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Master Spécialisé : Management Financier de l’Entreprise

L’investissement des
Entreprises Marocaines à
l’étranger
Encadré par:
Prof. Mustapha ZIKY

Réalisé par :
SADDAD KAWTAR
FRIMPONG MANSO HANSON
JEBBOUR ZAHRA

2009/201O

1
Plan

Introduction:

Partie 1 : Cadre général des investissements directs étrangers


I- Historique et définition des IDE
II- Causes et objectifs de l’internationalisation
III- Conditions et formes de l’internationalisation

Partie 2 : Les investissements marocains à l’étranger : en Afrique


I- Secteur d’investissement

II- Cas illustratif de Maroc Telecom

III- Actualité

Conclusion

Bibliographie.

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Introduction

L’investissement direct étranger, est un vecteur important de la


mondialisation, connaît actuellement un développement considérable. Son
essor traduit d'une part, l'intensification par un nombre croissant de sociétés
multinationales de leurs activités à l'échelle mondiale sous l'effet de la
libéralisation de nouveaux secteurs à l'investissement et, d'autre part,
l'existence d'un surplus d'épargne notamment européen en quête de
meilleurs placements continuant son expansion au 20éme siècle,
l'investissement international s'est particulièrement renforcé depuis la
décennie 1990, touchant les différentes zones de la planète mais surtout les
pays développés et dans une moindre mesure les pays émergents.

Depuis que le Maroc est entré dans la dynamique de la mondialisation, le


volume des investissements directs étrangers (IDE) constitue un des
indicateurs les plus suivis, dans la mesure où il renseigne sur la capacité de
notre pays à drainer les flux d'investissements. Il est aussi un véritable
thermomètre de la crédibilité du Maroc sur la scène internationale et de la
perception qu'ont les grands investisseurs mondiaux de l'état de santé de
notre économie.
Mais le Maroc est-il condamné à vivre cette mondialisation dans un seul
sens, celui d'un pays receveur de fonds et d'investissements ? Apparemment
non, puisqu'il y a aujourd'hui des entreprises marocaines qui ont fait le
chemin inverse, en allant investir hors des frontières. L'Afrique reste
aujourd'hui la destination par excellence de ces entreprises, disons-le,
pionnières en la matière.

PARTIE I : Cadre général des IDE


Dans ce cadre nous allons étudier l’investissement étranger dans le sens
global, essayons de comprendre les notions fondamentales du concept de
l’investissement direct à l’étranger.

I-A/ Historique des investissements directs étrangers :

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Les IDE avaient accompagné l’internationalisation des entreprises au cours du
XIXe et de la première moitié du XX e siècle, notamment à la faveur de la
constitution des empires coloniaux. Mais la libéralisation et le développement
rapide des marchés financiers internationaux à partir de 1985, puis la mise en
place corrélative de procédures de déréglementation des IDE et les
innovations dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de
la communication (NTIC) ont provoqué une envolée spectaculaire des flux
d’IDE dans le monde.
L'évolution des flux d'IDE, qui dépend notamment de la stabilité de la terre
d'accueil et des perspectives qu'elle semble offrir à terme, reflète en quelque
sorte la confiance que portent les investisseurs étrangers dans un pays ou
une région.

Les flux d'IDE entre l'Union européenne, les États-Unis et le Japon (flux Nord-
Nord) sont les plus importants, même si leurs parts dans le total mondial est
plutôt en baisse. Ainsi, on observe ces dernières années une forte
augmentation des flux vers l'Asie du sud-est et tout particulièrement à
destination de la Chine.
D'une manière générale, le continent africain attire peu d'IDE même si
quelques pays comme l'Afrique du Sud, l'Algérie, la Tunisie, l'Égypte ou le
Maroc constituent des exceptions. Pour les autres pays africains, l'IDE est
essentiellement concentré dans l'industrie extractive.

II-B/ Définition des IDE


L’investissement direct étranger, est un vecteur important de la
mondialisation, connaît actuellement un développement considérable. Son
essor traduit d'une part, l'intensification par un nombre croissant de sociétés
multinationales de leurs activités à l'échelle mondiale sous l'effet de la
libéralisation de nouveaux secteurs à l'investissement et, d'autre part,
l'existence d'un surplus d'épargne notamment européen en quête de meilleurs
placements continuant son expansion au 20éme siècle, l'investissement
international s'est particulièrement renforcé depuis la décennie 1990, touchant
les différentes zones de la planète mais surtout les pays développés et dans
une moindre mesure les pays émergents.

De plus, L'investissement Direct Etranger est une activité par laquelle un


investisseur résidant dans un pays obtient un intérêt durable et une influence

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significative dans la gestion d'une entité résidant dans un autre pays. Cette
opération peut consister à créer une entreprise entièrement nouvelle ou, plus
généralement, à modifier le statut de propriété des entreprises existantes.
L’IDE est au centre de la problématique de développement, Il occupe
désormais une place de choix dans la plupart des pays du monde du fait de la
convergence de deux préoccupations : celle des entreprises cherchant à
s'internationaliser et celle des gouvernements qui cherchent à attirer de plus
en plus de capitaux.

Dans ce cadre on peut distinguer entre trois termes:

- l'exportation : où les entreprises ne font que vendre à l'étranger

- l'internationalisation où les entreprises vendent et produisent à l'étranger


mais dans des zones limitées

- la mondialisation où la présence de l'entreprise est mondiale notamment


par le biais de filiales

II-A/ Les causes de l’internationalisation :

techniques économiques Politiques

- développement - qualification de la main d'œuvre - réduction des


des transports différente selon les pays barrières douanières
internationaux
(baisse des coûts - niveau des salaires différents - diminution des
et augmentation selon les pays obstacles non
de la rapidité) tarifaires
« la Chine : usine du monde grâce
à sa main d'œuvre compétitive et - idéologie du libre-
compétente.» échange
« l'A380 cargo
permettra de - saturation de la demande dans « l'OMC vient de
transporter des les pays industrialisés parvenir à un nouvel
charges plus accord sur une
importantes à « La Logan de Renault doit diminution des droits

5
techniques économiques Politiques

moindre coût. » principalement être vendue en de douane »


Europe de l'Est. Le marché pour ce
- amélioration type de produits est trop faible en - création de zones de
des moyens de Europe de l'Ouest. » libre échange et de
communication communautés
- inégale dotation des pays en économiques
"Internet permet ressources productives
une « Le traité de Rome a
communication « sous la pression de la demande institué la CEE. »
en temps réel chinoise, le prix de l'acier sur les
aux 4 coins de la marchés internationaux s'envole. » - incitations des
planète" pouvoirs publics
- uniformisation partielle des
modes de consommation « Le ministère du
Commerce Extérieur
« Mac Donald confiant dans dévoile un nouveau
l'américanisation de la train de mesures en
consommation en Europe de l’Est a faveur des PME. »
ouvert un nouveau restaurant à
Prague. »

II-B/ Les objectifs des entreprises qui s'internationalisent :


La décision d'internationaliser ses activités peut, au sein d'une entreprise,
avoir deux types de raison : des raisons internes (raisons stratégiques) ou
des raisons externes (raisons liées à ce qui se passe sur les marchés de
l'entreprise).

Raisons internes ou stratégiques Raisons externes


(évolution des marchés)

S'internationaliser permet de répartir S'internationaliser peut être imposé


les risques entre plusieurs pays : par l'évolution du marché national de
l'entreprise
* se préserver d'une conjoncture
économique difficile, variation * saturation du marché national,

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Raisons internes ou stratégiques Raisons externes
(évolution des marchés)

monétaire difficulté à gagner des parts de


marché
* limiter le risque de dépendance à
l'égard d'un seul pays * réglementation qui se durcit

* trouver des pays avec un * conditions de production difficile


concurrence moins vive
* concurrence très agressive
* donner une nouvelle vie à un produit

S'internationaliser procure des S'internationaliser pour tenir compte


avantages concurrentiels de l'évolution des autres marchés

* accéder à une main d'œuvre à bas * la concurrence s'internationalise, ne


niveau des salaires pas s'internationaliser fait courir le
risque de perdre des parts de marché
* accéder à des ressources plus tard
disponibles et maîtriser des coûts de
logistique * pour vendre en Chine il faut être
implanté en Chine : des contraintes
* profiter des incitations financières et des pays peuvent obliger à s'y
fiscales implanter.

*bénéficier d'une productivité


importante et de la qualification de la
main d'œuvre
Économie d'échelle : diminution du coût de production unitaire obtenue
grâce à une augmentation des dimensions de l'usine de production.
Taille mondiale : pour toute entreprise multinationale. C'est à dire pour une
entreprise qui a une stratégie mondiale de production, distribution, de
financement.

La taille mondiale permet de :

 Répartir les risques sur plusieurs continents

 réaliser des économies d'échelle

 être proche de ses clients (physiquement)

7
 accroître son pouvoir de négociation vis à vis de ses clients
ou de ses fournisseurs.
III-A/ Conditions d’internationalisation

Pour pouvoir investir à l’étranger les entités résidentes doivent réunir les
conditions suivantes :

 Les personnes morales doivent s’inscrire au registre de commerce et


avoir au moins trois années d'activité ;

 La comptabilité de la personne morale concernée doit être certifiée


sans réserve significative par un commissaire aux comptes externe
indépendant ;

 L’investissement à réaliser à l'étranger doit être détenu au nom de la


personne morale marocaine. Toutefois, lorsque les dispositions légales
en vigueur dans le pays d'accueil le prévoient, les personnes physiques
résidentes appelées, dans le cadre des opérations d'investissements à
exercer les fonctions d'administrateurs ou de membres de conseils de
surveillance de sociétés étrangères, peuvent détenir des actions de
garantie dans les conditions prévues par ces dispositions

 L'investissement à réaliser à l'étranger doit être en rapport avec


l'activité de la personne morale résidente concernée, avoir pour
objectif de consolider et de développer cette activité et ne pas porter
sur des opérations de placements ou sur des biens immobiliers autres
que ceux correspondant aux besoins d'exploitation des entités créées à
l'étranger ou faisant partie intégrante de leur activité.

 Le montant transférable au titre des investissements à l'étranger peut


atteindre 30 millions de dirhams par personne morale résidente et par
année civile.

 L'autorisation générale pour la réalisation d'investissements à


l'étranger ne préjuge pas des obligations légales prévues par ailleurs et
que l'investisseur doit respecter.

III-B/ Les formes de l'internationalisation


Les formes d'internationalisation diffèrent selon le type d'entreprise.

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Définitions Avantages Exemple Type
d'entreprise d'entreprise

l'exportation : vente à Directe : marge supérieure, Longchamp PME


l'étranger d'un produit acquérir de l'expérience,
fabriqué dans un pays Indirecte : connaissance Ziener PME
d'origine. Elle peut être rapide du marché, gain de
directe ou indirecte selon que temps, coûte moins cher
l'entreprise vende elle-même que les autres formes
ses produits ou qu'elle utilise d'exportation
des intermédiaires pour le
faire.

l'exportation associée, le
portage : une entreprise Saint Jean PME
utilise les services - bénéficie de l'expérience
Industries
commerciaux d'une grande d'une grande entreprise,
entreprise pour vendre ses proximité culturelle,
produits à l'étranger. bénéficie du nom de
l'entreprise
La filiale commune ou « joint - diminue les risques et Citroën en Grandes
venture » : l'entreprise investissements, Chine entreprises
exportatrice crèe une filiale connaissance de
commune avec un partenaire l'environnement local
local.

La délocalisation : transfert Renault en


d'activités d'un pays à un - coûts de production Roumanie
autre inférieurs avec la Moyennes et
Logan grandes
- se rapprocher des
consommateurs

- contourner les barrières


douanières
Les firmes multinationales Total FMN
vendent et produisent dans
plusieurs pays dans lesquels
elles ont des filiales. Elles - répartition des risques
conçoivent leurs activités à
- économies d'échelle
l'échelle mondiale pour leurs
choix en matière de
- proche des clients
financement, de production.
-accroître le pouvoir de

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Définitions Avantages Exemple Type
d'entreprise d'entreprise

négociation

Partie II : Les investissements marocains à


l’étranger : en Afrique.
Les investissements privés marocains en Afrique commencent à prendre de
l’ampleur, d’autant plus que ces marchés sont totalement ouverts aux firmes
marocaines et que le Maroc jouit d’une image positive en Afrique. Toutefois,
les investissements marocains en Afrique subsaharienne restent limités,
quand les projets de la Chine dans la région ont dépassé 9,5 milliards de
dollars en 20065. Les investissements marocains en Afrique s’orientent vers
les secteurs des banques et organismes financiers, des télécommunications,
de la cimenterie, des mines, du transport et de l'habitat, moyennant des
prises de participation au capital des entreprises locales et/ou le montage de
filiales.

I- Secteurs d’investissement

 Secteur Financier
Du côté des investissements bancaires et financiers, Attijariwafa bank et
BMCE Bank sont les premiers groupes à avoir conquis le marché
international, en particulier le marché africain. Attijariwafa bank est présente
en Tunisie, au Sénégal (rachat de 66,67% du capital de la banque sénégalo-
tunisienne BST) et au Mali (acquisition de 51% des actions de la Banque
Internationale du Mali pour près de 60 millions d'euros). En 2009, l’opérateur
a renforcé sa Présence en Afrique subsaharienne avec l’acquisition de 5
filiales de Crédit agricole en Côte d’Ivoire, Sénégal, Gabon et Congo
(l’acquisition de la filiale de la banque française au Cameroun est en cours
de finalisation). Ainsi, le PNB des filiales de Attijariwafa bank en Afrique de
l’Ouest s’est établi à 1,47 milliard de dirhams contre 539 millions de dirhams
dans la zone centrale. De plus, le groupe envisage, de se positionner bientôt
au Cameroun et dans six autres pays de la zone UEMOA et de la CEMAC.

D’un autre côté, Attijariwafa bank a organisé les 29 et 30 avril 2010 à


Casablanca la première édition du Forum Afrique Développement «Davos
africain». Les interventions des participants à ce forum, qui a rassemblé plus
de 500 chefs d’entreprises (essentiellement des PME), ont été organisées
autour de trois panels, à savoir : transport et logistique, cadre réglementaire
et protection des investissements et financement des investissements et des
échanges commerciaux. Cette première édition du forum Afrique
Développement a été clôturée par le rappel de la nécessité de repenser le
cadre juridique régissant les échanges entre les pays africains, d’initier des

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négociations avec les pays du CEMAC et de trouver d’autres formules et
sources de financement multilatérales et bilatérales privés.

BMCE Bank, a été la première banque marocaine à investir à l’étranger, est


présente dans une dizaine de pays africains. En 2007, la BMCE a procédé à
une prise de participation à hauteur de 35% dans le capital de Bank of Africa,
3ème groupe bancaire de l'Union économique et monétaire ouest africaine
(UEMOA). Par ailleurs, la BMCE, à travers sa filiale BMCE Capital Dakar, a
réalisé une émission d’emprunt obligataire de 50 millions d’euros pour le
compte du Port autonome de Dakar.

 Secteur de Télécommunication
Les télécommunications occupent 25% de l'encours global des IDE
marocains en Afrique. Ainsi, Maroc Telecom est actionnaire majoritaire de
l'opérateur mauritanien Mauritel, détient 51% du capital de l'opérateur
burkinabais ONATEL et autant du capital de Gabon Telecom depuis 2007 et
de l’opérateur malien depuis juin 2009.

 Secteur de Holding
Avec une part de 13,8% des IDE marocains, le secteur des holdings occupe la
3ème position. C’est notamment le cas du groupe Ynna holding, dont les
activités sont multiples en Tunisie, en Côte d’Ivoire et en Egypte. Ce groupe
devrait investir dans d’autres pays africains comme le Mali (projets de
construction d’une usine de filature de coton, de broyage et de production de
ciment), le Gabon et la Guinée-équatoriale.

De son côté, le groupe ONA intervient par le biais de ses deux filiales
Lessieur Cristal qui détient 36% dans le capital de la société tunisienne la
Raffinerie Africaine et la compagnie Optorg qui a créé une joint venture avec
la société sud africaine Barloword Equipment.

La cimenterie demeure encore un secteur stimulant des entreprises


marocaines à investir à l’international. Dans ce cadre, LAFARGE-Maroc a
réalisé, avec le groupe grec TITAN, de grands investissements en Egypte.

Secteur Minier
Dans le secteur minier et de l’énergie, l’ONA, à travers sa filiale minière
Managem, détient plusieurs gisements de minerais en Afrique (Guinée, Mali,
Burkina Faso et Niger).

Secteur de l’Energie
Dans le domaine énergétique, l'ONE a remporté un projet d'électrification
durant 25 ans des zones rurales au nord du Sénégal. La filiale a signé avec le
gouvernement gabonais, le 13 mai 2010, une convention d’exploitation de la
mine aurifère de Bakoudou, qui nécessite un investissement de 32 millions
de dollars.

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Secteur de transport
En matière de transport, Royal air Maroc a signé avec la Communauté
Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) un protocole
d’accord sur la création d’une compagnie aérienne sous-régionale, baptisée
Air CEMAC. Cette dynamique complète la politique de libéralisation du
secteur du transport aérien et d’ouverture du ciel marocain et renforce la
volonté des pouvoirs publics de faire du Maroc un passage privilégié entre
l’Afrique d’une part, et l’Europe, l’Asie et le Moyen-Orient, d’autre part.

secteur d’infrastructure
Pour le secteur des infrastructures, le groupe CCGT a réalisé en Guinée, un
projet d’aménagement d’un périmètre agricole pour une enveloppe de 70
millions de dirhams. Au Sénégal, le groupe a remporté l’un des plus grands
chantiers publics du pays, à savoir, la construction d’une route de 230
kilomètres. De son côté, l’ONEP a remporté en 2007 l’appel d’offres
international pour la gestion par affermage de la société nationale des eaux
du Cameroun (SNEC).

Education
Dans le domaine de l’éducation, les Fondations BMCE Bank et Congo
Assistance ont signé le 30 mars 2010 à Casablanca, une convention de
partenariat qui porte sur le financement et la construction par la Fondation
BMCE Bank, d'une école moderne à Oyo (Congo). Cette convention, qui
constitue un nouveau jalon dans le renforcement de la coopération entre les
deux pays, s'inscrit dans le cadre de la coopération entre les pays du sud. Ce
partenariat sera créateur de valeurs sociétales au bénéfice d'un
développement harmonieusement intégré, durable et équitable en Afrique.
Au total, la dynamique des relations économique et financière entre le Maroc
et les pays de l’Afrique témoigne de la volonté et l’intérêt du Maroc à
rééquilibrer ses relations avec les pays du Sud. Cet intérêt croissant est
justifié autant par la nécessité d’offrir aux investisseurs marocains des
marchés alternatifs, qui serviraient de base arrière pour faire face à
l’intensité de la concurrence sur les marchés traditionnels, que par la
participation effective du capital marocain dans les grands chantiers ouverts
en Afrique dont les retombées ne pourraient qu’être que bénéfiques pour les
échanges commerciaux.

II- Cas illustratif de Maroc Telecom

 PRESENTATION DU MAROC TELECOM :


Maroc Télécom ou IAM, est la 1re société de télécommunications au Maroc.
Privatisé par le royaume du Maroc à partir de 2001.Il est un opérateur global
de télécommunications au Maroc, leader sur l’ensemble de ses segments

12
d’activités, Fixe, Mobile et Internet. Maroc Telecom est coté simultanément à
Casablanca et à Paris depuis décembre 2004 et ses actionnaires de référence
sont le groupe Vivendi (53%) et le Royaume du Maroc (30%).

 RESULTATS CONSOLIDES DU 1ER TRIMESTRE 2010

 Hausse du chiffre d’affaires de 4,3% à 7,4 milliards de dirhams


 Croissance de la base clients du Groupe de 14% en un an à 22,4
millions
 Maintien d’une marge opérationnelle élevée à 43,1%

 RESULTATS CONSOLIDES DU GROUPE

 Chiffre d’affaires

Lors du 1er trimestre 2010, le Groupe Maroc Telecom a réalisé un chiffre


d’affaires consolidé de 7 437 millions de dirhams, en hausse de 4,3% par
rapport à 2009 (+0,5% sur une base comparable). La base clients du groupe
a atteint près de 22,4 millions au 31 mars 2010, en hausse de 14% par
rapport à fin mars 2009, grâce à la poursuite de la croissance du Mobile
aussi bien au Maroc que dans l’ensemble des filiales en Afrique.

 Résultat opérationnel
Le Groupe Maroc Telecom a réalisé au cours du 1er trimestre 2010 un
résultat opérationnel consolidé de 3 205 millions de dirhams, en hausse de
0,5% par rapport à 2009 (+6,3% sur une base comparable) et un résultat
opérationnel avant amortissements de 4 282 millions de dirhams, en
croissance de 1,5% (+4,0% sur une base comparable. La croissance du
résultat opérationnel s’explique par l’effet conjugué de la hausse du chiffre
d’affaires et de l’amélioration notable de la marge globale des filiales. Ainsi,
la marge opérationnelle du groupe s’est établie à 43,1% au 1er trimestre
2010, en progression de 2,3 points sur une base comparable.
Rabat, le 7 mai 2010

 REVUE DES ACTIVITES DU GROUPE

 MAROC

Les activités au Maroc ont généré lors des trois premiers mois de l’exercice,
un chiffre d’affaires net de 6 095 millions de dirhams, en léger recul de 0,7%
et un résultat opérationnel de 2 898 millions de dirhams, en baisse de 3,1%
par rapport à 2009 avec les efforts consentis sur le marketing et la
communication.

 Mobile

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Au Maroc, le chiffre d’affaires brut du 1er trimestre 2010 de l’activité Mobile
a enregistré une croissance de 3,6% à 4 537 millions de dirhams grâce
notamment à l’effet conjugué de la croissance du parc et de la stabilisation
de l’ARPU. Au 31 mars 2010, le parc Mobile s’est établi à 15,578 millions, en
hausse de 6,5% par rapport à fin mars 2009. Grâce notamment aux effets du
programme de fidélisation des clients prépayés mis en place en 2009, le
taux d’attrition mixte annualisé du 1er trimestre 2010 atteint 22,8%, en
baisse de 14,7 points par rapport à 2009. L’ARPU mixte du 1er trimestre
2010 est demeuré stable à 91 dirhams par rapport à 2009, sous l’effet de la
croissance du parc et de la hausse de près de 15% des revenus entrants, en
particulier de l’International.

 Fixe et Internet

Les activités Fixe et Internet au Maroc ont réalisé au cours du 1er trimestre
2010 un chiffre d’affaires brut de 2 193 millions de dirhams, en retrait de
7,7%, du fait de la baisse des revenus de la Voix sous l’effet de la
concurrence du Mobile.
Au 31 mars 2010, le parc Fixe au Maroc s’est établi à 1,232 million de lignes,
en quasi-stabilité par rapport à fin 2009. Au 31 mars 2010, le parc ADSL
atteint 474 000 lignes, en hausse de 1% par rapport à fin 2009, mais en
baisse de 2% par rapport à mars 2009, auquel s’ajoutent 265 000 clients
Internet Mobile 3G.

 MAURITANIE

Durant le 1er trimestre 2010, l’ensemble des activités en Mauritanie a


généré un chiffre d’affaires net de 282 millions de dirhams, en hausse de
3,3% (+10,4% à taux de change constant), grâce à la bonne performance
des activités Mobile. Le résultat opérationnel de Mauritel du 1er trimestre
2010 s’est établi à 85 millions de dirhams, en baisse de 7% à taux de change
constant en raison principalement d’une politique promotionnelle soutenue.
A fin mars 2010, les parcs s’établissent à 1,473 million pour le Mobile, 43
000 pour le Fixe et près de 7 000 pour l’Internet.

 BURKINA FASO

Durant le 1er trimestre 2010, l’ensemble des activités au Burkina Faso a


généré un chiffre d’affaires net de 461 millions de dirhams, en hausse de
13,2% (+12% à taux de change constant) et un résultat opérationnel de près
de 168 millions de dirhams, en hausse de 92,5% à taux de change constant,
grâce à la très bonne performance aussi bien des activités Mobile, Fixe
qu’Internet. A fin mars 2010, les parcs du groupe Onatel s’établissent à
1,812 million pour le Mobile, 153 000 pour le Fixe et 24 000 pour l’Internet.

 GABON

14
Durant le 1er trimestre 2010, le chiffre d’affaires net de l’ensemble des
activités au Gabon s’est établi à 273 millions de dirhams, en retrait de 7,9%
(-8,9% à taux de change constant). Grâce à une gestion stricte des coûts,
aussi bien fixes que variables, le résultat opérationnel a atteint 36 millions
de dirhams, en hausse de 56,5% à taux de change constant. Gabon Télécom
a réalisé au cours du 1er trimestre des performances commerciales
appréciables, avec des parcs qui s’établissent à 528 000 pour le Mobile, à
plus de 36 000 pour le Fixe et à près de 20 000 pour l’Internet.

 MALI

Durant le 1er trimestre 2010, le chiffre d’affaires net de l’ensemble des


activités au Mali s’est établi à 340 millions de dirhams, en progression de
13,7% sur une base comparable et le résultat opérationnel a atteint 17
millions de dirhams. Sotelma a réalisé au cours du 1er trimestre de bonnes
performances commerciales, avec des parcs qui s’établissent à 911 000
pour le Mobile, à 69 000 pour le Fixe et à près de 10 000 pour l’Internet.

 BELGIQUE

Le MVNO Mobisud a réalisé à fin mars 2010, un chiffre d’affaires de 15


millions de dirhams pour Nun parc actif qui atteint 31 000 clients.

 Chiffre d'affaires et résultat opérationnel du 1er trimestre

en millions 2009 2010


de dirhams - % variation base
en normes comparable
IFRS

T net M brut F/net T net M brut F/net T net M brut F/net


Chiffre brut brut brut
d'affaires 7 129 5 079 2 798 7 437 5 530 2 678 0,5% 4,9%
consolidé -7,0%
Maroc Telecom 6 136 4 378 2 376 6 095 4 537
Mauritel 273 228 63 2 193 -0,7% 3,6%
Onatel 407 265 202 282 241 54 -7,7%
Gabon Télécom 296 161 157 461 331 10,4% 12,6%
Sotelma - - - 197 -9,5%
Mobisud 46 46 - 273 149 12,0% 23,3%
147 -3,4%
Résultat 3 188 2 312 876 340 258 86 -8,9% -8,4%
opérationnel 15 15 - -7,0%

15
consolidé 13,7% 15,5%
Maroc Telecom 2 992 2 130 862 7,0%
Mauritel 98 88 10 3 205 2 506 -42,7% -42,7% -
Onatel 86 97 -10 699
Gabon Télécom 23 9 14
Sotelma - - - 2 898 2 164 6,3% 5,7%
Mobisud -11 -11 - 734 8,1%
85 83 3
168 164 4 -3,1% 1,6%
36 11 -14,8%
25 -7,0% 0,8%
17 83 -73,6%
-66 92,5% 67,8%
0 0 - ns
56,5% 30,7%
72,1%
109,5% 56,9%
71,4%
ns - -

 Données opérationnelles

en milliers - fin de période 201


2009 0

16
T1 T2 T3 T4 T1
Parc Mobile 17 624 17 553 19 306 19 602 20 33
Maroc Telecom 14 630 14 289 15 239 15 272 3
Prépayés 13 988 13 618 14 570 14 590 15 57
Postpayés 642 671 669 682 8
Mauritel 1 315 1 351 1 335 14 87
Onatel 1 218 1 316 1 402 1 569 2
Gabon Télécom 1 162 533 545 513 706
Sotelma 471 - 685 818 1 473
Mobisud - 100 84 95 1 812
143 528
911
31
Parc Fixe 1 524 1 533 1 576 1 528 1 533
Maroc Telecom 1 286 1 290 1 269 1 234 1 232
Mauritel* 54 56 57 41 43
Onatel 149 151 152 152 153
Gabon Télécom 35 36 36 36 36
Sotelma - - 62 65 69

Parc Internet 536 537 529 527 537


Maroc Telecom 488 486 473 471 476
Mauritel 10 11 11 6 7
Onatel 19 21 22 23 24
Gabon Télécom 19 19 20 20 20
Sotelma - - 3 7 10

III- Actualité
 Attijariwafa Bank a organisé la 1ère édition de forum international Afrique
développement les 6 et 7 MAI 2010 à Casablanca.
Ce premier forum a été placé sous le thème «Quelles opportunités de
développement et d'investissement en Afrique dans un contexte de sortie de
crise ?», il s'inscrit dans une démarche de promotion des investissements et
du commerce Sud-Sud. Il vise à offrir plus de visibilité et répertorier les
projets d'investissement les plus intéressants sur le continent. L'idée est de
proposer des taux plus bas aux investisseurs tout en leur offrant un
accompagnement en termes d'information et d'assistance.

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 Malgré une conjoncture internationale difficile, plusieurs entreprises
nationales maintiennent leur programme d’expansion à l’international.
Quant à l’’effet de la crise internationale sur l’expansion à l’étranger,
notamment en Afrique, on peut dire que «la crise est conjoncturelle. Elle ne
peut durer longtemps. Alors que les investissements stratégiques sont pour
le long terme. C’’est dans les moments de crise qu’il faut anticiper le
développement. Il faut que l’Etat, à l’’instar de plusieurs pays, donne un
coup de pouce à ses entreprises.

Conclusion

Au total, «la dynamique des relations économiques et financières entre le


Maroc et les pays de l'Afrique témoigne de la volonté et l'intérêt du
Royaume à rééquilibrer ses relations avec les pays du Sud».

Avant d'ajouter que cet intérêt croissant est justifié autant par la
nécessité d'offrir aux investisseurs marocains des marchés alternatifs qui
serviraient de base arrière pour faire face à l'intensité de la concurrence
sur les marchés traditionnels, que par la participation effective du capital
marocain dans les grands chantiers ouverts en Afrique dont les retombées
ne pourraient qu'être bénéfiques pour les échanges commerciaux.

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Bibliographie

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