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Les Opérations

de fusion
Aspects
juridiques et
fiscaux
20/06/2017
PLAN
INTRODUCTION
Partie 1: Régime juridique des opérations de fusion
Section I: Les principes généraux de l’opération de fusion
I. Transmission universelle du patrimoine
II. Dissolution sans liquidation de la société dissoute
III. Acquisition par les associés de la société
Section II: Le déroulement pratique des opérations de fusion
I. Processus de fusion
II. Les effets de la fusion
III. L’intervention du CAC
Partie 2: Aspect fiscal des opérations de fusion
I. En matière d’IS
II. En matière de TVA
III. En matière de droits d’enregistrements

3. Points Particuliers

4. Cas Pratique
Introduction
La fusion est l’opération par laquelle une société annexe
une autre, l’annexante et l’annexée ne faisant plus qu’une
seule et même société.

La fusion peut être soit :

• Une fusion-réunion : la création d’une société nouvelle par


plusieurs sociétés existantes
• Une fusion-absorption : fusion par voie d’augmentation de
capital d’une société préexistante qui absorbe une ou
plusieurs sociétés également préexistantes

• La pratique marocaine montre que la fusion absorption est


plus fréquemment utilisée que la fusion par création d’une
société nouvelle. Cela tient essentiellement à des
considérations fiscales.
Introduction
• Scission : est l’opération par laquelle une société se divise
pour transmettre son patrimoine à plusieurs sociétés
existantes ou à plusieurs sociétés nouvelles ( art 222 SA : ….Elle
peut enfin faire apport de son patrimoine à des sociétés existantes ou
participer avec celles-ci à la constitution de sociétés nouvelles par voie de
scission-fusion…. )

• L’apport partiel du patrimoine : c’est l’opération par


laquelle une société apporte une partie de son
patrimoine (actif et passif) à une autre société qui lui
remet en contrepartie des actions nouvelles créées à titre
d’augmentation du capital.

( Art 222 sur SA : ….Elle peut faire apport d'une partie de son patrimoine à des
sociétés nouvelles ou à des sociétés existantes par voie de scission ….)
Référentiel légal
• La loi relative aux sociétés anonymes constitue
la référence actuelle en matière de fusion. Elle
a consacré ses articles 222 à 229 aux
dispositions générales et ses articles 230 à 242
aux dispositions propres aux sociétés
anonymes.
• La loi 5-96 du 13 février 1997 relative aux autres
sociétés commerciales renvoie aux dispositions
générales de la loi relative aux sociétés
anonymes (article 222 à 229).
Partie1: Régime juridique des
opérations de fusion
Section I: Les principes généraux
de l’opération de fusion
I. Transmission universelle du patrimoine
II. Acquisition par les associés de la société dissoute
de la qualité d’associés de la société absorbante
III. Dissolution sans liquidation de la société absorbée
Section I: Les principes généraux
de l’opération de fusion
I. Transmission universelle du patrimoine

• La fusion entraîne la transmission universelle du patrimoine


de la société qui disparaît à la société bénéficiaire, dans
l'état où il se trouve à la date de la réalisation définitive de
l'opération.
• La scission entraîne la transmission universelle de la partie
scindée du patrimoine social, soit à la société nouvelle
constituée simultanément, soit au cas de scission-fusion, à la
société absorbante
• Ce principe , automatique, résultant de l’article 224 de la loi sur
la SA , signifie que la société bénéficiaire des apports est investie
de tous les droits et est tenue de toutes les obligations de la
société apporteuse
Section I: Les principes généraux de
l’opération de fusion
II. Acquisition par les associés de la société dissoute de la qualité
d’associés de la société absorbante
• L'opération entraîne simultanément l'acquisition par les associés de la société
qui disparaît ou qui se scinde, de la qualité d'associés des sociétés bénéficiaires,
dans les conditions déterminées par le contrat de fusion ou de scission.

• Toutefois, pas l'échange de parts ou d'actions lorsqu’elle sont détenues :

1) soit par la société bénéficiaire ou par une personne agissant en son propre
nom mais pour le compte de cette société ;

2) soit par la société qui disparaît ou qui se scinde, ou par une personne
agissant en son propre nom, mais pour le compte de cette société

• Cette disposition de l’article 224 place automatiquement la fusion dans le cadre d’une
fusion-renonciation et exclut la possibilité d’une fusion-allotissement
Section I: Les principes généraux
de l’opération de fusion
III - Dissolution sans liquidation de la société absorbée

 La fusion entraîne la dissolution sans liquidation de la société


qui disparaît avec toutes les conséquences sur les plan
juridique et fiscal.

 Du point de vue juridique, il n'existe pas de fusion si ces


trois caractéristiques ne sont pas réunies simultanément
Partie1: Régime juridique des
opérations de fusion
Section II: Le déroulement
pratique des opérations de fusion
I. Période préalable de la fusion
II. Les effets de la fusion
A. La date d’effet de la fusion
B. Les effets d la fusion
III. Calendrier de la fusion
Section II: Le déroulement pratique
des opérations de fusion

2-1) Préparation de l’opération:

l’étude des conditions financières, juridiques, fiscales


et sociales
(fixation des modalités financières et explication des
méthodes d’évaluations retenues par les dirigeants)
Section II: Le déroulement pratique
des opérations de fusion
2-1) Réunion du Conseil d’Administration ou du
Directoire:

•Arrête le projet de fusion ( art 227)


•Convoque l’AGE et fixe son ordre de jour
•Etablit le rapport prévu à l’article 232
Contenu du projet de fusion ( art 227)
1) la forme, la dénomination ou la raison sociale et le siège social de toutes les
sociétés participantes;
2) les motifs, buts et conditions de la fusion ou de la scission;
3) la désignation et l'évaluation de l'actif et du passif dont la transmission aux
sociétés absorbantes ou nouvelles est prévue;
4) les modalités de remise des parts ou actions et la date à partir de laquelle
ces parts ou actions donnent droit aux bénéfices, ainsi que toute modalité
particulière relative à ce droit, et la date à partir de laquelle les opérations de
la société absorbée ou scindée seront, du point de vue comptable,
considérées comme accomplies par la ou les sociétés bénéficiaires des
apports;
5) les dates auxquelles ont été arrêtés les comptes des sociétés intéressées
utilisés pour établir les conditions de l'opération;
6) le rapport d'échange des droits sociaux et, le cas échéant, le montant de la
soulte;
7) le montant prévu de la prime de fusion ou de scission;
8) les droits accordés aux associés ayant des droits spéciaux et aux porteurs de
titres autres que des actions ainsi que, le cas échéant, tous avantages
particuliers.
Rapport du CA ( art 232)
- Ce rapport écrit est mis à la disposition des actionnaires.
- Il explique et justifie le projet de manière détaillée du
point de vue juridique et économique, notamment en ce
qui concerne:
 Le rapport d'échange des actions et
 Les méthodes d'évaluation utilisées, qui doivent être
concordantes pour les sociétés concernées ainsi que,
 Le cas échéant, les difficultés particulières
d'évaluation.
 Mention express et détaillée de l'existence, le cas
échéant, de tous liens d'intérêts existant entre les
membres des organes de direction et les autres
sociétés participant à la fusion.
Section II: Le déroulement pratique des
opérations de fusion
2_3) interventions des commissaires aux comptes
Communication du projet de fusion aux CAC au moins 45 jours
avant la date de l’AGE
CAC:
-Vérification pertinence de la valeur attribuée que le rapport
d'échange est équitable.
-Indication dans le rapport des méthodes suivies et si elles sont
adéquates en l'espèce,.
-Vérification si le montant de l'actif net apporté est au moins égal
au montant de l'augmentation de capital de la société
absorbante ou au montant du capital de la société nouvelle
issue de la fusion.

NB: les sociétés qui ne sont pas tenues de désigner un CAC doivent désigner
un Expert Comptable pour effectuer les vérifications prévues par l'article 233
Section II: Le déroulement pratique
des opérations de fusion

2_4) Publicité du projet de fusion:

30 jours avant la date de l’AGE) art 228 de la SA


le PF :
-doit être déposé au greffe du tribunal du lieu
du siège des différentes sociétés.
- un avis inséré dans un journal d’annonces
légales,
-en outre avis inséré au Bulletin officiel. (si une
des sociétés fait publiquement appel à
l’épargne )
Section II: Le déroulement pratique
des opérations de fusion
2-5 ) Tenue de l’ AGE :
La fusion est décidée par l' Assemblée Générale
Extraordinaire de chacune des sociétés qui participent à
l'opération.

Article 231 : La fusion est décidée par l'assemblée générale


extraordinaire de chacune des sociétés qui participent à
l'opération.

La fusion est soumise, le cas échéant, dans chacune des sociétés


qui participent à l'opération, à la ratification des assemblées
spéciales d'actionnaires.
Section II: Le déroulement pratique
des opérations de fusion
CAS OU L’ABSORBANTE DETIENT 100% DES ABSORÉES

il n'y a lieu :
- ni à l'approbation de la fusion par les AGE des sociétés
absorbées,
- ni à l'établissement du rapport des organes de direction (art
232)
- ni du rapport du CAC ( art 233)
-L‘AGE de L’absorbante statue au vu du rapport d'un commissaire
aux apports.

Les dispositions de l'alinéa précédent s'appliquent à la fusion entre


filiales dont les actions sont détenues en totalité par la même
société mère. Dans ce cas, l’AGE de cette dernière statue seule sur
l'opération.
II. DATE D’EFFET DE LA FUSION
A. Date d’effet de fusion

La fusion ou la scission prend effet :


1) en cas de fusion par création : date d'immatriculation au
registre du commerce de la nouvelle société;
2) dans tous les autres cas : date de la dernière AG ayant
approuvé l'opération
sauf si le contrat prévoit une autre date d’effet , laquelle ne
doit être :
- ni postérieure à la date de clôture de l'exercice en cours de
l’absorbante
- ni antérieure à la date de clôture du dernier exercice clos
de la ou des absorbées
III. Les effets de la fusion
A. Effets sur les dirigeants

nombre max pourra être dépassé jusqu'à concurrence du


nombre total des membres en fonction depuis plus de six mois
dans les sociétés fusionnées, sans pouvoir être supérieur à :

- 24 ,

- 27 dans le cas d'une fusion d'une société dont les actions


sont inscrites à la cote de la bourse des valeurs et d'une autre
société,

- 30 dans le cas d'une fusion de deux sociétés dont les


actions sont inscrites à la cote de la bourse des valeurs
III. Les effets de la fusion
B. Effets sur les Associés

La principale conséquence pour les associés de la société ou


des sociétés absorbées réside dans le fait qu’ils acquièrent
systématiquement la qualité d’associés de la société
absorbante ou de la société nouvelle qui est créée.

Il en résulte que les associés de la société ou des sociétés


disparues reçoivent des parts ou actions de la société
bénéficiaire.
III. Les effets de la fusion
C. Effets sur les Tiers
La loi protège les créanciers de la société ou des sociétés qui
disparaissent. Ceux-ci peuvent être regroupés en 2 catégories:
Les créanciers ordinaires et les obligataires.

- Les créanciers Ordinaires: L’absorbante est débitrice des


créanciers non-obligataires de la société absorbée. Un créancier
peut faire opposition à la fusion dans les 30 jours qui suivent la
dernière formalité de publicité faite du projet de fusion.

- Les créanciers obligataires: Selon les dispositions de la loi sur la SA


(articles 236 à 239), le projet de fusion n’a pas à être soumis à
l’assemblée des obligataires de l’absorbante. Toutefois, celle-ci
peut donner mandat aux représentants de la masse pour former
opposition à fusion.
III. Les effets de la fusion
D. Effets à l’égard des salariés

Article 19 Code de travail: ‘’En cas de modification dans la


situation juridique de l'employeur ou dans la forme juridique
de l’entreprise, notamment par succession, vente, fusion ou
privatisation, tous les contrats en cours au jour de la
modification subsistent entre les salariés et le nouvel
employeur. Ce dernier prend vis-à-vis des salariés la suite des
obligations du précédent employeur, notamment en ce qui
concerne le montant des salaires et des indemnités de
licenciement et le congé payé’’
Partie1: Régime juridique
des opérations de fusion

Section III: Le calendrier de la Fusion


Délai Evénement, publication , production de document,
Avant Arrêté des modalités
J-45 Et du projet de fusion
Art 233: communication du projet de fusion au ou aux commissaires aux comptes
J-45

Art 226 : dépôt au greffe du tribunal du lieu du siège desdites sociétés , insertion dans un
J-30 JAL dans par chacune des sociétés participant à l'opération; si une des sociétés fait
publiquement appel à l'épargne, avis au Bulletin officiel .
Art 226 et 229:

J-31 établissement rapport des organes de direction qui est mis à la disposition des actionnaires.

j-31 Réception du rapport du CAC


J-30 mettre à la disposition des actionnaires au siège social les documents suivants :
1) le projet de fusion ou de scission ;
2) les rapports mentionnés aux articles 232 et 233 ;
3) les états de synthèse approuvés ainsi que les rapports de gestion des trois derniers
exercices des sociétés participant à l’opération ;
4) un état comptable ( de moins de 3 mois ) , si derniers états de synthèse se rapportent à
un exercice dont la fin est antérieure de plus de six mois à la date du projet de fusion ou de
scission,.
Lorsqu’une ou plusieurs sociétés participant à l’opération de fusion font appel public à
Pas l’épargne, remise Rapport CAC au conseil déontologique des valeurs mobilières selon les
précisé modalités qu’il fixe
( j-30)
calendrier de la Fusion ( suite)

J-16 convocation de l’AGE à l’effet de se prononcer sur le projet de fusion.

J Réunion de l’AGE et approbation du projet de fusion

J+30 Dépôt du PV de l’AGE, contenant la décision d’approbation du projet de


fusion au greffe du tribunal du siège social des sociétés participant à la
fusion.
Insertion dans un JAL et au BO d’un avis mentionnant :
- La dissolution de la société absorbée
J+30 - L’augmentation de capital de la société bénéficiaire des apports.
Demande d’inscription modificative au RC

J+30 dépôt au service local des impôts dont dépendent la ou les sociétés
fusionnées, en double exemplaire la déclaration écrite prévue à l’article
(suivant
acte de
162 du CGI
fusion)
J+45 Déclaration de cessation société absorbée
Partie 2: Aspects fiscaux
des opérations de fusion

Section I. En matière d’IS

Section II. En matières d’autres impôts et taxes

Section III. Quelques difficultés et problématiques liées


aux opérations de fusion
Section I. En matière d’IS
Sur le plan fiscal, une opération de fusion devrait en
principe aboutir à l’application:
• du régime de la dissolution de société
• Puis celui de la création d’une société nouvelle ou de
l’augmentation de capital par apports nouveaux

Coût fiscal élevé

• Partant du principe que la société absorbante ne fait


que continuer l’exploitation des sociétés absorbées ou
fusionnées; le législateur a adopté des mesures spéciales
destinées à alléger le coût fiscal d’une telle opération.
Section I. En matière d’IS
choix entre deux régime d’imposition: régime de
droit commun et un régime particulier de faveur
Le choix entre les deux régimes emporte des
conséquences non négligeables au niveau du coût
fiscal de l’opération.
En complément à ces deux régimes, l’article 7 de la
loi de Finances 2010 avait institué un régime fiscal
transitoire de faveur , prolongé jusqu’au 31/12/2016.
. LF 2017 consacre ce régime transitoire , comme
Régime de faveur permanent (modification de l’art
162 du CGI)
1. Régime de droit Commun
Situation fiscale de la société absorbée
Toutes les conséquences d’une dissolution de société:

1. L’imposition des résultats enregistrés entre le début de


l’exercice et la date de fusion: toute clause de
rétroactivité stipulée dans le traité de fusion est sans
incidence sur le plan fiscal sous ce régime

2. L’imposition des profits nets sur apports à la société


absorbante de tous les éléments de l’actif

3. L’imposition immédiate des divers éléments ayant été


constitués en franchise d’impôt

Régime de droit commun


B. Situation fiscale de la société absorbante
La fusion entraine pour l’absorbante:
• Une plus value sur les titres de participation détenus
dans la société absorbée;
• D’une prime de fusion : excédent de la valeur des
biens reçus en apport sur le montant nominal des
actions de la société absorbante remises en
rémunération de l’apport fusion
droit d’entrée des nouveaux associés

Régime de droit commun


2. Régime Particulier

Eléments exonérés chez l'absorbante. (Article 162)


- sous certaines conditions le Profit net sur apport ou
cession de l'ensemble de l'actif immobilisé et des titres
de participation.
- Les provisions qui conservent leur objet :
 Provisions pour risques et charges
 Provisions pour créances douteuses
- La prime de fusion ou de scission correspondante à la
plus-value sur sa participation dans la société
fusionnée ou scindée.

Régime Particulier
2. Régime Particulier

Eléments imposables

- Les provisions devenues sans objet.

- Les plus-values sur les éléments apportés autres que l’actif


immobilisé et les titres de participation.(Exemple : créances,
stocks, ...).

- En cas de non application de la règle de rétroactivité de la


fusion, le résultat de l'exercice de fusion

Régime Particulier
Conséquences fiscales chez la société absorbante en
cas d’option pour le régime de faveur

☞ 1) Reprise des provisions

 Les provisions pour risques et charges sont reprises au bilan de la société


absorbante si l’opération de la fusion n’a pas fait disparaître l’objet de leur
constitution.
 Les provisions pour dépréciation par contre, ne font naître aucune
obligation à l’égard de la société absorbante, puisque celle -ci comptabilise
les éléments apportés à leur valeur d’apport.
.
Conséquences fiscales chez la société absorbante en
cas d’option pour le régime de faveur

☞ 2) Réintégration du profit net réalisé sur l’apport de certains


éléments de l’actif
-SI La valeur d’apport des terrains est égale ou supérieure à
75% de la valeur globale de l’actif net immobilisé :

Dans ce cas, La société absorbante est tenue, de rapporter


à son résultat fiscal, le profit net réalisé par la société
absorbée sur l’ensemble :
- de ses titres de participation ;
-des éléments de son actif immobilisé.

( au premier exercice clos après la fusion ou scission)


Conséquences fiscales chez la société absorbante en
cas d’option pour le régime de faveur
☞ 2) Réintégration du profit net réalisé sur l’apport de certains
éléments de l’actif
SI La valeur d’apport des terrains n’atteint pas 75% de la
valeur globale de l’actif net immobilisé:

-Traitement des éléments amortissables :


•La réintégration du profit net se fait par fractions
égales sur durée d’amortissement
•En cas de retrait ou de cession avant l’expiration de la
période d’échelonnement de la réintégration, le reliquat
du profit net devient immédiatement imposable.
- Traitement des éléments non amortissables et TP
Le profit net afférent aux éléments non amortissables
(terrains, fonds de commerce,...) doit être réintégré au
résultat fiscal dégagé par la société absorbante au titre de
l’exercice de la cession ou du retrait de ces éléments .
Conséquences fiscales chez la société absorbante en
cas d’option pour le régime de faveur

OBLIGATIONS DECLARATIVES

La société absorbante , née de la fusion ou de la scission est tenu


de déposer dans au service local des impôt dont dépend les
absorbées ou scindées en deux exemplaires dans un DÉLAI DE 30
JOURS une Déclaration écrite accompagnée de :

- Etat récapitulatif : Eléments apportés + plus et moins


values y afférents réalisés par l'absorbée ou scindée

- Etat pour chacune des sociétés : les provisions avec


indication de celles n'ayant pas fait l'objet d'une déduction fiscale

- Acte de fusion ou de scission dans lequel la société


absorbante s'engage à honorer les obligations liées aux
retraitements fiscaux.
Conditions à respecter pour bénéficier du régime de
faveur

Pour bénéficier des dispositions prévues aux A, B, C, D, E et F de


l’art 162 , les sociétés absorbantes doivent respecter les conditions
suivantes :
- les dotations aux provisions pour dépréciation des titres objet
d’apport ne sont pas admises en déduction pendant toute la
durée de détention de ces titres par la société absorbante
concernée ;
- les déficits cumulés figurant dans la déclaration fiscale du dernier
exercice précédant la fusion ou la scission ne peuvent être reportés
sur les bénéfices des exercices suivants.
Section II. En matière de TVA
le CGI a prévu un régime ‘’dérogatoire’’ applicable aux
fusions en considération de la continuité de l’activité de
la société fusionnée par l’absorbante, selon lequel:
- Pas de régularisation par l’absorbée de la TVA sur les
clients débiteurs suite à la dissolution (art 114)
- transfert des déductions de l’absorbée au profit de
l’absorbante( art 105)
Ce régime implique la reprise par l’absorbante de
l’ensemble des taxes actifs et passifs de l’absorbée.
La déclaration de ces taxes incombe à l’absorbante selon
les règles de droit commun et notamment de fait
générateur.
Section III. En matière des droits
d’enregistrement
A. L’enregistrement du projet de fusion: n’est pas
obligatoire. Les parties peuvent néanmoins
décider de soumettre volontairement le projet à
la formalité de l’enregistrement. L’enregistrement
des actes prévus dans les dispositions de l’article
135-15° du CGI qui prévoit « Sont enregistrés au
droit fixe de 200 dirhams…tous les autres actes
innomés qui ne peuvent donner lieu au droit
proportionnel »
B. L’enregistrement de l’acte de fusion: distinguer les
droits d’enregistrement au titre de l’augmentation
du capital social de l’absorbante, les droits de
mutation afférents à la prise en charge du passif
Section III. En matière des droits
d’enregistrement

1. Droits d’enregistrement sur l’augmentation du Capital:


L’augmentation est soumise aux droits d’enregistrements au
taux de 1.%.
2. Droits de mutation afférents à la prise en charge du passif:
L’article 129-IV-8° du CGI prévoit l’exonération des droits de
mutation afférents à la prise en charge du passif des opérations
de constitution ou d’augmentation du capital des sociétés dans
le cas de fusion de sociétés par actions ou à responsabilité
limitée
Points particuliers
Quelques particularités et
difficultés

Cas ou la valeur par action est inferieur à la valeur nominale

a) Chez société bénéficiaire de l’apport :

L’émission de nouvelles actions devient impossible sur le plan juridique.

b) Chez la société apporteuse


Dans ce cas précis, l ’ augmentation du capital de la société
bénéficiaire ne peut pas se réaliser.
Quelques particularités et
difficultés

Cas ou les derniers états de synthèse se rapportant à un


exercice antérieure à plus de 6 mois à la date du projet
de fusion:

Dans ce cas établissement d’un un état comptable, établi


selon les mêmes méthodes et la même présentation que le
dernier bilan annuel, arrêté à une date qui doit être antérieure
de moins de trois mois à la date de ce projet ( art 234)
Quelques particularités et
difficultés
Conséquences de la date à effet rétroactif
Résultat de la période intercalaire
a)Chez l’absorbée
Comptabilisation des opérations relatives à la période intercalaire
selon les modalités habituelles dégageant un résultat pour cette
période.
Sur le plan pratique :
- enregistrement des écritures durant la période intercalaire;
- pas de déclaration du résultat intercalaire ( mais doit faire la
déclaration de cessation)
b) Chez l’absorbante
-Intégration dans la comptabilité de l’absorbante des mouvements
de ces journaux à la fin da la période intercalaire ou à la fin de
l’exercice de fusion.
- prise en charge du résultat de l’absorbée
Quelques particularités et
difficultés

Amortissements des biens reçus

sont calculés par la société absorbante sur la base des


nouvelles valeurs.

Tenir compte ou neutraliser , les dotations aux amortissements


préalablement constatées par la société apporteuse .
Cas pratique
Calcul de parité
Prime de fusion
comptabilisation
Détermination de la Parité ( exemple)
A (10 000 actions de 100 DH de nominal valant 280 DH) absorbe B
(6000 actions de 100 DH de nominal valant 140 DH)
A B
Nombre d’Actions 10 000 6 000
Nominal 100 100
Valeur Action 280 140
Valeur de la société 2 800 000 840 000

PARITE
A 280 1 280
B 140 2 280
soit 2 b pour 1 A

Prime de fusion
apport 6000 140 840 000
aug capital 3000 100 300 000
prime de fusion 540 000
Cas ou A detient 2000 dans B

apport net 4000 140 560 000


augmentation capital 2000 100 200 000
Prime de fusion 360 000
Sur ses propres actions
valeur apport 2000 140 280 000
valeur nominale 2000 100 200 000
PV sur ses propres titres 80 000

Prime totale 440 000

ou
apport total 6000 140 840 000
augmentation capital 2000 100 200 000
640 000
annulation de ses propres
2000 100 200 000
actions
Prime totale 440 000
Renvoi des
textes de loi
Art 39
Art 39 : La société anonyme est administrée par un conseil d'administration
composé de trois membres au moins et de douze membres au plus. Ce
dernier nombre est porté à quinze lorsque les actions de la société sont
inscrites à la cote de la bourse des valeurs.
Toutefois, en cas de fusion, ces nombres de douze et quinze pourront être
dépassés jusqu'à concurrence du nombre total des administrateurs en
fonction depuis plus de six mois dans les sociétés fusionnées, sans pouvoir être
supérieurs à vingt-quatre, vingt-sept dans le cas d'une fusion d'une société
dont les actions sont inscrites à la cote de la bourse des valeurs et d'une autre
société, trente dans le cas d'une fusion de deux sociétés dont les actions sont
inscrites à la cote de la bourse des valeurs.
Sauf en cas de nouvelle fusion, il ne pourra être procédé à aucune
nomination de nouveaux administrateurs, ni au remplacement des
administrateurs décédés, révoqués ou démissionnaires tant que le nombre
des administrateurs n'aura pas été réduit à douze ou à quinze, lorsque les
actions de la société sont inscrites à la cote de la bourse des valeurs.
En cas de décès, de révocation ou de démission du président du conseil
d'administration et si le conseil n'a pu le remplacer par un de ses membres, il
pourra nommer, sous réserve des dispositions de l'article 49, un administrateur
supplémentaire qui sera appelé aux fonctions de président.
Art 106
Art 106 :En cas de fusion d'une société anonyme à conseil
d'administration et d'une société anonyme à directoire et à
conseil de surveillance, le nombre des administrateurs ou des
membres du conseil de surveillance, selon le cas, peut
dépasser le nombre de douze ou de quinze jusqu'à
concurrence du nombre total des administrateurs et des
membres du conseil de surveillance en fonction depuis plus de
six mois dans les sociétés fusionnées sans pouvoir dépasser le
nombre de vingt-quatre ou de vingt-sept. Les dispositions des
articles 39, alinéa 3 et 83 alinéa 3 sont applicables.
Art 225
Art 225: La fusion ou la scission prend effet:
1) en cas de création d'une ou plusieurs sociétés
nouvelles, à la date d'immatriculation au registre du
commerce de la nouvelle société ou de la dernière
d'entre elles;
2) dans tous les autres cas, à la date de la dernière
assemblée générale ayant approuvé l'opération
sauf si le contrat prévoit que l'opération prend effet
à une autre date, laquelle ne doit être ni
postérieure à la date de clôture de l'exercice en
cours de la ou des sociétés bénéficiaires ni
antérieure à la date de clôture du dernier exercice
clos de la ou des sociétés qui transmettent leur
patrimoine.
Art 226
Article 226 : Toutes les sociétés qui participent à l'une des
opérations mentionnées à l'article 222 établissent un projet de
fusion ou de scission.
Ce projet est déposé au greffe du tribunal du lieu du siège
desdites sociétés et fait l'objet d'un avis inséré dans un journal
d'annonces légales, par chacune des sociétés participant à
l'opération; au cas où l'une au moins de ces sociétés fait
publiquement appel à l'épargne, un avis doit en outre être inséré
au Bulletin officiel.
Art 226 bis
ART 226 bis : Lorsqu'une ou plusieurs sociétés participant à une
opération de fusion ou de scission n'a pas ou n'ont pas la forme
de société anonyme, les dispositions des articles 233, 234 et 235
ci-dessous sont applicables.

Toutefois, les sociétés qui ne sont pas tenues de désigner un


commissaire aux comptes et qui n'ont pas procédé à ladite
désignation doivent désigner un expert parmi les experts
comptables inscrit au tableau de l'ordre des experts comptables
pour effectuer les vérifications prévues par l'article 233 ci-
dessous.

Les dispositions des articles 161, 162, 164, 179 et 180 de la


présente loi sont applicables aux experts précités.
Art 229

Art 229: le dépôt au greffe et la


publicité prévus à l'article 226 doivent
avoir lieu au moins trente jours avant la
date de la première assemblée
générale appelée à statuer sur
l'opération
Art 231
Art 231: La fusion est décidée par l'assemblée générale extraordinaire de
chacune des sociétés qui participent à l'opération.
La fusion est soumise, le cas échéant, dans chacune des sociétés qui
participent à l'opération, à la ratification des assemblées spéciales
d'actionnaires.

Lorsque, depuis le dépôt au greffe du tribunal du projet de fusion et jusqu'à


la réalisation de l'opération, la société absorbante détient en permanence
la totalité des actions représentant le capital des sociétés absorbées, il n'y a
lieu ni à l'approbation de la fusion par l'assemblée générale extraordinaire
des sociétés absorbées, ni à l'établissement des rapports visés aux articles
232 et 233. L'assemblée générale extraordinaire de la société absorbante
statue au vu du rapport d'un commissaire aux apports conformément aux
dispositions de l'article 24.

Les dispositions de l'alinéa précédent s'appliquent à la fusion entre filiales


dont les actions sont détenues en totalité par la même société mère. Dans
ce cas, l'assemblée générale extraordinaire de cette dernière statue seule
sur l'opération.
Art 232

Article 232 : Le conseil d'administration ou le directoire de chacune des


sociétés établit un rapport écrit qui est mis à la disposition des
actionnaires.

Ce rapport explique et justifie le projet de manière détaillée du point de


vue juridique et économique, notamment en ce qui concerne le
rapport d'échange des actions et les méthodes d'évaluation utilisées,
qui doivent être concordantes pour les sociétés concernées ainsi que, le
cas échéant, les difficultés particulières d'évaluation.

Il fait également mention expresse et détaillée de l'existence, le cas


échéant, de tous liens d'intérêts existant entre un ou plusieurs membres
du conseil d'administration, du directoire ou du conseil de surveillance,
et la ou les autres sociétés participant à la fusion.

En cas de scission, pour les sociétés bénéficiaires du transfert de


patrimoine, il mentionne également l’établissement du rapport du ou
des commissaires aux comptes relatif à l'évaluation des apports en
nature et des avantages particuliers et indique qu'il sera déposé au
greffe du tribunal du lieu du siège de ces sociétés.
Art 233
Art 233: Le conseil d'administration ou le directoire de chacune des sociétés
participant à l'opération de fusion, en communique le projet au ou aux
commissaires aux comptes au moins 45 jours avant la date de l'assemblée
générale appelée à se prononcer sur ledit projet.

Le ou les commissaires aux comptes peuvent obtenir auprès de chaque


société communication de tous les documents utiles et procéder à toutes
vérifications nécessaires.

Ils vérifient que la valeur relative attribuée aux actions des sociétés
participant à l'opération est pertinente et que le rapport d'échange est
équitable.

Le rapport du ou des commissaires aux comptes indique la ou les méthodes


suivies pour la détermination du rapport d'échange proposé, si elles sont
adéquates en l'espèce, et les difficultés particulières à l'évaluation s'il en
existe.

Ils vérifient notamment si le montant de l'actif net apporté par les sociétés
absorbées est au moins égal au montant de l'augmentation de capital de la
société absorbante ou au montant du capital de la société nouvelle issue de
la fusion. La même vérification est faite en ce qui concerne le capital des
sociétés bénéficiaires de la scission.
Art 234
Art 234: Toute société anonyme participant à une opération de fusion ou de
scission doit mettre à la disposition des actionnaires au siège social, trente
jours au moins avant la date de l'assemblée générale appelée à se
prononcer sur le projet, les documents suivants :
1) le projet de fusion ou de scission;
2) les rapports mentionnés aux articles 232 et 233;
3) les états de synthèse approuvés ainsi que les rapports de gestion des trois
derniers exercices des sociétés participant à l'opération;
4) un état comptable, établi selon les mêmes méthodes et la même
présentation que le dernier bilan annuel, arrêté à une date qui, si les derniers
états de synthèse se rapportent à un exercice dont la fin est antérieure de
plus de six mois à la date du projet de fusion ou de scission, doit être
antérieure de moins de trois mois à la date de ce projet.
Tout actionnaire peut obtenir, sur simple demande et sans frais, copie totale
ou partielle des documents susvisés, de chacune des sociétés participant à
l'opération de fusion ou de scission.
Lorsqu'une ou plusieurs sociétés participant à l'opération de fusion font appel
public à l'épargne, le rapport visé à l'alinéa 4 de l'article 233 ci-dessus, est
remis au conseil déontologique des valeurs mobilières selon les modalités qu'il
fixe.
Art 236
ART 236: Le projet de fusion est soumis aux assemblées d'obligataires
des sociétés absorbées, à moins que le remboursement des titres sur
simple demande de leur part ne soit offert aux obligataires.

L'offre de remboursement est publiée au Bulletin officiel et à deux


reprises, dans deux journaux d'annonces légales. Le délai entre les
deux insertions est de dix jours au moins.

Les titulaires d'obligations nominatives sont informés en outre de l'offre


par lettre recommandée. Si toutes les obligations sont nominatives, la
publicité prévue ci-dessus est facultative.

Lorsqu'il y a lieu à remboursement sur simple demande, la société


absorbante devient débitrice des obligataires de la société absorbée.

Tout obligataire qui n'a pas demandé le remboursement dans le délai


de 3 mois à compter de la dernière formalité de publicité ou de l'envoi
de la lettre recommandée prévue au 3 e alinéa du présent article,
conserve sa qualité dans la société absorbante aux conditions fixées
par le contrat de fusion.
Art 237
ART 237: Le projet de scission est soumis aux
assemblées d'obligataires de la société scindée, à
moins que le remboursement des titres sur simple
demande de leur part ne soit offert auxdits
obligataires. Dans ce cas, les dispositions de l'article
236, 1 er et 2 e alinéas sont applicables.

Lorsqu'il y a lieu à remboursement sur simple


demande, les sociétés bénéficiaires des apports
résultant de la scission sont débitrices solidaires des
obligataires qui demandent le remboursement.
Art 238
ART 238 : Le projet de fusion ou le projet de
scission n'est pas soumis aux assemblées
d'obligataires respectivement de la société
absorbante et des sociétés auxquelles le
patrimoine est transmis.

Toutefois, l'assemblée générale ordinaire des


obligataires peut donner mandat aux
représentants de la masse de former opposition à
la fusion ou à la scission, dans les conditions et
sous les effets prévus à l'article 239 (2 e alinéa et
suivants).
Art 239
ART 239: La société absorbante est débitrice des créanciers non
obligataires de la société absorbée aux lieu et place de celle-ci, sans que
cette substitution emporte novation à leur égard.
Tout créancier non obligataire de l'une des sociétés participant à
l'opération de fusion peut, si sa créance est antérieure à la publicité
donnée au projet de fusion, former opposition dans le délai de trente jours
à compter de la dernière insertion prévue à l'article 226 (2 e alinéa).
L'opposition est portée devant le tribunal du siège de la société débitrice.
Elle ne suspend pas la poursuite des opérations de fusion.
Lorsqu'il estime l'opposition fondée, le tribunal ordonne soit le
remboursement de la créance, soit la constitution de garanties au profit du
créancier par la société absorbante si elle en offre et si elles sont jugées
suffisantes.
A défaut de remboursement ou de constitution de garanties ordonnées, la
fusion est inopposable au créancier opposant.
Les dispositions du présent article ne font pas obstacle à l'application des
conventions qui autorisent le créancier à exiger le remboursement
immédiat de sa créance en cas de fusion de la société débitrice avec une
autre société.
Art 240
ART 240 : Les sociétés bénéficiaires des apports résultant de la
scission sont débitrices solidaires des obligataires et des
créanciers non obligataires de la société scindée, aux lieu et
place de celle-ci, sans que cette substitution emporte
novation à leur égard.

Toutefois, et par dérogation à l'alinéa précédent, il peut être


stipulé que les sociétés bénéficiaires de la scission ne seront
tenues que de la partie du passif de la société scindée mise à
la charge respective et sans solidarité entre elles.

Dans ce dernier cas, les créanciers non obligataires des


sociétés participantes peuvent former opposition à la scission
dans les conditions et sous les effets prévus à l'article 239, 2 e
alinéa et suivants.
Art 241
ART 241: Si l'assemblée des obligataires de la société absorbée ou
scindée n'a pas approuvé le projet de fusion ou de scission, selon le
cas, ou n'a pu délibérer valablement faute du quorum requis, le
conseil d'administration ou le directoire peut passer outre.

La décision est publiée dans le journal d'annonces légales dans


lequel a été inséré l'avis de convocation de l'assemblée et si la
société fait publiquement appel à l'épargne, au Bulletin officiel ,

Les obligataires conservent alors leur qualité dans la société


absorbante ou dans les sociétés bénéficiaires des apports résultant
de la scission, selon le cas.

Toutefois, l'assemblée des obligataires peut donner mandat aux


représentants de la masse de former opposition à l'opération dans les
conditions et sous les effets prévus à l'article 239 , 2 e alinéa et
suivants.