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LA REEDUCATION EN TRAUMATOLOGIE

I- GENERALITE
1-Definir un traumatisme
Le traumatisme est une violence extérieure soudaine qui atteigne n’importe
qu’elle partie du corps.
2-Definir une fracture:
Est un arrêt de continuité total ou partiel au niveau d’un ou plusieurs os.
3-Categories de fractures :
*fractures complètes : fermées ou ouvertes,ces dernières sont très graves car
leur foyer est mis en contact avec l’extérieur d’où risque d’infection .
*fractures incomplètes :
Qui peuvent être de simple fêlures ou fissures.
4-Types de fracture
*selon le trait de fracture :
- fracture transversale
- fracture spiroide
- fracture bifocale avec fragment intermédiaire
- fracture comminutive ou à fragment multiple
*selon le siège :
- fracture diaphysaire
- fracture articulaire
- fracture epiphysaire
*selon le déplacement :
- fracture avec déplacement en bayonnette et chevauchement
- fracture avec rotation ou decalage
- fracture avec angulation
5-Les complications de fractures articulaires :
* complication tardive :
- limitation des mouvements
- pseudarthroses rares
- algodystrophie
- atrophie musculaire
6-Les facteurs qui retardent la consolidation
- l’age
- la localisation de la fracture
- l’ouverture cutanée
- l’immobilisation insuffisante du foyer
7-le traitement
• traitement orthopédique :
* la réduction
* la contention
* la surveillance
• traitement chirurgicale :
*la reduction
*ostéosynthèse :
- par enclouage centro médullaire
- par plaque vissée
- par des vis
- par fixateurs externes
• traitement kinésithérapique :
les techniques utilisées dans la réeducation en traumatologie :
1- Les U S :
Sont des vibrations mécaniques longitudinales de haute fréquence.
Ces vibration nécessitent l’application du gel pour agir ,et entraînent une
augmentation de la température et un effet thermique et antalgique
2-Electrotherapie :
Présente des indications dans la réeducation en traumatologie, on trouve par
exemple les courants de basse fréquence qui ont un effet antalgique et un effet
excito-moteur,ces courants sont utilisés dans la prévention de l’amyotrophie lors
d’une immobilisation.
Et aussi les courants de haute fréquence qui ont un rôle trophique,anti
inflammatoire, ainsi qu’un rôle antalgique.
3-Les attelles :
L’immobilisation joue un rôle primordial dans la prise en charge
Kinésithérapique :
-la douleur est considérablement réduite si la partie blessée est immobilisée
correctement.
-la contention réduit l’effort, empêche les mouvements douloureux, et limite les
gonflements des tissus.
-les attelles et les bandages ne doivent jamais être serrés.
4-La cryothérapie :
Son action reste très importante dans les atteintes traumatiques
-la cryothérapie provoque une vasoconstriction et une réduction de la
perméabilité capillaire.
-elle réduit la transmission d’impulsion des récepteurs de la douleur ,donc la
cryothérapie intervient pour limiter la douleur.
-elle limite aussi le spasme du muscle.
5-La thermothérapie
La thermothérapie qui provoque une élévation de la température de la peau avec
une vasodilatation ,produit une action antalgique ,décontracturante et relaxante.
L’IR et les enveloppements chauds sont surtout utilisés en préparant des séances
du massage et de kinésithérapie.
6-Les techniques de gain d’amplitude articulaire :
Ces techniques peuvent être passive et active
*les techniques passives :
Ne font pas appel à la contraction musculaire volontaire du sujet, mais font appel
à la mobilisation manuelle , instrumentale ou auto passive.
*les techniques active :
Font appel à la contraction musculaire volontaire du sujet , on parle ici de la
mobilisation active pure, mobilisation active aidée l’assistance étant alors
manuelle ou instrumentale
*Renforcement musculaire :
Le renforcement musculaire se fait soit par contractions isométriques ,soit par
contraction isotoniques.
a-par contraction statique :
La contraction statique se fait sans déplacement du segment du membre ou du
membre entier,
Ce travail statique fait alterner une phase de contraction et une phase de repos.

b-par contraction dynamique


la contraction dynamique se fait avec déplacement et contre résistance,elle peut
se faire en concentrique ou en excentrique.

Reéducation de traumatisme de l’épaule


Généralité :
L’épaule représente un complexe articulaire dont l’articulation majeure est la scapulo
humérale.
Les fractures de l’épaule englobent l’ensemble des fractures suivantes :
* la fracture du col anatomique.
* la fracture de la cavité glénoïde.
* la fracture de l’extrémité supérieure de l’humérus.

I- traitement kinésithérapique
Pour éviter tout risque d’algodystrophie et l’enraidissement, il est préférable de commencer
la réeducation le plutôt possible.

1-période d’immobilisation :
- massage relaxant de la musculature du cou et la région dorsale haute (trapèze supérieure) à
fin de diminuer la douleur.
- contraction statique du deltoïde.
- la lutte contre les positions vicieuses par correction de la statique générale devant une
glace.
- mobilisation active des articulations des doigts, la main et du poignet.
- les exercices respiratoires
2-réeducation après mobilisation :
- massage à but antalgique et décontracturant permettant la mise en confiance du patient
- si le malade se sent fatigué au cours de la journée, il peut porter son échappe.
- contraction douce d’abord isométrique puis progressivement isotonique de toute la
musculature de l’épaule.
- mobilisation non douloureuse de l’épaule dans les amplitudes de plus en plus grande.
- hydrokinésithérapie assouplissante et mobilisatrice.
3-réeducation en phase de consolidation terminée :
- idem, on continuons toujours la mobilisation mais cette fois ci dans toute l’amplitude.
- renforcement dynamique des muscles de l’épaule
- réeducation fonctionnelle et hydrothérapique.
Rééducation de la luxation de la scapulo-humérale

I- Généralités
La luxation est un déplacement permanent de deux surfaces articulaires, l’une par
rapport à l’autre, succédant à une violence extérieure, elle peut être due à des chutes, ou à
l’altération de l’une des tissus de l’articulation.
Suivant que les surfaces sont complètement ou partiellement supprimés, la luxation
est soit complète ou incomplète (subluxation).
La luxation scapulo-humérale est classée en 4 catégories :
* la luxation antéro-interne.
* la luxation antéro-supérieure.
* La luxation inférieure ou sous glénoïdienne.
NB : la durée d’immobilisation est variable selon la gravité de la lésion.
II- traitement kinésithérapique :
1- rééducation pendant l’immobilisation :
- massage de la musculature du cou, de l’épaule et du bras.
- correction de la statique générale devant une glace et lutte contre les attitudes vicieuses.
- conserver la mobilité des articulations de la main, du poignet et de la région cervicale.
- après disparition de la douleur, travail statique e l’épaule.
- exercices respiratoires.
2- rééducation après immobilisation :
- application de la thermothérapie, et continuer le massage.
- mouvements pendulaires
- travail statique puis progressivement dynamique du deltoïde, grand pectoral et
fixateurs de l’omoplate.
- mobilisation en évitant au début :
• pour la luxation antéro-interne : l’abduction, rotation externe, rétropulsion.
• Pour la luxation inférieur : rétropulsion, rotation externe et aussi l’abduction.
• Pour la luxation postérieure : rotation interne combinée à la rétropulsion.

-vers le 45ème jours au 2ème mois rééducation active dans tout les plans et amplitudes.
-rééducation proprioceptive plus rééducation fonctionnelle.

Rééducation de la fracture de la clavicule


I- généralités
La fracture de la clavicule est si fréquente chez les sportifs, elle est due le plus souvent à
un choc direct sur l’épaule. Cette fracture peut- être traitée orthopédiquement par bandage ou
chirurgicalement par ostéosynthèse.
II- traitement kinésithérapique :
1) rééducation pendant l’immobilisation :( qui dure environ 5 semaines)

-massage relaxant de la musculature cervicale et dorsale haute.


-travail statique très doux du deltoïde.
- travail dynamique de la main.
-rotation de bras de faible amplitude en fixant l’omoplate et aussi la clavicule.
- correction de la statique générale devant une glace.
- ne pas oublier les exercices respiratoires.

2) rééducation après immobilisation :

On va continuer les étapes de la première phase.


- massage de préparation de la région intéressé.
- Exercices de mobilité de la région cervicale.
- Mobilisation de la ceinture scapulaire en élevant et en abaissant les épaules.
- Rétropulsion et antépulsion de l’épaule.
- Renforcement musculaire analytique puis global des muscles du membre supérieur,
du cou, et de la ceinture scapulaire (fixateurs de l’omoplate).

Reéducation du traumatisme du coude

Généralité
Le coude est une articulation difficile à rééduquer , étant donner les possibilités de raideurs
pouvant résulter de cette réeducation ,donc le coude ne tolère surtout pas une mauvaise
réeducation mal conduite.

I- traitement kinésithérapique pendant l’immobilisation

La réeducation précoce reste primordiale pendant cette période, elle doit être statique au
niveau de l’articulation lésée et dynamique au niveau du celle libre elle a pour but :

-la restauration de la trophicité musculaire par contraction statique des muscles du bras,
main et doigts.
-la lutte contre les phénomènes oedemateux (par la mise en déclive des bras)
-l’entretien de la mobilité articulaire : par mobilisation active aidée et active de la main,
du poignet l’épaule et de la colonne cervicale.

II -traitement kinésithérapique après ablation du plâtre

Le massage au niveau du coude ainsi la mobilisation passive, sont à proscrire, car ils
entraînent des raideurs et de calssification.
Notre traitement kinésithérapique est fait :
- massage lent de tout le membre supérieur mais on évitant la région du coude.
- mobilisation active et/ou auto passive du coude
- mobilisation globale associant l’épaule, le coude le poignet et les doigts.
Intérêt à la mobilisation auto passive pour la récupération des amplitudes
- ergothérapie fonctionnelle.

Reéducation du traumatisme de la main


Généralité :
La main est un organe complexe dont le traumatisme entraîne de graves séquelles
fonctionnelles, alors le but de réeducation sera de rendre au malade ses possibilités
fonctionnelles comme avant.
I-les buts de traitement kinésithérapique :

-la récupération des amplitudes articulaire


-la lutte contre l’œdème
-avoir intérêt à la récupération de la fonction du pouce qui joue un rôle important dans la
préhension.
II-le traitement kinésithérapique :
1- pendant l’immobilisation :

-la mise en déclive du membre lésé (à l’aide d’un coussin)


-massage circulatoire
-travail actif des articulations libres
-contraction isotonique au niveau du coude et l’épaule.

2- après l’immobilisation :

-préparer la main : la faire baigner dans une cuvette d’eau tiède.


-mobilisation active dans l’eau
-massage circulatoire de la main, ainsi que l’avant bras.
-travail actif simple, puis progressivement résisté des doigts.
-posture et mobilisation passive en cas des raideurs résiduelles
-réadaptation au geste de la vie courante à l’aide de la patte à modeler.
-ergothérapie qui offre plusieurs possibilités fonctionnelles.

Réeducation de la maladie de dupuytren

Définition :
La maladie de dupuytren est liée à une rétraction de l’aponévrose palmaire, elle est
caractérisée par l’apparition des nodules qui rétractent les doigts en flexion.
La réeducation joue un rôle capital pour la récupération d’une main fonctionnelle, cette
réeducation vise la recherche de la souplesse de la peau, le renforcement des muscles
déficients et la récupération des amplitudes articulaires.

La réeducation :
L’évolution post-opératoire passe par plusieurs étapes :

*du 2 éme au 15 éme jours :

La réeducation commence dès le 2 éme jours après avoir inspecter la plaie, à ce stade il faut
respecter le principe de la douleur et de la progressivité.
- mobilisation active en flexion pour récupérer la flexion complète, car ce n’est pas normal
de récupérer l’extension au détriment d’une perte de flexion.
- mobilisation passive en extension : elle doit être prudente à ce stade à cause de la cicatrice.
- prévenir l’œdème : dès la sortie du patient de l’opération, on doit surélever la main par un
coussin, il faut aussi faire des mouvements au niveau du coude et de l’épaule.

*du 15 éme jusqu’à la récupération :


A ce stade la plaie est cicatrisée et on a déjà gagné un peu d’extension.
- mobilisation active en extension.
- réeducation fonctionnelle, elle consiste à la réeducation des prises.
- postures modérées en extension.
- massage qui a pour but à assouplir la cicatrice et à libérer les adhérences .

*au delà d’un mois :


Si nécessaire, la réeducation est poursuivie
- travail des prises de forces : pince à linge
- ergothérapie : afin de mettre en situation les patients qui doivent reprendre une activité
manuelle.

Prothèse totale de la hanche


Définition :
La prothèse totale de la hanche est constituée d’une pièce cotyloïdienne en forme de cupule
qui est fixé dans le bassin et d’une pièce fémorale remplaçant la tête et le col du fémur.
Elle peut être indiquée en cas de coxarthrose évoluée, en cas de tumeur de l’extrémité
supérieure du fémur et aussi en cas de nécrose de la tête fémorale.

Les complications de la P.T.H :


- Thrombose veineuse .
- Lésion neuro-vasculaire .
- Luxation de la prothèse.
- Le descellement .
Précaution :
La durée de mise en repos est souvent longue pour les prothèses .
- pour éviter le risque de luxation et pendant les 3 premières semaines il faut éviter les
mouvements suivants :
* pour la voie antérieure : rotation externe, flexion et abduction.
* pour la voie postérieure : rotation interne, flexion et adduction.
* dans tous les cas, éviter la flexion, l’abduction et la rotation externe combinée.
* pour la voie externe il faut 5 semaines de repos et réserver une grande place pour la
récupération de la force du moyen fessier.
- ne pas dépasser 90° de flexion lors de la mise en fauteuil roulant.
- ne pas dépasser 30° d’abduction de hanche.
- éviter toute mécanothérapie à forte résistance.

Traitement kinésithérapique :

* traitement préopératoire :
- technique à viser antalgique : infrarouge, massage décontracturant du membre inférieur
ainsi que la région lombaire.
- correction de la marche et de la statique générale.
- entretien et amélioration de la mobilité dans tous les plans.
- tonification des stabilisateurs de hanche surtout le moyen fessier, le quadriceps, les
pelvitrochantériens et aussi renforcement des membres supérieurs et du membre inférieur
sain.
- On peut avoir recourt à l’hydrothérapie.
N.B : ces techniques ne peuvent pas être appliquée en cas de poussée douloureux.

*traitement postopératoire :
→ Le lendemain de l’intervention :
- la bonne installation au lit en décubitus dorsale en évitant la rotation externe de
hanche opéré.
- prévention des escarres.
- Massage circulatoire de membre inférieur en évitant la cicatrice
- Exercices actifs des membres supérieurs,jambe, la cheville et des orteils du membre
operé
- contraction statique du grand fessier et quadriceps.

→ Du 3éme au 8éme jours :


-même chose plus la mise en fauteuil.

→ Du 8éme au 15éme jours :


-on fait toujours le même chose plus un travail isométrique du moyen fessier.
-contraction statique de tous les groupes musculaires (grand fessier le quadriceps et ischio-
jambiers)
-travail du quadriceps en assis ou au bord du lit
-mobilisation de hanche en actif aidé et an actif simple
→ Du 15éme jours à la 3 semaine :
On continu toujours notre traitement précèdent, on commence une verticalisation progressive
et aussi une marche avec appui simulé .

→ De la 3éme semaine à 1 mois :


-même chose, mise en charge progressive.
-correction de la marche.
-entretien du membre inférieur sain.
-posture contre flexum de hanche et de genou.
-récupération da la force musculaire.
-récupération des rotations en commençant par la rotation interne.

→ A partir de 30 jours :
-récupération de la rotation externe.
-massage visant la libération des adhérences cicatricielle.
-hydrothérapie .
-réadaptation progressive.

→ Au delà de 3 mois :
-continuer le renforcement musculaire.
-exercices proprioceptifs et d’équilibre.
-réeducation de la marche sans cannes.
-conseils d’hygiène et d’économie articulaire :
* pas de port de charges lourdes.
* pas de surcharge pondérale.
* pas de station debout et de marche prolongée.
-en générale réentraînement à l’effort.
Réeducation de la fracture de la diaphyse fémorale
traitée chirurgicalement

Introduction :
La fracture de la diaphyse fémorale est une des plus graves fractures des membres, car elle
met en jeux le pronostic fonctionnel du membre inférieur .
Réeducation :
La réeducation , après une fracture de la diaphyse fémorale traitée chirurgicalement ,vise à
prévenir l’enraidissement de l’articulation du genou , à entretenir la mobilité des articulations
sus et sous jacentes et aussi pour éviter l’atrophie du quadriceps.
Pendant cette réeducation deux impératifs sont à respecter :
- la mobilisation la plus précoce du genou et rotule afin de prévenir les adhérences et les
rétractions.
- intérêt au travail actif précoce du quadriceps.
On distingue alors trois phases de réeducation
1-phase d’alitement : juste après l’intervention

La durée de cette phase est variable selon l’age et l’état général du patient .elle expose le
patient à un certain nombre de troubles que nous devons prévenir tel que :
* troubles cutanés : escarres (ischion, mollet, talon)
* troubles trophiques : oedèmes, cyanoses, post opératoire
* troubles articulaires : équinisme, rotation externe de la hanche.
* troubles musculaires : faiblesse musculaire due à l’immobilisation, atrophie musculaire
due à l’inactivité
* altération de l’état général : respiratoire .

Et dont les moyens de préventions sont comme suit pour :

* les troubles cutanés : → changement de position, avec talon dans le vide.


→ friction des points d’appui (talc et alcool).

* troubles trophiques : → massage circulatoire de retour.


→ position déclive .
* troubles articulaires : → lutter contre les positions vicieuses (coussin à la face
externe du membre plus gouttière anti équin)
→ assouplir le système capsulo –ligamentaire par mobilisation
quotidienne du pied , rotule et genou .

* troubles musculaires : → contractions statiques du quadriceps et ischiojambiers,


actives du pied et de la hanche.
→ s’intéresser à la musculature du membre supérieur qui est
nécessaire pour la marche avec béquille.

* état général du patient : exercices respiratoires.

2-phase de marche sans appui : 10 jours à 3 mois

Continuer l’entretien de la première phase.


Commencer la marche sans appui dés que l’état du malade le permet, une marche à deux
temps unilatérale et passive pour le membre lésé.
Cette marche ne peut commencer qu’après avoir passé par ces étapes :
- asseoir le malade au lit, jambes pendantes.
- Malade entre barres parallèles
- Faire des exercices d’équilibrations avec poussée en avant et en
arrière.
-après avis du chirurgien, et dés que l’état du traumatisme le permet, on peut demander au
malade de toucher le sol mais sans appui.
3-phase de la marche avec appui :
- après trois mois la marche avec appui est généralement autorisée après contrôle
radiographique.
- continuer le travail musculaire et la récupération articulaire.
- augmenter progressivement l’appui
- correction de la marche : attaquer le sol par le talon, bord externe et le quitter par l’avant
pied.
- pendant le passage, fléchir le genou et la hanche
- récupération fonctionnelle et réadaptation en fonction de l’age et du métier.
Rééducation des fractures du genou
Les fractures du genou intéressent l’extrémité inférieur du fémur, l’extrémité supérieure du
tibia et la rotule.
I- rééducation en cas d’immobilisation plâtrée :

Toute rééducation bien conduite doit être commencé par un bilan complet qui va détecter un
déficit articulaire, un déficit musculaire et des troubles trophiques.

* Pendant l’immobilisation :
- exercices respiratoires et surtout prévention des escarres.
- Contractions statiques du quadriceps.
- Travail actifs des membres supérieurs et du membre inférieur sain.
- Mobilisation des orteils, et active aidée de la hanche.

NB : en cas de plâtre bivalve le massage circulatoire du membre inférieur est possible

* Après ablation du plâtre( 6 à 8semaine) :


- Massage circulatoire intéressant tout le membre inférieur.
- Récupération des amplitudes articulaire.
- Mobilisation active aidée du genou.
- Marche sans appui avec déroulement du pas ensuite avec appui simulé.
- mobilisation de la rotule.

* Le 3ème mois après ablation :

- récupération de la force du quadriceps et ischio-jambier.


- Posture manuelle en flexion-extension.
- Reprise de la marche progressivement.
- Travail proprioceptif, montée et descente des escaliers.
II- rééducation en cas de fracture traitée par ostéosynthèse :
* Dés le lendemain de l’intervention :

- Exercices respiratoires et prévention des escarres.


- Mobilisation de la rotule.
- Travail actif des membres supérieurs et du membre inférieur sain.
- Contractions statiques du quadriceps.

* Vers la deuxième semaine :

- Travail actif du quadriceps.


- Marche sans appui avec cannes.
- Travail du pied et hanche.

* Vers la quatrième semaine (phase de consolidation)

- Renforcement musculaire du quadriceps.


- Utilisation de bicyclette de rééducation.
- Correction de marche au début sans appui ensuite avec appui progressive.
- Montée et descente des escaliers, marche sur terrain vague.
- Rééducation proprioceptifs.

Rééducation d’une méniscectomie

I- Généralités :
L’ablation est décidée quand le blocage ne peut être réduit. Cette ablation peut être totale
ou partielle. Elle est effectuée le plus souvent actuellement par arthroscopie.
Les buts de la rééducation sont :
* prévenir l’atrophie musculaire.
* lutter contre les troubles trophiques et l’oedème.
* Entretenir la mobilité articulaire.

II- kinésithérapie préopératoire :

-contractions statiques du quadriceps si possible dynamiques.


-massage tonifiant de tout le membre inférieur surtout de la cuisse.
- musculation de quadriceps, des ischio-jambiers et aussi du triceps.
II- kinésithérapie post-opératoire :

→Pendant les premiers jours : deux impératifs sont à respecter :


* le maintien de l’extension complète du genou.
* le réveil du quadriceps.

- contractions statiques du quadriceps jusqu’à l’obtention d’un verrouillage en extension de


genou.
- massage décontracturant et à visée circulatoire.
- la mise en déclive du membre inférieur opéré.
- cryothérapie au niveau de l’articulation 2 à 3 fois par jour.
- la mise debout, et marche sans flexion de genou dés le 3ème jour, avec appui partiel.
- mobilisation de la rotule, et mobilisation contre résistance des autres articulations.

→Dés le 15ème jours au 30ème jours :


- appui progressivement complet, rééducation de la marche, de la montée et descente des
escaliers vers la 3ème semaine.
- travail dynamique du quadriceps et des ischio-jambiers au secteur indolore (45°).
- rétablir les amplitudes articulaires (mobilisation, postures, hydrothérapie)
- travail de la stabilité du genou par des exercices proprioceptifs.

→Phase de réhabilitation sportive et de réentraînement à l’effort :

- Idem à la phase précédente plus travail de musculation du quadriceps et des ischio-


jambiers.
- rééducation proprioceptive.
- pour les compétitions, elles ne peuvent- être débutées qu’après 2 mois, après avoir
récupérer une force suffisante du quadriceps.

Fracture de la rotule réduite par cerclage

Le traitement kinésithérapique se fait en trois phases :


1ère phase : période post-opératoire.
2ème phase : période de rééducation fonctionnelle.
3ème phase : période de réadaptation.
I- période post-opératoire :

- prévention des attitudes vicieuses, plus exercices respiratoires.


- La mise en déclive pour activer la circulation.
- Exercices actifs des pieds et hanches.
- Mobilisation précoce de la rotule au plutard 48 heures après l’opération.
- Massage circulatoire et assouplissant du quadriceps.
- Marche avec canne unipodale vers le 15ème jours, avec extension du genou.
II- période de rééducation fonctionnelle :

- Idem en ajoutant des contractions statiques du quadriceps et ischio-jambiers puis


renforcement de ces muscles en dynamique.
- Massage cicatriciel.
- Mobilisation articulaire en extension et en flexion.
- Marche avec léger appui avec extension de genou.

I- période de réadaptation :
- travail de musculation de quadriceps.
- Correction de la marche (devant une glace), marche sur terrain vague.
- Travail de la stabilité par des exercices proprioceptifs.
- Montée et descente des escaliers.

En général, la fracture de la rotule doit respecter ces principes :


- au 15ème jours marche sans appui en extension de genou.
- Pendant trois premières semaines pas de flexion.
- flexion vers la cinquième semaine.

Rééducation d’une entorse de la cheville

I - entorse du premier degrés ou foulure :


a) les gestes ou le traitement immédiat :
- le glaçage ou cryothérapie.
- La mise en décharge.
- Application immédiate d’un bandage de contention souple.
- Mise en déclive pour éviter l’oedéme.
L’entorse du 1er degré est caractérisée par un simple étirement ligamentaire sans
rupture de ligaments et de capsule, elle est due à un faux mouvement.
Cette foulure entraîne une impotence fonctionnelle relative, œdème peu important, et une
douleur localisée.

b) traitement kinésithérapique :
- massage transversal de cyriax.
- Application de thermothérapie.
- Renforcement de la musculature de la cheville.
- Mobilisation passive sans douleur des articulations. Du pied.
II- entorse du deuxième degrés ou moyenne :
ici le déplacement des surfaces articulaires entraîne une rupture partielle de certain fibres
ligamentaires.
a) signes :
- œdème plus important.
- Impotence fonctionnelle plus importante.
- Douleur plus diffuse.
- Ecchymose.
Les gestes à faire sont les même, mais de plus il est nécessaire d’immobiliser par
élastoplaste ou bandes adhésives l’articulation en position corrigée.
b) Traitement kinésithérapique :
*pendant l’immobilisation :
- mise en déclive.
- exercices statiques contre résistance du plâtre.
* après immobilisation :
- apprentissage de la marche avec deux cannes.
- lutter contre l’œdème par les bains de contrast, massage de drainage (pressions
glissées profondes).
- lutter contre la douleur par ultrasons, MTP.
- mobilisation active aidée et passive des articulations du pied.
- renforcement de la musculature.
- musculation générale de tout le membre inférieur.
- exercices proprioceptifs.
- correction de la marche avec appui progressif.
III- entorse du troisième degré :
Cette fois le déplacement était si suffisant pour entraîner une rupture d’un ou plusieurs
ligaments.
a) signes :
- instabilités de l’articulation.
- impotence fonctionnelle complète.
- Œdème important.
- Douleur diffuse.
- Ecchymose.
b) traitement :
- immobilisation plâtrée( botte de marche plâtrée 20 à30 jours).
- sous plâtre travail statique afin d’activer la circulation.
- Même traitement après immobilisation de l’entorse de 2ème degrés.

Conclusion : la radio est- indispensable pour ne pas laisser passer une fracture associée,
au début éviter la chaleur et appliquer la glace.