REPRISE CE MATIN DES TRAVAUX AU CONSEIL DE LA NATION

Vote des projets de loi du règlement budgétaire et de la wilaya
6 Rabie El Aouel 1433 - Lundi 30 Janvier 2012 - N°14420 Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

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RÉVISION DES LISTES ÉLECTORALES

Mobilisation de 1 541 magistrats
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L A R E V O L U T I O N PA R L E P E U P L E E T P O U R L E P E U P L E

ENSEIGNANTS CONTRACTUELS

LE RAPPORT NATIONAL SUR LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME EN ALGÉRIE SERA PRÉSENTÉ EN JUIN

Le concours de titularisation au mois de février
P. 7

Sans complaisance ni partialité

SÉCURITÉ DE L’INFORMATION

L’Algérie accuse un important retard
OUARGLA

Ph. Wafa

P. 7

Cinq personnes d’une même famille meurent asphyxiées par le gaz P. 32

La JSK se sépare de Meziane Ighil
P. 17 Ph. Bilal

Le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l'homme (CNCPPDH), Me Ksentini, a réitéré, hier, à l’ouverture des travaux d'un atelier sur la mise en œuvre des recommandations au titre du 1er cycle

de l’Examen périodique universel (EPU) du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, la «volonté réelle» de l’Algérie d'agir en faveur de la protection des droits de l'homme et de «montrer les acquis enregistrés et les avancées réalisées». P. 5
lmoud série - www.e 19 Nouve lle 2012 - N°144 29 Janvie r - Diman che Aouel 1433 5 Rabie El 287 ISSN 1111-0 jahid.c om -

SELLAL REÇOIT LE DIRECTEUR EXÉCUTIF DE L’ONU CHARGÉ DE L’HABITAT

SUPPLEMENT

L’Algérie sollicitée RABAH MADJER pour aider les pays subsahariens
LA

EUPLE POUR LE P PEUPLE ET O N PA R L E REVOLUTI

SPORTS

INTERV

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t Octroi d’un prê DA s de de 100 million sionnels fes aux clubs pro
PROFESSIONN ALISME

Ph. T. Rouabah

«La réforme avait donné le vrai professionnalisme»

P. 9

rigi ne Raouraoua, à l ’o ectif d u lancement eff me de e nouveau systè i ti on de c mp ét gestion et de co

MCA

Le taux de remplissage des barrages atteint 65%
OULD ABBÈS VISITE L’UNITÉ DE PRODUCTION DE GUÉ DE CONSTANTINE

P. 32

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AVISH COAC

Le ministre souligne la nécessité de soutenir le groupe Saidal

Lire notre supplément Sports

P. 9

Quotidien national dinformation — 20, rue de la Liberté - Alger — Tél. : (021) 73.70.81 — Fax : (021) 73.90.43 — 55e Année — Algérie : 10,00 DA - France : 1 €

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Météo

EL MOUDJAHID

Ould Abbès à Illizi
Ce matin, à 10h

Froid et pluie
Sur les régions Nord, le temps sera froid et instable avec de fréquentes averses de pluie et de grêle, notamment sur les régions du Tell. Des chutes de neige seront enregistrées sur les massifs du Tell et des reiefs de l'intérieur et des régions steppiques au-dessus de 400 m d'altitude. Les vents seront en général modérés, localement assez forts (40/50 km/h) sous orage. La mer sera agitée, localement forte sur littoral centre et est. Sur les régions sud du pays, le temps sera partiellement nuageux sur le Nord-Sahara, avec localement quelques pluies, notamment sur le Nord-Oasis. Ailleurs, temps généralement ensoleillé. Les vents seront modérés localement assez marqués. Les températures (maximales-minimales) prévues aujourd’hui seront comme suit : Alger (8°- 1°), Annaba (11°- 3°), Béchar (14° 2°), Biskra (13°- 6°), Constantine (6°. -1°), Djanet (15° - 2°), Djelfa (2° . -3°), Ghardaïa (12°- 2°), Oran (11° - 4°), Sétif (3°. -3°), Tamanrasset (17°3°), Tlemcen (8°- 2°).

Conférence de presse sur la Station-Musée du métro d’Alger

Le directeur de l’Office national de gestion et d’exploitation des biens culturels, M. Zeghag Abdelouahab, et le chef de projet de la station Musée (place des Martyrs) du métro d’Alger, M. Stiti, animeront, ce matin, à 10 heures, une conférence de presse sur la station de métro de la place des Martyrs. Les conférenciers aborderont l’état d’avancement des travaux dans cette station.

M. Djamel Ould Abbès, ministre de la Santé, de la Population et de la réforme hospitalière effectuera aujourd’hui une visite d’inspection et de travail dans la wilaya d’Illizi et notamment à Djanet où il s’enquerra de la situation des structures sanitaires de la daïra.

Sellal demainà Constantine
M . Abdelmalek Sellal, ministre des Ressources en eau, effectuera demain, une visite d’ins-pection et de tra-vail dans la wilaya de Constantine. Au cours de sa visite, le ministre procédera à la mise en service de plusieurs ouvrages hydrauliques, notamment dans le domaine du renfor-cement de la distribution de l’alimentation en eau potable de toutes les localités de la wilaya.

l'Est Wilayas du Centre et de

Fréquentes averses jusqu’à demain

s de pluies, acDe fréquentes aversegrêle, continueront compagnées parfois dechaines 48 heures les d'affecter durant les pro t du pays, indique un l'es wilayas du centre et de spécial de l'Office bulletin météorologique (ONM). Les wilayas météorologie national de la er, Blida, Médéa, Aïn concernées sont Tipasa, Alg ès, Bouira, Béjaïa , Boumerd Defla, Tizi Ouzou El Tarf. La validité de ce Jijel, Skikda, Annaba et ain à 6 heures. Les bulletin court jusqu'à dem t, voire dépasseront estimés atteindron cumuls la validité du bulletin, localement 60 mm durant NM. précise l'O

La fête sera célébrée le 5 février
aoui Echarif Le Mawlid Ennab du Prophète ssance (anniversaire de la nai 12 Rabie Al awal le QSSSL) sera célébré à la journée de 1433 correspondant 2012, a annoncé le dimanche 5 février religieuses et du ministère des Affaires l'observation du de Wakf. Les résultats vers l'ensemble du ar 1433 à tra bie Al Awal le 29 saf ncidé avec le croissant lunaire de Ra bli que le premier jour de ce mois a coï ional ont éta territoire nat 2. mercredi 25 janvier 201

Mawlid Ennabaoui

Ghlamallah demain à Boumerdes
Dr Bouabdallah Ghlamallah, ministre des Affaires Religieuses et du Wakf, effectuera demain une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Boumerdes, au cours de laquelle il procédera à l’inauguration de nouvelles structures relevant de son secteur avant de procéder à la distribution de micro crédits aux diplômés chômeurs, porteurs de projets.

Les 30, 31 janvier et 1er février, à l’hôtel Hilton

6e édition du concours «Média Star» 2012

La 5e édition du SIPHAL, Salon international de la pharmacie et de la parapharmacie en Algérie (SIPHAL 2012), se tiendra les 30, 31 janvier et 1er février à l’hôtel Hilton.

5e Salon international de la pharmacie

Nedjma relance la compétition journalistique et annonce l’ouverture des candidatures du concours « Média Star » pour sa sixième édition.

Journalistes, à vos plumes !

Demain, à 15h, au club des médias culturels salle Atlas-BEO

Rencontre avec Mohamed Abbou sur «Le mythe en héritage»
L’office national de la culture et de l’information recevra l’ancien ministre de la communication et membre du conseil constitutionnel, M. Mohamed Abbou, qui nous entretiendra auteur de son nouvel ouvrage qu’il vient de publier, intitulé « Le mythe en héritage ».

Association SOS 3e âge en détresse Ihcène

Journées médicales à Adrar
L’association SOS 3ème âge en détresse Ihcène organise du 02 au 08 février 2012, des journées d’études médicales à Adrar, avec la participation de nombreux médecins et chirurgiens connus sur la scène nationale, lesquels effectueront en marge de cette manifestation, diverses interventions chirurgicales au profit des malades nécessiteux de la région.

7e session de l’union parlementaire des pays de l’OCI

Ce matin, à 9h30, au centre de formation de l’ETUSA

Une délégation algérienne en Indonésie
La 7ème session de l’union des parlementaires des pays membres de l’OCI s’ouvre aujourd’hui à Palembang (Indonésie). Conduite par M. Layachi Daâdoua, président du groupe parlementaire FLN, la délégation algérienne participe aux travaux de cette session qui dureront deux jours.

Les meilleurs chauffeurs récompensés
L’ETUSA organise ce matin à 9h30 au centre de formation de l’ETUSA sis 21 rue Ahmed- Ghermoul, Alger, une cérémonie en l’honneur des meilleurs chauffeurs ETUSA 2011, en présence du ministre des Transports.

Ce matin, à 11h, à Aïn Benian

Rencontre des professionnels de la pêche
La Chambre algérienne de la pêche et de l’aquaculture organise, en collaboration avec les présidents et les directeurs des chambres de wilaya de la pêche et de l’aquaculture, ce matin à 10h, la session ordinaire de son conseil national, à Aïn Benian, au siège de la direction de la pêche et des ressources halieutiques de la wilaya d’Alger.

Cessation d’activité de la compagnie SPANAIR

Aujourd’hui, à 10 h, au CRSS

Demain, à 15h, à l’institut culturel italien à Alger

Les titres de transport seront remboursés
Le ministère des Transports informe que, suite à la cessation d’activité de la compagnie aérienne espagnole SPANAIR, la représntaiton en Algérie de cette dernière s’est engagée à rembourser les titres non utilisés ou partiellement utilisés, ainsi qu’à honorer tous ses engagements auprès de ses différents prestataires. Par ailleurs, la direction générale de l’Aviation civile espagnole a indiqué que le gouvernement et les autorités aéroportuaires espagnols travaillent à minimiser les conséquences de cette situation.

Rencontres plurielles de jeunes créateurs algériens d’Europe et d’Algérie
Dans le cadre du projet « Un pont entre les deux rives : rencontres plurielles de jeunes créateurs algériens d’Europe et d’Algérie » EUNIC organise une rencontre le mardi 31 janvier 2012 à 15h00 à l’Institut Culturel Italien à Alger. Il s’agira de la première étape d’un cycle de rencontres qui seront organisées, au cours de l’année, par le groupe EUNIC pour favoriser les échanges d’expériences et mettre en exergue les compétences dans le domaine artistique entre les deux rives de la Méditerranée.

Conférence-débat sur «Une analyse géostratégique de la crise syrienne»
Le Centre de recherche stratégique & sécuritaire (CRSS) organise aujourd’hui, à partir de 10 h, en son siège sis lot n°14, cité Zidek-BenAknoun –Alger, une conférence-débat sur «Une analyse géostratégique de la crise syrienne», qui sera animée par le colonel à la retraite N. Amrani.

Activités des partis politiques Aujourd’hui et demain, à la salle omnisports de Tipasa

Ce soir, à 19h, à l’Auditorium de la Radio algérienne

Concert de piano du maestro Christian Leotta
L’Institut culturel italien d’Alger et l’Auditorium de la Radio algérienne AïssaMessaoudi organisent un concert de piano du maestro Christian Leotta, ce soir, à 19h, à l’Auditorium de la Radio algérienne, 21, boulevard des Martyrs, Alger.

Congrès constitutif du FNJS
Le Front na-tional pour la justice sociale (FNJS) tiendra son congrès constitutif aujourd’hui et demain, à la salle omnisports de Tipasa.

Lundi 30 Janvier 2012

EL MOUDJAHID

Nation
REPRISE CE MATIN DES TRAVAUX AU CONSEIL DE LA NATION

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Vote des projets de loi de règlement budgétaire et de la wilaya
Le Conseil de la nation reprend ce matin ses travaux en séance plénière présidée par Abdelkader Bensalah, président, consacrés au vote des projets de loi relatifs, l’un au règlement budgétaire pour l’exercice 2009 et le second concernant le code de la wilaya. Les travaux se dérouleront en présence des ministres des secteurs concernés.

L

es deux textes de lois qui ont été présentés la semaine passée au débat général et à enrichissement sont donc soumis au vote ce matin lors d’une séance plénière en présence des représentants du gouvernement concernés. Le projet de loi sur le règlement budgétaire pour 2009, voté le 28 décembre 2011 à l’Assemblée populaire nationale et présenté au débat général par le ministre des Finances, Karim Djoudi, la semaine passée, établit la consommation effective des dépenses de fonctionnement inscrites dans la loi de finances complémentaire pour 2009 à 84% et celle des dépenses d’équipement à 65,63%, alors que l’écart entre les dépenses d’équipement inscrites dans la LFC 2009, estimées à 2.813,317 milliards de DA, et celles mobilisées, de l’ordre de 2.283,65 milliards de DA, estimées à 529,66 milliards de DA, avec un taux de mobilisation de plus de 81%. Les recettes définitives de l’exercice 2009 étaient de 3.275,36 milliards de DA (mds DA), soit 33% du PIB, alors que l’en-

semble des dépenses du même exercice étaient de 4.656,59 milliards de DA, soit 46,5% du PIB. Le déficit budgétaire définitif de l’année 2009 était donc de 1.381,23 milliards de DA, soit 14% du PIB. Le texte, adopté par l’APN le 28 décembre 2011, a donc permis aux sénateurs d’enrichir son contenu et d’appeler l’exécutif à plus d’efforts en matière de lutte contre l’évasion fiscale, auquel cas le ministre des Finances a évoqué l’utilisation de nouveaux instruments de paiement. Au sujet du contrôle des déclarations sur la fiscalité pétrolière, le ministre a assuré que ces déclarations font l’objet d’une régularisation annuelle, citant la récupération de 1,4 milliard de DA, grâce à la révision des déclarations des compagnies pétrolières. Pour sa part, le projet de loi relatif à la wilaya, voté le 18 janvier dernier par les députés et présenté au débat général par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Daho Ould Kablia, devant les membres du Conseil de la nation, la semaine der-

nière, a pour objectif de faire de la wilaya un lieu d'expression de la démocratie locale et de participation du citoyen. Articulé autour de 181 articles, le texte qui amende et complète la loi 90-09 propose, entre autres, de déléguer des pouvoirs au profit de la wilaya, en tant que collectivité décentralisée jouissant d'une autonomie

financière et de gestion. Le texte prévoit aussi la redéfinition des compétences de l'Assemblée populaire de wilaya (APW) pour lui permettre d'être une force de proposition et de participation à la prise en charge des préoccupations communes de toute la population de la wilaya. Houria Akram

ALORS QUE LA SESSION DE PRINTEMPS SERA CLÔTURÉE LE 2 FÉVRIER

L’actuelle législature à l’heure du bilan
La sixième législature vit ses dernières semaines. Au plus tard fin mai, les pensionnaires de l’hémicycle, du moins la majorité d’entre eux, céderont leur siège à d’autres députés pour un nouveau mandat de cinq ans. La session d'automne de l'APN sera clôturée ce 2 février, a indiqué un communiqué publié.

C

’est dire que l’heure est au bilan. Mais un bilan aussi exhaustif fut-il donnera-til la juste mesure de ce qu’aura été l’APN depuis 2007 ? Si pour d’aucuns, l’actuelle législature, n’aura pas été à la hauteur des espoirs, il s’en trouvera d’autres qui penseront, preuve à l’appui, le contraire. Les chefs des groupes parlementaires estiment, pour leur part, que si des lacunes ont été constatées, il n’en reste pas moins que globalement, le bilan est positif. C’est dire surtout que tout bilan qui sera dressé ne sera que le reflet de ce que l’on voudra avancer en fonction et en tenant compte de ses propres considérations. Il est vrai aussi que cette législature, qui arrive à son terme, a dès son élection était étiquetée de «mal élue», en raison du fort taux d’abstention qui a caractérisé les élections législatives de 2007. Moins de 35% des électeurs s’étaient présentés à cette date aux bureaux de vote. Et jusqu’à la veille de sa mission, elle aura continué à essuyer d’innombrables et acerbes critiques. Mais c’était compter sans le sens du devoir qui animait son président, lequel a fait face à tous les reproches en tentant à chaque fois de resituer le contexte politique dans lequel a évolué tout au long de sa mandature cette législature. Sous cet angle, on comprend pourquoi, M. Ziari ne manquera pas de présenter à l’occasion un bilan positif de cette législature. De même qu’il estimera, à juste titre, de son point de vue, que les députés qui y ont siégé sont en droit de se prévaloir d’avoir honorablement rempli leurs missions de législateur.

L’Assemblée en tant que pouvoir législatif ne pouvait être que le complément du pouvoir exécutif. Une complémentarité retrouvée lors des principaux évènements qui ont marqué cette législature. En fait, dans son fonctionnement, l’APN ne peut être conçue comme un contre-pouvoir, mais plutôt comme le prolongement du pouvoir exécutif. Il ne pouvait en être autrement. En tout état de cause, cette relation n’est pas irréversible. Il faudrait juste que les

formations qui se positionnent dans l’opposition soient crédibles pour rallier à leur profit le vote des électeurs. Ce qui est, présentement, loin d’être acquis. A charge donc pour tous les partis en lice de faire, sur le terrain, la démonstration de leurs compétences et probités. Un chalenge qu’ils auront à cœur de relever et qui mettra à coup sur de l’animation lors de la campagne électorale. Nadia Kerraz

Elle a été marquée par l'absentéisme

L'

actuelle législature a été marquée par "l'absentéisme des députés" lors des séances plénières consacrées au débat et au vote de projets de lois, ont souligné dimanche les présidents des groupes parlementaires à l'Assemblée populaire nationale (APN). Dans ce cadre, le président du groupe du Rassemblement national démocratique (RND), M. Miloud Chorfi, a déploré, dans une déclaration à l'APS, l'absentéisme des membres de la chambre basse du Parlement lors de l'actuelle législature qui touche à sa fin, et "le manque de sérieux et de rigueur chez certains députés en matière de contrôle des projets de lois soumis lors des séances plénières". Il a toutefois relevé la "forte présence" des députés RND, que ce soit lors des séances plénières ou des réunions des commissions, soulignant dans ce sens l'importance de la présence des députés lors des séances. "Nous avons formulé plusieurs propositions en vue d'enrichir le règlement intérieur de l'APN et d’obliger les députés à assister, notamment aux séances consacrées aux questions orales", a-t-il indiqué. Il a ajouté à ce propos, qu'en dépit de leur forte présence, les députés RND "se sont refusés d'apporter des amendements aux projets de lois sur les réformes politiques" initiées par le Président de la République, et ce "en application des orientations" du secrétaire général du parti, M. Ahmed Ouyahia. Concernant le fait que les députés n'aient proposé aucun projet de loi lors de cette législature, M. Chorfi a précisé que les tentatives de certains dans ce sens "ont été vaines", ce qui a contraint les députés à se "conten-

ter" d'examiner et d'enrichir les projets de lois présentés par le gouvernement. En dépit des "lacunes" de cette législature, M. Chorfi a qualifié cette dernière de "positive", soutenant qu'elle a contribué au soutien du processus démocratique à travers l'examen et l'adoption des projets de lois relatifs aux réformes politiques. Le président du groupe parlementaire du parti du Front de libération nationale (FLN), M. Hocine Khaldoun, a imputé les causes de l'absentéisme des députés lors des séances plénières, au "manque de discipline et d'engagement", en raison, a-t-il dit, de l'existence d'un "vide" dans le règlement intérieur de l'assemblée. M. Khaldoun a indiqué que l'absentéisme durant cette législature est plus relevé lors des séances consacrées aux questions orales qui concernent le plus souvent "les préoccupations locales de la daïra du député". Les députés de l'APN, a-t-il dit, s'intéressent plus aux questions locales qui concernent leurs wilayas respectives, car le "contrôle" des institutions publiques au niveau local ne relève pas de leurs prérogatives. Concernant l'incapacité des députés de proposer des projets de loi, le vice-président du groupe du parti du Front de libération nationale (FLN) a indiqué qu'il y avait eu des tentatives dans ce sens, soulignant que le plus important "n'est pas le nombre de textes proposés, mais leur teneur". Les députés se contentent des textes proposés par le gouvernement, car ils sont convaincus que ce dernier "est proche de la réalité et dispose de chiffres précis dans ce domaine", a ajouté l'intervenant. Pour M. Khaldoun, cette législature est "positive", car elle a préservé l'équilibre entre les

groupes représentés à l'APN et permis l'adoption des projets de loi relatifs aux réformes politiques. Le président du groupe du Mouvement de la société pour la paix (MSP), M. Naaman Laouar, est, de son côté, revenu sur "le phénomène de l'absentéisme des députés lors des séances plénières et des réunions des commissions de l'actuelle législature", notant que de nombreux députés quittaient l'hémicycle juste après leurs interventions. Il a, dans ce contexte, précisé que son groupe avait proposé un projet d'amendement du règlement intérieur de l'APN prévoyant des sanctions à l'encontre des absentéistes, lequel, a-t-il dit, a été rejeté par le bureau de l'assemblée. M. Laouar a fait savoir que son groupe avait également proposé cinq projets, dont le dernier, relatif aux banques islamiques, a été accepté par le bureau de l'APN qui l'a soumis au gouvernement. Selon lui, cette législature est tout de même "positive" dans le sens où elle a été notamment marquée par 280 questions écrites et 200 questions orales. Le vice-président du groupe du Parti des travailleurs (PT), M. Ramdhan Taazibt, a, quant à lui, estimé que cette législature "n'a pas été au niveau escompté par le peuple algérien en raison du «lobby» (des grands partis) qui l'a monopolisée". Ce "lobby", a-t-il dit, s'est fortement opposé à plusieurs proposition soumises par les députés du PT, concernant des articles de la loi de finances, ainsi qu'à l'ouverture d'un débat général sur le règlement intérieur de l'assemblée. "Cela dénote l'absence de volonté politique au sein de la majorité" représentée au Parlement, a estimé M. Taazibt. APS

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Nation
ELECTIONS LEGISLATIVES

EL MOUDJAHID

Divergences et convergences
Lentement mais inexorablement, la dynamique introduite par les partis politiques sur la scène nationale tend à s’imposer dans l’actualité en élargissant à chaque fois sur le mode concentrique ses aires d’influence.

SÉMINAIRE SUR LA RÉVISION DES LISTES ÉLECTORALES

C

haque week-end, moment privilégié de la classe politique pour tenir ses réunions et sillonner le pays, l’échéance électorale des législatives gagne de nouvelles catégories sociales..y compris les jeunes qui sautent de la lointaine Guinée où se joue la Coupe d’Afrique des Nations à la proximité immédiate du quartier ou du village. On se découvre des partisans, des rivaux, on affûte ses idées, on se renseigne, on se forme… En fait, l’école de la citoyenneté se donne à voir dans cette sorte d’agora qui englobe le marché, la rue et surtout les innombrables cafés, cœur battant des pulsions sociales des citoyens. Les «petits mots» des politiques y sont évoqués, décryptés, commentés. Le remaniement ministériel, même «partiel», pour favoriser l’organisation d’élections législatives dans un climat «de liberté, de régularité et de transparence», proposé par la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Mme Louisa Hanoune, est mis «face» à M. Rebiaï, secrétaire général du mouvement Ennahda, qui évoque la constitution d’un «pôle» rassemblant les différents partis pour assurer un «meilleur contrôle» des pro- chaines élections législatives. Les élections

en tant qu’expression de la pratique démocratique sont, néanmoins, abordées sous l’angle du «contrôle», de la «neutralité» de l’administration, du gage des pouvoirs publics d’assurer un déroulement transparent des élections… Un point de vue que développe le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Bouguerra Soltani, en conditionnant les élections «propres» au retour de la confiance du peuple. Une confiance qui passe par la crédibilité des prochaines échéances électorales, estime le président du parti Ahd 54, M. Ali Fawzi Rebaïne, qui parle de la nécessité de mettre les juges à l’abri de «toutes formes de pression». Les prochains scrutins seront «différents de tous les précédents et exigeront davantage de maturité et de conscience», prédit le secrétaire général du parti du Front de libération nationale (FLN), M. Abdelaziz Belkhadem qui plaide, par ailleurs, pour une compétition électorale «honnête, en souhaitant que les programmes des partis soient «mus par la quête de l’intérêt et de la prospérité de l’Algérie» et non par des «invectives qui ternissent l’image du pays». Cette vision est partagée par le Front pour la justice et le déve-

loppement (FJD, en cours de constitution). Son président, Abdallah Djaballah, appelle, en effet, à «un nouveau système juridique algérien» en phase avec le changement démocratique pluraliste en cours. Un changement des mentalités et la formation d’une élite ayant une culture démocratique profonde» afin de «réaliser un véritable changement démocratique pluraliste. Cette culture de la démocratie passe par une forte participation lors des prochaines élections, selon le porte-parole du Rassemblement national démocratique (RND), Miloud Chorfi, qui pense qu’«une forte participation aux prochaines élections constituera «une gifle pour ceux qui mettent en doute les réformes politiques en Algérie». Avec des propos moins imagés, le secrétaire général du Parti du renouveau algérien (PRA), Kamel Bensalem, exprime cette même position en soulignant qu’ «une forte participation aux prochaines législatives assure l’avenir du pays». «Tous les partis sont égaux, et la force de chacun d’eux résidera dans son programme et son attachement avec la base», a-t-il dit… Une évaluation que ne semble pas partager le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et la ré-

publique (UDR, en cours ). Amara Benyounes estime que le temps imparti pour la préparation de ce scrutin par son parti n’est «pas assez suffisant», se disant toutefois «résolu» à y participer. A l’évidence, la sanction des urnes n’est pas une mince affaire pour les partis politiques. Le président du parti du Front démocratique (FD, en cours ), Sid Ahmed Ghozali, exprime cette appréhension en affirmant qu’il est nécessaire de donner «suffisamment» de temps aux nouveaux partis pour se préparer aux prochaines législatives. Le temps qui manque ! Les délais qui courent ! La date butoir qui approche… Le Front national pour le changement (en cours), d’Abdelmadjid Menasra, souhaite une prolongation et propose que le vote ait lieu «à la fin du mandat en cours du Parlement». Sur cette question, le Rassemblement pour la culture et la démocratie est potentiellement son «allié» puisqu’il propose «le report» des élections législatives à «une date ultérieure» pour permettre de réunir «les conditions d’une surveillance internationale, tant au plan de la préparation (de l’élection) que de l’observation». M. Koursi

Mobilisation de 1 541 magistrats
Deux électeurs associés dans la commission de surveillance des listes électorales
«Pas moins de 1 541 magistrats sont mobilisés pour la surveillance des élections législatives prochaines». C’est ce qu’a annoncé hier, le directeur général des affaires juridiques et judiciaires au ministère de la Justice, M. Mohamed Amara. S’exprimant en marge du premier séminaire régional sur la révision exceptionnelle des listes électorales, organisé au niveau de la Cour de justice d’Alger, dans le cadre des préparatifs des prochaines élections législatives, M. Mohamed Amara a souligné qu’«au sein de chaque commune, il y aura un magistrat qui garantira la surveillance des élections et des listes électorales, parce que le législateur a donné des prérogatives au secteur judicaire pour la surveillance juridique et administrative de ces élections législatives». Il a également précisé que «le magistrat présidera la commission électorale et administrative communale. Sa tâche consiste en la surveillance de listes électorales annulées et l’approbation de ces listes». Allant plus loin dans ses déclarations, le DG des affaires juridiques et judiciaires au ministère de la Justice a indiqué que «la nouveauté cette année est que la commission électorale et administrative communale chargée de la surveillance des élections législatives est composée d’ un magistrat, le président de la commune « le Pésident », le secrétaire général et deux électeurs choisis par le magistrat». A une question relative aux critères ayant présidé au choix des deux électeurs, M. Mohamed Amara a indiqué que «la loi organique n’a pas précisé les normes retenues par le magistrat pour choisir les deux électeurs. A condition que ceux-ci fassent partie de la liste électorale». Il devait aussi préciser que «l’intégration des deux votants dans cette commission a pour objectif de donner plus de transparence à ces listes électorales». A propos de la question des recours, M. Mohamed Amara a souligné qu’ «il y a eu deux recours. Le premier concerne l’abstention, c’est-à-dire la commission doit revoir sa décision, et le deuxième a été introduit en vue de statuer sur le refus. Celui-ci est légitime quand la commission refusera de revenir sur ses décisions. » S’agissant de la commission nationale pour la surveillance des élections, il a indiqué que «celle-ci se compose de magistrats désignés par le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika». Il a tenu toutefois à souligner que «l’organisation de ce séminaire a pour objectif d’étudier la loi organique relative aux élections législatives. Notamment sur les nouvelles mesures intervenues durant cette étape exceptionnelle pour la révision des listes électorales». Il ajoutera dans ce contexte que «d’autres séminaires régionaux sont programmés sur ce thème à Oran, Chlef, Annaba, Sétif et Ouargla. » Makhlouf Aït Ziane

BORDJ BOU ARRERIDJ

Une fin de semaine intense

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a wilaya de Bordj Bou Arréridj a connu une fin de semaine intense sur le plan politique. Même si la campagne électorale n’est pas encore lancée, plusieurs partis ont effectué des actions qui en disent long sur leurs ambitions. Ces partis qui ont décidé de ne pas attendre la campagne cherchent à occuper le terrain pour certains et faire connaître leurs programmes pour d’autres. Autant dire que les élections qui sont jugées comme un rendez-vous historique ne laissent aucune formation même nouvelle ou petite indifférente. Toutes veulent se placer. Les prochaines journées - et pas seulement les mois à venir - promettent d’être chaudes. C’est ainsi que pas moins de 5 partis ont eu des activités durant les deux derniers dans la wilaya. Entre les partis de Mohamed Said et Menasra, qui ont organisé leurs congrès de wilaya, et l’Infitah et le FFS, qui ont tenu des meetings politiques en présence de leurs secrétaires généraux , le RND a préféré rassembler ses militantes sous la présidence de la ministre de la Famille qui a mis l’accent sur la chance des femmes de compter un nouvel acquis dans leur combat pour assurer une meilleure place dans la société. . Les orateurs, qui ont relevé le caractère exceptionnel des prochaines élections, ont également noté que l’Algérie est épargnée par le printemps arabe grâce à la facture qu’elle payée dans les années 1990. Ils ont également insisté sur la nécessité de la stabilité politique pour la construction d’une économie solide. Les programmes de chaque formation ont été vantés. Mais les noms des candidats mêmes n’ont pas été évo-

qués. Il est encore trop tôt pour griller les cartes d’autant que la campagne devrait être dure. A propos de noms, beaucoup de personnalités locales sont annoncées, surtout au niveau des partis connus, des personnalités politiques mais aussi économiques. Beaucoup d’anciens élus veulent reprendre du service. Le choix au sein même de ces formations ne sera pas facile. Les contacts se multiplient, donnant aux activités rendues publiques l’aspect de la face

visible de l’iceberg. Loin des yeux de la presse et même des structures des partis, des candidats potentiels cherchent des appuis et surtout un cadre pour se présenter. Au-delà de ces considérations, ce qui est sûr, c’est que les prochains meetings ne ressembleront pas aux anciens. Les temps ont changé, les lieux aussi. Avec la fermeture de la maison de la Culture Mohamed-Boudiaf qui était le baromètre de la popularité des personnalités politiques, un

problème de salle va se poser dans la wilaya. Les amphithéâtres de l’université étant exclus, il ne restera que le centre de loisirs scientifiques d’El Anasser pour contenir le maximum de personnes. Ceci devrait amener plusieurs leaders à se déplacer à El Anasser, pas pour étudier et surtout pas à s’enquérir de la situation des habitants. Cela a été déjà le cas ce week-end. Cela risque de se renouveler souvent. F. D.

Mme NOUARA DJAÂFAR

La balle est dans le camp des femmes
Mme Nouara Djaâfar, ministre de la Famille, qui a animé un meeting politique à la maison de jeunes KhelifiTahar de Bordj Bou Arréridj, a appelé les femmes algériennes à saisir l’occasion de la place qui leur est accordée dans les assemblées élues. Mme Djaâfar, qui s’adressait aux militantes du RND remplissant la salle, a estimé que la balle est dans le camp des femmes qui doivent relever le défi d’une bonne représentation de leur catégorie, d’abord en tant que candidates. A ce propos, elle a insisté sur la mobilisation des militantes du RND pour réussir les prochains rendez-vous. Mais elles ne sont pas les seules à être concernées par ce défi qui renforce la place de la femme dans la société, a-telle noté. Les femmes, qui sont présentes dans l’éducation, la justice et la santé, doivent constituer une force dans les partis politiques, indique le femmes. Peut-on parler de démocratie sans la moitié de la société ?, s’est-elle interrogée, avant d’appeler l’assistance à sensibiliser leurs pairs pour augmenter ce taux lors des prochaines élections. La responsable politique du RND est revenue sur la place de la femme dans son parti pour rappeler l’espace d’expression qui est accordé, ainsi que le rôle qu’elle joue dans son activité. Mais cet acquis au sein du parti et des assemblées élues ne doit pas nous faire oublier, a-t-elle dit, le chemin à parcourir pour améliorer la condition féminine. En tant que ministre de la Famille, elle est bien placée pour le savoir. La priorité sur ce plan a changé les mentalités, a-t-elle indiqué. Plus facile à dire qu’à faire ? Justement la décision du Président de la République applaudie par l’assistance est un bon début conclut Mme Djaâfar. F. D.

ministre de la Famille, qui regrette que les membres de cette catégorie ne représentent que 7 % de la composante humaine de l’APN. L’oratrice a également mis l’accent sur la participation au scrutin qui doit être portée par les

PARTI DES TRAVAILLEURS

Les prochaines législatives décisives au vu des développements internationaux, selon Louisa Hanoune

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es prochaines législatives seront «décisives» pour le pays, qui traverse une étape cruciale, compte tenu des développements internationaux, y compris «la crise actuelle du capitalisme», a indiqué samedi à Alger la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT). Mme Hanoune, qui présentait le rapport de la session ordinaire du Comité central du PT pour débattre des préparatifs pour les prochaines législatives, a souligné que «les développements internationaux et la crise actuelle du capitalisme auront, sans aucun doute, des retombées sur tous les pays, y compris l'Algérie». Elle a appelé «à se préparer à faire face à ces changements». La SG du PT a insisté sur l'impératif de «débattre des prochaines législatives, à la lumière du contexte politique international actuel». Selon elle, «les prochaines législatives constitueront une épreuve politique», compte tenu de la constante effervescence du front social, en réaction aux

manœuvres politiciennes. Mme Hanoune a souligné la nécessité de «maîtriser la situation». L'objectif des protestations du front social est de mettre fin à la précarité de la gestion, ajoutant que l'Algérie, qui est actuellement en phase de reconstruction, est tenue de revoir ses priorités, car à chaque pays ses spécificités. Mme Hanoune a préconisé de «mettre fin à la corruption pour garantir la transparence des élections» en adoptant des mesures rigoureuses en terme de contrôle du financement des élections et en assurant toutes les conditions de transparence. Par ailleurs, le Comité central du PT a appelé «les militants à réactiver les comités populaires, en vue d'associer le peuple à la prochaine révision de la Constitution», qui sera soumise au nouveau Parlement, a-t-elle relevé. Pour le PT, les prochaines échéances électorales sont une affaire de tactique et non de principes, a-t-elle fait remarquer. Sihem Oubraham

Lundi 30 Janvier 2011

EL MOUDJAHID

Nation
LE RAPPORT NATIONAL SUR LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME EN ALGÉRIE SERA PRÉSENTÉ EN JUIN
Le rapport sur la base duquel la situation des deroits de l’homme en Algérie sera appréciée en voie de finalisation au ministère des AE, a fait savoir M. Bencherif, responsable des droits de l’homme au département des Affaires étrangères.
C’est au mois de juin que l’Algérie présentera, dans le cadre du second cycle de l’Examen périodique universel (EPU), son rapport sur la situation des droits de l’homme. Ce mécanisme «coopératif est, d’un côté, original par son ampleur et son déroulement et, de l’autre, un outil de promotion de l’universalité, de l’interdépendance, de l’indivisibilité et de l’indissociabilité des droits de l’homme», a indiqué hier à la résidence El-Mithaq, Me Farouk Ksentini, à l’ouverture d’un atelier organisé dans cette perspective. Ainsi, l’Algérie qui «agit en faveur des droits de l’homme» est appelée, rappelle-t-il, à présenter la manière dont les recommandations évoquées dans le rapport final issu de cet examen de 2008 ont été prises en charge. Outre les traditionnels mécanismes existants, l’EPU «apparaît également comme un formidable instrument de diplomatie parallèle, celle des droits de l’homme». Plus loin, le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH) a rappelé, à cet égard, la qualité de sa commission en tant qu'institution nationale des droits de l'homme, «faisant du dialogue, de la compréhension, de la concertation et de l'écoute son credo», et de «l'ouverture sur les réalités et le pluralisme sa méthode». M. Bencherif, responsable des droits de l’homme au niveau du département des Affaires étrangères, a, de prime abord, mis en relief «le rôle de la société civile qui est à la fois un acteur consultatif des pouvoirs publics et un acteur de terrain». Sur sa lancée, il reconnaît que si des avancées

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FRONT DU CHANGEMENT

Le congrès constitutif autorisé
Les membres fondateurs du parti Front du changement ont été autorisés à tenir leur congrès constitutif, a affirmé hier, dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales, M. Daho Ould Kablia. Cette autorisation a été accordée par le ministère de l'Intérieur après que les membres fondateurs du Front du changement eurent procédé aux changements nécessaires pour la conformité avec les dispositions de la loi, a précisé le communiqué. Elle s'inscrit aussi dans le cadre de la poursuite de l'examen des dossiers de création des partis politiques, déposés au niveau du ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales et en application des dispositions de la loi organique n° 12 - 04 du 12 janvier 2012 relative aux partis politiques. Pour rappel, le ministère de l'Intérieur avait annoncé, mardi dernier, que dix nouveaux partis politiques avaient été autorisés à tenir leur congrès constitutif. Il s'agit du Mouvement des citoyens libres (MCL), de l’Union pour la démocratie et la république (UDR), du Parti de la liberté et de la justice (PLJ), du Front de la justice et du développement (FJD - El Adala), de Jil Jadid (JJ), du Front national pour la justice sociale (FNJS), du Front de l'Algérie nouvelle (FAN), du Front El Moustakbal (FM), du Parti des Jeunes (PJ) et du Parti El Karama (PK). Le ministère de l'Intérieur avait rappelé que la délivrance des arrêtés portant agrément des partis politiques était subordonnée à l'étude de conformité du dossier du congrès constitutif avec les dispositions de la loi relative aux partis politiques. Il avait indiqué, en outre, que «l'examen de nouveaux dossiers de création de partis politiques sera engagé avec diligence, au fur et à mesure de leur finalisation par les membres fondateurs, avec lesquels les services du ministère de l'Intérieur demeurent en contact». Le ministre de l'Intérieur, M. Daho Ould Kablia, avait expliqué que «si les dossiers d'agrément de partis correspondaient aux dispositions de la loi, ils seront acceptés sans problème». Sihem O.

Sans complaisance ni partialité

Ph. Bilel

considérables ont été réalisées en Algérie, du chemin reste à parcourir. S’agissant du rapport sur la base duquel l’action de l’Algérie sera appréciée, l’ancien ambassadeur dit qu’il est au niveau du ministère des AE et «sera bientôt terminé». Et d’ajouter : «Cette feuille de route dénote de la présence d’une stratégie. Nous somme dans un pays respectueux.» Explicite, il dit que la diplomatie est au service des réformes démocratiques du pays. Pour sa part, M. Rezzag Bara, conseiller auprès du Président de la République, a expliqué que «si l’on nous demande d’élaborer ce

rapport, cela ne veut aucunement dire que l’Algérie est au banc des accusés». Ce rapport que présentera l’Algérie «fera état des efforts déployés par l’Algérie pour promouvoir les droits de l’homme, sans cacher les lacunes qu’on doit relever en toute objectivité», enchaîne M. Bara. Abondant dans ce sens, il affirme que «les lignes rouges ne doivent jamais être dépassées», à savoir «la politisation des droits de l’homme pour s’ingérer dans les affaires des autres pays. Ce que, précise-t-il, l’Algérie n’acceptera jamais».

En conclusion, M. Bara fixe trois points essentiels sur lesquels le rapport doit être cerné : la réconciliation et la paix, la levée de l’état d’urgence et les réformes dans leur sens global. Lui emboîtant le pas, le docteur Kamel Filali, ex-vice président du Comité des droits des enfants et membre de l’Union africaine du droit international, souligne que la présentation du rapport «n’est pas un procès», ce sont des résolutions soumises à l’Algérie. En termes de suggestion, l’orateur propose un registre national des détenus. Fouad IRNATENE

NADIA AÏT ZAÏ, AVOCATE ET PRÉSIDENTE DU CIDDEF :

“L’Algérie a accepté les recommandations proposées”
«C’était une première expérience pour l’Algérie et pour le mouvement associatif de participer au 1er cycle de l’examen périodique universel de 2008. Nous sommes allées présenter un rapport alternatif, en tant que femmes, et le rapport tournait autour de réserves. Il s’agit de la levée des réserves mises à la convention sur l’élimination de toutes formes de discrimination. En tant que mouvement associatif, cela nous a permis de voir comment fonctionnait ce mécanisme qu’est l’EPU. Des questions ont été souvent impulsées par le rôle du mouvement associatif pour que l’Algérie dise où elle en est dans l’application des droits de l’homme. Des recommandations ont été faites à l’Etat algérien, et ce dernier les a acceptées.» F. I.

NACER MEHAL À AFRIQUE ASIE :

Le nouveau code de l’information, garant de la liberté d’expression
Le nouveau code de l’information en Algérie est garant de la liberté d’expression et ouvre, pour la première fois de l’histoire du pays, le champ audiovisuel au privé national, a indiqué le ministre de la Communication, M. Nacer Mehal.
"La loi organique portant code de l’information est une avancée importante en termes de garanties à la liberté d’expression, soulignée d’ailleurs dès l’article premier de la loi", a assuré le ministre dans un entretien au mensuel Afrique Asie à paraître le 1er février. M. Mehal a, dans ce contexte, rappelé que cette loi, adoptée récemment par le Parlement et parue au Journal officiel, apporte beaucoup de choses pour le secteur de la communication, dont l’ouverture du champ audiovisuel à l’investissement privé national et la définition de la régulation des activités dans la presse en général. Les autres grandes lignes concernent le retour des autorités de régulation, l’une pour la presse écrite, l’autre pour l’audiovisuel, en plus de la protection des droits moraux et sociaux des journalistes, a-t-il ajouté, signalant que la nouvelle loi a "totalement" éliminé, sur instruction du Président de la République, les peines privatives de liberté qui existaient dans la loi 90-07, et elle réduit les délits de vingt-quatre à onze, avec des amendes aux auteurs de diffamation ou de non-respect des règles énoncées. Interrogé si cette nouvelle loi a prévu des garde-fous contre "la mainmise monopolistique" des grands groupes financiers et industriels dans ce secteur, le ministre a assuré que le code de l’information, désormais en vigueur, a instauré un "balisage pour précisément éviter l’accaparement des médias par ces forces de l’argent". "On a même introduit dans la loi l’actionnariat des rédactions. Il reste que la tendance est planétaire. Il nous faut être extrêmement vigilants devant ces évolutions, sinon nous assisterons à un nouveau hold-up de droits politiques de la majorité des citoyens", a-t-il souligné. Sur l’ouverture précisément de l’espace audiovisuel au privé national, M. Mehal a signalé qu’il n’y a pas, jusque-là, de demandes formelles parce qu’il faut attendre la loi spécifique sur l’audiovisuel qui fixera les conditions de créations de chaînes radio et TV. Ensuite, il appartiendra à l’autorité de régulation de l’audiovisuel de déterminer les cahiers des charges. A la question de savoir si le secteur audiocomme c’était le cas dans le passé sur les autres chaînes satellitaires". "J’ai toujours affirmé que les Algériens doivent parler aux Algériens des problèmes algériens. Sans complexe, sans tabou, mais, j’insiste, avec une élévation du niveau du débat. Je souhaiterais, en deux mots, un débat civilisé qui donne la mesure de la progression démocratique de mon pays", a-t-il dit. S’agissant d’une éventuelle autorisation de l’investissement étranger dans le secteur des médias en Algérie, M. Mehal a répondu par la négative. "Ma réponse est brève : non ! Parce que, c’est la pratique dans nombre de pays, y compris en France. Je connais par expérience la tentative d’investisseurs arabes qui voulaient ouvrir une chaîne télévisée à partir de Paris. Après trois années de procédures et d’embûches, ils ont compris et abandonné leur projet", a-t-il dit. Pour relever le défi de transformer l’image ancienne de la télévision pour la placer en position de force et la mettre à l’abri de manipulations politiques ou des images, le ministre a recommandé, pour se prémunir de ces virus, de produire les anticorps, en ouvrant les espaces de débats, de confrontation des idées et des programmes, pour "construire une démocratie qui prépare nos jeunes à la défendre et à la protéger".

visuel public aura les moyens pour concurrencer les nouvelles chaînes et comment seront les chaînes gouvernementales publiques transformées en chaînes de service public, il a assuré que le processus de changement du secteur audiovisuel public est en cours. "Je peux vous assurer que le service public est de plus en plus élargi dans la sphère audiovisuelle. L’opposition a toute sa place dans le débat politique algérien, et, croyez-moi, c’est une avancée non négligeable pour se réapproprier l’audimat", a soutenu le ministre de la Communication. Pour lui, il s’agit de "réapprendre aux Algériens à suivre les programmes sur leurs chaînes et non plus à zapper exclusivement

Lundi 30 Janvier 2012

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Nation
LE MINISTRE DE L’AGRICULTURE ET DU DÉVELOPPEMENT RURAL À MSILA

EL MOUDJAHID

AIR ALGÉRIE

Benaïssa veut un meilleur taux de croissance
Le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, M. Rachid Benaïssa, a invité, hier à Msila, les professionnels et l'administration locale de son secteur à déployer "plus d'efforts" pour augmenter la production agricole de la wilaya.

Annulation du préavis de grève du personnel navigant commercial

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e ministre qui présidait, au 2e jour de sa visite d’inspection à Msila, la cérémonie d’installation du Conseil de wilaya de l'agriculture et du développement rural, a ajouté que le taux de croissance du secteur, qui avait atteint durant la saison agricole 2010-2011 les 10,99 %, reste "faible si l’on considère les ressources locales, dont une surface agricole irriguée de 37.000 hectares". Des efforts supplémentaires restent à fournir "même si ce taux est légèrement supérieur au taux national (10,56 %), et même si la valeur de la production avait été de l’ordre de 45 milliards de dinars, classant la wilaya en 13e position à l'échelle nationale", a insisté M. Benaïssa, appelant à "l’utilisation des techniques économes en eau" et à "l'élargissement des surfaces irriguées". S’agissant du Conseil de wilaya de l'agriculture et du développement rural installé par le ministre au siège de la wilaya, il constitue, a-t-il souligné, "un espace de concertation et d'homogénéisation des visions pour la résolution des

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problèmes entravant le secteur". Le conseil regroupe des membres des collectivités locales, de l'administration et des offices du secteur agricole, des représentants de la banque de l’Agriculture et du Développement rural (BADR), des industriels et des opérateurs d’autres secteurs en rapport avec l'agriculture. M. Benaïssa a fait part de son souhait de voir cette structure "participer activement à la mise en œuvre des dispositifs de développement rural" et "s'affirmer en tant que force de proposition". Le ministre a annoncé à cette occasion la programmation de plusieurs opérations pour le secteur dans la wilaya, dont la construction d'un réseau de 100 km de lignes électriques et la réalisation de 200 km de pistes agricoles. Il a également fait état de la mobilisation de 3,7 milliards de dinars "au cours des trois prochaines années", pour l'octroi de crédits aux agriculteurs et le financement de plusieurs opérations de développement rural.

OLÉICULTURE

L’Algérie compte plus de 32 millions de plants

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e secteur oléicole en Algérie "est en plein développement, après avoir traversé une crise profonde, dans les années 1980", a estimé l'expert italien, Marco Oreggia, dans un guide sur cette culture rendu public récemment à l'occasion d'un Salon spécialisé à Rome. L'Algérie figure parmi les 43 pays dans le monde qui produisent de l'huile d'olive extra-vierge, selon le guide Flos Olie 2012 réalisé par cet expert et journaliste italien. Au cours des années 1990, le secteur oléicole "était encore en pleine décadence, il était abandonné et manquait de subventions de l'Etat de sorte que la superficie consacrée à l’oliveraie avait dramatiquement été réduite", selon l'auteur qui révèle : "Aujourd'hui, l'olivier est de plus en plus répandu (dans le pays), et l'on compte plus de 32 millions de plants". Selon l'expert, "malgré des conditions climatiques défavorables marquées notamment par la sécheresse, divers facteurs ont contribué à l'augmentation de la production oléicole". Dans ce cadre, il a cité, "en premier lieu, la relance du secteur agricole, qui a bénéficié d'un plan national de développement", soulignant que "de grands progrès restaient à accomplir pour que le secteur devienne compétitif sur le marché international et atteigne les standards de production des pays de la région". Le chercheur a dénombré en Algérie quelque "1.868 unités d'extraction d'huiles d'olive en majorité fonctionnant selon le système traditionnel (Maâssara)". Par ailleurs, il a souligné qu'au cours de ces dernières années, a été entamé un processus de modernisation des plantations, notamment avec la contribution de l'Italie". D'autres pays de la région producteurs d'huile d'olive extravierge figurent dans ce guide, notamment la Tunisie, le Maroc, la Libye et l'Egypte. Du point de vue territorial, la majorité de la production provient des régions du nord de l'Algérie, bien que des quantités significatives soient produites dans les zones de Guelma (Est) et Relizane (Ouest), a fait savoir l'expert. "Cette configuration de l'oliveraie en Algérie a été déterminée au cours de son histoire, qui a ici, des racines très anciennes : l'olivier sauvage était probablement présent dans le pays avant le douzième millénaire et que l'olive (Azemmour) dans la langue berbère, qui n'a pas de racine étymologique, laisse supposer que sa culture était pratiquée avant l'arrivée des Phéniciens", selon l'auteur. L'expert estime, cependant, que "la période mise en évidence coïncide avec la domination romaine : elle a été introduite dans les régions de l'empire pour sédentariser la population dans le Tell et assurer l'approvisionnement de Rome, avant d'arriver aux confins du Sahara, une région alors encore fertile". "L'huile est l'objet d'un intense commerce interne et constitue une source importante de revenus pour l'Empire romain : le long des principales voies de communication surgissent des magasins d'Etat pour alimenter les échanges entre les villes", a également rappelé l'expert, affirmant que "le déclin de l'oléiculture a com-

mencé plutôt avec la domination des Vandales et des Byzantins". "C'est alors que les plants ne survivent que dans les zones montagneuses, en Kabylie et dans les Aurès, et où ils se trouvent encore aujourd'hui. Parmi les variétés les plus précieuses et les plus résistantes au froid, le «Chemlal», suivie par le «Limli»", a-t-il relevé. Ces variétés "prospèrent dans la région de la Kabylie aux côtés des variétés appelées +Aberkane+ et +Azeradj", fait-il savoir, ajoutant qu’"outre celles-là, il y a la +Rougette+, variété rustique bien adaptée aux terres arides, et la +Blanquette+, variété typique de la région de Constantine, tandis que dans la région d'Oran, est cultivée la «Sigoise», qui est appréciée aussi comme olive de table", mai aussi d'autres variétés appelées +Bouchouk, Dahbia et Ferkani".

e syndicat du personnel navigant commercial (PNC) d’Air Algérie a annulé hier son préavis de grève annoncé la semaine dernière, a affirmé le président du Syndicat national du PNC algérien (SNPNCA), M. Yacine Hamamouche. “Le préavis de grève a été levé aujourd’hui (hier dimanche, ndlr) lors d’une réunion des responsables syndicaux du PNC”, a-t-il déclaré à l’APS. La levée de ce préavis de grève est le résultat, a-t-il dit, de la signature jeudi soir d’un accord entre les responsables syndicaux du PNC et la direction générale de la compagnie, qui s’engage à prendre en charge les revendications socioprofessionnelles de cette corporation. Le syndicat du PNC avait menacé d’observer une grève à compter du 31 janvier dans le cas où les engagements pris par la direction générale en juillet dernier, notamment ceux relatifs aux augmentations des salaires, ne sont pas concrétisés. Le PDG d’Air Algérie, M. Mohamed Salah Boultif, avait annoncé vendredi à l’APS que “la direction générale de la compagnie avait signé jeudi soir un protocole d’accord avec les responsables de la section syndicale du PNC, affiliée à l’UGTA, et avec ceux du Syndicat national du personnel navigant commercial algérien (SNPNCA). Cet accord porte sur la situation interne de la corporation”. M. Boultif avait précisé qu’en vertu de cet accord, constituant l’aboutissement de plusieurs mois de discussions entre les deux parties, “des corrections seront apportées à certaines indemnités” spécifiques au personnel de bord. Selon lui, “le protocole d’accord vient concrétiser le contenu du procès-verbal signé en juillet dernier entre la direction générale et les responsables syndicaux du PNC”, ajoutant que l’annonce de l’annulation du préavis de grève, déposé lundi dernier, se fera ce dimanche. M. Boultif a fait savoir, par ailleurs, que certaines revendications du PNC qui ne relèvent pas des prérogatives de la direction générale seront soumises aux autorités compétentes pour les prendre en charge. Parmi ces revendications figurent, a-t-il dit, l’abattement sur l’IRG (impôt sur le revenu global) lorsqu’il s’agit de survol des zones "inhospitalières" comme les déserts, les mers et les océans, ainsi que l’augmentation de l'allocation de devises. Une réunion s'était tenue mercredi matin entre le secrétaire général d’Air Algérie, M. Abderrahmane Halimi, et les responsables syndicaux du PNC, dont M. Hamamouche, dans le but d'examiner l’ensemble des points contenus dans le procès-verbal de réajustement salarial, conclu par les deux parties en juillet dernier. Le SG d'Air Algérie avait indiqué dimanche que “certaines revendications du PNC ont été déjà prises en charge, alors que d’autres, dont le traitement nécessite un peu plus de temps, le seront très prochainement”. M. Halimi avait souligné, par ailleurs, que le dialogue et la concertation entre la DG de la compagnie et l’ensemble des travailleurs "n’ont jamais cessé, et ce dans l’intérêt de tous".

Lundi 30 Janvier 2012

EL MOUDJAHID

Nation
TITULARISATION DES ENSEIGNANTS CONTRACTUELS

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Le concours organisé au mois de février
L’évaluation de la mise œuvre des recommandations proposées lors de la dernière rencontre régionale des wilayas du Sud a eu lieu les 11 et 12 janvier dans la wilaya de Tamanrasset a été à l’ordre du jour d’une autre rencontre de coordination des directeurs de l’éducation des wilayas relevant de cette région.

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l s’agit notamment des dispositions relevant du recrutement pour l’encadrement des cycles moyen et secondaire, du renforcement pédagogique par la mise à la disposition des élèves de supports pédagogiques supplémentaires et modernes et de l’élargissement des cours de soutien scolaire. Et, c’est dans cette perspective que le ministre de l’Education, M. Boubekeur Benbouzid a annoncé, en marge de cette rencontre, que la fonction publique «s'apprête à organiser le concours de titularisation des enseignants contractuels en février» soit juste après l'entrée en vigueur de la loi de finances 2012. Il a précisé à ce propos, que le problème des contractuels «sera résolu définitivement». Puisque tous les postes budgétaires qu'occupent, actuellement, ces remplaçants seront maintenus et ceux-ci pourront ainsi garder leur poste s'ils répondent aux conditions (licence dans la spécialité). Le ministre de l'Education nationale a, d'autre part, rappelé que les parties concernées ont, à ce jour, examiné le cas de 30.000 remplaçants contractuels en application d'une instruction ministérielle fixant les mode et conditions de titularisation directe des enseignants contractuels travaillant au sein d'établissements éducatifs relevant du ministère de l'Education nationale. Il a ajouté que les postes budgétaires existant en application des instructions du Premier ministre ont dépassé les 50.000, soulignant que le secteur de l'éducation nationale «ne souffre aucun déficit en matière de postes budgétaires». Le problème «concerne certains problèmes bureaucratiques générés par des lois de la fonction publique inadaptées à la situation actuelle», a-t-il tenu à faire

remarquer. M. Benbouzid a affirmé enfin, que le problème a été pris en charge par la direction de la fonction publique et les lois amendées se trouvent, actuellement, sur la table du Premier ministre pour signature.

1.000 enseignants de français recrutés pour pallier définitivement le déficit
Par ailleurs, il a été convenu entre les responsables du secteur et leur tutelle, que la couverture des besoins des wilayas du Sud en matière d’encadrement pédagogique, notamment dans les régions enclavées, doit être basée sur le recrutement d’enseignants qualifiés et spécialisés et la mobilisation des moyens pédagogiques nécessaires pour le bon fonctionnement des établissements scolaires. Dans ce contexte, 1.000 enseignants de langue française, tous cycles confondus, ont été recrutés tout récemment au niveau de ces wilayas afin de pallier définitivement le déficit enregistré en la matière. Le premier responsable du secteur a affirmé avoir constaté lors de sa dernière visite qu'"aucune région du grand Sud, à savoir Tamanrasset, Illizi, Béchar et Adrar ou encore Tindouf jusqu'à Tin Zaouatine, ne manquait d'enseignants en langue française". En vue de pallier le déficit estimé à environ 1.000 enseignants, «des enseignants des wilayas du Nord ont été sollicités et ont bénéficié d'importantes mesures incitatives à l'instar des logements mis à leur disposition pour leur permettre d'accomplir leurs missions dans de bonnes conditions», a précisé M. Benbouzid. Il faut dire que, au vu de l’éloignement, ces wilayas doivent disposer de tous les moyens nécessaires

au même titre que les wilayas du Nord pour faire aboutir les réformes du secteur. Un programme de prise en charge de cette question a été tracé avec un quota de 6.000 logements alloués dans un premier temps pour couvrir les besoins les plus urgents du secteur non sans compter sur les efforts complémentaires des walis ainsi que sur ceux des inspections de la fonction publique qui vont déroger à certaines formes de recrutement nécessitant beaucoup plus de temps. Selon le ministre la situation en matière de couverture des besoins pédagogique est maîtrisable. Pour ne citer que Tamanrasset, le nombre total des besoins est de 37 enseignants, tous cycles confondus. 16 dans le primaire, 3 dans le moyen et 7 dans le secondaire dont 17 en langue étrangère et 2 en mathématiques ainsi que d’autres spécialités

de confort, créées dans le cadre de la réforme, telle que l’éducation artistique. Par ailleurs, ces wilayas ont vu la création de commissions pédagogiques au niveau de tous les paliers de l’enseignement qui ont pour mission l’encadrement des élèves tout au long de l’année scolaire et l’améliorer des résultats des différents examens de fin d’année scolaires. Selon les directives du ministre ces

commissions devraient prendre en charge de manière permanente les élèves à travers la coordination continue avec les directeurs de l'éducation d'une part et l'Inspection générale de la pédagogie d'autre part et ce afin d'assurer le suivi pédagogique de l’élève et la disponibilité de moyens didactiques au niveau des différents établissements scolaires. Sarah SOFI

M. Benbouzid réfute tout lien entre l'enseignant agressé à Relizane et les photos publiées
Le ministre de l'Education nationale, M. Boubekeur Benbouzid a réfuté, hier, à Alger "tout lien" entre l'enseignant qui a été agressé par un de ses élèves dans la wilaya de Relizane et les photos publiées par certains quotidiens ou sites sociaux. Le ministre, qui s'exprimait en marge de la réunion de coordination avec les directeurs de l'éducation des wilayas du Sud, a affirmé avoir parlé avec le directeur de l'éducation de la wilaya de Relizane qui lui a précisé que les photos de l'enseignant agressé publiées par certains quotidiens et sites sociaux "n'ont absolument rien à voir avec l'enseignant concerné". Nouvellement recruté, l'enseignant, en question, n'a pas été frappé comme l'a rapporté la presse, a dit le ministre dénonçant "un mensonge". Il a révélé avoir donné des instructions au directeur de l'éducation de Relizane pour qu'il rende public un communiqué portant les informations et détails sur cette affaire. Par ailleurs, M. Benbouzid a souligné "l'intérêt particulier" accordé par son département à la lutte contre la violence dans les écoles à travers l'application des lois soulignant que la réalisation d'un tel objectif "passe par la mise à contribution de tous les secteurs outre la société et la famille".

SECURITE DE L’INFORMATION

BRITISH COUNCIL

L’Algérie accuse un important retard

E

n tant que processus de protection des données, la sécurité de l'information s’étend, au-delà des systèmes informatiques et de l'information électronique, à tous les aspects de la sûreté, la garantie, et la protection d'une donnée, quelle que soit sa forme. Aussi, face à la prolifération de l’information, les menaces et les attaques des banques de donnés se sont multipliées à tous les niveaux. Selon des estimations, la sécurité de l’information, qui a pris le dessus ces dernières années sur la sécurité informatique, a mobilisé de par le monde, pour la seule année de 2011, l’important budget de 1.000 milliards de dollars. Face aux nouveaux défis, les Etats s’organisent pour opposer à la cybercriminalité des solutions globales de cybersécurité. L’Algérie qui s’est engagé dans une stratégie d’informatisation et de mise en ligne des divers services administratifs, économiques et autres à travers, notamment le projet e-gouvernement enregistre encore du retard en matière de sécurisation des flux d’information qui prolifèrent en faveur de la généralisation de l’internet. D’où la rencontre, d’hier, au niveau du cyberparc de Sidi Abdellah sur la sécurité et la protection des données ayant regroupé plusieurs intervenants algériens, suisses et canadiens dans le domaine. Le département des TIC, organisateur de l’évènement, compte, en effet, tirer profit du retard cumulé pour asseoir une approche globale bien réfléchie inspirée des initiatives les plus réussies de part le monde à l’instar des expériences suisse et canadienne. «Nous sommes en retard dans le domaine de la sécurité de l’information, mais nous allons tenir compte des

Formationauprofit deschambres decommerce etdesentrepreneurs

U
Ph. : Wafa
systèmes déjà en place et en tirer profit», a déclaré le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, M. Moussa Benhamadi. Ce dernier fait part de la mise en place prochaine d’une organisation dotée d’un budget pour traiter la sécurité de l’information dans le cadre d’une approche globale élargie à toute forme d’information qu’elle soit administrative, politique, décisionnelle, économique ou autres. Des experts seront associés à cette nouvelle organisation, qui prendra la forme de conseil ou autres, avec pour objectif de sécuriser tous les systèmes d’information, de travailler la culture de l’individu en matière de sécurisation des données et de mettre en confiance les décideurs dans le cadre d’une approche nationale «globale et systémique». Interrogé sur la possibilité d’associer dans ce processus le jeune génie algérien qui s’est exprimé ces dernières années par des actes de hacking contre des institutions étrangères dans le cadre de l’organisation de hackers dite «Anonymous», le ministre fait part de l’existence d’actions visant à exploiter au mieux ce génie, sans pour autant donner d’amples détails. Cela dit, les spécialistes présents à la rencontre, d’hier, s’accordent à dire que la sécurité de l’information est une question de tous les jours qui exige des solutions globales et l’implication de tous, puisque «l’ennemi est souvent inconnu» dans un monde virtuel où «l’employé dévoué du jour peut se transformer en hacker de nuit», explique Dr Jean-Luc Pillet, co-directeur du Comité scientifique information sécurité de l’Université de Genève. Hamida B.

INAUGURATION DE WHITE SEA BUSINESS SCHOOL AU CYBERPARC DE SIDI ABDELLAH

Une école au service de l’innovation, management et entrepreneuriat
Une nouvelle école de formation dans l’innovation, le management et l’entrepreneuriat a été inaugurée, hier, au niveau du Cyberparc de Sidi Abdellah. Dans le sillage des différents projets de modernisation de la société algérienne touchant à différents domaines, «White Sea Business School», que gère M. Zoubir Benleulmi, se propose de former des «talents en management» qui permettront aux entreprises de réaliser leurs projets et d’être compétitives. L’école a déjà lié des partenariats avec les différents ministères, les universités, les centres de recherche, les agences spécialisées et les entreprises nationales et internationales. H. B.

ne formation de trois jours en langue anglaise a été lancée, hier, à Alger par British Council à l'attention des Chambres de commerce, des entrepreneurs et des entreprises algériens désirant créer des écoles de langue anglaise en Algérie. Cette formation intervient suite à la "forte demande" relative à l'expertise que pourrait apporter le Royaume-Uni en matière de création et de soutien de ces écoles, a indiqué l'ambassadeur britannique à Alger, M. Martyn Roper dans une allocution d'ouverture de cette session. Il a précisé qu'il s'agit d'un "projet-pilote" auquel l'ambassade, à travers British Council, apportera son appui technique. Par ailleurs, M. Roper s'est félicité des "bonnes relations" qu'entretiennent l'Algérie et le Royaume-Uni dans divers domaines, notamment la lutte contre le terrorisme, le commerce et le tourisme. De son côté, le directeur du British Council, M. Jeremy Jacobson, a relevé le "grand engouement" des Algériens pour la langue anglaise, affirmant que l'institution qu'il dirige les aidera à lancer des écoles à cet effet. M. Jacobson a évoqué, à cet égard, l'expérience du British Council en Europe, notamment en Roumanie où des écoles de formation ont été créées et qui ont assuré l'enseignement de l'anglais dans ce pays.

Lundi 30 Janvier 2012

EL MOUDJAHID

Nation
Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Djamel Ould Abbès, a affirmé hier à Alger la nécessité du soutien de l'entreprise publique de production pharmaceutique Saidal, fleuron de l'industrie pharmaceutique en Algérie.

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MIMOUNE À EL OUED

Une école de tourisme bientôt a Adrar
De notre envoyée spéciale à El Oued : Salima Ettouahria

OULD ABBES VISITE L’UNITÉ DE PRODUCTION DE GUE DE CONSTANTINE

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e ministre du Tourisme, M. Smail Mimoune, a annoncé hier à El Oued, la création prochaine, dans le Grand-Sud algérien, d’une école destinée à la formation dans le domaine touristique. La création de cette école de formation est prévue dans la wilaya d’Adrar, au regard de la nécessité pour le secteur de ce type d’investissement, a indiqué le ministre lors d’une visite de travail et d’inspection dans la wilaya d’El Oued. Le ministre a fait état, dans ce contexte, de l’existence d’un plan d’action, en coordination avec le secteur de la formation professionnelle, pour l’ouverture de filières de formation de jeunes dans le domaine du tourisme, à travers l’ensemble des wilayas du pays. Lors de sa visite, effectuée dans un certain nombre d’infrastructures relevant du secteur du tourisme et de l’artisanat, d’amples explications lui ont été fournies. Le ministre a indiqué que la wilaya d’El Oued recèle d’énormes potentialités touristiques, et qui ne sont pas encore exploitées, faute du manque d’infrastructures dans cette région. M. Mimoune a, en outre, inauguré la maison de l’artisanat traditionnel d’El Djamaa, avant de s’enquérir du projet de réalisation d’un village touristique, au niveau de la ville d’El Oued. Ce projet gigantesque de 10 milliards de dinars de l’homme d’affaires Djillali Mehri,

Le ministre souligne la nécessité de soutenir le groupe Saidal

M
sera doté de 20 000 palmiers et oliviers, en plus d’un village touristique. Concernant la réhabilitation de l’hôtellerie, le ministre a indiqué que neuf infrastructures hôtelières sont prévues au niveau du Sud, pour un montant de 70 milliards de dinars. Il a indiqué à ce titre que l’hôtel El Aurassi sera réceptionné avant fin février. Par ailleurs, le ministre a souligné le rôle des technologies de l’information et de la communication dans la commercialisation de la destination Algérie. S. E.

COOPERATION PARLEMENTAIRE

. Ould Abbès a indiqué lors d'une visite à l'unité de production du groupe Saidal de Gué de Constantine qu'il «compte beaucoup» sur ce groupe aux côtés des producteurs privés pour la promotion de la production nationale afin de couvrir 70% des besoins nationaux à l'horizon 2014. L'Etat a accordé une importance particulière au groupe à travers un soutien financier de 17 milliards de DA pour le renouvellement des équipements de ses unités de production, a-t-il ajouté. La capacité de production de l'unité de fabrication de médicaments BIOTIC du groupe Saidal de Gué de Cons-tantine est estimée à 21 millions d'unités par an, avec un chiffre d'affaires de près de 1,8 milliard de dinars. L'unité de Gué de Constantine souffre actuellement de l'exiguïté des services de production et de stockage (en dépit d'une superficie de 45 000 m2) en sus de la précarité de certains équipements dont l'acquisition remonte à 20 ans. Le PDG du groupe, M. Boumediene Derkaoui, a présenté un exposé détaillé sur l'unité Gué de Constantine cons-truite en 1949, soulignant qu'un projet d'étude est en cours d'élaboration pour son extension. S'agissant du sérum sucré et salé dont la capacité de production par le groupe est estimée à 8 millions d'unités, M. Derkaoui a affirmé que la production de cette solution atteindra à l'avenir 12 millions d'unités par an après la création d' «une nouvelle unité aux environs d'Alger et la conclusion d'un partenariat avec un laboratoire étranger spécialisé dans ce domaine.

Le ministre a appelé dans ce con-texte à l'accélération de la production de cette matière vitale qui a connu une pénurie durant les dernières années ayant conduit à des perturbations dans le fonctionnement des services chirurgicaux dans les hôpitaux. Il a affirmé à ce propos que la production nationale de cette solution sous toutes ses formes atteindra prochainement les 34 millions d'unités. L'unité de Gué de Constantine du groupe Saidal emploie 260 travailleurs et produit des médicaments purement algériens.

Si Affif reçoit l’ambassadeur des USA en Algérie

MAWLID ENNABAOUI

D

ans le cadre de ses activités parlementaires, le président de la commission des affaires étrangères, de la coopération et de la communauté nationale à l’APN, Abdelhamid Si Affif, a eu un entretien avec Son Excellence, l’ambassadeur des Etas-unis d’Amérique, accrédité en Algérie, Henry S. Ensher, pour une rencontre de travail et de courtoisie. C’est ce qui ressort du communiqué transmis à la rédaction par la direction de l’information et de la communication de l’Assemblée populaire nationale. Lors de cette rencontre, les deux hommes ont traité des relations amicales entre les deux pays et abordé les voies et les moyens de renforcer le cadre de la coopération bilatérale, notamment en ce qui concerne les affaires parlementaires, ainsi que le rôle que devra jouer la diplomatie entre les deux institutions. Lors de cet entretien, le président de la commission des affaires étrangères à l’APN a présenté un état des lieux de l’activité de l’Assemblée et donné un aperçu exhaustif au sujet des réformes politiques globales que le pays a entreprises à l’initiative du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et

qui sont en cours de concrétisation. Si Affif a par ailleurs affirmé l’importance des lois que le Parlement dans ses deux chambres vient d’adopter en ce qui concerne la prise en charge des garanties du déroulement dans la transparence et l’impartialité de l’administration, des conditions exigées par l’ensemble des acteurs politiques et des personnalités nationales en vue de la réussite du prochain scrutin relatif aux élections législatives. Et pour renforcer la relation de confiance entre la classe politique et l’administration, d’autres garanties ont été assurées par le Chef de l’Etat qui a appelé les services concernés à procéder à l’invitation des observateurs internationaux (organisations régionales et internationales) pour la surveillance des élections législatives. Les deux parties se sont également entretenues des questions sur l’actualité nationale abordant les derniers développements sur la scène régionale en relation avec la lutte contre le phénomène du terrorisme transnational, ainsi que les moyens de se concerter davantage au sujet de la coopération sur des sujets d’ordre commun aux deux pays. Houria A.

Le ministère de la Santé met en garde contre le danger des produits pyrotechniques

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e ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a mis en garde les citoyens contre le danger que représente l'utilisation des produits pyrotechniques à la veille de la célébration de la fête du Mawlid Ennabaoui Echarif, anniversaire de la naissance du Prophète Mohamed (QSSSL). Appelant les citoyens à faire montre de vigilance, le ministère de la Santé a relevé, dans un communiqué, que les produits pyrotechniques tels que les pétards et les feux d'artifice présentent un «danger réel» et peuvent provoquer de graves accidents menaçant l'intégrité physique de leurs usagers et leur entourage. Chaque année des accidents surviennent et mettent en danger la vie d'individus, a prévenu la même source, regrettant que la fête tourne ainsi au «drame». Les produits pyrotechniques sont responsables de risques d'incendies, de pollution sonore causée par la déflagration des pétards, de détérioration de l'ouïe et de brûlures graves. L'explosion d'un

pétard dans la main peut également entraîner la perte de doigts, et sa projection dans l'œil risque d'entraîner la cécité, a précisé le ministère de la Santé. Les enfants et les adolescents sont les plus touchés par ce type d'accidents et sont aussi les plus vul-

nérables du fait qu'ils ne mesurent pas l'ampleur du danger, a-t-il expliqué. Le Mawlid Ennabaoui sera célébré le 12 Rabie Al awal 1433 correspondant au dimanche 5 février 2012, avait annoncé le ministère des Affaires religieuses et du Wakf.

275 tonnes saisies en janvier 2012 au port d’Alger

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rès de 275 tonnes de produits pyrotechniques ont été saisies par les services de contrôle de la direction régionale des douanes du port d'Alger, a-t-on appris hier auprès d'une source douanière. Les opérations de contrôle se sont soldées durant janvier 2012, à l'approche de la fête du Mawlid En Nabawi, par la saisie de 11 conteneurs de produits prohibés d'une quantité globale de 275 tonnes, contre seulement neuf conteneurs (225 tonnes) durant toute l'année 2011, précise la même source douanière au port d'Alger. Les produits pyrotechniques sont généralement importés de Chine avec des registres du commerce empruntés et sont souvent dissimulés dans des conteneurs de marchandises, objets de fausses déclarations, selon les explications de professionnels du transit maritime. Le renforcement du dispositif de lutte contre l'importation des produits pyrotechniques, qui se limitait au niveau du port d'Alger à la seule période précédant la célébration de la naissance du Prophète Mohamed (QSSL), est désormais étendu à toute l'année.

ABDELMALEK SELLAL REÇOIT LE DIRECTEUR EXÉCUTIF DE L’ONU CHARGÉ DE L’HABITAT

L’Algérie sollicitée pour aider les pays subsahariens

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’ exprimant à l’issue du têteà- tête qu’il a eu hier avec notre ministre des Ressources en eau, le secrétaire général adjoint des Nations unies, directeur exécutif de l’ONU chargé de l’habitat, souhaite que l’Algérie fasse profiter de son expérience les pays subsahariens du continent africain. Joan Clos, qui se trouve dans notre pays depuis hier, estime en ef-fet que notre pays peut aider ses voisins à mettre en place des politiques adéquates en matière de ressources en eau et affirme que la région, qui souffre terriblement de

la rareté de l’eau, peut profiter de l’expérience algérienne. «Nous sommes vraiment intéressés par le modèle algérien, et nous avons pu constater les réalisations faites par l’Algérie depuis plusieurs années déjà, notamment en ce qui concerne la mobilisation des ressources hydriques à travers, notamment, la réalisation des barrages ou encore les stations de dessalement de l’eau de mer», explique-t-il, indiquant au passage que les débats avec Abdelmalek Sellal ont été fructueux. Ce dernier notera de son côté que cette rencontre a été une excellente opportunité pour échan-

ger les points de vue et souligné à ce propos que l’accent a été mis sur les possibilités de renforcement de la coopération Sud-Sud, plus particulièrement, ajoutera-til, lorsqu’il s’agit d’une question aussi vitale que celle de l’eau. «En tout cas, notre hôte s’est dit satisfait de la stratégie mise en place par l’Algérie en matière de mobilisation des ressources hydriques et il a reconnu que de gros efforts ont été consentis à cet effet par l’Etat algérien», lâche, tout sourire, notre ministre des Ressources en eau. SAM

Ph. T. Rouabah

Lundi 30 Janvier 2012

EL MOUDJAHID

Economie
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CRÉATION DE MICRO-ENTREPRISES

PROJET DE RELANCE DE LA BOURSE D'ALGER

Djoudi donne son feu vert
Le ministère des Finances a donné son approbation à un projet de relance de la Bourse d'Alger à travers l'amendement du règlement général de cette Bourse, a indiqué hier le directeur général de la Société de gestion de la Bourse des valeurs, M. Mustapha Ferfera.

Augmentation de 70% des nouveaux emplois entre 2010 et 2011
e ministre du Travail, de l'Emploi et de la Sécurité sociale, M. Tayeb Louh, a affirmé samedi à Alger que la création d'emplois avait augmenté de 70% de 2010 à 2011. M. Louh qui présidait l'ouverture de la rencontre nationale des directeurs de wilayas de l'emploi a indiqué que le nombre d'emplois créés par le biais de l'Agence nationale de soutien à l'emploi des jeunes (ANSEJ) et la Caisse nationale d'assurance chômage (CNAC) est passé de75.936 emplois directs en 2110 à 128.357 emplois en 2011, soit un taux de 70%. Il a précisé que le nombre de micro-entreprises créées dans ce cadre a atteint 61.111 en 2011 contre 30.106 entreprises en 2010, ajoutant que le nombre d'emplois créés dans le cadre de la microentreprise a dépassé l'objectif escompté, sachant, a-t-il dit, que le plafond fixé pour la création d'emplois par le biais de l'ANSEJ et la CNAC est de 50.000 micro-entreprises par an. Cette augmentation s'explique par les nouvelles mesures arrêtées lors du Conseil des ministres du 22 février 2011, notamment celles liées aux décisions de valorisation de ces organes qui visent la promotion de l'emploi. Il a souligné, d'autre part, que ces mesures ont apporté des facilités en matière de création de micro-entreprises et aplani les difficultés qui se dressaient par le passé devant les jeunes chose qui a permis d'enregistrer par la suite, une "grande affluence" des jeunes sur ces organes en 2011. Concernant le dispositif d'aide à l'insertion professionnelle, le ministre du Travail a déclaré que les nouveaux dispositifs relatifs à l'emploi ont permis le recrutement de 660.810 demandeurs d'emploi en 2011 contre 273.141 en 2010. Pour ce qui est des résultats obtenus par l'ANSEJ, il a indiqué que l'agence a pu, aux côtés de 16 agences d'emploi privées, de placer un total de 212.000 jeunes dans le secteur économique en 2011, grâce au programme de réformes et de modernisation. Par ailleurs, M. Louh a insisté sur l'importance de la formation dans l'acquisition de la qualification, soulignant le "grand déficit" que connaissent certaines spécialités dans le monde du travail, notamment celles liées aux grands projets nationaux tels le bâtiment, les travaux publics et l'autoroute. Il a évoqué le programme de formation au titre de la convention conclue entre les ministères du Travail et de la Formation et de l'Enseignement professionnels en direction des jeunes âgés de 16 à 20 ans. 9.716 jeunes demandeurs d'emploi ont bénéficié de ce programme de formation dans différentes spécialités, outre l'inscription de 1.034 autres jeunes en 2011. Les travaux de la rencontre des directeurs de wilaya de l'emploi consacrée au bilan de l'année 2011 et perspectives 2012 à l'échelle nationale se déroulent à huis clos.

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e projet élaboré par la Commission d'organisation et de surveillance des opérations de Bourse (COSOB) en vue de stimuler le marché des valeurs mobilières "se trouve actuellement au niveau du secrétariat général du gouvernement et sera publié prochainement au Journal officiel (JO)", a déclaré à l'APS M. Ferfera. Selon ce responsable, les modifications apportées au règlement général permettront une réorganisation de la Bourse d'Alger avec la création de deux nouveaux compartiments de négociation. En plus du marché principal réservé aux grandes entreprises, un compartiment dédié aux PME accompagnées d'un promoteur en Bourse et un marché de blocs des obligations assimilables du Trésor (OAT) seront ainsi créés. "Cette séparation est nécessaire parce que les conditions d'introduction en Bourse, initialement fixées, s'adressaient à une catégorie d'entreprises dites plutôt grandes. Ces conditions d'éligibilité sont plus ou moins rigoureuses. Or, la PME n'a pas les moyens financiers ni l'expérience nécessaire pour éventuellement répondre à toutes ces conditions et se retrouver cotée sur un marché. Nous avons jugé nécessaire de les assouplir pour les PME", a-t-il expliqué. L'actualisation des conditions d'admission pour les grandes entreprises a permis la révision du capital minimum libéré dont la valeur a été portée à 500 millions de dinars au lieu de 100 millions de dinars, initialement exigé. Le nombre d'actionnaires souscripteurs a également été revu à la baisse puisque le projet de règlement général modifié prévoit un nombre minimum de 150 actionnaires et non plus de 300 actionnaires. Concernant les emprunts obligataires des sociétés voulant faire d'émissions d'emprunt, elles doivent disposer d'un capital social d'au moins 500 millions de dinars, justifiées de 2 ans d'expérience, et émettre un encours nominal de l'ordre de 500 millions de dinars minimum, a affirmé le premier responsable de la Bourse d'Alger. La création d'un compartiment dédié aux PME offre à ces dernières de nombreux avantages. Il s'agit, notamment, de "l'accès à un financement direct, un accès simplifié à la Bourse, des opportunités d'investissement et de sortie pour les sociétés de capital investissement, d'assurer leur survie et leur pérennité par la voie de la transmission des titres, a-t-il indiqué. Les nouvelles dispositions prévues dans le règlement général modifié exigent des PME intéressées par une introduction en Bourse d'avoir publié les états financiers certifiés des deux derniers exercices", a fait savoir M. Ferfera, relevant toutefois que les

conditions de bénéfice et de capital minimum ne sont pas exigées. "Nous avons décidé de nous contenter du capital édicté par les dispositions du code du commerce pour les SPA qui veulent recourir à l'épargne publique et qui est de 5 millions de dinars", a-t-il précisé. Cependant, il est exigé de ces PME de répartir leurs titres, soit auprès de 50 investisseurs du grand public, soit auprès de 3 investisseurs institutionnels, et de procéder à une ouverture de leur capital social à un niveau minimum de 10%. La principale nouveauté de ce marché a trait, selon ce responsable, à la création de la fonction de l'accompagnateur en Bourse, appelé également le promoteur en Bourse. "Celui-ci peut être une banque, un établissement financier ou un cabinet conseil. Ce dernier va donc suivre et accompagner la PME tout au long de son parcours boursier. Il veillera à ce que l'entreprise remplisse ses obligations d'informations périodiques", a-t-il expliqué. Le promoteur en Bourse, a-t-il poursuivi, "est un acteur essentiel, l'entreprise qui ne dispose pas d'un tel accompagnateur ne sera pas éligible à l'introduction en Bourse". Le compartiment dédié aux PME englobera les entreprises en quête de financement et d'autres en phase de création, notamment les compagnies d'assurances qui veulent créer des filiales pour l'assurance des personnes. M. Ferfera annoncera, à ce titre, l'introduction prochaine en Bourse de Salama Assurance qui compte se lancer dans un produit islamique d'assurance de personnes. Selon ce responsable, la CIAAR qui a déjà créé sa filiale d'assurance de personnes, GAM assurances et Alliances assu-

rances, qui envisagent de se lancer dans ce créneau, "pourront également recourir à ce marché à l'effet de lever des financements, et renforcer leurs moyens". "Nous avons un bon nombre de PME qui souhaiteraient une introduction en Bourse à l'effet de consolider leurs fonds propres et améliorer leur organisation. Nous pourrons commencer avec une vingtaine de PME, créatrices de richesses, qui serviront à propulser ce compartiment", a-t-il souligné. Il a fait savoir, à ce titre, que les responsables de la Bourse d'Alger sont en train de constituer un fichier de PME ayant déjà bénéficié de programme de mise à niveau et d'autres ayant les potentialités pour une introduction en Bourse pour l'exploiter dans la démarche de l'alimentation du marché. Concernant le compartiment secondaire des Obligations assimilables du Trésor (OAT), cotés en Bourse depuis février 2008, les modifications opérées ont permis de transférer officiellement la gestion des OAT au dépositaire central des titres, à savoir Algérie Clearing. Cette révision a pour objectif de "lever des contraintes engendrées par la dualité de gestion de ces valeurs par la Banque d'Algérie et Algérie Clearing", a-t-il souligné. La création de ce compartiment spécialement dédié aux OAT permettra, selon M. Ferfera, une cotation plus adaptée aux spécificités de ces obligations. Elle permettra également la diffusion graduelle de ces titres (OAT) au profit d'autres investisseurs non institutionnels, notamment les entreprises et les particuliers, a-t-il ajouté. Le projet de règlement amendant le règlement général de la Bourse d'Alger sera mis en vigueur dès sa publication au JO, a assuré M. Ferfera.

RELANCE DE LA CROISSANCE ET CRISE GRECQUE AU MENU DU SOMMET EUROPÉEN DEMAIN À BRUXELLES

Ratification du nouveau traité budgétaire

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Le marché obligataire algérien a connu une baisse significative en 2011

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e marché obligataire en Algérie a baissé "significativement" en 2011, atteignant un encours global de 32,36 milliards de dinars (mds) contre 69,85 mds de dinars en 2010 (-53,6%), a annoncé le directeur général de la Bourse d'Alger, M. Mustapha Ferfera. "L'encours des emprunts obligataires est en continuel fléchissement. Le gisement nominal des obligations cotées est passé de 83 mds de dinars en 200 à 32,36 mds de dinars à ce jour", a-t-il indiqué à l'APS. Selon M. Ferfera, cette baisse est enregistrée sous l'effet "d'absence d'opérations de renouvellement et d'alimentation du marché à l'issue de l'arrivée à échéance de 3 des 5 emprunts obligataires cotés en Bourse". Il s'agit de l'emprunt obligataire d'Air Algérie d'un encours de 14,1 mds de dinars, arrivé à terme en décembre 2010, du premier emprunt obligataire de Sonelgaz d'un encours de 15,9 mds de dinars arrivé à terme en mai 2010 et de celui d'Algérie Télécom d'un encours de 21,5 mds de dinars, arrivé à échéance en octobre 2011. "Entre 2009 et 2011, plus de 50 mds de dinars d'encours ont été remboursés sans qu'il y ait une seule opération d'alimentation de ce marché", a-t-il souligné. Par ailleurs, M. Ferfera a reconnu que le marché boursier reste sous-capitalisé, avec très peu d'échanges. A fin 2011, la capitalisation boursière des trois titres El Aurassi, Saidal et Alliance Assurance s'est établie en hausse à 15 mds de Dinars, contre 7,9 mds de Dinars en 2010 pour les deux titres El Aurassi et Saidal, mais elle ne représente que 0,1% du PIB. En février 2011, une nouvelle émission d'actions de la société Alliance Assurance, d'un montant de 1,43 md de dinars, était venue renforcer le compartiment action de la Bourse d'Alger qui ne comptait jusque-là que deux titres, El Aurassi et le groupe Saidal. La Commission d'organisation et de surveillance des opérations de Bourse (COSOB) n'a, en outre,

attribué aucun visa en 2011 pour les emprunts obligataires. "Le dernier visa que la commission a délivré, c'était au profit d'Arab Leasing Corporation, et qui n'a pas été jusqu'à ce jours mis en œuvre", a-t-il précisé. Le directeur général de la Bourse d'Alger a plaidé, par ailleurs, pour la relance et la dynamisation de l'activité au niveau de cet établissement, rappelant que des mesures ont été déjà engagées dans ce sens. Il a cité, à ce propos, les exonérations fiscales consacrées par les différentes lois de finances (2009 et 2010) au profit des investisseurs et des actionnaires initiateurs des opérations d'offres publiques de vente, notamment les exonérations d'IRG et d'IBS sur les flux monétaires en dividendes et sur les plus-values de cession. M. Ferfera a préconisé dans le même sens la mise en place d'un programme national d'émissions qui implique les secteurs public et privé, la professionnalisation des intermédiaires en opération de Bourse (IOB) et la mise à niveau du cadre réglementaire. "Le cadre réglementaire existant date du début des années 1990. Nous continuons toujours à travailler dans le cadre du décret 93-10 promulgué le 23 mai 1993 et partiellement modifié par la loi 03-04 promulguée en février 2003, en plus de quelque textes promulgués par la COSOB", a-t-il fait remarquer. Il a relevé, à ce titre, la nécessité "d'évoluer vers une loi des marchés financiers" qui prendra en charge les valeurs mobilières et les autres titres financiers qui sont apparus récemment tels que les ''Sukuk'' et autres produits financiers islamiques qui pourraient intéresser de nombreux investisseurs, a-t-il dit. La modernisation du système de négoce de la Bourse d'Alger et l'amélioration de la culture boursière sont autant d'actions suggérées par M. Ferfera pour l'augmentation des acteurs à la Bourse par l'émission de titres boursiers.

es chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne doivent adopter au cours de leur sommet, lundi à Bruxelles, un nouveau traité budgétaire prévoyant l'introduction partout de "règles d'or" sur l'équilibre des comptes suite à la crise de la dette, et tenter de trouver les moyens de relancer la croissance en berne, malgré les difficultés persistantes de la Grèce. La ratification du nouveau pacte budgétaire négocié par 26 pays de l'UE, la Grande-Bretagne refusant d'y adhérer, sera à l'avenir nécessaire pour qu'un pays européen puisse bénéficier d'aides financières de ses partenaires. Le pacte va imposer partout la mise en place de règles d'or sur le retour à l'équilibre budgétaire et introduire des sanctions quasi automatiques contre les comptes publics qui dérapent. Quelques points litigieux restent néanmoins à régler lundi, indiquent les experts. Il s'agira de déterminer si le nouveau régime de sanctions quasi-automatiques prenne en compte les seuls dérapages de déficits ou de la dette globale aussi. Le sommet devrait se consacrer principalement à la croissance et à l'emploi, deux sujets longtemps occultés par la crise de la dette et les plans d'austérité qui pèsent sur les populations. Les pays européens ne privilégiant pas les mêmes voies pour favoriser la croissance, la tâche promet d'être fondamentalement ardue, entre la Grande-Bretagne qui ne jure que par la libéralisation et le

marché unique européen, l'Allemagne qui parle discipline budgétaire et réformes et la France qui aimerait qu'on se penche aussi sur un rapprochement des politiques fiscales pour éviter le "dumping". Les chefs d'Etat doivent par ailleurs porter une attention particulière à la situation en Grèce, dont le sort est suspendu aux négociations avec ses créanciers privés pour effacer quelque 100 milliards d'euros de dette. De cet accord discuté depuis trois semaines dépend le déclenchement du second plan d'aide à la Grèce, d'un montant de 130 milliards d'euros. Et qui pourrait devoir être porté à 145 milliards d'euros en raison de la dégradation de l'économie du pays, selon des sources européennes. L'accord que la Grèce négocie avec les banques ne permettra pas de ramener comme escompté au départ l'endettement du pays à 120% d'ici 2020. Or, cet objectif est intangible pour le FMI, un des principaux bailleurs de fond de la Grèce. Dans ces conditions, M. Juncker a estimé que les Etats créditeurs publics de la Grèce (pays de la zone euro et BCE) devraient "renoncer à une partie de la dette grecque", comme les banques privées. Dans ce contexte, plusieurs pays de la zone euro, dont l'Allemagne, demandent une tutelle renforcée sur le pays avec contrôle européen de ses décisions budgétaires. Ce qu'Athènes refuse catégoriquement.

Lundi 30 Janvier 2012

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IL REMPLACE TEODORO OBIANG NGUEMA

Monde
NIGERIA Le chef de l'Etat béninois, Thomas Boni Yayi, a été élu hier président de l'Union africaine (UA) et a immédiatement invité les deux Soudans à améliorer leurs relations et le Nigeria à retrouver le calme.

EL MOUDJAHID

Le président béninois Boni Yayi, nouveau président de l’UA

Boko Haram rejette le dialogue avec le gouvernement

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on élection à ce poste à rotation annuelle a été annoncée par le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, qui occupait la fonction jusqu'ici. «Je félicite le nouveau président de l'Union africaine (...) Boni Yayi,» a déclaré M. Obiang. «Je n'ai aucun doute sur le fait que grâce à votre grande autorité (...) vous saurez mettre en œuvre notre objectif de paix et de sécurité», a-t-il poursuivi à l'occasion du 18e sommet de l'UA à Addis Abeba. «Je souhaite exprimer ma gratitude (...) aux chefs d'Etat présents pour la confiance qu'ils m'ont apportée", a de son côté déclaré le président béninois. «Nous allons continuer à travailler ensemble étroitement pour faire en sorte de consolider tout ce que nous avons accompli jusqu'ici», a-t-il poursuivi. Les premiers mots du nouveau président ont été pour les deux Soudans, dont les relations restent extrêmement tendues depuis l'accession à l'indépendance, en juillet, du Soudan du Sud. Il a appelé Juba et Khartoum, en conflit ouvert sur le partage de ressources pétrolières et des questions frontalières, à

avancer vers la «démocratie». Thomas Boni Yayi a également appelé au calme dans la région du Sahel et au Nigeria, assurant du «soutien du continent» pour «que la paix revienne». Le Nigeria a été frappé ces derniers jours par une série d'attaques sanglantes re-

vendiquées par le groupe islamiste Boko Haram. «Le développement de notre continent est entre nos mains, mes chers présidents, c'est pourquoi je voudrais souligner que c'est dans l'unité et la cohésion que notre continent assurera son développement», a-t-il encore ajouté. Les noms de deux autres candidats à la présidence de l'UA avaient circulé ces derniers jours : ceux des présidents gambien, Yahya Jammeh, et nigérian, Goodluck Jonathan. Mais selon des responsables, les pays d'Afrique de l'Ouest, dont le tour était venu d'assurer cette présidence, avaient décidé dès samedi soir de retenir la candidature du Béninois. A l'occasion de ce 18e sommet, les dirigeants africains doivent aussi élire le nouveau président de la Commission de l'UA, son organe exécutif, et choisir entre le sortant, le Gabonais Jean Ping, et la ministre sud-africaine de l'Intérieur, Nkosazana Dlamini-Zuma, ancienne ministre des Affaires étrangères et ex-épouse du président Jacob Zuma.

Ban Ki-moon appelle les dirigeants africains à écouter davantage leur peuple

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e secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé hier à Addis Abeba les dirigeants africains à écouter davantage leur peuple et à tirer les leçons des révolutions arabes, alors que la validation de la candidature contestée de Abdoulaye Wade suscite de vives tensions au Sénégal. Le président sénégalais, pourtant un habitué des sommets de l'UA, n'a pas fait le déplacement pour cette 18e réunion des chefs d'Etat des 54 membres de l'organisation, au cours de laquelle le bloc s'est doté d'un nouveau président, le chef de l'Etat béninois Thomas Boni Yayi. Dans son discours d'ouverture devant les chefs d'Etat, M. Ban a estimé que les révolutions arabes avaient été «à la fois une source d'inspiration mais aussi un rappel que les dirigeants doivent écouter leur peuple, et que nous devons tous faire mieux». Le patron de l'Onu a également causé la surprise en appelant les dirigeants africains à relever «le défi» de la défense des droits des homosexuels. Plus généralement, alors que le thème officiel du sommet de l'UA est le développement du commerce intra-africain, le secrétaire général de l'ONU a estimé que «l'avenir de l'Afrique dépendait aussi de l'investissement dans les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels». Au Sénégal, l'opposition a appelé samedi à «la résistance» contre le président Wade, 85 ans, après la validation de sa candidature à la présidentielle de février par le Conseil constitutionnel, qui a provoqué de graves violences dans plusieurs villes. Ces événements n'ont pas été commentés par les intervenants successifs à la tribune de l'UA, selon une tradition implicite voulant que les dirigeants africains s'abstiennent d'évoquer publiquement les difficultés de leurs pairs. Sans évoquer de cas précis, M. Ban a pour sa part relevé que

«25 pays africains allaient tenir des élections cette année», à un niveau ou à un autre, et il a émis le souhait que «ces scrutins soient bien organisés, transparents et inclusifs». La leçon des révolutions arabes, a insisté M. Ban, est que «le pouvoir de la police ne peut rien face au pouvoir du peuple qui réclame la dignité et la justice». Plus particulièrement, le secrétaire général a appelé à nouveau les autorités en Egypte à «assurer un transfert rapide du pouvoir au gouvernement civil». Le président de la Commission de l'UA Jean Ping par ailleurs candidat à sa succession au cours de ce sommet - a lui félicité le président tunisien, Moncef Marzouki, «symbole de la lutte pour la liberté de son pays», et a salué la présence pour la première fois à un sommet de l'organisation continentale des présidents de Zambie, Michael Sata, et du Cap Vert, Carlos Fonseca, «arrivés au pouvoir à l'issue d'élections exemplaires». En revanche, le président sortant de l'Union africaine, le chef d'Etat équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, a paru prendre l'exact contrepied des priorités démocratiques défendues par M. Ban, en estimant «qu'il pourrait bien ne pas y avoir de démocratie si les pays ne bénéficiaient pas d'une économie robuste». Il a ensuite cédé son poste de président de l'UA - largement symbolique - au chef de l'Etat béninois, Thomas Boni Yayi, élu pour un an selon la règle de rotation de l'organisation. Le dignitaire chinois Jia Qinglin, qui avait la veille officiellement remis à l'UA son nouveau siège, construit et payé par la Chine pour 200 millions de dollars 154 M EUR - a quant à lui assuré que «la Chine était résolue à accroître ses échanges avec l'Afrique», avec qui le commerce s'est élevé à 150 milliards de dollars l'an dernier, selon lui.

es islamistes du groupe Boko Haram ont rejeté le dialogue avec le gouvernement nigérian et menacé de lancer de nouvelles attaques alors qu'un policier a été abattu par des hommes soupçonnés d'appartenir au mouvement radical. Le policier a été tué en rentrant chez lui dans la ville de Kaduna (nord), capitale de l'Etat du même nom, voisin de celui de Kano où Boko Haram a mené une série d'attaques le 20 janvier, ciblant principalement des commissariats et faisant au moins 185 morts. Des assassinats de policiers ont souvent été attribués aux islamistes par les autorités, le groupe s'en prenant régulièrement aux symboles du pouvoir (police, armée, hommes politiques). L'attaque contre Kano le 20 janvier était la plus meurtrière jamais menée par Boko Haram qui multiplie depuis des mois les raids sanglants contre des cibles variées (Nations unies et églises notamment), menaçant de déstabiliser le pays le plus peuplé d'Afrique et puissance pétrolière. Vivement critiqué pour avoir échoué à endiguer cette vague de violences, le président Jonathan a dit dans une récente interview que Boko Haram devait clarifier ses revendications pour un éventuel dialogue. Dans le même temps, les forces armées ont poursuivi leurs opérations contre les extrémistes. L'appel au dialogue a été rejeté samedi soir par un porte-parole de Boko Haram, Abul Qaqa, lors d'une conférence audio avec des journalistes à Maiduguri, ville de l'extrême nord-est. L'appel de Goodluck Jonathan n'est «pas sincère» car le jour où le chef de l'Etat s'exprimait, «un nombre important de nos membres a été arrêté à Sokoto», dans le NordOuest. Si ses membres ne sont pas libérés, Boko Haram «lancera à Sokoto des attaques semblables aux grandes attaques menées à Kano», a-t-il averti. La question du dialogue avec les islamistes a plusieurs fois été mise à l'ordre du jour, et des analystes estiment qu'elle doit à nouveau être étudiée, la voie suivie jusqu'à pré-

sent par les autorités, privilégiant la répression, ayant apporté peu de résultats. «Il doit y avoir un dialogue et il faut en définir le cadre», a jugé Mustapha Zanna, un avocat qui a défendu des membres de Boko Haram après une insurrection du groupe réprimée dans le sang en 2009 et a représenté la famille de son dirigeant de l'époque, Mohammed Yusuf. L'ancien porte-parole de l'ex-président Umaru Yar'Adua, Olusegun Adeniyi, a demandé dans un éditorial aux habitants du Nord «qui connaissent les dirigeants de Boko Haram de sortir sur le devant de la scène et de servir d'intermédiaires à une trêve dans l'interêt de la nation». Abul Qaqa a cependant déclaré samedi : «Nous ne pensons pas que le dialogue soit possible dans la situation actuelle». La tension reste vive dans le Nord où onze membres de Boko Haram ont été abattus samedi par des militaires à Maiduguri tandis qu'un commissariat de Kano a encore été attaqué vendredi soir. Un policer a été tué. Jeudi, le chef présumé du mouvement Abubakar Muhammad Shekau a menacé dans un message diffusé sur YouTube de lancer de nouvelles attaques et revendiqué les opérations du 20 janvier. Le groupe veut l'instauration d'un Etat islamique dans le nord du Nigeria, économiquement défavorisé et à majorité musulmane, tandis que le Sud, où se trouve la région pétrolifère du premier producteur d'Afrique, est à dominante chrétienne.

SÉNÉGAL

L'opposition attend le résultat de ses recours contre Wade
L'opposition et la société civile sénégalaises faisaient front hier contre le chef de l'Etat Abdoulaye Wade dans l'attente d'une décision du Conseil constitutionnel sur les recours contre la validation de sa candidature à un troisième mandat à la présidentielle de février. Le camp du chef de l'Etat récuse cet argument, arguant de réformes de la Constitution en 2001 et 2008 qui lui permettraient de se représenter. Le président sortant a également saisi le Conseil pour obtenir l'invalidation de la candidature de trois de ses opposants, d'anciens proches. Une source proche du Conseil a indiqué qu'il ne fallait pas s'attendre à une décision avant aujourd’hui ou demain.

Lundi 30 Janvier 2012

EL MOUDJAHID

Monde
ITALIE
propre projet de résolution à l'ONU qui fait porter la responsabilité des violences syriennes aussi bien sur le gouvernement que sur l'opposition, une option rejetée par les pays occidentaux. Par ailleurs le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi a espéré un «changement de position" de la part de Moscou et Pékin qui permettrait de faire endosser le plan de sortie de crise en Syrie par le Conseil de sécurité de l'ONU. «J'espère un changement de position de ces deux pays à l'égard du projet de résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, qui devrait adopter le plan arabe», a déclaré M. Arabi, avant de prendre l'avion au Caire pour se rendre à l'ONU à New York. «Des contacts sont en cours» entre la Ligue arabe «et la Russie et la Chine sur la situation en Syrie», a-t-il ajouté, selon des propos rapportés par l'agence officielle égyptienne Mena. Il a également assuré que la décision de suspendre la mission des observateurs arabes «a été prise à cause de la détérioration significative de la situation en Syrie pour assurer la sécurité des observateurs». La Ligue arabe a annoncé samedi cette suspension après un peu plus d'un mois de mission en accusant le régime du président Bachar al-Assad d'avoir «choisi l'option de l'escalade» et en évoquant une «recrudescence des violences». A New York, les pays européens et arabes à l'origine d'un projet de résolution sur la Syrie au Conseil de sécurité de l'ONU ont commencé à retravailler leur texte après la suspension de la mission. Selon les pays européens, cette suspension illustre le besoin d'une action de l'ONU.

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SUSPENSION DE LA MISSION DES OBSERVATEURS EN SYRIE

Moscou condamne la décision de la Ligue arabe

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a Russie a condamné hier la décision prise la veille par la Ligue arabe de suspendre la mission des observateurs arabes en Syrie après les violences meurtrières ayant émaillé ces derniers jours les manifestations hostiles au pouvoir en place dans ce pays. «Nous aimerions savoir pourquoi ils se conduisent ainsi envers un instrument aussi utile», a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov au cours d'une visite à Brunei, cité par l'agence de presse russe, ITAR-TASS. «J'aurais plutôt soutenu une augmentation du nombre des observateurs», a déclaré M. Lavrov. «Nous sommes surpris de constater qu'après la décision de prolonger d'un mois la mission des observateurs, certains pays, et en particulier les pays du Golfe, ont rappelé leurs observateurs», a-t-il encore dit. Samedi, la Ligue arabe a annoncé la suspension de cette mission après les violences sanglantes ayant émaillé ces jours derniers, les manifestations anti-gouvernementales qui ont fait au moins 210 morts, selon des estimations de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Par ailleurs, M. Lavrov a déclaré qu'il ne soutenait pas ces pays occidentaux, qui ont jugé inutile ce genre de mission et impossible d'engager le dialogue avec le gouvernement syrien. «Je pense que ce sont des

Décès de l'ancien président Oscar Luigi Scalfaro
L'ancien président de la République italienne, M. Oscar Luigi Scalfaro, est mort dans la nuit de samedi à hier, à Rome, à l'âge de 93 ans, a rapporté l'agence italienne Ansa. Né le 9 septembre 1918 à Novare, dans la région du Piémont (nord-ouest de l'Italie, M. Scalfaro avait occupé les fonctions de président de la République de 1992 à 1999, après avoir passé la majeure partie de sa vie dans la politique. Plusieurs fois ministre, le défunt avait entamé sa carrière politique en 1946 quant il avait été élu à l'Assemblée constituante italienne au sortir de la Première Guerre mondiale et au lendemain de l’instauration de la République italienne. Ancien magistrat, il avait accédé aux fonctions de chef de l'Etat en 1992. Le défunt qui était membre du Parti italien Démocratie chrétienne, avait été, selon ses proches, un homme politique de gauche, comme l'actuel chef de l'Etat italien, M. Giorgio Napolitano, pour qui l'ancien président «était un exemple de correction et d'intégrité». Sa sensibilité de gauche lui avait valu d'être désigné par deux fois ministre de l'Intérieur sous les gouvernements de l'ancien Premier ministre, M. Bettino Craxi, en 1983 et en 1987. Il a été élu président de la Chambre des députés en avril 1992, et un mois plus tard, il a été élu président, succédant à Francesco Cossiga, avec les voix des parlementaires démocrates de gauche. En 1999, M. Oscar Luigi Scalfaro, avait été nommé sénateur à vie depuis la fin de son mandat présidentiel, conformément à la Constitution italienne.

déclarations irresponsables car tenter de saboter une occasion de calmer la situation est absolument impardonnable», a déclaré M. Lavrov cité par l'agence Interfax. La Russie refuse de soutenir une résolution aux Nations unies sur la crise en Syrie appuyant l'appel de la Ligue arabe à un départ du président Bachar al-Assad. Elle a proposé son

ELECTION DE LA CHAMBRE HAUTE (CHOURA)

Les Egyptiens ont voté hier

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es Egyptiens ont voté hier pour élire la chambre haute (Choura) du Parlement, les islamistes comptant retrouver le succès rencontré lors de l'élection de l'Assemblée du peuple, où ils ont raflé les trois quarts des sièges. Contrairement à la mobilisation pour l'élection des députés, l'affluence était faible en début de journée dans les bureaux de vote au Caire, reflétant une campagne très morne pour élire les membres de cette chambre consultative à la visibilité politique limitée. L'élection des sénateurs doit se dérouler successivement dans deux zones géographiques, pour se terminer le 22 février. Ce scrutin s'inscrit dans un processus de transition vers un système démocratique promis par l'armée, qui a pris le pouvoir après la chute du président Hosni Moubarak en février 2011. Une élection présidentielle doit avoir lieu avant la fin du mois de juin, à une date non encore fixée. Les deux chambres du Parlement seront chargées de désigner une commission pour rédiger une nouvelle constitution, étape essentielle pour la définition du système institutionnel de l'Egypte post-Moubarak. Les électeurs, peu nombreux dans les bureaux de vote, semblaient partagés sur les raisons de se rendre aux urnes. «J'ai voté au référendum (sur des amendements constitutionnels en mars, ndlr), j'ai voté pour l'Assemblée, je dois donc voter pour la Choura. Si cette chambre n'était pas im-

portante, les autorités ne chercheraient pas à la renouveler», estime Seham, une électrice du Caire. Mais pour Zainab el-Sadawi, qui s'est elle aussi rendue dans un bureau de vote, «si la Choura avait un rôle important pour préparer la future constitution, il aurait fallu qu'il y ait une campagne là-dessus. Sinon, l'Assemblée du peuple suffit», affirme-t-elle. L'élection des députés qui s'est déroulée de la fin novembre à la mi-janvier s'est traduite par la victoire des Frères musulmans, dont la formation politique, le Parti de la liberté et de la justice (PLJ), a remporté 47% des sièges en lice. Les fondamentalistes salafistes ont quant à eux remporté près du quart des sièges lors de cette élection qui a constitué une déroute pour le camp laïc, libéral, de gauche ou issu des mouvements de jeunes qui avaient lancé la révolte du début de l'année 2011. Les deux chambres du Parlement égyptien avaient été dissoutes dans la foulée de la démission de M. Moubarak. L'Egypte a connu au cours des derniers jours, à l'occasion de la commémoration du premier anniversaire du début de la révolte antiMoubarak, une poussée de contestation contre le Conseil suprême des forces armées (CSFA) au pouvoir, accusé de perpétuer la politique répressive du régime précédent et de chercher à préserver les privilèges de l'institution militaire.

GRANDE-BRETAGNE

Londres opte pour une immigration sélective créatrice de richesses

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e gouvernement britannique présentera cette semaine sa nouvelle politique d’immigration sélective qui donnera un traitement préférentiel aux investisseurs, entrepreneurs, universitaires et artistes de classe mondiale, a déclaré hier le ministre de l’Immigration, M. Damian Green. «Nous avons besoin d'un système qui favorise ceux qui vont créer des emplois, de la richesse ou répondre à nos aspirations artistiques et culturelles de haut niveau», a souligné M. Green dans une déclaration au Sunday Times. «La clé absolue étant de parvenir à une immigration plus faible en nombre mais plus forte en termes de qualité et d’apport à la société britannique», a-t-il ajouté, soulignant que «ceux

qui souhaitent vivre en Grande-Bretagne devraient montrer leur utilité réelle pour la société britannique et prouver qu'ils ne seront pas dépendants des prestations». Selon lui, la Grande-Bretagne veut être le pays le plus attractif au monde pour les plus brillants et les meilleurs, et l'ère de l'immigration de masse est «révolue». Le Royaume-Uni a refusé 385 000 visas l'année dernière et a détecté 27 000 documents falsifiés, selon ses chiffres. Le gouvernement a fixé à 20 700 le quota des visas qui sera accordé chaque année aux immigrés originaires de pays hors UE, avec pour objectif de plafonner le nombre d'immigrés à «quelques dizaines de milliers», à l’horizon 2015.

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Culture
L’image aux confins de l’invisible

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EXPOSITION DE PHOTOGRAPHIES JAPONAISES AU BASTION 23
Le Centre des arts et de la culture du palais des Raïs a abrité samedi dernier une collection très originale de photographies contemporaines qui nous vient du pays du Soleil-Levant. Un style où s’enchevêtrent l’abstraction lyrique et l’art post-moderniste de la peinture et qui attire le regard du visiteur au point où l’on confond les deux pratiques artistiques dans cet ensemble de curieux tableaux.
’inauguration, qui s’est déroulée en présence de l’ambassadeur japonais M. Kawada et de son épouse, s’inscrit dans le cadre de la célébration des 50 ans de relations diplomatiques qui a commencé avec une première manifestation, celle du théâtre du No qui a été un prélude aux festivités qu’organise, actuellement, et ce, conjointement avec l’ambassade algérienne au Japon, l’ambassade du Japon en coopération avec le ministère de la Culture en Algérie. Ces événements culturels sont des bons moyens d’expression qui viennent renforcer et approfondir les relations entre les deux pays. Les travaux exposés sont des réalisations modernes faites par quelques 11 artistes spécialisés dans l’art de la photographie : «La photo est un simple moyen de creuser une vision tandis que la peinture est l’âme de l’expression. Ce clivage entre les deux est flou et ambigu. L’âme est l’esprit de ces objets, mais aussi une manière de matérialiser ce que l’on imagine à travers l’objectif», nous a déclaré l’ambassadeur japonais qui rappelle que de par le passé dans la culture japonaise

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Ph. : Wafa

de religion polythéiste, les hommes pensaient qu’il y avait un dieu dans toute chose sur terre. Le japonais ayant un rapport étroit avec la nature garde encore, aujourd’hui, cet esprit qui magnifie la réalité et tente continuellement de la saisir à travers ce qui

se passe à travers la surface des objets. L’exposition qui nous a parue à maints égards singulière dans la mesure où l’on ne saisit pas d’emblée la portée de certaines prises qui marient savamment l’art pictural avec les techniques

FESTIVAL NATIONAL CULTUREL DE LA PRODUCTION THÉÂTRALE FÉMININE

Talents féminins pluriels
u fil des représentations, au menu de la première édition du festival culturel de la production théâtrale féminine, ce sont assurément des talents féminins pluriels qui se succèdent sur la scène du théâtre Azzedine-Medjoubi. Le public nombreux, qui investit tous les jours le théâtre n’est pas déçu, loin s’en faut. Les prestations inscrites dans la compétition sont de haute facture et l’hommage à la doyenne des comédiennes, Keltoum, est, tout simplement, à la hauteur de l’envergure que tout le monde lui reconnaît. Hier, l’activité a été marquée par une conférence animée par le critique Kamel Bendimered avec la participation de plusieurs artistes, à l’école préparatoire des sciences économiques et de gestion, ainsi que la présentation des pièces, l’une de Fadila Assous, intitulée «Doumouâ El kamar» et l’autre «Ezaikha» avec Tounes Aït Ali au profit des résidentes de la cité universitaire de Chaiba. Le public a été séduit par des talents avérés qui s’imposent sur scène. C’est le cas du trio Souad Sebki, Yazid Sahraoui et Nadia Kadri, qui ont évolué dans «Souk Erridjal» de Souad Sebki et texte de Lamri Kaouane. La pièce planche sur nombre de fléaux sociaux dont le célibat et le chômage. Les artistes ont évolué dans

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un décor simple, mais expressif quant à la gravité des phénomènes traités et le danger qu’ils font encourir à l’équilibre de la société. Sebki a eu recours à la voix off de Sahraoui qui a joué l’animateur du concours mettant aux prises deux vieillies filles et dont l’enjeu reste le prince charmant. La pièce dévoile les multiples voies empruntées dont les technologies de l’information et de la communication pour conquérir l’autre moitié. C’est le cas aussi des étudiantes de la cité universitaire Hamla 4 de Batna qui ont évolué dans «Malamah», une pièce inspiré de «Un cadavre sur le trottoir» du Syrien Sadallah Ouanous. La pièce dont l’adaptation et la mise en scène sont signée par Lahcène Chiba s’articule autour de la condition des petites gens et autres laissés pour compte dans plusieurs sociétés. Les artistes ont montré une grande maîtrise du jeu tragicomique et ont su incarner les personnes nécessiteuses en quête de dignité. Le travail de Lahcène Chiba, inspiré du texte écrit suite à la défaite arabe de 1967, est fortement influencé par les péripéties du Printemps arabe. Le public a rendezvous, aujourd’hui, avec «Ahlam Zamen» de Samia Saadi de Skikda. S. Lamari

photographiques les plus avancées, joue en réalité sur plusieurs tableaux de signification. Tout en s’inspirant de ce qu’il y a au tréfonds de la civilisation japonaise et de l’esprit d’une tradition qui traduit le calme et la sérénité de l’instant — l’esprit zen que certains ont coutume d’appeler et de cultiver aujourd’hui — ces artistes savent capturer le regard humain dans le monde invisible de l’image pour lui conférer un aspect surréaliste . Certaines images jonglent dans les décors de la ville et travaillent, par exemple, sur une architecture spéciale comme les constructions de Le Corbusier

pour en rendre l’inaccessible vérité de l’instant sous l’objectif du photographe. L’apparence des choses simplement regardées est quasiment métamorphosée par l’artiste qui cherche à atteindre ce qui se cache derrière la réalité dans une première perception. En témoignent ces jeux de lumière pris en plein mouvement et dans leur profondeur pour en faire de remarquables œuvres d’art à telle enseigne que l’on a l’impression qu’il s’agit d’une peinture. D’autres photographies, plus classiques, donnent à voir des images plus réalistes, plus documentaires qui s’attardent sur les paysages et décors naturels, sur des atmosphères quotidiennes dans un appartement, de menus détails que le photographe fixe dans l’objectif, des scènes de la vie paysanne avec des gros plans sur les visages vieillis, des intérieurs de maisons avec des photos de meubles ou de vaisselles, des vues sur les toits, etc. L’exposition, qui fait le tour de l’expression artistique dans ses dimensions plurielles avec des fragments photographiques qui renvoient chacun à la vision très personnalisée de l’art japonais, mérite largement le détour pour la découverte et la curiosité. A signaler qu’au cours du vernissage, une classe de lycéens de la commune de Draria s’est déplacée pour venir admirer la variété d’images et surtout goûter aux sushis, une spécialité japonaise qu’ils semblent avoir tous apprécié. Lynda Graba

LE MALIEN SIDI AG ISSA ET LE GROUPE "TAGMI" EN CONCERT À ALGER

Le blues du Ténéré
e chanteur et guitariste malien «Sidi Ag Issa» et le groupe «Tagmi» ont animé samedi à la salle Atlas à Alger un concert organisé par l’Office national pour la culture et l’information (Onci). Devant un public très peu nombreux, vu le manque de médiatisation, Sidi a présenté son blues du Ténéré (le désert dans la langue touareg) accompagné de musiciens algériens qui se sont substitués, à l'occasion, au groupe habituel de l'artiste malien, «Tiwitine» formé en 2000 par des musiciens touareg, burkinabè et français. La musique de Sidi Ag Issa s’inspire des mélodies touareg, mais aussi du blues et du groove, ses principales inspirations sont Ali Farka Touré, Oumou Sangaré et Tnariwen tous des artistes maliens de renommé internationale qui ont bercé sa jeunesse. L'artiste malien défini son style comme étant «le fruit de recherches musicales qui s’inspire de tous les lieux où il a vécu mais aussi des musiques du monde qu’il désire connaître, travailler et partager». Sidi Ag Issa est à Alger pour l'enregistrement d'un album en collaboration avec des musiciens algériens. La seconde partie du concert a été consacrée à «Tagmi», un groupe qui montait pour la première fois sur scène et qui a présenté une fusion entre les musiques amazigh et celtique. «Tagmi» est composé de onze étudiants de l’Institut national supérieur de musique (Insm), musicologues pour la majorité, qui jouent du violon, violoncelle, guitare, flûte traversière, saxophone et percussions. Tous les morceaux joués sur scène sont des compositions du groupe qui cherche à trouver de nouvelles harmonies et de nouvelles formes aux musiques amazigh qui englobent le kabyle, chaoui ou targui, autant de diversités qui se reflètent à travers les régions d'appartenance des musiciens euxmêmes et leur travail.

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"EL-KHANDEK", NOUVELLE PIÈCE DU THÉÂTRE RÉGIONAL DE BEJAIA

Un cri de colère

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e Théâtre régional de Bejaïa a présenté jeudi soir la générale de sa nouvelle pièce «El-Khandek» (La tranchée), écrite par Youcef Taouint et mise en scène par Naceredine Yasser. L’œuvre est une intrigue mélodramatique, qui se veut, selon son auteur, un cri de colère contre les conditions de vie et de travail des artistes, en proie au «mal de vivre et à la peur du lendemain». D’entrée de jeu, le décor est installé : quatre musiciens qui se retrouvent dans une cave (une tranchée) pour une séance de répétition, mais qui au lieu de s’adonner à l’objet de leur rencontre, se délectent à échanger des vannes et à se crêper le chignon pour le partage d’un sandwich. Ambiance au demeurant banale et courante,

mais qui, en la circonstance, va virer au cauchemar. A cause de circonstances extramuros inattendues, ils se retrouvent prisonniers dans leur cave, impossible d’en sortir, au risque de perdre leur vie. Derrière la porte, outre la présence d’un chien acharné, la rue est le siège d’une série d’événements majeurs, faite d’émeutes et de catastrophes naturelles, qui rendent leur tentative d’évasion absolument périlleuse. En tout cas, ils en ont la certitude, mais ils refusent de succomber à la fatalité. Alors, quoi de mieux que d’envoyer, à l’extérieur, l’un d’eux pour y prendre la mesure, moyennant, l’intrigue, le discours doucereux, le vote, la corruption. En vain. Aucun ne voulait se dévouer au sacrifice.

Alors que la situation virait au désespoir, la porte de la cave s’entrouvre, miraculeusement et laisse pénètrer la lumière du jour. C’était trop tard, les compères perdent la raison et sombrent dans la folie. Une fin triste qui, manifestement, a rajouté à l’émotion du public, saisi par la trame de bout en bout. Chaque moment, chaque tableau lui a apporté son lot de surprise et de rebondissement. Il y avait du rythme, des coups de théâtre, du quiproquo, le tout noué dans un dialogue drôle et caustique et dans un jeu de comédiens de haute teneur. Une œuvre d’inspiration Beckettienne, selon laquelle, finalement, «rien n’est plus drôle qu’un drame».

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EL MOUDJAHID

Sports
- Potes.
en tirer les conséquences qui s’imposent. Il y est fait part de l’agression physique caractérisée accompagnée d’insultes dont a fait l’objet Ali Doudah, membre respectable et respecté dudit conseil dont a été l’auteur Ali Meziane Ighil. Les membres du Conseil d’Administration de la JSK évoquent une faute lourde au sens de la loi, qui ne peut conduire qu’au licenciement pur et simple sans préavis ni indemnités de celui qui jusque-là été l’entraineur des Lions du Djurdjura. Ils affirment aussi que cette mesure est pleinement justifiée, d’autant rajoutent-ils, qu’Ighil n’en est pas à son premier écart dans son comportement. La direction a fait preuve avant cela de retenue envers lui, afin d’éviter que soit perturbée l’équipe toute entière. Mais, poursuivent-ils, cette fois-ci malheureusement, il en était trop et pour eux le concerné a pris cette retenue comme un signe de faiblesse de la part des res-

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La gazett e
Le milieu défensif franco-libyen Djamal Abdallah Mahamat connaît bien certains Sénégalais. «J'ai des potes dans l'équipe, comme Jacques Faty, Mamadou Niang ou Moussa Sow. On s'est rencontré par l'intermédiaire d'un pote commun. On se croise de temps en temps sur Paris».

FOOTBALL

La JSK se sépare de Meziane Ighil

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a défaite at-home des Canaris samedi passé face au CRB, suivi de l’altercation virulente entre le coach Meziane Ighil et un membre du conseil d’administration de la JSK, Ali Doudah, qui a été suivi par l’agression dont a été victime ce dernier de la par de l’entraineur de l’équipe kabyle, à précipiter les choses pour l’exsélectionneur national. En effet, le président Mohand Chérif Hannachi et le conseil d’administration du club, ont décidé hier dans une réunion programmée d’urgence, de mettre fin aux fonctions d’Ighil, à la tête de la barre technique de la JSK. D’ailleurs, avant même que ne soit prise ladite décision, le désormais ex-driver des Jaune et Vert, qui a certainement senti le coup venir, ne s’est pas présenté à la séance d’entrainement d’hier, informant qu’il allait rejoindre l’équipe à Batna en prévision du match contre le CAB de ce mardi, directement à partir d’Alger. C’est ainsi, que l’information faisant part de la fin de mission de Meziane Ighil, nous est parvenue dans l’après-midi d’hier. Cette information nous a été confirmée par un communiqué de la JSK, signé au nom du conseil d’administration du club, par le président M.C. Hannachi. Dans ce dernier, les dirigeants du club ont qualifié d’incartade le comportement d’Ighil, affirmant que le conseil d’administration de la SSPA s’est réuni hier pour

- Record.
En atomisant le Botswana 6-1, la Guinée a égalé un record, celui de l'écart le plus large dans une phase finale de CAN. Cette performance du Sily national rejoint le 6-1 de la Côte d'Ivoire contre l'Ethiopie (phase de groupes en 1970) et le 5-0 de la même Côte d'Ivoire face à la... Guinée (quart de finale en 2008).

- Bongo danse (bis).
Le président Ali Bongo Ondimba est une nouvelle fois allé féliciter les joueurs gabonais dans leur vestiaire après la victoire au bout du suspense contre le Maroc (3-2). Les images du président dansant après la victoire contre le Niger (2-0) avaient remporté un grand succès sur Internet. Les joueurs lui ont demandé de recommencer. Le président s'est plié de bonne grâce à leur demande, esquissant quelques pas de danse sans toutefois prolonger trop sa prestation...

ponsables du club, précisant que s’était loin d’être le cas. C’est pourquoi, cette fois-ci Hannachi et les membres du conseil d’administration qu’il président ont décidé de frapper fort, estimant qu’il est inadmissible qu’un entraineur vienne à insulter et à agresser physiquement un dirigeant du club. Ighil n’a donc pas fait long feu avec la JSK, qui est en train de réaliser une saison jusque-là loin de répondre aux attentes de ses supporters et de son standing. Mohamed-Amine Azzouz

- Conseiller.
En réponse à un journaliste gabonais posant une interminable question tout en livrant son analyse de la rencontre Gabon-Maroc (3-2) et quelques conseils, le sélectionneur des Panthères, Gernot Rohr, a choisi le mode ironique: «On a déjà quelques conseillers. Mais pas des comme vous. Ce serait important que vous me conseilliez».

CAN 2012

GROUPE D - GHANA-MALI (2-0)

L’efficacité de Gyan et Ayew a prévalu
A Franceville (Stade de Franceville): le Ghana bat le Mali 2 à 0 (mi-temps : 0-0) Terrain: Bon état Arbitre : D. Haimoudi (ALG) Buts : Ghana: Gyan (63), A. Ayew (76) Avertissements : Ghana: Jon. Mensah (37), Paintsil (49) Mali : Se. Keita (41), Tamboura (47), Sa. Diakité (53), Bak. Traoré (62) LES ÉQUIPES : Ghana: Kwarasey Larsen Paintsil (cap), Jon. Mensah, Boye, Asamoah (Inkoom 89) - A. Ayew, Annan, Masawudu, Agyemang Badu, Muntari (Takyi 59) - Gyan Entraîneur: Goran Stevanovic Mali : So. Diakité - Dr. Diakite, Berthé, Kanté (cap), Tamboura - Ab. Traoré (S. Sow 86), Sa. Diakité, Se. Keita, Bak. Traoré, M. Maïga (Yatabaré 77) - Diabaté (Dembélé 65) Entraîneur : Alain Giresse

- Envahissement.
Lors de Gabon-Maroc, les spectateurs ont envahi la piste d'athlétisme et même pour certains la pelouse pour fêter le deuxième but gabonais à 2-1. A la 91e, l'arbitre camerounais M. Alioum a toutefois sifflé un penalty justifié pour le Maroc douchant le public. Les stadiers avaient mis en place un cordon sur la piste d'athétisme du stade mais la tension était grande et le speaker du stade a multiplié les appels au calme. Réflexion d'un membre de l'organisation: «L'arbitre est courageux. Siffler un +péno+ dans les arrêts de jeu contre le pays hôte dans cette ambiance de folie, bravo! Mais à ce momentlà, je me suis demandé comment on allait sortir vivant du stade! Heureusement, le Gabon a marqué ensuite".

D

eux buts de Gyan et Andre Ayew ont sorti le Ghana de sa léthargie pour l'approcher des quarts de finale de la CAN-2012, au détriment du Mali (2-0) qui reste néanmoins dans la course à la qualification, samedi à Franceville. Le Mali a encore toutes ses chances, d'autant qu'il rencontre le modeste Botswana mercredi. Le Ghana, à la cage toujours inviolée et qui a soigné sa différence de buts, n'aura besoin que d'un nul contre la Guinée mercredi, et même une défaite pourrait le qualifier en fonction du résultat de l'autre match. Mais quel ennui ! Ghana et Mali sont restés dans la lignée de la journée précédente et de leurs succès poussifs 1-0 respectivement sur le Botswana et la Guinée. La construction du jeu laissait à désirer, si bien que la bataille se concentrait au milieu de terrain et que les défenses prenaient systématiquement le pas sur les attaques. Les Black Stars s'offraient quelques demi-occasions, avec une poignée de frappes loin-

taines non cadrées ou sur le gardien. Gyan, rétabli de sa douleur à une cheville qui l'avait contraint à écourter son entraînement jeudi, a fait de la figuration devant... mais est tout à coup sorti de sa torpeur pour placer un magnifique coup franc en lucarne (63e). Dans cette somnolence générale, seul Andre Ayew, après une entame timide, s'est illustré. Il a marqué un splendide but au sortir d'une série de crochets et d'une frappe dans le soupirail (76e). Le Marseillais avait auparavant déjà montré de l'envie avec des percées balle au pied, mais aussi des tentatives, comme cette tête à côté (45e+2) et ce tir repoussé par le gardien (52e). Le Mali a donc fini

- Cohabitation.
par céder, et aurait difficilement pu remporter ce match au vu de son caractère inoffensif. L'occasion la plus nette fut aussi la plus spectaculaire, lorsque le coup franc de Diabaté heurtait les deux poteaux avant que le ballon ne ressorte (38e). Maïga a pour sa part raté une occasion en or en expédiant sa tête au-dessus de la barre sur un corner (67e).
La Côte d'Ivoire a eu la surprise de voir débarquer dans son hôtel de Malabo la Guinée Equatoriale, son possible adversaire en quart de finale. Le co-organisateur de la CAN, déjà qualifié tout comme les Eléphants, doit disputer dimanche son dernier match du premier tour contre la Zambie. Si le sélectionneur ivoirien François Zahoui a déclaré samedi que la «cohabitation» se passait «bien» entre les deux délégations, il doit tout de même prier pour que les deux équipes terminent en tête de leur poule, ce qui permettrait au Nzalang Nacional de quitter les lieux, son quart de finale étant alors prévu à Bata.

BOTSWANA - GUINÉE (1-6)

- Saïd Bouchouk signe son contrat avec Al Qadissia
L'attaquant international algérien du CA Batna (Ligue 1 algérienne de football), Saïd Bouchouk, a signé samedi soir son contrat avec la formation d'Al Qadissia (Div 1 saoudienne de football), rapportait hier la presse locale. Le CAB s'est mis d'accord avec la direction d'Al Qadissia sur un prêt jusqu'à la fin de la saison avec option d'achat. Aux termes de ce transfert, le joueur percevra la somme de 40 000 dollars alors que son club verra ses caisses renflouées par 60 000 dollars, précise la même source. Le natif de Bir Al Arch (Batna), devrait retourner à son club dès la fin du championnat saoudien, prévue pour le 8 avril prochain. Said Bouchouk (25 ans), est le cinquième joueur algérien évoluant en Arabie saoudite, après Farid Cheklam, Réda Benhadj, Ramzi Bourekba (Nadjran), et Hadj Bouguèche (Ennasr Essaoudi).

Les Guinéens reprennent espoir
A Franceville (Stade de Franceville) : la Guinée bat le Botswana 6 à 1 (mi-temps : 3-1) Arbitre : M. Bouchaib El Ahrach (MAR) Buts : Botswana: Selolwane (23 s.p.) - Guinée : S. Diallo (15, 27), A.R. Camara (42), Traoré (45+4), M. Bah (84), Soumah (86) Avertissements : Botswana: Motlhabankwe (29), Ohilwe (51) Guinée : N. Yattara (21), Zayatte (22) Exclusion : Botswana: Motsepe (45+3) LES ÉQUIPES : Botswana : Marumo Motlhabankwe, Letsholathebe, Thuma (cap), Ohilwe, Gabonamong - Moloi (Mafoko 46), Nato (Motsepe 38), Selolwane - Ramatlhakwane, Mongala (Ngele 72) Entraîneur: Stanley Tshosane Guinée : N. Yattara - T. Bah, D. Baldé, Zayatte (cap), I. Diallo Feindouno (Conté 64), Traoré (A. Bangoura 68), M. Bah A.R. Camara, Is. Bangoura, S. Diallo (Soumah 79) Entraîneur: Michel Dussuyer

L

a Guinée, qui a écrasé (6-1) une équipe du Botswana réduite à 10 avant la mi-temps samedi à Franceville, a conservé ses chances de qualification dans le groupe D de la Coupe d'Afrique des nations, dont les leaders, Mali et Ghana, devaient s'affronter en soirée. Battue 1-0 contre le cours du jeu par le Mali lors de son entrée dans la compétition, la Guinée a montré samedi contre un Botswana complètement dépassé qu'elle était prête à déjouer les pronostics dans un groupe qui semblait promis au Mali et au Ghana, qui comptent trois points. Sadio Diallo par deux fois, Camara, Traoré, Bah et Soumah ont inscrit les buts du Sily national, qui affrontera mercredi le Ghana avec des chances de qualification quel que soit le résultat de Mali-Ghana. Ce succès vient aussi récompenser une équipe qui avait déjà malmené le Mali et qui a encore affiché samedi beaucoup de qualités techniques et de vitesse. Les Guinéens de Pascal Feindouno et du sélectionneur français Michel Dussuyer ont aussi profité de l'ex-

pulsion logique de Motsepe pour un tacle dangereux sur Pascal Feindouno juste avant la pause. Avec ce score-fleuve, la Guinée égale le record de la victoire la plus large en phase finale de CAN (6-1 Côte d'Ivoire-Ethiopie, phase de groupes en 1970 et 5-0 Côte d'Ivoire-Guinée, quart de finale en 2008). Le record aurait même dû être battu puisqu'une frappe de Feindouno sur la barre a rebondi der-

rière la ligne de but, sans que l'arbitre valide le but.

CHAMPIONNATS MÉDITERRANÉENS D'ESCRIME (CADETS/JUNIORS) :

Léa Moutoussamy décroche l'or au sabre

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a sabreuse algérienne Léa Melissa Moutousamy a décroché la médaille d'or dans la spécialité sabre aux Championnats méditerranéens (COMEN) réservés aux cadets et juniors, disputés les 28 et 29 janvier à Porec (Croatie), a-t-on appris hier auprès du directeur technique national de la Fédération algérienne d'escrime (FAE), Mohamed Zitouni. La cadette Léa Melissa Moutoussamy a battu en finale la Turque Tugce Simay Koc en 15 touches contre 8. Auparavant, elle avait pris le meilleur sur sa compatriote et coéquipière de l'équipe nationale Amira Hayet El Hafaia en huitièmes de finale (15-8), puis sur l'Espagnole Sara Estrada (15-9) en quart de finale. En demi-finale, elle a battu l'Italienne Maria Elena Aresu (15-5). Moutoussamy a remporté ses 4 matches en inscrivant 60 touches, contre 32 concédées.

Lundi 30 Janvier 2012

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Sports
FOOTBALL/LIGUE1 (17e JOURNÉE)

EL MOUDJAHID

MCO 3 ASK 0

Le CRB et l'ASO détrônent l'USMA et l'ESS de la cime

Les Hamraoua retrouvent leur punch
Stade Ahmed Zabana (Oran), affluence faible, temps glacial, arbitrage de : Bousseter assisté de Omar et Hamou. Service d’ordre et Samu présents. Avertissements : Harizi (33’), El Bahari (41’), Belaili (83’) (MCO), Menzri (25’), Souakir (53’), Mehia (60’) (ASK). Buts : Belaïli (50’) et (75’), Sandaogo (73’) (MCO). Les équipes : MCO : Fellah, Sebbah, Boussaâda (Tahar 76’), Belabes, Zidane, Benatia, Harizi (Boukemacha 58’), Dagoulou, El Bahari (Sandaogo 54’), Belaïli, Boussehaba. Entraîneur : Henkouche. ASK : Toual, Boukhiar, Zouak, Mehia, Sebie, Souakir (Bounab 62’), Menzri, Boudar, Bekha, Amada (Koufi 54’), Chaïb. Entraîneur : Khezzar. es Oranais ont montré un visage des grand jours face aux Khroubis et le succès enregistré, à domicile, après le résultat flatteur ramené d’El Harrach ne souffre d’aucune contestation. Il dénote du regain de confiance que le groupe de Henkouche retrouve. Il a donné du fil à retordre à la modeste équipe d’El Khroub dès les premiers moments du match par l’entremise du remuant Belaili (16’), mais son tir, mal cadré, effleura le montant gauche de l’excellent gardien Toual qui jusque là s’est montré inspiré. Puis c’est Zidane dans ses œuvres qui portera le danger dans le camp adverse. D’un joli «heading», il a failli scorer. Son tir passera au dessus de la barre transversale. Quelques minutes avant la fin de 1re mi-temps, El Bahari rate l’immanquable. Car Toual dans son jour déviera en corner. En seconde période, les locaux acculent leurs adversaires par des «contres» et Belaili, ne se fait pas prier pour ouvrir le score (50’). Cette réalisation donnera des ailes à l’attaque du Mouloudia. L’entrée de la nouvelle recrue camerounaise, Sandaogo, «boostera» l’équipe locale, puisqu’elle parviendra à ajouter le second but, d’un joli geste technique (73’). Le même joueur, deux minutes plus tard, donnera une passe en or à Belaïli (auteur d’un doublé) pour inscrire le troisième but d’une rencontre très plaisante. Cette victoire confirme le redressement amorcé par le club depuis la venue de Henkouche. A. Ghomchi

C

ette 17e journée de Ligue1 qui s'est jouée sur deux jours a tenu toutes ses promesses sur le plan du suspense et des surprises. On a comptabilisé quatre victoires à l'extérieur. ce qui confirme que les équipes jouent crânement leurs chances aussi bien lorsqu'elles évoluent at home ou hors de leur base. Le sommet du championnat national vient ainsi de changer de locataires, puisque l'USMA et l'ESS ne sont plus les co-leaders suite à leur faux pas devant leurs supporters face respectivement à l'USMH et au MC Alger sur le même score de 1à0. Les "Usmsites" sont tombés devant une très bonne équipe harrachie, et, surtout, un très bon joueur nommé Aïssaoui. Il a trompé d'une balle bien placée Zemmamaouche qui n'a fait qu'accompagner le ballon au fond de ses filets. Les Sétifiens ont vérifié à leur dépens que dominer n'est pas gagner. En effet suite à des actions très stériles, ils se sont exposés aux "contres" des Mouloudéens dont l'un sera ponctué avec succès par Attafen suite à une belle action rondement menée par Djallit, l'ex-joueur de l'ESS. Du coup, ils se sont fait déloger par le duo CRB et ASO qui ont été surprenants face, dans l'ordre, à la JSK (1à0) et au CSC (3à1). Ces deux équipes ont fait les bonnes affaires du jour. On peut dire qu'ils sont sur une série de matchs victorieux. La victoire du MC Alger, à Sétif, atteste de la bonne forme actuelle du doyen. Les Tlemcéniens continuent leur marche en avant en disposant du MCEE sur le score de 2à0. C'est le 3e succès d'affilée des poulains d’Amrani dont deux ramenés de l'extérieur. Au bas du tableau, le MC Oran engrange sa deuxième victoire de suite. Cette fois, c'est l'ASK de Kezzar qui en a fait les frais de la forme du moment des gars d'El-Mansourah. Avec 28

L

pts, le WAT n'est qu'à trois points du duo de tête composé du CRB et de l'ASO (31pts). Le MC Saïda complique sa situation en se faisant accrocher par le CA Batna (1à1). Désormais, il n'est qu'à trois points du NAHD, la lanterne rouge qui vient de remporter sa première victoire de la saison. Il l'a obtenue devant la JSM Bejaia d'Alain Michel sur un but de Merbah. Par cette bonne réaction, les "Sang et or" de Merzekane se donnent un peu de répit pour espérer mieux à l'avenir. La JSM Bejaia, par contre, a raté l'occasion de revenir à un point des équipes de tête. La 18e journée qui aura lieu demain sera très disputée, eu égard aux ambitions des uns et des autres. Il est certain que la lutte sera très rude aussi bien en haut qu’en bas du classement général. On a scoré à 15 reprises ! Hamid Gharbi

Résultats : USM Alger - USM Harrach 0-1 ES Sétif - MC Alger 0-1 JS Kabylie - CR Belouizdad 0-1 NA Hussein Dey - JSM Bejaia 1 - 0 CS Constantine - ASO Chlef 1 - 3 MC Saïda - CA Batna 1-1 MC Oran - AS Khroub 3-0 WA Tlemcen - MCE Eulma 2-0 Classement : 1. ASO Chlef 31 pts . CR Belouizdad 31 3. ES Sétif 30 . USM Alger 30 5. WA Tlemcen 28 6. JSM Bejaia 27 8. JS Kabylie 24 9. MC Alger 23 10. MC El-Eulma 21 11. CS Constantine 19 12. CA Batna 18 13. AS Khroub 17 14. MC Oran 16 15. MC Saïda 14 16. NA Hussein Dey 11

Lundi 30 Janvier 2012

EL MOUDJAHID

Société
INTEMPERIES

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CEUX QUI PARTENT ET CEUX QUI RESTENT...

Les services d’assainissement mobilisés
La pluie est censée être porteuse d’espoir pas seulement pour les agriculteurs mais aussi pour le commun des hommes, dont la vie en dépend entièrement.
es averses cependant ne sont pas toujours les bienvenues, elles sont même synonyme de détresse, trop souvent. En effet, les Algériens qui gardent en mémoire les restrictions cycliques et récurrentes en eau potable, en été, comme en hiver, ont du mal à s’accommoder avec tout le décor qui accompagne la pluie qui pesé vraiment sur eux, au point de voir en la pluie une rude épreuve pour les nerfs. Au-delà de la menace sur l’habitat précaire, les vieux ponts, les terrains, il existe un autre risque aussi coriace et dont redoute les Algériens. Il s’agit, en fait, des désagréments, voire de la paralysie de la ville à laquelle ils sont confrontés à la tombée de la moindre et insignifiante goutte de pluie. Les dernières averses confirment une fois de plus, les craintes justifiées désormais, des citoyens et des utilisateurs de la route notamment qui croient dur comme fer que la pluie est un casse- tête et un problème ingérable. Il suffit de voir l’état des autoroutes et des réseaux routiers quand il pleut pour se rendre à cette évidence. Les goulots d’étranglement et les bouchons formés qui n’épargnent pas les trémies, censées pourtant être un moyen pour désengorger les axes routiers, démontrent combien la ville et toutes ses structures souffrent au même titre que ses habitants durant la saison d’hiver. Aujourd’hui,

Chronique de l’indécision
l est des moments dans la vie d’un individu où s’imposent un ou des choix. Et si pour les célibataires le choix est souvent vite fait, en revanche il en va autrement pour les couples. Encore que là aussi il convienne de distinguer entre les couples avec enfants et les couples sans. Mais dans tous les cas de figure, on quitte rarement son pays sur un simple coup de tête. Majoritairement ceux qui prennent le large le font pour une vie supposée forcément meilleure. Bien que la chose ne soit pas évidente pour eux dans la mesure où parfois on a beau s’entourer de toutes les garanties nécessaires, il n’empêche, par moments le moindre détail omis ou sous-estimé est à même de tout ficher en l’air. Au grand dam de ceux qui subissent ce fâcheux contretemps dont on se remet ou pas au demeurant. Avec tout ce que cela induit et suppose comme incidences et conséquences directes ou indirectes sur les victimes. A telle enseigne qu’il y en a parmi les victimes à vouloir remettre les compteurs à zéro pendant que d’autres s’évertuent plutôt à tout effacer et ne pas recommencer. Et pas forcément parce que ces derniers sont quelque peu superstitieux ou adhérents à la philosophie selon laquelle rien ne va plus faites vos jeux... Au vrai chaque cas est un cas pour paraphraser un intello féru de psy et de sociologie. Pourtant les motivations n’empruntent pas systématiquement les mêmes sentiers. Ainsi on peut être bien, voir très bien chez soi et ne pas s’interdire pour autant d’aspirer à vivre soit seul soit en famille autre chose. Car chacun voit cet « autre chose » à sa porte. Avec quelque fois l’influence de madame dans la décision finale. Les femmes ayant comme presque tout le monde l’admet une intuition d’avance sur les hommes. Quand bien même ils sont plutôt rares les hommes à reconnaître qu’ils auraient dû écouter davantage leur moitié. Ce qui est un autre débat sur lequel promis, juré on reviendra... En attendant force est d’admettre qu’on n’est jamais mieux que chez soi hors toute considération subjectiviste. « Dar testar ‘ari » nous enseigne un vieux dicton du terroir encore inusable par delà les temps et les époques. D’ailleurs et juste pour corroborer le propos, on a beau être reçu royalement chez les autres fussent-ils famille ou amis, de retour chez soi on éprouve tout de même un sentiment à nul autre pareil... Il en est de même lorsqu’on foule le sol natal après une longue absence. Bref et sans vouloir ici s’ériger en donneur de leçons, partir, c’est mourir un peu... Autant alors investir davantage dans les raisons de rester que celles incitant à lever les voiles... Sauf dispositions contraires de votre part ou cas de force majeure dûment avérée... A. Zentar

L

I

l’eau, source de vie elle est entrain de devenir, une problématique qui mérite réflexion et surtout une solution. Car il est inconcevable et inadmissible que des averses qui font pousser l’herbe, qui donne carrément la vie sur terre, soit à l’origine de l’isolement de la ville. Il faut dire que l’état des routes n’est pas pour arranger les choses. Et trop souvent, les

averses, font encore ressortir les problèmes dans la gestion de la ville, tant pour les réseaux routiers que pour les réseaux d’assainissement, souvent renvoyée aux calendes grecques. La pluie, à vrai dire, met au grand jour les véritables problème de la ville. Qui a dit que la pluie est synonyme de vie ? Samia D.

INTERDICTION DE CIRCULATION DES VÉHICULES DE TRANSPORT DE PLUS DE 10 ANS À MÉDÉA

Une décision à généraliser
ne mesure à applaudir et qui, espérons le, fera des émules dans d’autres wilayas du pays. Il était, en effet, temps d’agir fermement et rigoureusement contres des pratiques qui mettent en danger la vie d’autrui . La décision d’interdiction de circulation des véhicules de transport de voyageurs âgés de plus de 10 ans qui vient d’être prise par la direction des transports de la wilaya de Médéa qualifiée d’exceptionnelle , devrait non seulement être fortement applaudie mais aussi généralisée a travers toutes les régions du pays . Selon les responsables de la direction des transports de Médéa , cette mesure d’interdiction qui prend effet à partir d’aujourd’hui, est consécutive au lourd bilan de l’accident de circulation qui s’est produit, vendredi, en fin de matinée, au lieudit " Ould Taïb ", à la périphérie nord de la ville de Médéa, où deux personnes sont décédées lors du renversement d’un bus qui assurait la desserte entre le centre-ville de Médéa et le quartier " Kouala. Un nouveau «exploit» dans le triste palmarès de l’Algérie en matière de la circulation automobile et en matière de décès par accident. Notre pays a enlevé «haut la main» la 3ème place du triste podium mondial des pays où sont enregistrés le plus d’accidents de la circulation. Comparée à l’année 2010, notre pays a régressé puisque il a enregistré plus d’accidents.

U

Selon les services de la prévention routière, les anciens véhicules sont à l’origine de nombreux accidents de la circulation en regard de la vétusté de leurs équipements. Les poids lourds sont de plus en plus nombreux, de plus en plus gros et de plus en plus vétustes et représentent donc un risque de plus en plus grand sur les routes. Le retrait des épaves notamment les bus, et les camion et même, pourquoi pas, les voitures touriste, devrait procéder non seulement à rajeunir le parc automobile national mais surtout à renforcer la sécurité sur nos routes pour limiter au maximum les accidents provoqués par des défaillances mécaniques ou par la vétusté des véhicules. Pourtant, tous les véhicules sont censés subir un

contrôle technique régulier, on constate toutefois que des voitures non conformes circulent dans les rues encore sur nos routes représentant un grand danger. Ces voitures sont à l’origine de beaucoup d’accidents de la route. Certaines sont sans rétroviseur, d’autres sans système de freinage adéquat, dépourvues de feux… Des véhicules interdits de circulation mais qui ne sont nullement inquiétés. Dépassant les 30 ans d’âge, des ambulances, des bus, et des poids lourds, ces véhicules devraient été interdits de circuler en raison du danger qu’ils présentent pour les piétons, les autres automobilistes et pour l’environnement. Ces véhicules sont en réalité des corbillards qui sèment la mort dans leur

sillage . Donc, si la généralisation de cette mesure de retrait des épaves notamment les bus interviendrait elle s’expliquerait par le fait que la majorité des accidents sont provoqués par les transports en commun. Ces accidents sont souvent le fait de bus anciens et de conducteurs fou et inconscients . Les autorités devraient réfléchir également au remplacement des vieux bus par de nouveaux modèles et à une réorganisation complète du secteur des transports. En attendant, les chauffeurs des bus, tout types confondus ne recherchent que le quitus sans se soucier du confort et encore moins a la sécurité de leur clients . Farida Larbi

Lundi 30 Janvier 2012

EL MOUDJAHID

Régions
AÏN-TÉMOUCHENT

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COLLOQUE NATIONAL À L’UNIVERSITÉ FERHAT-ABBAS

«Sétif, histoire et civilisation»
«Nous organisons cette rencontre avec l’espoir de nous ouvrir davantage sur l’environnement, de procéder ainsi à un repérage de thèmes susceptibles d’être étudiés et de nous pencher davantage sur d’autres sujets déjà pris en charge par d’autres chercheurs agissant dans d’autres universités, et, partant, mettre en place un canevas des priorités qui devront être étudiées par notre université à court et moyen terme.

200 projets de microentreprises financés depuis le début de l’année 2012
Deux cents projets de création de micro entreprises ont été financés depuis le début de l’année 2012 par l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (ANSEJ) d’Aïn-Témouchent, a annoncé samedi son directeur. Ce volume représente le cinquième des objectifs fixés pour cette antenne au titre de l’année 2012, soit entre 800 et 1.000 projets à concrétiser, a indiqué M. Abdelkrim Haddam. L’exercice 2011 a été marqué, par ailleurs, par le traitement de 4.350 dossiers reçus par l’antenne dont 4.200 pour les seuls mois de février et mars, suite aux orientations du Conseil des ministres du 23 février, a-t-il ajouté, soulignant que comparativement à l'exercice 2010, cette antenne n’a reçu que 959 dossiers. Sur les dossiers traités en globalité en 2011, il a été délivré 2.512 certificats d’habilitation contre 230 en 2010 dont 587 ont été homologués par les banques et 564 financés. Ces projets ont généré 1.063 postes de travail permanents. "Cette dynamique a été rendue possible grâce aux nouvelles facilités accordées aux jeunes promoteurs, notamment un crédit de location sans intérêt à hauteur de 500.000 dinars", a souligné le directeur de l'ANSEJ. Dix jeunes diplômés des centres de formation professionnelle ont bénéficié, par ailleurs, de crédits similaires pour l’achat de camions-ateliers, alors que d’autres diplômés de l’université ont reçu des crédits à hauteur d’un million de dinars pour l’ouverture de cabinets professionnels. Dans ce cadre, l’antenne d’Aïn-Témouchent a financé l’ouverture de trois cabinets de médecins spécialistes (cardiologie, ORL et gynécologie), a indiqué M. Abdelkrim Haddam. Dans un autre contexte et pour venir en aide aux personnes handicapées et encourager leur insertion socioprofessionnelle, 18 projets de transport et d’évacuation sanitaire ont été financés, a-t-on indiqué. Avec le lancement du projet de réalisation du nouveau siège de l’ANSEJ à la nouvelle ville d’Aïn-Témouchent et l’ouverture d’antennes à Hammam Bouhadjar et Aïn Larbaa, qui s’ajouteront à celle opérationnelle de Beni Saf, l’Agence pourra répondre, selon son responsable, "dans de meilleures conditions" aux besoins des jeunes de la wilaya.

L

e fait que nous mobilisions, aujourd’hui, 33 enseignants venus de différentes universités et qui véhiculent des problématiques dans le cadre de leur thèses fondées essentiellement sur la région de Sétif, se traduira indéniablement par un nouveau regard de nos étudiants sur toutes ces problématiques, loin du cours magistral qu’ils ont l’habitude de recevoir. Il s’agit, pour eux, de mieux réfléchir la région, comme celle de Sétif que nous avons classée comme priorité territoriale compte tenu des potentialités extraordinaires qu’elle compte et qui nous permettent justement de véhiculer une part importante de l’histoire de l’Algérie.» Ces propos de M. Aibèche Youcef, président du comité d’organisation du colloque intitulé «Sétif, histoire et civilisation » organisé par le département histoire et archéologie de la faculté des sciences humaines et sociales de l’université Ferhat-Abbas en collaboration avec le musée de

Sétif, attestent on ne peut mieux de l’importance d’un tel thème quand on sait notamment l’histoire mouvementée qu’a connue la région de Sétif depuis la nuit des temps. Une rencontre d’autant plus importante qu’elle réunit des spécialistes en la matière, chercheurs, universitaires et qui au delà du fait qu’elle permettra de mettre au grand jour les travaux déjà effectués ou entamés dans ce domaine, s’inscrit dans une optique de repérage et de ciblage de mécanismes à même de dégager dans une vision commune, les problématiques les plus pertinentes qui concernent le devenir de la recherche en matière d’histoire et d’archéologie dans cette région. Aussi, plusieurs axes de réflexion sont ouverts dans ce contexte, se rapportant notamment, aux personnalités de la région de Sétif, ville d’art et d’histoire, à l’histoire et la civilisation, au volet inhérent à l’histoire culturelle et même à l’histoire politique. Autant de sujets qui s’inscrivent indéniablement dans le cadre

d’un partenariat avec l’université et inciteront à mieux construire le présent sur le passé dans un parcours aussi riche que varié qu’aura connue la région de Sétif. Sur les dix séances programmées tout au long de ce colloque, huit se dérouleront en plénière et sont ainsi orientées sur l’histoire culturelle, les mouvements religieux dans la région, l’économie antique sur ce même territoire, la ville, le mouvement national, l’étude historique et monétaire, l’étude de sites importants à l’instar de Kef Zmen et bien d’autres sujets non moins importants. Autant de thèmes qui attestent de la place non négligeable qu’a occupé la région de Sétif dans le parcours des événements historiques depuis l’antiquité, voire même depuis ces premières traces de la présence humaine, tant et si bien que certains affirment que si la faille de l’humanité se trouve au Kenya, celle de la présence humaine dans le Maghreb, se trouve dans la région de Sétif, précisément à Aïn Lahnèche. F. Z.

CONSTANTINE

LOGEMENTS AADL

316 familles relogées à Ali-Mendjli

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TEBESSA

AVEC L’APPORT DU NOUVEAU BARRAGE SAFSAF EL OUSSERA

La couverture en eau potable de la wilaya dépassera les 95%

D

e nombreuses agglomérations et hameaux du sud de la wilaya de Tébessa verront, à l’horizon 2014, leur approvisionnement en eau potable "notablement" renforcé grâce au barrage Safsaf El Oussera, réceptionné depuis peu, a-t-on indiqué hier à la direction des ressources en eau. Le projet de transfert d'eau potable vers cette région qui englobe les communes de Bir El Ater, Doukara, Chréa et Safsaf prévoit la pose d’une conduite de 90 km actuellement en phase d’étude par un bureau technique algéro-français, a précisé le directeur des ressources en eau, M. Rachid Djoudi. Ce barrage alimentera, à terme, une population de plus de 200.000 âmes et devra porter le taux de couverture de la wilaya en AEP (alimentation en eau potable) à "plus de 95 %", a affirmé le même responsable. Les localités du nord de la wilaya ont, pour leur part, été renforcées en AEP à partir du barrage de Aïn Dalia, dans la wilaya de Souk Ahras, d'un débit de 6.000 m3/jour. Un ouvrage qui permet de couvrir 50% des besoins

de la région en eau potable, selon M. Djoudi qui a rappelé que le volume d'eau potable acheminé traverse une canalisation "totalement rénovée en 2011 sur une longueur de 96 km". Le reste des besoins de cette zone septentrionale de la wilaya, qui comprend les villes de Ouenza, d’El Meridj et de Boukhadra, provient de la nappe phréatique située non loin d'El-Hammamet, au centre de la wilaya, a ajouté la même source. Cette wilaya a consacré, en 2011, un montant de 7,4 milliards de dinars pour le renforcement et

l'amélioration de ses besoins en eau potable. Vingt-deux opérations, toutes prises en charge par le programme quinquennal 2010-2014, ont été engagées, a encore souligné le même responsable. Une enveloppe de 1,27 milliard de dinars a également été mobilisée pour la réalisation et l'équipement de forages dans plusieurs communes de la wilaya, pour une profondeur cumulée de 12.000 mètres, ainsi que pour la mise en place de nouvelles stations de pompage.

ier, 316 familles ont bénéficié de logements de l’Agence d’amélioration et de développement du logement (AADL) dans le cadre de la formule location-vente au cours d’une cérémonie à laquelle ont prit part les autorités de la wilaya de Constantine. Ce programme rentre dans le cadre des 3.500 logements lancés en 2004 dans la ville de Ali-Mendjli. Ces 316 logements sont le dernier quota distribué dans le cadre de ce programme. M. Farid Loucifi, directeur régional de l’entreprise AADL a déclaré pour l’occasion qu’ «il y a eu un retard de livraison de deux ans. Il aurait fallu les livrer le 1er semestre de l’année 2010». Il a poursuivit que «l’entreprise COJAL qui était responsable de la réalisation de ces logements, a abandonné le chantier sans donner de ses nouvelles». M. Loucifi a fait savoir que «deux entreprises privées ont repris les travaux de construction». Il y a deux types de logements AADL, 158 de type F4 dotés d’espaces verts et d’aires de jeux, sont raccordés aux différents réseaux d’assainissement, d’eau potable, d’électricité et de gaz, selon le même responsable qui a rappelé que quelque 500 unités de ce même segment d’habitat ont été distribuées ces deux dernières années, dont 262 en 2010. Les logement F4 ont une superficie de 85 m2 et coûtent 170 millions de dinars, dont 10% de la somme versés en acompte. Les logements de type F3 disposent d’une superficie de 70 m2, sont vendus à 140 millions de dinars. Les familles qui ont bénéficié de ces logements étaient très heureuses de prendre possession des clés de leur maison. Un couple accompagné de leurs enfants nous a déclaré «nous sommes très heureux aujourd’hui, nous attendions cet évènements depuis un bon moments déjà». M. Loucifi a fait savoir que l’AADL a bénéficie de la réalisation de 2.000 logements dans le programme LPA qui débutera prochainement. Il est à rappeler que la wilaya de Constantine a un programme de réalisation de 14.000 logements LPA inscrits au titre du programme quinquennal 20102014 et seront lancés «courant 2012», explique le responsable de l’AADL Constantine Rona M. K.

BORDJ BOU-ARRERIDJ

Les habitants d’El Anasser bloquent la route

D

es dizaines de jeunes ont fermé, hier, le CW 42 sud qui relie la daïra de Bordj Bou-Arréridj à celle de Bordj Ghedir. Ces jeunes qui habitent la commune d’El Anasser protestaient contre les pratiques contraires aux mœurs constatées à côté de l’université. Selon eux des couples qui font fi de toute règle de bienséance prennent position sur le pont qui traverse la route. Aucun passant ne peut échapper à cette agression qui se fait en plein jour et plus particulièrement les fins d’après-midi. Les contestataires qui ont exigé une présence sécuritaire

pour dissuader ces couples ont également réclamé la priorité dans la nomination aux postes d’agent dans les résidences universitaires. Selon eux, 20 postes ont été dégagés, mais aucun habitant de la commune n’en a bénéficié. Notons que ce mouvement a perturbé le transport vers l’université ainsi que les différentes localités de la daïra de Bordj Ghedir privant des milliers de fonctionnaires et d’étudiants de rejoindre leurs postes. Les étudiants ont été obligés d’effectuer une longue marche à pied pour être à l’heure. F. D.

Lundi 30 Janvier 2012

24

Sélection

Télévision
Canal Algérie
10h30 : Farachat el foussoul (26 et fin) 11h00 : Canal foot ('rediff) 12h00 : Journal en français +météo 12h20 : El houte (02) 13h30 : Louiza Fernanda (66) 14h20 : El Mouhima el qotebia (05) 15h00 : El Intihar (5) 16h35 : Maya l'abeille (40) 17h00 : Namour el abyadh (36) 17h30 : Oulama'e El Djazaïr 18h00 : Journal en tamazight 18h20 : El Mouqawil (07) 19h00 : Journal en français +météo 19h30 : Agenda culturel 20h00 : Journal en arabe 20h45 : Questions d'actu : réforme électorale /partis-assoc 22h00 : Cervantes le captif d'Alger 23h00 : Festival international de la musique andalouse 00h00 : Journal en arabe

EL MOUDJAHID

20:50

Une Famille formidable

Programme d’aujourd’hui
ARTE
19:45 Arte journal 20:05 28 minutes 20:35 L.A. Confidential 22:50 L'éternité et un jour 01:00Petropolis 01:45 Metropolis 02:35 Fleuves du monde 03:30 Premiers à l'Everest ?

Jacques vit provisoirement chez Nicolas et Lucas. De son côté, Catherine profite pleinement de sa liberté retrouvée et participe à un spectacle. Jacques vit un vrai cauchemar. Alors qu'il vit provisoirement chez Nicolas et Lucas, il rêve toutes les nuits de Catherine et réveille tout le monde à quatre heures du matin. Dans la journée, il est comme une âme en peine. Il a toujours le projet d'essayer d'ouvrir un restaurant à Paris avec Julien, mais le cœur n'y est pas. Jacques est obsédé par la relation entre Catherine et le nouveau médecin de Noyers. Aveuglé, il est loin d'imaginer que ce n'est pas pour cet homme qu'elle l'a quitté, mais plutôt parce qu'il était devenu insupportable. Catherine est décidée à profiter de sa liberté retrouvée, et elle s'investit beaucoup dans un spectacle...

M6
10:15 Sue Thomas, l'oeil du FBI 11:00 Desperate Housewives 11:50 Desperate Housewives 12:45 Le 12.45 13:00 Scènes de ménages 13:45 L'homme aux mille visages 15:45 Sale temps pour les maris 17:40 Un dîner presque parfait Spéciale Adeline Blondiau. 18:45 100% Mag 19:45 Le 19.45 20:05 Scènes de ménages 20:50 Top Chef 23:40 «Top chef» : que sont-ils devenus ? 01:20 Prison Break 02:05 M6 Music / Les nuits de M6

Cold Case, affaires classées
20:35
L'équipe enquête sur la mort d'une femme en 1966 : on vient de retrouver son corps, et contrairement à ce qu'on pensait jusqu'alors, elle ne s'est pas suicidée. En 1966, l'«Americana» effectuait sa dernière traversée de l'Atlantique. Darcy Curtis, qui faisait partie des passagers, se réjouissait de ce voyage. De nos jours, le cadavre de Darcy est découvert à l'occasion de la rénovation du navire. En 1966, tout le monde avait pensé que la jeune femme s'était suicidée en se jetant par-dessus bord. Ses chaussures avaient effectivement été retrouvées sur le pont, près du bastingage. Cependant, en examinant le corps, les médecins découvrent que la malheureuse a été assassinée. L'équipe de Lilly Rush prend l'affaire en main et s'intéresse plus particulièrement à Grace Stearns, sa meilleure amie...

TF1
11:05 La roue de la fortune 12:00 Les douze coups de midi 13:00 Journal 13:55 Les feux de l'amour 14:55 Amour et préméditation 16:35 Les frères Scott 17:25 Bienvenue chez nous 18:20 Une famille en or 19:05 Money Drop 20:00 Journal 20:40 Après le 20h, c'est Canteloup 20:50 Une Famille formidable 22:40 Esprits criminels 23:30 Esprits criminels 00:15 Esprits criminels 01:05 Au Field de la nuit 02:15 Sept à huit

CANAL +
10:15 La caméra planquée de François Damiens 10:30 De vrais mensonges 12:10 Les Guignols de l'info 12:20 La nouvelle édition 1ère partie 12:45 La nouvelle édition 14:00 Faster 15:40 National Geographic 16:30 L'avocat 18:20 Les Simpson 18:45 Le JT 19:05 Le grand journal 20:05 Le petit journal 20:30 Le grand journal, la suite 20:55 Camelot 21:40 Camelot 22:30 Spécial investigation 23:30 Mensomadaire 00:00 Les petits mouchoirs 02:30 Belle épine 03:50 Canal NBA

FRANCE 2
10:55 Motus 11:30 Les Z'amours 12:00 Tout le monde veut prendre sa place 13:00 Journal 14:00 Toute une histoire 15:10 Comment ça va bien ! 16:15 Le jour où tout a basculé 17:15 Seriez-vous un bon expert ? 17:55 On n'demande qu'à en rire 18:55 N'oubliez pas les paroles 20:00 Journal 20:35 Cold Case, affaires classées 21:15 D'art d'art 21:30 Cold Case, affaires classées 22:10 Cold Case, affaires classées 22:55 Mots croisés 00:15 Journal de la nuit 00:35 Moussorgski On the rock(s) : les...

Les sept mercenaires
A la fin du XIXe siècle, des paysans mexicains, victimes d'une bande de hors-laloi sans merci, engagent sept aventuriers pour assurer leur protection.

20:35

Terrorisés par Calvera et sa bande de pillards, les habitants du village d'Ixcatlan décident de faire appel à des mercenaires pour se protéger. Une délégation se met en route pour la ville voisine. Les exploits de deux cow-boys inventifs, Chris et Vin, à califourchon sur un corbillard qu'ils parviennent à mener au cimetière en dépit de l'interdiction d'une bande de voyous, les enthousiasment. Finalement, sept hommes acceptent la proposition des villageois. Sous les ordres de Chris, qui est devenu leur chef, ils apprennent aux paysans à se battre et élèvent des fortifications autour du village. Lorsque Calvera et ses acolytes attaquent à nouveau, ils tombent dans un piège... La plus célèbre compétition culinaire ouverte aux professionnels fait son retour pour une 3e saison. Quatorze candidats s'affrontent devant un jury de grands chefs, en réalisant des plats d'exception à partir de produits courants. Dans une première épreuve, les quatorze toques blanches sont réparties en deux équipes, et confectionnent la recette de leur choix. Une occasion de confronter les styles et les talents de chacun. L'équipe perdante voit l'un de ses membres éliminé par le jury, tandis que les six autres s'attellent à la seconde épreuve : cuisiner pour Philippe Bouvard et son équipe des «Grosses Têtes». Par deux, aidés par les célèbres chroniqueurs, ils revisitent des classiques, hachis parmentier, tomates farcies et gigot. L'épreuve de la dernière chance élimine définitivement un des candidats.

FRANCE 3
10:50 Midi en France 12:25 12/13 : Journal national 13:00 13h avec vous 13:45 En course sur France 3s. 14:05 Inspecteur Derrick 14:55 Caroline chérie 16:40 Slam 17:25 Des chiffres et des lettres 18:10 Questions pour un champion 19:30 19/20 : Journal national 20:10 Plus belle la vie 20:35 Les sept mercenaires 22:45 Soir 3 23:15 Deuxième Guerre mondiale 00:45 Francis Jeanson 01:35 Chabada 02:25 Soir 3 02:50 Plus belle la vie

Tv5
10:05 La foi du siècle 11:00 TV5MONDE, le journal 11:15 Tout le monde veut prendre sa place 12:05 Epicerie fine 12:30 La petite vie 13:00 Une brique dans le ventre 13:30 Journal (RTBF) 14:00 La ruée vers l'or 14:45 Specimen 15:45 Monsieur Dictionnaire 15:50 Lecouple.tv 16:00 TV5MONDE, le journal 16:25 Questions pour un champion 17:00 La foi du siècle 18:00 TV5MONDE, le journal 18:40 La petite vie 19:05 Les escapades de Petitrenaud 19:30 Tout le monde veut prendre sa place 20:30 Journal (France 2) 21:00 Le souffle au coeur 23:00 TV5MONDE, le journal 23:10 Journal (TSR) 23:45 Temps présent 00:55 Dans la jungle des villes 01:25 Nuit blanche 01:50 Arte reportage 02:45 Le dessous des cartes

20:50

Top Chef

FRANCE 5
10:15 Les cheveux, un marché en extension 11:10 Une réserve pour les félins 12:03 Yakari 12:16 Geronimo Stilton 12:39 Princesse Sarah 13:06 Princesse Sarah 13:22 Anime ta vitamine 13:35 Le magazine de la santé 14:35 Allô, docteurs ! 15:10 Zoo nursery 15:35 Miracle sur l'Everest 16:35 Bali, île mythique de l'Asie 17:30 C à dire ?! 17:45 C dans l'air

Lundi 30 Janvier 2012

EL MOUDJAHID

Détente
Mots FLECHES
Nº 3694
7 8 9 10

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Page animée par Mourad Bouchemla

Mots CROISES
Nº 3694
1
I II III IV V VI VII VII I IX X

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6

RÉACTION ALLERGIQUE ROULÉS MOIS PETIT MARSUPIAL VILLE D’ESPAGNE PAYS DÉSIGNE COIN CHAUD CORDONNET DÉCORATIF METTRE À L’ABRI DU BESOIN FAISANT UN TROP PLEIN ÉRUCTA FILS D’ISSAC FAIRE TOMBER LES FRUITS FORME D’ÊTRE

Définitions
HORIZONTALEMENT I- Médecin spécialiste. II- Unité Roumaine Préparation culinaire pour gibier. III- Construction soutenant un arc - Puissance spirituelle. IV- Préposition - Fleuve bleu - Dans la nuit. V- Des marais. VI- Bien roulée - Est un pièges. VII- Rend les surfaces planes - En forge. VIII- Guida - Surveille sur terre et sur mer. IX- Fleuve nordique - Ville de France X- À ras terre. VERTICALEMENT 1- Blessé - Un obstacle. 2- Ville d’Espagne religieux. 3- Vieille langue - Tristesses. 4- Grande école - Possessif. 5- Argent du milieu - En permission. 6- Dans un gain - Un Espoir. 7- Petit avion - Pendant 8- Découler - Énoncé. 9- Lieu d’échange. 10- Risqua - Travaillent pour roman.

MÉTAL DÉCRET DU TSAR ALUMINIUM VIN D’ITALIE OCCLUSION INTESTINALE LUMIÈRE PETIT GÂTEAU COUPANTES PRÉFIXE PUANT MAIS BON GROUPE HUMAIN À VISITER EN SOMME UN ABRI ELLES SONT PENSANTES EPAISSIR EN CUISINE PETITE SAINTE VALLÉE FLUVIALE EN SELLE

SOLUTION DES MOTS CROISES
1 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
U

GRAME VIEILLE COLÈRE COMPOSÉ DE MIEL

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9 10
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Grille
Planteuse Abstinent Mollement Chlorique Rédacteur Traîneur Shilling Oreillons Rouissage Grenetis Alphabet Astucieux Idyllique Bravement Voiture-lit Entrouvrir Ritualiste Alexandrie Séricicole Prétendu Ver-coquin Cordelier Flottage Louangeur Nonchalant Nostalgie

Nº 3694
Veillées Servitude Indolence Diphtérie Terrestre Convoluté Modulaire Indonésie Termique Dessertir Bréviaire Klaxonner Epigastre

Mot CACHÉ
G R I T R E S S E D E R I A I V E R B A P R E N N O X A L K E L S I T E N E R G R D A X U E I C U T S A E N N V E G E V E I L L T O O N A S E R V I T E N I T S I N D O L E U C T R T D I P H T E S H U O R T E R R E S E A R U O C O N V O L V L E V P M O D U L A E A L R O I N D O N E R N I I D T H E R M I C T T R E M F L O T T O L O U A N G E U R A Q M O L L E M E N T N U C H L O R I Q U E R R T S A G I P E B T E B A H P L A R U Q I L L Y D I A E E S S R E A S V U D E P I M L E E N C E R T B E R M R I E E U A X I E T R E T A U A C N U T E E L C N I T I R E N I H D C C S I E D S O R O O Q U E U T I I L R A G E A E R E E D B S T I N E N T E O S T A L G I E L E D A C T E U R I

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Gastéropode Tavernes Embauchoir Collectif

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SOLUTION PRÉCÉDENTE : FLAMBOIEMENT

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Lundi 30 Janvier 2012

EL MOUDJAHID

Vie pratique
CONDOLEANCES
Profondément affligés par le décès du beau-frère de Monsieur DJENNAD Sofiane, Directeur régional AlgerEst, Monsieur ACHOUR Mokrane, Directeur général de la Société Batigec Immobilière et l’ensemble du personnel présentent à ce dernier ainsi qu’à sa famille leurs sincères condoléances et les assurent de leur profonde compassion en cette douloureuse circonstance. Puisse Dieu accorder au défunt Sa Sainte Miséricorde et l’accueillir en Son Paradis Eternel. «A Dieu nous appartenons, A Dieu nous retournons.»
El Moudjahid/Pub ANEP 300251 du 30/01/2012

31

Vie religieuse
Horaires des prières de la journée du Lundi 6 Rabi’ Al-awal 1433 correspondant au 30 janvier 2012 : - Dohr.........….......13 h 01 - Asr.......................15 h 49 -Maghreb.............. 18 h 13 -Icha……...……....19 h 34 Mardi 7 Rabi’ Al-awal 1433 correspondant au 31 janvier 2012 : -Fedjr....................06 h 22 -Chourouk............07 h 51

CONDOLÉANCES
Très affectés par le décès du frère de monsieur Youcef YOUSFI, ministre de l’Energie et des Mines, le Président, les membres du Comité de Direction et le personnel de l’Autorité de Régulation des Hydrocarbures (ARH) présentent à toute sa famille leurs sincères condoléances et l’assurent en cette pénible circonstance de leur profonde compassion. Puisse Dieu le Tout-Puissant accueillir le défunt en Son Vaste Paradis.
El Moudjahid/Pub ANEP 898099 du 30/01/2012

A N N IV E RS A IRE
La compagne de ma vie, la mère de mes enfants, toi FATIHA, qui ma soutenu dans les moments difficiles, ton mari Safi, tes enfants, ta sœur Kahina Lounis et ses enfants te souhaitent un bon anniversaire pour tes 46 bougies. Ton époux GUEDIRI Safi et tes enfants
El Moudjahid/Pub du 30/01/2012

A N N IV E RS A IRE
Notre adorable petit prince MOHAMED ABDELJALIL bouclera aujourd’hui sa première année. En cet heureux événement, son papa Khenfoussi Sofiane et sa maman Bariza lui souhaitent une longue vie pleine de joie, de bonheur et de prospérité. Bisous, à tes 100 ans Incha’Allah.
El Moudjahid/Pub du 30/01/2012

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION Edité par l’EPE-SPA au capital social de 50.000.000 DA

EL MOUDJAHID

20, rue de la Liberté, Alger Téléphone : 021.73.70.81 Présidente-Directrice générale de la publication

Naâma Abbas
DIRECTION GENERALE Téléphone : 021.73.79.93 Fax : 021.73.89.80 DIRECTION DE LA REDACTION Téléphone : 021.73.99.31 Fax : 021.73.90.43 Internet : http://www.elmoudjahid.com E-mail : elmoudjahid@elmoudjahid.com BUREAUX REGIONAUX CONSTANTINE 100, rue Larbi Ben M’hidi Tél. : (031) 64.23.03 ORAN Maison de la Presse 3, place du 1er Novembre : Tél. : (041) 39.34.94 ANNABA 2, rue Condorcet : Tél. : (038) 86.64.24 BORDJ BOU-ARRERIDJ Ex-siège de la wilaya Rue Mebarkia Smaïl, B.B.A. 34000 Tél/Fax : (035) 68.69.63 SIDI BEL-ABBES Maison de la presse Amir Benaïssa Immeuble Le Garden, S.B.A. Tél/Fax : (048) 54.42.42 CONSTANTINE : Route de Sétif 7e km Tél. : (031) 66.49.65 - (031) 92.30.99 Fax : (031) 66.49.37 TIZI OUZOU : Cité Mohamed Boudiaf (ex-2.000 logts) Bâtiment 3, 1er étage, Nouvelle ville Tél. - Fax : (026) 21.73.00 TLEMCEN :12, place Kairouan Tél.-Fax : (043) 27.66.66 MASCARA : Maison de la Presse Rue Senouci Habib Tél.-Fax : (045) 81.56.03 CENTRE AIN-DEFLA : Cité Attafi Belgacem (Face à la Poste) Tél/Fax: 027.60.69.22 PUBLICITE Pour toute publicité, s’adresser à l’Agence Nationale de Communication d’Edition et de Publicité “ANEP” ALGER : 1, avenue Pasteur Tél. : (021) 73.76.78 - 73.71.28 - 73.30.43 Fax : (021) 73.95.59 - Télex : 56.150 Télex : 81.742 ORAN : 3, rue Mohamed Khemisti Tél. : (041) 39.10.34 Fax : (041) 39.19.04 - Télex : 22.320 ANNABA : 7, cours de la Révolution Tél. : (038) 84.86.38 : Fax : (04) 84.86.38 Régie publicitaire EL MOUDJAHID 20, rue de la Liberté, Alger : Tél./Fax : 021 73.56.70 ABONNEMENTS Pour les souscriptions d’abonnements, achats de journaux ou commandes de photos, s’adresser au service commercial: 20, rue de la Liberté, Alger. COMPTES BANCAIRES Agence CPA “Che” Guevara - Alger Compte dinars n° 102.7038601 - 17 Agence BNA Liberté - Dinars : 605.300.004.413/14 - Devises : 605.310.010078/57 Cptes BDL - Agence Port Saïd - Dinars : 005.00 107.400.247 86 20.28 - Devises : 005.00 107.457.247 86 20.28 Edité par l’EPE-SPA EL MOUDJAHID Siège social : 20, rue de la Liberté, Alger IMPRESSION Edition du Centre : Société d’Impression d’Alger (SIA) Edition de l’Est : Société d’Impression de l’Est, Constantine Edition de l’Ouest : Société d’Impression de l’Ouest, Oran Edition du Sud : Unité d’Impression de Ouargla (SIA) DIFFUSION Centre : EL MOUDJAHID Tél. : 021 73.94.82 Est : SARL “SODIPRESSE” : Tél-fax : 031 92.73.58 Ouest : SARL “SDPO” Tél-fax : 041 46.84.87 : Sud : SARL “TDS” Tél-fax : 029 75.02.02 France : IPS (International Presse Service) Tél. 01-46-07-63-90
Les manuscrits, photographies ou tout autre document et illustration adressés ou remis à la Rédaction ne sont pas rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation..

El Moudjahid/Pub

ANEP 897782 du 30/01/2012

CONDOLÉANCES
Le Président-Directeur Général, les cadres et l’ensemble du personnel de l’ANEP, très affectés par le décès de la mère de leur collègue Mme BENBACHIR, née ABBOUD Zineb lui présentent ainsi qu’à sa famille leurs sincères condoléances et les assurent de leur profonde sympathie en cette pénible circonstance. Puisse Dieu le Tout-Puissant accorder à la défunte Sa Sainte Miséricorde et l’accueillir en Son Vaste Paradis.
El Moudjahid/Pub du 30/01/2012

CONDOLÉANCES
Le Directeur de la CMC di Ravenna-Algérie et l’ensemble de son personnel, très affectés par le décès du père de leur collègue GUEDIRI Naouel, lui présentent ainsi qu’à sa famille leurs condoléances les plus attristés et les assurent en cette douloureuse circonstance de leur profonde sympathie. Que Dieu le Tout-Puissant lui accorde Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis.
El Moudjahid/Pub du 30/01/2012

D E M A N D E S D ’ E M P LO I
J. H., 35 ans cherche poste comme agent de sécurité au Nord ou au Sud, niveau 2°AS. Email : Mouh_59@hotmail.com Tél. : 0549 33.73.68 MERMOURI Mohand Saïd ---------------------------------------------------------Dessinateur, études en construction mécanique avec 13 ans d’expérience, concepteur de logiciel de gestion en informatique, cherche emploi. Tél. : 0557 08.49.70
El Moudjahid/Pub du 30/01/2012

NAISSANCE
La famille Hiahemzizou a l’immense bonheur d’annoncer la venue au monde d’un petit ange : Mohamed Arslane au foyer de M. et Mme Hiahemzizou Rafik Félicitations au papa, longue vie au bébé et prompt rétablissement à la maman.

Lundi 30 Janvier 2012

Le Brent à 111,54 dollars le baril

Pétrole

Monnaie
L'euro à 1.322 dollar

D E R N I E R E S CINQUANTENAIRE DE L’INDÉPENDANCE

Un méga spectacle de l’orchestre symphonique national annoncé
Un méga spectacle est, actuellement, en cours de préparation par l’orchestre symphonique national en prévision de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance, a indiqué, son directeur, le maestro Abdelkader Bouazzara.

EN MARGE DU SOMMET DE L’UA À ADDIS ABEBA

M. Ouyahia s'entretient avec le Premier ministre libyen…
Le Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, s'est entretenu, hier, à Addis Abeba (Ethiopie) avec son homologue libyen, M. Abdel Rahim Al Kibi, et ce en marge des travaux du 18e sommet de l'Union africaine (UA). M. Ouyahia participe à ce sommet, de deux jours, en qualité de représentant du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika. Les travaux de la 18e session ordinaire de l'UA ont débuté dans la matinée au nouveau siège de l'Union à Addis Abeba.

L

e spectacle que cet artiste promet "grandiose" regroupera 100 instrumentistes, 100 choristes, 50 jeunes talents ainsi que les plus grandes stars de la chanson algérienne et un grand nombre de compositeurs algériens. M. Bouazzara, qui s’exprimait en marge d’un concert donné par l’orchestre symphonique national à Souk Ahras, a ajouté que l’interprétation sur des bases académiques de différents genres musicaux algériens sera à l’honneur dans ce grand spectacle qui mettra en valeur les rythmes et les mélodies composant le riche patrimoine musical algérien. "Des musiciens du monde arabe, d’Europe et même d’Asie, y prendront également part", a-t-il souligné. S’agissant du concert dont les mélomanes de l’antique Taghaste ont été gratifiés, le directeur de l’orchestre symphonique national a expliqué qu’il fait partie des tournées entamées depuis 2004 à travers différentes villes du pays. Des déplacements que

cette formation "s’impose de poursuivre malgré la difficulté de l’entreprise que représente les longs voyages d’un orchestre composé de pas moins de 60 éléments", a affirmé M. Bouazzara. L’orchestre qui s’était auparavant produit dans la wilaya voisine d’El Tarf, prévoit de poursuivre sa tournée en se rendant dans les wilayas d’Illizi et de Tindouf. Deux destinations qui clôtureront le périple à travers les 48 wilayas du pays de l’orchestre national qui se tournera ensuite vers des "spectacles de proximité", notam-

ment dans les campus universitaires afin de contribuer à diffuser la culture de la grande musique. Des concerts internationaux sont également au programme de l’orchestre symphonique national, selon son directeur qui a aussi annoncé un spectacle pour le 9 février prochain au palais de la culture Moufdi-Zakaria à Alger avec la participation de musiciens bulgares et un autre le 10 février à Sidi Bel-Abbès. L’orchestre symphonique national, créé en 1992 est devenu, aujourd’hui, une "véritable institution nationale au même

titre que l’Ecole nationale de musique ou l’Ecole nationale des Beaux Arts", a estimé M. Bouazzara. Le souvenir de feu le chanteur et auteurcompositeur Cherif Kheddam a plané sur les concerts donnés le week-end dernier à El Tarf et Souk Ahras par cet orchestre dont les membres étaient très peinés par la disparition de ce véritable monument de la musique algérienne dont ils gardent le souvenir d’un "aîné aussi talentueux que généreux et bienveillant", a souligné M. Bouazzara.

… avec le Président tunisien et l'ancien Président nigérian
Le Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, s'est entretenu, hier, après-midi en marge des travaux du 18e sommet des dirigeants de l'Union africaine (UA) à Addis Abéba, avec le Président tunisien, M. Mohamed Moncef el Marzouki. M. Ouyahia, qui représente le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, aux travaux de ce sommet de deux jours, a également reçu l'ancien Président nigérian Olussegun Obasanjo. Les travaux du 18e sommet des dirigeants de l'Union africaine se sont ouverts, hier matin, au nouveau siège de l'UA à Addis Abeba, capitale de l'Ethiopie.

BOUMERDES

BECHAR

Un dauphin mort rejeté par la mer à Dellys
Un dauphin, en état de décomposition avancée, a échoué dans la nuit de samedi à hier sur la côte de Dellys, à l’extrême est de Boumerdès, a-t-on appris auprès de la wilaya. Ce cétacé, pesant environ 300 kg et mesurant plus de trois mètres de longueur, a été retrouvé par des pêcheurs au niveau de la plage "Abattoir" près du port de Dellys, a précisé la même source. Selon des spécialistes de la direction de la pêche et des ressources halieutiques, il s’agit d’un dauphin, connu sous l’appellation scientifique de "Griseus" et appartenant à la famille des "Grampus". Ce mammifère marin aurait trouvé la mort, a estimé la même source, il y a environ une vingtaine de jours, après s’être écrasé, vraisemblablement, contre un rocher ou un bateau sous l’effet de la houle provoquée par des vents violents. Les services concernés s’attellent à dégager le cadavre de ce dauphin, coincé entre des rochers, en vue de son enfouissement. Quatre dauphins et un énorme thon ont été retrouvés, en mai dernier, sur la plage d’Afir, près de Dellys, dans un état de décomposition avancé.

Cinq morts et 20 blessés suite au dérapage d’un bus près de Beni-Abbès
Cinq personnes ont trouvé la mort et vingt autres ont été grièvement blessées dans un accident de la circulation survenus samedi en début de soirée à proximité de la localité de Marhouma, à 30 km de la daïra de Beni-Abbès (plus 270 km au sud de Béchar), a appris, hier, l’Aps auprès de la protection civile. L'accident s’est produit suite au dérapage puis le renversement d’un autobus, selon la même source. Les personnes décédées et blessées ont été évacuées par la protection civile vers les hôpitaux de Beni-Abbès et de la daïra d’El-Ouata (60 km au sud de Béchar), où les blessés ont reçus les soins nécessaires, précise-t-on. Une enquête a été ouverte par les services de la gendarmerie nationale pour déterminer les causes exactes de l'accident.

CONSTANTINE

Report du procès de l’ex-wali d’El Tarf
Le procès de l’ex-wali d’El Tarf, inculpé dans des affaires de corruption, a été ouvert, hier, au tribunal de Ziadia à Constantine avant d'être reporté, sur requête de la défense, au 4 mars prochain. M. Djilali Aarar, jugé et condamné la semaine dernière par le tribunal d’Oum El Bouaghi à 2 années de prison ferme et à une amende de 200.000 dinars pour une autre affaire, comparaîtra devant le pôle judiciaire spécialisé de Constantine, a-t-on appris d’une source judiciaire qui a précisé que l’ex-président de l’APC d’El Tarf et des fonctionnaires de la commune et de la direction de l’éducation seront entendus dans cette affaire.

HYDRAULIQUE

Le taux de remplissage des barrages atteint 65%
Le taux de remplissage des 65 barrages en exploitation à travers le territoire national a atteint 65%, a-t-on appris auprès du ministère des Ressources en eau. Ce taux représente une quantité d'eau de 4,41 milliards de m3 emmagasinée jusqu'au 29 janvier en cours, en hausse de 9% par rapport à la même période de 2011, précise la même source. C'est la région ''Est'' (23 barrages), qui a connu le taux de remplissage le plus élevé du pays avec une moyenne de 85% dont 14 barrages remplis à 100%. Il s'agit, entre autres, de ceux de Zit El Anba et de Beni-Zid (Skikda) et de Babar (Khenchela). Le plus grand barrage en Algérie, Beni-Haroun (Mila) est rempli à 95%. La région centre (12 barrages) a enregistré un taux de remplissage de 57% dont quatre remplis à 100%. Il s'agit de Tichy Haf (Béjaïa), de Keddara (Boumerdes), de Tilesdit (Bouira) et de Taksebt (Tizi Ouzou). La moyenne du remplissage des 17 barrages du Chélif est de 48,52%, selon le bilan du ministère qui relève que six ont enregistré un taux de 80%. Il s'agit essentiellement de Bakhada (Tiaret), Sidi M'hamed et Bentaiba (Ain Defla), de Dahmouni (Tiaret) et de Koudiet Rosfa (Tissemsilt). La région ouest (13 barrages) a, quant à elle, connu un taux de 54,10% dont trois remplis à plus de 80% à savoir celui de Sekkak dans la wilaya de Tlemcen, Brezina (El Baydh) et celui de Hammam Boughrara (Tlemcen).

Ph. Archives

OUARGLA

Cinq personnes d’une même famille meurent asphyxiées par le gaz
Cinq personnes d’une même famille ont été retrouvées mortes samedi en fin d’après-midi asphyxiées par le gaz à leur domicile dans la commune de Rouissat, a-ton appris, hier, auprès des services de la protection civile de la wilaya de Ouargla. Les victimes, le père, la mère et leurs trois enfants âgés entre 2 et 7 ans, sont mortes suite à une émanation de gaz de leur appareil de chauffage, à leur domicile sis au quartier Ziayna, commune de Rouissat, dans la périphérie de Ouargla, a-t-on précisé. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie nationale pour déterminer les circonstances de cet accident tragique. Dans un cas similaire, trois autres personnes ont été sauvées in-extrémis d’une mort certaine dans la même journée au quartier Ennasr de Ouargla, selon la protection civile. Les victimes, une dame de 47 ans, une jeune fille de 21 ans et un jeune de 16 ans, asphyxiés suite à une fuite de gaz de ville, ont dû leur salut à la promptitude de l’intervention de la protection civile qui leur a prodigué sur place les premiers soins avant de les évacuer vers l’Hôpital Mohamed-Boudiaf, à Ouargla. La direction de la protection civile d’Ouargla a tenu à rappeler aux citoyens les précautions d’usage dans l’utilisation des installations à gaz, en veillant notamment à la conformité des équipements et installations, à leur entretien régulier par un personnel qualifié et à l’aération des lieux.

CONDOLÉANCES
La présidente-directrice générale et l’ensemble du personnel rédactionnel et technique d’El Moudjahid, présentent à leur collègue Salima Touahria leurs sincères condoléances suite au décès de son oncle et la prient de croire, en cette pénible circonstance, en l’expression de leur sympathie émue

5 Rabie El Aouel 1433 - Dimanche 29 Janvier 2012 - N°14419 Nouvelle sér ie - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

SUPPLEMENT
L A R E V O L U T I O N PA R L E P E U P L E E T P O U R L E P E U P L E

S POR T S

INTERVIEW

RABAH MADJER
« L a r é f o r m e a v a it d o n n é l e v ra i p r o f e s s io n n a l i s m e »

L E S G R A N D E S D É CI S I O N S D U P R É S I D E N T D E L A R É P UB L I Q U E A B DE L A Z I Z B OU T E F L I K A

Octroi d’un prêt de 100 millions de DA aux clubs professionnels
PROFESSIONNALISME

R a o u ra o u a , à l ’ o ri g i n e d u l a n c e m e n t e f f ec t i f de ce nouveau système de g e s t i o n et d e c om p ét i t i on

MCA

L e D oy e n, un b a t ea u à l a dé ri ve ?

AVIS DE COACH
Q u e l b i la n e t q u e ll e é v a lu a t i o n pe u t - o n f a i r e s u r l e l a n c e m e nt d u p r o fe s s i on n a l i s m e en A l g é r i e ?

II

Sports
DE L’AMATEURISME AU PROFESSIONNALISME

UPPLÉMENT
EL MOUDJAHID

Édito

Le grand virage

L

e football algérien est depuis deux saisons entré de plain-pied dans le professionnalisme. C’était un choix pour le moins inévitable, eu égard aux directives de la FIFA de professionnaliser le jeu à onze dans les cinq continents. Sur ce plan, on ne peut pas dire que tout le monde n’est pas mis sur le même pied à l’occasion du lancement de ce système de compétition, notamment dans des pays qui avaient pris l’habitude de se contenter du minimum requis. Il est certain que l’Algérie n’a pas voulu rester dans une position d’attentiste, puisque le président de la FAF, Mohamed Raouraoua, et l’ex-président de la LNF, Mohamed Mecherara, avaient, suite à des réunions avec les clubs de Ligues 1 et 2 et en concertation avec eux, décidé de lancer cette nouvelle expérience dès la saison 2010/2011. Certains acteurs, dès l’annonce de ce projet, avaient affiché un certain scepticisme. Arguant le fait que le pays n’était pas encore prêt pour se lancer dans le professionnalisme qui exigeait beaucoup de moyens, nombreux sont ceux qui avaient émis des doutes quant au lancement de ce projet. Néanmoins, en haut lieu, le choix se posait comme un grand défi à relever, quelles que soient les difficultés rencontrées. De clubs amateurs gérés ou financés par des sociétés nationales, nos clubs, presque du jour au lendemain, étaient appelés à changer de statut administratif et financier en devenant une SPA (Société par actions). Il faut dire qu’on a fait un virage à 180 degrés. Toujours est-il, trente deux clubs des deux divisions (Ligues 1 et 2) ont fait le grand plongeon avec les hauts et les bas que tout le monde connaît. Les responsables de notre sport roi avaient usé de subterfuges pour obliger nos clubs à accélérer ce nouveau processus du fait qu’ils ont constaté, sur le terrain, de véritables résistances. Il faut dire que certaines habitudes avaient la peau dure. On ne pouvait pas opter pour le professionnalisme en laissant les structures administratives et autres en l’état. C'est-à-dire qu’en optant pour le nouvel système de compétition, mais aussi de gestion, il fallait s’attendre à des changements au niveau des responsables des clubs. Par conséquent, ces changements ont fait que nos clubs ne réfléchissent plus comme avant. C'est-à-dire que le président du club ou du CSA n’avait pas des investisseurs qui gèrent directement avec lui, dont un conseil d’administration. Le président était l’homme qui faisait pratiquement tout. C’est lui qui gère l’argent et les hommes, dont les joueurs. Avec l’avènement du professionnalisme, c’est un peu le trépas de l’amateurisme. De nouvelles habitudes sont venues se greffer à cette forme de gestion de notre football. On parle désormais d’actionnaire majoritaire, de conseil d’administration, d’écritures comptables. C'est-à-dire, désormais, tout se fait dans la transparence. Les «sacs noirs» par lesquels se faisaient et se défaisaient les contrats de joueurs font partie du domaine du «has been». Aujourd’hui, les actionnaires ont et auront toujours leur mot à dire dans tout ce qui touche leur club. Ce dernier n’est plus l’apanage d’une personne, mais d’une équipe bien soudée sous la férule d’un actionnaire majoritaire qui doit savoir où ira son argent. Les clubs doivent donc être à jour sur le plan de leur gestion, notamment le plan financier. Cette réalité naissante dans notre football ne doit pas nous faire oublier que beaucoup de choses restent encore à accomplir pour que le professionnalisme réussisse et demeure durablement comme le catalyseur et le vecteur par excellence pour le développement de notre football. Il est certain que de nos jours, le manque de moyens financiers réguliers et surtout l’infrastructure adéquate font que nos clubs sont appelés à faire énormément d’efforts pour être en adéquation avec les exigences du professionnalisme. En effet, lorsque les comptes du club ne sont pas équilibrés et que l’infrastructure sur laquelle il reçoit ne lui appartiennent pas, cela rend la situation des plus aléatoires. Les pouvoirs publics savaient dès le début que beaucoup de nos clubs ne remplissent pas les conditions pour postuler à devenir club professionnel. Pour les aider ou les accompagner, on avait pris dans les hautes sphères de l’État un train de mesures en vue d’accélérer ce nouveau processus. Non seulement, on avait pris des décisions pour payer les salaires des encadreurs des jeunes, mais aussi le transport et l’hébergement des jeunes catégories. En outre, on avait décidé d’octroyer une enveloppe de 10 milliards de centimes pour aider chacun des clubs des Ligues 1 et 2 à lancer son centre de formation. Certes, ces sommes ont été considérées comme insuffisantes, mais pouvait-on faire autrement ? Aujourd’hui, deux années après le lancement du professionnalisme en Algérie, on relève encore avec un certain pincement au cœur que des insuffisances persistent encore dans notre football. Les problèmes financiers sont encore récurrents dans notre football, et nos clubs n’arrivent toujours pas à solutionner ce problème qui demeure, qu’on le veuille ou non, comme le nerf de la guerre, et même le souci majeur de nos clubs d’élite. Les pouvoirs publics doivent s’impliquer encore plus pour assainir la situation et obliger nos clubs à trouver les sponsors adéquats pour leur permettre de renflouer leurs caisses et de répondre positivement aux besoins de leurs joueurs qui deviennent d’année en année assez «budgétivores». Ce n’est plus facile de payer des salaires de certains joueurs qui dépassent 400 millions de centimes/mois. Les budgets de fonctionnement sont assez élevés. Ce qui rend la situation financière des plus difficiles lorsqu’il s’agira de ramener l’argent nécessaire au bon fonctionnement du club. Certains hommes d’affaires qui viennent d’intégrer notre football, comme le cas de l’USM Alger, peuvent être la solution pour financer nos clubs de manière assez régulière. A côté de cela, il y a aussi l’apport d’entreprises étrangères, à l’instar d’Italiens qui veulent devenir actionnaires majoritaires au MCA qui reste notre doyen. On peut dire que l’an II du professionnalisme en Algérie pourrait connaître un autre souffle et faire en sorte que nos clubs aient un vrai statut professionnel. Ce qui n’est pas encore le cas. Les observateurs sont malgré tout assez optimistes pour voir cette expérience aboutir et donner de très bons résultats. A commencer par donner des joueurs locaux à notre équipe nationale. HAMID GHARBI

LES GRANDES DÉCISIONS DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ABDELAZIZ BOUTEFLIKA

Octroi d’un prêt de 100 millions de DA aux clubs professionnels

L'

intérêt soutenu porté par le Président de la République à la relance du sport algérien s’est traduit par l'examen en Conseil des ministres du 29 décembre 2009 de la politique nationale du sport. Dans le cadre de cette politique, le dossier du football, élaboré sur instruction du Chef de l'Etat, a fait également l'objet d'un examen en Conseil interministériel du 21 avril 2009. Cette réunion est intervenue en droite ligne des récentes qualifications de l'équipe nationale de football aux phases finales de la Coupe d'Afrique des nations et de la Coupe du monde, lesquelles sont de nature à susciter un nouveau départ pour cette discipline sportive et, de manière générale, à amorcer une renaissance de la pratique sportive à travers le pays. Ainsi que l'a déjà souligné le Président Abdelaziz Bouteflika, en recevant l'équipe nationale à l'issue de sa qualification en Coupe du monde, l'Etat entend soutenir ce renouveau du football national. C'est dans ce cadre que s'inscrivent les mesures ci-après, décidées par le Chef de l'Etat. 1 - En vue de permettre à la Fédération algérienne de football de prendre en charge la promotion des équipes nationales dans les différentes catégories et de conduire la formation des arbitres et entraîneurs, une subvention annuelle plus appropriée, de l'Etat, lui sera octroyée. L'Etat l'assistera également dans la réalisation

d'un centre national et de centres régionaux pour ces mêmes missions. Dans l'intervalle, l'Ecole nationale de football de Sidi-Moussa sera mise à la disposition de la Fédération pour une durée de cinq années. Par ailleurs, afin de réunir les conditions nécessaires à la préparation des équipes nationales de football, celles-ci bénéficieront de terrains d'entraînement de qualité qui seront aménagés sur des sites appropriés, notamment près de la capitale. 2- Au titre de l'encouragement à la mise en place d'un championnat national de football professionnel, l'Etat apportera aux clubs professionnels diverses contributions à travers : - l'octroi d'un prêt de 100 millions de dinars à chacun d'eux constitué en société, avec un intérêt symbolique et une période de grâce de dix années, ainsi que la concession d'un terrain pour l'édification de son centre d’entraînement avec une aide à hauteur de 80% du coût de cette réalisation ; - un soutien pour leurs déplacements de compétitions à l'intérieur du pays, à travers l'octroi d'un autobus et la prise en charge de 50% des frais de transport aérien. En outre, lors de ses déplacements à l'étranger pour participer aux compétitions arabes et africaines, le club professionnel bénéficiera d'un remboursement, à hauteur de 50%, des frais qu'il aura engagés ; - enfin la mise à disposition

des clubs professionnels d'entraîneurs rémunérés, pour leurs équipes dans les catégories des jeunes, ainsi que la prise en charge des frais d'hébergement de ces équipes de jeunes, à l'occasion de leurs déplacements pour leurs compétitions locales respectives. 3 - En ce qui concerne le soutien des pouvoirs publics aux clubs de football amateur à travers tout le pays, celui-ci sera amélioré grâce à l'augmentation des ressources du Fonds national de promotion des initiatives de la jeunesse et des activités sportives qui bénéficiera à l'avenir d'une dotation annuelle provenant du budget de 1'Etat. Terrain pour l'édification de son centre d’entraînement avec une aide à hauteur de 80% du coût de cette réalisation ; - un soutien pour leurs déplacements de compétitions à l'intérieur du pays, à travers l'octroi d'un autobus et la prise en charge de 50% des frais de transport aérien. En outre, lors de ses déplacements à l'étranger pour participer aux compétitions arabes et africaines, le club professionnel bénéficiera d'un remboursement, à hauteur de 50%, des frais qu'il aura engagés ; - enfin la mise à disposition des clubs professionnels d'entraîneurs rémunérés, pour leurs équipes dans les catégories des jeunes, ainsi que la prise en charge des frais d'hébergement de ces équipes de jeunes, à l'occasion de leurs déplacements pour leurs compétitions locales respectives.

Lundi 30 Janvier 2012

EL MOUDJAHID

Sports

UPPLÉMENT

III

DANS UN MESSAGE ADRESSÉ AU PRÉSIDENT BOUTEFLIKA

Raouraoua salue le soutien du Président au projet de professionnalisation des clubs de football

L

e président de la Fédération algérienne de football (FAF), M. Mohamed Raouraoua, a salué le soutien du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, au projet de professionnalisation des clubs de football en Algérie. "Aujourd'hui, Monsieur le Président, vous soutenez le projet de professionnalisation des clubs de football dans notre pays convaincu en cela qu'il n'existe d'autre alternative pour atteindre de meilleurs niveaux professionnels que l'organisation, la formation et la gestion conformément aux méthodes scientifiques et aux critères en vigueur de par le monde", a écrit M. Raouraoua dans son message au Président de la République.

Le président de la FAF s'est dit honoré de voir le Premier magistrat du pays partager "les mêmes préoccupations en tant que premier sportif et premier supporter ayant manifesté sa joie après la victoire". Et d'ajouter : "Votre appui nous a été d'une préciosité inestimable, votre encouragement, sans faille aucune, à chaque initiative entreprise au service du sport national, et en particulier le football algérien. Vous avez veillé à doter l'Algérie d'une sélection forte, vous n'avez pas hésité à prodiguer les conseils et à fournir les moyens pour réaliser enfin, la liesse de tous les Algériens et Algériennes." Il a souligné : "J'éprouve, Votre Excellence, une grande fierté au regard de l'appui que vous nous avez apporté,

ainsi qu'au mouvement sportif national. Un soutien qui a donné lieu à un triomphe éclatant du football algérien et à un retour sans précédent sur la scène mondiale, grâce à vos orientations judicieuses." M. Raouraoua a transmis également les remerciements de la famille du football algérien et sa gratitude au Président Bouteflika. "Je suis honoré d'exprimer à Votre Excellence, mes sentiments de considération et de respect, priant Dieu le Tout-Puissant de vous assister à conduire notre cher pays vers le développement et le progrès à travers les réformes que vous avez initiées."

PROFESSIONNALISME

Raouraoua, à l’origine du lancement effectif de ce nouveau système de gestion et de compétition
La saison 2010/2011 a été celle qui avait marqué le lancement effectif du professionnalisme en Algérie. Il faut dire qu'avant cela, on est passé par plusieurs étapes, dont le semi-professionnalisme, avec l'application en 1976/1977 de la réforme sportive qui avait donné aux entreprises publiques nationales l'exclusivité de la gestion de nos clubs, où le joueur est devenu un salarié qui vit de son travail : le football.

P

uis, par la suite, il y eut le désengagement progressif de l'État, avec le l’avènement du multipartisme en 1989. On avait alors entamé une nouvelle étape où l'on a commencé à parler du lancement du professionnalisme comme étape incontournable en vue d’injecter du sang neuf à notre sport. C'est-à-dire qu'on ne visait pas uniquement à appliquer le professionnalisme à notre football. Néanmoins, il y avait comme des blocages qui n'étaient pas favorables à rendre effectif ce projet. Il restera donc comme une simple idée loin d'être suivie par les acteurs de notre sport roi. Raouraoua Mohamed est devenu alors président de la FAF après son élection de 2001. Il y restera jusqu'à janvier 2005, mais il n'a pu professionnaliser notre football. Il faut dire que les résultats techniques de notre équipe nationale n'étaient pas au summum des attentes de nos supporters du fait que l'EN était, qu'on le veuille ou non, la "vitrine" de notre football. Si le football va, tout va, un peu comme le slogan qui dit "quand le bâtiment, va tout va". Il n'a pu donc continuer sa mission pour rendre plus compétitif notre jeu à onze. Il cédera le témoin à Hamid Haddadj. Celui-ci restera à la tête de la FAF pendant une "olympiade" avant de céder à son tour la présidence de la FAF à Mohamed Raouraoua. C'était le 16 février 2009. L'homme reprendra un peu sa mission de révolutionner cette discipline. Cet objectif deviendra même son dada. L'homme a mûri et il est très décidé à permettre à notre football d'être doté de structures viables de gestion et faire en sorte que nos gestionnaires deviennent de véritables professionnels, même s'il sait que notre football est loin d'être bien doté en infrastructures et en moyens financiers. De plus, les hommes par lesquels doit se faire le changement systémique ne sont pas encore formés comme il se doit. D'où des stages de formation pour les gestionnaires en marketing et autres formes de gestion relatives à ce nouveau système de compétition et de gestion. Dès son intronisation à la tête de la FAF pour un mandat de quatre ans, Raouraoua dit aux acteurs de notre football : "Je m'adresse à vous, les présidents de clubs, structure de base et colonne vertébrale du football national, pour vous demander d'engager avec les instances fédérales une réelle refondation de notre discipline en œuvrant de concert à l'éradication des fléaux qui minent notre football. J'en appelle à votre sens de la responsabilité pour ce sport qui passionne l'ensemble de nos compatriotes pour participer à son renouveau par des actes concrets pour son assainissement, condition indispensable et indissociable de son développement... ". Il y eut aussi le 2 avril 2009, en présence du ministre de la Jeunesse et des Sports, M. Hachemi Djiar, l'inauguration de la nouvelle plate-forme technique que la FAF venait d'acquérir pour l'émission, la gestion et l'exploitation informatisée des licences et des compétitions. Il y avait également la présence de M. Aïssa Hayatou, le président de la CAF. Il faut préciser que c'est la FIFA qui avait offert ce système qui répondait spécialement aux besoins spécifiques des structures sportives dans le cadre du projet "Gagner en Afrique avec l'Afrique". C'était avant le déroulement de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud. C'est-à-dire la première fois qu'un Mondial se joue en Afrique. Le but de ce projet est "de créer l'outil le plus complet et le plus sophistiqué pour l'administration du football". C'était un peu le débat qui consistait à mettre les jalons de l'application du professionnalisme en Algérie. Puis, l'idée de lancer le professionnalisme en Algérie avait vraiment commencé à germer dans l'esprit de nos res-

ponsables lorsque la FIFA, le gestionnaire mondial du football, avait un peu poussé et obligé toutes les Fédérations sportives du monde, qui étaient encore à la traîne, de s’amarrer au train du progrès. Dès cette année 2009, le président de la FAF, Mohamed Raouraoua, avait déjà appelé les acteurs de notre football à penser à l'application du professionnalisme. Il fallait donc être en conformité avec les statuts de la FIFA qui invitent les fédérations nationales à faire les efforts nécessaires pour que le professionnalisme soit une réalité dans des pays qui avaient toujours vécu sous l'ère de l'amateurisme. Certes, ce système n'est pas automatiquement "enterré" ou abandonné, mais le professionnalisme était un choix incontournable. Nos clubs, pour des raisons peut-être de maîtrise du sujet, n'étaient nullement chauds pour son application. Néanmoins, dès la saison 2010/2011, ils étaient contraints de faire le "grand saut" de crainte d'être exclus de cette nouvelle expérience de gestion et de compétition. Car la FIFA avait déjà tranché depuis 2006. "Conformément à la décision prise par la FIFA à Munich en 2006, la procédure pour l'octroi de licence aux clubs vise les objectifs suivants : - préserver la crédibilité et l'intégrité des compétitions de clubs ; - améliorer le degré de professionnalisme au sein de la grande famille internationale du football ; - promouvoir les valeurs sportives conformément aux principes de fair-play, ainsi qu'un environnement sûr pour les matches ; - promouvoir la transparence du financement des clubs ; - promouvoir la transparence de la propriété des clubs ; - promouvoir la transparence du contrôle des clubs. Le règlement de la FIFA constitue le document de base à partir duquel les confédérations élaboreront leur règlement de la confédération sur la procédure pour l'octroi de li-

cence aux clubs ; sur la base duquel les associations élaboreront à leur tour leur règlement national... L’intégration des principes du règlement de la FIFA dans un règlement de la confédération." La FAF n'a pas trop tergiversé pour que le professionnalisme ne soit plus une vue de l'esprit ou simplement un projet qu'il faudra laisser dans les tiroirs sans espoir d'être un jour appliqué. Le 30 juin 2010 était une date butoir pour nos clubs pour constituer leur SSPA afin de passer de clubs CSA à des clubs professionnels, même si nombreux sont les clubs qui n'étaient pas pourvus en moyens financiers, humains et infrastructurels adéquats et répondant aux cahier des charges. Ils avaient été incapables de répondre positivement à cette échéance fixée par la FAF. Finalement, on leur accorde un autre délai. Là, on commencera à répondre aux exigences de la FAF. On peut même dire que certains clubs voulaient rejoindre les clubs professionnels qui allaient animer cette première expérience, alors qu'ils n'étaient pas concernés à cause de la division à laquelle ils appartenaient. En dépit des difficultés objectives rencontrées, le professionnalisme a été effectivement lancé en septembre 2010. On avait même commencé avec deux Ligues 1 et 2 composées chacune de 16 clubs. Le premier champion de ce championnat professionnel algérien a été l'ASO du président Abdelkrim Medouar. On peut dire que le président de la FAF, Mohamed Raouraoua, a tenu sa promesse de lancer ce nouveau système de gestion et de compétition. Il est évident qu'après la deuxième année du lancement du professionnalisme en Algérie, les observateurs continuent de relever quelques "manques", mais ils estiment qu'il faudra attendre encore quelques années pour établir, avec une certaine minutie, les appréciations qui s'imposent. HAMID GHARBI

Lundi 30 Janvier 2012

IV

EL MOUDJAHID

Spo

UPPLÉ

MONDIAL-1982
La grande embellie

L

e football algérien avait vécu plus de deux décennies sans pouvoir se mettre quelque chose de consistant sous la dent. Les tentatives en vue de se frayer un chemin parmi les grandes nations se sont avérées infructueuses. Pourtant, les talents ne manquaient pas avec les Lalmas, Kalem, Achouf, Nassou, Abrouk, Zefzef, Amirouche, Amar, Pons, Krimo, Meziani, Aïssaoui, Achour, Attoui, Hadefi, Hachouf, Boudène, Seridi, Salhi Abdelhamid, Bentifour, Mekhloufi, Soukane et les autres. Il nous manquait toujours un petit quelque chose pour passer les "mailles des filets". On était, à chaque fois, stoppé, sur le fil. C'est ainsi que durant les années 1960/70, on n'avait pas pu se distinguer par rapport aux grands joueurs qui composaient notre sélection nationale. Hormis le grand exploit de notre sélection nationale lors des jeux Méditerranéens organisés par notre pays en 1975 et notre victoire finale face à la France (3 à 2), il faut dire qu'on n'avait pas tellement réussi à s'exprimer comme on voulait bien le faire. Il fallait une nouvelle politique sportive pour mener notre football aux cimes. On peut dire que le changement sur le plan qualitatif n' a pas tardé à porter ses fruits. En effet, l'application de la réforme sportive avec le code de l'EPS en 1976 a été une véritable aubaine pour donner un souffle nouveau à notre sport, et notamment le football qui sombrait jusque-là dans une certaine léthargie. Les résultats ont dépassé toutes les espérances, et le niveau du championnat national est devenu subitement assez intéressant à suivre. Sur le plan physique, nos clubs tenaient la route sans le moindre problème. Notre sélection nationale avait déjà commencé à montrer les prémices d'une grande équipe en devenir, et ce malgré sa défaite en finale contre la Yougoslavie à l'époque (3 à 2) lors des jeux Méditerranéens de Split. Depuis, on est parvenu à la finale de la Coupe d'Afrique des nations en 1980, à Lagos, où l'on avait perdu sur le score de 3 à 0 face au Nigeria. Une défaite assez sévère. Car on méritait vraiment mieux. C'est un peu le début d'une superbe aventure. On avait alors gagné une équipe. Le championnat national avait vraiment les joueurs susceptibles de renforcer les rangs de l'EN à tout moment. Les "pros" étaient utilisés, mais en quantité raisonnable. Il n'y avait pas plus de quatre ou cinq joueurs. De plus, ils ne peuvent pas tous joueur, eu égard à la qualité des joueurs du cru et la concurrence. Le niveau était vraiment élevé, avec l'organisation des clubs eux-mêmes. Il y avait une grande stabilité. On ne changeait pas de joueurs pour le plaisir de le faire d'une saison à une autre. On ne peut changer plus de deux joueurs par saison, contrairement à ce qui se passe de nos jours où des clubs ramènent d'un seul trait jusqu’à 16 nouveaux joueurs. C'est ahurissant ! Cette stabilité avait été payante, puisque l'Algérie réussira de la meilleure des manières à se qualifier pour le Mondial espagnol en 1982. Cette qualification avait plongé le pays dans une joie indescriptible. La joie et la gagne sont revenues dans un pays qui en avait bien besoin, lui qui n'a pas eu par le passé à connaître une telle performance. Non contents de se qualifier au Mondial espagnol, les Algériens feront un Mondial pour le moins historique en battant avec l'art et la manière, à Gijon, l'Allemagne sur le score de 2 à 1, sur des buts de Madjer et Belloumi, les deux fers de lance de notre jeu à onze, mais aussi de la crême des joueurs du cru. Le semi-professionnalisme, puisque les joueurs étaient des salariés, avait donné des résultats qui ont dépassé toutes les espérances. L'Algérie est même devenue l'exemple à suivre. Nos joueurs étaient convoités en France et ailleurs. C'est le cas aussi de nos techniciens très prisés, surtout dans les pays du Golfe. Les années 1980 furent très fastes pour notre football, puisque les Verts se qualifieront pour la deuxième fois de suite à un Mondial. Cette fois-ci, ils se qualifieront pour le Mondial mexicain. Un nul (Irlande (1-1) et deux défaites (Brésil (1-0) et Espagne (3-0) furent le constat de cette deuxième participation à un Mondial. Il faut dire, cependant, qu'on n'a pas été ridicule. Les stars du football algérien arrêtent presque toutes juste après notre première victoire majeure en Coupe d'Afrique des nations en 1990 organisée chez-nous. On avait battu en finale le Nigeria sur le score de 1 à 0 sur un but d'Oudjani.. On avait pensé rajeunir l'équipe. C'était une grande erreur du fait que les anciens joueurs pouvaient encore apporter leur talent à la sélection nationale. Puis, c'était le début de la traversée du désert. Notre football n'arrive plus à trouver ses marques, hormis quelques apparitions en CAN, mais où il ne pouvait pas aller au-delà des quarts de finale lorsqu'il était au mieux de sa forme. En 2010, avec notre troisième qualification au Mondial sud-africain, on avait pensé que c'est un peu le grand retour du football algérien au devant de la scène mondiale. Malheureusement pour nous, ce ne fut que de courte durée. En dépit de l'instauration du professionnalisme dès la saison 2010/2011, nos clubs ne parviennent pas à donner des joueurs à l'équipe nationale en quantité suffisante. Celle-ci continue être alimentée par des joueurs professionnels émigrés. Lors du dernier match Algérie-République centrafricaine comptant pour la dernière journée des qualifications pour la CAN-2012, organisée conjointement par le Gabon et la Guinée équatoriale, il y avait 16 joueurs "pros". Il faut dire que le professionnalisme est loin d'avoir réussi à apporter ce que notre football pouvait attendre de cette nouvelle forme de compétition et d’organisation. Il faudra patienter encore un peu pour pouvoir, peut-être, parvenir à cueillir les fruits de cette nouvelle politique appliquée par nos instances sportives. HAMID GHARBI

I

l a été un joueur exemplaire du début jusqu'à la fin de sa carrière. Par ses grandes qualités sportives, mais aussi sa simplicité. C'est quelqu'un qui avait gravi les échelons des petites catégories jusqu'en sénior dans son club de toujours, le NAHD, appelé “El-Milaha” du fait qu'il représente la Compagnie maritime algérienne la CNAN. Le joueur arrive à l'EN A en passant par l'EN militaire entraînée par Soukhane. En tant qu’ailier, il n'avait pas son pareil. Il avait un style pour le moins exceptionnel avec ses dribbles chaloupés et ses tirs foudroyants qui ne laissent aucune chance aux gardiens de but adverses. Le but qu'il avait marqué en 1982 contre le grand gardien allemand Shumacher, d'une balle bien ajustée, comme un "crack", est resté gravé à jamais dans la mémoire collective. C'était beau, et Madjer aime plus que tout le beau geste bien fait et surtout bien exécuté. Là où il passe, il a fait des ravages chez l’adversaire. Il avait contribué en 1990 à donner le premier sacre africain à l'Algérie qui avait organisé sa première CAN. Il avait fait des misères aux Egyptiens, aux Ivoiriens, aux Sénégalais, mais surtout aux Nigérians aussi bien 5 à 1 en poule qu'en finale, 1 à 0 sur un but d'Oudjani, lors de cette 17e édition de la CAN. En 1987, il avait permis à Porto de remporter la Coupe d'Europe des clubs champions face au grand Bayern de Munich (2 à 1), grâce à une joli talonnade qui portera désormais son nom, "une Madjer". Ce joueur talentueux avait aussi exercé comme entraîneur national de l'EN d'Algérie en 2002 au Mali. Certes, son équipe avait perdu face au Nigeria (1 à 0), le Mali (2 à 0) et le Liberia de Georges Weah (2 à 2), mais elle avait laissé une très bonne impression du fait que les prestations de l'Algérie étaient assez convaincantes. On avait une bonne équipe. En dépit de cela, il n'a pu poursuivre sa mission. C'est cette instabilité qui fait, selon lui, que notre football n'arrive pas à faire de bons résultats ou donner de bons joueurs à l'équipe nationale. "On ne peut pas parler de professionnalisme du fait que nos joueurs locaux sont marginalisés. On ne doit plus tout ramener de l'extérieur. Car on a de bons entraîneurs et de bons joueurs ici en Algérie. Je ne suis pas d'accord avec ceux qui disent qu'on n'a pas ni de bons entraîneurs ni de joueurs localement", dit Madjer. Pour lui, la réforme avait été "l'exemple du professionnalisme qu'il fallait appliquer ici en Algérie. On ne peut réussir avec un professionnalisme à l'européenne". Il avait accepté de nous accorder cette interview alors qu'il avait un programme très chargé en tant qu'ambassadeur de l'Unesco, l'Union Africaine et les nombreuses invitations qu'il reçoit de partout. Comment expliquez-vous la grande victoire de l'Algérie en 1982 contre l'Allemagne (2 à 1) ? C'était tout à fait simple. L'équipe nationale était composée de grands joueurs qui sont issus de grands clubs à l'époque. Ces derniers assuraient une véritable formation à tous les paliers à leurs joueurs. La formation existait bien dans chaque club, en plus de la stabilité qui était leur force. Cette bonne organisation au niveau de chaque club a fait que l'EN en a profité dans le bon sens du terme du fait qu'elle avait l'embarras du choix pour sélectionner les bons joueurs qui étaient assez nombreux en ce temps-là. On pouvait aisément former plusieurs équipes nationales. De plus, les joueurs, qui arrivent en équipe nationale passent par les différentes catégories comme l'EN des cadets, juniors, jusqu'en seniors, en passant par l'EN militaire. Ces différents paliers contribuaient d'une façon efficace à façonner le joueur. La discipline au niveau de l'équipe militaire a fait que le joueur qui est convoqué en équipe nationale défendait avec hargne les couleurs nationales. La discipline ainsi acquise nous a été très profitable. Il ne faut pas trop se focaliser sur le football. Car la réforme sportive de 1976, avec le code de l'EPS, avait permis au mouvement sportif national de connaître un développement généralisé. C'était le vrai démarrage de notre sport national dans toutes les disciplines. La réforme sportive de 1976 était-elle derrière cette grande victoire de 1982 ? A quel niveau était son apport ? C'était certain que sans la réforme,

RAB
«La réforme avai
a é p n i p p I c l K B f v c c l n m d A p a v j l l

notre sport aurait resté encore assez moribond. L'apport de la réforme sportive a été probant à tous les niveaux et dans toutes les disciplines comme la boxe, l’athlétisme, le handball, la lutte, le judo... C'était l'application du vrai professionnalisme, même si on lui avait collé le sobriquet de semi-professionnalisme à l'époque. C'est ce modèle de professionnalisme qui avait donné de très bons résultats et qui avait répondu efficacement aux problèmes qui se posaient à notre sport en cette période. C'est de ce genre de réforme dont on a besoin de nos jours pour aider notre sport à aller encore plus de l'avant. Pourtant, on était encore en plein dans l'amateurisme. En dépit de cela, on avait réussi à donner des joueurs à l'équipe nationale, la "vitrine" par excellence de notre football. Comment expliquez-vous cela ? Il faut admettre qu'à l'époque, il y avait une très bonne politique. Les clubs étaient rattachés aux entreprises nationales. C'està-dire le secteur public qui avait joué un rôle prépondérant au niveau de la gestion et du suivi des joueurs. Ces derniers étaient

considérés comme des salariés payés, ainsi que les entraîneurs. Cette politique avait assuré la stabilité aussi bien pour les joueurs que les entraîneurs. Ce qui n'est pas le cas actuellement où le changement de joueurs et d'entraîneurs est très fréquent. Même au mercato, on change aussi des joueurs. Certains clubs connaissent parfois jusqu'à quatre entraîneurs par saison, pour ne pas dire plus. Ce nomadisme a nuit considérablement à la stabilité de notre football. De plus, sur le plan financier, la gestion se fait d'une manière correcte et sans problème. C'était un très bon modèle qui avait permis à notre sport, mais aussi à notre football de donner de très bons résultats sur le plan international. En 1975, l'EN avait remporté le tournoi final des jeux Méditerranéens d'Alger contre la France (3 à 2 A.P). L'équipe militaire avait également contribué à l’émergence de cette équipe nationale de 1982... En 1975, lors des jeux Méditerranéens et en 1978 avec les jeux Africains, c'était l'équipe militaire avec Mekhloufi et Mohamed Soukhane. Les joueurs avaient bien

Lundi 30 Janv

ports

PPLÉMENT

EL MOUDJAHID

V

INTERVIEW

ABAH MADJER :
ait donné le vrai professionnalisme»
appris l'esprit de la caserne, de la discipline. Ils étaient aussi très talentueux. L'esprit de discipline avait fait qu'on était très solidaires entre nous et on jouait pratiquement pour le même idéal et le même pays. Tout cela nous a été très profitable pour la concrétisation de grands exploits. Il y a aussi la contribution de grands techniciens algériens issus du terroir comme Mekhloufi, Khalef, Saâdane, Kermali, Arribi, Khabatou, Abdelouahab, Mechri, Soukane, Benyallès, Mehdaoui... à la percée de notre football dans le concert des nations. Qu'avezvous à dire ? Les techniciens algériens ont donné beaucoup au football national. Personne ne peut nier cette évidence. Il y a aussi les membres de l'équipe DU FLN. Ils ont donné beaucoup à notre football et aux joueurs qu'ils ont bien formés. On dispose de très bons joueurs, mais aussi de très bons entraîneurs en Algérie. A-t-on bien fait, selon vous, d'appliquer le professionnalisme chez-nous en ce moment ? On ne peut pas parler de professionnalisme, alors que rares sont les clubs qui arrivent à pourvoir l'équipe nationale en très bons joueurs. Les joueurs sont, au contraire, aujourd'hui marginalisés. Et cela ne peut pas nous pousser à dire que le professionnalisme est en train de donner de très bons résultats. On est encore loin du compte. Qu'est-qu'on aurait dû prendre en considération avant de lancer le professionnalisme en Algérie ? A mon avis, il faut retourner à la réforme sportive déjà appliquée chez nous et qui avait donné les meilleurs résultats du sport algérien. On doit mettre en valeur tout ce qui est local. On ne doit pas copier des modèles qui ne peuvent pas donner de très bons résultats. Le professionnalisme tel qu'il est appliqué chez-nous a-t-il un avenir devant lui ? On veut appliquer un professionnalisme comme celui qu'on voit en Europe. Chez nous, on ne voit que la violence, le huis-clos, les bagarres entre dirigeants, la mauvaise gestion financière et autres. Ce n'est pas cela le professionnalisme. Nos joueurs continuent à être marginalisés et nos clubs sont organisés d'une façon telle qu'ils n'arrivent pas à former de bons joueurs pour l'équipe nationale. Ce ne sera pas pour demain. On vient de reconnaître votre talent en tant qu'ambassadeur de l'Unesco, l'Union africaine, ainsi que vous aviez reçu une grande distinction à Monaco... Je suis très fiers d'être l'ambassadeur de l'Unesco et de l'Union africaine, ainsi que d’avoir obtenu la distinction de la part de la principauté de Monaco. Toutefois, je reste à la disposition de mon pays. Je ferai mon travail avec tout le sérieux voulu et surtout le professionnalisme qui sied à pareille situation. A quel niveau votre apport sera le plus utile ? Sans prétention aucune de ma part, je sais où je peux apporter le plus atttendu de moi. Je connais pour cela mes capacités et le domaine où je serai le plus utile. Je le garde pour moi. Interview réalisée par HAMID GHARBI

MCA

Le Doyen, un bateau à la dérive ?
Le Mouloudia d'Alger emmagasine toute l'histoire d'un football national qui avait connu des hauts et des bas durant presque un siècle. Une histoire vraiment mouvementée du fait qu'elle a eu lieu au feu de l'action et surtout sous l'occupation coloniale française. Cela n'a pas pour autant empêché nos responsables sportifs de l'époque, comme les Djazouli, Aouf, Derriche, Hassina et les autres, de faire avancer le club. Ils ont fait du MCA, un club respectable et respecté par les colons eux-mêmes. Le club en "vert et rouge" s'était même mué en exemple à suivre pour tous les clubs algériens dans leur ensemble.

D

'ailleurs, nombreux d'entre eux avaient porté les couleurs "vert et rouge" et continuent à le faire conformément à l'emblème de l'Algérie combattante à l'époque. Le MCA a donc été un club qui avait fait du football l'arme par excellence pour être le meilleur porte-drapeau pour la reconnaissance de tous de l'Algérie en guerre contre la France coloniale. Après l'indépendance, ce club avait réussi à remporter sept titres de champion d'Algérie et surtout six coupes d'Algérie, ainsi qu'un titre de champion d'Afrique des clubs en 1976 devant les Guinéens du Hafia de Conakry. Le MC Alger a aussi remporté des titres de champion maghrébin au niveau des clubs à plusieurs reprises. Les Bencheikh, Betrouni, Amrous, Bachi, Bachta, Kaoua, Bellemou, Benhamouda, Bousri, Aït-Mouhoub, Mahiouz, Azzouz, Zitouni, Zenir, Mechedal, Haddad, Messaoudi... ont écrit les plus belles pages de cette équipe mouloudéenne qui pratiquait un football chatoyant et spectaculaire qui faisait toujours plaisir aux fans mouloudéens qui, à chaque fois, prenaient d’assaut les travées du stade du 5-Juillet, notamment lors des grands derbys comme ceux contre l'USMA, le CRB, l'USMH... et surtout la JSK. Le football avait vraiment atteint son apogée, notamment dans les années 1970 où le beau jeu avait connu son acception. Le beau jeu, le spectacle haut en couleur n'étaient nullement une vue de l'esprit. Le club avait connu un net recul depuis la fin des années 1970, même s'il lui arrivait de faire des sautes d'humeur bien acceptées par ses fidèles supporters. La coupe d'Algérie obtenue en 1983, au stade du 5- Juillet, devant la très bonne équipe de l'ASCO, fut un morceau d'anthologie où le football est sorti grandi. Et le score de 5 à 3 atteste bien de l'âpreté des débats et surtout de l'équilibre des forces. Puis, le MC Alger sera incapable de se départir des luttes intestines au sein de son environnement direct, mais aussi entre les dirigeants eux-mêmes. Ce fut alors une longue traversée du désert qui aura duré une vingtaine d'année, puisque le MCA attendra jusqu'en 1999 pour former un autre titre avec les Saïfi, Rahmouni et les autres. Le club connaîtra après une rétrogradation en division 2 avant de revenir en 2003 parmi l'élite. C'est toujours les luttes de leadership entre dirigeants qui expliquaient les performances flottantes du club considéré comme le doyen des clubs algériens. Le MC Alger jouera des années durant pour sauver seulement sa peau de la relégation. L'un des clubs phares d'Alger ne lorgnait plus les hauteurs, hormis dans quelques circonstances où il lui arrive de se rebiffer contre le mauvais sort,

puisqu'il obtiendra deux années de suite la coupe d'Algérie (2006 et 2007) contre l'USM Alger, son grand rival de toujours. Pour le titre de champion d'Algérie, il faudra attendre la saison 2009/2010 pour voir le MCA renouer avec les sommets en remportant un autre titre de champion d'Algérie. Puis, c'est le retour à la case départ pour le club mouloudéen qui ne trouve visiblement pas ses marques, pour les mêmes motifs liés à des mésententes très fortes entre ses dirigeants. Le problème financier a toujours été récurrent au sein d'une équipe qui rencontre les pires difficultés pour retrouver la place qui a toujours été la sienne. A-t-on les moyens pour se lancer dans le professionnalisme ? Il faut dire que le lancement du professionnalisme en Algérie au cours de la saison 2010/2011 n'a pas été favorable au MCA, puisqu'il a trouvé un mal fou pour suivre le rythme étant donné que les camardes d’Amroune ont joué toujours pour éviter la relégation. Une année qui avait été bouclée sur les genoux du fait que le club mouloudéen avait été confronté à des problèmes insurmontables liés au manque flagrant d'argent. Ce problème se répète d'année en année au point que les joueurs n'ont pu hausser le niveau et, de ce fait se font battre par des équipes du milieu du classement. L'absence d'une bonne organisation, d'une entrée régulière d'argent, mais aussi

l'absence d'une infrastructure propre ont fait que le MCA reste un SDF de luxe. Il lui arrive d'être domicilié au stade du 5-Juillet, Rouiba et dernièrement, il reçoit au stade de Bologhine, comme ce fut le cas par le passé. Peut-on parler de professionnalisme quand le club ne réunit pas toutes les conditions à se lancer dans cette expérience ? Il est certain que non ! Le MCA avait reçu des promesses de la part des pouvoirs publics pour lui octroyer le stade de Baraki qui est en construction actuellement. Néanmoins, cela reste dans le domaine des hypothèses du fait qu'il n'y a pas de décision officielle. Cela nous rappelle le cas du stade Ferhani (Bab El-Oued). En dépit de promesses officielles, cette enceinte destinées aux catégories de jeunes n'est nullement une propriété du MC Alger. Il faut dire que le MC Alger reste empêtré dans les mêmes problèmes qui font que ce club est loin de vivre l'osmose attendue par tous ses supporters dont la plupart avait déserté les stades en raison de la difficile situation de gestion du club. A l'époque où il était géré par Mohamed Djouad et Sonatrach; les choses allaient beaucoup mieux et les problèmes financiers n’étaient jamais posés avec une telle acuité qu'aujourd'hui. On peut dire qu’Omar Ghrib est en train de faire fonctionner le club presque en solo du fait que les autres dirigeants qui font partie du conseil d'administration et même la SSPA/MCA n'apportent pas ou peu à la bonne marche de l'équipe. Certains n'hésitent pas à parler de faillite du fait que les sponsors ne se bousculent pas au portillon, à cause de l'éventualité de la venue des Italiens pour prendre en main l'équipe. Les investisseurs ou les sponsors préfèrent attendre pour voir. Ils ne veulent pas se jeter dans l'inconnu. Il est clair que la possibilité pour nos clubs d’être pris en main par des entreprises étrangères est loin d'être incompatible avec la règlementation en vigueur du fait que nos clubs jouissent de la liberté d'entreprise et d'initiative. Néanmoins, il faut veiller à ce que ce projet ne soit pas une chimère pour faire fuir ceux qui veulent vraiment investir dans le club. Après deux années depuis l'application du professionnalisme, on ne peut pas dire que tout baigne dans l'huile pour le doyen des clubs algériens. On peut même dire que la situation s'est même dégradée, eu égard à la position du club au classement général, mais aussi à l'imbroglio qui sévit au sein de l'équipe où les querelles intestines persistent encore. A quand la levée du soleil pour le MCA ? Wait and see ! HAMID GHARBI

Janvier 2012

EL MOUDJAHID

Sports

UPPLÉMENT

VII

AVIS DE COACH
Quel bilan et quelle évaluation peut-on faire sur le lancement du professionnalisme en Algérie ?
Qu’y a-t-il eu de nouveau dans le football national ? Quel est le niveau de la compétition proprement dite ? Y a-t-il eu des changements dans le sens du développement du football algérien et celui du niveau des équipes et des joueurs ? Les moyens ont-ils suivi ? Le projet du professionnalisme inscrit sur papier est-il adaptable à la réalité du terrain telle que vécue par les clubs ? Va-t-on dans la bonne direction ? Autant de questions, et il y en a beaucoup d’autres, auxquelles nous avons jugé utile d’essayer de trouver quelques réponses, notamment celles liées au niveau du championnat national de Ligue1 Pro depuis la saison dernière.

C

ertes, il est encore trop tôt d’émettre une analyse exhaustive sur le sujet, toutefois, nous avons prix attache avec quatre techniciens pour qu’ils nous donnent leur avis sur la question. Comme une halte pour faire un petit point là-dessus avec des avis de techniciens qui sont sur le terrain. Nous avons pour cela joint quatre entraîneurs avérés, qui nous ont donné chacun son opinion sur le sujet. Il s’agit de Mustapha Heddane, Djamel Menad, Hocine Yahi et Younès Ifticène.

Mustapha Heddane : «Les structures et infrastructures ne sont pas en place»

L’actuel entraîneur de l’O Médéa, à la riche expérience des terrains, qui eu à driver de grands clubs comme le NAHD, le CRB, le MCA et l’USMA, pour ne citer que ceuxlà, nous livre son avis sur la question de l’instauration du professionnalisme en Algérie, depuis le précédent exercice : «De mon point de vue, je dirai que dans la mesure où il s’agit d’instruction de la FIFA, pour ce qui est de l’instauration du professionnalisme en Afrique, c’était comme une sommation afin de le mettre en place. A côté de cela, je pense que les choses se sont faites chez nous dans la précipitation. C’est la faute à tout le monde et à personne en même temps. J’estime qu’il y a beaucoup de contradictions dans ce qui a été fait chez nous à ce propos jusque-là. Je ne parle même pas de football à proprement dit, puisque sur le plan purement footballistique, on n’a rien inventé, il y a un plan de travail établi par chaque entraîneur, selon un programme bien défini, suivant les normes de la discipline. Le problème n’est pas là, parce que c’est les structures et infrastructures qui ne sont pas en place, comme exigé dans le football dit professionnel. Il n’y a pas de structures proprement dites au niveau des clubs. D’autant plus que par exemple, il y a un manque de terrains dignes de ce nom, y compris les aires d’entraînement, alors que cela est plus qu’indispensable. Il y a beaucoup d’anachronismes ; pour moi, on est encore très loin du professionnalisme, qui laisse supposer des clubs complètement indépendants des structures de l’Etat. Ils doivent disposer non seulement du minimum requis, et que pour se faire valoir comme étant un club pro, on ne doit pas attendre les subventions de l’Etat et autres dépendances des autorités locales, dans une grande proportion. Les choses ont donc été faites par contrainte de la FIFA. On n’était pas prêts pour. Je donne l’exemple de l’USMA, où il y a de bonnes choses certaines qui sont faites, mais aussi de très mauvais choses. On a ramassé toutes les stars entre guillemets d’Algérie pour les ramener à l’USMA, on ramène un staff étranger, le premier est parti, on ramène un second, on a injecté beaucoup d’argent, on donne des salaires mirobolants aux joueurs... Sans projection pluriannuelle en termes de qualité de jeu, au niveau de n’importe quel club que ce soit,

c’est voué à l’échec, et il ne faut pas espérer grand-chose. Car il faut du temps et beaucoup de travail pour espérer atteindre un certain niveau sur le plan de la qualité de jeu d’une équipe. C’est mon avis. Dans le même temps, pour revenir à l’USMA, je le dis et le redis, même si cela ne me regarde pas sur le plan gestion, on ramène toute cette armada et un staff étranger pour jouer à Bologhine, il faut être sérieux ! Je l’ai dis il y a 15 ans et je le redis encore maintenant, même si je reconnais que c’est difficile parce que nous manquons de stades pour le football de haut niveau, il faut reconnaître que celui de Bologhine ne répond plus aux normes, comme ceux de Zioui, d’El-Harrach et autres. Si l’on sait jouer, il faut le faire dans un grand stade et un grand terrain. Aussi, dans le professionnalisme véritable, il faut que cela soit complètement privé. Il faudrait qu’il y ait des pourvoyeurs comme celui de l’ERTHB de Haddad, qui prennent carrément les clubs, qui y investissent et y mettent les moyens nécessaires pour que cela devienne une entreprise à caractère économique. Ils doivent aussi en parallèle mettre en place des centres de formation, etc. Le drame chez nous, c’est le peu de prise en charge digne de ce nom des jeunes catégories, qui doivent être dotées d’encadrements techniques compétents et à la hauteur, car ils ont à effectuer un travail de base très important pour pouvoir assurer l’éclosion de jeunes talents, qui seront l’avenir de notre football. C’est en ce moment fait d’une façon boiteuse, pourrais-je dire. Des clubs qui se disent professionnels et qui attendent toujours les subventions de l’Etat ? Voilà un peut mon point de vue sur la question.»

d’un niveau moyen dans l’ensemble, quoi que j’estime que parfois, il y a eu des matches de bonne facture et d’un bon niveau. Nous voyons sur le terrain de belles choses et nous avons assisté à des oppositions de bonne qualité. Mais le niveau des prestations n’est pas constant. Il y a souvent des baisses de régime de la part de la plupart des équipes. Je pense que cela est dû certainement au manque de moyens, aux problèmes financiers que rencontrent la majorité des clubs et à d’autres insuffisances, quelles soient liées à l’aspect technique ou autres, comme l’instabilité au niveau des staffs techniques, dirigeants, etc. Je pense qu’on peut faire beaucoup mieux. Il faudra multiplier les rencontres avec les principaux acteurs de la balle ronde nationale, pour sortir avec un sérieux projet, qui soit pratique et qui réponde surtout à la réalité du terrain. Voilà, ce que je peux dire d’une manière générale à ce propos.»

Ifticène : «Il faudra réfléchir à d’autres actions à mener»

Yahi : «On peut faire beaucoup mieux»

Menad : «Il reste beaucoup de chemin à parcourir»

Pour l’ancien baroudeur des Verts, actuel driver du CRB : «C’est une bonne chose que d’avoir lancé le premier championnat professionnel en Algérie. Il fallait bien un début. Seulement, pour pouvoir parler du vrai professionnalisme, il y a beaucoup de choses qui doivent être mises en place, et cela sur tous les plans. Que ce soit du côté des instances politiques et sportives du pays que de celui des dirigeants de club. Un club est professionnel lorsqu’il dispose de structures fiables, dignes de ce nom, d’un organigramme clair, net et précis, de moyens humains et matériels, avec les infrastructures nécessaires. L’aspect financier est aussi primordial. Tout cela n’est pas encore très au point dans notre football et dans nos clubs. Il faudra impérativement trouver les mécanismes qui conduisent à la mise en place effective d’un professionnalisme digne de ce nom. Là aussi, je tiens à dire qu’on ne peut être un vrai professionnel sans l’acquisition du savoir-faire et de la mentalité qui doivent impérativement être associés à toute mise en place d’un système dit du football professionnel. En Algérie, il y a encore énormément de choses à mettre en place. Pour ce qui est du niveau du championnat de la Ligue 1 Pro, je dirai qu’à mon sens, il est

Pour Hocine Yahi, ex-international et coqueluche du CRB, actuellement à la barre technique du RC Arba : «Le professionnalisme exige un minimum de moyens. Et justement, c’est ce minimum-là qui fait généralement défaut chez la plupart de nos clubs, qui souffrent du manque d’infrastructures dignes de ce nom et de moyens financiers, qui puissent leur permettre d’aspirer à se professionnaliser progressivement et de manière sérieuse. Il ne suffit pas de se dire professionnel pour l’être réellement. C’est toute une structure à mettre en place, allant de la décision politique, en y mettant surtout les moyens, à l’action des instances footballistiques nationales et à la mobilisation de dirigeants de club, dignes de ce nom, qui ont les capacités et le savoir-faire nécessaire pour s’impliquer d’une manière effective et efficace dans notre football, pour professionnaliser leurs équipes, avec des faits palpables, non pas seulement à travers des slogans creux, qui n’ont aucun effet concret sur la mise sur orbite réel du football national. On parle de professionnalisme alors que beaucoup agissent et font preuve d’amateurisme et même moins que ça. Je pense qu’on est encore loin du vrai professionnalisme que ce soit en matière de moyens, de mentalité, de vision des choses, d’organisation et tout le reste. Il n’y a rien qu’à voir de quelle manière sont gérés la majorité de nos clubs pour s’en apercevoir. Sur le plan technique, le niveau est de mon point de vue assez moyen. Je pense que nous pouvons faire beaucoup mieux, si l’on implique les principaux acteurs du football national auxquels nous pouvons associer des spécialistes en la matière, même étrangers soient-ils, sachant qu’ils ont beaucoup d’avance sur nous dans le domaine du professionnalisme. Pour réussir dans cette entreprise, il faut un tout qui doit être défini par des connaisseurs en la matière. Se mettre sur les bons rails, voilà ce qu’il nous faut.»

De son côté, le coach du CABBA, Younès Ifticène, abonde dans le même sens : «Vous savez, il est bien beau de parler du professionnalisme de notre football. Seulement, pour réussir dans cette entreprise, il faut essayer de chercher à résoudre les vrais problèmes et questions auxquels notre football est confronté. Notamment en termes de moyens, d’infrastructures et de projets, qui soient surtout réalisables. Nous devons veiller aussi à la formation de base de nos joueurs, en leur inculquant une vraie mentalité de professionnels et en appliquant sur le plan purement footballistique un programme qui leur permette d’avoir une bonne base sur le triple plan physique, technique et tactique. Faire émerger les meilleurs, bien s’en occuper et les faire travailler surtout. Car, là où je suis passé, j’ai constaté que la plupart des joueurs ne travaillent pas assez, et cela explique quelque part le niveau moyen de notre championnat. Nos clubs doivent aussi être dirigés par des dirigeants dignes de ce nom, ce qui souvent fait défaut pour beaucoup d’entre eux, avec tout le respect que je dois à leurs responsables. On doit revoir la politique au sein des clubs, car on s’aperçoit que la plupart ont perdu leur culture propre. Il n’y a plus chez les joueurs l’amour des couleurs. C’est bien de recruter de bons éléments, mais on doit revenir à la formation, comme à l’époque où chaque équipe disposait d’un noyau dur constitué de ses propres enfants, qui se fondent dans les traditions et la culture du club depuis les jeunes catégories, et qui ont pour objectif d’atteindre la catégorie senior du club qui les a formés. C’est très important et cela aide beaucoup aussi à l’amélioration du niveau de notre football. Malgré tous les problèmes que nous rencontrons, je dirai que nous assistons cette saison à de beaux matches de temps à autres. Je pense qu’on peut toujours faire mieux, si l’on considère que la réflexion ne doit jamais s’arrêter. Je tiens à souligner qu’il y a aussi un sérieux travail de sensibilisation à mener en direction des supporters, qui doivent faire preuve de sportivité en toutes circonstances, car rien qu’à voir le nombre de rencontres qui se sont déroulées à huis clos, surtout la saison passée, on peut dire que cela demeure très inquiétant. Le huis clos pénalise le football, les équipes et les bons supporters, d’autant plus qu’il n’a rien réglé. Il faudra réfléchir à d’autres actions à mener et d’autres solutions à préconiser pour endiguer la violence qui sévit dans nos stades.» Ceci n’est qu’un aperçu de techniciens sur la nouvelle ère dite professionnelle du football national. La FAF et chaque club feront leur propre bilan sur la question et sur les actions à entreprendre à l’avenir, pour le bien-être du football national, pour qu’il puisse enfin répondre aux attentes du large public algérien, qui est réputé être un passionné de ballon rond et qui respire le football. Mohamed-Amine Azzouz

Lundi 30 Janvier 2012

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