t-il, «nous devons la mener contre la pensée radicaliste qui rejette toute les valeurs de l’hu- manité». Dans cette même optique, M. Louh n’a pas manqué à rappeler l’expérience pionnière de l’Algérie en matière de lutte antiterroriste, précisant que «notre pays était à l’avant-garde pour tirer la sonnette d’alarme du danger que représente ce phénomène transnational, ainsi que du crime organisé sous toutes ses formes». À l’ensemble des États, le premier responsable de la Justice demande une «coopération effi- cace en matière de diplomatie économique, politique et sécuritaire». F. I.

À PRoPoS DE LA LoI SuR LA PRoTECTIon DE L’EnfAnT :

« Des mesures cœrcitives à l’encontre des criminels »

Le texte de loi relative à la protection de l’enfant vise, entre autres, la «criminali- sation» de l’enlèvement des enfants, ainsi que leur implication dans des actes de men- dicité. «Des mesures cœrcitives sans assouplissement seront prises, et la loi sera appliquée dans toute sa rigueur», prévient le ministre. À l’adresse des présidents et

procureurs généraux des cours de justice, il dit : «on vous donne l’outil juridique qui évite toute incohérence, c’est à vous de mettre en application la nouvelle politique pénale.» Ce texte compte «asseoir les règles et les mécanismes de protection de l’en- fant en adaptant la législation nationale aux conventions». Pour le second cas, à savoir l’utilisation de cette catégorie vulnérable, les trans- formant, contre leur gré, en de mendiants, M. Louh indique qu’«il s’agit d’un crime dangereux». Aux responsables de son secteur, il demande d’agir vite, sans perdre de temps, afin de parvenir aux raisons exactes de ce fléau. «S’il s’avère que c’est la pau- vreté qui est à l’origine de la mendicité, l’État prendra les mesures nécessaires pour assister les nécessiteux. Toutefois, si les mendiants font de cette pratique, une profes- sion, on leur promet un traitement spécial, rigoureux.» Par ailleurs, Tayeb Louh de- mande de «ne faire preuve d’aucune tolérance», à l’égard des porteurs et utilisateurs des armes blanches, indiquant que «l’Algérien a besoin de vivre en toutes sécurité et

quiétude».

F. I.

entamée et menée avec beaucoup de courage et d’honnêteté, pour la simple raison qu’on croit que l’Algérie doit dis- poser d’un système judiciaire indépen- dant et compatible avec les standards internationaux». Et de s’interroger : «À quoi servent ces lectures politiciennes ?» Pour le mi- nistre, cette démarche, qui «a tout le sou- tien du Chef de l’État, représente l’avenir et le sort de l’Algérie de de- main». La réforme du code de procédures pénales ne s’arrête pas là. Le ministre de la Justice annonce, également, que «les simples délits, dont la peine ne devrait pas dépasser les 2 années, doivent être présentés directement à la cour sans plai- doyer». D’autres mesures liées à la possibi- lité accordée aux mis en cause pour contacter leur avocat durant l’enquête préliminaire, celle de revoir la compo- sante de la cour pénale ou encore l’inter- diction d’empêcher une personne de quitter le territoire sans mandat de jus- tice, figurent parmi les priorités du dé- partement de la justice. Pour mener tout cet arsenal de ré- formes, M. Louh préconise la formation des ressources humaines afin qu’elles soient au diapason du développement technologique. L’échange des informa- tions juridiques, au niveau national ou vers l’étranger, «doit se faire en un temps record», a-t-il affirmé à la fin. Fouad Irnatene

DÉTEnTIon

PRovISoIRE :

« Une mesure exceptionnelle qui nécessite de changer les mentalités »

Au cours de sa réunion avec les présidents et procureurs généraux des cours de justice, Tayeb Louh a, une fois de plus, rebondi sur la question de la détention provisoire, qui a suscité moult réactions, précisant que cette mesure «doit être exceptionnelle, et nécessite donc tout un changement de mentalités». Tout récemment, le garde des Sceaux a relevé la possibilité de recourir au bracelet électronique comme mesure alternative à la déten- tion provisoire, dans le cadre de la ré- vision du code de procédures pénales. F. I.

DRoITS DE L’HoMME

Un atelier de formation au profit des personnes chargées de l’application de la loi

L’hôtel Hilton d’Alger abrite, de- puis hier, les travaux d'un atelier de for- mation consacrée aux droits de l’homme. L’ouverture des travaux de cette rencontre dédiée au profit des per- sonnes chargées de l’application de la loi a été rehaussée par la présence de l’ambassadeur de grande-Bretagne à Alger, M. Andrew noble. Cette session de trois jours, placée sous l'égide de la Commission natio- nale consultative de promotion et de la protection des droits de l’homme (CnCPPDH), avec la participation d’experts algériens et étrangers, a éga- lement vu la participation de représen- tants du secteur de la justice, de la gendarmerie nationale et de la Direc- tion nationale de la Sûreté nationale. Il faut dire que ce workshop, dont les tra- vaux s’étalent jusqu’à demain, précède en fait, cinq autres rencontres du même genre, lesquelles seront organisées à travers différentes wilayas, et ce sur une période allant jusqu’au mois de dé- cembre 2015. Toutes ces manifesta- tions sont initiées en partenariat avec l’organisation non gouvernementale (ong) Penal Reform International

(PRI) et l’ambassade de grande-Bre- tagne en Algérie. Les organisateurs relèvent égale- ment la tenue, le 20 décembre 2015, d’une table ronde qui sera suivie par d’autres ateliers. De hauts responsables et des représentants de la société civile sont notamment conviés à cet impor- tant rendez-vous qui sera soldé par plu- sieurs recommandations à émettre aux personnes chargées de l’application de la loi en Algérie. Dans une allocution présentée, en cette occasion, l’ambassadeur de grande-Bretagne, M. Andrew noble, a déclaré que 2015 est une année « très importante» où l’on commémore le 800 e anniversaire des droits de l’homme en Angleterre. L’ambassa- deur, qui a salué les efforts de l’Algérie en matière de droits de l’homme a qua- lifié les réalisations de notre pays, dans ce cadre, de « remarquables». Le secrétaire général de la CnCPPDH a, pour sa part, mis en re- lief, à l’ouverture des travaux de ce workshop, que l’expérience algérienne en matière de réformes de la justice et du système pénitentiaire sera présentée

à la faveur de cette rencontre. Poursui-

vant ses propos, M. Abdelouahab Mordjana a également signalé le fait qu’il s’agisse, notamment d’orienta- tions et d’échanges d’expériences entre les experts algériens et étrangers. Évo- quant l’objectif de ces six rencontres, il affirme qu’il est question, en fait, de «renforcer les bonnes pratiques dans les milieux pénitentiaires», et relève que les recommandations seront re- mises à la présidence de la République.

« La politique de réforme des établissements pénitentiaires algériens est une expérience pionnière dans le monde arabe » Le sous-directeur de Penal Reform International pour la région MEnA (Afrique du nord et Moyen-orient), M. Haythem Echalabi, a salué les ré- formes entreprises par la justice algé- rienne. Il s’est également félicité de la volonté politique des autorités algé- riennes de «préserver et d’améliorer la protection des droits de l’homme». qualifiant notre pays de «partenaire privilégié» de cet important organisme international, le sous-directeur de Penal

Reform International pour la région MEnA a aussi mis en exergue que l’Algérie a participé à une cinquantaine d’ateliers initiés par cette organisation non gouvernementale. Dans ce contexte, et évoquant la politique de l'Algérie en matière de ré- forme des établissements péniten- tiaires, l’hôte de l’Algérie a tenu à exprimer sa satisfaction, notamment pour ce qui concerne le volet «des peines alternatives et prise en charge des détenus ayant purgé leur peine». une réforme qui «se veut une expé- rience pionnière dans le monde arabe», a-t-il précisé, avant d’ajouter : «nous avons constaté, à travers les missions dont est investie la PRI dans le monde arabe, que l'Algérie a franchi d'impor- tants pas en matière de réformes des centres pénitentiaires.» Le responsable affirme à l’Assem- blée également que «la politique de ré- forme des établissements pénitentiaires algériens, menée depuis des années au titre de la réforme de la justice, est une expérience pionnière dans le monde arabe, notamment au volet des peines alternatives, de la réinsertion et de la

prise en charge des détenus ayant purgé leur peine». Après avoir salué «l'ouverture dont a fait montre le ministère algérien de la Justice vis-à-vis des organisations in- ternationales dont la PRI qui a effectué plusieurs visites dans des prisons algé- riennes où elle a organisé des ateliers», l'intervenant a soutenu que l'Algérie «fait preuve d'une forte volonté et d'une détermination certaine de poursuivre la réforme des établissements péniten- tiaires». Dans ce contexte, M. El-Haytham s'est «félicité» de la substitution «de nouveaux établissements pénitentiaires aux anciens en Algérie dans le cadre du respect des droits de l'homme». Il convient de signaler, dans ce contexte, que cette ong a considéré la prison mère-enfant située dans la wi- laya de Bouira de «modèle» du genre. En effet, cet établissement pénitentiaire est présenté aux pays de la région MEnA comme un «prototype de pri- son où les droits humains sont préser-

vés». Soraya Guemmouri

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EL MOUDJAHID

NOUREDINE BEDOUI À DJELFA

Ouverture d’un nouvel atelier sur l’e-gouvernement

Le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Nouredine Bedoui, a annoncé, hier à Djelfa, l'ouverture d'un nouvel atelier sur l’e-gouvernement, ou le gouvernement électronique, sur décision du Premier ministre.

D ans son allocution, M. Bedoui a indiqué qu'il a été procédé «sur instruction du gouvernement, à l'installation un groupe de travail sur le E-

Gouvernement», l'objectif étant, selon lui, de moder- niser l'Administration algérienne, à la faveur des technologies de l'information et de la communication (TIC), et de rompre avec la bureaucratie. La prochaine étape est à la carte d'identité biométrique, du permis de conduire et de la plaque d'immatriculation (auto- mobile) électronique, a-t-il ajouté. Le ministre a éga- lement visité le siège de la commune de Hassi Bahbah, où il a mis l'accent sur l'impératif de répondre aux be- soins des citoyens en application de la politique de modernisation de l'Administration. M. Bedoui a éga- lement visité une usine de traverses pour rails qui em- ploie 50 personnes et dont l'entrée en exploitation prévue ce mois-ci pourrait lui permettre de couvrir toute la demande exprimée, notamment pour les grandes lignes. A l'entame de sa visite dans la wilaya

de Djelfa, M. Bedoui s'était rendu à Ain Ouessara où il s'est enquis de l'état de développement de plusieurs projets d'investissement dans les secteurs agricole et industriel et posé la première pierre du projet de réa- lisation d'un marché régional de gros des fruits et lé- gumes devant couvrir 9 wilayas.

La crise économique, une « opportunité pour exploiter nos ressources humaines » La crise économique et financière que traverse l'Algérie à l'instar d’autres pays de même niveau est une "opportunité pour exploiter toutes nos ressources humaines", a affirmé lundi à Djelfa le ministre de l’In- térieur et des Collectivités locales, Noureddine Be- doui. "Cette crise n’est pas une fatalité, mais plutôt une opportunité pour optimiser l'exploitation des res- sources humaines" que recèle le pays, a indiqué le mi- nistre, au deuxième jour d'une visite de travail à Djelfa, estimant que l’Algérie dispose d’"énormes

Djelfa, estimant que l’Algérie dispose d’"énormes compétences qui nous incitent à investir en elles" et

compétences qui nous incitent à investir en elles" et à les exploiter de manière idoine. M. Bedoui a indiqué, à cet effet, avoir visité de nombreuses exploitions agricoles et industrielles, dont les performances ont été jugées par le ministre d'encourageantes et contri-

buant à la création de la richesse et de l’emploi dans le pays. Au deuxième jour de sa visite d’inspection dans la wilaya, le ministre de l’Intérieur s’est rendu au siège de l'APC de Djelfa où il a donné le coup d’en- voi de l’opération de délivrance de la carte d’identité biométrique, dont le dossier était auparavant traité au niveau de la daïra. Sur place, M. Bedoui a écouté les doléances de nombreux citoyens, liées, entre autres, au logement, à la santé et au lancement de projets pour l’amélioration de leur cadre de vie. Affirmant que les projets sociaux se poursuivront normalement, le mi- nistre a observé que l’étape actuelle nécessite une "halte" pour évaluer ce qui est en réalisation au- jourd’hui. "C'est sur la base de ce constat, qui doit être posi- tif, que nous prendrons en considération les équilibres et les besoins de chaque wilaya, en la matière", a-t-il dit.

LORS D’UNE CÉRÉMONIE PRÉSIDÉE PAR LES MINISTRES HAMID GRINE ET MOHAMED MEBARKI

Le CIP et le CNEPD liés par convention de formation en audiovisuel et communication

Une convention de partenariat entre le Centre international de presse (CIP), et le Centre national d'enseignement professionnel à distance (CNEPD), avec pour objectif la formation dans les métiers de la commu- nication et de l'audiovisuel, a été signée hier à Alger. La cérémonie de signature s'est déroulée au siège du CIP, en présence du ministre de la Communication, Hamid Grine, et du ministre de la For- mation et de l'Enseignement professionnels, Mohamed Mebarki. À cette occasion, les deux ministres se sont illustrés à travers leur volonté mani- festement affichée et traduisant leur confiance en les compétences natio- nales pour parer aux manquements constatés dans certaines branches du métier de la communication. Manquements que la convention signée hier matin entre le CIP et le CNEPD saura combler efficacement à l’avenir. Le document a été paraphé, côté CIP, par son directeur général, Mohamed Tahar Beddiar, et, côté CNEPD, par son directeur général, Saïd Brahmi. Il s’agit d’un protocole d’accord qui consiste en la mise à disposition par le CIP, des moyens humains, en l’occurrence des professionnels du métier et des moyens techniques et infrastructurels dans le domaine de l’audio- visuel, en vue de leur rentabilisation. La formation sera dispensée selon les modalités et procédures pédagogiques mises en œuvre par le CNEPD et adaptée aux exigences nouvelles liées à l'ouverture du champ média- tique national. Elle sera assurée dans les métiers de la communication (chargé de communication, attaché de presse et media-training) et de l'au- diovisuel, tels que les techniques audiovisuelles, l’informatique, les arts et industries graphiques, et les disciplines audiovisuelles (prise de vue, prise de son, montage, mixage). Par-delà les caractéristiques et les clauses mentionnées dans cette convention, le ministre de la Communication et son collègue au gouvernement en charge du département de la Formation et de l’Enseignement professionnels m’ont pas manqué de mettre à l’évi- dence l’utilité de la formation, un des impératifs du processus de profes- sionnalisation de la presse, dont le Président Abdelaziz Bouteflika avait dessiné les grands lignes dans son message du 3 mai 2014. «L’homme est la base de tout, et la formation est l’une des priorités du gouvernement», dit Hamid Grine, lors d’une conférence de presse qu’il a conjointement animée avec Mohamed Mebarki. Ce dernier plaide dans le même sens en affirmant que l’Algérie dis-

Ph. T. Rouabah
Ph. T. Rouabah

pose de tous les moyens pour mener à bien le processus de la formation. «Il faut que les Algériens fassent confiance à leurs compétences pour ce dont nous sommes souvent tendance à aller chercher dans d’autres pays», dit M. Mebarki qui a également soutenu que la demande de formation en audiovisuel était «extrêmement importante» en Algérie, et que son secteur «n'arrive pas à répondre» à ce besoin de formation. «Pour la rentrée de cette année, nous n'avons pas pu répondre à la demande de formation ini- tiale dans le domaine audiovisuel», a-t-il expliqué, ajoutant que « des dis- positions ont été prises» pour répondre à ce besoin de formation notamment dans les arts graphiques et l'informatique.

Un vaste programme de formation pour des milliers de journalistes À noter qu’en termes de confiance qu’il faudrait accorder aux com- pétences algériennes, celles-ci s’installent progressivement dans le secteur de la Communication, et ce à travers notamment les différents pro- grammes de formation initiés sous l’égide de Hamid Grine. «L’une des priorités du gouvernement est la formation et le ministère de la Commu- nication a initié un vaste plan en ce sens», a soutenu M. Grine, indiquant que la signature de la convention entre le CIP et le CNEPD vient concré- tiser la convention-cadre, conclue en 2012, entre les ministères de la Com- munication, et de l’Enseignement et de la Formation professionnels. Pour

le ministre de la Communication, ce type de formations répond «à un be- soin réel du marché national», notant «un manque» de techniciens dans les disciplines audiovisuelles, comme le mixage et les preneurs de sons. Hamid Grine a aussi relevé par la même occasion, l'existence d'un projet de formation, qui touchera «des milliers de journalistes», dont les grandes lignes seront dévoilées vers la fin du mois de novembre, a-t-il an- noncé. Un projet qui s’inscrit dans le cadre d’une démarche multisecto- rielle tant le ministre de la Communication a bien précisé qu’il sera «pris langue avec tous les ministères». Il précise aussi que pour mieux dyna- miser la communication institutionnelle, il est prévu prochainement la tenue d’une session de formation au profit des chargés de communication des différents départements ministériels. S’ensuivra une autre rencontre du même genre qui sera consacrée, quant à elle, aux attachés de presses des wilayas, et ce dans le cadre d’une démarche impliquant la mobilisation du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales. Du coup, la pro- fessionnalisation du métier de la communication et l’émergence d’une res- source humaine irréprochable du point de vue des compétences et de la maîtrise des techniques propres à une profession «sensible», eu égard à son impact sur l’opinion, s’inscrit à titre de défi que M. Grine, ministre du secteur, s’emploie à consacrer sur le terrain. De ses sorties répétées sur le terrain, M. Grine n’a qu’un seul leitmotiv qu’il ne cesse de remettre au goût du jour, à savoir que l’heure a sonné pour que la presse nationale, à travers toute sa composante, accède à un niveau de professionnalisation notable. Il devient urgent que le métier de la communication se libère des vieux réflexes qui s’avèrent aujourd’hui d’aucune utilité tant le pays a grandement besoin de toutes ses compétences, qu’il faudrait mobiliser sans la moindre exclusion pour relever le défi de la modernité. Aussi, la stratégie de ce secteur s’articule désormais sur un objectif qui ne pourra que mieux servir la nation. À savoir mieux former les journalistes et autres intervenants dans le métier de la communication, à même de hisser les professionnels des médias au rang de véritables partenaires dans la défense des intérêts du pays et de la réalisation des objectifs de développement tous azimuts initiés par le Président Bouteflika. Karim Aoudia

SEMAINE MONDIALE DE L'ENTREPRENEURIAT, DU 16 AU 22 NOVEMBRE

L’Algérie au cœur de l’évènement

Notre pays a été classé 2 e sur 49 États participants au concours du congrès mondial de l’entrepreneuriat qui s'est déroulé en mars 2015 à Milan (Italie)

L’encouragement de la culture en- trepreneuriale au sein des jeunes, no- tamment les jeunes universitaires, stimuler l'esprit de l'initiative et le po- tentiel novateur et de créativité auprès des différents segments de la société, développer le mentorat au niveau des organisations patronales avec comme finalité, l'émergence de startups capa- bles de relever les défis économiques, tels sont les objectifs de cet évènement qui fédère plus de 160 pays, de par le monde, dont notre pays, à travers le ré- seau NAPEO Algérie (North Africa Partnership for Economic Opportuni- ties). La semaine de l'entrepreneuriat, qui constitue le support des objectifs rete- nus par les organisateurs de cette mani- festation, prévoit, pour cette cinquième édition placée sous le patronage du Pre- mier ministre, M. Abdelmalek Sellal, d'encadrer 2.500 activités avec le concours de 467 partenaires à travers les 48 wilayas. La cérémonie d'ouver- ture de la GEW 2015, présidée par M. Mohammed El Ghazi, ministre du Tra- vail, de l'Emploi et de la Sécurité so- ciale, s'est déroulée, hier, à l'hôtel El-Aurassi, en présence de représen- tants de départements ministériels, de l'ambassadrice des Etats-Unis, M me Joan Polaschik, de la représentante ré- sidente du PNUD et coordinatrice rési- dente du système des Nations unies en Algérie, M me Cristina Amaral, ainsi que de responsables d'institutions, et d'en- treprises venus apporter leur soutien et leur contribution aux initiateurs de cette manifestation, mais aussi aux jeunes ta- lents. D'emblée, le ministre du Travail

a évoqué l'importance qui consiste à

promouvoir l'écosystème entrepreneu-

rial, objectif retenu au titre de cette cin- quième édition pour rendre hommage aux créateurs d'emplois et aux entrepre- neurs. M. Mohammed El Ghazi saisira l'opportunité pour souligner l'engage- ment du gouvernement en matière de politique d'emploi à travers les disposi- tifs mis en place, notamment la Cnac et l'Ansej dont une cinquantaine de mai- sons de l'entrepreneuriat ont été créées

et certifiées par le BIT, a-t-il indiqué.

Dans sa lancée, le ministre a déclaré que les deux dispositifs consolidés à travers plusieurs conventions passées avec des secteurs économiques dont la pêche, les TIC et les ressources en eau ont permis la création de 475.000 micro-entreprises, soit, 1,1 million d'emplois directs à fin septembre 2015. Les pouvoirs publics, a-t-il affirmé, ac-

cordent un intérêt particulier à l'entre- preneuriat des jeunes, dans le cadre des dispositifs de promotion de l'emploi et

la lutte contre le chômage qui s'est ren-

forcé, depuis 2008, par des mesures de

facilitation destinées à inculquer l'esprit d'entreprendre chez les jeunes, comme étant le vivier aux futures PME. M. Ali Kahlane, président de NAPEO Algérie

a, pour sa part, mis en avant les actions

initiées par le gouvernement et le patro- nat dans le cadre de cette démarche tout en insistant sur le rôle de la diaspora al- gérienne dans la phase actuelle, d'autant plus que, le pays dispose d'ingénieurs et de scientifiques qualifiés ayant permis au pays de se classer 61 e au plan mon- dial récemment alors que quatre de nos centres de recherches ont été parmi le

Ph. Nesrine T.
Ph. Nesrine T.

TOP 50 africain, le CERIST ayant dé- croché la 3 e place. Dans cette optique, la GEW qui est hébergée par NAPEO,

depuis 2011, ambitionne de renforcer la dynamique d'entreprendre et stimuler l'esprit d'entreprendre. Les perfor- mances réalisées ont permis à notre pays d'être classé 2 e , sur 49 Etats parti- cipants, au concours du congrès mon- dial de l'entrepreneuriat qui s'est déroulé en mars 2015 à Milan (Italie) et a reçu le trophée "Pays de l'année", dé- croché le "Compus Award", a rappelé M. Kahlane pour dire la nécessité de poursuivre les efforts dans cette direc- tion. Préoccupation partagée par M me Fatiha Rachedi, Lead de la GEW Algé- rie, qui a mis en exergue l'engagement des pouvoirs publics à soutenir les jeunes entrepreneurs. Aussi, a-t-elle souligné, le rôle des étudiants dans la sensibilisation au niveau des campus, et

des médis dans la vulgarisation des ac- tions de NAPEO Algérie à travers le

territoire. M me Rachedi a également rap- pelé l'engagement permanent des spon- sors dans l'accompagnement des jeunes entrepreneurs depuis 2011. La détermi- nation des organisateurs de l'évènement

a permis, a-t-elle dit, de consolider l'ac- tion du réseau grâce auquel 2.205 acti- vités ont pu être organisée, en 2014, dans les 48 wilayas, avec le concours de 467 partenaires et 261.000 partici- pants sachant que c'est la wilaya de Bis-

kra qui a été classée première. Il s'agira,

a conclu la directrice de GEW Algérie

de consolider le mouvement pour at- teindre un objectif de 700 partenaires, 3.000 activités et 350.000 participants. D. Akila

MOHAMED EL-GHAZI :

« 1 million d’emplois créés par l’Ansej et la Cnac »

Près de 475.000 micro-entreprises ont été créées dans

le cadre des dispositifs de l'Ansej et de la Cnac, générant plus d'un million d'emplois, a indiqué, hier à Alger, le mi- nistre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, Mo- hamed El-Ghazi. «Depuis la mise en place de ces deux dispositifs jusqu'au 30 septembre 2015, l'Ansej et la Cnac ont financé 475.000 micro-entreprises», a souligné le mi-

nistre, lors de l'ouverture de la Semaine mondiale de l'en- trepreneuriat (GEW) organisée du 16 au 22 novembre en cours. Le dispositif de l'Agence nationale de soutien à l'em- ploi des jeunes (Ansej) a débuté en 1996 alors que celui de la Caisse nationale d'assurance-chômage (Cnac) a démarré en 2004, rappelle-t-on. La création de ces entreprises a per- mis de générer 1,1 million d'emplois directs, selon les chif- fres présentés par le ministre qui a énuméré, à cette occasion, les différentes mesures prises par le gouverne- ment pour encourager les jeunes à développer des activités

entrepreneuriales. Pour M. El-Ghazi, les efforts de ces deux organismes d'appui aux micro-entreprises ont permis à l'Al- gérie de se positionner à la 4 e place, lors de la précédente édition de cette semaine mondiale de l'entrepreneuriat. «Ces deux organismes apportent aux porteurs de projets, le sa- voir-faire, l'accompagnement lors de la réalisation de leurs projets, la pérennisation de leurs activités et l'accès au fi- nancement», a-t-il poursuivi. M. El-Ghazi a rappelé les me- sures prises depuis 2008 pour faciliter la création de ce type d'entreprises telles la réduction des délais de traitement des dossiers des porteurs de projets, la révision en baisse de l'apport personnel du porteur du projet et la bonification des taux d'intérêt sur les crédits bancaires. L'instauration d'une fiscalité progressive sur trois années et la réservation d'un quota de 20% de la commande publique à des micro-entre- prises figurent aussi parmi les facilitations accordées par le gouvernement.

Mardi 17 Novembre 2015

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EL MOUDJAHID

toUrISME

Ghoul annonce le lancement de 2.500 nouveaux projets

Dans le sillage du grand chantier qu’il a annoncé dimanche dernier et portant notamment sur la réalisation, d’ici 2017, de 1.000 projets touristiques pour une enveloppe de 5 milliards de dollars, Amar Ghoul a mis en avant, hier, un second programme plus ambitieux que le premier.

I l s’agit de l’exécution à partir, de 2016, de 2.500 autres projets au profit, a-t-il tenu à préciser, «de

toutes les couches de la société et qui

seront implantés dans toutes les régions du pays à vocation touristique». «nous prévoyons de construire 100 hôtels haut standing, mais, en même temps,

2.000 établissements hôteliers de une

et deux étoiles sont au programme, pour pouvoir toucher toutes les fa- milles algériennes», a confié le minis- tre de l'Aménagement du territoire, du tourisme et de l'Artisanat, à l’occa- sion de la rencontre avec les agences de voyages qu’il a présidée hier à Sidi Fredj (Alger). Amar ghoul reconnaît l’existence d’un grand déficit en matière d’infra-

structures touristiques en Algérie, et es- time à 500.000 lits, les besoins de notre pays à moyen terme. «Actuellement, nous sommes à 104.000 lits, et avec la réalisation du premier programme de

1.000 projets, la capacité de nos infra-

structures d’hébergement, tous seg- ments confondus, sera portée à 220.000 lits. Est-ce suffisant ? Assurément pas, car l’Algérie est un continent et peut at- tirer les touristes, surtout qu’elle vient récemment d’être classée parmi les dix plus beaux pays du monde», a-t-il ex- pliqué, plaidant en faveur d’un tou- risme durable à travers des équipements et des infrastructures qui

Ph. : Louisa
Ph. : Louisa

assurent la rentabilité. «Il faut voir, ce qui se passe autour de nous. Je prends comme exemple, nos voisins qui pei- nent aujourd’hui à remplir des hôtels et des complexes touristiques en raison de la situation sécuritaire, d’où l’impor- tance de miser sur le tourisme domes- tique qui reste une priorité pour nous. C’est le tourisme intérieur qu’on trouvera lorsque les choses vont mal à l’étranger», a-t-il considéré, en rappe- lant, devant les professionnels du tou-

risme, les potentialités touristiques «formidables» de notre pays, notam- ment le Sud où l’on doit mettre le pa- quet. «Si l’on veut réellement concurrencer nos voisins et d’autres pays, nous n’avons pas d’autres choix que de miser sur le Sahara algérien, un atout que les autres n’ont pas. Soyons intelligents et pragmatiques dans notre démarche et notre vision», a-t-il fait re- marquer. Quelque 150 agences exer- çant essentiellement dans le couloir de

l’Ahaggar vers le tassili (tamanrasset - Djanet) étouffent financièrement, à cause de la baisse de l’activité touris- tique, même si un léger mieux est constaté ces trois dernières années.

Les contraintes subies par les agences de tourisme de Sud posées Selon le président du Syndicat na- tional des agences de voyages (SnAV), Bachir Djeridi, les professionnels sou- haitent l’effacement des dettes, esti- mées à 8 milliards de centimes, qui se sont accumulées au fil des années. Les agences de voyages ont soulevé également la nécessité à ce que la com- pagnie nationale aérienne fasse des concessions en matière de remises des prix, en réduisant le seuil minimal des voyageurs à partir duquel, elle applique les réductions. Aujourd’hui, Air Algé- rie exige aux agences de voyages au moins 30 personnes pendant que ces dernières souhaitent le rabattement des prix à partir de 5 voyageurs et plus, chose qui reste difficile à concrétiser. toutes ces contraintes relevées par les agences de voyages sont prises en considération et seront sérieusement examinées par le gouvernement, a as- suré le ministre de l'Aménagement du territoire, du tourisme et de l'Artisanat qui affirme que la volonté politique pour «développer» et «promouvoir» le tourisme en Algérie est «réelle», citant,

à titre d’exemple, cette rencontre avec

les agences de voyages, qui constitue une premières en Algérie. «Je vous rap- pelle que le tourisme fait partie, avec

l’agriculture, l’industrie et les services des secteurs sur lesquels l’État mise pour sortir de la dépendance des hydro- carbures», a-t-il noté, avant de lancer un appel aux agences de voyages pour «s’organiser» et se «structurer» au sein des organisations syndicales, en l’oc- currence la SnAV et la FnAt, la Fédé- ration nationale des agences de tourisme. toutefois, Amar ghoul plaide pour une mise à niveau complète de la pro- fession de gérants d’agences de voyages et souhaite mener un «assai- nissement» au sein de la corporation pour distinguer les professionnels des «trabendistes». «Cette tâche vous in- combe. Pour cela, je vous conseille de mettre en place un code d’éthique et de déontologie, à l’image de l’ordre des médecins ou celui des architectes. S’il

y a manquements, j’estime que c’est la

corporation qui doit démasquer les au- teurs de ces dépassements, pas l’Admi- nistration. Il faut faire en sorte que seuls les vrais professionnels survivent dans cette activité, celui qui ne répond pas aux normes et aux critères requis devra changer de métier, car il y va de l’image de marque de l’Algérie», a-t-il conclu.

S. A. M.

LUttE ContrE L’ExtrÉMISME rELIgIEUx

Mohamed Aïssa annonce la création d’un observatoire dès l’année prochaine

Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aïssa, a annoncé, hier à Dar El-Imam à Alger, la création, en perspective de l’année prochaine, d’un nouvel observatoire pour la lutte contre l’extrémisme, de même qu’il est prévu la mise en place d’une entreprise char- gée de la gestion de la zakat. En marge d’une rencontre avec les cadres du secteur, le ministre a souligné que «le futur ob- servatoire est devenu une nécessité», indiquant que «son rôle est d’ouvrir le débat, analyser les idées pour les simplifier et les clarifier, afin de protéger le peuple des interprétations qui versent dans la désinformation», indiquant que «les ana- lyses et les débats pourront aussi être communi- qués aux élèves, dans les prêches du vendredi et dans des campagnes d’information». Par ailleurs, le ministre a souligné le rôle des mosquées, que ce soit sur le territoire national ou à l’étranger, dont la grande mosquée de Paris, et cela afin de protéger les Algériens de l’extré- misme en les sensibilisant. La mosquée est ap- pelée à prôner la vigilance et à faire barrage aux idées pernicieuses qui visent à pénétrer à l’inté- rieur des «murs de la mosquée et les rangs des musulmans», appelant tous les membres du sec- teur à se mobiliser contre ces idiologies extré- mistes qui nuisent au pays et à la société. Mohamed Aïssa a réitéré le fait que l’État veille à mettre en œuvre des programmes pour

que l’État veille à mettre en œuvre des programmes pour «la formation des imams, que ce

«la formation des imams, que ce soit au niveau national ou pour les communautés algériennes établies à l’étranger», indiquant que 170 imams ont été formés, dont 120 imams par intérim et 50 imams fonctionnaires. Pour ce qui est des attentats de Paris, Moha- med Aïssa, les a vigoureusement dénoncés, pré- cisant que «cet acte a offensé l’islam qui est une religion de paix et de tolérance».

« La tutelle a ouvert les portes au partenaire social » Le premier responsable du secteur des Af- faires religieuses et des Wakfs a réitéré que la tu- telle a reçu le partenaire social, à savoir la Coordination nationale des imams et des fonc- tionnaires des affaires religieuses, qui a exposé

les préoccupations des fonctionnaires du secteur, et que «nous allons aider ce partenaire».

« Le dossier des pèlerins disparus n’est pas encore clôturé » En ce qui concerne les pèlerins algériens dis- parus, le ministre a fait savoir que l’enquête est toujours en cours, rappelant que trois Algériens n’ont pas été encore été identifiés et un autre est supposé faire partie de la communauté algérienne établie à l’étranger. Dans le même cadre, le ministre a ajouté qu’une rencontre est prévue dans les prochains jours avec l’ambassadeur d’Arabie saoudite en Algérie, pour faire le point sur la situation géné- rale de la saison du hadj 2015. Hamza Hichem

Lancement de la E-Zakat à partir de 2016

Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aissa, a annoncé hier à Alger le lancement, à partir de 2016, de la gestion électro- nique du fonds de la zakat (E-Zakat). Dans une allocution lors d’une confé- rence nationale des cadres du secteur des affaires religieuses et des wakfs qui s’est tenue à Dar el Imam (Mohammadia), le ministre a indiqué que la gestion électronique du fonds de la zakat sera lancée à partir de 2016. La E-Zakat qui repose sur le programme informatique élaboré par le fonds in- titulé «El Aadel», permettra de moderniser le fonds de la zakat et de mettre un terme aux interprétations tendancieuses concernant ce fonds. Une aide financière sera octroyée à partir de l’année prochaine aux nécessiteux, à fait savoir M. Aissa qui a annoncé également la création prochaine d’une

institution des waqfs pour une «gestion spécialisée des wakfs à travers la création de micro-entreprises». S’agissant du hadj, le ministre a annoncé la révision prochaine du cahier des charges relatif à la prise en charge des hadjis dans les Lieux saints et celui portant sur l’organisation du hadj et de la omra par les agences touristiques publiques et privées. Il sera également question de la modernisation de la gestion du hadj à travers l’introduction de la gestion éléctoronique et l’amélioration des conditions d’hébergement, notamment à Arafat et à Mina en vue de la mise en œuvre du plan d’action du gouvernement. D’autres actions sont prévues après la tenue des séances d’évaluation, a-t-il ajouté. M. Aissa a en outre annoncé la création «pro- chaine» de l’observatoire national de lutte contre l’extrémisme religieux.

noUrIA BEnghEBrIt à tÉBESSA :

« Les conseils de wilaya des inspecteurs : un rôle essentiel »

La ministre de l’Éducation natio- nale, nouria Benghebrit, a considéré, dimanche à tébessa, que les conseils de wilaya des inspecteurs, nouvelle- ment créés à travers les directions de l’éducation, ont un «rôle fondamental» dans le suivi pédagogique. La minis- tre, qui présidait l’installation du conseil des inspecteurs de la wilaya de tébessa, en présence des responsables et des élus locaux, a insisté sur l’im-

portance du rôle de cette instance char-

gée,

l’accompagnement et de l’animation des établissements scolaires. M me Benghebrit, qui a ajouté que cette instance constitue «l’instrument pédagogique» du ministère, a appelé les cadres du secteur dans cette wilaya à élaborer une étude détaillée des résultats des exa- mens de tous les paliers et de toutes les matières, à la lumière de laquelle sera orientée l’action pédagogique à mener. Affirmant s’attendre à ce que cette instance assiste la direction de l’éducation dans la mise en œuvre de la stratégie du secteur, la ministre a assisté, à tébessa, à un cours d’éducation physique à l’école okba-Ibn-nafaâ, avant d’inaugurer et de baptiser un col- lège d’enseignement moyen (CEM) du nom du chahid Cherif Azzoun. Elle a également procédé à l’inauguration d’un centre de médecine du travail pour les employés du secteur de l’éducation avant de clôturer sa visite par l’inspection du lycée Zoubir-Ibn-El-Aouam, dans la commune d’El-Aoui- net.

Zoubir-Ibn-El-Aouam, dans la commune d’El-Aoui- net. notamment, de trAnSPort La modernisation du rail, une

notamment,

de

trAnSPort

La modernisation du rail, une priorité dans le processus de développement du pays

Le développement et la modernisation du rail constituent une priorité dans le pro- cessus de développement du pays et dans la densification des échanges commer- ciaux interwilayas, a souligné le ministre des transports, Boudjemaâ talaï, hier à tébessa. L’importance du chemin de fer est «vitale» au regard du surcroît de dyna- misme qu’il conférera à l'économie natio- nale, a indiqué le ministre après avoir suivi, non loin de la commune d'El-Aoui- net, un exposé sur le projet de renforce- ment, d’électrification et de doublement de la voie ferroviaire minière Djebel onk- Annaba sur 413 km. Ce projet permettra de garantir le transport des minerais de fer et du phosphate entre les gisements de la wilaya de tébessa et les complexes indus- triels implantés à Annaba, a relevé le mi- nistre, avant d'assurer que les études techniques préalables au lancement des travaux de réhabilitation et modernisation de la ligne seront finalisées «courant mars 2016». Selon les explications fournies par des responsables de l’AnESrIF (Agence

fournies par des responsables de l’AnESrIF (Agence nationale d’études et de suivi de la réali- sation

nationale d’études et de suivi de la réali- sation des investissements ferroviaires), les travaux prévus comprennent, entre au- tres actions de réhabilitation et d’électrifi- cation de la voie, l’installation de signalisations lumineuses et de systèmes de sécurité. La mise en exploitation de la voie ferrée Djebel onk-Annaba permettra également, a souligné M. talaï, de desser- rer la pression sur les routes, extrêmement sollicitées par les poids lourds transportant des marchandises. Le ministre a rappelé,

s’agissant de l’effort déployé en Algérie pour développer le rail, que des travaux étaient en cours pour la réalisation de 2.350 km de chemin de fer à travers le pays, et dont la réception «progressive» est prévue «à partir du premier semestre de 2016». M. talaï a inauguré, au cours de sa tournée, une gare routière dans la com- mune d’El-ouenza, qui s’ajoute à celles déjà réceptionnées à Bir El-Ater et Chréa, tandis qu’une troisième est projetée au chef-lieu de la wilaya, selon les responsa- bles locaux du secteur. Le ministre des transports, qui a également inspecté, à té- bessa, l’Entreprise publique de transport urbain et suburbain qui exploite une flotte de 29 autobus, a donné son aval pour l’augmentation du parc de cette entreprise au moyen de 12 autres véhicules, pour couvrir de nouvelles lignes vers les com- munes Boulhaf-Dyr, d’El-Ma Labiod et de hammamet. Sur site, le ministre a exhorté les travailleurs à veiller à l’entretien régu- lier des véhicules et à améliorer l’accueil des usagers.

Mardi 17 novembre 2015

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EL MOUDJAHID

RePRIse, DImAnCHe PRoCHAIn, Des tRAVAUx à L’AssemBLée PoPULAIRe nAtIonALe

Présentation du projet de loi de finances 2016

Alors que la journée de jeudi prochain sera consacrée aux réponses à des questions orales adressées à des membres du gouvernement, les députés de l’Assemblée populaire nationale, qui disposent des copies du rapport préliminaire du projet de la loi de finances et du budget, préparent leurs interventions au débat général du projet de loi de finances 2016 qui sera soumis, dimanche matin, à l’appréciation de l’Assemblée, lors d’une séance plénière présidée par Mohamed Larbi Ould Khelifa, par le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa.

C’ est officiel, la réunion du bureau de l’APn a fixé la date et tracé le ca- lendrier des séances. Les travaux

en commission se sont donc achevés et le rapport de synthèse de l’examen des budgets sectoriels des différents ministères et dépar- tements concernés a été élaboré avec des pro- positions et des recommandations sur les différents articles du projet de la LF 2016. L’examen en commission du texte de loi sur l’exécution des budgets sectoriels de fonctionnement et d’équipement services et des activités des différentes institutions et structures concernées, qui a débuté le 27 oc- tobre dernier, vient donc de s’achever, ou- vrant une autre étape du processus de l’élaboration de l’activité législative. Le passage des différents responsables des secteurs d’activité nationale, ainsi que les auditions des experts et spécialistes des ins- titutions financières et établissements ban- caires concernées, depuis le mois dernier, ont certainement permis aux membres de la com- mission des finances et du budget de l’As- semblée populaire nationale de disposer de tous les éléments de réponses et des clarifi- cations nécessaires devant permettre l’élabo- ration du rapport préliminaire du projet de la loi de finances et du budget pour l’exercice 2016, et de rédiger les propositions d’amen- dement des articles sur lesquels des points de vue, des avis et des ajustements ont retenu le consensus parmi les membres des députés et ceux des représentants du gouvernement. L’examen du projet de loi en plénière, dès ce dimanche, dont la programmation a été an-

dès ce dimanche, dont la programmation a été an- noncée à l’issue de la réunion du

noncée à l’issue de la réunion du bureau de l’Assemblée populaire nationale, présidée par mohamed Larbi ould Khelifa, constitue en elle-même un élément important, indi- quant que le président et ses neuf assistants ont reçu le rapport préliminaire ainsi que toutes les données chiffrées et détaillées du texte de loi qui fixe les agencements finan- ciers et législatifs des projets de budget d’exécution du projet de la loi de finances pour 2016 et la mise en œuvre des objectifs retenus dans le programme du gouvernement sur la base du plan quinquennal 2015-2019,

en tenant compte des nouvelles orientations économiques et industrielles entérinées lors des Conseils des ministres de juillet et d’oc- tobre derniers. en parlant des nouvelles orientations re- tenues au début du trimestre de cette année, notamment celles d’ordre économique confi- nées dans les projets de la LFC15 et la LF16, il convient de citer la construction d’une éco- nomie émergente basée sur des politiques de réindustrialisation, de développement agri- cole et rural, de valorisation des secteurs de l’énergie et du tourisme. Il est également

question d’œuvrer à la relance du programme de croissance dont les grands axes visent la préservation des acquis gagnés dans les dif- férents domaines, la promotion des politiques d’aménagement du territoire, notamment la réussite du développement local opéré à tra- vers la création des nouveaux pôles d’activité diversifiés et circonscriptions administra- tives, en consolidation de leurs assises, l’ac- célération du rythme des investissements dans les secteurs agricole, industriel, touris- tique ou artisanal, ainsi que le développe- ment optimal du capital humain. La prise en charge de ces principaux axes de travail du plan, confiée au Premier minis- tre et des membres de son gouvernement pour l’exercice de 2016, qui devra obéir au cadre macroéconomique et financier du pro- jet de la loi de finances, devra impérative- ment prendre en considération les conséquences et les perspectives d’évolution de l’économie mondiale, des fluctuations des prix des hydrocarbures dans une conjoncture internationale de crise financière dominée par des instabilités et autres menaces d’ordre sécuritaire. Les députés de l’Assemblée qui se répartissent sur une quarantaine de forma- tions politiques de différentes tendances et courants politiques se préparent donc au débat général du texte de la loi, dès dimanche prochain. en attendant plus de précisions, on ne sait pas encore le nombre d’inscrits sur la liste des intervenants, les choses se précise- ront certainement jeudi, lors de la séance plé- nière consacrée aux questions orales. Houria Akram

Logements LsP

Le wali d’Alger remet les clefs à 2.013 familles

C’est dans une ambiance des plus festives que le wali d’Al- ger, m. Abdelkader Zoukh, a remis, hier, dans la salle omni- sports de la commune de Chéraga, les clefs de leur logement à 2.013 familles, lors d’une cérémonie conviviale présidée par le wali. De ce fait, 2.013 nouveaux logements, dans le cadre de la formule LsP, ont été livrés, avant la livraison de 2.000 autres logements en décembre prochain. «Aujourd’hui, nous célébrons le fruit de la patience de nos citoyens qui ont tant at- tendu pour bénéficier de leur logement», a lancé le wali à l’as- sistance nombreuse, venue recevoir les clefs de sa nouvelle habitation. «D’autres projets sont en cours de réalisation dans le cadre du programme destiné à la wilaya d’Alger, qui béné- ficiera de pas moins de 260.000 logements, dont 90.000 pour la formule AADL, 45.000 pour la version promotionnelle, et 42.000 logements sociaux seront également livrés», ajoute le premier magistrat de la wilaya. Le wali d’Alger a indiqué que sur 42.000 logements de type LsP inscrits depuis une quin- zaine d’années dans la capitale, seulement 12.000 ont été li- vrés. Celui-ci a tenu à s’excuser auprès des bénéficiaires, et il s’est engagé à livrer les logements des autres souscripteurs de cette formule, d’ici 2016. Abdelkader Zoukh, qui a promis d’aller jusqu’au bout du programme du Président de la Répu- blique pour l’attribution des logements, a indiqué que, depuis 18 mois, la wilaya d’Alger a attribué un peu plus de 30.000

logements, toutes formules confondues, ce qui a permis de re- loger 150.000 personnes dans la capitale. «tous les citoyens habitants des taudis ou dans des logements indécents auront droit à un logement, c’est une question de temps seulement, ils doivent nous comprendre et patienter», lance le wali d’Al- ger. Il remercie cependant le ministre de l’Habitat, et de l’Ur- banisme et de la Ville, Abdelmadjid tebboune, pour les efforts de son département, pour tout le soutien et l’accompagnement dont a bénéficié la wilaya d’Alger en matière de logement. Avec ce nouveau quota, ce sont 5.084 unités LsP ont été attribuées, depuis juin 2014, en trois phases, la première opé- ration avait concerné 1.040 logements et la seconde 1.030 lo- gements, dit le directeur du logement de la wilaya d’Alger, smaïl Loumi. Ce dernier précise que les 2.013 logements at- tribués lors de cette troisième opération sont répartis comme suite : 482 logements, plus 36, à Aïn Benian, 218 à Hamma- met, 483 à Aïn malha, 20 à Birtouta, 30 à Aïn taya, 104 loge- ments, plus 98, à Reghaia, et 202 à saoula, sur trois sites. Par ailleurs, il faut savoir que le programme LsP de la wi- laya d’Alger est doté de 42.248 logements, dont 11.709 ont été livrés à fin 2014, selon un bilan fourni par la direction de wi- laya du logement, qui s’est engagée à distribuer 11.884 unités en 2015, et 15.304 en 2016. Après plusieurs années d’attente,

les familles présentes à la salle omnisports ont enfin pu se voir attribuer un logement décent. «C’est le fruit d’une très longue attente, un patience de 15 ans, j’ai même perdu espoir devoir ma nouvelle habitation, j’avais peur de quitter cette terre sans pourvoir profiter de mon droit», a déclaré Hadj Brahim, très ému, les larmes aux yeux. Une autre femme, d’un certain âge, nous apprend qu’elle attendait ce moment «historique» depuis 14 ans, soit depuis le dépôt du dossier, pour pouvoir bénéficier d’un logement décent pour elle et ses enfants. en effet, de nombreux bénéficiaires de ces logements avaient fait leur souscription en 2000. «J’étais encore célibataire quand, en 2000, j’ai déposé mon dossier de demande de logement LsP. Depuis, je me suis marié et maintenant, j’ai trois enfants, dont l’un est au Cem», a souligné, sans pouvoir contenir sa joie, ce père de famille, après avoir reçu les clefs de son apparte- ment. Il y a lieu de signaler que pour les souscripteurs restants, le wali a affirmé, récemment, que le gouvernement tient «tous ses engagements» en la matière, précisant que tout le monde sera logé. D’ailleurs, le recensement des chantiers de réalisa- tion des projets de logements participatifs sera parachevé avant la fin novembre en cours. L’opération permettra d’évaluer l’état d’avancement réel du programme au niveau de chaque chantier.

Mohamed Mendaci

JUstICe

L’affaire Sonatrach-1 inscrite au rôle de la présente session du tribunal criminel d’Alger

L'affaire sonatrach-1 est inscrite au rôle de la présente session du tribunal criminel d'Alger, a annoncé, hier à Alger, le procureur général près la cour d'Alger, Brahmi Ha- chemi. L'affaire sonatrach-1, dans laquelle sont impliqués 19 hauts responsables du groupe sonatrach et de compagnies étran- gères est inscrite au rôle de la présente ses- sion du tribunal criminel d'Alger (2 e session criminelle de 2015), a déclaré m. Brahmi à

l'APs, en marge de la réunion des présidents des cours de justice, sans avancer la date du procès. «Des convocations seront adressées, dans les prochains jours, aux personnes concernées par l'affaire, à savoir les accusés, les parties civiles et les témoins», a-t-il indi- qué. Cette affaire a été reportée à deux re- prises, en mars et juin derniers, pour plusieurs motifs, dont le retrait de la défense et l'ab- sence des témoins. Parmi les prévenus figu-

rent l'ancien PDg du groupe sonatrach, me- ziane mohamed, le PDg d'un groupe alle- mand, ainsi que 8 directeurs exécutifs du groupe sonatrach, dont Amar Zenasni, res- ponsable du transport par pipeline, et le di- recteur des activités «amont», Belkacem Boumediene. Figurent également sur la liste des accusés 4 entreprises étrangères ayant bé- néficié «frauduleusement» de marchés pu- blics, au préjudice de sonatrach. Les accusés,

dont sept sont en détention, doivent répondre des chefs d'inculpation «de commandement d'une association de malfaiteurs, passation de marchés en violation de la législation et du règlement, octroi d'avantages injustifiés au profit d'autrui et corruption». Ils sont égale- ment poursuivis pour «blanchiment d'argent, dilapidation de deniers publics et augmenta- tion des prix lors de la passation des mar- chés».

mardi 17 novembre 2015

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EL MOUDJAHID

Le DG De LA CnAs, m. HADDAm, Au Forum De LA rADio :

« L’équilibre de la Caisse passe aussi par le recouvrement des cotisations »

Le directeur général de la Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs, M. Tidjani Hacène Haddam, a déclaré, hier, au Forum de la Radio que le système de sécurité sociale est l’un des meilleurs au monde, rappelant que la CNAS est une entreprise hautement citoyenne qui s’attelle à fournir des prestations de qualité aux assurés et leurs ayants droit, consacrant ainsi le principe de couverture sociale à tous les travailleurs et la concrétisation sur le terrain des orientations du gouvernement quant à la promotion de la politique sociale, à travers la préservation du système de sécurité des salariés, placé, aujourd’hui, au cœur des politiques des pouvoirs publics.

I l affirmera, en effet, que ce souci, est confirmé, une fois de plus par la loi de fi- nances complémentaire de 2015 qui a intro-

duit de nouvelles mesures pour inciter les employeurs à s’acquitter des cotisations de leurs travailleurs, allant jusqu’à prévoir des pénalités de retard mais également des majorations et des échéanciers de paiement pour tous ceux qui pro- cèdent à la régularisation de leur situation avant le 31 mars prochain. il ne manquera pas de sou- ligner, également que des dispositions sont prises pour encourager les jeunes qui activent dans les circuits informels, à travers l’affiliation volon- taire qui leur permet de bénéficier d’une couver- ture sociale, pour une cotisation de l’ordre de 12% du snmG, soit 2.160 DA, par mois, pour une période de trois années, avant de régulariser leur situation ou carrément trouver un emploi permanent. « nous voulons qu’ils découvrent le système de sécurité sociale et la procédure est très simple : il suffit de la carte nationale et d’un extrait de naissance », dira-t-il, avant d’ajouter que des instructions fermes ont été données par le ministre du travail, de l’emploi et de la sé- curité sociale pour bien les accueillir. m. Had- dam précisera que ces mesures d’encouragement viennent, réhabiliter de nombreux travailleurs dans leurs droits, d’autant plus qu’ils sont nom- breux à ne pas bénéficier de protection sociale, avant de poursuivre que la campagne de recou- vrement, lancée, ainsi par la CnAs pour le re- couvrement des cotisations des organismes employeurs se veut une action de communica- tion, voire un rapprochement entre la CnAs et le citoyen. Le DG de la CnAs qui qualifie 2015 de l’année de recouvrement et d’équilibre des caisses de sécurité sociale, entre autres, la caisse qu’il dirige, estimera que l’équilibre financier de celles-ci passe par le recouvrement qui contribue

de celles-ci passe par le recouvrement qui contribue à la paix sociale, insistant ainsi, sur l’implication

à la paix sociale, insistant ainsi, sur l’implication du citoyen, par le biais de l’employeur, partie prenante du système de sécurité sociale dans notre pays même si tous les risques sont pris en charge par l’etat. il relèvera, en outre, que l’em- ployé dispose de tous les droits de réclamer à son employeur une assurance sociale et peut ainsi saisir l’inspection du travail qui affectera des contrôleurs, en sus de ceux de la CnAs pour obliger l’employeur à déclarer ses travailleurs. L’invité de la radio nationale notera par ailleurs que le dispositif d’encouragement à la création d’emploi accordait déjà des avantages à tous les

employeurs qui déclarent leurs effectifs, favori- sant certains secteurs, à l’instar du bâtiment, du tourisme et de l’artisanat, mais aussi en fonction des régions et de nombre d’emplois permanents créés.

3.000 médecins et 10.000 pharmaciens conventionnés à la CNAS s’exprimant sur le remboursement des médi- caments, il notera que les salariés et leurs ayants droit bénéficient de remboursement à hauteur de 80% alors que ceux dont le salaire et égal ou in- férieur du snmG, sont couverts à 100%. il

poursuivra que quelque 10.000 pharmacies et

3.000 médecins sont conventionnés à la CnAs,

notant que la liste des remboursements est élar- gie aux échographies, radiologies et autres actes médicaux, insistant sur l’importance de la carte « Chifa » qui est une véritable révolution qui per- met au malade d’avoir ses médicaments dans les endroits les plus reculés, tout en lui épargnant la peine de se déplacer vers la CnAs pour l’actua- liser puisque cette opération se fait au niveau des officines pour peu qu’elles soient connectées à internet et dispose de cette application. Le DG de la CnAs plaide pour le développement du médecin de famille pour aller vers une prise en charge correcte et une maîtrise du coût de la santé. « notre but est de réaliser l’équation meil- leure prise en charge au meilleur prix », expli- quera-t-il. A une question, relative à la prise en charge des cancéreux, il dira que la CnAs a consacré en 2015, pas moins de 65 milliards de dinars de ses dépenses à la prise en charge des salariés, dans le cadre du forfait hôpital. A propos des médicaments génériques, il notera que ces derniers ont le même effet que les princeps et que l’etat veille à ce que ces derniers soient copies conformes de la marque, rappelant que ces derniers donnent les mêmes résultats à des coûts moindres, estimant que le malade a droit de demander des médicaments pas chers avec la même efficacité. s’agissant des transferts à l’étranger, le DG de la CnAs dira qu’il existe une commission nationale, composée des meil- leurs médecins d’Algérie à laquelle revient le dernier mot et que la CnAs n’est que prestataire de soins. Le premier responsable de la caisse de sécurité sociale affirmera au terme de son inter- vention que la CnAs fait de l’amélioration de la qualité de ses prestations une priorité. Samia D.

CAArAmA AssurAnCe

Un chiffre d’affaires de 2 milliards de dinars et de nouveaux produits

Filiale de la Compagnie Algé- rienne d’Assurance & de réassu- rance(CAAr), CAArAmA Assurance a réalisé un chiffre d’af- faires de 1,5 milliard de DA au 31 septembre 2015, et ambitionne de clôturer l’année avec un chiffre d’af- faires de 2 milliards de dinars, en nette amélioration par rapport à l’année précédente, « ce qui dénote de la consolidation de la situation de la Compagnie et de sa position sur le marché des assurances de per- sonnes », a annoncé le PDG de CAArAmA Assurance, mokhtar naouri lors d’une conférence de presse animée hier, à l’hôtel el Dja- zair au cours de laquelle il présen- tera l’évolution et la réalisation de sa compagnie. Le chiffre d’affaires de l’entreprise a connu, ainsi, un taux de croissance de 20% dans un marché de 10 milliards de DA par- tagé entre 8 assureurs. Pour le pa- tron de l’entreprise spécialisée dans l’assurance des personnes et la pré- voyance, « la croissance de CAA- rAmA Assurance témoigne de la confiance de la clientèle vis-à-vis de prestations qui attirent toujours de nouveaux clients mais aussi la qua- lité de nos produits », dira-t-il. Visiblement optimiste pour l’avenir de son entreprise mais aussi pour le marché des assurances des personnes « les investissements ef- fectués par la compagnie en matière de ressources humaines et l’ouver- ture de nouveaux centres régionaux d’ici le 1 er semestre 2016, nous per- mettent de dire que ce créneau à de l’avenir », a souligné le PDG de CAArAmA Assurance. Pour ce qui est du programme de la compagnie, « 12 centres régio- naux renforceront le réseau de dis- tribution. A ces centres régionaux s’ajouteront les agences directes qui viendront renforcer celles de nos partenaires distributeurs, ce qui de- vraient porter le réseau direct et in- direct à plus de 250 agences », a

le réseau direct et in- direct à plus de 250 agences », a affirmé son premier

affirmé son premier responsable. A l’occasion de la rencontre avec la presse, CAArAmA Assu- rance, leader du marché des assu- rances des personnes s’est attelée à améliorer les prestations relatives à son produit phare « Djemaatna », en introduisant deux mesures nova- trices, à savoir le remboursement avant CnAs qui permet d’anticiper la perception des prestations de santé avant même le remboursement par la CnAs et ce, dans les 15 jours. La seconde mesure qui constitue une exclusivité sur le marché des as- surances de personnes, est la prise en charge des maladies redoutées, telles que les infarctus, AVC et le cancer, à travers la perception d’un capital pour faire face aux besoins spécifiques induits par les maladies précitées. L’autre nouveauté de l’offre de CAArAmA est la gamme du pro- duit « Hayati » qui couvre les assu- rés contre les risques des aléas de la vie tant en milieu professionnel que domestique. Cette offre a été pensée différemment par CAArAmA As- surance, pour la personnaliser et l’adapter à la demande de sa clien- tèle. A ce titre, la gamme Hayati a été déclinée pour répondre aux be- soins des professionnels, des fa- milles et des individus.

Le fait inédit introduit par CAA- rAmA Assurance a consisté en une déclinaison de sa gamme Hayati en la personnalisant suivant divers be- soins et aussi en tenant compte des spécificités des assurés. C’est à ce titre, qu’elle a décliné cette gamme pour s’adapter à une clientèle sou- cieuse d’avoir une offre différenciée et qui correspond à ses besoins de plus en plus grandissants. La gamme de Hayati se compose éga- lement de « Hayati BtP », « Hayati Pro », « Hayati solo », « Hayati Duo », « Hayati Family », et « Hayati Junior ». il y a lieu de souligner que le secteur des assurances connaît une forte progression qui lui a permis de réaliser un chiffre d’affaires global de 69,15 milliards de DA au premier semestre 2015, contre 64,95 mds de DA à la même période de 2014, soit une hausse de 6,5%. L’assurance-dommages continue à constituer l’essentiel du chiffre d’affaires du marché avec une part de 91,2% (contre 92,9% à la même période en 2014), alors que la contribution de l’assurance-per- sonnes représente 8,8% (7,1% en 2014). Le chiffre d’affaires de l’as- surance-dommage a atteint 62,17 mds de DA entre janvier et juin der- niers contre 59,81 mds de DA à la

même période de 2014 (+4%). La branche automobile, qui a réalisé une production de 36,25 mds de DA durant la première moitié de

l’année 2015, a enregistré une hausse de 2,72% de son chiffre d’af- faires par rapport à la même période en 2014. elle représente 58,31% de la production de l’assurance-dom- mages. Les risques obligatoires ont de leur côté grimpé de près de 13%

à 5,46 mds de DA, soit 15% du por-

tefeuille de la branche automobile. Les recettes de la branche irD (incendie et risques Divers) ont at- teint 21,06 mds de DA jusqu’à fin juin 2015, en hausse de 7,39% par rapport à la même période de l’an- née précédente. Les risques « incendie, explo- sions et éléments naturels » occu- pent environ 58% du portefeuille de la branche irD avec une évolution de 6,98% de leur chiffre d’affaires. en outre, les assurances contre les effets des catastrophes naturelles (CAt-nAt) ont enregistré une lé- gère hausse de 0,2% de leur chiffre d’affaires par rapport à la même pé- riode de 2014. D’autre part, les assurances pour les risques agricoles ont connu une hausse de 16,41% de leur chif- fre d’affaires qui s’est élevé à 1,95 milliard de DA grâce aux perfor- mances réalisées en assurances ani- male et végétale (+22,8% et +19,21% respectivement) ainsi que l’assurance multirisques, engins et matériels agricoles (+15,52%). De son côté, l’assurance crédit

a marqué une hausse de 11,18% de son chiffre d’affaires qui a atteint 613 millions de DA. Cette croissance est essentielle- ment tirée par les rubriques crédit immobilier, crédit domestique et crédits à l’exportation, qui ont réa- lisé des taux d’évolution respectifs de l’ordre de 11,54%, de 10,3% et

de 16,43%. Mohamed Mendaci

CommerCe

extérieur

Une brigade mixte pour enquêter sur les cargaisons bloquées

une brigade centrale mixte a été installée hier par le ministre du Commerce, m. Bakhti

Belaïb, pour mener des enquêtes sur les car- gaisons bloquées définitivement dans les prin- cipaux ports de commerce, a annoncé le ministère dans un communiqué. Cette opéra- tion entre dans le cadre de la démarche menée par le gouvernement pour lutter efficacement contre la fraude sous toutes ses formes, ex- plique la même source. Cette brigade mixte est constituée des représentants des inspec- tions générales relevant des services compé- tents des ministères respectivement du Commerce, des Finances et de l'industrie et des mines, ainsi que des représentants de la Direction générale des douanes. Les missions confiées à cette brigade centrale consistent à procéder, incessamment, à une "enquête na- tionale approfondie" au niveau des ports, ports secs, aéroports, postes terrestres et entrepôts sous douanes "pour s'enquérir du devenir des cargaisons bloquées définitivement dans les principaux ports de commerce du 1 er janvier 2015 à ce jour", précise le ministère. La déci- sion de mettre sur pied ce nouvel organe a été prise "suite aux cas de fraudes avérés relatifs à l'introduction sur le territoire national de produits non conformes et contrefaits, consti- tuant un risque pour la santé et la sécurité du consommateur", note le communiqué. Après l'installation de cette brigade mixte, ses mem- bres "ont immédiatement procédé à l'élabora-

tion et à la validation du mode opératoire fixant la démarche à suivre pour évaluer l'am- pleur du phénomène de la fraude et de propo- ser toute mesure pratique à entreprendre, à court et moyen termes, pour endiguer ce phé- nomène", poursuit le communiqué. Cette dé- marche, comme l'a affirmé m. Belaïb dans son intervention, "vise à renforcer le contrôle des opérations d'importation, à assainir le com- merce extérieur et à lutter efficacement contre les courants de fraude".

mardi 17 novembre 2015

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EL MOUDJAHID

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CULTURE DU PALMIER-DATTIER

L’Algérie veut placer son label sur le marché mondial

La culture de la datte fait partie des filières stratégiques. C’est l’une des priorités de l’État, via le ministère de l’Agriculture, dans sa politique de renouveau agricole, en raison de son impact social et économique, en raison aussi que, pour la première fois de son histoire, la production nationale a atteint 10 millions de quintaux.

L’ ambition ne s’arrête pas là. Un énorme travail se fait au ministère pour

booster la production, mais aussi pour dynamiser l’exportation, pour que la datte algérienne se place sur les marchés internatio- naux. Selon les déclarations du premier responsable du secteur, M. Sid Ahmed Ferroukhi, l’un des objectifs en matière d’expor- tation est d’atteindre 300.000 quintaux de dattes. Il est également question de protéger les variétés de dattes al- gériennes, notamment la fa- meuse «Deglet nour» dont se prévalent plusieurs pays expor- tateurs, alors qu’il s’agit d’une variété typiquement algérienne produite dans la région de Tolga (Biskra). Pour cela, un indicateur géographique pour la reconnais- sance, avec l’intitulé «Deglet nour de Tolga», sera mis en place, la fin d’année, où la pre- mière quantité sera vendue pour faciliter la reconnaissance du produit, ainsi que sa qualité. Cette initiative touchera, en pre- mier lieu, 10 régions de la wilaya de Biskra pour être généralisée à d’autres régions. Un décret sur la labellisation des dattes sera transmis au secré- tariat général du gouvernement, vers la fin de l’année, pour per- mettre aux producteurs d’avoir l’autorisation d’utiliser le label. La saison de cueillette des dattes, lorsqu'elle revient, crée une véritable mobilisation dans la région des Zibans. La phœni- ciculture étant la principale source de revenus pour beau- coup de Biskris, la cueillette de dattes revêt un cachet social cru- cial, car intimement liée à la vie économique de la région. Entre enthousiasme et jubilation, la saison de la cueillette «cham- boule» le quotidien, comme en témoignent certains d’entre eux

le quotidien, comme en témoignent certains d’entre eux que nous avons rencontrés lors de l’ouverture de

que nous avons rencontrés lors de l’ouverture de la fête tradi- tionnelle de la datte. Dès les premières heures de la journée, les palmeraies «grouillent» d'hommes s'acti- vant, grimpant aux palmiers pour couper des régimes d'un fruit devenu le label de la région. Le fait de cueillir les dattes ré- compense des mois de travail et de labeur acharné, explique-t-on. Les femmes sont également de la fête durant cette saison gé- néreuse de la datte. Elles continuent, en dépit des techniques modernes, à préparer des sortes de jarres confection- nées à partir de peaux de mou- tons et de chèvres pour conserver les dattes. Cet ustensile traditionnel donne, affirme-t-on, un goût «particulier» aux dattes. Notre imaginaire est fixé sur des images de généreuses oasis, na- turellement entourées de pal- miers dattiers. Mais l’histoire de la culture de l’or brun du désert, «la datte», est liée à celle de l’ir- rigation, que l’eau provienne d’oasis ou d’autres sources. C’est l’habileté des hommes à faire circuler l’eau qui a, de tout temps, permis de multiplier ces

arbres et qui fait aujourd’hui la force agricole de la région. Une réalité qui créera pour le pays de nouveaux défis à l’avenir.

L’or brun du désert, moteur de l’activité économique

À Biskra, à l'instar des ré- gions limitrophes, de nouveaux locaux commerciaux sont ou- verts et étalent diverses variétés du produit phare de la région. D'autres vendeurs «pointent» dans les grands axes routiers de la wilaya où ils improvisent des espaces de vente en plein air. Il semble bien que les pro- ducteurs de dattes sont satisfaits, même s’ils espéraient une meil- leure récolte que l’année précé- dente, notamment pour la prochaine. Des commerçants de toutes les régions du pays af- fluent à Biskra en quête de bonnes affaires. Dans les palme- raies, la cueillette de dattes est aussi l'occasion de faire la fête. Les paysans répètent inlassable- ment, en chœur ou en solo, des chansonnettes rythmant le mou- vement de leur besogne et égayant l'atmosphère. Les jeunes à la recherche d'un emploi, des femmes au

foyer et parfois même des en- fants saisissent l'occasion de la cueillette de dattes pour gagner un peu d'argent et contribuer au budget familial, indique-t-on. Certains évoquent l'instabilité des prix des dattes, beaucoup soulignent «l'opacité» envelop- pant leur commercialisation, ainsi que la difficulté de qualité d’emballage et les moyens de conditionnement, tandis que d'autres s'interrogent même sur la qualité des dattes. Des soucis vite dissipés avec la conclusion des transactions juteuses, sou- ligne un producteur. Il nous fait savoir que les pro- ducteurs de dattes des régions ou même ceux des wilayas voisines souhaitent l’ouverture d’un cen- tre de fumigation afin de traiter les palmiers de la région du Sud. Ils plaident également pour la mise en place d’un organisme pour la gestion du secteur, no- tamment en matière d’équipe- ments. «La hantise de la majorité des producteurs dans les oasis de Ghardaïa est liée au manque d’engrais et produits chimiques et l’absence de matériels, de moyens de prévention et de lutte contre les maladies qui peuvent causer la perte des palmiers», a déploré, Mohamed. Pourtant, les variétés de dattes produites à Ghardaïa, dont «Temjouhrt» et «Tezrereit», sont fortement de- mandées localement et commer- cialisées vers les grandes villes du pays. Ce producteur s’est égale- ment orienté vers la transforma- tion de dattes suite à la demande des consommateurs. «Le miel et le vinaigre de dattes sont très pri- sés. Le consommateur est de- venu aujourd’hui exigeant, il préfère tout ce qui est naturel»,

a-t-il noté. Kafia Aït Allouache

LE LANCEMENT DE CE RESTAURANT ENTRE DANS LE CADRE DU PROGRAMME DE RÉNOVATION DE L’HÔTEL

Le premier restaurant asiatique en Algérie ouvre au Sheraton Club des Pins

Voulant se démarquer dans un environne- ment qui devient de plus en plus concurren- tiel, le Sheraton Club des pins vient dévoiler des lieux et espaces fraîchement rénovés. Hier encore, cet hôtel emblématique à ouvert ses portes au premier restaurant asiatique en Algérie, proposant des plats exotiques de l’extrême orient dans un cadre moderne et dynamique. «Pan-Asia», dans le nom reflète la spécialité, offre des mets japonais et thaï- landais authentiques, réunissant le meilleur du répertoire culinaire de la gastronomie asiatique. Outre le «teppanyaki» que prépare le chef Rikko, le restaurant propose de déli- cieux «sushis», pour le plaisir des clients. Le lancement de ce restaurant entre, en effet, dans le cadre du programme de réno- vation dont l’hôtel a fait l’objet depuis quelques mois. Plusieurs restaurants de cet hôtel se sont vus rénover avec des touches modernes et contemporaines. Intervenant à cette occasion, le directeur général du Sheraton Club des pins, Guetano Petruzella, a indiqué que la rénovation de l’hôtel a pris en considération les commen- taires exprimés par les clients durant les 15 années de services. «Aujourd’hui, nous sommes heureux de proposer à nos clients un ensemble de nouveaux services, uniques en Algérie. Nous réitérons, à travers ces réali- sations, notre engagement à offrir des expé- riences culinaires innovantes à travers un service de haute qualité, et grâce à un per-

Ph. : Nesrine
Ph. : Nesrine

sonnel chaleureux, hautement formé et qua- lifié, qui continue de faire de l’hôtel un véri- table lieu de détente et de loisirs.» En effet, selon le DG de l’hôtel, la formation du per- sonnel est parmi les priorités de la direction afin de permettre d’élever le niveau des ser- vices proposés. Aussi, parmi les espaces rénovés de cet hôtel, le populaire «1001 nuits», qui porte désormais le nom de «1001 nuits music lounge», qui a subi une rénovation totale pour arborer une nouvelle atmosphère per- mettant aux visiteurs de passer un agréable moment dans une ambiance musicale déten- due. De ce fait, certains restaurants ont subi

des petites retouches, tels que le restaurant italien, «Trattoria», et le restaurant algérien, «Tassili». Ces derniers ont été agrémentés d’une musique et de nuances culturelles afin d’offrir à l’assistance une ambiance particu- lière. La modification a été apportée égale- ment au niveau des jours et des heures d’ouverture. Ces restaurant qui n’ouvraient pas, dans le passé, les vendredis, accueille- ront désormais leurs clients ce jour et même à midi, afin de permettre aux familles de pro- fiter des services offerts par ces espaces cu- linaires, mais également de l’agréable vue qu’ils donnent sur la mer Méditerranée. Salima Ettouahria

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ROIT AU BUT

MILA Priorité, en matière d’exportation, aux industries de transformation et agroalimentaires

La priorité sera donnée, dans la wilaya de Mila, pour contribuer à promouvoir les exportations hors hydrocarbures, aux industries de transformation et de production agroalimentaire, qui bénéficieront d’un accompagnement par les pouvoirs publics, a déclaré le wali, Abderrahmane Madani Fouatih. Le chef de l’exécutif local s’est engagé à fournir tout le soutien nécessaire aux exportateurs.

3 es JOURNÉES

MARKETING HÔTELIER

« Mobilisation de tous pour le développement de l’hôtellerie en Algérie »

«Le marketing, la communication et le mange- ment sont un ensemble indissociable pour contri- buer à un avenir plus prospère dans le secteur du Tourisme, en général, et l’hôtellerie, en particulier.» Tels sont les propos tenus, hier, par le ministre de l’Aménagement de territoire, du Tourisme et de l’Artisanat, lors des 3 es journées du marketing hô- telier, organisée par le RH international communi- cation, qui se déroule à l’hôtel El-Aurassi. Dans le même cadre, le directeur général du tou- risme au niveau du ministère de l'Aménagement du territoire, du Tourisme et de l'Artisanat, Didouche Mokhtar, a relevé l'importance du marketing hôte- lier et a surtout mis en exergue la nécessité de sa- voir «comment vendre le produit touristique algérien avec toute sa multitude, avec le tourisme balnéaire, le tourisme saharien, celui de la mon- tagne ou le thermalisme». Au menu de cette rencontre de deux jours : réu- nir les professionnels du secteur autour des concepts hôteliers, de la distribution, de la commer- cialisation, du volet relatif aux nouvelles technolo- gies et de la partie marketing en ligne, ainsi que des outils de gestion tarifaire Évoquant, par la même occasion, la création d'un Observatoire national du tourisme, M. Di- douche a rappelé que «l'idée a été étudiée lors de l'élaboration du schéma directeur de l'aménagement touristique, précisant qu’il ne reste que de l'institu- tionnaliser». Durant cette journée, plusieurs volets qui caractérisent le secteur du Tourisme ont été exa- minés et débattus. «Vu l’importance de ce secteur et le potentiel énorme dont bénéficie l’Algérie, ce rendez-vous constitue un espace de concertation et d’échanges pour apporter une contribution, afin de bénéficier à l’ensemble des acteurs de cette impor- tante industrie, et des effets d’une vision partagée et d’innovation importante pour relever de nom- breux défis», a déclaré M. Rachid Hassas, directeur générale de RH international communication, et créateur et organisateur des journées marketing. Par ailleurs, et selon M. Hassas, il est essentiel de régler les problèmes de gestion relative à l’acti- vité hôtelière et touristique, et cela en soulevant tous les problèmes du secteur, d’une manière «franche» et «lucide», pour avoir une approche constructive. En marge des travaux de cette rencontre, Saa- daoui Salah, directeur au niveau de l'Entreprise de gestion touristique de Tipasa, a soutenu qu’au-delà des infrastructures et les différents moyens maté- riels, la bonne formation du personnel joue un rôle primordial pour le développement du tourisme :

«Sans personnels et gestionnaires qualifiés et sans une bonne communication, le secteur aura beau- coup de mal à se développer, même en disposant d'infrastructures des plus modernes.» M. Saadaoui a mis l'accent sur la nécessité d'as- surer une formation continue aux personnels et avoir une bonne politique de communication pour bien vendre le produit touristique algérien et avoir sa place sur le marché mondial, et contribuer ainsi au développement économique du pays. L'objectif des 3 es Journées du marketing hôtelier est de contribuer à une «meilleure réflexion» sur le modèle économique qui permettra à l'industrie hô- telière de s'adapter aux nouveaux environnements, selon les organisateurs. Sarah A. B. C.

Economie

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EL MOUDJAHID

INDUSTRIE AUTOMOBILE

Choix préliminaire de quatre sites pour la future usine Peugeot

Un choix préliminaire s’est porté sur quatre sites dans la daïra d’Oued Tlélat (sud d’Oran) pour abriter le projet de l’usine automobile Peugeot, a-t-on appris hier du wali d’Oran.

I nvité au forum du quotidien Ouest Tribune, M. Abdelghani Zaâlane, a indiqué que les as-

siettes foncières choisies à proximité de services de prestations ont été su- pervisées par une commission conjointe composée de représentants des ministères de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche et celui de l’Industrie et des Mines. Une délégation française de la société Peugeot est attendue au- jourd’hui à Oran pour se prononcer sur l’un des quatre sites proposés pour la réalisation de l’usine, a ajouté le wali. Pour rappel, le minis-

INDUSTRIE

Simplifier les procédures d’accès au foncier

Un accompagnement "sérieux" doit être assuré aux investisseurs et aux porteurs de projets au moyen, notam- ment, de la simplification des procé- dures d’accès au foncier industriel, a affirmé le wali de Khenchela, Hamou Bekouche. Ce responsable qui venait de donner le coup d’envoi de la Se- maine de l’entrepreneuriat organisée par la direction de l’industrie et des mines au siège de la pépinière des en-

treprises, a appelé les responsables lo- caux concernés à "trouver des solutions aux préoccupations exposées par des investisseurs, notamment celles en rapport avec le foncier". Le wali, qui a visité les divers stands de l’exposition tenue à cette occasion,

a rappelé l’importance accordée, lors

de la dernière rencontre gouverne- ment-walis, à l’encouragement de l’in- vestissement productif et à la lutte contre la bureaucratie pour relancer l’économie, en application des orien- tations du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Le chef de l’exécutif local s’est notamment inté- ressé à certains projets innovants ini- tiés par de jeunes promoteurs et à leur impact en matière de création de ri- chesses et d’emplois.

SKIKDA

Vaste opération pour éradiquer les marchés illicites

Une vaste opération d’éradication

des marchés illicites a été lancée, hier

à Skikda, dans plusieurs quartiers et

cités de la ville. L’opération est inscrite dans le cadre du programme initié par le ministère de l’Intérieur et des Col- lectivités locales, visant l’assainisse- ment des places publiques, des trottoirs et des ruelles en les débarrassant des activités commerciales informelles, a précisé à l’APS le chef de daïra, Azze- dine Anteri. Cette action, accueillie fa- vorablement par les Skikdis, organisée avec la collaboration des services de la sûreté de wilaya et de la protection, cible en particulier les cités frères Aya- chi, les allées Salah-Boulkeroua et le centre de l’agglomération. L’objectif est de faire respecter la loi en matière d’activités commer- ciales, de parvenir à offrir un meilleur cadre de vie aux citoyens, de donner une image digne de cette ville, a indi- qué le chef de daïra. Pas moins de 460 commerçants sur un total de 620 vendeurs illicites recen- sés, seront intégrés au marché couvert de la cité Zefzaf, au chef-lieu de wi- laya, a encore affirmé le responsable, soulignant que les dossiers des per- sonnes ne figurant pas parmi les béné- ficiaires et ayant présenté un recours seront "étudiés au cas par cas".

tre de l’Industrie et des Mines a dé- claré, mercredi dernier à Aïn Defla, que le projet de réalisation de l’usine automobile Peugeot est en voie de finalisation et verra bientôt un début de concrétisation. Abdeslam Bou- chouareb a également indiqué que cette future usine devra fabriquer quatre sortes de véhicules dont un pick up. Par ailleurs, le wali d’Oran a signalé, lors de ce forum, que 17 zones d’activités ont été choisies au profit de jeunes porteurs de micro- projets d’investissement. Ces es- paces ont été exposés au ministre de l’Intérieur et des Collectivités lo-

au ministre de l’Intérieur et des Collectivités lo- cales, Noureddine Bedoui, lors de sa dernière visite

cales, Noureddine Bedoui, lors de sa dernière visite à Oran, qui a décidé de leur aménagement. Ces zones réparties sur 17 com- munes devront permettre la création de petites entreprises économiques pour de jeunes porteurs de projets en leur donnant l’occasion de contri- buer à la promotion de l’investisse- ment et au développement de la wilaya, a souligné le wali. M. Zaa- lane a abordé également, lors de cette rencontre, le programme d’at- tribution de logements dans la wi- laya.

OUARGLA

L’apprentissage : une réponse aux besoins du marché de l’emploi

La promotion de l’emploi par l’ap- prentissage comme mode de formation professionnelle dispensé pour répondre à la demande économique et sociale, a été au centre d’une conférence régio- nale ouverte, hier, à Ouargla. La ren- contre, à laquelle prennent part différents acteurs issus des wilayas d’Ouargla, El-Oued et Illizi, dont des représentants d’organismes et entre- prises versés dans divers créneaux éco- nomiques, a permis aux intervenants de débattre de plusieurs sujets relatifs à la promotion de la formation profession- nelle par l’apprentissage. Il s’agit, entre autres, de nouveaux modes pédago- giques appliqués, en vue de moderniser l’apprentissage dans certaines spéciali- tés et filières spécifiques, surtout celles

des hydrocarbures, en plus de lever les obstacles et contraintes enregistrées, actuellement, au niveau du marché de l’emploi et influant négativement sur le placement des apprentis en milieu pro- fessionnel. S’étalant sur deux jours, les travaux de cette conférence régionale, se poursuivent en ateliers dédiés à des thèmes en rapport avec l’implication des entreprises dans la fonction d’orientation, de placement et de sélec- tion des apprentis’’ et ’’le système d’évaluation de l’apprentissage, contrôle technique et pédagogique de l’apprentissage et mise en place géné- ralisée des plans de formation en ma- tière’’. La rencontre s’inscrit dans le cadre du plan d’action du secteur de la formation et de l’enseignement profes-

du secteur de la formation et de l’enseignement profes- sionnels (2015-2019), qui a retenu la promotion

sionnels (2015-2019), qui a retenu la promotion de la formation par l’ap-

ALGÉRIE - ALLEMAGNE

prentissage comme axe prioritaire, pour mieux répondre aux besoins et exigences du marché de l’emploi en ressources humaines, et d’appuyer aussi l’employabilité des jeunes diplô- més et leur insertion professionnelle, ont indiqué les organisateurs. Initiée par le Fonds national de développe- ment de l’apprentissage et de la forma- tion continue (Fnac), en coordination avec la Direction de l’organisation et du suivi de la formation profession- nelle (Dosfp), cette initiative, encadrée par des cadres locaux et centraux du secteur, entre dans le sillage d’une série de rencontres similaires programmées à l’échelle nationale à l’intention des partenaires et acteurs concernés par l’apprentissage, a-t-on signalé.

Entrée en production aujourd’hui de l’usine de fabrication de glucophage à Tipasa

Le groupe pharmaceutique allemand Merck et le laboratoire algérien Nova- pharm lanceront officiellement au- jourd’hui à Tipasa la mise en production du médicament glucophage, utilisé dans le traitement du diabète, a- t-on appris hier auprès du directeur gé- néral des laboratoires Merck-Algérie, Moncef Meklati. Le projet s'inscrit dans le cadre d’un protocole de partenariat

avec le laboratoire algérien Nova- pharm, stipulant la création d’une so- ciété "Nova- Merck" pour la production du glucophage, en 2013, avant son en- trée en production officielle, au- jourd’hui, a indiqué à l’APS M. Meklati. Il s’agit d’une usine de pro- duction de glucophage (de différents dosages) réalisée à Bou-Ismail (à l’Est de Tipasa), d’une capacité de produc-

tion de 300 millions d’unités/an, desti- nées au marché algérien, aux fins de re- lever les capacités de la production nationale et à réduire la facture d’im- portation de ce médicament anti-dia- bète, a ajouté le même responsable. Cet investissement d’une valeur de 5 mil- lions d’euros, ayant généré 200 postes de travail, va permettre à l’Algérie d’économiser 10 millions d’euros d’im-

portation, a-t-il encore souligné, obser- vant que ce projet est inscrit au titre du renforcement des activités du Groupe pharmaceutique allemand en Algérie. Les études réalisées, entre 1998 et 2013, en Algérie, font état d’une hausse du taux d’atteinte par le diabète de 8 à 16 %, tandis que les chiffres fournis par certaines associations du domaine si- gnalent 15.000 cas d’atteinte/an.

ORAN

« Tewjih », nouveau concept pour l'accompagnement des jeunes entrepreneurs

Un nouveau concept de mentorat au

profit des jeunes entrepreneurs, inti- tulé "Tewjih", sera présenté à l'occa- sion du séminaire sur le tri sélectif et la valorisation des déchets, prévu de- main et jeudi prochain à l'université d'Oran 1 "Ahmed-Ben Bella". ` La présentation de cette action sera suivie par la mise sur pied de la pre- mière cellule mentorale dédiée au seg- ment tri et valorisation des déchets, a précisé dans un communiqué l'Asso- ciation pour la promotion de l'entre- preneuriat et l'innovation (ASPEIN), porteuse du projet "Tewjih" et organi-

satrice du séminaire. Le mentorat sera mené par des professionnels expéri- mentés dont le rôle est d'accompagner les jeunes entrepreneurs dans le cadre du démarrage de leur entreprise, a-t- on expliqué. La transmission du savoir-faire ci- blée au travers du concept Tewjih a pour but, selon la même source, de contribuer à l'émergence et à la crois- sance des petites et moyennes entre- prises (PME). La réussite de cette opération dans le domaine du tri et valorisation des déchets permettra de la rééditer dans

d'autres créneaux du secteur indus- triel, a-t-on soutenu. Le séminaire prévu à l'université d'Oran intervient dans le cadre de la Semaine mondiale de l'entrepreneu- riat, initiée en 2007 et célébrée cette année du 16 au 22 novembre dans plus de 160 pays, dont l'Algérie qui met à profit chaque édition pour ani- mer des ateliers de formation au profit des jeunes dans toutes les wilayas du pays. Plusieurs conférences et tables rondes sont au programme de la ren- contre qui réunira l'ensemble des ac-

teurs de l'écosystème entrepreneurial, dont les opérateurs, les investisseurs, les porteurs de projets, les administra- tions, les institutions en charge de l’accompagnement et de la concréti- sation des investissements, les cher- cheurs, les étudiants et les représentants de collectivités locales. Ces journées entrepreneuriales sont organisées par l'ASPEIN en partena- riat avec le bureau d’Oran de l’ONG R20 (R20 MED) et l’Agence natio- nale de valorisation des résultats de la recherche et du développement tech- nologique.

JIJEL

Une production de 5 millions de litres d’huile d’olive

Une production de quelque 5 mil- lions de litres d’huile d’olive est atten- due cette année à Jijel au terme de la campagne oléicole qui a débuté il y a quelques jours, a indiqué lundi le direc- teur des services agricoles, Madjid Chenafi. Cette campagne sera marquée par la cueillette de plus de 290.000 q d’olives provenant de vergers plantés sur une superficie de plus de 14.000 ha dans cette wilaya, a précisé ce respon- sable, soulignant que toutes les huile-

ries modernes et traditionnelles, au nombre de 134, seront mises à contri- bution pour la transformation du fruit. Un oléifacteur, installé au chef-lieu de wilaya a indiqué à l’APS que le prix du litre d’huile devrait avoisiner, cette année, les 650 dinars, soulignant que la campagne de transformation pourrait se prolonger jusqu’au mois de mars pro- chain au regard de l’important volume d’olives à triturer. La bonne qualité de l'huile d'olive produite dans la région de

Jijel, notamment en ce qui concerne le taux d'acidité, a été récemment confir- mée par des analyses effectuées par un laboratoire spécialisé, a relevé la même source, précisant, à ce propos, que dans les 11 huileries, modernes et tradition- nelles, ciblées par les analyses, deux seulement ont obtenu des huiles avec un taux d'acidité situé entre 3,92 et 17,6%, les 9 autres donnant des résul- tats "très satisfaisants" avec des taux de 0,48 à 2,73%. Les prélèvements ont été

effectués par l'Institut technique de l'ar- boriculture fruitière et de la vigne (ITAF) de Sidi-Aïch (Bejaia), auprès d’huileries situées dans les localités de Taher, Chekfa, El Ancer et Beni Hebibi. La wilaya de Jijel qui possède une su- perficie de 14.300 ha d'oliviers totalise 134 huileries (47 modernes et 87 tradi- tionnelles) et un effectif de plus de 1.400 oléiculteurs, selon la chambre de wilaya de l'agriculture.

Mardi 17 Novembre 2015

E conomie 11 EL MOUDJAHID PRODUITS ALIMENTAIRES Baisse des prix à l’importation Les prix moyens

Economie

11

EL MOUDJAHID

PRODUITS ALIMENTAIRES

Baisse des prix à l’importation

Les prix moyens à l'importation de la quasi-totalité des produits alimentaires et agroalimentaires ont connu un recul durant les 8 premiers mois de 2015, par rapport à la même période de 2014, ce qui a contribué à la baisse de la fac- ture des importations alimentaires du pays.

L e plus fort recul des prix à l'im- portation a été enregistrée pour la poudre de lait et autres matières

premières entrant dans la fabrication du lait avec une baisse de l'ordre de 45%, ainsi que les huiles alimentaires brutes (-23%), viandes (-17%), sucres et sucre- ries (-13%) et les céréales, semoule et farine (-5,5%), indique une note d'analyse du ministère du Commerce sur les importations algériennes. Ces produits, qui constituent l'essentiel du groupe alimentaire avec les légumes secs et les café et thé, représentent plus de 76% des biens alimentaires importés. Les prix à l'importation des matières premières alimentaires destinées à l'in- dustrie agroalimentaire ont baissé dans une fourchette variant entre -1% et - 39%, excepté pour ceux du blé dur (+16%). Ces prix ont reculé de 15% pour le maïs, de 14% pour le blé tendre et de 12% pour les sucres roux. Pour les prix moyens de produits de large consommation, ils ont également marqué des baisses : riz (-29%), lait in- fantile (-19%), sucre blanc (- 16%) et le triple concentré de tomate

sucre blanc (- 16%) et le triple concentré de tomate (-6%). Contrairement à leur baisse en-

(-6%). Contrairement à leur baisse en- registrée sur les six premiers mois de l'année, les prix à l'importation des pâtes alimentaires ont augmenté de 16%, ainsi que le double concentré de tomate (+24%) et le thé (+4%). Côté légumes secs, les prix moyens des lentilles ont continué leur hausse (+24%) contraire-

ment à ceux des haricots secs qui ont di- minué de 29%. Pour ce qui est des viandes, les évolutions sont contrastées : les prix des viandes bovines réfrigérées ont reculé de 8% et ceux des poissons congelés réduits de 28%, alors que ceux des viandes bovines congelées ont aug- menté de 9%. Outre les produits alimen-

taires, les prix moyens à l'importation du ciment ont enregistré une baisse os- cillant entre -2% et -21%. Les importations réalisées sur les huit premiers mois de l'année 2015 ont atteint 35,42 milliards de dollars contre 39,37 mds usd durant la même période de l'année écoulée (-10,02%). Le groupe des biens alimentaires a représenté en- viron 18% du total de ces importations avec une valeur de 6,4 milliards de dol- lars, en baisse de 17% par rapport à la même période de l'année précédente. Concernant les importations par opéra- teur économique pour les produits ali- mentaires de large consommation, il est relevé que de janvier à août 2015, l'Of- fice national interprofessionnel de lait (Onil) a dominé les importations de poudre de lait (52%) et l'Office algérien interprofessionnel des céréales (Oaic) à hauteur de 95% pour le blé. Les pays fournisseurs de l'Algérie en poudre de lait sont au nombre de 17 dont les trois premiers sont la Nouvelle-Zélande (42% des importations), France (13%) et Uruguay (12%).

Le secteur industriel, principal pourvoyeur d’emplois

Les entreprises industrielles accom- pagnées par l'Agence nationale du dé- veloppement de l'investissement (ANDI) sont devenues, avec 36,53 % du total de postes offerts, "le principal pourvoyeur" d'emplois à Constantine, a affirmé la directrice du guichet unique décentralisé de cette agence. Sur les 3.126 emplois créés durant les huit pre-

miers mois de l’année 2015, à la faveur de la création de 200 nouveaux projets, tous créneaux d’activités confondus, 1.142 postes de travail ont été enregis- trés dans le secteur de l’industrie, a pré- cisé Karima Hamlat. Les projets industriels retenus de- puis janvier 2015 sont notamment des unités de production liées au secteurs de

la mécanique, de la pharmacie, de la transformation plastique et de l’agroali- mentaire, selon la responsable, qui a souligné que la plupart des opérateurs ont "finalisé les procédures auprès des banques et des institutions concernées afin de concrétiser leurs projets". Les services de l'ANDI, dont la mis- sion est d'accueillir, de conseiller et

d'accompagner les investisseurs ont connu, ces dernières années, un engoue- ment "sans précédent" des investisseurs dans les douze communes de la wilaya de Constantine, a-t-elle encore indiqué, expliquant cette affluence par "l'impor- tance des avantages fiscaux et parafis- caux.

AGRICULTURE

Une approche de recentrage sur les filières stratégiques

n 48.000 projets agricoles ont été financés par l’Ansej, depuis sa création, soit 48% des projets financés, ce qui représente 115.000 emplois directs créés.

Impliqué de fait dans la politique de diversification économique prônée par les pouvoirs publics, le secteur de l'agriculture a entrepris, depuis quelques années déjà, le recentrage de l'activité sur les segments de production porteurs, rationalisant la production et qui créent des synergies d'intégration entre ces filières stratégiques, dont la pomme de terre, les viandes rouges et blanches, le lait cru, les céréales et l'oléiculture. M me Saïda Zou- gar, directrice de la programmation des investissements et des études économiques au ministère de l'Agriculture, du développement rural et de la pêche qui représentait le ministre de ce département à la cérémonie de lance- ment de la semaine mondiale de l'entrepreneuriat en Al-

gérie, a mis en évidence cette relation entre l'approche adoptée par les organisateurs de la GEW, et la vision de son ministère, en ce qui concerne l'encouragement de l'initiative d'entreprendre, les investissements consti- tuant, à ce titre, "un support à la croissance écono- mique". A partir de là, le département de l'agriculture accorde tout l'intérêt à l'investissement privé qu'il encourage par le biais d'un meilleur financement au moyen de crédits à long et moyen termes. En fait, le ministère s'attache à promouvoir l'entrepreneuriat dans des filières agricoles stratégiques à travers les différents dispositifs d'aide à la promotion de l'emploi de jeunes, notamment l'Ansej,

indiquera M me Zougar, et d'indiquer que 48.000 projets ont déjà été financés dans ce contexte, soit 48% du glo- bal des projets financés depuis la création de l'Ansej, ce qui représente 115.000 emplois directs créés. Le secteur de l'agriculture qui emploie 2,5 millions de personnes est ainsi, 3 e pourvoyeur d'emplois après le BTP et les services. Des performances que les responsables du sec- teur comptent consolider, au titre du plan quinquennal 2015-2019, avec la création de 1,5 million emplois nou- veaux grâce aux projets d'investissements qui seront en- gagés.

D. Akila

RÉGULATION DU CIRCUIT COMMERCIAL DES PRODUITS AGRICOLES

Un nouveau dispositif sera mis en place prochaine- ment pour mettre de l'ordre dans le circuit commercial des produits agricoles, où la multiplicité des intermé- diaires participe fortement dans le renchérissement des prix. Il s'agira de l'instauration de bons de transactions commerciales obligatoires qui seront exigés dans la commercialisation des fruits, légumes et poisson frais, afin d'assainir leur circuit de distribution en assurant la "transparence dans leur traçabilité", explique à l'APS le directeur de la réglementation et des affaires juridiques auprès du ministère du Commerce, El Hadi Bakir. En fait, l'objectif est de baliser le circuit de distribution des produits frais par l'élimination des nombreux intermé- diaires intervenant entre le producteur et le mandataire et de limiter la chaîne commerciale au trio producteur- grossiste-détaillant, sachant que les transactions faites entre l'agriculteur et le mandataire grossiste sont réali- sées sans aucun document. Ce futur dispositif concernera non seulement les agriculteurs mais aussi les éleveurs et pêcheurs, qui se- ront tenus d'utiliser ce type de bons dans toutes leurs transactions commerciales. C'est ainsi qu'un projet de décret exécutif définissant ce système, son mode de

Un nouveau dispositif

fonctionnement et les opérateurs concernés ainsi que leurs obligations sera bientôt soumis au gouvernement pour examen et adoption. Ce texte sera suivi d'un arrêté ministériel qui fixera, entre autres, les différents modèles des bons des transactions commerciales, qui différeront en fonction de la catégorie des agents économiques tenus de les utiliser (agriculteurs, éleveurs, pêcheurs Cette démarche a eu un avis favorable de la part de l'Union nationale des paysans algériens (UNPA) :

"L'UNPA a bien adhéré à notre démarche qui entre dans le cadre de la régulation de l'activité agricole, de l'éle- vage, de la pêche et de l'artisanat", souligne le même responsable.

Toute infraction soumise à des sanctions Le recours à des bons et non à des factures s'explique par le fait que les agriculteurs et éleveurs n'ont pas le statut de commerçant. "Cette mesure d'encadrement est destinée à réguler le marché car actuellement, nous éprouvons beaucoup de difficultés à identifier toutes les opérations commerciales qui sont effectuées à partir de la production agricole jusqu'à son acheminement vers les marchés de gros de fruits et légumes", observe-t-il.

Quant aux opérations de contrôle nécessaires pour s'as- surer de l'application de ce dispositif par les opérateurs concernés, elles seront effectuées par les agents relevant du ministère du Commerce et ses démembrements au niveau des wilayas à l'instar des autres activités com- merciales. "Toute infraction sera soumise aux sanctions prévues par la loi relative aux pratiques commerciales, telles la confiscation de la marchandise et/ou l'imposi- tion d'une amende", avise M. Bakir. C'est que depuis quelques années, un système d'approvisionnement dés- tructuré, improvisé et échappant presque à tout contrôle s'est installé pour les produis frais, notamment les fruits et légumes, et ce, en raison d'un pullulement des inter- médiaires. Cette situation s'est traduite par l'apparition d'un phénomène de spéculation à grande échelle et, donc, par une flambée des prix pénalisant le pouvoir d'achat du consommateur. Mais selon les responsables du ministère du Commerce, la traçabilité attendue de l'instauration du système des bons de transactions devra jouer un rôle important pour disposer de l'information nécessaire sur l'itinéraire emprunté par le produit tout au long de sa distribution, facilitant la mission pour les services de contrôle.

POUR S’OFFRIR LA BANQUE GRECQUE PIRAEUS Al Ahli Bank débourse 150 millions de dollars Le
POUR S’OFFRIR LA BANQUE GRECQUE PIRAEUS
POUR S’OFFRIR LA BANQUE GRECQUE PIRAEUS

POUR S’OFFRIR LA BANQUE GRECQUE PIRAEUS

Al Ahli Bank débourse 150 millions de dollars

Al Ahli Bank débourse 150 millions de dollars

Al Ahli Bank débourse 150 millions de dollars
Le groupe koweïtien Al Ahli Bank a annoncé, dans un communiqué publié le 11 novembre,

Le groupe koweïtien Al Ahli Bank a annoncé, dans un communiqué publié le 11 novembre, avoir finalisé le rachat d’une participation de 98,5% dans le capital de la filiale égyptienne de la banque grecque Piraeus. Al Ahli Bank a précisé avoir déboursé 150 millions de dollars pour s’offrir cette banque, qui sera rebaptisée ABK Egypt.

Bank a précisé avoir déboursé 150 millions de dollars pour s’offrir cette banque, qui sera rebaptisée
Bank a précisé avoir déboursé 150 millions de dollars pour s’offrir cette banque, qui sera rebaptisée

ARABIE

SAOUDITE

Vers la privatisation de ses aéroports

L'Arabie saoudite a annoncé un plan de privatisation de ses aé- roports dans les cinq prochaines années au moment où le royaume cherche à diversifier son écono- mie en renforçant les secteurs non-pétroliers, a indiqué l'Auto- rité générale de l'Aviation civile dans un communiqué. Le plan démarre au premier trimestre de 2016 avec la privati- sation du principal aéroport inter- national de la capitale, en créant la compagnie des aéroports de Ryadh, précise la même source. Au cours des deuxième et troisième trimestres de l'année prochaine, le royaume prévoit de privatiser respectivement les ser- vices de l'aviation et les systèmes informatiques des aéroports, ajoute le communiqué publié ce week-end. Tous les aéroports et les ser- vices concernés seront supervisés par la compagnie de l'aviation ci- vile. Celle-ci "procèdera à la pri- vatisation de tous les aéroports internationaux, provinciaux et lo- caux" d'ici à l'an 2020, selon le document. Le royaume, riche pays pétro- lier, compte au moins trois grands aéroports internationaux à Ryadh, à Jeddah (ouest) et Dammam (est), outre plusieurs aéroports dans d'autres villes. Le plan de privatisation est destiné à améliorer les services dans les aéroports en les gérants sur une base commerciale et à gé- nérer des fonds pour les coffres de l'Etat, indique l'Autorité de l'aviation civile. Les recettes pétrolières, qui constituent plus de 90% des reve- nus du royaume, ont chuté de plus de 50% en raison de l'effondre- ment des cours de brut depuis la

mi-2014.

SALON INTERNATIONAL DES TRAVAUX PUBLICS D’ALGER

360 exposants attendus

Pas moins de 360 exposants, composés de 193 nationaux et de 167 étrangers venant de 12 pays, prendront part à la 13 e édition du Salon international des travaux publics d'Alger (SITP 2015) qui se tiendra du 18 au 22 novembre au Palais des expositions (Pins Maritimes). Cette manifestation économique est organi- sée par le ministère des Travaux publics en col- laboration avec la Société algérienne des foires et expositions (SAFEX). Réservé exclusive- ment aux professionnels du secteur, le Salon

dont les différents pavillons couvriront une su- perficie globale de 22.914 m 2 , sera organisé sur le thème "les infrastructures de base, un vecteur de développement économique : Construisons et préservons". Les pays ayant confirmé leur participation au SITP 2015 sont Allemagne, Belgique, Chine, Espagne, France, Hongrie, In- donésie, Italie, Portugal, Roumanie, Tunisie et Turquie. A travers ce Salon, selon les organisa- teurs, il s'agira d'offrir aux participants non seu- lement des opportunités de partenariat, mais

aussi de présenter les nouveautés en matière de grands travaux d'infrastructures et d'ouvrages d'art, des travaux d'entretien routier et des équi- pements. Le traitement des matériaux de construction pour les routes, les matériels de manutention et de levage, les matériels et les équipements des chantiers, les systèmes d'infor- mation, télécommunication et les nouvelles technologies seront également au centre de ce Salon. Deux journées d'études seront, par ail- leurs, organisées en marge du Salon. La pre-

mière est prévue pour jeudi sur le thème "les grandes orientations stratégiques du secteur des travaux publics dans le contexte économique actuel", tandis que la seconde aura lieu di- manche pour aborder "les techniques novatrices dans l'entretien et l'exploitation des infrastruc- tures routières". L'édition du SITP de 2014 avait regroupé 429 participants dont 212 étrangers qui repré- sentaient 19 pays, rappelle-t-on.

Mardi 17 Novembre 2015

Monde

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EL MOUDJAHID

APRÈS LES ATTENTATS, LA RIPOSTE FRANÇAISE

Intensification des frappes en Syrie et prolongation de l’état d’urgence en France

Trois jours après les sanglants attentats de Paris, François Hollande a livré un discours de guerre devant le parlement français, promettant une intensification des frappes en Syrie, «fabrique de terroristes», et un renforcement draconien des mesures sécuritaires en France.

A près avoir participé à la mi-journée à une minute de silence nationale à la mémoire des victimes, marquée

par d'émouvantes scènes de recueillement dans tout le pays, le président français a fait une allocution martiale, ovationnée debout par les députés et sénateurs solennellement réunis en congrès à Versailles. Il a promis une riposte tous azimuts après les pires at- tentats perpétrés en France - 129 morts et 350 blessés -, revendiqués par le groupe ji- hadiste État islamique (EI). Les commandi- taires «doivent savoir que leurs crimes, loin de faire vaciller la résolution de la France, renforcent encore notre détermination à les détruire», a déclaré M. Hollande, insistant :

«Il ne s'agit pas de contenir, mais de détruire cette organisation» de l'EI. Paris, qui a déjà lancé des frappes di- manche soir sur le fief syrien de l'EI, à Raqa, va «intensifier ses opérations en Syrie», a an- noncé le chef de l'État. «Il n'y aura ni répit ni trêve», a-t-il ajouté, rappelant que le porte-avions Charles-de- Gaulle allait appareiller, jeudi, pour se rendre en Méditerranée orientale, «ce qui triplera

se rendre en Méditerranée orientale, «ce qui triplera nos capacités d'action». «La Syrie est deve- nue

nos capacités d'action». «La Syrie est deve- nue la plus grande fabrique de terroristes que le monde ait connue, et la communauté in-

ternationale est encore trop divisée et trop in- cohérente. Aujourd'hui, il faut plus de frappes», a réclamé M. Hollande, dont le

pays, qui participe à la coalition anti-EI en Irak, s'était refusé jusqu'à septembre à se joindre aux bombardements en Syrie, par crainte de renforcer le président Bachar Al Assad. Assad «ne peut constituer l'issue du conflit syrien», mais «notre ennemi, c'est Daech» (acronyme arabe de l'EI), a déclaré M. Hollande, augurant d'une inflexion de la stratégie française qui, ainsi, ne met plus en priorité le départ d'Assad. Il a réclamé «un rassemblement de tous ceux qui peuvent réellement lutter contre cette armée terroriste», et plaidé, pour la pre- mière fois, pour «une grande, et unique, co- alition». Les États-Unis et leurs alliés bombardent des positions de l'EI en Syrie, tandis que les Russes, qui soutiennent le pré- sident syrien, Bachar Al Assad, frappent de leur côté des cibles «terroristes». M. Hol- lande doit rencontrer «dans les prochains jours» le Président américain et le président russe «pour unir nos forces», et prévoit de demander au Conseil de sécurité de l'ONU de se réunir pour adopter une résolution mar- quant «la volonté commune de lutter contre le terrorisme».

Prolongation « pour trois mois » de l’état d’urgence

Le président François Hollande a demandé, hier au Parlement, de prolonger l'état d'urgence en France «pour trois mois», lors d'une allocution solennelle devant les députés et sénateurs réu- nis à Versailles, trois jours après les attentats ayant ensanglanté Paris. Le Parlement sera «saisi, dès mercredi, d'un projet de loi prolongeant l'état d'urgence pour trois mois et adoptant son contenu à l'évolution des technologies et des menaces», a dé- claré le président français qui a, par ailleurs, annoncé que la Constitution serait révisée pour permettre aux pouvoirs publics «d'agir contre le terrorisme de guerre».

Le porte-avions Charles-de-Gaulle

appareillera jeudi

Le président français François Hollande a annoncé, hier, que la France allait «intensifier ses opérations en Syrie», après des raids intervenus dimanche soir sur Raqa, le fief du groupe État islamique (EI), qui a re- vendiqué les attentats sanglants de Paris. «Le porte- avions Charles-de-Gaulle appareillera jeudi, pour se rendre en Méditerranée orientale, ce qui triplera nos capacités d'action. Il n'y aura aucun répit ni aucune trêve», a-t-il ajouté devant le Parlement, réuni en congrès à Versailles.

8.500 nouveaux postes dans la sécurité et la justice

François Hollande a annoncé, hier, la création de 8.500 nouveaux postes pour la sécurité et la justice, ainsi que la fin des réductions d'effectifs dans l'armée, trois jours après les attentats meurtriers de Paris. «5.000 emplois de poli- ciers et de gendarmes seront créés d'ici deux ans», «le mi- nistère de la Justice disposera de 2.500 postes supplémentaires pour l'administration pénitentiaire et pour les services judiciaires» et «l'administration des douanes devra être renforcé de 1.000 postes», a-t-il annoncé devant les députés et sénateurs réunis en congrès à Versailles.

OBAMA

Éviter les amalgames sur les réfugiés

Le Président américain, Barack Obama, a défendu, hier, sa straté- gie de lutte contre le groupe État is- lamique (EI), mettant en garde contre les amalgames sur les réfu- giés après les attentats jihadistes meurtriers commis à Paris. «Il y aura une intensification de notre stratégie, mais cette stratégie est celle qui finira par marcher», a as- suré M. Obama devant la presse, à l'issue du sommet du G20 en Tur- quie, rappelant que ce combat contre les jihadistes «prendrait du temps». Réaffirmant sa ferme op- position à l'envoi de troupes de combat au sol, il a ironisé sur l'ab- sence de véritables propositions de la part de ceux qui réclament une nouvelle approche après les at- taques de Paris, qui ont fait 129 morts et plus de 350 blessés. Au lendemain d'un tête-à-tête remar- qué avec son homologue russe, Vladimir Poutine, M. Obama s'est, par ailleurs, réjoui des «progrès modestes» enregistrés dans les pourparlers engagés pour un règle- ment en Syrie. «Les discussions de Vienne marquent, pour la première fois, un accord de tous les pays- clés», a déclaré M. Obama, en ré- férence à l'accord conclu dans la capitale autrichienne pour une tran- sition politique en Syrie. Évoquant les réactions de rejet des migrants dans certains pays européens après le traumatisme de Paris, le Prési- dent américain a lancé une ferme mise en garde. «Les gens qui fuient

a lancé une ferme mise en garde. «Les gens qui fuient la Syrie sont ceux qui

la Syrie sont ceux qui souffrent le plus du terrorisme, ce sont les plus vulnérables. Il est très important que nous ne fermions pas nos cœurs aux victimes d'une telle vio- lence», a-t-il déclaré, appelant à «ne pas faire de lien entre la ques-

tion des réfugiés et celle du terro- risme». «Quand j'entends des gens dire que nous ne devrions peut-être accueillir que les chrétiens, mais

pas les musulmans (

honte, ce n'est pas américain», a-t- il tempêté. «Notre compassion ne peut être soumise à des tests reli- gieux.» Plusieurs candidats répu- blicains à la présidentielle de 2016 estiment que les États-Unis ne de- vraient plus accueillir de réfugiés syriens de peur que des militants de l'EI ne figurent parmi eux.

c'est une

)

Obama annonce un renforcement du partage de renseignements avec la France Le Président américain, Barack Obama, a annoncé, hier, un renfor- cement des échanges d'informa- tions entre les services de renseignement de son pays et ceux de la France après les attentats ji- hadistes meurtriers de Paris, ven- dredi dernier. «Nous annonçons aujourd'hui un nouvel accord. Nous renforçons les pratiques par lesquelles nous partageons les ren- seignements et les informations militaires opérationnelles avec la France», a déclaré M. Obama de- vant la presse, à l'issue du sommet des dirigeants du G20 dans la sta- tion balnéaire turque d'Antalya (Sud).

Poutine estime que les attentats valident sa ligne diplomatique sur la Syrie

les attentats valident sa ligne diplomatique sur la Syrie Les attentats de vendredi der- nier à

Les attentats de vendredi der-

nier à Paris montrent que la Russie

a eu «raison» de vouloir organiser

une coalition antiterroriste interna- tionale, a déclaré, hier, le président russe, Vladimir Poutine, appelant implicitement la France à revoir sa position sur la nécessité d'un départ immédiat du président Bachar Al Assad. «Il est indispensable» de former une coalition internationale antiterroriste, a déclaré M. Poutine

à l'issue du G20 d'Antalya. «J'en ai

parlé lors de la session de l'ONU consacrée à ses 70 ans. J'ai parlé exactement de cela, et les événe- ments tragiques qui ont suivi ont confirmé que nous avions eu rai- son», a-t-il ajouté. «La France fai- sait partie des pays qui ont adopté une position très dure envers le sort du président Al Assad personnelle-

ment. Nous avons entendu tout le temps de nos amis français que le

règlement de la question sur le dé- part du président Assad devait être une condition préalable pour des changements politiques», a déclaré M. Poutine. «Mais est-ce que cela a protégé Paris contre l'attentat ter- roriste ? Non», a asséné M. Pou- tine, soutien affiché du président Assad qu'il soutient militairement en Syrie. «ll me semble que nous

ne devons pas mettre en avant les questions qui sont par leur nature de seconde importance ! La pre- mière chose que nous devons faire, c'est unir nos efforts dans la lutte contre le terrorisme et les organisa- tions terroristes. Et c'est sur cette base qu'il faut se mettre d'accord sur une réforme politique», a-t-il dit.

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Monde

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EL MOUDJAHID

SOMMET DU G20

Une feuille de route marquée par les attentats de Paris

Les chefs d’État des pays les plus puissants du monde devaient concrétiser, hier au G20, leurs promesses d'une réponse «forte» aux attentats de Paris, mais aussi surmonter leurs difficultés à s'accorder sur le climat.

L e sommet, réuni depuis di- manche dans la station bal- néaire d'Antalya (sud de la

Turquie), transformée en camp re- tranché protégé par 12.000 policiers, doit s'achever dans l'après-midi. Les attentats de vendredi à Paris ont im- primé leur sceau macabre tout en haut de la feuille de route des leaders des 20 plus grandes puissances du monde, qui ont multiplié les décla- rations d'empathie avec la France et de fermeté contre le terrorisme. Le président turc Recep Tayyip Erdo- gan a promis une réponse «très forte, très dure» des pays du G20. À l'ins- tar de ce qu'ils ont fait pour l'épidé- mie d'Ebola, lors du sommet de 2014 en Australie, les leaders vont publier un communiqué séparé sur le fléau terroriste. Le brouillon de ce texte ne mentionne pas le groupe État islamique (EI), qui a revendiqué les attentats de Paris, mais parle des terroristes au sens large. Ce texte ap- pelle, notamment les membres du G20, à renforcer leur coopération pour limiter la liberté de circulation des terroristes, à lutter contre la pro- pagande sur internet et à accroître la traque financière du terrorisme. «Il nous faut agir ensemble pour faire en sorte que les mailles du filet, qui sont un peu larges aujourd'hui, rétré- cissent au point qu'à l'avenir, on puisse repérer beaucoup plus» les sources de financement du terro- risme qu'aujourd'hui, a déclaré, di- manche soir, le ministre français des Finances. «Un plan d'action, cela ne

français des Finances. «Un plan d'action, cela ne se fait pas dans le cadre d'un G20»,

se fait pas dans le cadre d'un G20», instance économique, a prévenu, dimanche soir, le ministre français des Affaires étrangères, pour expli- quer pourquoi le G20 ne prenait pas des mesures plus spectaculaires. Mais le sommet d'Antalya aura malgré tout permis une avancée sur le dossier de la Syrie, où prolifèrent les «jihadistes» de l'EI. La vraie ac- tualité, c'est ce qui se passe en cou- lisses, pas dans les débats en session, c'est la rencontre Obama-Poutine qui tombent d'accord pour la première fois sur le besoin d'une transition po- litique. Dimanche, à la surprise gé- nérale, Vladimir Poutine et Barack Obama se sont isolés du reste des di- rigeants du monde pour un aparté de

35 minutes, dont les images ont été diffusées par la télévision turque. Cette réunion entre deux poids lourds mondiaux, qui entretiennent notoirement de mauvaises relations, a alimenté les espoirs d'une percée dans les pourparlers sur le règlement de la guerre en Syrie. «On ne peut pas vraiment régler le problème de l'État islamique sans accord poli- tique en Syrie. Il y a encore beau- coup de travail et il y a des signes encourageants», a commenté, hier sur la BBC, le Premier Ministre bri- tannique. Ces signes sont les avan- cées diplomatiques obtenues à Vienne, et endossées dimanche par MM. Obama et Poutine, sur la né- cessité d'une transition politique en

Syrie. Les divergences subsistent toutefois sur le sort de Bachar El- Assad, soutenu fidèlement par Mos- cou et l'Iran, et que les Occidentaux et les pays arabes veulent voir quit- ter le pouvoir. Ces divergences ne doivent pas «devenir l'autel sur le- quel la Syrie est sacrifiée», a exhorté M. Cameron. Dans l'ambiance de relative concorde de ce G20, le désaccord le plus notable a porté dimanche sur le climat, un signal inquiétant, à quelques semaines de la COP21 de Paris. Les conseillers des leaders avaient préparé un projet de texte très général et ont été renvoyés à leur copie par les pays développés. Ils ont dû négocier pendant la nuit pour remettre à leurs patrons un texte plus ferme. Le G20 devrait donc s'engager à trouver un accord à Paris qui respecterait l'objectif de limiter à 2 degrés, le réchauffement climatique, un chiffre qui avait dis- paru de la précédente version. Les débats ont été difficiles et ont donné l'impression que les pays industria- lisés et les pays émergents, emmenés par l'Inde et l'Arabie saoudite, «ne vivaient pas sur la même planète», selon une source européenne. Enfin, le G20 devrait mettre la touche fi- nale au plan de l'OCDE de lutte contre l'optimisation fiscale, mar- quant une étape importante dans le combat des États, pour recouvrer l'impôt auprès des grandes multina- tionales.

Conseil d’urgence des ministres de l’Intérieur de l’UE La présidence luxembourgeoise de l'Union européenne a

Conseil d’urgence des ministres de l’Intérieur de l’UE

Conseil d’urgence des ministres de l’Intérieur de l’UE La présidence luxembourgeoise de l'Union européenne a

La présidence luxembourgeoise de l'Union européenne a décidé, dimanche, de convoquer une réunion d'urgence des 28 ministres européens de l'Intérieur et de la Justice, vendredi prochain à Bruxelles, à la demande de la France, suite aux attentats de Paris. Cette réunion est «destinée à renforcer la réponse européenne et à assurer le suivi et la mise en œuvre des mesures décidées», a annoncé le vice- Premier ministre luxembourgeois et ministre de la Sécurité intérieure, Etienne Schneider, dans un communiqué. «Face à la barbarie, face au terrorisme, l'Europe est unie et aux côtés de la France», a-t-il assuré, soulignant que la décision de convoquer cette réunion avait été prise de concert avec les autorités françaises. Dans une déclaration conjointe publiée dimanche soir, à l'issue d'une réunion à Paris, les ministres luxembourgeois et français, et le Commissaire européen chargé des Migrations et des Affaires intérieures, Dimitris Avramopoulos, ont es- timé que «les attentats barbares du 13 novembre 2015 ont été une attaque contre l'Europe dans son ensemble». Paris avait auparavant réclamé la tenue d'un conseil extraordinaire des ministres de l'Intérieur de l'UE, à la suite des attentats qui ont fait au moins 129 morts.

Le gouvernement français n’écarte pas de nouvelles menaces terroristes

Le gouvernement français n'écarte pas de nouvelles menaces ter- roristes qui viseraient la France et des pays de l’Union européenne, a affirmé hier le Premier ministre, Manuel Valls, indiquant que de nou- velles attaques de Daech se «préparent». Valls a averti que la France va «vivre longtemps» avec la menace du terrorisme, et doit se préparer

à la possibilité de «nouvelles répliques» dans «les jours qui viennent,

dans les semaines qui viennent». «Nous savons, a-t-il soutenu, qu'il y

a des opérations qui se préparaient et qui se préparent encore, pas seu-

lement contre la France, mais contre d'autres pays européens.» Revenant sur les attentats de vendredi soir, qui ont fait 132 morts et plus de 300 blessés, le Premier ministre français a indiqué qu’ils ont «été organisés, pensés, planifiés depuis la Syrie», avisant que le gou- vernement n'écartait «aucune solution» dans cette «guerre contre le terrorisme».

CHINE - RUSSIE

Xi et Poutine s’engagent à approfondir la coopération entre les deux pays

Les présidents chinois et russe, Xi Jinping et Vladimir Poutine, ont réaffirmé dimanche leur engagement à approfondir la coopération entre les deux pays. La Chine vise à construire une économie mondiale «innovante, dyna- mique, interconnectée et inclusive» avec tous les autres membres des économies du G20, alors qu'elle assurera la présidence tournante du G20 l'an prochain, a dit le président Xi à M. Poutine. «Nous souhaitons renforcer la com- munication et la coopération avec la Russie en accueillant le sommet du G20», a-t-il dit lorsque les deux dirigeants se sont rencontrés en marge du 10 e sommet du groupe à Antalya, au sud-ouest de la Turquie, rapporte l'agence Chine-Nouvelle. M. Poutine a exprimé son soutien pour que la Chine joue un rôle plus im- portant et renforçant la coopération internatio- nale économique et financière, en tant que prochain pays assurant la présidence du G20. Les deux dirigeants se sont également engagés à approfondir la coopération dans le cadre du bloc du marché émergent des BRICS et dans un ensemble de domaines, dont ceux de la po- litique, de l'économie, du commerce, des fi- nances, de l'énergie et de la culture. Le président Poutine a expliqué à M. Xi que la Russie et la Chine sont engagées à sauvegar- der les principes du droit international et par- tagent des points de vue communs sur de nombreuses questions internationales.

YÉMEN

Les anti-rebelles tentent de briser le statu quo

Les forces antirebelles yéménites, soutenues par

des unités arabes, ont repris l'initiative en déclenchant une offensive pour «libérer» la province de Taëz, au moment où d'autres opérations marquent le pas et que

des

sous l'égide de

l'ONU. «Une vaste opération de l'armée nationale et des forces de la coalition arabe a été lancée hier pour briser l'étau des (rebelles chiites) Houthis et des forces de (l'ancien président Ali Abdallah, ndlr) Saleh et li- bérer la province de Taëz» (Sud-Ouest), a déclaré le général Ahmed Saïf El-Yafei, commandant des forces loyalistes. «L'opération a été déclenchée après l'arrivée de renforts militaires de la coalition arabe et de l'armée nationale» favorable au président Abd Rabbo Mansour Hadi, a ajouté le haut gradé yéménite. Avant l'annonce officielle du lancement de l'offensive, des sources mi-

pourparlers

tardent

à débuter

litaires yéménites avaient fait état de la progression

hier de forces de la coalition arabe conduite par l'Ara- bie saoudite en direction de la province de Taëz. Ce mouvement préfigurait, selon ces sources, une offen- sive majeure destinée à reprendre la province dont la capitale éponyme est la troisième ville du Yémen. Les rebelles chiites Houthis encerclent dans la ville des forces loyales au gouvernement Hadi, reconnu par la

communauté internationale et soutenu

militairement

par la coalition arabe. Les forces équipées de véhicules blindés et d'engins de déminage avançaient dans la zone de Charija, proche de la ville de Rahida, située dans le sud de la province de Taëz, ont précisé des

sources de la 4 Aden (Sud).

e Région militaire yéménite, basée à

BIRMANIE

Suu Kyi au Parlement en tant que députée

L'opposante birmane Aung San Suu Kyi, qui a remporté les législatives du 8 novembre, a fait son retour hier au Parlement en tant que députée. «Préparons le terrain pour permettre au nouveau Parlement de travailler», a lancé le président de l'Assemblée, Shwe Mann, devant des centaines de dé- putés sortants, dont Aung San Suu Kyi, députée depuis des législa- tives partielles en 2012. Avec à la main, deux roses rouges, Aung San Suu Kyi, est arrivée seule, au dernier moment, suivie par des di- zaines de caméras. L'air solennel pour cette première apparition pu-

blique depuis l'annonce de sa vic- toire historique, après 30 ans de lutte, elle n'a pas souhaité s'expri- mer, rapportent des médias. Une partie des troupes du parti au pou- voir, l'USDP, marqué par une dé- faite aux législatives, manquait à l'appel. Les députés militaires, contingent non élu qui occupe 25% des sièges, étaient quant à eux arrivés avant tout le monde, en uniforme, refusant toute décla- ration. «J'appelle tous les députés à travailler jusqu'à la fin de la ses- sion», qui doit s'achever fin jan- vier 2016, a ajouté Shwe Mann, lui même balayé par le raz-de-

marée électoral du 8 novembre. Il s'agit notamment de voter le bud- get dans les prochaines semaines. Aung San Suu Kyi et sa quaran- taine de députés de la LND se re- trouvent coincés jusqu'à fin janvier dans le rôle d'opposition parlementaire face aux 331 dépu- tés de l'USDP pro-pouvoir. Le nouveau Parlement — dominé à quelque 80% par la LND, sans compter les 25% de députés mili- taires — n'entrera en fonction que début 2016, sans doute en février ou mars. Viendra alors seulement le temps des réformes par Aung San Suu Kyi et son équipe.

LU

LU

AILLEURS

TUNISIE

Un terroriste tué et plusieurs autres blessés à Sidi Bouzid

Un terroriste a été tué et plusieurs autres blessés dont trois grièvement, dans des affrontements dimanche entre des unités de l'Armée tunisienne et un groupe terroriste au mont Mghilla à Sidi Bouzid, a indiqué le lieutenant- Colonel Belhassan Oueslati, annonçant aussi la mort d'un militaire. Une arme de type kalachnikov, des munitions et une ceinture explosive ont été saisies, a- t-il ajouté.

BERLIN La chancelière allemande Angela Merkel a plaidé, dimanche en marge du sommet du G20,

BERLIN

La chancelière allemande Angela Merkel a plaidé, dimanche en marge du sommet du G20, pour une «répartition équitable» des migrants en Europe. «Nous devons agir là où les réfugiés ar- rivent, ce qui signifie sécuriser les fron- tières extérieures de l'Union européenne», en rejetant tout amal- game entre les attentats de Paris et les «nombreux réfugiés innocents».

BUJUMBURA

Au moins six personnes ont été tuées et plusieurs blessées dans la nuit

de dimanche à hier à Bujumbura, au cours d'affrontements distincts entre in- surgés et policiers. Ces affrontements sont les premiers d'ampleur depuis une opération de désarmement lancée début novembre par la police dans les quar- tiers contestataires de Bujumbura. «Il y

a eu plusieurs attaques de criminels

armés dans de nombreux quartiers de Bujumbura, coordonnées apparem- ment, mais la police a riposté à chaque fois et les a fait fuir», a expliqué la po- lice, faisant état de six tués durant la nuit.

OTTAWA

Les chasseurs canadiens ont mené dimanche des frappes contre Daech en Irak, a annoncé le ministère de la Dé- fense. Dans le cadre de leur engage- ment avec les forces de la coalition internationale emmenée par les Etats- Unis, deux avions "F18 Hornets ont

frappé une position de combat du

groupe au Sud-Ouest de Haditha à l'aide de munitions à guidage de préci- sion". Les chasseurs canadiens ont par- ticipé "à des frappes aériennes de la coalition en soutien aux opérations of- fensives des forces de sécurité ira- kiennes ».

WASHINGTON

Les États-Unis ont annoncé di-

manche le transfert de cinq détenus de

la prison de Guantanamo vers les Émi-

rats arabes unis, dans le cadre du projet de fermeture de ce centre de détention. Cent sept personnes sont encore déte- nues dans la prison militaire située à Cuba, précise le Pentagone dans un communiqué, se disant «reconnaissant auprès du gouvernement des Émirats arabes unis pour sa volonté de soutenir les efforts des États-Unis destinés à fer- mer le centre de détention de la baie de Guantanamo».

Mardi 17 Novembre 2015

Société

15

EL MOUDJAHID

SÉTIF

Caravane de sensibilisation et de prise en charge des SDF

L’hiver n’est pas loin, et aussi trompeur que soit l’automne que nous vivons, du type plutôt estival, les nuits sont fraîches, froides même, à porter le mercure à 5 degrés parfois, avec un micro-climat né de tous les ouvrages hydrauliques qui entourent désormais Sétif, causant une humidité dont les effets ne sont pas loin de ceux du littoral.

D ans un tel décor qui ne trompe pas, tous ceux qui travaillent la nuit ou qui sor-

tent très tôt de leur domicile remar- quent les «sans domicile fixe», éparpillés ça et là, à des coins pro- tégés sous les arcades de la ville. Afin de les prendre en charge sur tous les plans, les services de la direction de wilaya, de l’action so-

ciale et de la solidarité, dans une ac- tion multidisciplinaire, coordonnée avec ceux de la Sûreté nationale, de la Protection civile, du Croissant- Rouge, de la santé, des APC, ainsi que les responsables des centres re- lavant de la DAS, ont engagé une vaste action de sen- sibilisation et de

prise en charge de ces personnes, tout en veillant à leur

protection et en leur proposant des aides morales et matérielles. La prise en charge de ces per- sonnes, qui sont privées de toit pour des raisons structu- relles, institution-

nelles

personnelles, ras- semble des dispo- sitifs, des mesures, des programmes, des équipements, des actions, des organismes et des budgets spécifiquement consacrés aux SDF, auxquels s’ajoutent d’au- tres programmes, plus larges, déve-

ou

s’ajoutent d’au- tres programmes, plus larges, déve- ou loppés dans le do- maine de l’aide et

loppés dans le do- maine de l’aide et

de

l’action sociale.

C’est dans ce contexte que le di- recteur de l’action sociale, Sebti Ter-

faya, a donné le dé- part de la caravane d’aide et de prise

en

charge des SDF,

et

ce à partir du

«Nous allons, au titre de cette vaste opération qui est placée sous l’égide du wali, multiplier nos sorties, no- tamment durant la nuit, en plus de celles que nous effectuerons au

cours de la journée. C’est une action à travers laquelle

nous nous propo- sons de caser le maximum de per-

sonnes relevant

de cette frange fragile de la so-

ciété.» Le wali de Sétif, qui a lon- guement insisté sur la disponibi- lité des moyens d’aide et de sou-

tien liés à la prise en charge de ces personnes ainsi que leur encadrement, a précisé que nombre de ces SDF viennent d’au-

tres wilayas. «Nous allons égale- ment accompagner ces personnes pour leur retour au sein de leur fa- mille, avec l’aide d’une équipe plu- ridisciplinaire qui agira dans ce cadre. Comme nous veillerons éga- lement à doter toutes les personnes âgées d’un pécule afin qu’elles puissent surmonter la situation dif- ficile qu’elles traversent», précise- t-il. Une situation pas très aisée, mais qui trouve, dans ce genre d’initiatives impulsées par le minis-

tère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition féminine, cette juste dimension d’aide et d’ac- compagnement, constamment dé- ployée sur le terrain à l’endroit de ces personnes et de toutes les couches défavorisées. «Nous avons également réussi à réintégrer plu- sieurs de ces personnes sans domi- cile fixe dans leurs familles respectives», pré-

cise, par ailleurs, le DAS, qui fait de cette réinsertion son

cheval de bataille. Il

a souligné qu’au ni-

veau des centres d’accueil qui relè- vent de ce secteur, «on ne ménage

» aucun effort pour re- donner à ces pen-

e notamment pour les personnes âgées, cette affection et ce désir de retrouver les leurs». F. Zoghbi

,

« Nous allons accompagner ces personnes pour leur retour au sein de leurs familles avec l’aide d’une équipe

pluridisciplinaire qui agira dans ce cadre. Comme nous veillerons également à doter toutes les personnes âgées d’un pécule afin qu’elles puissent les aider à surmonter la situation difficiles qu’elles traversassent. »

la situation difficiles qu’elles traversassent. » « On compte trois centres d’accueil équipés de toutes

« On compte trois centres d’accueil équipés de toutes les commodités à Salah

s’agit de centres

hommes.

Bey, Sétif et à El-Eulma. Il

qui sont

dotés d’une capacité

d’accueil de 40 personnes chacun, autant pour les femmes que pour les

siège de la DAS. Il

a souligné à cet

effet : «On compte trois centres d’ac- cueil équipés de

toutes les commodités à Salah Bey, Sétif et à El-Eulma. Il s’agit de centres qui sont dotés d’une capa- cité d’accueil de 40 personnes cha- cun, autant pour les femmes que pour les hommes.» Et d’ajouter :

s i o n n a

i r

s

BATNA

Une 43 e transplantation rénale pratiquée avec succès

Une 43 e greffe de rein a été pratiquée avec succès par l’équipe médicale du centre hos- pitalo-universitaire (CHU) de Batna, a indiqué, hier, le P r Ahmed Bougueroura, chirurgien, chef du service de néphrologie. La greffe a profité, samedi dernier, à un jeune homme de la ville d’Eulma (Sétif) souffrant d’une insuffisance rénale jugée très sévère, a précisé ce praticien, rappelant que trois patients, âgées entre 21 et 58 ans, résidant à Batna et Sétif, avaient égale- ment subi avec succès des inter- ventions similaires, vendredi dernier, par le même staff médical du CHU de Batna. Les 43 patients qui ont subi, depuis le début de l’année en cours, une opération de ce type sont «tous en bonne santé», a encore affirmé le P r Bougueroura. Pour ce praticien, «la transplantation ré- nale, encore dans une phase embryonnaire en

ré- nale, encore dans une phase embryonnaire en Algérie, doit bénéficier d'une stratégie de dé-

Algérie, doit bénéficier d'une stratégie de dé- veloppement dans la mesure où elle a un in- térêt non seulement médical, mais aussi économique». Le P r Bougueroura a mis en exergue la né- cessité de développer la transplantation rénale en Algérie, car elle reste, selon lui, la «mé- thode de choix» pour traiter l'IRC (insuffi-

sance rénale chronique), puisque le traitement par hémodialyse «implique une lourde charge financière, outre ses répercussions négatives sur les dialy- sés, tandis que la transplantation per- met au patient de recouvrer sa santé et de retrouver une vie quasi normale». Aujourd’hui, ce type de greffe est «techniquement maîtrisé et devrait de- venir, dans peu de temps, une pratique hospitalière ordinaire et à part entière en Algérie», a estimé le chef du service de néphrologie du CHU de Batna, où 50 transplantations ont été program- mées pour 2015 (contre 21 en 2014). Au jour d’aujourd’hui, quelque 100 dossiers de patients insuffisants rénaux sont en attente d’une greffe dans cette wilaya où 500 malades subissent des séances d’hé- modialyse dans 10 centres spécialisés situés au chef-lieu de wilaya, à Aïn Touta, à Me- rouana, à N’gaous, à Barika et à Arris, a conclu la même source.

SÉISME

Secousse de magnitude de 3,2 degrés à Blida

Une secousse tellurique de magnitude de 3,2 degrés sur l'échelle ouverte de Richter a été enregistrée, hier à 8h13, à Hammam Melouane, dans la wilaya de Blida, indique un com- muniqué du Centre de re- cherche en astronomie, astrophysique et géophy- sique (CRAAG). L'épicentre de la se- cousse a été localisé à 3 km au nord-est de Hammam Melouane, précise la même source.

JOURNÉE DE SENSIBILISATION AU DIABÈTE À TLEMCEN

4.000 glucomètres distribués aux malades

Une journée de sensibilisation des malades dia- bétiques s'est tenue, dimanche dernier, au centre de documentation du centre hospitalo-universitaire D r Damerdji-Tidjani, par l'association Brahimi-Mah- moud des malades diabétiques de la wilaya de Tlem- cen, avons-nous constaté sur place. Elle a été animée, respectivement, par le D r Ghembaza Abderrahmane, spécialiste en médecine interne, le D r Meziane Mo- hamed, de la Caisse nationale de la sécurité sociale, et Bellami Mohammed, docteur en nutrition et pré- sident du collège de la Société algérienne des méde- cins généralistes. En effet, ces spécialistes ont sensibilisé et informé sur cette maladie, qui est la première cause de la cécité, de l'insuffisance rénale, de l'amputation et d'autres complications qui peuvent survenir en cas du non suivi du régime et des conseils donnés par le médecin traitant, sur les ob- jectifs thérapeutiques, sur l'hygiène des pieds, ce qu'il

faut faire ou pas, l’hyperglycémie et sur la prise en charge. En plus de la nutrition chez le diabétique, non pas de la quantité mais de la qualité, de l'obésité, qui est aussi une autre source de la maladie, le rôle de la famille et l'environnement avec toutes ces prédispo- sitions psychologiques et sociales, de l'angoisse et le stress. Par ailleurs, des conseils ont été donnés aux malades sur la pratique du sport, en particulier la marche. Dans ce contexte, Kadri Sidi Mohammed, le président de cette association, a indiqué que la wi- laya compte plus de 32.000 diabétiques (assurés ou non) et a pu distribuer plus de 4.000 glucomètres aux malades dépistés par des équipes médicales. Par ailleurs, cette association vient en aide aux malades, et dispose de tout un programme, avec des journées d'études, des tables rondes, des excursions, etc.

Gadiri Mohammed

VISA

Sans

Sans Au moins, 16 personnes ont péri et 21 autres étaient portées dispa- rues, dimanche dernier,
Sans Au moins, 16 personnes ont péri et 21 autres étaient portées dispa- rues, dimanche dernier,
Au moins, 16 personnes ont péri et 21 autres étaient portées dispa- rues, dimanche dernier,

Au moins, 16 personnes ont péri et 21 autres étaient portées dispa- rues, dimanche dernier, à la suite d'un glissement de terrain provo- qué par des pluies torrentielles dans l'est de la Chine. Plus de 300 personnes ont été éva- cuées après ce glissement de ter- rain, qui a emporté, vendredi soir, 27 maisons de la province de Zhe- jiang, selon la télévision publique chinoise CCTV. Ces inondations risquent de se poursuivre, en raison de fortes pluies prévues, selon Chine nou- velle, jusqu’à demain.

MASCARA

Saisie de 180 unités de boissons alcoolisées

Dans le cadre de la lutte contre le commerce illégal de boissons alcoo- lisées, les éléments de la police, rele- vant de la sûreté de daïra de Tighennif, à Mascara, ont réussi à sai- sir une importante quantité, et ce suite à un appel indiquant qu’un individu au volant d’un véhicule utilitaire

écoulait des boissons alcoolisées dans une oliveraie à Tighennif. Les élé- ments de la police se sont immédia- tement rendus sur les lieux pour confirmer le renseignement. Leur at-

tention a été attirée alors par un véhi-

cule répondant à la description,

stationné sur la route de Lekchachi à Tighennif. Les policiers se sont alors approchés du véhicule et procédé à la fouille, ce qui a permis de retrouver dans le coffre arrière une quantité de 180 unités de boissons alcoolisées, dont 144 bières et 35 packs de vin rouge. La quantité a donc été saisie et le suspect arrêté. Il s’agit du dé- nommé K. R., 30 ans, lequel a été conduit au poste de police. Après l’accomplissement des procédures lé- gales, le mis en cause a été présenté devant le procureur de la République, près le tribunal de Tighennif, qui a or- donné son placement en détention provisoire. Les services de la Sûreté nationale de la wilaya de Mascara ont enregistré 2.729 appels téléphoniques durant le mois d’octobre dernier, selon un communiqué du chef de la cellule de la communication de la sû- reté de wilaya, lequel a indiqué que ce grand nombre d’appels est le dû à la confiance du citoyen accordé aux services de police, notamment en ma- tière d’efficacité et de prise en charge des préoccupations du citoyen. Cela s’est concrétisé par la hausse du nom- bre des appels (500 appels, en sep- tembre). Pour venir aux détails, parmi ces appels, on compte 251 demandes d’intervention et de secours, 15 ap- pels pour signaler des accidents de la circulation, 573 demandes de rensei- gnements et d’orientations, ainsi que 1.890 autres demandes diverses. Le numéro vert 15.48 a reçu 652 appels durant le mois écoulé, s’agis- sant en majorité de demandes d’inter- vention et de secours (197 appels), 12 signalement d’accidents de la circu- lation. Quant aux demandes de ren- seignements et d’orientation, elles sont au nombre de 178, ainsi que 256 demandes diverses. Le chef de la cellule de communi- cation et presse de la sureté de wilaya de Mascara a mis en évidence l’im- portance de ce numéro dans le traite- ment d’un grand nombre d’affaires permettant d’arrêter les suspects et surtout de sauver la vie des citoyens. Il a aussi affirmé que le 15.48 est un numéro gratuit, joignable 24h24, même sans disposer de crédit d’ap- pel.

A. Ghomchi

Mardi 17 Novembre 2015

Régions

16

EL MOUDJAHID

ANNABA

Création de plus de 470 micro-entreprises

Pas moins de 474 micro-entreprises ont été créées à Annaba depuis le début de l’année 2015, dans le cadre du dispositif de l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (ANSEJ), a indiqué, dimanche, le directeur de l’antenne locale de cette agence, Ahmed Kahlouche.

C es micro-entreprises ont gé- néré quelque 2.200 postes de travail entre emplois directs

et indirects, a souligné le même res- ponsable à l’APS en marge de l’ou- verture d’une semaine d’information sur l’entrepreneuriat organisée à l’université Badji- Mokhtar. Quarante 40% de ces micro-en- treprises sont le fait de diplômés de l’université, a fait savoir M. Kah- louche, précisant que les projets fi- nancés par l’ANSEJ durant cette période sont liés à des secteurs "créateurs" de richesses comme l’industrie, l’agriculture et les tech- nologies de l’information et de la communication. La semaine d’in- formation et de sensibilisation des- tinée à encourager et à stimuler

de sensibilisation des- tinée à encourager et à stimuler l’esprit entrepreneurial a été initiée, conjointement,

l’esprit entrepreneurial a été initiée, conjointement, par l’antenne locale de l’ANSEJ et l’université d’An- naba. Elle a ciblé, en particulier, les étudiants considérés comme une "source d’énergie et d’innovation

en mesure de participer activement à la relance de l’économie natio- nale", a-t-on indiqué à l’ouverture de cette manifestation. Une maison de l’entrepreneuriat sera ouverte à l’université d’Annaba ‘‘avant fin

2015’’ pour assurer un meilleur ac- compagnement aux jeunes univer- sitaires désirant s’investir dans le monde de l’entrepreneuriat’’, a-t-on souligné au cours de la cérémonie d’ouverture de cette semaine d’in- formation. Des explications détaillées sur les mesures d’accompagnement, de suivi et de financement des projets créés dans le cadre de ce dispositif d’aide à l’emploi seront fournies par des professeurs d’université, des représentants d’institutions bancaires et d’organismes de sécu- rité sociale, présents à cette rencon- tre organisée dans le cadre de la semaine internationale de l’entre- preneuriat pour 2015, ont affirmé les organisateurs.

AÏN TÉMOUCHENT

Prochaine livraison d’un abri de pêche

Le projet de réalisation de l’abri de pêche de Madagh (40 km d’Ain Témouchent) sera achevé au courant du premier semestre 2016, a-t-on ap- pris de la Direction des travaux publics de la wi- laya. Le taux d’avancement de ce projet, auquel une enveloppe financière de trois milliards de di- nars a été consacrée, est estimé à 60%, a-t-on in- diqué, rappelant que ce projet peut accueillir une flottille de 100 petits métiers. Inscrit en 2011, ce projet n’a vu ses travaux débuter que le 1 er octo- bre 2013 pour un délai contractuel de 17 mois. Une fois mis en exploitation, il pourra générer plus de 200 postes de travail directs et autres in-

directs, a-t-on ajouté. Une fois opérationnel, cet équipement contribuera à l’amélioration des conditions d’accostage pour les pêcheurs. Pré- voyant également la réalisation d’une halle à marée, cette opération vise à assurer à la popula- tion des pêcheurs fréquentant ce site, des condi- tions d’accostage et de protection de leurs embarcations. L’abri de pêche servira par la même de refuge pour les bateaux en détresse lors des tempêtes, a-t-on ajouté. Avec la construction de cet abri de pêche, les pêcheurs pourront aussi développer les petits métiers, un créneau qui revient en tête

des préoccupations des professionnels et des res- ponsables de la pêche. Cette opération, inscrite dans le cadre du plan quinquennal 2010-2014 à l’intitulé du secteur des travaux publics, s’est vue allouer, dans un premier temps, une enveloppe financière de 560 millions de dinars. Venant conforter les deux ports de pêche de la wilaya (Beni Saf et Bouzedjar), le futur abri de pêche pourra contenir quelque quarante embarcations de pêche aux côtés de plusieurs petits métiers et contribuera au développement du secteur dans cette wilaya à grande vocation dans ce domaine, a-t-on encore souligné.

SOUK AHRAS

Des projets touristiques pour accroître les capacités d’accueil

Les projets d’investissement tou- ristique en cours dans la wilaya de Souk Ahras permettront d’augmenter les capacités d’accueil hôtelières qui passeront de 142 à 350 chambres, a-t- on appris auprès de la Direction du tourisme et de l’artisanat (DTA). Cette augmentation de 208 chambres comblera, pour une large part, le défi- cit enregistré dans cette wilaya «à vo- cation touristique par excellence», a précisé la même source. Le projet de rénovation et d’extension de l’hôtel Oum El Kheir (ex-Sidi-Messaoud),

au centre de Souk Ahras, fruit d’un in- vestissement privé de 20 millions de dinars et dont la réception est prévue «avant la fin de l’année 2015», repré- sente une des «opérations phare» ini- tiées dans ce contexte, a-t-on indiqué. Les projets hôteliers validés par le Calpiref (Comité d’assistance à la lo- calisation et à la promotion des inves- tissements et de la régulation du foncier) portent sur l’extension de Hammam Ouled Idriss qui sera doté d’un motel de 15 chambres, sur la construction d’un autre établissement

hôtelier (10 chambres) à Oued Keberit, une localité qui abritera un complexe de transformation de phos- phate et une usine de fabrication de panneaux solaires, a-t-on souligné. Il est également prévu la réalisa- tion d’un hôtel d’une capacité de 20 chambres, doté d’un restaurant, à Se- drata, et de deux infrastructures simi- laires à la cité Chaâbani au chef-lieu de wilaya (80 lits) et dans la localité de Bir Bouhouche (30 chambres), a encore ajouté la même source. Sur les 48 opérations d’investissement vali-

dées, tous secteurs confondus, 13 re- lèvent du secteur de tourisme, ce qui représente 10,4%, a également indi- qué la même source, précisant que tous ces projets généreront 990 postes de travail entre emplois permanents et temporaires. Un parc de loisirs et d’attraction et un hôtel 3 étoiles sont aussi en cours de réalisation sur le POS (plan d’oc- cupation du sol) n°8, non loin de l’uni- versité, sur une superficie de 4,5 hectares.

EL-OUED

Un abattoir industriel moderne pour la ville

Un abattoir industriel moderne sera mis en service prochainement à El-Oued, dans le cadre de la stratégie de l’investis- sement visant la création de projets in- dustriels, a-t-on appris dimanche de la direction locale de l’industrie et des mines (DIM). Cet "important" projet, dont les travaux ont été achevés, s’inscrit dans le cadre de la promotion de l’inves- tissement local, après avoir été avalisé par le Comité d’assistance à la localisa- tion et la promotion de l’investissement et de la régularisation foncière (CALPI- REF), et devra couvrir le déficit relevé dans le domaine des abattoirs aux normes, selon la même source. La capacité de cet abattoir industriel avoisinera les 18 tonnes/jour de viandes, réparties entre 13.000 tonnes de viande rouge et 5.000 tonnes de viandes blanches, une capacité jugée "suffisante"

pour répondre aux besoins de la wilaya, a-t-on indiqué. Cette structure, projetée au quartier Mestour à El-Oued, disposera d’une aile pour l’abattage et une autre pour le stockage avec cinq chambres froides de 420 m 3 pour chacune de quatre d’entre elles et 240 m 3 pour la cinquième, selon la même source. L’abattoir disposera, en outre, d’un four aux standards internationaux destiné à l’incinération des parties non consommables, ainsi qu’une unité de traitement des eaux usées, avec un traitement chimique des eaux exploités durant l’opération d’abattage et un traitement écologique des eaux usées après l’opération d’abattage. Il devra aussi offrir de nombreux emplois et atténuera le taux de chômage dans la région, a-t-on indiqué à la DIM.

ARZEW

Relogement de 226 familles

Pas moins de 226 familles qui résidaient dans des habita- tions précaires au niveau de la commune d’Arzew ont été relo- gées, dimanche, dans des loge- ments décents à Hassi Ben Okba, a-t-on appris dimanche du directeur général de l’OPGI. Ces familles, qui vivaient dans des conditions difficiles dans plu- sieurs sites d’habitat précaire ré- parties sur la commune d’Arzew, étaient détentrices de pré-affec- tations, a indiqué, à l’APS, M. Mohamed Saber, ajoutant que les assiettes des bidonvilles se- ront récupérées pour édifier des équipements publics. Une autre opération de relogement de 150 familles à Hassi Ben Okba, la

quatrième du genre depuis octo- bre dernier, initiée dans le cadre de la résorption de l’habitat pré- caire, était programmée pour hier lundi, a annoncé le respon- sable de l’OPGI. Le calendrier établi par la wilaya prévoit également entre le 23 et 24 novembre prochain le relogement à haï El Menzeh (ex-Canastel) de près de 1.430 familles qui vivent dans des ha- bitations menaçant ruine notam- ment à haï Ghoualem (ex- Médioni). En outre, 85 familles des quartiers d'El Hamri et de Sidi El Houari seront relogées à El Mohgoun (Arzew), a-t-on indiqué de même source.

NOUVELLES DES WILAYAS

EL-BAYADH- Quelque 86 per- sonnes admises à l’établissement public hospitalier de Labiodh Sidi Cheikh (El-Bayadh) ont été programmées pour subir des opérations chirur- gicales effectuées par un staff médical de l’établissement hos- pitalier d’El-Attaf (Aïn-Defla), dans le cadre d’un accord d’un jumelage inter-hôpi- taux, a-t-on appris lundi des res- ponsables locaux du secteur de la santé.

EL-TARF - Des marchandises d’une valeur estimée à 341 mil- lions de dinars ont été saisies de- puis le début de cette année à El Tarf pour défaut de facturation, a-t-on indiqué dimanche à la di- rection de wilaya du commerce et des prix (DCP). Ce chiffre, comp- tabilisé en mois, "dépasse de loin" celui enregistré durant toute l’année 2014, à savoir moins de 260 millions de dinars de mar- chandises non facturées, selon la même source. Durant cette même période, 12.587 interventions ont été effectuées par les services de la direction du commerce, per- mettant de relever 2.241 contra- ventions liées à la qualité des produits proposés et la répression des fraudes. Plus de 2.200 P-V ont été dressés en plus de la sai- sie, entre janvier de octobre 2015, de plus de neuf tonnes de produits alimentaires avariés, a ajouté la même source qui a éga- lement fait état de propositions de fermeture de 318 locaux commer- ciaux.

TISSEMSILT - Le centre uni- versitaire Ahmed-Ben Yahia El Wancharissi de Tissemssilt a en- registré pour l'année universitaire 2015-2016 l’ouverture de la spé- cialité de langue française, a-t-on indiqué dimanche à la direction de cet établissement d’enseigne- ment supérieur. Créée au niveau de l’institut des lettres et langues, cette filière compte 142 étudiants encadrés par six enseignants, selon le vice directeur des études de post graduation et de forma- tion continue, Mohamed Bouras. Par ailleurs, l’encadrement péda- gogique de ce CUT sera renforcé en fin d’année en cours par une dizaine de postes budgétaires de maîtres assistants classe A et maî- tre assistant classe B selon les be- soins exprimés au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

BOUIRA- Une journée d’études et d’information sur les dangers de la brucellose a été organisée dimanche par le bureau d’hygiène communal de Bouira pour sensi- biliser les vétérinaires, les éle- veurs et les agriculteurs aux dangers de cette maladie infec- tieuse. La brucellose est dange- reuse en l’absence de prévention, de vaccin ou de prise en charge médicale, ont souligné les inter- venants ayant participé à cette rencontre. Les vétérinaires ont mis l’accent sur les symptômes de cette maladie infectieuse qui s’est sensiblement propagée à Bouira, tout en soulignant l’im- portance des tests de dépistage pour la protection du cheptel bovin des risques de cette mala- die.

MSILA

Mise en service de deux nouvelles stations 4G LTE

Deux nouvelles stations 4G LTE viennent d’être mises en service dans les communes d’Ouled Addi Guebala et de Magra (Msila), a indiqué le responsable de la communica- tion auprès de la direction locale d’Algérie Telecom. Ces deux stations viennent s’ajouter à neuf équipements simi- laires déjà opérationnels dans diverses localités et com- munes de la wilaya, a souligné Abdelhakim Baâdji,

précisant qu’il sera ‘‘ultérieurement’’ procédé à l’activation de cinq autres stations 4G LTE dans les communes de Bel- laïba, d’Ounnougha, d’Ain Khadra, de Maâdhid et d’Ain Lahdejel. Cette technologie moderne permet d’améliorer les pres- tations téléphoniques en mode fixe et offre un meilleur accès à l’internet à haut débit aux abonnés des zones encla-

vées, notamment, a affirmé le même responsable, rappelant les efforts déployés localement pour la généralisation de ce service sur tout le territoire de la wilaya, d’autant que la 4G LTE suscite un ‘‘engouement particu- lier’’ auprès des clients d’Algérie Télécom à M’Sila.

Régions

17

EL MOUDJAHID

TABELBALA

Entre mythe et légende

Depuis fort longtemps, Tabelbala a opté pour le ciment, la brique et le béton en lieu et place de la brique en terre (toub) et le tronc de palmier, des matériaux bien adaptés aux conditions climatiques de la région.

Un reportage de : Ramdane Bezza

climatiques de la région. Un reportage de : Ramdane Bezza Origine du nom C’est Tachenghit qui

Origine du nom C’est Tachenghit qui aurait été le premier nom attribué à l’actuelle Tabelbala, selon une étude de A. Cancel «un parler Berbéro-Songhai du sud-ouest algérien - Tabelbala- élément d’histoire et de linguistique», et reprise par Mo- hamed Tilmatine, Tabelbala serait une corrup- tion de Tabelbert et désignée par les habitants, entre eux, par Tawerbets. Une version arabe, quant à elle, stipule que ce nom émanerait plu- tôt de la racine «Blbl», d’où «Belbala», et qui signifie parler de manière inintelligible. Le pré- fixe «ta», ajouté à cette racine ainsi que le «t» muet final proviendraient d’une amazighisation du nom, à l’exemple de Talmine, Tamesse, Ta- mehdi, Tamentit, etc.

Des tombes géantes de 7 à 8 mètres Plusieurs spécificités marquent cette région et la rendent ainsi bien mystérieuse, à l’exemple de ses tombes géantes de 7 à 8 mètres de long et qu’une légende tente d’en expliquer l’exis- tence. Lors de la prière du Sobh, le muezzin au- rait aperçu des flammes, non loin de la mosquée. Sur place, les fidèles venus s’enquérir de ce phénomène découvrirent sept tombes en- core fraîches et des traces de chameaux. Une coupole a alors été édifiée en l’honneur de ces 7 hommes, inconnus. Au bas du monticule, se trouve le cimetière appelé «Makbarek 66

M’Hammed». On raconte que 66 hommes, pré- nommés M’Hammed, ont été tués lors d’une «razzoua» (bataille menée par une bande armée au Sahara pour piller) et enterrés là. Une autre particularité de ce cimetière, c’est qu’il abrite certaines anciennes tombes, dont les sépultures, contrairement à l’exigence musulmane qui veut qu’elles soient orientées vers l’est, le sont vers le Sud. Ces tombes seraient donc vraisembla- blement antérieures à l’avènement de l’islam. Enfin, on retiendra également que les Belbalis parlent le Korandjé, un dialecte comme nulle part ailleurs, difficile à comprendre.

Un parler comme nulle part ailleurs Le Koranjé est, certes, une langue qui est parlée comme nulle part ailleurs, mais sa fonc- tion essentielle demeure celle de lien social de la communauté belbalie. Les habitants de Ta- belbala seraient, aussi loin que l’on puisse re- monter dans le temps (selon des études ethnographiques de Champault, 1969), d’ori- gine très diverse : arabes, berbères et d’Afrique Noire. Ils sont tous cependant musulmans, et un grand nombre de mots de leur parler a une consonance religieuse. Le Korandjé serait donc une langue héritée des populations noires qui auraient précédé les Berbères, puis les Arabes, tant elle demeure la plus isolée et la plus sep- tentrionale des langues songhaï qu’utilisent les habitants de Tabelbala. Une structure fonda-

mentalement songhaï, influencée par le berbère et l’arabe et inintelligible, voilà ce qui caractérise essentiellement le Korandjé, très emprunt du songhaï et imposé par les esclaves noirs de langue sonraï, qui transitaient par Tabelbala. Enfin, le Korandjé n’est pas une langue liée à une ethnie bien définie, d’où cette influence des langues sémitiques, ber- bère et arabe, et à laquelle vient se gref- fer l’isolement géographique, qui lui aura toutefois permis de se maintenir jusqu’à aujourd’hui.

Un musée à ciel ouvert Tabelbala est aussi un musée à ciel ouvert, puisqu’au versant nord du mont Kahal, on y découvre de très riches ate- liers d’industrie d’outillage atérien, alors qu’un autre atelier d’outillages préhistoriques est situé à 200 mètres des gisements de kaolin de différentes couleurs, près du ksar Makhlouf. Des outils de toutes formes et aux multiples usages témoignent encore de la pré- sence des gens de l’époque, venus ex- ploiter le kaolin, destiné à l’étanchéité des conduites souterraines, des fogga- ras ou pour la confection de poteries. Tabelbala est une région d’une beauté

à la fois attrayante et mystique. Ce havre de

paix au paysage vierge est aussi un lieu de mé- ditation que le visiteur ne peut s’empêcher d’y retourner.

Des repères historiques C’est en 1905, après la bataille de Noukhila, que le capitaine Regnault arrive à Tabelbala, alors qu’en 1908, la population exprime son hostilité au capitaine Martin et verra ainsi son ksar et sa mosquée détruits par des bombarde- ments. En 1910, une surveillance directe sera menée par le capitaine Clermont-Gallerande,

qui fera construire le fort militaire de Tabelbala. Celle-ci demeurera sous l’administration mili- taite durant 51 ans. Aujourd’hui, Tabelbala, et au même titre que plusieurs communes éparses de la région, aspire encore à son épanouissement, en dépit d’un dé- veloppement local dont elle a bénéficié dans le cadre de différents programmes et au profit de différents secteurs et qui aura, certes, concouru

à réduire l’isolement dont elle souffrait depuis

de longues années. Région à vocation agricole et pastorale, Tabelbala pourrait également, grâce aux potentialités dont elle dispose, deve- nir un pôle touristique probant, générateur d’une rente financière et créateur d’emplois. R. B.

T oute la ville est un gigantesque chantier et pourtant, à Tabelbala, il n’y a ni hôtel, ni restaurant, ni

autre structure d’accueil, et tous les vi- siteurs, pour quel que motif que ce soit, du simple passager, aux chercheurs ou aux missionnaires, ne peuvent compter que sur l’hospitalité légendaire des ha- bitants de cette contrée. Petite oasis enclavée au milieu d’une mer de sable, située à quelque 320 km au Sud de Béchar et à quelque 1.400 km au sud-ouest d’Alger, Tabel- bala s’étend à l’intérieur d’une palme- raie de 12 km de long et 500 mètres de large, enlacée par l’Erg Erraoui et Dje- bel Kahal, pour s’étendre sur 60.536 km 2 . Tabelbala, constituée en fait de plusieurs petits villages et de deux prin- cipaux ksars (Sidi Zekri et Ksar Che- raïa), a toujours été le carrefour de plusieurs pistes chamelières, dont l’existence remonte à une époque loin- taine, à la croisée du Drâ et du Tafilalet, d’une part, et du Soudan et Tombouc- tou, d’autre part. Evoquer Tabelbala, c’est d’abord faire allusion aux sites préhistoriques qu’elle renferme, très riches en outils pré-acheuléen et acheuléen, ensuite, à son dialecte qui n’existe nulle part ailleurs, ses sept tombes géantes (Sebâatou Rijal) et son fort mi- litaire, construit en 1910, perché sur un monti- cule et témoin de toute une histoire aussi ancienne que riche. Un «Bordj» qui, d’ailleurs, il y a très longtemps, aurait été un lieu de halte du Sultan Noir, avant d’être transformé en lieu de détention. Ce dernier ayant vu le passage de personnalités politiques connues, à l’exemple de Habib Bourguiba, et bien plus tard, Ferhat Abbas.

Une histoire difficile à écrire L’histoire de Tabelbala reste encore difficile

à écrire, car bien des événements s’inspirent

seulement de légendes. C’est vers le XI e siècle que les Almoulatamoun auraient été les pre- miers occupants de Tabelbala, avant qu’elle ne soit désertée durant quarante années et que sa véritable histoire commence avec Sidi Zekri, qui érigea un ksar («Imaden» et dont les traces sont encore visibles de nos jours). Ce qui attira très vite des habitants du Drâ et du Tafilalet, ac- compagnés de leurs esclaves et de «harratine» (hommes de couleur noire). Cette oasis prospé- rera alors grâce aux passages incessants des ca- ravanes, en quête de lieu de repos et d’échange de marchandises.

BÉCHAR

Pour une nouvelle configuration urbaine

Depuis quelque temps déjà, pour ne pas dire depuis bien longtemps, la nécessité d’un projet d’une nouvelle configuration urbaine de la ville de Béchar s’avère bien plus qu’urgente, en rai- son de cette mutation accélérée qu’elle subit et qui risquerait, dans le cas contraire, d’être à l’origine de bien d’autres désagréments que ceux que cette ville endure actuellement, à l’exemple de ces chantiers «éternels» dont le rythme des travaux, lent et perturbé, ne concoure point à un embellissement de la cité, ce problème de salubrité qui sévit encore à tra-

vers les principales artères de la ville et en dépit des efforts déployés pour une éradication de cette situation déplorable, qui aura plus que duré, ou encore ce calvaire de la circulation rou- tière, au sein même de la ville, ne faisant que «désagrémenter» le quotidien des citoyens. Pourtant, le tissu urbain de la ville de Béchar s’est étendu à une vitesse impressionnante. Avec plus de 200.000 habitants, la commune de Béchar, qui s’étend sur plus de 20 km de long et 15 km de large, possède des potentialités, aptes à lui permettre de concrétiser tous les pro- jets dont elle bénéficie et dont nous retiendrons,

à titre d’illustration, un programme de loge-

ments de 5.000 unités, un centre hospitalo-uni- versitaire, une ligne de tramway (gelée pour l’instant) et bien d’autres réalisations concréti- sées ou en cours de finalisation. Béchar est vé- ritablement une ville en pleine mutation qui aspire, tout autant que les autres grandes villes du pays et de par son statut de carrefour du sud- ouest, à garantir un cadre de vie agréable à ses

du sud- ouest, à garantir un cadre de vie agréable à ses habitants. Nous ne cesserons

habitants. Nous ne cesserons de rappeler, dans cette optique, que les pouvoirs publics ne lèsent point sur les moyens, et qu’en dépit de certaines gageures entreprises çà et là (à l’exemple de la polyclinique du centre-ville, une bâtisse des an- nées 30, qui, au lieu d’être restaurée, rénovée et conservée à titre de patrimoine architectural, a entièrement été démolie, en attendant d’être re- construite, puisque les travaux n’ont encore point démarré), bien d’efforts sont consentis pour garantir ce cadre de vie convoité et dont (pour revenir à l’objet de notre souci) le projet

d’une nouvelle configuration de la ville, sur le- quel sont penchés différents partenaires des sec- teurs de l’équipement, de l’urbanisme et de la municipalité ainsi que des bureaux d’études lo- caux, constitue actuellement la préoccupation de tout un chacun. Un projet qui, dans les 5 an- nées à venir, devra faire de Béchar une véritable métropole. Cette nouvelle configuration devra, entre autres, intégrer tous les besoins et les dif- férentes prestations de services engendrées par cette rénovation du tissu urbain. Toutefois, il conviendrait également de ne pas omettre d’as-

socier à ce projet d’autres parties prenantes (les services de la sûreté de wilaya, la Protection ci- vile, les chauffeurs de taxi, les conducteurs de bus…), afin de ne pas sombrer dans l’un des désagréments que subit actuellement Béchar, et décrié par tous, en l’occurrence l’actuel plan de circulation routier de la ville et qui, depuis sa mise en application, n’a fait qu’étouffer cette ville. Pour l’instant, et selon le premier respon- sable de l’APC, chargée de ce projet, une enve- loppe financière de 4 millions de dinars vient d’être dégagée au profit des études techniques d’une nouvelle route de contournement, ou- vrant un accès à la ville à partir de l’ouest pour les automobilistes en provenance des régions nord-ouest du pays. Avec un ouvrage d’art sur l’oued de Béchar, cette route garantira une meil- leure fluidité de la circulation. Viennent égale- ment se greffer à ce projet d’autres opérations d’embellissement de la ville, telles l’aménage- ment de la place du 1 er Novembre 1954, et bien entendu des opérations liées à l’environnement et l’amélioration du cadre de vie des citoyens. Un cadre de vie qui, outre la réalisation de tous les projets de construction d’infrastructures pu- bliques ou privées, ne peut répondre à sa voca- tion si, selon plusieurs observateurs, deux secteurs sensibles n’y sont pas directement et entièrement associés : le secteur des forêts et celui de l’environnement, aptes à matérialiser l’objectif terminal du projet : préserver l’image de la ville de Béchar.

R. B.

Culture

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EL MOUDJAHID

SID-AHMED SERRI A ÉTÉ ENTERRÉ HIER

Le chant du rossignol s’est tu

Sid-Ahmed Serri a été enterré, hier, dans le cimetière de Sidi Yahia, à Alger. De nombreuses personnalités du monde de la culture, des proches et des voisins ont tenu à lui rendre un ultime hommage. Dans un message de condoléances adressé à la famille, le Président de la République le qualifie d’«icône» de la musique classique algérienne, d'abord en tant qu'interprète, puis en qualité de chef des plus prestigieux orchestres et, enfin, comme pédagogue généreux ayant formé plusieurs générations dans cet art raffiné.

S id-Ahmed Serri — que j’ai eu l’honneur de connaître — a consacré toute sa vie à la promotion et à la sauvegarde de la mu-

sique classique algérienne. Il avait la foi du passionné, le ton juste du musicien, la rigueur du pédagogue et l’humilité du grand maître. Son parcours a été singulièrement dense. Ici seulement quelques repères. Né le 3 novembre 1926 à la Casbah d'Al- ger, sa mère aimait chanter tout en faisant le ménage, son grand-père paternel, cheikh Kad- dour Serri, était un guide des Aïssawis et sou- vent, les cérémonies — chants cantiques — étaient organisées dans la grande maison fami- liale, enfin son voisin Mehmed Benoubia, an- cien meddah, Cheikh El-Hadra (chef de cérémonie), Kehia à Sidi Abderrahmane l'em- menait souvent à la mosquée de la Pêcherie où il était aussi muezzin. C'est d'ailleurs ce voisin vertueux et mélomane qui lui a permis en l'ac- compagnant à la mosquée de Sidi Abderrahmane, d'écouter pour la première fois, le ténor de l'époque, Mahieddine Bachetarzi (1897-1986). A quatre ans, ses parents le mettent à l'école cora- nique. Déjà la chance lui sourit : son maître d'école est un hazzab. Il voulait aussi adhérer à l'associa- tion musicale El-Djazaïria, mais craignant pour ses études, son père s'y opposa fermement et c'est ainsi qu'il lui a fallu attendre ses 19 ans pour qu'il puisse adhérer aux associations de l'époque et surtout l'as- sociation El-Djazaïria El-Mossilia à laquelle il res- tera fidèle durant quarante-deux ans (de 1946 à 1988), d'abord en tant qu'élève de Abderrezak Fa- khardji (1911-1984), ensuite en tant qu'enseignant à partir de 1952. Serri restera certes fidèle et attaché à El-Dja- zaïria qui devient par la suite, en fusionnant avec El-Mossilia, El-Djazaïria El-Mossilia, mais il ne sera pas sectaire ou replié sur lui-même puisqu'il dispensa son enseignement dans plusieurs autres associations et institutions dont le Conservatoire d'Alger, l'Institut national de musique et l'Ecole normale supérieure, tout en introduisant, dans ses cours, l'étude des pièces des répertoires des deux autres principales écoles : celle de Constantine et de Tlemcen. Parallèlement à ses activités pédago- giques, il mena une carrière artistique assez dense qu'il débutera en tant que chanteur le 26 décembre 1948, date de sa première émission à la radio,

décembre 1948, date de sa première émission à la radio, jusqu'à son interruption en juin 1966.

jusqu'à son interruption en juin 1966. Auteur de nombreux articles sur les maîtres de la musique classique algérienne, il considérait à juste titre d’ailleurs Mohamed Sfindja (1844-1908) comme le pionnier du genre. En novembre 1991, il publie une étude sur les méthodes d'exécution de la nouba. Même si, depuis mars 1988, il n'enseigne plus

à El-Mossilia et fonde El-Djazaïria At-Thaâlibia,

ce maître qui se situe dans la lignée des grands mu- siciens que furent Benteffahi et Fakhardji, sera membre du Conseil national de la culture et conti- nuera à apporter sa contribution à la défense, la promotion et l'épanouissement musicaux de l'Al- gérie. Le 14 avril 1992 et à l'occasion de la tenue

à Alger de la 2 e rencontre des Ecoles de musique de méditerranée, il reçoit la Médaille de l'ordre Achir du Mérite national. Il est le premier artiste lyrique à recevoir une si haute distinction et il en était fier. En 1997, il sort un « Recueil de poèmes des noubates de la musique Sanâa », chez l’Enag qui sera complété et réédité en 2002 puis en 2006. En juillet 2001, toujours aussi persévérant et pas- sionné, il fait paraître la quasi totalité de son ré- pertoire « aroubi » (genre musical populaire dérivé de l’andalou). Cinq CD au total comprenant les principales œuvres de cette tradition telles Dam’id- jara (mes larmes ont coulé) ; Nafer mene hwite (Fuyant celui que j’aime) et autre Fiq mine en-

naoum (Réveille-toi) sortent chez Soli Musique-Cadic. En 2006, il est élu à la tête de la Fédération nationale des associa- tions de musique classique algérienne. En 2013, il se livre à Hamid Tahri dans un bel ouvrage intitulé « Le chant du ros- signol » paru aux éditions Quipos dans le- quel son riche parcours est retracé avec rigueur et chaleur. Deux ans plus tard, en ce dimanche de novembre, il nous quitte sur la pointe des pieds, toujours égal à lui- même. Dans son message de condo- léances, le Président de la République écrit : « L'artiste occupera une place de choix parmi ceux qui ont contribué à l'essor de la musique classique algérienne et voué leur talent à la généralisation de son ensei- gnement. Son souvenir demeurera, à ja- mais, gravé dans la mémoire du peuple algérien ». Il ajoute : « La famille du dé- funt et la scène artistique algérienne peuvent s'en- orgueillir de compter parmi eux l'un des grands symboles qui ont promu la musique raffinée dans

notre pays ». Achour Cheurfi

Le ministre de la Culture assiste à l’enterrement

Le musicien, interprète et professeur de mu- sique andalouse Sid Ahmed Serri, décédé di- manche à l'âge de 89 ans, a été inhumé hier en début d'après-midi au cimetière de Sidi Yahia à Alger en présence d'une foule nombreuse. Dans une ambiance empreinte d'émotion, des mélo- manes, des artistes et des compagnons de route du défunt étaient nombreux à rendre un dernier hommage et se recueillir à la mémoire du défunt, artiste et icône de la musique andalouse algé- rienne dans sa variante Sanaa. Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, des figures du ci- néma et du théâtre, ainsi que des représentants d'associations de musique andalouse d'Alger, Ti- pasa, Constantine et de Chlef ou encore le direc- teur du Conseil national des arts et des lettres (Cnal), Abdelkader Bendamache ont ainsi ac- compagné le défunt à sa dernière demeure.

CONFÉRENCE DE PRESSE D’EL-HADI CHERIFFA À L’ESPACE BACHIR-MENTOURI

Tradition et modernité, deux notions qui vont de pair

El Hadi Cheriffa, ce grand mon- sieur de la scène culturelle algé- rienne était invité dimanche dernier au programme « Passerelles théâtre » présenté par Abdenacer Khellaf, critique de théâtre, et Brahim Noual, professeur de théâtre, et ce, au ni- veau de l’établissement Arts et Cul- ture de la wilaya d’Alger. Ce forum de dialogue qui se veut une plateforme de discussion, de dé- bats et d’échange d’idées, ouvre ses portes deux fois par mois pour les grandes figures du théâtre algérien, dans ses différents domaines à sa- voir, dramaturgie, comédie, réalisa- tion, scénographie, chorégraphie, musique et autres. Pour Brahim Noual, El Hadi Cheriffa est une figure marquante de la scène culturelle algérienne, qui durant les années 1970 et 1980 n’a pas cessé de produire des spectacles et ce, malgré toutes les entraves ren- contrées du fait que la danse n’était pas un art très populaire à cette époque. Pour ce qui est de ces cho-

régraphies, M. Noual a tenu à mettre l’accent sur le perfectionnisme de

l’artiste et son savoir-faire « El Hadi Cheriffa est précis dans ses construc- tions chorégraphiques comme un ar- chitecte, il sait mettre en valeur chaque sensibilité et chaque talent par une approche pédagogique hors du commun », a-t-il soutenu.

« L’art de notre invité porte in-

contestablement l’empreinte de la tradition qui prend ses racines dans l’histoire millénaire de l’Algérie, tout en apportant quand même un dynamisme et des couleurs contem- poraines », a-t-il ajouté. Lors de cette entrevue, El Hadi Cheriffa est revenu sur ses études et sa longue carrière, riche en spectacles et en rencontres car il a pu sillonner le monde grâce à sa grande passion pour cet art, qui reste méconnu en Algérie et lui a permis de côtoyer les meilleurs ar- tistes dans le domaine de la musique, du théâtre et de la danse.

« J’étais élève du Conservatoire

d’Alger de 1962 à 1966, puis j’ai re-

joint ensuite le premier ballet natio- nal El Manar comme danseur. Après un stage à l’École supérieure de cho- régraphie de Paris en 1967, j’ai fré- quenté jusqu’en 1971 l’Académie chorégraphique du Bolchoï, Théâtre et l’Institut d’État d’Art théâtral de Moscou », a-t-il déclaré. « Mon ex- périence à l’institut de Moscou était

extraordinaire, car l’institut est pour moi la meilleure école de danse clas- sique au monde qui regroupe toutes les danses et les musiques univer- selles tout en restant ouverte à toutes les cultures », a-t-il précisé. S’agissant de son parcours, il a tout simplement expliqué qu’en tant que spécialiste des danses tradition- nelles algériennes, maghrébines et orientales et maître de danse clas- sique, il a conçu énormément de cho- régraphies en alliant tous les genres, encadré des séminaires, animé des ateliers et organisé des stages et ce, en Europe, dans le Monde Arabe et

en Afrique. Répondant à une ques- tion, posée par Abdenacer Khellaf,

relative à son absence qui a duré un peu plus de 20 ans, M. Cheriffa a in-

diqué qu’il n’a pas choisi l’exil, il lui

a été imposé avec la montée du ter-

rorisme durant la décennie noire qui

a frappé l’Algérie. Avant de finir,

l’artiste a tenu à remercier Omar Fet- mouche qui l’a soutenu et a mis les moyens qu’il faut pour la réalisation de la chorégraphie d’ouverture de la 6 e édition du festival international du Théâtre de Bejaia. Au terme de cette conférence, un hommage a été rendu à ce grand ar- tiste avec la remise de cadeaux.Il faut dire qu’El Hadi Cheriffa reste fi- dèle à ses origines puisqu’il s’est toujours inspiré de son patrimoine tout en apportant une touche contem- poraine, mettant en forme un beau mélange entre le traditionnel et le moderne dans l’expression corpo- relle, ce qui permet à coup sûr de mettre en valeur l’art algérien dans sa dimension artistique. Mourad Mancer

CONSTANTINE-2015 : EXPOSITION AU PALAIS DU BEY

La résistance d’octobre 1837 évoquée dans les œuvres

Une collection de 38 œuvres d’art dédiées à la ville de Constantine au 19 e siècle orne, depuis quelques jours, les murs du somptueux palais du Bey, invitant le visiteur à un fabuleux voyage dans le passé de cette ville forteresse. Des lithographies, des illustrations, des figurines, des dessins et des aquarelles, représentant des vues insolites de cette cité, telle qu’elle était à l’époque de la Régence, la veille de l’occupation coloniale, composent cette exposition proposée par le musée national des Beaux-Arts d’Alger, coorganisateur de cette expo- sition avec le musée des arts et expressions cultu- relles traditionnelles de Constantine. L’histoire épique de la défense de la ville, menée par le Bey Ahmed, par la population de l’antique Cirta et par les tribus des régions voisines, telle que perçue par

des artistes français, est fidèlement reproduite dans cette exposition qui s’inscrit dans le cadre de la ma- nifestation Constantine 2015, capitale de la culture arabe. L’exposition évoque un des épisodes les plus glorieux de l’histoire de la résistance à l’invasion française au 19 e siècle, a commenté la directrice du musée des arts et expressions culturelles tradition- nelles, Chadia Benkhelfallah, précisant que cer- taines de ces œuvres sont rares et uniques en Algérie. Elles constituent, selon elle, des docu- ments authentique à faire valoir et à mettre au ser- vice des chercheurs, des universitaires, des historiens, des archéologues, urbanistes et autres architectes désirant acquérir des précisions en rap- port avec l’époque référencée par ces illustrations. Œuvres d’artistes de l’époque dont Louis-Jules-

Fréderic Villeneuve, Louis Boulanger, Sir Lambert Playfair, Adolphe Delamare, Adrien Berbrugger, Théodore Chasseriau, Pierre Letuaire, Marie Clo- tilde Gallien- Berthon, Raffet et Horace Venet, ces œuvres refont découvrir les authentiques sites et places de la cité ainsi que les événements qui s’y étaient produits peu avant et pendant la chute de la ville. Le 2 e siège de Constantine, La population de Constantine précipitée dans le Rhumel, La Ba- taille de la Brèche, La mort des généraux français Damrémont et Perrégaux tués le 12 octobre 1837 par la résistance constantinoise. La défense constantinoise signale l’approche de l’armée fran- çaise, la prise de Constantine, la résistance d’oc- tobre 1837 figurent parmi les œuvres les plus visitées de cette exposition, a-t-on constaté.

Le coin du copiste On apprend depuis Oran qu’une statue de Massinissa sera conçue et
Le coin du copiste
On apprend depuis Oran qu’une
statue de Massinissa sera conçue
et érigée en 2016 dans la capitale.
C’est ce qu’a affirmé Si El Ha-
chemi Assad dimanche dernier
au forum du quotidien El Djoum-
houriya. Une information qui a
tout l’air d’être crédible puisque
le Haut-Commissariat à l’amazi-
ghité annonce avoir retenu un
site situé à la place « El Fouara »
à Alger-Centre. Cette décision a
été prise en commun accord avec
le wali et le président de l’APC
de Sidi M’hamed, la commune
ayant pris en charge l’aspect fi-
nancier du projet sur son budget
annuel. Rappelons que cette
louable initiative qui « vise à ré-
habiliter la culture amazigh et
l’histoire » a été prise en applica-
tion des recommandations du
colloque international organisé à
El Khroub en septembre 2014,
sur le fondateur du premier Etat
numide prospère et ayant oc-
cupé une place prépondérante
sur l’ensemble du Bassin médi-
terranéen au 2 e siècle avant J-C.
M. Assad a précisé qu’une com-
mission de spécialistes en histoire
et d’artistes sculpteurs a déjà ins-
tallée au niveau du HCA pour or-
ganiser un concours de la
meilleures conception en janvier
prochain.

THÉÂTRE RÉGIONAL DE BATNA

Omar Fetmouche bat en brèche les conventions

El Oualiyou Essalah du théâtre régional de Batna, présentée dimanche dernier en

avant-première dans la capitale des Aurès,

a démontré la capacité de son metteur en

scène, Omar Fetmouche, à battre en brèche les conventions et le conformisme "légués" au 4 e art algérien. L’auteur de Ech-Cheikh

Mamatch a parfaitement réussi sa "rébel- lion" contre la traditionnelle "boîte noire"

dont il s’est affranchi en permettant au pu-

blic, partie prenant de l’œuvre, de devenir "l’architecte" de la transformation de la salle de théâtre. "Il était temps que nous nous affranchis- sions des règles de la "boîte noire" telles qu’elles ont été établies et imposées par le colonisateur, et qui ont fait qu’aujourd’hui nous réfléchissons et vivons selon ces règles

à un moment où nous devons donner sa pro-

pre personnalité au 4 e art algérien, maghré- bin et arabe", a expliqué M. Fetmouche lors d’une récente conférence de presse de pré- sentation de la pièce où il a promis, au pas- sage, une "belle surprise". Le public batnéen était visiblement aux anges, heureux de constituer l’un des personnages muets de cette pièce adaptée pour le théâtre par Mo- hamed Bourahla à partir du roman du re- gretté Tahar Ouettar El Oualiyou Ettahar Yaoudou ila maqamihi Ezzaki (le saint homme retourne à son sanctuaire). L’assistance, nombreuse, n’a pas tardé à se "fondre" dans la pièce, faisant renouer le père des arts avec sa vocation première, ori- ginelle, qui voyait les spectateurs constituer un élément actif d’une œuvre théâtrale. Les événements d’El Oualiyou Essalah, dont la générale sera donnée lundi prochain sur le Vieux Rocher dans le cadre de la ma- nifestation Constantine, capitale 2015 de la culture arabe, se déroulent dans un lieu saint situé tout en haut d’une montagne où s’est réfugié un groupe de personnes fuyant une maladie dévastatrice, décidés de retourner aux sources de la Tariqa pour y échapper.

SS éé ll ee cc tt ii oo nn

D étente - T V

21

EL MOUDJAHID

Page animée par Mourad Bouchemla
Page animée par Mourad Bouchemla
Mots CROISÉS Nº 4067 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10

Mots CROISÉS

Mots CROISÉS Nº 4067 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Mots CROISÉS Nº 4067 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
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Nº 4067
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Définitions

HORIZONTALEMENT :

I-Fatigants. II-Avança sur l’eau-Incroyable. III-Peuple des

étangs. IV-Fille de Zola-Roue à gorge. V-Blessé. VI-Manie une

égoïne. VII-Situation-Boisson à base de plantes. VIII- Qui est

fonctionnel. IX-Orifice de la peau-Désir. X-Grecque-Es utile.

VERTICALEMENT :

1-Rascasse blanche. 2-Cors a la note - Dessus de voiture. 3-Rendra plus petit. 4-Maritime - Deuxième note. 5-Au large des États-Unis. 6-Grande franchise. 7-Arrivé-Teintes. 8-Qui apporte un mieux. 9-Mourir en mer. 10-Agave du Mexique- Cries dans le bois.

SOLUTION DES MOTS CROISÉS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1
SOLUTION DES MOTS CROISÉS
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SOLUTION DES MOTS FLÉCHÉS

 

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Mots FLÉCHÉS Nº 4067 ——————————————— ORGANISATIONFÉMININE
Mots FLÉCHÉS
Nº 4067
——————————————— ORGANISATIONFÉMININE
——————————————— TRAVERSER ENGINS OU OISEAUX UN OUED
RAYONS
——————————
OBTENUES
——————————
DONNER DE L’APPÉTIT
CLONE
——————————
SE SERVIT
——————————
QUI FAIT PAREIL
YCROIT
———————————
APPELÉETUE-LOUP
———————————
ARRIVÉ
VOYAIS DE LOIN
——————————
HASARD
——————————
AMOITIE
VOISIN DE LA VIVE
———————————
RENVOI
———————————
FAUVE
POURINDIQUER
—————————
AÉTÉCAPABLE
POUVOIR AU MAIN
D’UNGROUPE
—————————
CÉLÉBRA
LUEUR
———————————
POINTE
———————————
METS À BASE DE RIZ
GRAISSÉ
———————————
UN SEUL
———————————
OBTENU
SORTIE
———————————
INOCULER DE NOUVEAU
——————————————
PLAT DE LÉGUMES
PARTIRONT
RESSORT
———————————
—————————
NOTE
DEDANS
———————————
FONCER
Nº 4067 Mot CACHÉ ttisier Grille 6. Verglace 43. Poumon 33. Tôle E S E
Nº 4067
Mot CACHÉ
ttisier
Grille
6. Verglace
43. Poumon
33.
Tôle
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14. Narcotique
44. Permissif
35.
Animalier
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15. Reliquaire
45. Téléviser
36.
Radiation
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16. Pontifier
46. Etrusque
37.
Coude pied
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17. Inhabilité
47. Ecolo
38.
Aviateur
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19.Spéculaire
48. Chien
1.
Perméable
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20. Sous centre
49. Théologal
2.
Bigrement
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21 . Déglinguer
50. Eplucheur
4.
Rigoureux
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22.
Stalactite
3. Carie
5.
Sécession
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23.
Ruban
18.
Coquerico
7.
Méfier
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26.
Besaiguë
24.
Sikh
8.
Voirie
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31.
Diplodocus
25.
Clic
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Frites
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34.
Trancheur
27.
Fricoteur
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10.
Rêvasser
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39.
Acidule
28.
Farce
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11.
Macropode
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29.
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12.
Stupéfait
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41. Salant
30.
Rabiboche
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42. Lunule
32.
Stop
13.
Bouvreuil
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E P L U C H E U R E SOLUTIONPRÉCÉDENTE : CONVEN- Télévision MARDI 08h00
E P L U C H E U R E SOLUTIONPRÉCÉDENTE : CONVEN- Télévision MARDI 08h00
E P L U C H E U R E SOLUTIONPRÉCÉDENTE : CONVEN- Télévision MARDI 08h00
Télévision
Télévision
H E U R E SOLUTIONPRÉCÉDENTE : CONVEN- Télévision MARDI 08h00 : Bonjour d'Algérie (direct) 09h30
H E U R E SOLUTIONPRÉCÉDENTE : CONVEN- Télévision MARDI 08h00 : Bonjour d'Algérie (direct) 09h30

MARDI

08h00 : Bonjour d'Algérie (direct) 09h30 : Le soleil de la vérité (24) rediff 10h00 : El ilm bayne yadaik II (26) 10h30 : Police zola (22) 11h00 : Questions d'actu (rediff) 12h00 : Journal télévisé en français+météo 12h25 : Mehwer el adala (33) 13h50 : Bi'atouna e'sahira (05) 14h35 : Les larmes du cœur (14) 15h20 : 52’ Chrono ''rediff'' 16h20 : El moudhichoune (03) 16h45 : REX GENERATION (41) 17h15 : Taqder tarbah 18h00 : Journal télévisé en tamazight 18h25 : Le soleil de la vérité (25) 19h00 : Journal télévisé en français+météo 19h25 : Casting alhane wa chabab 20h00 : Journal télévisé en Arabe 20h45 : La semaine Eco 21h40 : Nsibi laâziz

17h15
17h15

TAQDER TARBAH

Une émission de jeux présentée par Sid Ahmed GUENAOUI Réalisée par Stephan GILHOU

par Sid Ahmed GUENAOUI Réalisée par Stephan GILHOU C’est une émission où quatre candidats sont

C’est une émission où quatre candidats sont sélectionnés au départ, et seront mis en compétition durant 26 mn à travers trois étapes distinctes.

seul candidat vainqueur qui repartira avec de

nombreux cadeaux d’une valeur supérieure à 1 500 000 DA.

Au final,

il restera un

21h40
21h40

NSIBI LAÂZIZ

Comédie oranaise Réalisée par Mimoune Lahouari Avec la participation de : Mohamed Djedid, Abdelkader Addad, Bakhta Benouis, Hamou Mohamed, Zitouni Houari

participation de : Mohamed Djedid, Abdelkader Addad, Bakhta Benouis, Hamou Mohamed, Zitouni Houari Mardi 17 Novembre

Vie pratique

28

EL MOUDJAHID

Vie religieuse Horaires des prières de la journée du mardi correspondant au 17 novembre 2015
Vie religieuse
Horaires des prières de la journée du mardi
correspondant au 17 novembre 2015 :
5
Safar 1437
- Dohr … 12h33
- Asr 15h18
- Maghreb 17h41
- Ichaa……………… 19h03
Mercredi 6 Safar 1437 correspondant
au 17 novembre 2015 :
- Fedjr 05h59
- Chourouq
07h29
QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION Edité par l’EPE-SPA EL MOUDJAHID au capital social de 50.000.000 DA 20,
QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION
Edité par l’EPE-SPA
EL MOUDJAHID
au capital social de 50.000.000 DA
20, rue de la Liberté, Alger
Téléphone : 021.73.70.81
Présidente-Directrice générale
de la publication
Naâma Abbas
dirEctEur dE lA rédActioN
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rédacteurs en chef
Kamal oulmane —Achour cheurfi
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BurEAuX rEgioNAuX
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Maison de la Presse
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tiZi ouZou :
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iMPrESSioN
Edition du Centre :
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Edition de l’Est :
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diFFuSioN
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France : iPS (international Presse Service)
tél. 01-46-07-63-90
Les manuscrits, photographies ou tout autre document et
illustration adressés ou remis à la Rédaction ne sont pas
rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation
AVIS D'ATTRIBUTIONPROVISOIRE DE MARCHE Conformément à la présente procédure, tout soumissionnaire qui conteste ce

AVIS D'ATTRIBUTIONPROVISOIRE DE MARCHE

Conformément à la présente procédure, tout soumissionnaire qui conteste ce choix peut introduire un recours auprès de la commission des marchés dans un délai de trois (03) jours à compter de la date de la première parution du présent avis dans les quotidiens nationaux ou dans le BOMOP. L'entreprise de Tréfilage d'Alger TREFAL informe l'ensemble des soumissionnaires ayant participé à l'Appel d'offres national et international ouvert N° : 03.IMP.FM/2015

POUR L'ACHAT DE 6.000 TONNES DE FIL MACHINE EN COURONNES

Qu'à l'issue de l'évaluation technique et financière des offres, le marché est attribué provisoirement à :

Raison sociale : FERCOMETAL Montant du marché : 2.064.000 € Note Technique : 100 Les autres soumissionnaires intéressés sont invités à se rapprocher de nos services, au plus tard trois (03) jours à compter du premier jour de la publication de l'attribution provisoire du marché, pour prendre connaissance des détails de l'évaluation de leurs offres techniques et financières.

El Moudjahid/Pub

ANEP 209447 du 17/11/2015

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE MINISTERE DE LA POSTE ET DES TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION AGENCE NATIONALE DES FREQUENCES

ET DE LA COMMUNICATION AGENCE NATIONALE DES FREQUENCES N1F : 000 216 010 948 161 AVIS

N1F : 000 216 010 948 161

AVIS D'ANNULATION D'ATTRIBUTION PROVISOIRE DE MARCHE

Conformément aux dispositions de l'article 114 du décret présidentiel n°10-236 du 07/10/2010 portant réglementation des marchés publics, modifié et complété, et suite à l'avis d'appel d'offres national restreint n°03/ANF/2015 lancé pour la réalisa- tion d'une station de contrôle radioélectrique des fréquences à DJELFA, l'Agence Nationale des Fréquences informe que l'avis d'attribution provisoire publié dans les quotidiens El Moudjahid et Ennahar Eldjadid du 26 mars 2015, Echourouk du 02 avril 2015, ainsi qu'au BOMOP du 05 avril 2015, est annulé.

El Moudjahid/Pub

ANEP 209433 du 17/11/2015

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE MINISTERE DE LA POSTE ET DES TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION AGENCE NATIONALE DES FREQUENCES

    NIF : 000 216 010 948 161  
   

NIF : 000 216 010 948 161

 

AVIS DE REATTRIBUTION PROVISOIRE DE MARCHE

Conformément aux dispositions de l'article 49 du décret présidentiel n° 10-236 du 07/10/2010 portant réglemen- tation des marchés publics, modifié et complété, l'Agence Nationale des Fréquences informe l'ensemble des entreprises ayant soumissionné à l'appel d'offres national restreint n°03/ANF/2015 portant réalisation d'une station de contrôle ra- dioélectrique des fréquences à DJELFA, qu'à l'issue d'une réévaluation des offres, le marché a été réattribué provisoi- rement comme suit :

Soumissionnaire

 

Note globale

Délai

Montant de la soumission

NIF

Critère de choix

(points)

ETB TCE

       

Offre

AMEDJKOUH

 

76,84

06 mois

45 036 650.88

196717010107345

mieux-disante

FARID

 

Conformément aux dispositions de l'article 114 du décret présidentiel N° 10-236 du 07 octobre 2010, cité ci-dessus, le soumissionnaire qui conteste le choix opéré par le service contractant, peut introduire un recours dans les dix (10) jours, à compter de la première publication de cet avis de réattribution provisoire du marché, auprès de la commission ministérielle des marchés publics de la poste et des technologies de l'information et de la communication. Les autres soumissionnaires intéressés sont invités à se rapprocher de l'ANF au plus tard (03) trois jours à compter du premier jour de publication du présent avis à l'effet de prendre connaissance des résultats de l'évaluation de leurs offres techniques et financières. Le présent avis annule et remplace l'avis d'attribution provisoire paru dans les quotidiens nationaux El Moudjahid et Ennahar Eldjadid du 26 mars 2015, Echourouk du 02 avril 2015, ainsi qu'au BOMOP du 05 avril 2015.