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Analyse Financière

Pr. EL ATTAR

Université Mohamed Premier FSJES Omar Berrayti

Plan du Cours

  • Chapitre 1 : Aspects et concepts généraux

Section 1 : Définitions et objectifs de l’analyse financière

Section 2 : Les moyens de l’analyse financière

  • Chapitre 2 : Analyse de l’exploitation et des performances d’activité (Compte de résultat)

Section 1 : Soldes intermédiaire de gestion

Section 2 : La capacité d’autofinancement

Section 3 : Les principaux ratios issus du compte de résultat

  • Chapitre 3 : Analyse du Bilan et de la structure financière

Section 1 : L’approche fonctionnelle Section 2 : L’approche financière

Section 3 : Les principaux ratios issus du Bilan

  • Chapitre 4 : Analyse des flux et des ratios

Section 1 : Analyse des flux de financement Section 2 : Analyse des flux de trésorerie Section 3 : Analyse des ratios

Chapitre I : Aspects et concepts généraux

  • Acteurs de l’analyse financière

Acteurs

Objectifs

Actionnaires

Le profit et création de la valeur.

Dirigeants

Apprécier l’impact de ses décisions managériales sur les équilibres financiers de l’entreprise.

Salariés

Une redistribution équitable des bénéfices dégagés.

Analystes financiers

Informer les institutions et le public sur la santé financière de l’entreprise.

Prêteurs et

S’assurer que l’entreprise peut faire face à ses engagements

fournisseurs

(remboursement des dettes).

  • Agir au sein de l’entreprise.

  • Actionnaires (Investisseurs) : réaliser des profits à partir des capitaux qu’ils ont investis.

  • Dirigeants : les actionnaires désignent un dirigeant pour prendre des décisions.

  • Salariés : l’équipe avec laquelle le dirigeant va travailler. Ils ont comme objectif de toucher un salaire contre le travail qui fournit.

  • Analystes financiers : étudier l’entreprise pour dégager des idées.

  • Prêteurs des fonds : banques et fournisseurs.

  • Cycles financiers

Opérations correspondant au « métier de Cycle d'exploitaion l’entreprise »
Opérations
correspondant
au « métier de
Cycle
d'exploitaion
l’entreprise »

Cycle de

financement

Opération consistant à faire face aux besoins de trésorerie des deux autres fonctions

Chapitre I : Aspects et concepts généraux  Acteurs de l’analyse financière Acteurs Objectifs Actionnaires Le

Cycle

Chapitre I : Aspects et concepts généraux  Acteurs de l’analyse financière Acteurs Objectifs Actionnaires Le

d'investissement

Opération permettant

de maintenir et de

développer l’outil de

production

  • Cycle de financement (Actionnaires, banques : Ils attendent un résultat) : source d’argent. (Bilan)

  • Cycle d’investissement : Acheter les immobilisations : terrains, machines … (Bilan)

  • Cycles d’exploitation (Commencer à produire) : c’est un cycle annuel, et consiste à dégager le résultat de chaque année. (CPC)

  • L’analyse financière

C’est l’ensemble des investigations et de réflexions qui permettent, à partir de l’étude de

documents comptables et financiers, de caractériser la situation financière d’une entreprise, d’interpréter ses résultats et de prévoir son évolution à plus ou moins long terme, afin de prendre

les décisions qui découlent de ce travail de réflexions.

  • L’analyse financière permet :

De dégager des résultats, des marges, des ratios, et de les apprécier.

De donner des informations sur l’évolution de l’activité, l’évolution de la structure financière, les

performances réalisées.

D’interpréter ces informations.

D’effectuer des comparaisons entre le passé, le présent et l’avenir de l’entreprise, et avec d’autres entreprises de même activité.

L’analyse financière est une aide à la prise de décision en répondant aux questions :

  • L’entreprise est-elle rentable ? (CPC)

  • Sa structure financière est-elle équilibrée ? (Bilan)

  • Quels sont les points forts, les points faibles et les potentialités de l’entreprise ? (Bilan et CPC)

    • Objectif de lanalyse financière:

Impératifs de l'entreprise

Impératifs de l'entreprise Assurer sa continuité et son développement Payer ses créanciers et partenaires Objectifs de

Assurer sa continuité et son développement

Payer ses créanciers et partenaires

Impératifs de l'entreprise Assurer sa continuité et son développement Payer ses créanciers et partenaires Objectifs de

Objectifs de l'analyse financière

Rémunérer ses

actionnaires

Rentabilité Liquidité Solvabilité Indépendance
Rentabilité
Liquidité
Solvabilité
Indépendance

Les documents de l’analyse financière:

Le bilan

ACTIF

PASSIF

Actif immobilisé (Class 2) Actif circulant (class 3) Trésorerie actif (rubrique 51)

Financement permanent (class 1) Passif circulant (class 4) Trésorerie passif (rubrique 55)

Le compte de produits et charges.

L’Etat des soldes de gestion

Le tableau de financement

L’état des informations complémentaires

Le rapport de gestion

Tout document comptable qui peut expliquer la situation de l’entreprise.

  • Etapes du diagnostic financier :

1- Fixer les objectifs de l’analyse (Exemple : analyse de la rentabilité : qu’est-ce que je veux de cette diagnostic ?).

2- Choix de l’approche ou des approches (Dépend des objectifs, et doit être fiable). 3- Collecte et mise en forme des informations comptables et extra comptables.

4- Calculs. 5- Constats (Tirer des résultats et faire des remarques, exemple : CA élevé, la marge brute est

faible …). 6- Interprétation (Réflexions, notre compréhension des choses). 7- Diagnostic synthèse. 8- Recommandations. 9- Décision suivi (Prendre des décisions et les suivre).

Schéma d’ensemble des outils de l’analyse financière:

 
 

Analyse

 

financière

   
       
 

Apprécier

la structure

 

Mesurer

l'activité et

 

Evaluer la

 

financière

les

résultats

rentabilité

       
           

Approche

Approche

Etat de

Rentabilité

Rentabilité

Rentabilité

fonctionnelle

financière

solde de

d'exploitation

économique

financière

 

gestion

 

Bilan

 

Bilan

Indicateurs

Seuil de

rentabilité

Taux de

Effet de

fonctionnel

liquidité

d'activité

rotation de

 

levier

FR/BFR

FR liquidite

 

de

l'actif

Taux de

Ratios

Ratios

résultats

 

économiqu

rotation

 

e

des

 

capitaux

propres

Introduction:

 

Chapitre II : Analyse de l’exploitation et des performances d’activités (Compte de résultat)

Analyser la

dynamique

des flux

Tableau de

flux

Tableau de

financeme

nt

L’analyse de l’exploitation et des performances d’activité se fait à travers la lecture du compte de

résultat.

L’objet du compte de résultat est d’enregistrer l’activité de l’entreprise durant une période limité,

généralement une année.

Ce compte est destiné à mettre en lumière la formation de richesse de l’entreprise durant un

exercice.

Le résultat dégagé (positif ou négatif) provient généralement des rentrées et des dépenses liées à

l’exploitation ainsi que la dépréciation des actifs possédés par l’entreprise.

  • Soldes intermédiaires de gestion:

Les soldes intermédiaire de gestion (SIG) est une représentation simplifiée du CPC permettant de calculer les résultats partiels.

Les soldes intermédiaires de gestion permettent :

D’apprécier la performance de l’entreprise et la création des richesses générée par son

activité. De décrire la répartition de cette richesse créée par l’entreprise.

De comprendre la formation du résultat en la décomposant.

Le calcul des SIG se faut en partant du chiffre d’affaires jusqu’au résultat net comptable.

  • Tableau de formation des résultats :

1

 

Ventes de marchandises (en l’état)

2

-

Achats revendus (= Achats + Variations de stocks)

I

=

Marge brute sur vente en l’état (MB) : (1-2)

II

+

Production de l’exercice : (3+4+5)

3

 

Ventes de Biens et Services

4

 

Variation des stocks de produits

5

 

Immobilisations produites par l’entreprise pour elle-même

III

-

Consommation de l’exercice : (6+7)

6

 

Achats consommés de matières et fournitures

7

 

Autres charges externes

IV

=

Valeur ajoutée (V.A) = I + II - III

8

+

Subventions d’exploitation

9

-

Impôts et Taxes

10

-

Charges de Personnel

V

=

Excédent Brut d’Exploitation (EBE) = IV + 8 -9 -10

 

ou

Insuffisance Brute d’Exploitation (IBE) = IV + 8 9 -10

11

+

Autres produits d’exploitation

12

-

Autres charges d’exploitation

13

+

Reprises d’exploitation, transferts de charges

14

-

Dotations d’exploitation

VI

=

Résultat d’Exploitation (R.E) = V + 11 -12 + 13 14

VII

(+/-)

Résultat Financier

VIII

=

Résultat Courant (R.C) = VI + VII

IX

(+/-)

Résultat non Courant

 

=

Résultat avant impôts = VIII + IX

15

-

Impôts (IS et PSN)

X

=

Résultat Net de l’exercice = VIII + IX - 15

Rouge : soldes les plus importants.

  • Marge commerciale ou Marge brute sur ventes en l’état:

= ventes de marchandises en l’état diminuées des RRRA (accordés) par l’entreprise - achats revendus de marchandises nets augmentés des RRRO (obtenues) sur achats.

La MC concerne uniquement les entreprises commerciales où l’activité de négoce constitue la principale ressource ; elle est donc vue comme un indicateur fondamental de la performance d’une entreprise commerciale.

Elle dépend :

Des quantités vendues par ligne de produit.

De l’évolution de la marge pratiquée sur chaque ligne de produit.

De la pondération entre lignes de produits dans l’ensemble des produits vendus.

Production de l’exercice:

= ventes de biens et services produits ± variation de stocks + immobilisations produites par l’entreprise pour elle-même.

C’est un solde qui concerne les entreprises industrielles et prestataires de services.

La production de l’exercice constitue un indicateur de gestion qui n’est pas homogène, car :

La production vendue, évaluée au prix de vente.

La production stockée, évaluée au coût de production.

La production réalisée par l’entreprise pour elle-même, évaluée au coût de production.

Seule la production vendue enrichit l’entreprise pour l’exercice considéré.

  • Valeur ajoutés :

= marge commerciale + production de l’exercice – consommation de l’exercice (achats consommés

de matières + autres charges externes).

La VA détermine la richesse réellement générée par les ressources techniques, humaines et

financières utilisés par l’entreprise. Elle permet d’évaluer le poids économique de l’entreprise : la valeur ajoutée mesure la richesse créée par l’entreprise et sa contribution à l’économie du pays.

La VA permet de mesurer le taux d’intégration de l’entreprise, qui mesure le degré de participation de l’entreprise au processus de production de la richesse et donc une de ses

orientations stratégiques.

Le taux d’intégration stratégique = VA / production de l’exercice.

La répartition de la valeur ajoutée produite se fait entre les cinq grands partenaires qui ont contribué à sa formation : les actionnaires, le personnel, les bailleurs de fonds, l’Etat et l’entreprise elle-même

Parts des bénéfices de la VA

Actionnaires

Dividendes / VA %

Personnel

Frais de personnel / VA %

Bailleurs de fonds

Frais financiers / VA %

Etat

Impôts et taxes / VA %

Entreprise

Autofinancement / VA %

  • Excédent brut d’exploitation :

= VA + subvention d’exploitation – impôts et taxes charges de personnels.

C’est le premier résultat de la performance industrielle et commerciale de l’entreprise.

Gestion de Gestion de production personnel Gestion commerciale Gestion des approvisionnements Consitution du résultat EBE :
Gestion de
Gestion de
production
personnel
Gestion
commerciale
Gestion des
approvisionnements
Consitution du
résultat
EBE : mesure la
performance

L’EBE est un indicateur à privilégier pour plusieurs raisons :

Il exclut les coûts liés au mode de financement (puisque calculé avant les frais financiers et

les dividendes). Il n’est pas influencé par la politique de financement. Il révèle donc la capacité de l’entreprise à dégager du profit indépendamment de celui qui

finance le capital (banquier ou actionnaire). Il n’est pas influencé par la politique d’investissement. Il exclut les coûts liés à la fiscalité. Il n’est pas influencé par la forme juridique de

l’entreprise. L’EBE n’est pas influencé par des charges calculées forfaitairement (dotations aux

amortissements et provisions).

A ce titre, il présente une plus grande fiabilité que les soldes qui vont le suivre.

  • Résultat d’exploitation :

= EBE + autres produits d’exploitation – autres charges d’exploitation – dotations d’exploitation + reprises d’exploitation.

Le Résultat d’Exploitation mesure le résultat généré par l’activité courante de l’entreprise. Il tient compte de la perte de valeur des investissements en déduisant les dotations aux amortissements

(installations immobiliers, matériels, agencement, véhicules …) et des risques (ou annulation de risque) qui pèsent sur l’entreprise en déduisant les provisions (perte sur créances, dépréciation de stocks, …).

Ce solde met en évidence le résultat lié à l’activité habituelle de l’entreprise hors éléments financiers (charges financières liées au financement de l’entreprise, produits financiers issus des activités spéculatives sur les marchés financiers) et hors éléments exceptionnels (ventes

d’immobilisations).

Résultat financier = produits financiers charges financières.

C’est le solde découlant des produits et des charges relatifs aux décisions financières de

l’entreprise. C’est un résultat qui permet d’apprécier la performance de l’entreprise quant à sa

politique de financement.

Résultat courant = résultat d’exploitation + ou – résultat financier.

C’est le résultat des opérations normales et habituelles de l’entreprise. Il mesure l’aptitude de l’entreprise à dégager un profit récurrent.

Résultat non courant = produits non courants charges non courantes.

C’est un résultat des opérations à caractère exceptionnels non répétitif. Il peut refléter la politique d’investissement de l’entreprise si les cessions d’immobilisation sont significatives.

Résultat net de l’exercice = résultat courant + ou résultat non courant impôt sur le résultat.

Il est souvent le seul résultat connu des tiers. Il apparaît au passif du bilan.

  • Retraitements de certains postes du CPC :

De façon à obtenir des indicateurs pertinents, il est indispensable de retraiter certains postes, à condition que leur montant soit significatif.

Ces retraitements permettront une approche économique de l’entreprise et favoriseront des comparaisons dans le temps et entre entreprises du même secteur d’activité.

  • 1- Charges de personnel extérieur à l’entreprise

Justificatif

Ce type de personnel a contribué à la formation de la valeur ajoutée de l’entreprise au même titre que celui de l’entreprise.

Retraitement

Retirer des charges externes et ajouter aux charges du personnel.

  • 2- Loyer de location-financement

Justificatif

Harmonisation de traitement avec des immobilisations acquises et financées par emprunt.

 

Les loyers retirés des charges externes sont ventilés en dotations aux

Retraitement

amortissements et charges d’intérêt.

  • 3- Subventions d’exploitation

Justificatif

Compensent l’insuffisance d’un prix de vente.

Retraitement

Ajouter à la production de l’exercice.

  • 4- Impôts et taxes

   

Considérés comme :

Justificatif

Des rémunérations des services payés à l’état

Des taxes relatives à des charges de personnel

Retraitement

Ajouter aux consommations intermédiaires Ou Aux charges de personnel

5-

La sous-traitance

Justificatif

Avoir une idée claire sur l’activité économique réelle de l’entreprise.

 

Ne pas inclure la sous-traitance dans le calcul de consommation et la production de l’exercice, lorsque cette sous-traitance n’a pas entraîné

Retraitement

de valeur ajoutée significative, créée par la structure propre de l’entreprise. Dans ce cas, le produit de la sous-traitance est considéré comme un produit accessoire et figurera au niveau des autres produits

d’exploitation.

  • La capacité d’autofinancement (CAF):

Définition :

La capacité d’autofinancement est la ressource interne dégagée par les opérations enregistrées en

produits et charges au cours d’une période et qui reste à la disposition de l’entreprise après

encaissement des produits et décaissement des charges concernés.

Cette notion s’oppose aux ressources externes provenant des partenaires de l’entreprise.

Utilisation de la CAF :

Capacité

d'autofinancement

Remboursement des emprunts Financement des investissements Augmentation des capitaux propres Distribution des dividendes
Remboursement des
emprunts
Financement des
investissements
Augmentation des
capitaux propres
Distribution des
dividendes

L'emprunt est une

anticipation de la CAF

  • Financement total ou partiel

  • Amélioration du fonds de roulement

5- La sous-traitance Justificatif Avoir une idée claire sur l’activité économique réelle de l’entreprise. Ne pas

En fonction de la

politique de distribution de l'entreprise

Calcul de la CAF :

La CAF peut être calculée selon deux méthodes :

La méthode soustractive dite également la méthode explicative ; calculée à partir de l’EBE.

La méthode additive dite également la méthode vérificative ; calculée à partir du résultat net comptable.

1- La méthode soustractive :

La CAF calculée précédemment peut être contrôlée en partant de EBE.

CAF des entreprises

EBE

+ Autres produits monétaires :

Autres produits d’exploitation

Produits des titres de participation et autres titres immobilières

Intérêts et autres produits financiers

Pertes de change

Autres charges monétaires

Gains de change

Autres produits non courants

 

-

Autres charges d’exploitation

Charges d’intérêts

Autres charges non courantes

Impôts sur le résultat

CAF

Distribution de bénéfices

Autofinancement

(a): à l’exclusion des reprises d’Exploitation, Financières et non courantes hors éléments circulants.

(b): à l’exclusion des dotations d’Exploitation, Financières et non courantes hors éléments circulants.

2- La méthode additive :

+ Résultat net de l’exercice + Dotations d’exploitation (a)

+ Dotations financières (a)

+ Dotations non courantes (a)

  • - Reprises d’exploitation (b)

  • - Reprises financières (b)

  • - Reprises non courante (b) (c)

  • - Produits des cessions d’immobilisations

+ V.N.A des immobilisations cédées = (C.A.F ou I.A.F)

  • - Distribution des bénéfices = Autofinancement

CAF des entreprises

Les ratios de rentabilité ou du CPC

Introduction:

Un ratio est un rapport entre deux grandeurs d’ordre comptable et financière.

Un ratio n’a pas de véritable signification que dans la mesure où il est comparé dans le

temps à lui-même ou à d’autres ratios semblables ou à une référence connue. Il existe un grand nombre de ratios qui traitent les différents points de la vie de l’entreprise.

Ces ratios peuvent être liés aux valeurs du Bilan ou du CPC ou les deux à la fois.

Ils peuvent être classés selon plusieurs critères.

Ce sont donc des outils d’aide à la décision.

L’analyse par les ratios a pour objet de mettre en lumière les forces et les faiblesses de

l’entreprise. Il convient de sélectionner les ratios les plus significatifs compte tenu de la situation et de la problématique de l’entreprise.

Compte tenu des différents niveaux de résultat, il y a trois niveaux d’analyse de la rentabilité d’une entreprise :

  • - La rentabilité d’exploitation,

  • - La rentabilité économique,

  • - La rentabilité financière.

Les ratios de rentabilité mesurent à cet égard les résultats par rapport :

  • - à l’activité (rentabilité d’exploitation),

  • - aux moyens de production ou aux investissements (rentabilité économique),

  • - aux moyens financiers (rentabilité financière).

  • Les ratios de rentabilité d’exploitation:

Taux de marque :

ℎ ()

Ce ratio mesure l’évolution de la performance de l’activité commerciale de l’entreprise.

Taux de marge :

ℎ ℎ ()

Ce ratio mesure l’évolution de la performance de la politique des approvisionnements de l’entreprise.

Taux de croissance de la valeur ajoutée :

− −1

−1

L’évolution de la valeur ajoutée est un indicateur de croissance plus significatif que le taux de croissance du chiffre d’affaires.

Taux d’intégration :

() ′

Il mesure le taux d’intégration de l’entreprise dans le processus de production ainsi que le poids de charges externes.

Taux de rendement du capital et de la main d’œuvre :

Ces ratios sont des indicateurs du nombre de DH de VA créés par DH de capitaux investis et par

tête d’employé.

Taux de rentabilité de l’activité ou taux de profitabilité :

()

ou

Il mesure la capacité de l’entreprise à générer une rentabilité à partir du chiffre d’affaires.

é ′

()

Il est à comparer au ratio précédent car il permet ainsi de mesurer l’impact de la politique de financement extérieur de l’entreprise.

Taux de marge nette :

é

()

Il mesure la capacité de l’entreprise à générer un bénéfice net à partir du chiffre d’affaires.

  • Les ratios de rentabilité économique:

Taux de rentabilité économique de l’activité:

é +

é

Il mesure le résultat obtenu à partir de toutes les ressources à long terme (fonds propres +

emprunts) mises à la disposition de l’entreprise.

Taux de rentabilité économique :

é

Il mesure la capacité de l’entreprise à rentabiliser ses investissements.

  • Les ratios de rentabilité financière:

Le calcul de la rentabilité financière permet d’apprécier la capacité de l’entreprise à rémunérer les

actionnaires de façon à leur compenser le risque encouru.

Résultat d’exploitation / Capitaux propres

Résultat net / Capitaux propres

Capacité d’autofinancement / Capitaux propres

Ils mesurent la capacité de l’entreprise à rentabiliser les fonds propres apportés par les associés.

L’importance de ces ratios est de les comparer avec le taux moyen de rendement des placements à revenu fixe.

Chapitre III : Analyse du Bilan et de la structure financière

  • La structure du Bilan:

Un bilan est un document comptable de synthèse qui donne, à un moment précis, une photographie

de l’entreprise. Le bilan se présente sous la forme d’un inventaire, à une date donnée, récapitulant

l’ensemble des ressources dont dispose l’entreprise et la façon dont elle les a utilisées.

Les ressources sont portées au passif du bilan.

Les emplois à l’actif du bilan.

L’observation du bilan comptable fournit des informations utiles sur la santé financière de l’entreprise, et cela par :

La comparaison des bilans pour la même entreprise peuvent mettre en évidence les éléments

de stratégie de l’entreprise. La comparaison des bilans de l’entreprise avec les bilans des sociétés similaires.

Le bilan est composé par un actif et un passif sous la forme d’un tableau divisé en masses ou classes. Celles-ci sont divisées en rubriques, elles-mêmes scindées en postes.

La structure du bilan est la suivante :

Actif

Passif

Actif immobilisé (classe 2) Actif circulant (classe 3) Trésorerie -actif- (rubrique 51)

Financement permanent (classe 1) Passif circulant (classe 4) Trésorerie passif- (rubrique 55)

Voir la structure officielle dans le plan comptable.

Classe 1 : Financement permanent.

Il s’agit des ressources stables de l’entreprise, essentiellement :

  • - Les capitaux propres : apports des associés, bénéfices conservés dans l’entreprise.

  • - Les dettes de financement : emprunts …

Classe 2 : Actif immobilisé.

Il s’agit essentiellement des moyens de production durables de l’entreprise : terrains, constructions, matériels, fonds de commerce …

Classe 3 : Actif circulant.

Il s’agit des emplois temporaires de l’entreprise : stocks, clients et créances diverses … Ce sont

des emplois temporaires car ils vont par la suite : les stocks sont devenus et transformés en créances sur les clients. Les créances sont encaissées et transformées en trésorerie. C’est pourquoi on les appelle actifs circulants.

Classe 4 : Passif circulant.

Il s’agit :

  • - Soit des ressources de l’entreprise liées au financement de l’exploitation de l’entreprise : dettes vis-à-vis des fournisseurs d’exploitation, de l’Etat, des organismes sociaux et du personnel … Et ce quel que soit le délai d’exigibilité de ces dettes.

  • - Soit des dettes à moins d’un an liées aux acquisitions d’immobilisations.

Classe 5 : Trésorerie.

Il s’agit :

  • - Soit des disponibilités financières de l’entreprise, en banque ou en caisse, qui sont inscrites sous la rubrique 51 de l’actif du bilan.

  • - Soit des facilités de trésorerie inscrites au passif du bilan sous la rubrique 55 (découverte, emprunt à moins d’un an, crédits d’escompte …).

  • L’approche fonctionnelle de l’analyse du Bilan (le bilan fonctionnel):

L’approche fonctionnelle étudie le fonctionnement de l’entreprise à travers l’analyse des flux de ressources et d’emplois.

Le bilan fonctionnel n’est autre que le bilan préconisé par le plan comptable. Il est dit fonctionnel parce que les postes y sont classés d’après la fonction à laquelle ils se rapportent.

Cette approche repose sur le principe d’affectation des ressources stables aux emplois stables. Elle commence généralement par l’examen du besoin de financement.

L’analyse part du bilan en valeurs brutes avant l’affectation du résultat.

Les emplois et les ressources sont classés selon le cycle auquel ils appartiennent leur rente et leur dépense d’origine.

Les fonctions retenues sont :

  • - La fonction financement : qui regroupe les postes de capitaux propres, de dettes financières (quelles que soient leurs dates d’échéance) ainsi que les amortissements et les provisions.

  • - La fonction investissement : qui concerne les immobilisations incorporelles, corporelles et financières (quelles que soient leurs durées de vie), ainsi que les charges à répartir sur plusieurs exercices et les primes de remboursement des obligations.

  • - La fonction exploitation : qui, entendue au sens large, reçoit tous les autres postes :

(stock, créances clients et comptes rattachés) lesquels constituent l’actif circulant d’exploitation (ACE).

(créances diverses, capital souscrit appelé non versé …) lesquels représentent l’actif

circulant hors exploitation (ACHE). (dettes fournisseurs et comptes rattachés, dettes fiscales et sociales …) qui

constituent les dettes d’exploitation (DE). (dettes sur immobilisations, dettes fiscales relatives à l’impôt sur les bénéfices …) qui

représentent les dettes hors exploitation (DHE).

Les retraitements économiques :

Pour obtenir un bilan fonctionnel, à partir du bilan du plan comptable général, il faut procéder à des retraitements de certaines postes d’un bilan. De même, certaines précisions sont nécessaires pour expliquer le contenu de chaque bloc.

1- Le calcul du fond de roulement net se fait à partir du bilan avant répartition. Le résultat de

l’exercice est inclus dans les capitaux propres.

2- Toutes les provisions font partie des ressources durables, à intégrer dans le bilan fonctionnel

3- Pour le crédit-bail :

La valeur d’origine est ajoutée à l’actif immobilisé.

La part des annuités correspondra à des amortissements, elle est ajoutée aux ressources propres. La valeur nette, c’est-à-dire la partie restante à rembourser est ajoutée aux dettes financières. 4- Les effets réescomptés non échus sont à retenir dans leur trésorerie passive ajoutés au solde

créditeur des banques et ajoutés à l’actif circulant d’exploitation à l’actif.

Ainsi la présentation du bilan fonctionnel permet de répondre à deux questions :

1- D’où est venu l’argent ? (Origine des ressources). 2- Où est-il allé ? (nature des emplois).

Emplois stables :

Ressources durables :

Actif immobilisé brut

Capitaux propres

  • - Immobilisations incorporelles

Provisions pour risques et charges

  • - Immobilisations corporelles

Amortissement et provisions de l’actif

  • - Immobilisations financières

Dettes financières (y compris la valeur

  • - Valeur d’origine du crédit-bail Charges à répartir sur plusieurs exercices

nette de crédit-bail et à l’exception des concours bancaires courants, des soldes

Primes de remboursement des obligations

créditeurs de banques et les intérêts connus).

Actif circulant d’exploitation brut (ACE) :

Dettes d’exploitation (DE) :

Stocks

Avance et acompte reçus

Avances et acomptes versés

Dettes fournisseurs

Créances clients

Produits constatés d’avance …

Charges constatées d’avance

 

Effet escomptés non échus

Actif circulant hors exploitation (ACHE) :

Dettes hors exploitation (DHE) :

Créances diverses

(dettes non directement liés aux cycles

Valeurs mobilière de déplacement

d’exploitation)

Intérêts connus sur créances immobilisées

Dettes diverses

 

Intérêts connus sur emprunt …

Actif trésorerie (AT) :

Passif de trésorerie (PT) :

Disponibilités

Concours bancaires courant et soldes créditeurs de banques (+ effet escomptés non échus).

  • Techniques d’analyse de l’équilibre fonctionnel:

Le fond de roulement fonctionnel (F.R.F) :

Le fond de roulement fonctionnel est égal à l’excédent des ressources de financement sur les emplois permanents. Il correspond au montant des ressources qui, après financement de l’actif immobilisé, demeure disponible pour couvrir les besoins de financement de l’actif du cycle d’exploitation de l’entreprise ou besoins de financement globale (B.F.G).

F.R.F = financement permanent (classe 1) actif immobilisé (classe 2)

F.R.F > 0 : Il s’agit d’une ressource, elle est traduit par la contribution du financement permanent au financement de l’actif circulant et du cycle d’exploitation.

F.R.F < 0 : Il s’agit d’un besoin, les ressources de financement permanent n’ont pas permis le financement des investissements. Le besoin peut être financé par le passif circulant ou la trésorerie -passif- .

Le besoin de financement global (B.F.G) :

Le besoin de financement global se calcul par la différence entre l’actif circulant hors trésorerie, et le passif circulant hors trésorerie.

B.F.G = Actif circulant hors trésorerie Passif circulant hors trésorerie

B.F.G > 0 : Il s’agit d’un besoin, cela signifie que les emplois sont supérieurs aux ressources,

ce qui traduit un besoin de financement global qui doit être comblé. B.F.G < 0 : Il s’agit d’une ressource de financement qui peut être utilisée par l’entreprise.

B.F.G = B.F d’exploitation + B.F hors exploitation

B.F d’exploitation = Actif circulant d’exploitation (Stocks + Créances d’exploitation) –

Dettes circulantes d’exploitation (Dettes d’exploitation) B.F hors exploitation = Actif circulant hors exploitation (Autres débiteurs) Dettes hors exploitation (Autres créanciers).

Trésorerie nette (T.N) :

Dans le bilan fonctionnel, la trésorerie ne correspond pas au disponible (compte caisse et banque), mais à la différence entre la trésorerie actif et la trésorerie passif.

Trésorerie nette = Trésorerie actif Trésorerie passif

Trésorerie actif : rubrique 51 de la classe 5.

Trésorerie passif : rubrique 55 de la classe 5.

La trésorerie nette peut être également calculée par la différence entre F.R.F et le B.F.G.

Cela découle de l’égalité fondamentale entre l’actif et le passif du Bilan.

(F.P + P.C.H.T + T.P) (A.I + A.C.H.T + T.A) = 0

(F.P A.I) + (P.C A.C) + (T.P T.A) = 0

F.R.F B.F.G T.N = 0

F.R.F B.F.G = T.N

Trésorerie nette = F.R.F B.F.G

Trésorerie et équilibre financier :

  • B.F.G positif (Besoin de financement) :

Situation 1 : F.R.F > 0, B.F.G > 0, TN > 0 : Dans cette hypothèse, le F.R.F couvre le B.F.G

et permet de dégager des liquidités. Situation 2 : F.R.F > 0, B.F.G > 0, TN < 0 : Dans cette hypothèse, le B.F.G est financé à la

fois par le financement permanent et par des concours bancaires. Situation 1 : F.R.F < 0, B.F.G > 0, TN < 0 : Cette situation déséquilibrée est extrêmement dangereuse, car les concours bancaires couvrent non seulement le B.F.G et les disponibilités, mais également une partie de l’actif immobilisé.

  • B.F.G négatif (Ressources de financement) :

Situation 1 : F.R.F > 0, B.F.G < 0, TN > 0 : Cette situation est favorable car les ressources

de financement induites par le cycle d’exploitation, associées aux excédents du financement permanent sur l’actif immobilisé, permettent de dégager une trésorerie positive. Situation 2 : F.R.F < 0, B.F.G < 0, TN > 0 : Cette situation est déséquilibrée car les

ressources de financement d’exploitation couvrent la trésorerie nette de l’entreprise et une partie de l’actif immobilisé (F.R.F < 0). Situation 1 : F.R.F < 0, B.F.G < 0, TN < 0 : Cette situation est totalement déséquilibrée dans la mesure où le financement permanent ne couvre qu’une partie de l’actif immobilisé (F.R.F < 0), cette insuffisance était compensée par l’actif circulant.

  • L’approche financière de l’analyse du Bilan:

Le bilan financier est un bilan organisé en vue d’évaluer le patrimoine de l’entreprise et d’apprécier

le risque de faillite à court terme. Les postes du bilan financier sont :

  • - Classés selon les critères de liquidité (actif) et d’exigibilité (passif) croissantes.

  • - Evalués aux prix actuellement en vigueur (valeur actuelle).

Le passage du bilan comptable au bilan financier nécessite d’effectuer différents reclassements avant de grouper les postes de l’actif et du passif en masses homogènes.

Ayant pour objectif l’évaluation du patrimoine réel de l’entreprise, l’analyse part du bilan après

l’affectation du résultat et travaille sur des valeurs nettes après déduction des amortissements et des provisions pour dépréciation. La poursuite de cet objectif explique les corrections qui doivent être apportées au bilan fonctionnel pour obtenir le bilan financier.

Bilan fonctionnel

Actif

Passif

Actif Immobilisé Actif circulant (hors trésorerie) Trésorerie actif

Financement permanent Passif circulant (hors trésorerie) Trésorerie passif

Degré de liquidité croissant

Le passage du bilan comptable au bilan financier nécessite d’effectuer différents reclassements av ant de grouper

Bilan financier

Degré d’exigibilité croissant

Actif Passif Capitaux permanents (plus d’un an) Actif immobilisé (plus d’un an) Valeurs d’exploitation (moins d’un
Actif
Passif
Capitaux permanents (plus d’un an)
Actif immobilisé (plus d’un an)
Valeurs d’exploitation (moins d’un an)
Valeurs réalisables (moins d’un an)
Valeurs disponibles (moins d’un an)
-
Capitaux propres
-
Dettes à long et moyen terme
Dettes à court terme (moins d’un an)
Trésorerie passif (moins d’un an)

Eléments d’actif

Explications

Actif immobilisé (plus d’un an)

Tous les emplois stables à plus d’un an

Valeurs d’exploitation (moins d’un an) Valeurs réalisables (moins d’un an) Valeurs disponibles (moins d’un an)

Les stocks (sauf le stock de sécurité) Les créances à moins d’un an Les disponibilités

Eléments du passif

Explications

Capitaux permanents (plus d’un an)

Les ressources propres à l’entreprise

  • - Capitaux propres

  • - Dettes à long et moyen terme

Toutes les dettes à régler dans plus d’un an

Dettes à court terme (moins d’un an)

Toutes les dettes à régler dans moins d’un an

Trésorerie passif (moins d’un an)

Tous les concours bancaires à moins d’un an

Les retraitements financiers du bilan comptable :

Les retraitements financiers du bilan comptable viennent à mettre en évidence les emplois de fonds

et les engagements significatifs afin de mieux coller à la réalité économique de l’entreprise.

ACTIF OU EMPLOIS DURABLES

Actif immobilisé net

-

Part des autres valeurs immobilisées à moins d’un an

-

Immobilisations en non-valeurs (si elles ne sont pas déduites des capitaux propres)

Part de l’actif circulant à plus d’un an

Part des comptes de régularisation actif à plus d’un an

ACTIF CIRCULANT HORS TRESORERIE CORRIGE (moins d’un an)

Actif circulant net hors trésorerie

-

Part de l’actif circulant à plus d’un an

Part des autres valeurs immobilisées à moins d’un an

-

Ecart de conversion actif

RESSOURCES DURABLES

Capitaux propres et assimilés = Capitaux propres

Part du résultat bénéficiaire de l’exercice distribué

-

Pertes de l’exercice

Subventions d’investissement nettes d’impôts

Provisions pour pertes de change sans objet et nettes d’impôts (latent)

Ecart de conversion passif net d’impôts

-

Contrepartie des immobilisations en non-valeurs (si elles ne sont pas déduites de l’actif immobilisé)

-

Comptes courants associés débiteurs

Dettes à plus d’un an = Fraction des dettes à plus d’un an d’échéance

Provisions pour risques et charges réels à plus d’un an nets d’impôts

Partie du compte de régularisation passif à plus d’un an net d’impôts

Impôts à payer à plus d’un an sur subventions

-

Provisions et écarts de conversion (passif)

RESSOURCES A MOINS D’UN AN

Dettes à moins d’un an = fraction des dettes à moins d’un an d’échéance

Résultat bénéficiaire mis en distribution (dividendes)

 

Provisions pour risques et charges réels à moins d’un an

Impôts sur les bénéfices

Comptes de régularisation-passif à échéance de moins d’un an

Impôts (latents) à payer à moins d’un an sur subventions, provisions et écarts de

 

conversion-passif

 
   

Actif

 

Passif

 
         

Dettes

   

Eléments à

à long

Dettes

Actif

Valeurs

Valeurs

Valeurs

Capitaux

à

Trésorerie

retraiter

immobilisé

d’exploitation

réalisables

disponibles

propres

et

moyen

court

terme

passif

terme

Total bilan

               

fonctionnel

Retraiteme

               

nt

+ -----

+ -----

+ -----

Total bilan

               

financier

Techniques d’analyse de l’équilibre financier:

 

Le fond de roulement financier (F.R.F)

  • - Le FRF permet d’apprécier l’équilibre financier de l’entreprise : il est un indicateur de sa solvabilité et de son risque de cessation de paiements.

  • - Le FRF représente une marge de sécurité financière de l’entreprise et une garantie de remboursement des dettes à moins d’un an pour les créanciers.

  • - En raison de l’égalité entre le passif et l’actif, il existe deux modalités pour le calcul de fonds de roulement liquide :

Par le haut du bilan

F.R. (liquidité) = Ressources durables Actifs durables

Par le bas du bilan

F.R. (liquidité) = Actifs à moins d’un an – Passif à moins d’un an

FRF > 0 : l’équilibre financier est respecté. L’entreprise est en principe solvable.

FRF < 0 : l’équilibre financier n’est pas respecté. Des risques d’insolvabilité sont probables.

Le besoin en fonds de roulement financier (B.F.R)

-

Le besoin en fonds de roulement est la partie des besoins d'exploitation qui n’est pas assurée par les ressources d’exploitation.

-

Il est le résultat de la soustraction entre les ressources et les emplois disponibles pour un

délai d’au moins d’un an.

B.F.R = Actif circulant net hors trésorerie – Dettes à moins d’un an

BFR > 0 : il s’agit d’un besoin à financier. Il faut chercher les ressources nécessaires pour financer ce besoin soit au niveau du F.R.F et/ou de la trésorerie.

BFR < 0 : il s’agit d’une ressource qui peut être utilisée pour améliorer la situation financière de l’entreprise.

Trésorerie nette (T.N)

La trésorerie nette est la différence entre l’actif de trésorerie et le passif de trésorerie.

Trésorerie nette = Trésorerie Actif Trésorerie Passif

La trésorerie nette peut également être calculée par la différence entre F.R.F et le B.F.R. Cela

découle de l’égalité fondamentale entre l’actif et le passif du bilan.

Trésorerie nette = Fonds de roulement (liquidité) Besoin en fonds de roulement

F.R.F > B.F.R : le fonds de roulement finance en totalité le besoin en fonds de roulement et il

existe des ressources qui se trouvent en trésorerie. F.R.F < B.F.R : le fonds de roulement ne finance qu’une partie du besoin en fonds de roulement, la différence doit être financée par des crédits bancaires.

  • Les ratios issus du bilan:

Analyse de la liquidité :

Une bonne analyse de la situation de la liquidité de lentreprise nécessite une étude détaillée du cycle dexploitation. Il est toutefois possible de calculer un certain nombre de ratios comparant le degré de liquidité des actifs au degré dexigibilité des dettes du passif.

Liquidité générale :

Ratio de Liquidité Générale = Actif Circulant / Passif Circulant

Fonds de Roulement = Actif Circulant Passif Circulant

Plus le Fonds de Roulement sera élevé (ratio de liquidité générale supérieur à 1), plus faible sera la part du Passif Circulant face à lactif circulant qui pourra couvrir ces dettes.

Liquidité réduite :

Ratio de Liquidité Réduite = (Actif Circulant - Stocks)/ Passif Circulant

La liquidité des stocks nest pas toujours évidente (stock outil, durée de processus de production etc.), pour sortir de cette hypothèse, les analystes retiennent généralement le ratio de liquidité réduite.

Liquidité immédiate :

Ratio de Liquidité Immédiate = Disponibilités / Passif Circulant

Ce ratio mesure la capacité de lentreprise à honorer ses engagements à court terme grâce à ses moyens disponibles.

Analyse de la structure financière :

L’étude de la structure financière se concentre sur l’étude du passif du bilan et plus précisément sur l’endettement et le choix des modes de financement.

Autonomie financière :

R1 = Dettes de Financement / Passif

ou

R2 = Capitaux Propres / Passif

Ces deux ratios permettent de mesurer le niveau de l’autonomie financière ou d’indépendance financière de l’entreprise et reflètent les choix de politique financière.

Endettement à terme :

R1 = Dettes de Financement / Capit. propres

ou

R2 = Capit.Propres / Financement permanent

Ils traduisent soit une capacité d’endettement potentielle ; signe de flexibilité financière, soit la saturation de cette capacité et la nécessité de recourir à des fonds propres.

Capacité de remboursement des dettes à terme :

R1 = Dettes de Financement / C.A.F

ou

R2 = Résultat d’Exploitation / Charges Financières

R1 traduit le nombre d’années nécessaires à l’entreprise pour assurer le remboursement total des dettes à terme, au moyen de sa C.A.F.

R2 montre le degré de couverture des charges financières par le résultat d’exploitation.