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« Les Métamorphoses du Vampire » est un poème du recueil « 

Les Fleurs du Mal » de Charles


Baudelaire publié en 1856 sous le nom de « L’outre de la volupté », il est plus précisément un des six
poèmes qui furent retirés pour outrage aux bonnes mœurs, qu’on appelle les Epaves, suite à la
censure de la première publication du recueil. Dans ce poème nous retrouvons, sous les traits d’un
Vampire, le thème de la femme, cher à Baudelaire. Il l’associe à la sensualité et à la mort. Baudelaire
Abolit la tradition d’amour courtois des blasons féminins de la Renaissance.

Je vais d’abord vous présenter une lecture expressive du poeme, puis nous allons analyser le 1 er
mouvement de ce poeme des lignes 1 à 4 où nous montrerons que baudelaire fait de la femme à la
fois un portrait satanique et sensuel.

….lecture

Des le debut du poeme au premier vers, nous entrons directement dans l’action, en effet baudelaire
avec l’emploi de « cependant », qui sous-entend que le recit a commencé precédemment, fait
rentrer le lecteur directement dans l’histoire. De plus l’article défini « la » qui est sans référent
précédent, nous donne l’impression que nous connaissons déjà la femme. Baudelaire décrit la
femme en mouvement. Le mouvement fluide est renforcé par les enjambements de propositions
juxtaposées par des virgules en effet on retrouve 3 propostions pour 3 enjambements, il est renforcé
aussi avec les participes présents « pétrissant » et «  se tordant », la description est réaliste, animée
et frappante , le lecteur s’imagine la scene et vie la scene à l'instant de son expression : c’est une
hypotypose.

D’autre part nous avons une description sensuelle de la femme, baudelaire nous fait un blason
érotique. Baudelaire emploie une métaphore « Bouche de fraise », qui suggère la femme sensuelle et
charnelle. C’est une image à connotation érotique, Il fait appel a differents sens comme celui du
toucher et de la vue, « fraise » rouge que l’on mange. De plus la couleur rouge est associée a la
sensualité, une atmosphere brulante. Cette idée est accentuée avec le mot « seins »v3, « busc »
« laissait couler » v4 et « imprégnés de musc » v4.

Enfin baudelaire la décrit comme une femme diabolique, il l’a compare à un « serpent » qui est une
figure qui représente le mal et la corruption, cette image est accentuée par l’allitération en « s »
«petriSSant Ses Seins ». Les v3 et 4 rimment « Busc » et « musc », le busc : arceaux de fer qui sert le
buste de la femme, il fait allusion aux tortures infernales avec le mot « fer » c’est une imagerie
medievale. De plus les paroles de la femme semblent être un poison qui attire, ses mots coulent de
sa bouche de fraise comme du venin de serpent.