9 Rabie El Aouel 1433 - Jeudi 2 Février 2012 - N°14423 Nouvelle série - www.elmoudjahid.

com - ISSN 1111-0287

OULD ABBÈS LORS D’UNE JOURNÉE PARLEMENTAIRE

L A R E V O L U T I O N PA R L E P E U P L E E T P O U R L E P E U P L E

EXCLUSIF ABDELAZIZ ZIARI, PRÉSIDENT DE L’APN :

Ph. Nacéra I.

« L e c h a ng e m e n t ne r e l è v e q u e d e l a vo l o n t é d u c i t o y e n »

Le problème du vaccin définitivement réglé
P. 9

CNEP-BANQUE

Lancement du crédit pour le rachat de créance
P. 9

USINE RENAULT EN ALGÉRIE

Le gouvernement et le constructeur sur le point de signer un accord
P. 11

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES

P. 3

Ph. Nacéra I.

Le président de l’APN dresse, sans complaisance, le bilan de cette session d’automne qui s’achève aujourd’hui. Il apporte également des réponses à tous les griefs formulés contre les députés de cette assemblée, dont il préside aux destinées depuis 2007. PP. 4-5

La mouvance islamiste ne sera pas majoritaire,
selon des universitaires

SESSION DE PRINTEMPS

Six nouveaux partis autorisés à tenir leur congrès constitutif
P. 6

Reprise le 2 mars, en attendant le rendez-vous de mai

SELON LE DIRECTEUR DU RENSEIGNEMENT NATIONAL AMÉRICAIN

El-Qaïda s’appuie davantage sur AQMI et d’autres groupes régionaux
P. 32

Quotidien national dinformation — 20, rue de la Liberté - Alger — Tél. : (021) 73.70.81 — Fax : (021) 73.90.43 — 55e Année — Algérie : 10,00 DA - France : 1 €

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Météo

EL MOUDJAHID

Froid, pluie
De fréquentes averses affecteront les régions Ouest cet après-midi et gagneront ultérieurement les régions du Centre et de l'Est en s'intensifiant, selon un Bulletin météorologique spécial. Les wilayas concernées sont Tlemcen, Ain Témouchent, Oran, Mostaganem et Rélizane. Le BMS est valable dans ces wilayas du jeudi 02 février à 15h00 au vendredi 03 février à 15h00. Les cumuls estimés atteindront ou dépasseront localement 40 mm durant la validité, a-t-on précisé. Les wilayas qui seront touchées sont Chlef, Ain Defla, Tipaza, Alger, Boumerdes, Blida, Médéa, Tizi Ouzou, Bouira, Sétif, Bordj Bou Arreridj, Béjaïa, Jijel et Skikda. Pour ces régions, la validité est prévue de vendredi 03 février à 06h00 au dimanche 05 février à 12h00 au moins, a ajouté la même source. Les cumuls estimés pour ces régions seront de l'ordre de 70 mm en moyenne durant la durée du bulletin spécial ou dépasseront localement les 120 mm sur Boumerdes, Tizi Ouzou, Bejaïa et Jijel, a conclu l'ONM.

La journée du dimanche 5 février chômée et payée
5 février La journée du dimanche Maoulid l 2012 (journée d’E Ennabaoui) est l’ensemble chômée et payée pour , services inistrations publiques rielles, titutions et adm des personnels des inslocales, entreprises commerciales, indust és, collectivités payé à l’heure ou à la concéd compris pour le personnel le artisanales et agricoles, y qui concerne les travailleurs exerçant sous rnée. Toutefois, en ce derniers sont tenus d’assurer la continuité du jou ces régime du travail posté, n du travail mise en place par l’employeur. service selon l’organisatio

Maoulid Ennabaoui

Aujourd’hui, à 12h, à la résidence El-Mithak

Point de presse de M. Raffarin
Le ministre de l’Industrie, de la Petite et moyenne entreprise et de la Promotion de l’investissement, M. Mohamed Benmeradi, aura avec M. JeanPierre Raffarin, viceprésident du Sénat français et ancien Premier ministre, des entretiens sur le renforcement de la coopération économique entre l’Algérie et le France, aujourd’hui, à la résidence El- Mithak à Alger. A l’issue de ces entretiens, un point de presse sera donné, à 12h, à la même résidence.

Ce matin, à 9h, à Dar El-Imam Mohammadia

Alger (15°- 11°), Annaba (18°- 6°), Béchar (16° 4°), Biskra (18°- 6°), Constantine (14° -1°), Djanet (20° - 4°), Djelfa (12° -1°), Ghardaïa (18°- 4°), Oran (13° - 12°), Sétif (10° -2°), Tamanrasset (19°- 3°), Tlemcen (11°- 4°).

«Les relations humaines d’après la sira du Prophète (QSSSL)»
M. Bouabdallah Ghlamallah, ministre des Affaires religieuses et du Wakf, présidera ce matin, à 9h, à Dar El-Imam Mohammadia, l’ouverture de la journée d’étude sur «Les relations humaines d’après la sira du Prophète (QSSSL)».

Activités des partis politiques Samedi à Tizi Ouzou

Smaïl Mimoune à Khenchela et à Oum El-Bouaghi
Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, M. Smaïl Mimoune, accompagné d’une délégation des cadres du ministère, effectuera aujourd’hui et demain, une visite d’inspection et de travail dans les wilayas de Khenchela et d’Oum El Bouaghi, pour s’enquérir de l’état d’avancement des projets relevant de son secteur.

Réunion du conseil de wilaya RND
Le secrétaire général du Rassembelement national démocratique, M. Ahmed Ouyahia, présidera samedi à Tizi Ouzou les travaux du conseil de wilaya de son parti.

Cet après-midi, à 14h, au siège du FLN...

Hommage à Abdelhamid Mehri
Le FLN organise cet après-midi à 14h, à son siège à Hydra, une rencontre de souvenir et de commémoration en l’honneur du moudjahid et ancien SG du FLN, feu Abdelhamid Mehri.

... et demain, à 9h, à la maison de la Presse de Kouba

Des moudjahidine se souviennent
Le journal Echorouk organise demain à 9h, à la maison de la Presse de Kouba, une rencontre de souvenir et de commémoration en l’honneur du moudjahid Abdelhamid Mehri. La rencontre sera animée par des moudjahidine.

Khanafou à Sidi Bel Abbès
Le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, M. Abdellah Khanafou, procédera aujourd’hui, à la mise en service de l’écloserie mobile de reproduction des espèces de poissons d’eau douce d’une capacité de 40 millions de larves, dans la wilaya de Sidi Bel Abbès.

Demain, à 10h, à la Mutuelle des travailleurs de la construction de Zéralda

Congrès constitutif de la section féminine du Front du changement
La Mutuelle des travailleurs de la construction de Zéralda abritera demain à 10h, la séance d’ouverture du congrès constitutif des femmes du Front du changement.

Samedi 4 février, à 15h, à la librairie Errachadia...

Vente-dédicace de Mustapha Cherif
Mustapha Cherif dédicacera son livre, le Prophète et notre temps, à la librairie Errachadia, 1, avenue Pasteur, Alger, samedi 4 février à partir de 15h.

Samedi 4 février, à 18h

... et à la librairie Point-virgule

Vente-dédicace de Zoubeida Mameria
Les éditions Alpha organisent une vente-dédicace avec l’auteure Zoubeida Mameria pour son ouvrage, Voyage au bout du délire, samedi 4 février, à 14h, à la librairie Point-virgule, 77, lotissement Belhaddadi, Dar Diaf, Chéraga, Alger.

Saïd Barkat au centre des personnes âgées de Dély Ibrahim
Dans le cadre de la célébration de la fête du Maoulid Ennabaoui Echarif, Saïd Barkat, ministre de la Solidarité nationale et de la Famille, samedi 4 février, à partir de 18h, sera l’hôte des pensionnaires des centres et établissements spécialisés de la wilaya d’Alger. Cette commémoration du Maoulid Ennabaoui Echarif aura lieu au centre des personnes âgées ou handicapées de Dély Ibrahim.

Le 4 février, à 14h, au siège du PRA

Journée mondiale des zones humides

«Les réformes politiques et les prochaines échéances électorales»
Le Parti du renouveau algérien organise le 4 février à 14h, en son siège, une journée d’étude sur «Les réformes politiques et les préparatifs de la prochaine échéance électorale».

Célébration au Centre cynégétique de Réghaïa
L’Algérie, à travers le ministère de l’Agriculture et du Développement rural, célèbre la Journée mondiale des zones humides, qui se tient le 2 février de chaque année. La cérémonie officielle aura lieu ce matin à 9h, au Centre cynégétique de Réghaïa, sous la présidence du secrétaire général du ministère, M. Sid-Ahmed Ferroukhi.

Ce soir, à 19h, à l’espace Casbah, théâtre de Verdure

au Centre culturel Aïssa-Messaoudi

Lamine Merbah, réalisateur.

producteur

et

Aujourd’hui et demain, à 14 h, à Mila et à Msila

L’établissement Arts et Culture organise ce soir, à 19h, à l’espace

Concert andalou de Zakia Kara Turki

Conférence des cinéastes professionnels et cinéphiles
La Chaîne I de la radio algérienne organise une conférence mensuelle, destinée aux cinéastes professionnels et cinéphiles intitulée «La rencontre des cinéastes», cet après-midi de 14h à 17h, au centre culturel AïssaMessaoudi de la radio algérienne. Cette rencontre culturelle consacrée au cinéma algérien, son avenir et ses orientations abordera, dans son premier numéro, la thématique de l’écriture cinématographique avec la participation de MM. Boualem Aïssaoui, président de l'Association des producteurs audiovisuels, et

Demain, à 16h, à l’espace culturel Mille et une news

Meeting populaire de Ahd 54
Le président du parti Ahd 54 M. Ali Faouzi Rebaïne, animera deux meetings populaires aujourd’hui et demain à 14h au centre culturel Mbarek-El-Mili de Mila, et à la salle des conférences de la maison des jeunes El-Makari à Msila.

Rencontre littéraire autour du Café du Bonheur
L’espace cultuel Mille et une news organise une rencontre demain à 16h autour d’un extrait du spectacle Café du Bonheur, avec Ziani Cherif Ayad (un fragment du spectacle sera joué par les comédiens), au siège de la rédaction de Djazaïr News et Algérie News, 28, rue Khalfi-Boualem (exBurdeau).

Casbah, au complexe culturel LaadiFlici-théâtre de Verdure, un concert andalou animé par Zakia Kara Turki.

Cet après-midi, à 14h,

Jeudi 2 Février 2012

EL MOUDJAHID

Nation
RAPPEL DES PRINCIPALES LOIS ADOPTÉES

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CLÔTURE CE MATIN DE LA SESSION D’AUTOMNE DU PARLEMENT

Retour le 2 mars, en attendant le rendez-vous de mai
La clôture de la session d’automne du Parlement, dans ses deux chambres, le Conseil de la nation et l’Assemblée populaire nationale, intervient aujourd’hui

C’

est sûrement une session exceptionnelle dans l’histoire de la vie parlementaire à plus d'un titre, que ce soit au plan de la nature des activités réalisées ou au plan de la qualité des textes examinés et adoptés, ou encore au niveau des développements politiques importants qui ont jalonné son déroulement. La session, marquée notamment par l’adoption d’importantes lois décidées dans le cadre des grandes réformes politiques annoncées par le Président de la République, dans son discours à la nation, le 15 avril dernier, retient indubitablement l'attention dans la mesure où elle intervient au moment où de nouveaux partis politiques s’organisent pour le rendez-vous, que d’aucuns considèrent comme décisif pour l'avenir du pays, de la pratique démocratique et du pluralisme politique. Et les présidents des deux institutions législatives, Abdelkader Bensalah, président du

Conseil de la nation, Abdelaziz Ziari, président de l’APN, vont procéder à l’évaluation de la session écoulée et certainement appeler les citoyens à assumer leurs responsabilités dans la consécration de cette orientation et cette option par une participation massive aux prochaines

élections législatives. La session d’automne du Parlement qui s’achève faisant une pause dans l’action parlementaire, ouvrant la compétition aux partis politiques et aux forces vives de la nation dans les différentes tendances politiques à jouer pleinement leur

rôle et en planchant sur la préparation des prochaines échéances politiques pour contribuer activement au renforcement des acquis nationaux et à la réalisation des aspirations de l'Algérie lors de ce rendezvous électoral décisif. Car s'il incombe à l'Etat de garantir la transparence et la loyauté de ces élections législatives, il incombe aussi aux partis politiques, notamment leurs députés et sénateurs, d’être les pionniers pour aider à relever le défi en consacrant le civisme et en déployant les vertus du devoir électoral à même de consolider la démocratie et le libre choix des citoyens, en toute souveraineté, des parlementaires de septième législature pour guider l’Algérie vers de nouveaux acquis. En pratique, la session d’automne qui se clôt a été caractérisée par l’examen, le débat et l’adoption de tous les projets de lois soumis par le gouvernement. Houria A.

L'actuelle APN poursuivra ses missions lors de la prochaine session de printemps à partir du 2 mars prochain jusqu'à l'élection d'une nouvelle Assemblée populaire nationale

L

Une forte représentation de la femme
L'Assemblée populaire nationale issue des prochaines élections législatives sera marquée par une forte représentation de l'élément féminin, a indiqué le ministre chargé des Relations avec le Parlement. M. Khedri a affirmé que la présence de la femme "sera remarquablement renforcée" au sein de l'APN après les prochaines élections, à la faveur de la loi organique relative à l'élargissement de la participation de la femme dans les assemblées élues, ce qui lui garantira un taux appréciable sur les listes des partis politiques.

7e LÉGISLATURE

L'absentéisme des députés sera pallié par l'amendement du règlement intérieur de l'APN
Le ministre chargé des Relations avec le Parlement, M. Mahmoud Khedri, a souligné, hier, que le problème d'absentéisme des députés aux séances plénières sera pallié par l'amendement du règlement intérieur de l'Assemblée populaire nationale (APN). M. Khedri a indiqué que les "responsables du Parlement introduiront des amendements sur le règlement intérieur de l'APN lors de la 7e législature" pour remédier au problème d'absentéisme des députés qu'il qualifie d'"inacceptable".

M. MAHMOUD KHEDRI :

«La session d'automne est la plus riche de la sixième législature»

L

a session d'automne, qui sera clôturée aujourd’hui, est "la plus riche des sessions de la sixième législature par le nombre, la sensibilité et l'importance des lois adoptées", a estimé mercredi le ministre des Relations avec le Parlement, M. Mahmoud Khedri. Invité de la Chaîne I de la radio nationale, M. Khedri a souligné que la session d'automne a été marquée par "l'adoption d'une série de lois sur les réformes et de projets de lois appelés à encadrer l'action politique dans le pays à l'avenir, et ce en application du discours à la nation du Président de la République, le 15 avril dernier". Dressant le bilan de l'action parlementaire lors de la session d'automne, le ministre a révélé que les deux chambres du Parlement ont examiné 9 lois organiques et 62 lois, dont 17 ont été adoptées. A une question sur le fait que les députés de l'Assemblée populaire nationale (APN) n'aient proposé aucun projet de loi lors de cette législature, M. Khedri a précisé que "les

parlementaires ne disposent pas des moyens qui leur permettent de proposer des projet de lois, contrairement à ceux d'autres pays qui sont aidés par des assistants dans l'élaboration des projets de lois".

"Certains députés ont formulé des propositions de projets de lois qui n'ont pas été soumises à l'Assemblée pour examen, car déja formulées par le gouvernement, selon le bureau", a-t-il encore indiqué. Le pouvoir législatif a pour principales missions la "législation" et le "contrôle", a-t-il précisé, indiquant que "la promulgation des lois ne se fait pas impérativement lors de chaque session, mais uniquement en cas de nécessité". Dans ce sens, M. Khedri a souligné que "l'actuelle APN poursuivra ses missions lors de la prochaine session de printemps qui débutera le 2 mars prochain jusqu'à l'élection d'une nouvelle assemblée". R. N.

ZOOM SUR L’APN

21 partis politiques et sept groupes parlementaires

V

ingt et un partis politiques constitués de divers courants et familles politiques siègent avec sept groupes parlementaires, dont trois forment une majorité absolue et trois autres groupes d’opposition qui s’opposent, s’allient ou se neutralisent souvent en composant avec d’autres députés se plaçant comme électron libre pour des voix ici et là à propos de propositions à amender au sein des seize commissions permanentes. Les sept groupes parlementaires sont les FLN, RND, MSP, FNA, PT, RCD et GI. Ce dernier groupe des indépendants, la troisième

force à l’Assemblée, se rallie à la majorité pour des votes décisifs depuis que le MSP s’est scindé en deux groupes dissidents. Le FLN qui constitue une majorité relative vit une scission en son sein, mais reste compact et ses voix sont unifiées lors des votes. Le RND qui est la deuxième force politique maintient vaille que vaille la discipline et la cohésion de son unité, et pas une voix discordante quand bien même des critiques acerbes sont observées lors des débats de textes de lois. Le RCD, qui est traversé par des divergences, a gelé sa participation pendant que des députés siègent et votent contre

les lois. Le même cas de figure se pose pour les groupes du FNA et du PT. D’où la question du nomadisme qui se pose. Et du coup, ce sont la dizaine de députés des partis qui ne peuvent constituer des groupes parlementaires qui agissent dans les coulisses, au sein des commissions et font de la résistance parlementaire. Souvent leurs alliances créent des surprises à la faveur d’amendements de projets de lois importants. Cette législature est la troisième depuis celle de 1997, issue de la révision de la constitution de 1996. Houria A

a session ordinaire d'automne des deux chambres du Parlement (2011-2012), dont la clôture est prévue pour aujourd’hui a été marquée par l'adoption de plusieurs lois initiées dans le cadre des réformes politiques lancées par le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika. Il s'agit de cinq lois organiques relatives respectivement au régime électoral, aux cas d'incompatibilité avec le mandat parlementaire, à l'élargissement des chances d'accès de la femme à la représentation dans les assemblées élues, à l'information et aux partis politiques, ainsi que les lois relatives aux associations et à la wilaya. Toutes ces lois ont été votées par l'Assemblée populaire nationale (APN) et le Conseil de la nation après de larges débats ayant permis l'enrichissement des projets de textes et l'amendement de certaines dispositions. Ces nouvelles lois s'inscrivent dans le cadre des réformes politiques annoncées par le Président Bouteflika, lors de son discours à la nation le 15 avril 2011. La loi organique relative au régime électoral (238 articles), la première à être adoptée, approfondit l'exercice démocratique à travers "la consécration de la transparence, des règles d'un choix intègre et libre du peuple et renforce les garanties à même de raffermir la relation de confiance entre les citoyens, les élus et les institutions". Les dispositions de la nouvelle loi prévoient notamment la supervision de l'opération électorale par des magistrats, l'utilisation d'urnes transparentes et la remise des procès-verbaux de dépouillement des bulletins de vote aux représentants des candidats partisans ou indépendants. La seconde loi organique concerne les cas d'incompatibilité avec le mandat parlementaire, à savoir le cumul du mandat parlementaire avec d'autres mandats électifs ou avec les missions, fonctions ou activités qu'elle fixe. S'agissant de la loi organique définissant les modalités d'élargissement de la représentation de la femme au sein des assemblées élues, elle établit un processus graduel dans les taux de candidature féminine aux assemblées élues variant de 20 à 50%. La loi organique relative aux partis politiques, comprenant 87 articles, réorganise, quant à elle, la relation administration/partis dans "un cadre équilibré, transparent et cohérent basé sur le respect de la loi par les deux parties lors de l'exercice de leurs missions". La loi sur les partis politiques stipule notamment le "respect de l'ordre constitutionnel et de l'intangibilité du caractère républicain de l'Etat avec toutes ses implications telles que la souveraineté et l'indépendance nationales, la préservation de l'unité et de l'intégrité du territoire national, la protection, la sécurité et la défense du pays". La loi énonce aussi "l'engagement de ne pas fonder la création ou les activités d'un parti politique sur des bases contraires aux valeurs du 1er Novembre 1954, de l'islam et de l'identité nationale ou sur des bases religieuses, linguistiques, raciales ou de sexe, ou encore sur des pratiques sectaires et discriminatoires". La loi organique relative à l'information (132 articles) assure, quant à elle, "une meilleure protection du journaliste au plan socioprofessionnel" et "supprime les peines d'emprisonnement pour les délits de presse". Elle prévoit la création de deux instances de régulation, la première dédiée à la presse écrite (en remplacement du Conseil supérieur de l'information, introduit par la loi 90-07), alors que la deuxième sera consacrée à la régulation du champ médiatique audiovisuel, un secteur appelé à s'ouvrir. Selon cette loi, l'octroi des agréments à la presse écrite relèvera désormais de l'instance de régulation de cette presse. Le Parlement a adopté également la loi relative aux associations, qui vise à "relancer et dynamiser l'action associative en mettant en exergue les potentialités et les compétences qu'elle recèle, notamment dans les domaines du savoir, des technologies de pointe et de la solidarité nationale, afin de permettre aux associations de jouer le rôle de partenaires efficients dans la réalisation des objectifs du développement global". Il a adopté aussi la loi relative à la wilaya (183 articles) qui "redéfinit et renforce les prérogatives de l'Assemblée populaire de wilaya (APW) pour devenir une force de proposition en matière de prise en charge des préoccupations des communes et des citoyens de la wilaya". Après l'adoption de ces lois, le mandat de l'actuel Parlement (5 ans) prendra fin au terme de la prochaine session de printemps. RN

Jeudi 2 Février 2012

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EXCLUSIF

Nation

EL MOUDJAHID

ABDELAZIZ ZIARI, PRÉSIDENT DE L’APN

“Le changement ne relève
El Moudjahid : Quelle est votre appréciation du bilan de la session d’automne dont la cérémonie de clôture se fera aujourd’hui ? Abdelaziz Ziari : La session d’automne a été, de mon point de vue, très satisfaisante et tous les objectifs ont été atteints. Mais je dois insister sur l’importance de cette session au regard de ce qui a été accompli durant ce semestre dans le cadre de l’approfondissement des grandes réformes politiques décidées par le premier magistrat du pays. C’est la session qui a eu à discuter de toutes les lois organiques, donc des lois fondamentales qui répondent aux promesses et aux engagements annoncées par le chef de l’Etat à l’occasion de son discours d’avril 2011, de renforcer le processus démocratique, de s’assurer de la création de l’ensemble des conditions pour que les élections législatives prochaines soient des élections avec une participation élargie bien plus qu’avant, puisque un certain nombre de partis politiques qui n’existaient pas, vont pouvoir entrer dans la compétition électorale et surtout s’assurer que ces élections soient encore plus transparentes, encore plus régulières et encore plus contrôlées dans le cadre d’une neutralité absolue de l’administration vis-à-vis de la classe politique et de tous ceux qui entreront en compétition électorale. Je crois que la mission de l’Assemblée a été accomplie à cent pour cent, dans le respect intégral des préoccupations de tous et bien entendu de l’esprit et de la lettre des réformes qui ont été engagées par le Président de la République. Et l’Assemblée populaire nationale de façon générale puisque c’est au sein de l’APN qu’ont eu lieu les débats qui ont été à l’origine de l’adoption d’un certain nombre d’amendements qui ont été autant d’enrichissements aux projets de lois présentés par le gouvernement. Il ne faut pas se laisser prendre à un discours d’opposition qui nous paraît faire partie un peu du jeu politique. Les projets de lois qui ont été présentés par le gouvernement ont été enrichis par l’assemblée nationale. Un certain nombre d’améliorations a même été apporté. L’Assemblée est un forum de débat, un lieu pour débattre et lorsque ces projets de lois nous ont été soumis, il était évident pour tout le monde, y compris pour le gouvernement, que ces projets de lois allaient être l’objet de discussions, de débats et d’amendements. Tous les amendements qui ont été faits, sont faits pour un renforcement de tout ce qui était attendu, c'est-à-dire, la transparence des élections, leur régularité, le contrôle de tout leur processus électoral. Et je défie quiconque de relever, dans tous les amendements qui ont été faits par l’Assemblée et dans toutes les interventions qui ont été faites par les députés qu’ils appartiennent à la majorité ou à l’opposition, un élément, un seul, qui pouvait faire craindre que cela soit un retour sur ce qui est demandé en matière de contrôle, de régularité, de neutralité, etc. Bien au contraire, puisque nous avons, nousmêmes à l’Assemblée introduit la présence des magistrats, comme éléments de contrôle, sur ces élections au niveau local. Curieusement peu de gens ont parlé, y compris d’ailleurs El Moudjahid. C’est un point important et c’est là, le fondement de ces réformes politique engagées. Dans quel but est venue la loi électorale ? La loi électorale est venue pour apporter ces changements. L’organisation de ces élections dans des conditions encore plus rigoureuses plus régulières, plus transparentes et encore plus contrôlées que par le passé. C’est un point important. Je crois qu’à ce niveau, nous avons procédé à un véritable enrichissement et j’insiste pour dire que ce point n’était pas inscrit dans le projet du gouvernement. Ce sont les députés et l’Assemblée qui l’ont rajouté.

Dans cet entretien exclusif, le président de l’APN dresse, sans complaisance aucune, le bilan de cette session d’automne qui s’achève aujourd’hui. Il apporte des réponses à tous les griefs dont sont affabulés les députés de cette assemblée dont il préside aux destinées depuis 2007. Mais le médecin, le ministre et l’intellectuel, qui est franchement pour la liberté de la presse, affirmant lire certains titres pour les opinions et d’autres pour l’information, se projette également dans cette Algérie en devenir où le changement, affirme-t-il, ne relève que la volonté du citoyen.

Ph. Nacéra I. pouvait atteindre le niveau de 20 % alors qu’ailleurs, plutôt 40 %. Ce sont les seules considérations qui ont été prises en compte. Ni plus ni moins. Alors j’ai entendu des commentaires, des spéculations où l’on joue sur les chiffres du genre comment on va faire avec une représentation qui pour quatre sièges prévoit 0,8 femme, comme si on pouvait prévoir 1,33 femmes et pas 0,8 femme. Toutes ces affabulations sont gratuites sachant que tout le monde sait que dans ce genre de calculs, c’est le chiffre entier qui est retenu. Ce sont des choses qui vont être détaillées maintenant par les textes d’application et bien au contraire l’Assemblée n’a pas réduit la représentation féminine mais elle l’a améliorée. Et surtout elle lui a donné un contenu beaucoup plus conforme que ce qui est dans la réalité du terrain et des exigences de la répartition démographique et de développement du pays. Quant à un point qui n’était «Ce sont les Algériens, et eux que la préoccupation d’un ou de seuls, qui décideront du deux partis qui ont eu plus à agir changement. Et c’est le citoyen pour garder des députés en leur algérien qui décidera de ce sein, l’APN ne légifère pas pour un parti, mais pour la nation. Or changement le jour où il ira les choses de ce point de vue voter, accomplir son devoir de pour nous sont claires et l’Ascitoyen. Le changement qui est semblée avait déjà donc amendé le texte. Dans ce sens et conforune certitude pour le citoyen mément à la constitution telle algérien consiste à améliorer qu’elle est aujourd’hui, nous ses conditions de vie, de travail, pouvons dire que la volonté d’un parti ne peut se substituer à la son système éducatif, son volonté populaire, que le mandat pouvoir d’achat, ses loisirs.» est un mandat individuel, qu’il est donné par le peuple et quand celui-ci le donne, personne ne trente. Il n’y a pas d’inégalité et cela ne change peut le retirer. Même si à titre personnel j’avais mis en rien. Donc pour la représentation des femmes, garde le président de la commission des afnous avons estimé que dans les zones de fortes faires juridiques sur ce point dans le cas d’une densités, en particulier dans les grandes villes proposition de retirer le mandat aux élus d’un et grandes agglomérations du pays où l’on a parti qui aurait été dissout, le conseil constituconstaté la présence de femmes dans de hautes tionnel avait tout simplement dit que cela ne fonctions, de grandes responsabilités, dans peut se faire puisque le mandat est individuel l’enseignement, la santé, la justice, etc. Et là et la volonté populaire est au dessus de tous. où il y a une forte proportion de femmes ca- L’élu garde son mandat, sauf si la justice en dres, il peut y avoir plus de possibilités de pré- décide autrement. Et à ce niveau nous entrons senter des candidates qui seront en mesure dans le cas de figure générale, bien entendu. Donc, comme vous voyez tous les amend’exercer cette représentation nationale alors que dans les zones les moins peuplées, avec dements de fond qui ont pu être introduits almoins de cadres, moins de densité de popul- laient dans le sens de l’amélioration, dans le tions et aussi pour des considérations sociolo- sens d’une prise en compte de la constitutiongique et géographique cette représentation nalité de la loi et dans le respect surtout de la Pour ce qui est bien entendu de la participation et du projet de la loi organique sur l’élargissement de la femme au sein des assemblées populaires élues et notamment sur sa représentation, je n’ai entendu, bien entendu, que des fadaises. Et vous allez voir quand les listes seront ouvertes, vous serez surpris de voir le nombre de femmes qu’il y aura. Le nombre de sièges qui vont être accordés par les électeurs aux femmes par cette loi sera supérieur à 30 % de ce qui est venu du gouvernement. Nous avons voulu seulement moduler cette représentation de la femme en fonction de la densité de la population, celle la même qui modulait la densité des électeurs en fonction de la densité de la population. Il n’y a pas d’inégalité dans le projet final. Il y a des wilayas qui ont quatre députés et d’autres volonté populaire. Le reste, ce sont des spéculations partisanes sans incidence. Je peux vous affirmer que sur le plan législatif de notre travail nous n’avons fait qu’accomplir notre devoir en nous engageant avec le Président de la République de renforcer un processus démocratique et du respect de la volonté populaire. La loi sur les partis politiques qui vient d’être promulguée ouvre de grands horizons sur la scène nationale. Quels sont ses apports à la société et au pluralisme ? Bien évidemment, c’est très important d’ouvrir plus largement le champ politique aux partis. En réalité, les courants de forces politiques sont présents et ont été déjà présents sur le terrain. Maintenant si des citoyens et des citoyennes qui souhaitent se rassembler au sein de partis nouveaux appelés à être créés, pourquoi pas ? C’est la règle du jeu du pluralisme politique. Le tout est de s’intégrer dans le cadre de la loi et le peuple tranchera en définitif. On oublie souvent l’évolution des Etats et de leur histoire, comme à titre d’exemple, dans des pays du nord non loin nous, dans la Méditerranée, certains pays qui, dans sur les textes n’ont pas dix mais plus de trois cents partis dont beaucoup meurt dans l’obsolescence pour des raisons d’incapacité de survivre, faute de militants, d’apport à la société. Il va de soi que le parti, en tant qu’association de citoyens qui se rassemblent sur la base d’un certain nombre d’objectifs, de principes, sur une base nationale d’unité et de cohésion peuvent se constituer en partis dans un échiquier politique libre et la nouvelle loi sur les partis politiques n’est contraignante en rien pour peu qu’ils s’appliquent au respect de ses dispositions constitutionnelles. Comme il ne faut pas oublier que la création de partis impose des obligations au sein de la société et des obligations à l’Etat sachant que cela engendre des coûts au budget de l’Etat et en conséquence cela demande un minimum de représentativité. Donc à travers l’avènement de nouveaux partis, c’est aussi une participation, plus large au sein de la société qui aura son utilité, qui enrichit le débat et les Algériens auront plus de forces politiques, plus de possibilités et un peu plus de bulletins de vote. Mais toujours est-il que c’est un plus pour la société qui enrichit le débat. Le code de l’information intervient également dans le cadre de la liberté d’informer et d’encadrer la profession.

Jeudi 2 Février 2012

EL MOUDJAHID

Nation

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DANS UN ENTRETIEN À EL MOUDJAHID

que de la volonté du citoyen”
Où en est le projet de la chaîne parlementaire ? Nous avons effectué toutes les étapes nécessaires et le chef de l’Etat a, en ma présence donné le feu vert car dans ce genre d’affaire c’est à l’exécutif que revient la tâche. Et nous attendons la mise en œuvre de l’exécutif de ce projet qui traîne beaucoup les pieds dans ce domaine sinon toutes les conditions ont été réunies. Peut-on dire qu’avec ces lois sur les réformes politiques, les objectifs de changement seront atteints. Bien entendu, le changement souhaité par l’opposition est de devenir la majorité. Le changement souhaité par la majorité est qu’elle reste majoritaire, qu’elle fasse mieux. De quel changement on peut parler. Le changement de quoi, vers quoi, quand bien même nous sommes tous pour le changement pour plus d’amélioration du niveau de vie des Algériens, pour une meilleure performance de l’économie du pays, pour une représentation plus conforme aux vœux de la population. En fin de compte, ce sont les Algériens eux seuls qui décideront du changement. Et c’est le citoyen algérien qui décidera de ce changement le jour où il ira voter, accomplir son devoir de citoyen. Le changement qui est une certitude pour le citoyen algérien consiste à améliorer ses conditions de vie, de travail, son système éducatif, son pouvoir d’achat, ses loisirs. Quant au changement pour les partis politiques, chaque parti souhaite devenir majoritaire ou rester dans la majorité. C’est une légitimité. Maintenant il est important de s’entendre sur le concept de changement. Franchement, l’Algérie est, et demeurera une République. Le changement consiste en l’amélioration des conditions de vie des citoyens qui feront le changement le jour où ils iront voter. Et pour être en phase avec les contextes du printemps arabe, il faut cesser de faire des comparaisons absurdes. Chaque pays possède ses spécificités, ses problèmes, ses particularités, son parcours, son histoire, son combat. En fait chaque pays a sa propre organisation de son Etat, de son système. Aucune comparaison ne peut être faite entre l’Algérie et d’autres pays. Pourquoi on évoque le changement que dans le cas des pays arabes ? Quand il y a des changements en Amérique latine, personne ne parle de vague et nul ne trouve à dire un mot. Ce sont des pressions psychologiques, des inductions que font les uns et les autres en fonction de leurs intérêts. Et quand nous avons à faire à un peuple intelligent, grâce à Dieu, qui sait quand il faut dire non et quand il faut se révolter, quand il faut juger, peser les choses avec circonscription, nous n’avons pas d’angoisse à nous faire avec cette question que nous laissons aux journalistes. Quelle lecture faites-vous de l’année législative 2011 marquée notamment par l’adoption de 22 lois? Bien entendu, les députés ne sont pas des électrons libres qui peuvent décider, seuls, de ce qu’ils doivent faire. Il y a une assemblée, un bureau, des commissions, des échanges avec le gouvernement. Vous savez, tous les députés peuvent introduire des amendements mais tous les amendements ne sont pas acceptés. Il y a une majorité qui doit décider. Ces députés sont membres d’une alliance présidentielle qui est là pour mettre en œuvre le programme du Président de la République. C’est en cela que nous sommes tous engagés, notamment ceux qui sont dans la majorité, Ce sont en tout cas de figure, des préoccupations qui répondent aux attentes des citoyens et qui tiennent compte des capacités de l’Etat algérien. Légiférer est une mission sérieuse, méticuleuse et effectivement, on peut parfois diverger sur l’ordre de priorité tout simplement, de donner un peu plus d’un côté que d’un autre. C’est l’objet d’un débat et toutes les lois sont différentes avec chacune ses propres objectifs. Effectivement le débat a lieu sur l’agencement de ces priorités, sur l’appréciation que nous pouvons avoir différemment faire sur tel ou tel secteur de la vie politique, social ou culturel, en particulier ou économique. C’est un travail que font l’ensemble des députés de la planète. En rapport avec le contrôle parlementaire, beaucoup a été dit. Qu’en pensez-vous ? Effectivement, je considère et sans juger quiconque, le contrôle parlementaire est bien plus élevé que j’ai connu par le passé. Les députés ont un sens élevé de leur mission et de leur responsabilité politique. Une prise en compte des réalités politiques, surtout une forme de discipline partisane qui a particulièrement très bien fonctionné et qui a montré effectivement, que chacun au niveau de son parti ,est conscient des enjeux et de la responsabilité qui incombe à un député. Durant cette législature du début à nos jours, j’ai été le plus agréablement surpris par le niveau politique, la qualité des débats de tous les députés, qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition. Et de l’absentéisme, qu’en est-il ? Il faut que je remettre les choses en mains. Je reviens au terme de l’absentéisme qui est évoqué dès qu’une personne se saisit du mot et voilà que tout le monde en parle. Au niveau des questions orales, l’absentéisme est certes plus visible puisque lors de ce cycle de questions orales, les députés interpellent les représentants du gouvernement au nom des concitoyens et les réponses des ministres s’adressent, en direct à la télévision, à l’ensemble des concitoyens. Donc, l’absentéisme qui ne concerne que les questions orales, une affaire sans débat, est une question toute relative puisque les députés se trouvent occupés au niveau du travail ‘une commission, être sur le terrain pour les besoins de contrôle et de suivi des affaires au niveau local. En règle générale, les députés sont présents dans l’enceinte de l’Assemblée et accomplissent leurs missions et responsabilités au sein des commissions. Et pour preuve, depuis le début de la législature, je n’ai jamais eu à reporter une séance de vote par un manque de quorum. Autrement dit, dans les moments importants, les députés sont présents. Je souhaite qu’il y ait plus de présence dans le travail des commissions et c’est à ce niveau que l’on note parfois des défections et s’il faut réaménager des dispositions du règlement intérieur pour plus de présence en particulier au niveau des commissions, considérant l’importance du travail des commissions, c’est sur ce plan qu’il faudrait prendre des mesures et imposer des sanctions. D’où il est nécessaire de relativiser les choses à ce sujet. Un mot sur la diplomatie parlementaire ? Les parlementaires algériens ont été présents et actifs dans tous les parlements régionaux ou internationaux et dans tous les forums des Parlements du monde, comme nous avons défendu les causes de notre pays et nous avons exprimé notre point de vue sur celles internationales que l’Algérie estime juste. Nous avons pris des positions et nous le ferons à chaque fois que c’est nécessaire. Le travail a été fait par nos parlementaires en permanent au sein de ces instances interparlementaires avec beaucoup d’efficacité et ceci a été effectué avec beaucoup de coordination et de concertation avec notre représentation étrangère. L’assemblée et ses débats ? Un député vaut un député et en tant que tel, il appartient à un parti ou dans un groupe indépendant, avec ou sans groupe de cinq ou de trente députés. La règle égale pour tous dans le cas de la représentation démocratique. Aussi il peut présenter autant d’amendements qu’il veut. Et on ne doit pas juger le fait sur cette période d’engouement, de conjoncture préélectorale, due au fait qu’on encourage l’exercice de la démocratie. Donc chaque député qui souhaite être réélu, un parti qui souhaite avoir plus de voix, se manifeste automatiquement et c’est dans les règles du jeu. C’est son droit de présenter des amendements et l’assemblée est souveraine de les accepter ou de les rejeter. Le bureau de l’APN n’est pas un bureau de cen-

« La confiance dans une institution se concrétise quand elle joue pleinement son rôle et accomplit ses missions et que ses attributions soient respectées par l’exécutif et le législatif. Une règle de confiance de l’institution par ses citoyens.»
sure. Aussi est-il chargé de gérer l’Assemblée et les séances en faisant respecter le règlement intérieur. Votre avis sur le comportement de l’opposition dont on observe des scissions et des dissidences? A mon avis, dans une jeune démocratie, la sédimentation a besoin du temps. Effectivement, on assiste à des secousses et des réaménagements qui se font. On se cherche, on se recherche et évidemment, cela se traduit par une vitalité qui bonifie cette jeunesse de la démocratie représentative et parlementaire en Algérie, surtout après les malheurs que nous avons vécus dans les années 90. Aussi durant ces dix ou douze ans de réelles pratiques démocratiques qu’est-ce que cela peut faire ? Et bien évidemment ces petites secousses au sein des formations politiques et même les tribulations au sein des partis d’importance ne font pas de mal non plus et n’ont pas la même signification. Elles expriment une certaine vie interne au sein des partis. Nous avons au sein de l’APN 21 partis représentés. Un sacré chiffre sans compter les nouveaux partis qui vont intégrer la scène qui devront avoir les 7 % des suffrages nécessaires pour être représentés. Nous verrons comment cela va se concrétiser et avoir son apport sur les familles politiques dominantes et les grandes lignes de forces qui vont peupler le paysage politique national. Votre vision du nouveau paysage qui se profile à l’horizon ? Sur ce plan, il incombe aux partis politiques de choisir en leur sein les meilleurs cadres, surtout ceux qui ont une popularité, la confiance des citoyens et évidement répondant aux critères souhaités comme la probité, la qualité des contacts avec les citoyens. Il faut en outre respecter les prérogatives de l’institution et des députés. Si l’on veut crédibiliser à l’avenir l’activité politique des partis et du pluralisme, il faut que là où les partis interviennent, leur implication se fasse sentir sur ceux qui vont les représenter là ils seront élus. Et pour ce faire, il faut que les prérogatives de toutes les assemblées élues soient respectées. Ce n’est pas hélas le cas aujourd’hui et c’est là que les améliorations apportées peuvent être faites par les changements opérées par les lois. Il faut rendre à l’administration ce qui lui appartient qui doit être bien effectué. Et laisser le reste à faire aux représentants des populations en tant que porte-paroles de leurs concitoyens. Le meilleur des représentants, au niveau local ou national, ne peut accomplir son travail que si ses attributions en tant qu’élu, le mandat accordé par ses électeurs et l’institution qu’il représente sont totalement respectés. La compétition sera alors dure et c’est à ces conditions que peuvent émerger les compétences nationales et la mise en œuvre des politiques. Comment alors peut-on arriver à allier ce but avec les objectifs de la réforme des lois ? Nous sommes en train de renforcer l’Etatnation et monter les murs de l’édification de

l’Algérie. C’est une grande entreprise dont l’objectif essentiel et permanent des réformes politiques adoptées et celles que nous avons améliorées constitue la mise en place d’un Etat de droit et de la bonne gouvernance. C’est à chaque fois, une amélioration de l’Etat de droit. D’autres lois vont venir notamment avec les réaménagements à apporter à la Loi fondamentale annoncés pour asseoir les véritables fondements démocratiques et pluralistes d’un Etat au service des citoyens, des citoyens confiants en leurs institutions et totalement impliqués dans le déroulement des affaires de leur pays. Il s’agit en fait d’atteindre l’équilibre des pouvoirs entre le législatif et l’exécutif qui est l’un des objectifs souhaités de la révision des lois en plus de celles relatives à la commune, la wilaya, le code de l’information. Mais ce n’est pas suffisant. Il faut attendre d’autres changements à la faveur de la révision de la constitution. Comment peut-on qualifier les débats à l’Assemblée ? Quant aux débats à l’Assemblée, il s’agira surtout de confiance et de dialogue entre les différents groupes et partis pour arriver à admettre les opinions de chacun, à s’écouter, à s’entendre et à se faire respecter en tant que majorité, en tant qu’opposition, et faire quand c’est nécessaire son autocritique en laissant l’arbitrage à une majorité des voix. Pour ce qui est de l’opposition pour qui j’ai toujours eu un grand respect, j’ai toujours agi dans le sens de l’équilibre afin de leur permettre l’expression libre des positions et à ce que les autres les écoutent et que l’on prend en compte leurs avis et mise en garde. Il faut à ce titre, rester attentif et profiter de tous les avis car autrement, l’autisme politique est extrêmement dangereux pour la gestion des affaires publiques et encore plus dans un pays qui a payé un lourd tribut à cette jeune démocratie. La confiance dans une institution se concrétise quand elle joue pleinement son rôle et accomplit ses missions et que ses attributions soient respectées par l’exécutif et le législatif. Une règle de confiance de l’institution par ses citoyens. Pour ce qui est de la confiance individuelle, elle est le résultat de ce que penseront les citoyens qui auront à élire leurs représentants et suivre leurs actions, leur présence et leur participation au sujet des préoccupations exprimées. Entretien réalisé par Houria Akram

Jeudi 2 Février 2012

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Nation
ELECTIONS LÉGISLATIVES

EL MOUDJAHID

La mouvance islamiste ne sera pas majoritaire, selon des universitaires
Les partis islamistes qui veulent participer aux prochaines législatives avec une liste unifiée ne peuvent «en aucun cas» obtenir la majorité des suffrages, car le peuple algérien qui a une «expérience douloureuse» avec cette mouvance rejette toute nouvelle tentative d'«instrumentaliser la religion à des fins politiques», selon des universitaires.

SIX PARTIS AUTORISÉS À TENIR LEUR CONGRÈS CONSTITUTIF

Le FNL, le PNA, le MNL, le PJD, le PFD et l’UFDS obtiennent le quitus de l’Intérieur
Six nouveaux partis ont été autorisés à tenir leur congrès constitutif, a indiqué hier un communiqué du ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales. Il s'agit du Front national pour les libertés (FNL - le responsable M. Mohamed Zerrouki), le Parti national algérien (PNA - le responsable M. Youcef Hamidi), Mouvement des nationalistes libres (MNL - le responsable M. Abdelaziz Ghermoul), Parti des jeunes démocrates (PJD - le responsable M. Salim Khelfa), Parti el fedjr el djadid (PFD - le responsable M. Tahar Benbaibeche) et de l'Union des forces démocratiques sociales (UFDS - le responsable M. Noureddine Bahbouh). Ces nouvelles autorisations s'inscrivent dans le cadre de «la poursuite de l'examen des dossiers de création des partis politiques», déposés au niveau du ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales, et en application des dispositions de la loi organique n°1204 du 12 janvier 2012 relative aux partis politiques. Le ministère a rappelé que l'examen d'autres nouveaux dossiers de création de partis politiques est engagé au fur et à mesure de leur finalisation par les membres fondateurs.

D

ésormais plus conscient de «ce que dissimulent les slogans mensongers», l'électeur algérien, de par son expérience passée, «ne tombera plus dans le même piège», précisent-ils. La mouvance islamiste «n'est plus en mesure d'obtenir la majorité lors des législatives», vu le «rôle prépondérant» que joue l'élément féminin dans le jeu politique en Algérie, ce qui réduit les chances des partis islamistes lors de la prochaine échéance, a déclaré Mohand Berkouk, de l'Université d'Alger. «Les partis islamistes ne peuvent aspirer à plus de 25 %» des suffrages, en raison de «la scission» de cette mouvance en «petites formations divergentes» d'une part, et de «l'ancrage des partis à caractère nationaliste dans le milieu populaire», ce qui offre à l'électeur davantage d'options politiques, a-t-il ajouté. On ne peut utiliser la religion musulmane pour assouvir «des desseins politiques», car il s'agit là de l'un des principaux fondements de l'identité nationale des Algériens, ce qui explique «le rejet par le citoyen de toute tentative d'instrumentalisation de la religion», a-t-il souligné. Les valeurs religieuses du citoyen algérien «ne s'accordent pas avec les visions islamistes», notamment en terme de lectures politiques, selon l'universitaire. Le Pr Berkouk s'est dit favorable à une alliance de partis pour arrêter un calendrier politique dans le cadre du respect des règles constitutionnelles et juridiques qui régissent la vie publique et préservent l'identité nationale, sou- lignant, toutefois, la nécessité de «protéger les institutions religieuses et intellectuelles et leurs symboles scientifiques», car la politique n'est, selon lui, qu' «un jeu d'intérêts». Les partis politiques «sont encore fragiles» en terme de pratique démocratique et d'acceptation de l'alter- nance au pouvoir, et peinent à parvenir à un terrain d'entente en cas de crise, a-t-il relevé. Cette fragilité est due, selon lui, aux «conflits de leadership et aux divisions» enregistrés au sein même des partis islamistes. Une thèse soutenue par le Pr Abdelaali Rezzagui (universitaire) qui estime que les partis islamistes en Algérie sont «de petits partis et manquent d'influence sur la scène politique», notamment avec «les 4 millions de nouveaux électeurs attendus lors des prochaines législatives». Il a souligné que l'enjeu aujourd'hui est de gagner cet électorat. Concernant l'éventuelle participation des islamistes avec une liste unifiée aux législatives, le Pr Rezzagui estime qu'une telle initiative «ne peut réussir en Algérie. Tout un chacun sait que l'appui de cette thèse n'est autre qu'un moyen pour atteindre un objectif précis». Pour le Pr Djamel Laïfa (universitaire), «cette initiative n'est qu'une simple supposition. La mouvance islamiste ne peut remporter la majorité» lors des prochaines élections, vu l'enracinement du courant national qui a également une dimension islamique» au sein de la société. Les partis islamistes accordent plus d'importance à leurs fondateurs qu'aux programmes qui doivent répondre aux aspirations des citoyens, ajoute M. Laïfa. Pour sa part, Mourad Chehmat (université de Skikda) écarte l'éventualité pour ce courant de convaincre «la majorité de l'électorat», indiquant que les promoteurs de cette mouvance aspirent à convaincre autrui que «les is-

lamistes avanceront jus- qu'à atteindre les centres du pouvoir», à l'instar de ce qui ce qui s'est produit dans la région arabe. Ces derniers feignentils d'oublier la dure épreuve qu'a traversée le peuple algérien avec les partis islamistes, s'est-il interrogé, soulignant que le peuple algérien «s'oppose à tous ceux qui tentent d'exploiter la religion à des fins politiques et personnelles». Par ailleurs, le Pr Chehmat a qualifié les tentatives visant à engager les ulémas dans la scène politique pour influer sur la nation d' «inappropriées» et d' «inacceptables», soulignant que les hommes de religion doivent «s'écarter et s'élever au-dessus» des conflits entre les formations politiques lors des échéances électorales. Cette démarche «non innocente» visant à impliquer les ulémas dans les enjeux politiques liés aux échéances électorales

n'a pas laissé indifférente l'Association des ulémas musulmans algériens qui a annoncé ouvertement sa «neutralité à l'égard des questions politiques, n'étant pas une formation politique qui s'intéresse aux pratiques politiques conjoncturelles (alliances, élections et listes électorales)». Dans ce sens, l'association a affirmé qu'elle n'était ni pour ni contre les orientations et sensibilités politiques et culturelles, qu'il s'agisse d'administration, d'associations ou de partis et qu'elle soutenait tous les nationalistes algériens soucieux de la stabilité de l'Algérie. Elle veille également à «mettre à l'abri ses hommes de toute concurrence partisane qui entrave le processus de développement dans le pays", a-t-elle indiqué, précisant qu'elle «appuie tout ef- fort national fructueux visant à promouvoir la culture politique».

LA RÉVISION EXCEPTIONNELLE DES LISTES ÉLECTORALES

SELON LE DG DES AFFAIRES JUDICIAIRES AU MINISTÈRE DE LA JUSTICE

Le renforcement des prérogatives des magistrats garantit la transparence du processus électoral

Une opération importante pour la réussite des réformes politiques
L’opération de révision exceptionnelle des listes électorales en prévision des prochaines législatives revêt une «importance particulière dans la réussite des réformes politiques» en Algérie, a affirmé hier à Annaba le directeur des Affaires civiles et du Sceau de l´Etat au ministère de la Justice, M. Salah Ahmed Ali. Cette révision «va permettre au citoyen d’accomplir son devoir électoral, et aux opérations de vote de se dérouler dans la transparence», a-t-il ajouté en marge des travaux d’un colloque régional axé sur le renforcement et l'approfondissement de l’expérience des juges et des magistrats dans le domaine de l’organisation des élections. Ont pris part à ce colloque les présidents des cours, les procureurs généraux, les magistrats, les présidents des commissions administratives électorales et les présidents des tribunaux de 13 wilayas de l’est du pays. «Les dispositions relatives à la révision exceptionnelle des listes électorales», la «nouvelle composition de la commission administrative électorale» et «les prérogatives des magistrats et du président de la commission administrative électorale» figurent au menu des travaux de ce colloque.

L

e renforcement des prérogatives des magistrats dans les élections garantit la transparence du processus électoral, a affirmé hier à Oran le directeur général des Affaires judiciaires et juridiques au ministère de la Justice. «La nouvelle loi organique (01/12 du 12 janvier 2012) portant régime électoral consolide les prérogatives des magistrats et assure la transparence et la légitimité du processus électoral», a précisé M. Mohamed Amara à l'occasion d'une journée d'étude régionale organisée en prévision des prochaines échéances électorales. Cette rencontre s'inscrit dans le cadre d'un cycle de séminaires initié par le ministère de la Justice dans le but d'expliciter le rôle des magistrats dans le cadre des nouveaux textes de loi relatifs à la révision exceptionnelle des listes électorales, a rappelé M. Amara. La révision exceptionnelle des listes électorales interviendra après promulgation du décret présidentiel portant convocation du corps électoral, tandis que la révision annuelle est opérée au cours du dernier trimestre de chaque année. Les principales nouveautés apportées par la nouvelle loi résident notamment dans la présidence de la commission électorale communale, désormais assurée par le magistrat, qui a, en outre, la prérogative de désigner deux électeurs (parmi les citoyens) en qualité de membres de cette commission. L'autre nouveauté réside dans la composante de la commission électorale de la wilaya, désormais formée uniquement de magistrats (mixte auparavant), au nombre de trois, désignés

par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, et qui siégeront au niveau de la Cour de justice le jour du scrutin (au siège de la wilaya auparavant). M. Amara a également fait état d'une autre nouveauté à travers la création de la commission nationale de supervision du processus électoral, dont les membres (magistrats) seront désignés par décret présidentiel. «Tous les magistrats du pays sont mobilisés pour assurer le bon déroulement du processus électoral dans toutes ses étapes», a-t-il souligné, ajoutant que tous les moyens nécessaires, matériels et budgétaires, sont déjà mis à disposition pour le plein succès de cette opération. Les magistrats venus nombreux à cette rencontre ont reçu des explications détaillées sur les critères légaux pris en compte en matière de révision des listes électorales, relatives notamment aux inscriptions, radiations et recours. Un séminaire de thème analogue a été déjà organisé à Alger, a rappelé M. Amara, qui a annoncét d'autres rencontres à Chlef, Sétif et Ouargla. Ce regroupement s'est tenu en présence du président de la Cour de justice d'Oran et du procureur général près la même instance, ainsi que du directeur général de la réglementation et des affaires générales (DRAG) de la wilaya d'Oran. Selon le DRAG, une opération d'assainissement des listes électorales menée en octobre dernier a donné lieu à la radiation de 22 000 noms, pour des raisons se rapportant principalement au décès ou auchangement de résidence de l'intéressé.

BORDJ BOU ARRERIDJ
10 étapes qui jalonnent l’opération, de l’appel à la remise, s’effectuent dans de bonnes conditions et surtout dans la célérité voulue. Même les enquêtes de la police se font rapidement pour ne pas pénaliser les citoyens. Le premier responsable de la wilaya qui a tenu également à saluer les fonctionnaires qui ont fourni des efforts considérables pour la réussite de l’opération a insisté sur le bon accueil des citoyens. Cet accueil permettra, a-til souligné, de crédibiliser l’administration et d’améliorer la relation entre l’Etat et les usagers. Dans ce cadre l’état civil qui était le parent pauvre de l’administration sera réhabilité, a déclaré le wali, qui a rendu publique la décision de permaniser les agents

Le wali remet les premiers passeports biométriques

L

e passeport biométrique est déjà opérationnel dans la wilaya de Bordj Bou Arréridj. Une cérémonie de remise symbolique de 6 documents sur les 65 déjà établis a eu lieu hier dans la daïra du chef-lieu. M. Mechri Azzedine, wali de Bordj Bou Arréridj, qui a présidé la cérémonie, a annoncé que les

de service ainsi que ceux des passeports. Ces agents au nombre de 65 qui ont été recrutés dans le cadre du filet social ou du pré-emploi, souffraient de la précarité du statut ainsi que de conditions de travail difficiles avec des bureaux exigus. Cette situation va changer aussi avec l’inauguration prochaine du nouveau siège de la daïra de Bordj Bou Arréridj.

Notons que la moyenne quotidienne des rendez-vous réservés est de 45. Le nombre des dossiers traité-s et transféré-s au centre des passeports biométriques du 2 au 31 janvier passé est de 647. Celui des fiches de police envoyées est de 619. Les fiches reçues sont de l’ordre de 564. F. D.

Jeudi 2 Février 2012

EL MOUDJAHID

Nation
ACCIDENTS DE LA CIRCULATION
EDUCATION

7 Quand la violence à l'école devient un sujet d’étude

La formation des conducteurs pointée du doigt P
Les permis de moins de 2 ans impliqués dans 37% des accidents 100.000 automobilistes auraient été flashés par les radars, à une vitesse supérieure à 180 km/h.

O

n ne le dit jamais assez. En dix ans, la route a fauché en Algérie 37.000 personnes, soit l’équivalent des habitants de 5 communes de l’intérieur du pays. Un chiffre qui n’est pas exhaustif puisqu’il ne s’agit là que des statistiques de la gendarmerie nationale auxquelles il faut additionner celles de la sûreté nationale pour aboutir au sinistre bilan de 47.000 morts ! A l’origine de cette hécatombe, encore, et, toujours, le facteur humain responsable de 88% de cas. Plus de 80% des accidents sont amputables aux conducteurs, 8% au piétons, 6% aux véhicules et 3% états des routes. Qui par faute ou négligence, l’humain reste hautement responsable du terrorisme routier qui a fauché 485 enfants en 2011. Le défaut de maîtrise du véhicule est cité dans 1,4% des accidents, l’excès de vitesse dans 21% cas et les dépassements dangereux dans 10% des cas, ajouté à cela l’imprudence des piétons à hauteur de 8%. Par zone géographique, le réseau routier du nord du pays est le plus meurtrier puisqu’il était le théâtre de 89% des accidents. La wilaya de Sétif est à la tête de ce sinistre classement avec 1.345 accidents, suivie d’Alger avec 1.100 accidents et Oran 1.073 accidents. Manque de conscience et aventurisme, la formation des conducteurs est, également, remise en cause notamment les plus jeune d’entre eux. Il s’est avéré, en effet, que les détenteurs de permis de moins de 2 ans sont responsables de 37% des accidents et les permis de 2 à 5 ans dans 20% des cas. 100.000 automobilistes

auraient été flashés par les radars et les tachymètres de la gendarmerie à une vitesse de plus de 180 km/h. Par catégorie de véhicules, sur les 38.299 impliqués, les légers sont cités dans 31% cas, soit 27.533 accidents, suivis par les véhicules de transport de marchandise avec 22% (5.810 accidents) et les véhicules de transport des voyageurs avec 18%. Il reste que les accidents de transport marchandises et voyageurs sont les plus dramatiques, ils ont fauché 1.521 vies, soit 39% des personnes tués et laissé 14.675 autres pour blessés (32%). Invité, hier, de la rédaction de la Chaîne II de la Radio nationale, le colonel Daoui Chenouga , chef de la division de la sécurité routière au commandement de la gendarmerie a pointé du doigt la qualité de la formation dispensée au niveau des autoécoles. Le colonel fait part d’une étude menée par le laboratoire de la prévention d’ergonomie de l’université d’Alger à la demande du centre de prévention et de la sécurité routière ayant abouti au fait que les conditions de formation et d’apprentissage ne sont encore réunis chez le formateur, le candidat et l’examinateur. Cette étude fait ressortir, informet-il, que les objectifs de la formation ne sont pas déterminés et les moyens utilisés par les auto-écoles sont limités. La sentence est donc tombée, les formations sont à renforcer et à revoir. Le colonel, qui préconise des sessions de recyclages aux conducteurs, déplore le fait que les auto-écoles sont dépourvues de simulateurs de conduite qui peuvent imprégner les

apprenants de certaines situations extrêmes, auxquelles ils peuvent faire face. Abondant sur le plan d’action de la gendarmerie nationale pour faire face au phénomène et contraindre les excès de vitesse, son représentant fait état de l’acquisition de 580 radars, dont 190 dotés de système d’identification de véhicules. «L’utilisation de ces moyens est dissuasive et porteuse de preuves matérielles contre les chauffards», explique le colonel Chenouga. En 2011, les agents de la gendarmerie qui ont procédé au retrait de quelque 193.683 permis a recensé 323.484 délits contre le code de la route, 90.752 contraventions et 75.852 infractions de non respect du contrôle technique comme ils ont dressé 545.764 PV d’amendes forfaitaires. Sur les nouvelles dispositions du nouveau permis de conduire à points qui entrera en vigueur en novembre prochain, M. Chenouga dira qu’il s’agit d’un dispositif pédagogique visant à sanctionner les infractions qui mettent en danger la vie des autres. Il sera affecté à chaque détenteur du permis de conduire 24 points qui lui seront retirés selon la nature des contraventions commises à raison de 4 points pour les contraventions du 3e degrés, 6 points pour celles du 4e degrés et 8 points pour les délits. Les points sont récupérables après une formation spécifique, mais à leur épuisement, le détenteur est qualifié de récidiviste. Hamida B.

réoccupé par ce phénomène, le ministère de l’Education nationale organise des rencontres-débats regroupant des spécialistes, des experts, des enseignants et des parents d’élèves, pour examiner de «manière approfondie» le phénomène qui a pris de l’ampleur. Elles devront être sanctionnée par des textes de loi qui figureront parmi les moyens légaux que son département usera pour lutter contre ceux qui recourront à la violence comme moyen de traitement au sein ou en dehors des établissements scolaires. Selon le ministère de tutelle, la violence scolaire n’est pas le produit de l’école où l’on éduque et où on apprend aux élèves les bons préceptes. Pour le premier responsable du secteur l’école est victime de cette violence, parce qu’elle «n’est pas un lieu clos» dans la société. Ce fléau constaté, de plus en plus, dans les établissements scolaires est le fait d’élèves, entre eux, d’enseignants vis-à-vis des élèves, d’enseignants entre eux, de l’administration vis-à-vis des élèves et des enseignants.

Des solutions adéquates
L’étude de ce phénomène de violence est prise en charge par le réseau des laboratoires de recherche, estimés à près de 1.000, qui œuvrent à la résolution de ce problème en vue de proposer des solutions adéquates. Le ministre de l’Enseignement supérieur a, dans ce contexte, indiqué lors du séminaire maghrébin sur la violence scolaire qui a eu lieu en décembre dernier à Alger, que le phénomène de la violence en milieu scolaire est la résultante de la violence dans la société, partant L’école, comme du fait que l'école est partie intégrante de la société. l’éducation en De son côté, le ministre de général, a toujours l'Education nationale, M. Boubeeu pour but, entre keur Benbouzid, a affirmé que l'étude globale du phénomène de la violence au sein des établisseautres, de ments éducatifs menée par son canaliser, secteur depuis l'an 2000 révèle que le taux de violence était de 1% domestiquer, total des contrer la violence parmi lenationale. élèves à l'échelle Il a indiqué que l'analyse des «naturelle», données recueillies par l'adminis«pulsionnelle» tration locale et les schémas de la gendarmerie et de la sûreté natiodes enfants et des nales, fait ressortir que le phénoadolescents. mène de la violence reste "statistiquement limité" et ne dépasse pas dans la majeure partie des cas 1% à l'exception du cycle moyen où les élèves vivent leur adolescence. Le ministre a précisé que l'étude fait ressortir également que le phénomène de la violence "recule progressivement" grâce aux efforts déployés par le ministère. Pour le limiter un tant soi peu, M. Benbouzid a annoncé que son secteur envisageait, en coordination avec toutes les parties concernées, l'application d'un plan national pou une prise en charge du phénomène de la violence et fléaux en milieu scolaire. Ce plan, ajoute le ministre, repose sur un encadrement juridique à travers la loi d'orientation sur l'éducation nationale dont certaines dispositions insistent l'obligation de respect de l'élève envers ses enseignants et tout le staff éducatif. Le plan interdit le châtiment corporel et toute forme de violence de quelque partie que ce soit dans le but de renforcer la notion d'aide et de solidarité. Il comporte d'autre part, la propagation de certaines valeurs dont la citoyenneté, la promotion du sens civique, la lutte contre la déperdition et l'échec scolaires en réfléchissant à l'amélioration des conditions de scolarisation et du soutien éducatif et à l'implication des parents à la vie scolaire. Le ministre a tenu à faire remarquer que le plan porte aussi sur le renforcement de l'encadrement préventif au sein de l'établissement éducatif, l'organisation de campagnes d'information et de sensibilisation et de conférences avec la coordination des secteurs concernés et la société civile. Par ailleurs, M. Benbouzid a ajouté que la violence scolaire "dépasse le cadre de l’école en raison de plusieurs facteurs liés à la situation socioéconomique et internationale".

SORTIE DE PROMOTION À L’ECOLE D’APPLICATION DE LA SÛRETÉ NATIONALE DE SOUMAÂ

753 élèves promus au grade de lieutenant de police

A

l’issue d’une formation, trois en un, paramilitaire, théorique et pratique, 753 élèves ont été promus au grade de lieutenant de police, hier, à l’Ecole d’application de la sûreté nationale de Soumaâ (Blida). Les nouveaux officiers composant la 7e promotion dont 9% sont des ingénieurs d’Etat et 91% des licenciés ont été recrutés sur concours. 61 élèves de la même promotion ont suivi une formation militaire intense à l’Académie militaire de Cherchell, suite à une convention-cadre entre cet établissement et la direction générale de la sûreté nationale. Les jeunes promus prendront, très prochainement, leurs fonctions dans les différents services de la police des 48 wilayas. La cérémonie de sortie a été présidée par le général-major, Abdelghani Hamel, directeur général de la sûreté nationale qui a passé en revue les carrés des effectifs disposés impeccablement sur la grande place de l’école. Des grades et des prix symboliques ont été remis, à cette occasion, aux majors des promotions baptisées du nom du martyr du devoir le lieutenant Saïd Boufenissa, tombé au champ d’honneur sous les balles d’un groupe terroriste au cours d’un violent accrochage en 1994, à Zeghara, Bab ElOued. Né, à Alger, en 1966, le jeune Saïd Boufenissa s’est enrôlé dans les rangs de la sûreté nationale à l’issue de sa formation à l’Ecole supérieure de Châteauneuf en 1990. Muté aux unités républicaines de sécurité, l’officier est devenu une référence dans son domaine, effectuant sa mission avec sérieux et abnégation, jusqu’à son dernier souffle. Intervenant lors de la cérémonie en présence du secrétaire général du ministère de l’Intérieur et des Collectivi-

Ph Louisa tés locales, du wali de Blida, du directeur général de la protection civile et de cadres centraux de la DGSN, le directeur de l’Ecole de Soumaâ a loué les efforts consentis par les élèves tout au long de leur formation et rendu hommage au personnel ayant contribué à son sucées. Il a précisé aussi que son institution œuvre, continuellement, à l’amélioration du niveau de la formation théorique, pratique et technique pour plus de professionnalisme. Il ajoutera que la formation dispensée est adaptée au développement scientifique et aux besoins des services de la sûreté nationale. Avant la parade finale, les nouveaux promus ont présenté à l’assistance des exhibitions sportives de self défense reflétant le niveau et la qualité de la formation atteints par notre police. Par ailleurs, le directeur de l’école qui a réaffirmé, par la même occasion, l’intérêt particulier qu’accorde M. le général-major, directeur général de la sûreté nationale au volet de la formation qui contribue à la formation des cadres de la sûreté nationale dans diverses spécialités, a félicité les membres de la promotion sortante pour leur réussite amplement méritée non sans les exhortant à être dignes de leur rang en accomplissant, avec abnégation et dévouement, les missions qui sont dévolues à notre institution, consistant principalement à la protection des biens et des personnes, lesquelles ne peuvent être réussies que sur la base du strict respect des lois de la république et d’un comportement emprunt de correction et de professionnalisme, seuls gages pour consolider la relation de confiance avec les citoyens. Aussi, il a mis en exergue le mérite de cette école qui a formé depuis sa création, a-t-il rappelé, 84.000 policiers, tous grades et spécialités confondus, dont des personnels issus de pays arabes et africains, et la formation de fonctionnaires relevant des administrations nationales telles que l’administration pénitentiaire, la protection civile et la douane dans le domaine de la conduite des véhicules et des motocyclistes. L’orateur n’a pas manqué, en dernier lieu, de témoigner la reconnaissance de la sûreté nationale à l’égard des services du ministère de la Justice pour leur contribution dans la formation des policiers à travers les communications qui ont été dispensées par les cadres de ce secteur au profit de cette promotion. Il y a lieu de rappeler que M. Hamel a présidé, en janvier dernier, la sortie de trois promotions de 530 officiers dont 50 commissaires principaux. Mohamed Mendaci

Sur les 40.000 cas de violence en 2010/2011, l’élève tantôt victime, tantôt auteur
Les causes de cette violence, a-t-il poursuivi, peuvent être d'ordre familial comme les conflits conjugaux, la dislocation familiale ou d'ordre psychologique du à l'échec scolaire et au manque d’espaces culturels outre la violence au sein de la société. Sur cette question, Mme Latifa Remki, directrice de activités culturelles et sportives et de l’action sociale au ministère de l’Education nationale a indiqué que plus de 40.000 cas de violence soit un taux de 0,50 %, entre les élèves tous niveaux confondus ont été recensés en 2010/2011."On compte 40.043 cas de violence entre élèves tous niveaux scolaires confondus, 6.099 cas de violence à l’égard du personnel enseignant et administratif, 4.129 autres cas du personnel enseignant et administratif contre des élèves et 745 actes de violence entre personnels enseignants et administratifs qui ont été enregistrés durant l’année scolaire 2010/2011 à travers le territoire national", précise-t-elle. Cet état des lieux se base, selon Mme Remki, sur une étude exhaustive sur l’évolution de la situation de la violence et de la consommation de la drogue en milieu scolaire portant sur la période de 2000 à 2011. Pour ce qui est de la consommation d’alcool et de drogue en milieu scolaire la même responsable a signalé 132 cas recensés. L’étude suscitée fait ressortir que la violence est un fait réel, mais demeure dans des proportions restreintes. L’élève est tantôt victime tantôt auteur de faits de violence et l’adulte (enseignant ou agent administratif) peut lui aussi se retrouver dans la situation de victime, selon cette étude. Enfin, pour Mme Remki, quant la violence est plus ou moins bien gérée et contrôlée à l’intérieur, elle se déplace à l’extérieur, aux abords immédiats de l’établissement scolaire. Sarah Sofi

Jeudi 2 Février 2012

EL MOUDJAHID

Nation
Le problème du vaccin définitivement réglé
Soucieux de préserver la santé du citoyen, l'Etat s'emploie à améliorer les prestations de santé offertes aux citoyens d'autant qu'il a consacré une importante enveloppe financière au budget de la santé de 2012, estimée à 404 milliards de DA contre 60 milliards de DA en 2006, a affirmé M. Ould Abbès. S'agissant de la production de vaccins au niveau local, le ministre a indiqué qu'à l'heure actuelle, nos potentialités demeurent insuffisantes. Seuls cinq laboratoires produisent des vaccins à travers le monde. Pour la Société algérienne de pédiatrie, le gouvernement doit faire un effort pour assurer un programme de vaccination intégrant les nouveaux vaccins ainsi qu’envisager la production de vaccin en Algérie. De son côté le professeur en pédiatrie A. Laraba a expliqué qu’en dépit des coûts des vaccins, la vaccination est l’un des investissements les plus rentables en matière de santé publique. Elle représente la mesure de santé publique la plus efficace. Le professeur propose l’introduction de nouveaux vaccins tel que le vaccin anti-coquelucheux acellulaire indispensable pour vacciner les sujets de plus de cinq ans car il donne moins de complication, le vaccin actuel ne pouvant pas être utilisé chez l’enfant de plus de six ans. L’introduction du vaccin antipolio injectable indisponible lors de la phase finale d’éradication de la poliomyélite et le vaccin contre la rubéole qui pourrait être couplé au vaccin anti-rougeoleux. A. Laraba a tenu à indiquer que certain de ces vaccins sont déjà introduits chez nos voisins maghrébins. Wassila Benhamed

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SAFEX

OULD ABBÈS LORS D’UNE JOURNÉE PARLEMENTAIRE

Le gouvernement doit faire un effort pour assurer un programme de vaccination intégrant les nouveaux vaccins, ainsi qu’envisager la production de vaccin en Algérie.

Vers un redéploiement stratégique régional
La Société algérienne des foires et expositions (SAFEX) s’oriente vers un redéploiement stratégique régional, à travers des activités évènementielles adaptées à la vocation des régions, ont indiqué ses responsables. «Il s’agit d’identifier, à l’échelle nationale, un certain nombre de régions pour organiser des salons professionnels avec des thématiques qui seront déterminées en fonction des potentialités géoéconomiques de ces régions», a affirmé à l’APS le directeur de la promotion et de la coopération à la SAFEX, Mouloud Slimani, en marge du salon professionnel «Hassi-Messaoud Industries 2012» (31 jan-3 février). L’objectif recherché est d’assurer davantage d’impact des activités évènementielles de la SAFEX, la valorisation des potentialités et vocations des régions, et l’apport aux opérateurs, sur site, des meilleures offres dans leurs domaines respectifs, a expliqué M. Slimani. Cette approche a pour but aussi de stimuler les opportunités d’investissement locales et régionales, de spécialiser l’offre technique, toujours actualisée, présentée aux opérateurs et de créer une dynamique de contact et d’échanges favorable à la promotion du développement socioéconomique national, a-t-il ajouté. En parallèle, il y a lieu de relever l'intérêt des pouvoirs publics à investir dans les infrastructures professionnelles d’exposition, dans les régions qui seront retenues au titre de ce redéploiement stratégique, a fait savoir M. Slimani.

I

l est très important de revoir la politique de vaccination en Algérie en introduisant de nouveaux vaccins dans le calendrier vaccinal national. C’est ce qu’ont estimé hier à Alger la majorité des professeurs présents lors de la tenue de la journée parlementaire sur le thème «Optimisation du calendrier vaccinal national» par l'Assemblée populaire nationale (APN). Le professeur Rachida Boukari, présidente de la Société algérienne de pédiatrie et chef de service de pédiatrie au CHU de Blida, a déclaré que le but de cette journée est de sensibiliser l’opinion publique sur l’importance de la vaccination, l’introduction de nouveaux vaccins et de dégager une série de recommandations allant dans ce sens. Parmi ces recommandations, la Société algérienne de pédiatrie propose de mettre en place un comité technique national des vaccinations pluridisciplinaire composé de pédiatres, infectiologues, épidémiologistes, microbiologistes, de représentants de l’Institut national de santé publique (INSP) et de la direction de la prévention du MSPRH. Il revient à ce comité d’optimiser le futur calendrier national de vaccination et d’adopter ou non de nouveaux vaccins en tenant compte de l’épidémiologie, des données de surveillance des vaccins et des recommandations de l’OMS en matière d’élimination des maladies. Mais il apparaît évident que, comme le préconise l’OMS, si l’on veut atteindre les objectifs du millénaire qui

consistent en la réduction des 2/3 de la mortalité des moins de 5 ans, l’intensification du PEV et l’introduction de nouveaux vaccins sont des actions primordiales. Pour sa part, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière M. Ould Abbès, a déclaré que 230 importateurs de médicaments se sont vus retirer leur agrément pour avoir failli à leurs missions et causé dernièrement la pénurie de certains médicaments. Il a ajouté que «tout importateur de médicaments convaincu de manquement à sa mission se verra retirer immédiatement l'agrément». Il a assuré que le problème du manque de médicaments est définitivement réglé en insistant sur le souci du ministère de tutelle de traiter à temps tout dysfonctionnement en la matière afin d'éviter de tels problèmes à l'avenir. A une question sur la pénurie de médicaments dans certaines officines, M. Ould Abbès a précisé que le ministère était responsable seulement de l'approvisionnement des hôpitaux en médicaments par le biais de la Pharmacie centrale des hôpitaux, appelant les pharmacies privées à contacter le ministère pour l'informer des médicaments qui risquent de manquer. M. Ould Abbès a évoqué

ce qu'il a qualifié de grand scandale de la Pharmacie centrale des hôpitaux dont les dettes ont atteint 27 milliards de dinars, affirmant que «ces dettes ont été totalement effacées». D’autre part il a annoncé que l'Etat a doté l'Institut Pasteur d'un montant de 3 milliards de DA pour l'achat de vaccins. M. Ould Abbès a précisé que le problème «ne réside pas dans le manque de vaccins mais dans la mauvaise distribution» et en raison d’une organisation défaillante, ajoutant que son département ministériel «œuvre pour la résolution progressive de ce problème. Les différents types de vaccins n'ont jamais enregistré un manque, à l'exception du vaccin contre l'hépatite, le contrat conclu entre la tutelle et l'entreprise indienne productrice de ce vaccin ayant pris fin», a souligné le ministre, ajoutant que ce problème «a été réglé rapidement». Le vaccin contre l'hépatite est disponible depuis deux jours, et sa distribution a été entamée, a-t-il indiqué.

Ph. Nacéra I.

CNEP-BANQUE

6 000 postes d'emploi pour les médecins spécialistes, généralistes et les paramédicaux

CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE LES BIBANS

Lancement du crédit pour le rachat de créance
La Caisse nationale d'épargne et de prévoyance (CNEPBanque) vient d'étoffer sa gamme de crédits hypothécaires avec un nouveau produit lui permettant de racheter un crédit immobilier obtenu par un particulier auprès d'une autre banque, a-t-on appris hier auprès de cette banque publique.

L

e ministre de la Santé de la population et de la réforme hospitalière, M. Djamel Ould Abbes a annoncé mercredi à Alger l'ouverture de 6000 postes d'emplois pour les médecins spécialistes, généralistes et paramédicaux. 2000 postes d'emplois seront réservés aux médecins généralistes et le même nombre pour les médecins spécialistes ainsi que pour les paramédicaux, a ajouté M. Ould Abbes dans une déclaration à la presse en marge des travaux d'une journée d'étude parlementaire sur la vaccination. Afin d'assurer le bon déroulement de l'opération de recrutement, M. Ould Abbes a affirmé qu'il veillerait personnellement sur les opérations du recrutement. Les salaires des médecins généralistes et paramédicaux « sont pris en charge définitivement », a indiqué M. Ould Abbes qui a ajouté que les salaires respectables qu'ils reçoivent maintenant vont mettre un terme à leur besoin de travailler dans le secteur privé. W. B.

La loi de finances en débat avec les opérateurs
Dans le cadre des activités inscrites pour l’année, la chambre de commerce et d’industrie les Bibans qui a pour mission d’accompagner les opérateurs locaux, a organisé une journée d’études sur la loi de finances 2012. Ce texte qui conditionne l’activité économique dans le pays a soulevé plusieurs interrogations des opérateurs qui ont craint que les nouvelles mesures n’hypothèquent leurs projets. L’initiative de la chambre de commerce qui est également un espace d’expression pour les investisseurs a permis de rassurer ces derniers et surtout leur offrir les outils juridiques nécessaires pour réussir leurs opérations . A travers la présentation de cette loi qui prévoit des dépenses de l’ordre de 7428 milliards de dinar pour des recettes de 3455 milliards , son ancrage réglementaire à savoir les décisions de la tripartie et partant du patronat et des objectifs de la loi comme la baisse de la pression fiscale , la simplification et l’harmonisation des procédures et le renforcement des garanties pour les contribuables . Les participants qui ont apprécié l’organisation d’une telle rencontre sont allés au détail au cours du débat pour surmonter les contraintes qu’ils rencontrent avec les banques , les services fiscaux et la douane également présents dans la salle . Ce débat très riche a permis de répondre aux interrogations formulées aux experts invités par la chambre et d’améliorer les relations entre les opérateurs et leur environnement. Autant dire que la rencontre a dépassé ses objectifs pour appuyer l’activité économique dans la wilaya. F. D.

L

e produit, appelé le crédit pour le rachat de créance (CRC) permet «aux particuliers détenteurs d'un crédit immobilier au niveau d'une des banques publiques ou privées de changer de partenaire bancaire en optant pour la CNEP-Banque", a indiqué à l'APS un responsable de la communication auprès de cette banque publique. La créance éligible au CRC doit être en phase de recouvrement et concerne exclusivement les crédits immobiliers consentis pour la construction, l'extension, l'aménagement, ou l'acquisition d'un bien à usage d'habitation, commercial ou professionnel. Elle peut également porter sur l'acquisition d'un terrain pour la construction d'un bien immobilier, a indiqué la même source. Le montant du CRC correspond au «capital (crédit) restant dû au créancier initial à hauteur de 90% avec la prise en considération de la valeur du bien immobilier expertisé objet du financement», selon les explications fournies. «Si notre expertise démontre, par exemple, que la valeur du bien est dérisoire, le montant du CRC de la Cnep sera inférieur au crédit contracté auprès de la banque initiale du nouveau client», a soutenu la même source. Ce montant peut cependant atteindre 100% de la valeur du crédit initial et du bien immobilier lorsqu'il s'agit d'un «crédit Jeune». Sur les garanties requises en la matière, la Cnep exigera que la créance soit ga-

rantie par une «sûreté réelle», c'està-dire une hypothèque portant sur le bien financé et recouvrant l'encours du crédit. La créance doit, en outre, être «saine et à jour» dans le recouvrement, selon la même source qui a fait savoir que la Cnep allait effectuer une étude au cas par cas pour examiner l'éligibilité des clients. Le nouveau produit de la CnepBanque, qui consiste en fait à solder une dette relative à un crédit immobilier contracté auprès d'une autre banque, permettra de «se subroger dans les droits de cette dernière, avec tous les attributs, accessoires et garanties attachés à cette créance», a-t-on précisé. Il permettra ainsi aux bénéficiaires de crédits, notamment les jeunes, d'étaler leurs crédits dans le temps en réduisant les mensualités. Il les aidera par conséquent à dégager des capacités supplémentaires de revenus et, éventuellement, à postuler à un crédit d'aménagement de leurs biens immobiliers ou d'extension de leurs habitations. La Cnep, spécialisée auparavant dans le financement de l'immobilier, avait été autorisée en 2011 à élargir ses financements à l'ensemble des secteurs économiques, à l'exception du commerce extérieur. En 2011, la banque a accordé 174 milliards de DA (environ 2,5 milliards de dollars) pour 21.464 crédits, soit près de quatre fois l'ensemble des crédits accordés en 2010.

SIPHAL 2012

90% des médicaments exposés de type générique

P

rès de 90 % des médicaments exposés à la cinquième édition du salon international des produits pharmaceutiques et parapharmaceutiques (SIPHAL 2012) à Alger sont de type générique, ont indiqué les exposants au 3ème et dernier jour de ce salon. "Plus de 80% des participants au salon sont des producteurs locaux, alors que 90% des médicaments exposés sont de type générique", a déclaré à l'APS M. Yacine Louber, organisateur de la manifestation. M. Louber a expliqué que le médicament générique a été privilégié par les éditions successives du salon eu égard à la politique nationale visant à encourager la consommation des produits génériques et réduire la facture d'importation des médicaments. Il a relevé que le salon a été pour les entreprises nationales participantes, publiques et privées, dont certaines associées à des laboratoires étrangers, une opportunité de présenter leurs nouveaux produits aux professionnels. Parmi les exposants présents figure le groupe public SAIDAL, leader en matière de production de médicaments génériques au niveau national, qui a présenté une gamme variée de médicaments, notamment ceux relatifs à l'hypertension artérielle, le diabète, la dermatologie ainsi que certains antalgiques. Le représentant du laboratoire algéro-saoudien Al Kindi, M. Smaïl Merzak, a indiqué, de son côté, que cette entreprise a exposé 60 médicaments utilisés en gynécologie et cardiologie, ainsi que plusieurs autres médicaments destinés aux centres hospitaliers. Selon M. Merzak, Al Kindi, qui produit des médicaments de type générique, est "le seul" laboratoire à commercialiser des antalgiques (princeps) sur le territoire national. Le représentant des laboratoires MERINAL (implantés à Oued Semmar), M. Djamel Bousaid, a indiqué lui aussi que l'ensemble des médicaments produits par ces laboratoires sont de type générique, notamment des des anti-hypertenseurs, des anti-ulcéreux, des antalgiques et des anti-allergiques. Outre les médicaments génériques, des laboratoires ont exposé lors de ce salon des compléments alimentaires et des produits minceur.

Jeudi 2 Février 2012

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Economie
INDUSTRIE PÉTROCHIMIQUE

EL MOUDJAHID

Du carburant pour la croissance
La nouvelle politique industrielle de l’Algérie qui s’articule autour du développement du secteur de la pétrochimie, se veut une orientation stratégique et une option majeure.

E

stimé à plus de 25 milliards de dollars, le programme de la pétrochimie algérienne ambitionne de contribuer au développement industriel du pays. Le Président Bouteflika avait instruit en 2010, le ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi, de relancer le programme pétrochimique en vue de réaliser une plus grande intégration de l’industrie nationale. M. Youcef Yousfi avait affirmé que le pays s’orientait vers une ré-industrialisation pour réaliser une croissance économique élevée au cours de la décennie à venir, grâce, entre autres, à la relance de la filière de la pétrochimie qui portera sa part dans cet effort. Pour ce faire, une décision très volontaire a été engagée. Il s’agit de la création d’un Fonds national d’investissement (FNI) doté initialement d’un capital public de 150 milliards de DA (1,5 milliard d’euros). Ce fonds est destiné à suppléer les banques commerciales qui ne disposent ni des ressources financières longues, ni des ressources humaines qualifiées pour prendre en charge le financement des investissements structurant à moyen et long termes pour l’économie nationale. En fait, selon différentes sources proches de ce dossier, ce sont les problèmes de financement soulevés dans la période récente par le programme de développement de l’industrie pétrochimique qui ont donné l’impulsion essentielle à ce projet, dans les cartons du ministère des Finances algérien depuis plusieurs années. Lors de la cérémonie d’installation du nouveau fonds, le grand argentier du pays, Karim Djoudi, a précisé que ses ressources, qui pourraient être portées à moyen terme à 10 milliards d’euros, seront mobilisées «pour répondre aux besoins de restructuration du secteur économique, évitant ainsi le recours au financement extérieur». La première mise en œuvre de cette démarche a été appliquée en 2008 au traitement du financement de deux importants projets pétrochimiques réalisés en partenariat entre Sonatrach et les groupes Bahwan et Orascom. Ces deux premiers investissements figurent sur une liste plus longue de sept ou huit projets identifiés par le ministère de l’Energie. Les contraintes du financement local. La nouvelle approche proposée par le gouvernement algérien consiste donc, on l’aura compris, à proposer d’importantes facilités de financement en échange d’une participation majoritaire de la partie algérienne. C’est cette approche qui devrait être retenue dans la réalisation de la suite du programme pétrochimique. Simultanément, la création du Fonds national d’investissement va permettre de dépasser les limites imposées par les capacités de financement des banques, tout en contribuant à rendre plus transparente l’intervention du Trésor public. Elle soulève incidemment, et ceci est une autre histoire, le problème des capacités d’expertise de cette nouvelle institution qui est toujours à la re-

cherche de son premier directeur général et qui ne peut encore compter que sur quelques cadres issus d’une Banque algérienne de développement réduite depuis de nombreuses années à sa plus simple expression. La première phase lancée depuis 2005 concerne la réalisation d’énormes projets en partenariat avec des sociétés étrangères : il s’agit du projet de vapocraquage de l’éthane, prévu à Arzew, en partenariat avec la société française «Total SA», un projet d’une capacité de traitement de 1 400 000 tonnes/an d’éthane. Un deuxième projet de méthanol est également prévu à Arzew, en partenariat avec le consortium ALMET, destiné à une production de un million de tonnes/an de méthanol. Le projet ammoniac et urée d’Arzew sera réalisé en partenariat avec la société égyptienne Orascom Construction Industries (OCI), d’une capacité de production de 4 440 tonnes/jour d’ammoniac et de 3 450 ton-nes/jour d’urée. Le projet ammoniac et urée à Mars El Hadjadj (Arzew), devrait être concrétisé en partenariat avec la société omanaise Suhail Bahwan Group Hol-ding/SBGH), d’une capacité de production de 4 000 tonnes/jour d’ammoniac et 7 000 tonnes/jour d’urée. Et enfin, le projet ammoniac à Arzew, en partenariat avec la société espagnole Fertiberia, d’une capacité de production de 3 300 tonnes/jour d’ammoniac. Les premiers projets ont débouché, dès 2007, et sont actuellement en cours de

réalisation. Il s’agit des accords conclus avec les groupes Bahwan et Orascom pour la production d’ammoniac et d’urée, ainsi que du projet de craquage d’éthane conclu avec le groupe Total. Une deuxième phase de cette stratégie sectorielle est, affirme-t-on au ministère de l’Energie, en préparation. Elle consistera en l’identification de matières issues des produits de la première génération, afin d’encourager et créer les petites et moyennes entreprises (PME/PMI) dans le but de contribuer au développement du tissu économique national et d’engranger un maximum de retombées en terme de création d’activité et d’emplois. Longtemps confiné à l’amont pétrolier et gazier, l’investissement dans la filière des hydrocarbures vise à récupérer désormais l’importante valeur ajoutée créée par les activités situées en aval. Pour ce faire, les montants financiers engagés sont colossaux. A cela viennent s’ajou-

ter les implications en termes de partenariat, voire d’em- plois et/ou d’environnement. Pour le succès d’un tel choix, l’Etat algérien a mis en place une batterie de mesures d’accompagnement en faveur des investisseurs dans le but de mobiliser les capitaux nécessaires pour le financement des programmes de développement. Parmi ces mesures, l’on énumère l’énorme avantage octroyé en matière de prix de cession du gaz naturel, en plus d’autres avantages accordés par l’Agence nationale pour le développement des investissements (ANDI), pour les projets industriels. La réalisation des unités pétrochimiques est accompagnée par une stratégie commerciale qui a pour objectif de faciliter l’accès de notre pays à de nouveaux marchés à travers des accords de partenariat avec des compagnies de renom-

mée internationale, dont certaines opèrent et sont fortement présentes sur ces marchés. Le partenariat permet également l’acquisition et l’échange du savoirfaire dans le domaine du marketing. S’agissant des objectifs attendus dans le cadre du plan de développement de la pétrochimie, l’on cite notamment, la pénétration du marché international de la pétrochimie. L’acquisition d’expérience dans l’exploitation d’installations pétrochimiques. Le développement de la recherche et développement dans la pétrochimie. La réalisation de ces projets permettra une meilleure disponibilité des produits de première génération (éthylène, propylène, méthyle-éthylène-glycol, méthanol, ammoniac…). Farid B.

LA COOPÉRATION ÉNERGÉTIQUE ALGÉRO-NIPPONE ÉVOQUÉE PAR M. YOUSFI ET UN RESPONSABLE JAPONAIS

Booster l’industrie des hydrocarbures Le ministre de l'Energie et des Mines, M. Youcef Yousfi, a reçu mardi le vice
ministre parlementaire au ministère japonais des Affaires étrangères, M. Ryuji Yamane, qui effectue une visite de travail à Alger. Les entretiens entre les deux responsables ont porté sur le renforcement de la coopération algéro-japonaise dans les domaines des hydrocarbures, de l'énergie et des mines, indique un communiqué du ministère. A cette occasion, M. Yousfi a invité les entreprises japonaises à "s'engager d'avantage dans l'investissement et le partenariat dans les domaines de l'exploration, la pétrochimie, les énergies renouvelables et la fabrication localement des équipements entrant dans l'industrie des hydrocarbures et des énergies renouvelables". Il a mis l'accent également sur les volets de la formation et la recherche développement dans ces domaines, ajoute la même source.

LE MINISTRE DE L’AGRICULTURE A RADIO ALGÉRIE INTERNATIONALE :

Une nouvelle politique agricole féconde
«Le lait est considéré comme un produit stratégique auquel l'Etat accorde une grande importance».
«Les différentes politiques menées par le gouvernement dans le secteur de l’agriculture, comme la loi de l’orientation agricole, la loi sur le foncier agricole et d’autres mécanismes a encouragé les paysans à investir davantage». C’est ce qu’a indiqué hier le ministre de l’Agriculture et du Dévelop- pement rural, Rachid Benaissa S’exprimant sur les ondes de Radio Algérie internationale lors de l’émission «Mouachirate Iqtissadia», le ministre a souligné que «toutes les politiques que nous avons mises en place pour le développement de ce secteur ont créé un climat de confiance auprès des jeunes. L'Etat veut, à travers la politique du renouveau agricole et rural, développer la production nationale. Les axes stratégiques de mise en œuvre de cette politique visent le renforcement de la sécurité alimentaire nationale, a-t-il rappelé. Elle passe inévitablement par la recherche, à moyen terme, de changements et d’impacts significatifs sur les bases structurelles qui fondent l’état de sécurité alimentaire de la nation. Selon lui les différentes filières de l’agriculture ont connu une amélioration constante. Il a cité à ce titre le lait, indiquant que plus de 66 000 vaches ont été importées en 2009 et plus de 2 400 génisses en janvier 2012. Cela montre, selon lui, que cette augmentation a eu un impact chez les éleveurs enthousiastes et engagés pour développer cette filière. Cela signifie aussi que la confiance est revenue chez les agriculteurs suite au dispositif incitatif mis en place. Il précisera que le plus grand pourcentage est importé par le privé, dont l’activité a débordé sur d’autres filières. Le lait est considéré comme un produit stratégique auquel l'Etat accorde une grande importance, au même titre que les céréales, la pomme de terre, les viandes, les dattes et l'huile d'olive. L'Etat donne une priorité à la filière lait à travers des mesures incitatives importantes au profit des éleveurs, des collecteurs, des transformateurs. Benaissa a souligné que «tous les moyens sont mobilisés afin de réduire la facture d’importation de la poudre de lait qui atteint en moyenne 750 millions de dollars par an». Il faut noter que l'augmentation du cheptel bovin et les mesures incitatives accordées par l'Etat ont eu un effet positif sur la collecte de lait cru qui a atteint 572 millions de litres en 2011, en hausse de 46,66% par rapport à 2010, Pour une meilleure régulation du marché, le ministre a estimé que cela demeure lié au changement de ce type de comportement tout à fait regrettable. Il devait ajouter qu’ «il n’existe pas de solution magique à ce genre des problème». Ces derniers temps la production des viandes a connu une augmentation, ce qui veut dire que le marché connaîtra une stabilité par rapport au prix». Concernant la spéculation dans les produits alimentaires des animaux, le ministre a reconnu que «les spéculateurs sur le marché existent», indiquant que « l’Etat subventionne ces produits à raison de 100 DA pour le quintal». Le ministre a souligné par ailleurs que «le secteur de l’agriculture est un secteur structurel qui demande le renforcement des capacités des compétents». Il a réitéré dans ce contexte que «le programme de renforcement des capacités humaines nécessite une approche d´accompa- gnement et d´assistance technique en faveur des divers acteurs engagés dans le processus de développement. La formation, les études et la recherche ainsi que la vulgarisation en constituent les instruments moteurs». Makhlouf Aït Ziane

l'objectif étant d'arriver à 700 millions de litres en 2012.

La régulation du marché nécessite un travail structurel
S’agissant de l’augmentation inexplicable des prix des viandes, le ministre a souligné que «les prix sont liés à la question de l’offre et de la demande. Il faut qu’il y ait un travail structurel. Les producteurs de viande blanche veulent gagner toujours plus d’argent. Ils stockent leurs produits puis s’empressent de les mettre sur le marché lorsque les prix augmentent.

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ENTREPRISE NATIONALE DES VEHICULES INDUSTRIELS-SNVI FILIALE VEHICULES INDUSTRIELS ROUIBA - V.I.R ROUTE NATIONALE N°05- BP n°23 - ROUIBA ALGER -ALGERIE NIF : 001116098345931
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El Moudjahid/Pub

AVIS D'APPEL D'OFFRES NATIONAL ET INTERNATIONAL OUVERT N°012/2011
bancaire au compte BNA N°001 00641 0300 000 145 57. Le dossier de soumission doit obligatoirement contenir l'ensemble des documents règlementaires, tels que : * Déclaration à souscrire ; * Déclaration de probité ; * Copie de l'extrait du casier judiciaire ; * Copie du registre du commerce ; * Copies légalisées des attestations fiscales et parafiscales. La liste détaillée des documents figurent dans le cahier des charges. Les offres doivent parvenir sous double pli cacheté à l'adresse cidessous indiquée au plus tard 30 jours à dater de la publication du présent avis sur le BOMOP ou la presse nationale, le cachet de la poste faisant foi. FILIALE VEHICULES INDUSTRIELS ROUIBA (V.I.R) SECRETARIAT DE LA COMMISSION D'OUVERTURE DES PLIS (C.O.P) BP. n°15 ROUIBA - ALGER ALGERIE L'enveloppe extérieure doit être anonyme et ne reprendre que la mention : AONI N°012/2011 “SOUMISSION A NE PAS OUVRIR” Les soumissionnaires resteront engagés par leurs offres pendant une durée de 120 jours à compter de la clôture de la réception des plis.
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Jeudi 2 Février 2012

EL MOUDJAHID

Economie
BENMERADI L’A RAPPELÉ HIER
nisme avait contribué à encourager le volume des échanges commerciaux entre les deux pays qui a dépassé 13 milliards de dollars en 2011. «Les statistiques relatives au commerce extérieur montrent l'importance du volume des échanges commerciaux entre les deux pays en 2011, année où il avait dépassé 13 milliards de dollars», a-t-il expliqué, rappelant que la France est actuellement le premier client de l'Algérie et son quatrième fournisseur. La visite qu'effectuera à partir d'aujour-d'hui M. Raffarin en Algérie, vise à passer en revue et à évaluer les projets de coopérations ciblés par le mécanisme de coopération bilatérale, a indiqué le ministre. «Je n'aime pas qu'on limite le mécanisme de coopération algéro-français à neuf ou dix dossiers seulement, car il vise à développer dans leur globalité les relations commerciales et écono- miques entre les deux pays à moyen et long termes», a-t-il confié. Au départ, le mécanisme avait, selon le ministre, permis aux deux parties d'examiner un certain nombre de dossiers qui «paraissaient être quelque peu entravés» et «dont un bon nombre ont été d'ores et déjà traités, et les projets inhérents ont été ou sont en voie de concrétisation». «Parmi ces projets concrétisés, nous recensons celui de Sanofi Aventis (industrie pharmaceutique), Saint-Gobain (fabrication de verre) et 'Axa (assurances)», a-til dit. D'autres dossiers qui nécessitent une «plus longue maturation» sont en cours de traite- ment, comme la réalisation d'une usine de vapocraquage à Arzew (Oran) dans le cadre d'un partenariat entre la compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach et le groupe français Total, et d'une usine de fabrication de voitures en association avec le constructeur français Renault. La dernière visite de M. Raffarin en Algérie remonte au mois de mai 2011. Elle avait permis de faire avancer de nombreux projets de coopération économique algéro-française.

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ALGÉRIE -CHINE

L'Algérie pour un partenariat économique basé sur l'investissement productif
«L'Algérie veut que ses relations commerciales et économiques avec ses partenaires, comme la France, ne soient plus des relations basées essentiellement sur les importations et les exportations mais aussi sur l'investissement productif sur son sol», a-t-il déclaré à l'APS quelques heures avant l'arrivée à Alger de l'envoyé personnel du président français, M. JeanPierre Raffarin, dans le cadre d'une visite de travail.
L'Algérie veut construire avec ses partenaires étrangers, comme la France, «des relations économiques basées sur l'investissement productif», a indiqué hier à Alger le ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement, M. Mohamed Benmeradi. Il a souligné que le mécanisme de coopération mis en place par les gouvernements algérien et français, depuis un peu plus

Signature d’un accord de coopération économique et technique Un accord de coopération économique et technique entre l'Algérie et la Chine, doté d'une enveloppe de 16 millions de dollars US au titre de l'année 2012 a été signé hier à Alger. L'accord porte sur l'octroi d'une aide d'un montant de 100 millions de yuans (16 millions de dollars US) pour la réalisation d'un projet dans le domaine qui sera identifié par le gouvernement algérien. Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, M. Delmi Boudjema, et l'ambassadeur de Chine à Alger, M. Liu Yuhe, ont procédé à la signature de cet accord. «Avec la signature de cet accord, une nouvelle pierre est apportée à l'édifice», a affirmé M. Delmi Boudjema, à l'issue de la cérémonie de signature de cet accord. M. Delmi Boudjema, qui a qualifié les relations sino-algériennes d'exemplaires, a souligné que cet accord renforce la coopération bilatérale en matière de réalisation de projets dans différents secteurs d'activités. Il a rappelé également que des accords similaires ont été déjà signés entre les deux parties. L'ambassadeur de Chine à Alger, M. Liu Yuhe, a exprimé son souhait de voir les deux pays renforcer davantage leurs relations de coopération dans différents domai-nes, exprimant sa satisfaction des efforts déployés par la partie algérienne dans ce sens. «Nous souhaitons également valoriser pleinement les potentialités de coopération et la complémentarité économique existant entre les deux pays», a-t-il ajouté. M. Liu Yuhe a souligné, en outre, que son pays aspire à intensifier ses échanges culturels avec l'Algérie, affirmant que des actions ont été entreprises à cet effet, notamment à travers l'ensei- gnement du chinois en Algérie. Sur le plan diplomatique, il a indiqué que «d'importantes concertations sont menées entre les deux pays à tous les niveaux». Le volume des échanges commerciaux en-tre la Chine et l'Algérie a atteint 6,42 millions de dollars US en 2011, en hausse par rapport à 2010 et 2009, a-t-il précisé.

de deux ans, visait justement à orienter les relations économiques vers l'investissement productif en Algérie. «C'est un mécanisme qui vise à booster la coopération économique entre les deux pays et à développer le niveau de leurs relations commerciales qui ne doivent plus se baser uniquement sur les importations et les exportations mais aussi sur l'investissement productif commun en Algérie», a-t-il ajouté. Le ministre a relevé, par ailleurs, que ce méca-

JEAN-PIERRE RAFFARIN EN VISITE DE TRAVAIL DANS NOTRE PAYS

Impulser le partenariat économique
M. Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre et représentant personnel du président français, effectue, depuis hier, une visite de travail de deux jours dans notre pays. Une mission qui s’inscrit en droite ligne avec les objectifs assignés au forum des hommes d’affaires algéro-français organisé en mai dernier. Il s’agit du renforcement de la coopération économique bilatérale et, notamment, du parachèvement des dossiers en suspens. L’entrevue prévue avec le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement, M. Mohammed Benmeradi, devait justement aborder la poursuite des discussions sur trois projets de première importance, à savoir Renault, Lafarge et Total, et que la partie française œuvre à stimuler le processus de leur cheminement sur le terrain, d’autant plus que les autorités algériennes ont émis des «signaux positifs» dans ce sens, pour reprendre les propos de Raffarin dans l’entretien accordé à un confrère. Concernant le projet de construction de l’usine Renault dans la région de Jijel, les discussions, qui se sont avérées complexes, progressent suivant «un rythme tout à fait satisfaisant», avouera M. Jean-Pierre Raffarin qui annoncera de nouvelles rencontres sur le dossier en question pour les prochaines semaines. D’autre part, et conséquemment au Forum de partenariat algéro-français tenu en mai dernier à Alger et qui avait regroupé plus de six cents entreprises, essentiellement des PME, l’ancien Premier ministre français révélera qu’une quinzaine d’accords de partenariat sont, soit conclus, soit en cours de négociation avancée. Aussi, durant l’année 2012, pas moins de 25 rencontres d’entreprises seront organisées par Ubifrance sur la base d’approches par filière. Quelque 250 nouvelles PME/PMI françaises vienpar les entreprises françaises par l’effet de ces impositions faisant allusion au principe du 49/51, admet, par la même occasion, que les autorités algériennes «sont souveraines pour décider des conditions dans lesquelles elles souhaitent accueillir les investisseurs étrangers» et qu’il «appartient à ceux-ci de s’y adapter». Dans ce sens, le ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement avait assuré, il y a quelques mois, que l’Algérie allait œuvrer à l’amélioration du climat des affaires sans pour autant remettre en cause cette équation. M. Mohammed Benmeradi avait également mis en avant les attentes des autorités algériennes, à savoir que les investissements étrangers aient un effet d’entraînement sur l’économie nationale et qu’ils ne se limitent pas à des opérations de commerce. D. Akila

dront, ainsi, dans notre pays pour explorer de nouvelles opportunités de partenariat dans des créneaux qui seront définis dans le cadre d’une concertation bilatérale. A propos du volet inhérent à la réglementation régissant l’investissement, notamment les textes contenus dans la loi de finances complémentaire pour l’exercice 2009, M. Raffarin, tout en soulignant les contraintes rencontrées

RÉALISATION D'UNE USINE DE VAPOCRAQUAGE À ARZEW

USINE RENAULT EN ALGÉRIE

Le dossier avance bien
Le dossier relatif à la réalisation d'une usine de vapocraquage d'éthane à Arzew (Oran), en partenariat avec le groupe français Total, «avance bien», a indiqué hier à Alger le ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement, M. Mohamed Benmeradi.»C'est un dossier qui avance bien, et les négociations sur la rentabilité économique du projet seront bientôt engagées entre les deux parties (Sonatrach et Total)», a-t-il expliqué à l'APS peu avant l'arrivée à Alger de l'envoyé personnel du président français, M. Jean-Pierre Raffarin, pour une visite de travail. Le ministre a expliqué, dans ce contexte, que la partie algérienne avait préféré temporiser les négociations dans le but d'évaluer la disponibilité d'éthane avant de lancer le projet. «La temporisation des négociations du projet est due à la décision de l'Algérie d'évaluer et d'identifier les potentialités d'éthane nécessaires à la pérennité et à la rentabilité de cette future usine», at-il expliqué. Selon M. Benmeradi, ces évaluations menées par Sonatrach ont été finalisées, ce qui permettra aux négociations sur la rentabilité économique de l'usine de démarrer. «Les études menées par Sonatrach avaient porté notamment sur la faisabilité d'acheminer du méthane à partir des gisements gaziers de Hassi Ramel», a-t-il fait savoir.

Le gouvernement et le constructeur sur le point de signer un accord

L

e gouvernement algérien et le constructeur automobile français Renault sont «sur le point de signer» un protocole d'accord relatif à la réalisation d'une usine de fabrication de voitures en Algérie, a annoncé hier à Alger le ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement, M. Mohamed Benmeradi. «Nous sommes déjà à la phase de signature d'un protocole d'accord avec Renault. C'est vous dire si nous sommes très près de la concrétisation du projet», a-t-il expliqué à l'APS, quelques heures avant l'arrivée à Alger de l'envoyé personnel du président français, M. JeanPierre Raffarin. «Une fois cet accord paraphé, nous procéderons à la signature d'un pacte des actionnaires qui donnera le feu vert au lancement du projet»', a-t-il ajouté. Quant à la date de sortie d'usine du premier véhicule Renault fabriqué en Algérie, le ministre a répondu : «D'après les configurations techniques du projet, nous pouvons espérer voir sortir les premiers produits 12 mois après la signature de l'accord. Alors, si cet accord est signé dans six mois, les premiers véhicules sortiront vers la mi2013». Selon M. Benmeradi, les différentes étapes des négociations menées par les deux parties sont en train de «bien avancer». Il a précisé

que la réalisation d'une première usine de fabrication de voitures en Algérie avec un partenaire étranger constitue un dossier «lourd» en termes d'investissements, de localisation, de coûts, et de rentabilité du projet». «Nous n'avons pas cessé de nous réunir avec le vis-à-vis français. J'ai préféré ne plus faire de déclarations sur ce sujet, car certains ont considéré qu'elles pouvaient être à caractère politicien», a-t-il confié. Il a indiqué qu'une délégation de Renault effectue depuis quelques jours une visite en Algérie, et s'est déplacée au site dédié à la réalisa-

tion de la future usine, à Bellara (Jijel). «Nous sommes tranquilles, car c'est un dossier qui avance. Nous ne sommes ni trop optimistes, ni trop pessimistes. «Le gouvernement a décidé de réaliser un projet d'usine de fabrication de véhicules et nous le ferons avec Renault ou avec un autre partenaire», a-t-il souligné. S'agissant du développement de l'industrie automobile et mécanique en Algérie, M. Benmeradi a réaffirmé que les pouvoirs publics tablaient notamment sur cette filière pour «booster l'investissement industriel de manière générale, et contribuer

à l'émergence d'un réseau national de sous-traitance fiable». Le ministre a précisé que les taux d'intégration de la sous-traitance nationale dans les projets de partenariat seront «très faibles» au démarrage des projets, «mais vont augmenter avec le temps». "Nous avons déjà localisé quelques sous-traitants algériens, spécialisés dans la fabrication de vitres et de câbles pour automobiles, afin de les accompagner à se mettre à niveau et pouvoir ainsi participer aux projets de partenariat dans la filière automobile», a-t-il encore ajouté.

FABRICATION DE VÉHICULES EN PARTENARIAT AVEC VOLKSWAGEN

Le projet intéresse les Qataris
Le projet de fabrication de véhicules en Algérie en partenariat avec le constructeur allemand Volkswagen est «en train d'avancer» et suscite l'intérêt d'un fonds d'investissement qatari, a annoncé hier le ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement, M. Mohamed Benmeradi. «C'est un projet qui est en train d'avancer et commence à avoir ses contours», a expliqué M. Benmeradi à l'APS. «Nous avons longuement discuté avec les responsables de Volkswagen, et nous leur avons remis des documents comportant la vision de l'Algérie sur le projet», a-t-il ajouté. Selon lui, un fonds d'investissement qatari, déjà actionnaire dans le capital de Volkswagen, «pourrait prendre part à ce projet de construction de voitures en Algérie». Comme c'est le cas pour les négociations avec le constructeur automobile français Renault, l'Algérie a souligné aux responsables allemands l'importance qu'elle accorde à l'intégration des sous-traitants nationaux dans tout projet de partenariat. M. Benmeradi a précisé, dans ce sens que les taux d'intégration de la sous-traitance nationale dans les projets de partenariat seront «très faibles» au démarrage des projets, «mais vont augmenter avec le temps». «Nous avons déjà localisé quelques sous-traitants algériens, spécialisés dans la fabrication de vitres et de câbles automobiles, afin de les ai- der à se mettre à niveau et pouvoir ainsi participer aux projets de partenariat dans la filière automobile", a-t-il encore ajouté.

Jeudi 2 Février 2012

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Monde
CRISE SYRIENNE

EL MOUDJAHID

LIGUE ARABE

Soutenu par Moscou et Pékin, Damas rejette le texte de l’ONU
Le gouvernement syrien a rejeté en bloc le projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU qui appelle le président Bachar al-Assad à céder le pouvoir, un texte dénoncé aussi par la Russie et la Chine, opposées à l'imposition, depuis l'extérieur, de tout changement de régime en Syrie.
volte populaire déclenchée mimars 2011 contre le pouvoir en place en Syrie. Le texte de l'ONU élaboré par la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne (en approbation des pays arabes), reprend les grandes lignes du plan annoncé récemment par la Ligue arabe pour régler la crise en Syrie, et prévoit notamment un transfert du pouvoir du président al-Assad à son vice-président suivi d'élections. Dans son intervention lors de la réunion mardi du Conseil de sécurité onusien, le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, a mis l'accent sur la nécessité de concerter les efforts internationaux avec ceux déployés par les pays arabes. Selon lui, il faut exiger la fin immédiate de la violence et mettre en œuvre la feuille de route de la Ligue arabe qui prévoit une solution pacifique à la crise. Rappelant que l'initiative de la Ligue arabe du 22 janvier dernier insistait sur le refus de toute intervention étrangère militaire, M. alArabi a expliqué que le plan arabe "est le mécanisme essentiel qui permet de régler la crise syrienne avec le soutien de la communauté internationale".

Le prochain sommet aura lieu le 29 mars à Baghdad
Le prochain sommet arabe se tiendra le 29 mars à Baghdad en Irak, a affirmé hier le secrétaire général adjoint de la Ligue arabe Ahmad Ben Heli. "Nous nous sommes mis d'accord sur tous les arrangements logistiques et de sécurité. Les ministres arabes de l'Economie se réuniront le 27 mars, les ministres des Affaires étrangères le 28 et les chefs d'Etats le 29 mars", a précisé M. Ben Heli lors d'une conférence de presse commune avec le ministre irakien des Affaires étrangères Hoshyar Zebari. Ce même responsable avait affirmé dimanche dernier que le sommet arabe aurait lieu à la date prévue à Baghdad. Il avait estimé que la conjoncture actuelle dans la région impose la tenue du sommet arabe annuel dans les dates fixées, faisant valoir que la délégation de la Ligue arabe se penchera sur les préparatifs logistiques, techniques et administratifs de ce rendez-vous, initialement prévu en 2011 avant d'être reporté. La délégation arabe devra avoir des entretiens à Baghdad avec le Premier ministre irakien Nouri Al-Maliki et le ministre des Affaires étrangères Hoshyar Zebari, ainsi qu'avec d'autres responsables irakiens sur les préparatifs de ce sommet, avait-il ajouté.

A

u cours d'une réunion mardi soir au Conseil de sécurité de l'ONU sur la crise en Syrie, l'ambassadeur syrien aux Nations unies, Bachar Jaafari, a assuré que son pays ferait "fermement face à ses ennemis". S'exprimant devant le Conseil onusien, M. Jaafari a accusé les puissances occidentales et la Ligue arabe de "fomenter la crise" dénonçant la politique du "deux poids deux mesures", mise en place, selon lui, à l'encontre de la Syrie. La position de Damas par rapport du projet de résolution présenté au Conseil de sécurité au

nom de la Ligue arabe, a été fortement soutenue par son allié russe qui a estimé que l'ONU n'avait pas à se mêler des affaires de la Syrie. Ainsi, l'ambassadeur russe à l'ONU Vitali Tchourkine a estimé qu'il y avait peut-être une "dernière chance de briser la spirale de violence" en Syrie. Mais, a-t-il ajouté, le Conseil de sécurité "ne peut pas imposer les conditions d'un règlement interne (de la crise). Il n'a tout simplement pas le mandat pour le faire". La Russie qui détient le droit de veto au Conseil de sécurité a, en outre, in-

vité les protagonistes de la crise syrienne, à mener des négociations à Moscou. Damas avait déjà annoncé à la partie russe qu'il acceptait des négociations avec l'opposition. Celle-ci a quant à elle annoncé qu'elle refusait de telles discussions. L'initiative russe a été, par ailleurs, soutenue par la Chine, opposée elle aussi au projet de résolution qui appelle le président al-Assad à céder le pouvoir. Moscou et Pékin avaient déjà mis leur veto en octobre 2011 à une précédente résolution de l'ONU dénonçant la "répression" de la ré-

PRÉSIDENTIELLE AU SÉNÉGAL

BAHREÏN

EUROPE

Une centaine de détenus poursuivent leur grève de la faim
Le nombre de détenus bahreïnis en grève de la faim est passé de 180 à une centaine hier, a indiqué un responsable du ministère de l'Intérieur, démentant par ailleurs des tirs de gaz lacrymogènes sur les prisonniers. Des détenus et des militants bahreïnis condamnés pour avoir pris part à des manifestations anti-gouvernementales dirigées par les chiites l'an dernier avaient entamé dimanche soir une grève de la faim pour protester contre la répression, d'après l'opposition. Le président de l'Association des jeunes Bahreïnis pour les droits de l'homme (opposition), Mohammed Maskati, avait affirmé mardi soir que la police avait tiré des gaz lacrymogènes sur les grévistes de la faim et qu'une figure de l'opposition, Abdelhadi al-Khawaja, avait été hospitalisée. Près de 3.000 personnes ont été interpellées au cours du mouvement de protestation qui a éclaté le 14 février 2011, et au moins 700 sont toujours en prison, selon une commission d'enquête indépendante. Celleci a dénoncé un "usage excessif et injustifié de la force" de la part des autorités lors de la répression du mouvement de protestation qui a duré un mois, faisant état de 35 morts.

Une stratégie de l’emploi sans fonds

La tension monte à Dakar
La tension est montée d'un cran dans les rues de Dakar, l'opposition exige toujours le retrait de la présidentielle de février du président sénégalais, Abdoulaye Wade, dont la candidature pour un troisième mandat a été validée par le Conseil constitutionnel. Mardi, une grande manifestation contre la candidature du président Wade a eu lieu, à l'appel du Mouvement du 23 juin (M23), qui rassemble l'opposition et la société civile. Les partis de l'opposition considèrent la candidature de M. Wade comme illégale, car la Constitution limite à deux les mandats du pPrésident. La foule avait afflué la Place de l'Obélisque dans une atmosphère calme. Depuis vendredi, le bilan se porte à quatre morts, deux à Podor dans le nord du pays, et deux à Dakar dont un policier. En dépit de toutes les critiques, Abdoulaye Wade est resté déterminé à se présenter à l'élection présidentielle du 26 février prochain. Préoccupé par la montée des tensions, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a exhorté "tous les partis politiques et acteurs nationaux à s'abstenir de toute violence dans la poursuite de leurs objectifs et de résoudre tous griefs électoraux par des moyens pacifiques". M. Ban "appelle tous les acteurs concernés à créer les conditions propices à des élections transparentes, crédibles et pacifiques qui reflètent les préoccupations et aspirations légitimes du peuple sénégalais", indique un communiqué de l'ONU. La présidence sénégalaise a, pour sa part, lancé un appel à la "paix", estimant « qu’être candidat, c'est une étape, c'est vrai, mais il y a quatorze candidats, et il n'y en aura qu'un seul qui sera déclaré élu".

L

undi à Bruxelles, seuls le Royaume-Uni et la Tchéquie s´étaient opposés au pacte par lequel le reste des «27» veulent renforcer la discipline fiscale. Ce document dont la ratification sera effective lors du sommet européen du 1er mars prochain entrera en application, une fois qu´il aura l´aval d´au moins 12 des 17 pays membres de la zone euro. En attendant, accord ou pas, le moratoire financier qui menace, cette fois-ci, plus que jamais un pays comme la Grèce, maintenue encore par décision politique au sein de la zone euro, poursuit son chemin en direction du Portugal, de l´Espagne, en gardant un œil sur la France dont la note a été rabaissée par les agences de cotation. Les opinions publiques ne suivent plus ni les chiffres des experts de la crise de la dette européenne, encore moins les solutions que proposent les pays endettés pour rétablir sur el court terme leur équilibre budgétaire. Pourtant, certains gouvernements des pays où la tendance du chômage est à la hausse, on continue encore de parler de création d´emplois. Avec quel argent ? Nicolas Sarkozy, dont le pays est surendetté, peut-il faire baisser le

seuil des 3 millions de chômeurs ? De quelle recette miracle, son collègue espagnol Mariano Rajoy dispose-t-il pour réduire son déficit budgétaire qui atteint le niveau record en Europe de 8% de la richesse nationale ( 8% du PIB) ? Tout revient à dire que les «27» se sont entendus lundi pour créer de l’emploi sans argent. La première expérience sur le travail, que l´Union européenne va lancer au profit des jeunes, est un projet voué à l´échec avant même d´avoir vu le jour, parce que le Fonds social européen est insignifiant. Même avec mille milliards d´euros, comme le réclament les «27» de la Banque européenne et du FMI. La question est celle de la confiance des capitaux qui ont pris peur et ne s´aventurent plus sur un marché qui n´en est plus un, au moment où la Chine et les pays émergents occupent le terrain et alors que Barack Obama dresse un bilan économique de sortie de crise des subprimes plutôt satisfaisant. L´Europe, elle, s´enfonce dans la crise et ne fait pas de croissance significative, pour au moins espérer sauver sa monnaie unique. Psychologiquement, le sommet de Bruxelles fut un moment important pour les pays de la

zone euro. Surtout pour l´Espagne dont le Président, Mariano Rajoy, a pu convaincre l´Allemagne de sa détermination à respecter la discipline financière fixée par la Commission européenne. Bruxelles a, donc, accepté d´ouvrir avec Madrid un dialogue sur un calendrier lui permettant de réduire son déficit budgétaire. Or, loin de renouer avec la croissance, l´économie vient d´enregistrer, au quatrième trimestre de l´année 2011, un taux de croissance négatif de 0,3%. L´Institut national des statistiques avance un chiffre qui confirme les prévisions du FMI sur l´entrée en récession de ce pays, et de certains de ses voisins de l´Europe du Sud. La récession ne laisse qu´une seule alternative, la plus douloureuse, aux gouvernements européens : puiser encore et davantage dans les porte-monnaie des bas salaires. Le grand capital est déjà dehors. Le président espagnol a toutes les raisons de craindre, comme il l´a dit à Bruxelles, une grève générale dans son pays lorsqu´il fera adopter, prochainement, son projet de réforme de la loi sur le travail. B. H.

Jeudi 2 Février 2012

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Culture
RÉTROSPECTIVE ROUICHED À LA SALLE EL MOUGGAR

EL MOUDJAHID

Un acteur aux multiples talents
La salle El Mouggar vient d’organiser (du 30 janvier au 1er février) un hommage au grand comédien Rouiched. Brillante figure artistique à l’instar de Rachid Ksentini, Sid Ali Fernandel, Mohamed Touri, Mustapha Kateb, Hassen El Hassani, Mahieddine Bachtarzi, Rouiched aura marqué de son empreinte, la scène culturelle algérienne.

L’

Office national de la culture et de l’information a dressé un programme basé sur la projection d’une série de films de ce grand acteur en l’occurrence L’évasion de Hassen Terro, Hassen Terro au maquis et bien d’autres films connus du grand public. Rouiched a mis son talent au service de la comédie et de l’ironie. Il a fait le bonheur de l’algérien à travers des rôles interprétés d’une manière burlesque, franche et sarcastique. Rouiched est quasi irremplaçable. C’est un jugement que nous avons pu observer chez la plupart des personnes que nous avons questionnées à son sujet. Mourad est un travailleur de la salle El Mouggar qui garde toujours de bons souvenirs des films de Rouiched. «J’ai toujours éprouvé une grande joie en voyant ses films. C’est un personnage unique. Il avait une touche spéciale. C’était un grand improvisateur. Les spectateurs se réjouissent toujours de ses rôles. On sentait qu’il était spontané» affirme t-il tout en ajoutant que «c’est malheureux d’avoir une faible présence du public en cet hommage qui lui est attribué. Comme s’il n’a plus d’importance aux yeux du grand public. Normalement, la salle doit être bien remplie en hommage à la mémoire de ce grand artiste qui a servi l’art de son pays». Makhlouf, fonctionnaire, était de passage, avec son épouse, devant la salle El Mouggar dès qu’il a vu l’affiche il n’a pas hésité à rentrer voir le film de son acteur pré-

féré. «Je ne vous cache pas que dès que j’ai vu l’affiche, je n’ai pas hésité. J’aime beaucoup ce comédien que je trouve impeccable. Je me souviens bien de lui. On trouvait toujours un plaisir à voir ses films. C’est un grand acteur qui a ravi des générations d’Algériens. Nous ne l’avons jamais oublié parce que ce n’est pas une personnalité qu’on oublie facilement. Bien qu’il soit mort, il est toujours présent

dans nos cœurs. Je souhaite qu’il y aura d’autres initiatives de ce genre pour permettre aussi à la nouvelle génération de le connaître. Louiza, une jeune algérienne, déclare connaître Rouiched à travers ses films. «J’aime cet acteur parce que je le trouve vif, spontané et comique, aussi.» De son vrai nom Ahmed Ayad, Rouiched est né en 1921 à la Casbah d’Alger, au sein d’une

famille moyenne. Il fait ses premiers cours à l’école primaire El Feth, à Soustara, dans la Haute Casbah. A l’âge de treize ans, il quitte les bancs de l’école pour se consacrer à de petits métiers. Il a été teinturier puis vendeur de fruits et légumes… Ahmed Ayad n’a pas été dans une école de théâtre pour apprendre les ficelles du métier. Il est autodidacte. Le talent de comédien chez Rouiched a été découvert par le célèbre homme de théâtre Mahmoud Stambouli et ce, vu les prédispositions qu’il avait pour le quatrième art. Sa première aventure dans le monde du théâtre, il l'a faite dans la pièce «Estrajaâ ya aâssi» ou (reviens à toi Ô inconscient), de Abdelhamid Ababssa, et dans laquelle il joue un petit rôle qui lui a valu les ovations du public. Ce dernier était émerveillé, d’autant que, à l’époque, le peuple algérien vivait les pires périodes du colonialisme. Après l’indépendance, Rouiched rejoint la troupe du Théâtre national algérien où il a joué dans plusieurs œuvres. Son talent l’oriente vers le cinéma. Là, il donne libre cours à sa spontanéité artistique en jouant dans plusieurs films. Rouiched est décédé le 28 janvier 1999 à Alger, laissant derrière lui un répertoire très riche, que ce soit au cinéma ou au théâtre. Aujourd’hui encore, les Algériens se rappellent des moindres de ses répliques. Et on éprouve toujours un bonheur et une immense joie de revoir ses films. Kafia Aït Allouache

CLÔTURE DU FESTIVAL NATIONAL CULTUREL DE LA PRODUCTION THÉÂTRALE FÉMININE D’ANNABA

Rym Takoucht décroche le premier prix

«LA NUIT DU COURT MÉTRAGE 2012» SUR UNE CHAÎNE FRANÇAISE «Khouya» de Yanis Koussim programmé

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e rideau est tombé, mardi soir, sur la première édition du festival national culturel de la Production théâtrale qui s’est déroulé au théâtre Azzedine-Medjoubi du 25 au 31 janvier. Le jury a désigné Rym Takoucht lauréate du premier prix Keltoum de la meilleure interprétation féminine dans Essaouad fi el amel de la coopérative culturelle «El Rimah» d’Alger. Les 2e et 3e prix Keltoum de la meilleure interprétation féminine sont revenus successivement à Souad Seki qui a joué dans Souk errijal de l’association Mohamed-Lyazid d’Alger et Samia Saadi de Skikda pour son rôle dans Ahlam Zamen. Nadia Kadri qui a évolué dans Souk errijal s’est vue attribuer le prix Keltoum de la meilleure interprétation féminine de comédienne prometteuse. C’est à Fadila Assous, qui

a signé Doumouâ el kadar, qu’est revenu le prix Keltoum de la meilleure mise en scène. Le prix Keltoum de la meilleure scénographie a été attribué à Assia Boulahraf pour la pièce Malamah de la cité universitaire Hamla 4 de Batna. Abdelhamid

Hadjouai s’est vu décerner le prix Keltoum de la meilleure interprétation masculine pour sa prestation dans Kif houdoud avec la talentueuse Fatiha Soltane de la coopérative «Founoun» d’Annaba. Enfin, la pièce Malamah de la cité universitaire

de Batna a été récompensée du prix spécial du jury. Dans le monodrame Essaouad fi Amel Rym Takoucht, a évolué majestueusement sur scène durant 52 mettant à nu la multitude de fléaux qui rongent les sociétés arabes comme la fuite des cerveaux, et l’émigration clandestine. La première édition du festival national culturel de la Production féminine, il convient de le rappeler, a été rehaussé par la compétition dans laquelle ont été en lice pas moins de 7 pièces. 5 autres pièces ont été jouées hors compétition en plus du programme destiné aux enfants intitulé Papa emmène moi au théâtre. Ceci, parallèlement aux ateliers de formation dans l’interprétation et la mise en scène ainsi que des conférences sur le théâtre féminin qui ont eu lieu tout au long de la manifestation. S. Lamari

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LA LAURÉATE S’EXPRIME AU SUJET DES RENCONTRES ENTRE GÉNÉRATIONS D’ARTISTES

«Un moyen de promouvoir l’art dramatique et le cinéma»
a multiplication de rencontres entre générations d’artistes et d’acteurs sert, développe et promeut l’art dramatique et le cinéma, a estimé, mardi, la comédienne Rym Takoucht, présente au 1er festival national de la production théâtrale féminine, ouvert mercredi dernier à Annaba. Cette actrice, distribuée dans le film Les palmiers blessés, une coproduction tunisoalgérienne de Abdelatif Ben Ammar, à l’instar de ses compatriotes Hassan Kechache, Aida Kechoud et Larbi Zekkal, a

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considéré que cette manifestation culturelle constitue un «événement unique dans sa carrière professionnelle». La récipiendaire du prix du meilleur espoir féminin aux journées cinématographiques de Carthage (Tunisie) pour son interprétation du personnage de Habiba Mekbel dans le film Mascarades de Lyès Salem, a confié à l’APS son «espoir» de se voir distribuée dans de nouvelles productions théâtrales avec de grandes artistes telles que Sonia et Fatiha Berbère, afin qu’elle puisse contribuer à la richesse et à

la diversité du répertoire théâtral algérien. Avec sa pièce intitulée El saouad fi el amel, en compétition parmi six autres représentations à ce 1er festival dédié à la grande comédienne disparue Keltoum, Rym Takoucht a exhorté la femme à investir l’art pour s’affirmer dans le champ culturel. Diplômée de l’Institut des arts dramatiques de Bordj El Kiffan, la comédienne Rym Takoucht a estimé que cette manifestation culturelle lui a permis d’évaluer son parcours professionnel et d’échanger des connaissances avec ses camarades et le public.

e court métrage «Khouya» (Mon frère) du jeune réalisateur algérien, Yanis Koussim, sera diffusé aujourd’hui, parmi d'autres films, à «La nuit du court métrage 2012» sur la chaîne de télévision française France 3, selon le site internet de la chaîne. Placée sous la thématique «Liberté et cinéma : la nouvelle vague du cinéma arabe», la soirée est préparée dans le cadre du 34e festival international du Court Métrage de Clermont-Ferrand qui se tient depuis vendredi. Treize courts métrages de plusieurs pays dont la Tunisie, l'Egypte et le Maroc, sont programmés pour cette soirée. «Khouya», produit en 2010 par la société de production et de distribution M.D.CINE, relate un drame familial provoqué par Tarek, le frère macho qui impose, par la violence, son diktat à ses trois sœurs Nabila, Imen et Yamina. La mère, jouée par la comédienne Sonia, assiste, impuissante à ces scènes insupportables et à la maltraitance de ses filles, tour à tour battues par leur frère. La tension monte d'un cran lorsqu’une des protagonistes refuse un mariage arrangé. Une des sœurs tue accidentellement le frère violent, mais la mère endosse le meurtre pour épargner la prison à sa fille. Par ailleurs, l'Algérie est représentée au festival international du Court Métrage de Clermont-Ferrand, qui prendra fin samedi prochain, par le film «Demain, Alger ?», écrit et réalisé par Amine Sidi Boumediene en 2011. Ce film de 20 minutes présente trois jeunes qui discutent en bas d'un immeuble. Le départ imminent de leur meilleur ami est au centre de leur discussion qui vire à la dispute. L'histoire se déroule le 4 octobre 1988, la veille des évènements du 5 Octobre 88. «Demain, Alger ?» a été choisi parmi 16 courts métrages algériens inscrits à la sélection du festival.

Jeudi 2 Février 2012

EL MOUDJAHID

Automobile
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Page animée par Mohamed Mendaci

AVEC 7.000 VENTES ET UNE ÉVOLUTION EN 2011

Saida atteint ses objectifs

27e FESTIVAL INTERNATIONAL DE L’AUTOMOBILE

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e qui est sur, c’est que le Groupe Saida, représentant exclusif des marques Citroën, Mahindra et Scania, a atteint ses objectifs pour l’année 2011. «Les objectifs définis en début d’année ont été atteints. En effet, Saida a terminé l’année à 7.000 ventes avec ses 2 marques Citroën et Mahindra et 135 ventes avec la marque Scania», a affirmé le DG de Saida, Patrick Coutellier. Des chiffres qui démontrent une croissance nette des commandes + 40% entre 2010 et 2011. Aussi, avec 6.550 ventes cette année, Citroën a affiché une progression des livraisons de 30%. L’exercice écoulé a été caractérisé par une forte progression du réseau, avec l’ouverture de 5 nouveaux points de vente, ce qui en fait donc désormais 28. Concernant plus spécifiquement nos modèles, les résultats sont en croissance régulière : - La nouvelle C3 a affiché une progression de ventes de 78%, et est maintenant le véhicule leader de la gamme Citroën. - La nouvelle C4, depuis son lancement commercial au mois de juin, ne cesse de progresser de mois en mois et devient une référence sur son segment. - La gamme Berlingo VP confirme sa 2ème position sur le segment des Ludospaces avec 22% de part de marché. - Enfin, sur le marché de l’Utilitaire, les résultats sont toujours en progression avec une gamme qui a progressé de 50% depuis le début de l’année et qui représente plus de 25% des ventes totales de la marque. Evoquant les objectifs de l’année 2012, Patrick Coutellier précisera que le réseau Saida s’étouffera de 8 nouveaux points de vente. «Nous allons poursuivre encore la croissance du réseau par l’ouverture de 8 points de vente dans les régions où la marque est absente. Plusieurs nouveaux point de vente verront donc le jour et sont déjà programmés. Le premier vient tout juste d’ouvrir à Bordj El Kiffan. Le second

La nouvelle BMW Série 3 élue plus Belle Voiture de l’Année
ans le cadre du XXVIIe Festival International de l’automobile , le choix de près de 100 000 votants pour la Plus Belle Voiture de l’Année s’est porté sur la nouvelle BMW Série 3. BMW et MINI primés par le prestigieux jury. Les huit candidates présentées par les constructeurs à l’élection ont été soumises au vote du public consulté via Le Point, TF1, LCI et Eurosport, dans plus de 47 pays et en 6 langues. Les critères de sélection étaient la beauté et l’esthétique. Il s’agit, en effet, du tout premier critère de sélection d’une automobile sur le marché français. La nouvelle BMW Série 3 Berline est devenue, dès son lancement, le symbole à la fois de l'esthétisme, du dynamisme et de la sportivité de la marque BMW. La sixième génération de la voiture Premium, la plus vendue au monde avec plus de 12,5 millions d’unités depuis 1975, souligne le naturel sportif de la gamme BMW. Bien que la nouvelle BMW Série 3 affiche des dimensions accrues par rapport à celles de sa devancière, sa silhouette sportive et élégante garde un équilibre parfait. Comme auparavant, ses proportions dynamiques se distinguent par le long capot moteur typique des automobiles de la marque, par le porte-à-faux avant réduit, le long empattement et la verrière reculée. Cette voiture déjà mythique par ses origines peut dorénavant se vanter d’avoir été plébiscitée par le public pour son design et ses lignes racées. En outre, les BMW Concept Vision ConnectedDrive et BMW 328 Hommage ont remporté le grand prix de la créativité, attribué par le jury du Festival. Enfin, le MINI Coupé s’est vu attribuer le Grand Prix du Plus Bel Intérieur par le même jury.

est extrêmement important et va nous permettre d’accroître notre présence sur AlgerCentre avec une succursale qui verra le jour dans ce premier quadrimestre de l’année à Chéraga. Les autres sont en cours de finalisation et verront le jour avant la fin de cette année», a-t-il expliqué. En matière de ventes, Saida table sur la commercialisation de 8.000 unités en 2012 et continuer à faire progresser la marque pour accroître sa visibilité, en améliorant la qualité du service après-vente. DS et Mahindra Lancer la gamme DS complète et développer les ventes de la gamme DS, en mettant en avant une démarche bien spécifique, un corner DS identifié dans les showrooms, une équipe dédiée et formée pour cette ligne haut de gamme, que ce soit au niveau de la vente ou de l’après-vente. La ligne DS sera commercialisée dans son intégralité cette année, les gammes actuelles se sont déjà enrichies, la DS3 est

désormais commercialisée avec la motorisation THP 155 cv, les DS4 sont disponibles à la vente avec les motorisations Hdi 110 CV, THP 160 CV Bva et HDI 160 CV et bien évidemment, nous découvrirons au Salon d’Alger la toute nouvelle DS5. Pour la deuxième marque du Groupe, Mahindra, en 2011, les volumes ont représenté 9% des véhicules vendus par Saida, et si 2011 a surtout été une année de consolidation des acquis, 2012 sera l’année du renouveau pour Mahindra. Durant cette année, la marque verra l’arrivée d’une nouvelle gamme pick-up avec le nouveau pickup Génio, un pick-up de 120 cv qui va ainsi élargir notre offre sur ce segment, ce qui va en faire l’un des pick-up les plus puissants du marché. Pick-up aux attributs hors normes, mais grâce à l’arrivée également du SUV Mahindra, le XUV 500. Pour la troisième marque du Groupe Scania des véhicules industriels, Saida a mis sur le marché 135 camions et ambitionne d’atteindre les 180 unités en 2012.

TROPHÉE DE LA MEILLEURE VOITURE EN ALGÉRIE

LEADER MONDIAL DE LA QUALITÉ

Les 7 finalistes désignés

Volvo Altruck explique le succès de ses camions
olvo Altruck, filiale du Groupe Hasnaoui, a organisé en fin de semaine dernière une journée d’information sur le véhicule industriel, particulièrement le camion Volvo, leader mondial de la qualité, de la sécurité dans les véhicules et la protection de l’environnement. Une louable initiative à laquelle a pris part les journalistes spécialisés qui ont pu, grâce à l’idée de Nora Abderrahim, responsable marketing chez Volvo Altruck Company, approfondir leurs connaissances et ainsi découvrir tous les secrets de ses engins vitaux pour le développement économique de tout pays. Lors de cette rencontre conviviale, les représentants de Volvo ont nommé les composants de la chaîne cinématique du camion, à savoir moteur, de l’embrayage, de la boîte à vitesse I-Shift, de l’arbre de transmission, du pont-réducteur central et du moyeu. Le nouveau camion Volvo est équipé de plusieurs mémoires et unités de commandes qui font du mastodonte suédois un concentré technologique de haute facture. Ces systèmes électroniques apportent aussi plus de sécurité et plus de confort aux occupants de la cabine Volvo. Chez Volvo, le système directionnel du véhicule industriel est précis et contribue à la qualité de la conduite. Les suspensions du camion peuvent être pneumatiques ou multilames. Aujourd’hui, 100% des camions en Europe roulent avec des suspensions pneumatiques alors qu’en Afrique noire et en Afrique du Nord, 99% des camions sont équipés de suspensions à lames. Pour les types de camions, on citera le tracteur

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e Club des Journalistes Automobile Algériens (CJAA) et au cours de sa réunion du lundi 30 janvier dernier a procédé à la désignation des sept finalistes pour le Trophée de la meilleure voiture de l’année. Une sélection effectuée sur la base de critères établis préalablement dont la sécurité, la consommation et le respect de l’environnement, le design et l’habitabilité, la qualité et finition ainsi que le prix. Les véhicules ayant cumulé le plus grand nombre de points ont été retenus parmi une liste initiale de 19 véhicules nominés. Dans la phase suivante, les 7 voitures désignées feront l’objet au cours des prochains jours de tests dynamiques de la part de l’ensemble des membres du CJAA pour étayer leurs jugements et désigner en définitive et en toute objectivité la meilleure voiture de l’année 2012. La remise du trophée est prévue une semaine avant le début du Salon de l’automobile d’Alger. Le CJAA est constitué de 19 journalistes spécialisés dans le domaine de l’automobile et représentant les principaux titres de la presse nationale (quotidiens, magazines et sites internet spécialisés). Liste par ordre alphabétique des 7 voitures sélectionnées : 1/ BMW nouveau X3, 2/ Citroën nouvelle C4 3/ Ford nouvelle Focus 4/ KIA nouveau Sportage 5/ Nissan nouvelle Micra 6/ Peugeot 508 7/ Toyota nouvelle Yaris

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avec plusieurs applications et le porteur. Le poids total autorisé à charge (PTAC) est comptage utilisé pour le porteur et le poids total roulant (PTRA) est pour le tracteur. La configuration des essieux pour les camions Volvo est comme telle : le 4x2 avec un pont, le 4x4 avec deux ponts, le 6x2 avec deux ponts suiveur ou pusher et le 6x4 avec deux ponts ainsi que les configurations 6x6 et 8x4. En matière de sécurité, sur ce point, le constructeur suédois est très strict et il est leader mondial des systèmes de sécurité. Les camions Volvo sont dotés de ceinture de sécurité à trois points (invention Volvo) et le Cross Control qui est un système de régulation et de contrôle de la distance entre deux véhicules. Les camions Volvo disposent pour le confort du chauffeur de la climatisation et du chauffage. Par ail-

leurs, présent dans 140 pays, Volvo Trucks continue sa progression. Mme Sandberg, directrice de Volvo Trucks pour les marchés d’Algérie et de Tunisie, a précisé que les ventes mondiales de Volvo Trucks atteindront les

100.000 unités et signeraient ainsi une forte progression comparativement à 2010. Avec ce résultat, le constructeur suédois détiendrait près de 15% de part de marché des poidslourds dans le monde.

Jeudi 2 Février 2012

EL MOUDJAHID

Régions
JOURNÉE MONDIALE DES ZONES HUMIDES

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Un patrimoine à protéger
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grottes, oasis, daya, et zones côtières. A l’Est, es sites algériens classés sur la liste Chaque année, le 2 février, gouvernements et sociétés civiles à la nature a également fait un don précieux à Ramsar des zones humides d’importance notre pays. La région de Guerbès avec son internationale sont une cinquantaine et travers le monde célèbrent la journée mondiale des Zones complexe de zones humides et de sa forêt atteignent les 3,5 millions d’hectares. La posihumides pour commémorer, ce jour là en 1971 dans la ville situés entre Skikda et Annaba. Ce complexe de tion géographique et la diversité de son climat iranienne de Ramsar, au bord de la mer Caspienne, la signature zones humides de Guerbès-Sanhadja est d’une ont offert à l’Algérie une large diversité d’écotelle importance qu’il est soutenue par la WWF systèmes de zones humides qui font partie des de la Convention sur les zones humides. L’Algérie qui a signé (World Wild fondation). ressources les plus précieuses sur le plan de la cette convention en 1982 y est représentée à ce niveau par la Notons, toutefois, que c’est le Parc natiodiversité biologique et de la productivité natuDirection générale des forêts qui assure le point focal. nal d'El Kala qui abrite la zone humide la plus relle. Cette année, le thème de la célébration importante en Algérie, unique en son genre et est le " tourisme dans les zones humides, une classée réserve de la Biosphère en Novembre expérience unique ". Il a pour slogan " le tou1990 par le programme M.A.B. de l'UNESCO. risme responsable, au bénéfice des zones Mise en œuvre en 2010, une démarche quinhumides et des populations ". quennale qui coure jusqu’à 2014 concrétise en Zo nes to uri s ti ques …. ce moment plusieurs projets notamment, le En effet, outre le rôle naturel d’offrir à la classement de nouveaux sites sur la liste de faune et à la flore des espaces de développeRamsar, la création du réseau d’observateurs ment, de reproduction biologique et de survie, ornithologiques, l’élaboration de plans de ces sites disposent d’un potentiel touristique gestion des zones humides classées sur la liste indéniable. A titre d’exemple, au RoyaumeRamsar et l’inscription de plus de 20 sites au Uni, les Broads (un espace de quatorze lacs) titre du programme 2010-2014. Chaque année assurent 3.000 emplois à plein temps pour l’occasion est saisie pour rappeler le rôle encadrer les deux millions de touristes qui visiessentiel de ces zones dans l’équilibre de l’entent chaque année le récif de la Grande-Barrière, vironnement et on ne reste, pourtant que songénérant un revenu de plus d’un milliard de dolgeur devant le peu d’intérêt qu’accordent les lars. Dans cette zone, l'une des principales réserves de la relles de Chenoua/Anses de Kouali (Tipaza) et les îles faune de Grande-Bretagne, le cerf d'eau chinois côtoie le Habibas (Oran) entre autres. Dans la wilaya d’Oran, on autorités locales aux zones humides qui existent sur leur termartin-pêcheur, les hérons pour la grande joie des visiteurs recense huit zones humides, toutes des lieux de transit de ritoire. L’exemple de Dayet Morsly à Oued Tlelat est d’ailleurs, qui dépensent à longueur d’année leurs sous dans les vil- 50.000 oiseaux de 35 espèces différentes qui empruntent la voie de Gibraltar. A titre d’exemple, la Sebkha d’Oran a a ce titre édifiant…. Une décharge publique, dite « sauvage lages de ces lacs célèbres pour les toits de chaume. Chez nous à Témouchent, l’île de Rachegoune est un site abrité durant de nombreuses années deux espèces : le fla- » existe depuis de nombreuses années à quelques mètres de naturel d’une beauté saisissante dont la biodiversité ne fait mant rose et la tadorne de Belon… Aujourd’hui, aucun cette zone qui abrite un lac qui fut poissonneux … avant qu’il ne soit empoisonné par les déversements d’une multique militer pour son intérêt scientifique d’autant plus que enfant de la région ne peut les voir sur ces espaces. nationale agroalimentaire sous le regard étonnamment « . . . . . . . et d’équi l i bre éco l o g i que cette île est une escale pour de nombreuses espèces de l’aviOn dénombre environ 2.000 zones humides en Algérie et endormi » des autorités locales malgré les protestations faune migratrice. Partant de ces considérations, le ministère de l’Agriculture a inscrit sur ses listes des zones humides le nombre ne cesse de croître au fur et à mesure que la récurrentes des habitants du voisinage . M. Ko urs i à protéger et à ménager en plus de cette île, les zones natu- Direction générale des Forêts ajoute à sa liste les oueds,

EL-TARF

ne initiative locale portant sur la sensibilisation des écoliers à la protection de l’environnement, à la préservation de l’équilibre écologique et à l’importance des zones humides est menée depuis mardi au Parc national d’El Kala (PNEK), a-t-on constaté. Organisée par le parc national dans le cadre de la célébration de la journée mondiale des zones humides (2 février), en collaboration avec les services de la direction de l’éducation, cette action de sensibilisation suscite un vif intérêt des élèves qui semblent émerveillés par le spectacle des oiseaux d’eau nichant actuellement dans les lacs et mouillères de la région. Les jeunes écoliers, encadrés par les agents du PNEK, à leur tête son directeur, M. Moncef Bendjedid, sont tout aussi admiratifs devant le riche couvert végétal et n’hésitent pas à poser "moult" questions, quelquefois ingénues,

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Sensibilisation des enfants à l’importance des zones humides
mais auxquelles les techniciens du parc, se découvrant des talents de pédagogues n’hésitant pas à répondre. Au petit Mahdi (8 ans) qui s’étonne de " toute cette importance donnée au couvert végétal ", M. Bendjedid explique, patiemment, que ce couvert prévient l’érosion du sol et assure l’équilibre des écosystèmes lacustre, marin et forestier, notamment dans les zones dites fragiles. Selon le directeur du PNEK, cette opération vise surtout à inculquer une culture de l’environnement chez les enfants pour qu’ils s’investissent davantage, plus tard, dans cette œuvre de longue haleine qu’est la préservation de l’environnement. M. Bendjedid soutient que les zones humides sont " une ressource naturelle dont l’intérêt scientifique, économique et esthétique est indéniable ", d’où selon lui, " l’attention particulière qui doit leur être prêtée afin de les protéger contre toutes sortes d’agressions pouvant conduire à leur disparition ". C’est tout l’intérêt, selon ce responsable, " d’impliquer dès à présent les générations de demain à qui, il appartiendra de tout faire pour prendre soin de leur planète, de plus en plus mise à mal par l’homme". La célébration de la journée mondiale des Zones humides sera marquée dans la wilaya d’El Tarf, par une exposition sur la végétation et les différents lacs de cette région, ainsi que par des randonnées pédestres pour la découverte de vestiges historiques, de richesses naturelles et autres formations forestières, notamment au niveau de l’arboretum du Lac Tonga. Des conférences en relation avec les zones humides sont également au programme de cette célébration.

SEBKHA D’OR

AN

Un exemple de prise en charge
a sebkha d’Oran une dépression fermée qui s’étend au sud d’Oran à 110 mètres d’altitude. Distante d’une dizaine de kilomètres aussi bien de la mer que de la ville d’Oran. Cette zone humide est alimentée en eau par le ruissellement d’un large bassin hydrographique évalué à 160. 000 hectares. Il y a quelques années on observait la présence de flamants roses et du Tadorne de Belon. En effet, De nombreuses espèces migratrices qui empruntent la voie Ouest de Gibraltar font escale dans les zones humides de l’Ouest Oranais et, plus particulièrement, les espèces qui affectionnent les zones humides de très faible profondeur comme, les limicoles, les grues, et les flamants roses. Malheureusement, elle a subi depuis de décennies les revers de sa proximité avec les hommes qui l’utilisent comme décharge pour les déchets domestiques et même industriels. A proximité, la décharge d’El Kerma a empoisonné l’environnement et la vie des riverains durant presque un demisiècle. Cette décharge s’étale sur une superficie de 85 hectares et recevait jusqu'à récemment 5.000 m3 de déchets et d’ordures ménagères par jour. La wilaya a donc décidé de réaliser un centre d’enfouissement technique à Hassi Bounif, qui mettra fin à cette catastrophe écologique en prenant en charge les déchets ménagers des 12 communes d’Oran. L’éradication de la décharge d’El Kerma a permis d’enclencher une opération de réhabilitation et de reconversion du site avec l’installation d'une station de traitement des eaux usées pour la protection de l'environnement et la mise en valeur des terres agricoles limitrophes. Selon des sources internes à l’Agence du bassin hydrographique d'Oranie “Chott Chergui”. Ce site ne sert plus de déversoir des eaux usées provenant du groupement urbain d'Oran (Oran, Bir el Djir, Es-Senia et Sidi Chahmi). Mieux encore, avec l'entrée en service de la station de traitement des eaux, C’est 80.000 m3 d'eaux usées par jour, qui sont filtrées et déversées dans le lac salé. M. K.

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Jeudi 2 Février 2012

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Télévision
Pro g r am m e d e j e ud i
Canal Algérie M6
08:10 M6 Kid 09:10 M6 boutique 10:20 Tout le monde peut jouer 11:00 Desperate Housewives : Une vie meilleure 11:50 Desperate Housewives : Le malheur aime la compagnie 12:45 Le 12 45 13:00 Scènes de ménages 13:45 Comportement suspect 15:30 Une femme sans cœur 17:40 Un dîner presque parfait : Semaine spéciale avec Adeline Blondieau 18:45 100% mag : Bruxelles 19:45 Le 19 45 20:05 Scènes de ménages 20:50 Criminal Minds : Suspect Behaviour : C'est le moment 21:40 Criminal Minds : Suspect Behaviour : L'image du père 22:25 Criminal Minds : Suspect Behaviour : L'ange de la mort 23:15 Coupable, non coupable : L'affaire Viguier, suite 00:40 Wallander : enquêtes criminelles : Engrenage

EL MOUDJAHID

10h30 : Alf soual (03) 11h00 : Senteurs d'Algérie : Aïn Témouchent 12h00 : Journal en français +météo 12h20 : El Houte (05) 13h30 : Louiza Fernanda (69 et fin) 14h25 : El Aalem el yaoume (03) 15h10 : Bruce Lee (18) 16h40 : Namour el abyadh (39) 17h25 : Oulama'e El Djazaïr 18h00 : Journal en tamazigh 18h20 : El Mouqawil (10) 19h00 : Journal en français +météo 19h30 : Canal Azur : “Le conte chenoua” 20h00 : Journal en arabe 20h40 : 100 frontières 21h00 : Hasna (05) 21h40 : Uni-vert : “La pollution industrielle” 22h30 : Le week-end sportif 23h30 : Concert hawzi 00h00 : Journal en arabe

DU WEEK-END
J EUDI
Criminal Minds : Suspect Behaviour : c’est le moment
20:50

Séléction

Pro g r a mm e d e ven d r ed i
Canal Algérie
10h00 : Ibtikarat (04) 10h30 : Alf soual (04) 11h00 : Le week sportif (rediff) 12h00 : Journal en français +météo 12h20 : El Houte (06) 13h30 : Prière du vendredi (direct) 13h45 : Association Ibn Bahdja : Mostaganem 14h10 : Réflexions 15h00 : Le retour (01) 16h35 : Maya l'abeille (43) 17h00 : Namour el abyadh (40) 17h30 : Oulama'e El Djazaïr 18h00 : Journal en tamazight 18h20 : El Mouqawil (11) 19h00 : Journal en français +météo 19h30 : Visite “Oran 20h00 : Journal en arabe 20h40 : Hasna (06) 21h00 : Deux femmes 22h30 : Senteurs d'Algérie “Bordj Bou Arréridj” 23h30 : El Hadi El Anka 00h30 : Journal en arabe

M6
10:20 Tout le monde peut jouer 11:00 Desperate Housewives : Le couple parfait 11:50 Desperate Housewives : Un fardeau à porter 12:45 Le 12 45 13:00 Scènes de ménages 13:45 Nouvelle vie sous les tropiques 15:30 Les épreuves de la vie 17:40 Un dîner presque parfait : Semaine spéciale avec Adeline Blondieau 18:45 100 % mag : Bruxelles 19:45 Le 19 45 20:05 Scènes de ménages 20:50 N.C.I.S. : Enquêtes spéciales : La mort aux deux visages 21:40 N.C.I.S. : Enquêtes spéciales : Meurtre en direct 22:30 N.C.I.S. : Enquêtes spéciales : Code d'honneur 23:20 N.C.I.S. : enquêtes spéciales : Cellule rouge 00:05 Nip/Tuck : La lettre écarlate 01:00 Nip/Tuck : Eternel recommencement 01:45 Scrubs : Ma comédie 02:10 Scrubs : Mon nah nah nah 02:35 M6 Music 03:50 Les nuits de M6

TF1
09:15 Le temps est à l'orage 11:05 La roue de la fortune 12:00 Les 12 Coups de Midi ! 13:00 Journal 13:55 Les feux de l'amour 14:55 Intime conviction 16:35 Les Frères Scott : Le jour des amoureux 17:25 Bienvenue chez nous 18:20 Une famille en or 19:05 Money Drop 20:00 Journal 20:40 Après le 20h, c'est Canteloup 20:50 Alice Nevers, le juge est une femme : Meurtre discount 21:45 Alice Nevers, le juge est une femme : En plein cœur 22:40 Alice Nevers, le juge est une femme : Sous X 23:40 New York, unité spéciale : Telle est prise 00:25 New York, unité spéciale : Parole contre parole

Canal +
10:10 Le zapping de la semaine 10:25 Sound of Noise 12:10 Les Guignols de l'info 12:20 La nouvelle édition 14:00 Les yeux de sa mère 15:50 L'effet papillon 16:30 De vrais mensonges 18:20 30 Rock : La stratégie de Fabien 18:45 Le JT 19:10 Le grand journal 20:05 Le petit journal 20:35 Le grand journal, la suite 20:55 Terra Nova : Force de loi 21:35 Terra Nova : Black-out 22:20 Damages : Dommages de guerre Réalisateur : Tim Matheson. Avec Forest Whitaker (Sam Cooper), Kirsten Vangsness (Penelope Garcia), Matt Ryan (Mick Rawson), Michael Kelly (Jonathan «Prophet» Simms), Beau Garrett (Gina LaSalle). Sam Cooper est appelé à témoigner contre Veronica Day. Cette tueuse en série a été condamnée pour avoir assassiné sa mère biologique et influencé des adolescents à tuer leurs parents avant de laisser un message en lettres de sang. Un nouveau procès est demandé car deux cas similaires ont récemment eu lieu. Sam cherche à refaire le profil psychologique de l'accusée…

TF1
11:05 La roue de la fortune 12:00 Les 12 Coups de Midi ! 13:00 Journal 13:55 Les feux de l'amour 14:55 Sur les traces de ma fille 16:35 Les frères Scott : Je me plairai bien ici 17:25 Bienvenue chez nous 18:20 Une famille en or 19:05 Money Drop 20:00 Journal 20:40 Après le 20h, c'est Canteloup 20:50 Qui veut gagner des millions ? Spéciale Pièces jaunes 23:10 C'est quoi l'amour ? 01:20 Confessions intimes 03:20 Trafic info

Canal +
10:30 La Collection donne de la voi(e)x ! 12:10 Les Guignols de l'info 12:20 La nouvelle édition 14:00 Unstoppable 15:35 Spécial investigation : La face cachée du nouveau Front 16:30 Camelot : Piège nocturne 17:20 Camelot : Ygraine 18:45 Le JT 19:10 Le grand journal 20:05 Le petit journal 20:35 Le grand journal, la suite 20:55 Largo Winch II 22:50 Halal police d'Etat 00:20 L'avocat 02:05 Championnat de la NBA

GLADIATOR
Réalisateur : Ridley Scott. Avec Russell Crowe (Maximus), Richard Harris (Marc Aurèle), Joaquin Phoenix (Commode), Connie Nielsen (Lucilla), Oliver Reed (Proximo). Hiver, 180 avant J.-C. Après douze ans de conflit âpre et sanglant, les troupes de Marc Aurèle parviennent à bout des barbares Romains. Sentant sa fin proche, l'empereur souhaite nommer à sa succession son plus fidèle général, le courageux et vertueux Maximus. Mais celui-ci veut retrouver les siens. Jaloux de l'affection que son père porte à Maximus, Commode, le fils de Marc Aurèle, tue son géniteur dans une étreinte mortelle et ordonne l'exécution du général et de sa famille. La femme et l'enfant de Maximus sont tués. Capturé par un marchand d'esclaves, Maximus est vendu à Proximo, maître de gladiateurs faisant combattre ses hommes dans les arènes de l'empire…

20:36

ARTE
19:45 Arte Journal 20:05 28 minutes 20:35 Les Tudors : Un roi désenchanté 21:25 Les Tudors : Plus dure sera la chute 22:20 Nanotechnologies : la révolution invisible : L'homme amélioré ? 23:10 Les gars et les filles : Nos fiançailles 00:15 L.A. Confidential 02:30 Le fil d'Ariane

ARTE
19:45 Arte Journal 20:05 28 minutes 20:35 Valparaiso 22:15 Le tour d'écrou 23:46 Tempête dans une chambre à coucher 23:57 Mollement un samedi matin 00:25 Chase 00:38 On a marché sur Alpha 46 00:52 Plume 01:20 Jean-Luc persécuté 02:15 Tracks

FRANCE 2
10:00 : C'est au programme 11:00 : Motus 11:30 : Les Z'Amours 12:00 : Tout le monde veut prendre sa place 13:00 : Journal 14:00 : Toute une histoire : Ils pensaient être en sécurité chez eux 15:10 : Comment ça va bien ! 16:15 : Le jour où tout a basculé 17:05 : Côté match 17:10 : Seriez-vous un bon expert ? 17:55 : On n'demande qu'à en rire 18:55 : N'oubliez pas les paroles 20:00 : Journal 20:25 : Image du jour : Dakar 2012 20:35 : Des paroles et des actes 22:25 : Avant-premières 23:55 : Dans quelle éta-gère 00:00 : Journal de la nuit 00:20 : Dakar 2012, le bivouac 00:45 : Non élucidé : L'affaire Godard 02:20 : Toute une histoire 03:20 : En descendant la Mana 03:45 : 24 heures d'info 04:00 : 20 ans à Harlem

FRANCE 2
10:00 C'est au programme 11:00 Motus 11:30 Les Z'Amours 12:00 Tout le monde veut prendre sa place 13:00 Journal 14:00 Toute une histoire 15:10 Comment ça va bien ! 16:15 Le jour où tout a basculé 17:10 Seriez-vous un bon expert ? 17:55 On n'demande qu'à en rire 18:55 N'oubliez pas les paroles 20:00 Journal 20:35 Passage 22:10 Flashpoint : Paradis perdus 22:50 Flashpoint : Les fantômes du passé 23:45 Taratata 01:20 Journal de la nuit 01:36 Ceux qui possèdent si peu

FRANCE 5
06:45 Zouzous 08:55 Les maternelles 10:00 Allô Rufo 10:15 Superstructures XXL : Un mégabarrage pour la Turquie 11:05 Animaux trop humains 12:00 Zouzous 13:35 Le magazine de la santé 14:35 Allô, docteurs 15:10 Vues d'en haut : Le long de l'Hudson vers New York 15:40 Carnets de marche : L'Irlande, la péninsule de Dingle 16:35 La France de la récup 17:30 C à dire ?! 17:45 C dans l'air

VENDREDI
20:35

Valpara iso

TV5
10:05 Vu du ciel : le Canada 10:45 Peuples du monde : Le peuple des rickshaw-wallahs 11:00 TV5 monde, le journal 11:15 Tout le monde veut prendre sa place 12:05 Les escapades de Petitrenaud 12:30 La petite vie : Réjean vice-président 13:00 Jardins et loisirs 13:30 Le journal de la RTBF 14:00 Mots croisés 15:35 Géopolitis : Rousseau : 300 ans et toujours d'actualité ? 16:00 TV5 monde, le journal 16:25 Questions pour un champion 17:00 Vu du ciel : Volcans : la Terre déchaînée 18:00 TV5 monde, le journal 18:25 Le journal de l'économie 18:40 La petite vie : Le combat des clans 19:05 Recettes de chefs : Maxime Leflaguais et le chef Deff Haupt 19:30 Tout le monde veut prendre sa place 20:30 Le journal de France 2 21:00 Concert pour la tolérance 22:40 TV5 monde, le journal 22:50 Le journal de la TSR 23:20 Des paroles et des actes 01:20 TV5 monde, le journal Afrique 01:40 Peuples du monde : Le peuple chan

FRANCE 3
Réalisateur : Jean-Christophe Delpias. Avec:Peter Coyote (Edward G. Drexler), Jean-François Stévenin (Balthazar Paredes), Helena Noguerra (Emma Caglione), François Caron (Antoine Andreani), Thierry Godard (Gregory van Kalck). Naviguant sur la Manche, le «Magnificent» fait demi-tour contre l'avis du capitaine, car sa cargaison de pétrole vient d'être rachetée par la puissante Oil & Co, qui exige une livraison au Havre le lendemain avant midi. Le supertanker heurte un haut fond du récif des Casquets, sombre et déclenche une marée noire. Au Parlement européen, la députée verte Emma Caglione suit de près cette affaire. Mais elle est tourneboulée lorsque le capitaine du Magnificent finit par lâcher le nom de l'Oil & Co : son père, Balthazar Paredes, est le numéro trois de cette compagnie pétrolière..

TV5
10:06 Népal, les soldats du toit du monde 11:00 TV5 monde, le journal 11:15 Tout le monde veut prendre sa place 12:05 Recettes de chefs : Maxime Leflaguais et le chef Deff Haupt 12:30 La petite vie : Rénald gai 13:00 Côté jardins 13:30 Le journal de la RTBF 14:00 Trauma : Envie et gratitude 14:50 Trauma : Prudence et témérité 15:45 Sur mesures : Céramiste 16:00 TV5 monde, le journal 16:25 Questions pour un champion 17:00 360°- Géo : Expédition au Spitzberg 18:00 TV5 monde, le journal 18:25 Le journal de l'économie 18:40 La petite vie : Réjean vice-président 19:05 Épicerie fine : Le cresson de l'Essonne 19:30 Tout le monde veut prendre sa place 20:30 Le journal de France 2 21:00 Spéciale Europe : Crise, par où la sortie ? 21:55 Trauma : Jeunesse et vieillesse 22:45 TV5 monde, le journal 23:15 Questions à la une 00:15 TV5 monde, le journal Afrique

FRANCE 3
09:50 Des histoires et des vies 10:50 Midi en France : A Montgenèvre 12:25 Journal national 13:00 13h avec vous 14:05 Inspecteur Derrick : Enfance volée 15:00 Pierre et Farid 16:40 Slam 17:25 Des chiffres et des lettres 18:10 Questions pour un champion 19:30 Journal national 20:10 Plus belle la vie 20:36 Gladiator 23:20 Soir 3 23:45 La grande soirée du cinéma : Les sorties de la semaine 23:50 La nuit du court métrage : Liberté et cinéma, la nouvelle vague du cinéma arabe 23:51 State of Emergency 00:15 Ward n° 6 00:45 Vers le Nord 01:00 Sin palabras (sans parole) 01:30 Off You Go 01:45 Charlotte et Robert 02:00 Mokhtar 02:15 Ask the Wind (Demander au vent)

Largo Winch II
20:55
Réalisateur : Jérôme Salle. Avec : Tomer Sisley (Largo Winch), Sharon Stone (Diane Francken), Ulrich Tukur (Dwight Cochrane), Mame Nakprasitte (Malunaï), Olivier Barthélémy (Simon Ovronnaz). Propulsé à la tête du groupe W après le décès de son père adoptif, Largo Winch décide, à la surprise générale, de le mettre en vente afin de créer une ambitieuse fondation humanitaire. Mais le jour de la signature, il se retrouve accusé de crimes contre l'humanité par un mystérieux témoin. Pour prouver son innocence, Largo devra retourner sur les traces de sa vie passée, au cœur de la jungle birmane

10:50 Midi en France : A Montgenèvre 12:25 Journal national 13:00 13h avec vous 13:45 En course sur France 3 14:05 Inspecteur Derrick : Le chemin de la liberté 15:00 Inspecteur Gently : Gently entre en jeu 16:40 Slam 17:25 Des chiffres et des lettres 18:10 Questions pour un champion 19:30 Journal national 20:10 Plus belle la vie 20:35 Thalassa : Aux Sables d'Olonne 23:00 Soir 3 23:25 Les grands du rire 00:55 Le match des experts 01:25 Faut pas rêver : En Espagne 03:25 Soir 3 03:55 Plus belle la vie

FRANCE 5
10:15 L'Egypte : le Sinaï, désert polychrome 11:10 Dans la peau d'un prédateur: Pôles 12:05 Zouzous 13:35 Le magazine de la santé 14:35 Allô, docteurs 15:10 Vues d'en haut : Au pays des Vikings 15:40 Superstructures XXL : Le nouvel aéroport de Bombay 16:35 Les peuples du Soleil : Incas, Mayas et Aztèques 17:30 C à dire ?! 17:45 C dans l'air

Jeudi 2 Février 2012

EL MOUDJAHID

Détente
Mots FLECHES
Nº 3697
7 8 9 10
Nº 3697

25

Page animée par Mourad Bouchemla

Mots CROISES
1
I II III IV V VI VII VII I IX X

2

3

4

5

6

IMPRESSION D’ESTAMPE ISSUE JEUNE
EN EXAMEN RÉFUTAI DENSE EN ROBE INSTRUMENT DE MUSIQUE

DU VENT DANS L’ARBRE AGRICULTEUR

UNITÉ ROUMAINE DANS LE CAS TRAVAILLER LA LAINE
UNITÉS DU JAPON PARTICIPANT FINANCIÈREMENT PAYS

DIRECTION LA DERNIÈRE TOUT UNE SUITE

PÉRIODE ANNONCE LE PRINTEMPS PREMIÈRES NOURRITURES

Définitions
HORIZONTALEMENT I- Rejette l’étranger. II- Quote-part - Un appel. III- Mettre dans un refuge. IV- À propos d’une tache de naissance. V- Préfixe léger - Domicilié. VI- Fait sortir des salles de cinéma - A l’affût. VII- Se référer - Forme d’avoir. VIII- Jeunes Genre musical. IX- Émue - Habit de cérémonie. X- Non dits Altérer une note. VERTICALEMENT 1- Dans l’axe - Pas rassuré. 2- Retour de voix - De L’inde. 3- Drame japonais - Voisin de l’autruche. 4- Moyen d’échange abject - Direction. 5- Minerai - Dans un bled. 6- Travaille dans le temps. 7- Etat des USA - Sel d’uranium. 8- Sottise - Île Grecque. 9- Paru dans les kiosques - En gerbe. 10- Écraser au pressoir.

METTENT DE LA JOIE CLUB DE FOOTBALL JUGEMENT MODIFIÉ
COPULATIVE JOUER UN AIR ARTICLE ÉTRANGER

VERSIFIER ASSISTANCE COMMUNE DE FRANCE
EN SALLE UNE OUVERTURE DANS UN REFUS DIEU DU VENT MOYEN DE TRANSPORT -

SOLUTION DES MOTS CROISES
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 1 2 3 5 6 7 8 9
E

X E N O P H O B E
E C O T

O H E

P

H

A B R I T E R

4 M O N G O L O I D E
A E R O S I S

Grille
Maharajah Cabaliste Inhabituel Bibliomane Bronchiole Pentathlon Tamponneur Claudiquer Déplantage Irroration Neillage Costa-Rica Container Attitude Arabisant Capsulage Falsifier Chou-navet Avelinier Entretuer Réticule Gélatine Prélasser Courbette Clochette Simultané Panacher Tragique Socquette Envoûteur

Nº 3697
Reperdre Enjoliver Inversion Criailler Organisme Retrouvée Scarifier Dépannage Détraquer Emiettées Venezuela Freluquet Exaspérer
G M A H A R A J A H C O S T A R I C A I
E F P S L E U T I B A H N I A F A R P C M R A O E N A M O I L B I B R A V E R L I E N C E L O I H C N O R B A L E T E O E L A Q N O L H T A T N E P B S L I L C

Mot CACHÉ
T U C U T E I C O R S D D N I I I C A H T Q H E R N N R R E C E E A S F N U S E E U E T E J V I G T A P T T A I I L S T E E R T P O E A A R R A R T N E E E E T S T O E E L R I N O I N A I T R R E R E V E U E R I S L I U F N Q T C C E R C S E X T N D V I L S V I A U U A H N G O I N A R V R E O E M E E G E D P O T E U M E S A O E R N R E E R E R E S U R L R U Z P G U O N I E L L A G E N U N E A B L U E I T T A M P O N N E U R L A T T E T E R Q E C L A U D I Q U E R A V U I T A L E U U D E P L A N T A G E G E E N T N A R E R I R R O R A T I O N E T R E E E L C A B A L I S T E C O N T A I N E R E

F I N
A D O S

A G U E T S E U R R A I

I N D E X E R N O U E E

T O G E

10 T U S

D I E S E R

SOLUTION DES MOTS FLECHES
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
1 2 3 4 5 6 7 8 9

X Y L O G R A P H E A B A I R N E E N I A I C S
O

L Y R E S O

D E R

C O T I S A N T

M C A E M E N D E P H R A S E R E T
A I D E R I L L E R C L E E O L E

MANGERAVECAVIDITÉ

10 T I R E F E S S E S

SOLUTION PRÉCÉDENTE : GINEALOGISTE

Jeudi 2 Février 2012

28
FOOTBALL

Sports
CAN-2012

EL MOUDJAHID

LIGUE1 (19e JOURNÉE)

Le Gabon finit en tête, le Maroc évite le zéro pointé

L’ASO en péril à Bejaïa

C

L

e Gabon a terminé en tête du groupe C de la Coupe d'Afrique des nations, qu'il coorganise avec la Guinée équatoriale, en battant la Tunisie, également, qualifiée pour les quarts, 1 à 0, tandis que le Maroc a sauvé l'honneur en gagnant contre le Niger (1-0). Entre les Gabonais et les Tunisiens, l'unique enjeu du match était de savoir qui prendrait la première place de la poule, après que les deux équipes eurent remporté leurs deux premières rencontres. Ce succès permet au Gabon de jouer son quart

dans son antre de Libreville contre le second du groupe D, après les deux dernières rencontres BotswanaGuinée et Ghana-Mali. Le Ghana, leader du groupe, le Mali et la Guinée peuvent encore prétendre à une place en quarts de finale. Les Gabonais, dirigés par Gernot Rohr, ont remporté leur troisième succès en trois matchs grâce à un but de l'attaquant de Saint-Etienne PierreEmerick Aubameyang, bien aidé par la maladresse du gardien adverse Rami Jridi (1-0, 65e). Les Tunisiens poussaient ensuite pour égaliser mais se montraient

trop imprécis dans le dernier geste. La fin de la partie était heurtée, avec beaucoup de fautes et d'accrochages, mais le score n'évoluait plus. Dans l'autre rencontre entre équipes déjà éliminées, le Maroc a évité l'affront de repartir sans aucune victoire de la CAN2012 en venant à bout du Niger au terme d'une partie sans relief. Le Montpelliérain Younes Belhanda a inscrit l'unique but du match, bien servi par le Gunner Marouane Chamakh (1-0, 79e). Les Lions de l'Atlas, qui

faisaient partie des favoris, ont donc totalement raté leur tournoi, après des qualifications pourtant maîtrisées (3 succès, deux nuls, une défaite 1 à 0 en Algérie). Cette campagne fragilise la position du sélectionneur, le Belge Eric Gerets, qui a déjà clamé son envie de rester à son poste mais est devenu la cible de la presse marocaine. Le Niger, malgré le renfort de Rolland Courbis, n'a lui pas réussi à marquer son premier point dans une Coupe d'Afrique des nations, pour sa première participation à cette compétition.

LIGUE 2 (18e JOURNÉE)

FRANCE

De belles affiches au programme

Slimane Raho signe à Noisy-le-Sec

ette 19e journée de ligue1 qui aura lieu ce week-end sera dominée par le déplacement du leader, l’ASO Chlef, à Bejaia pour affronter la JSMB, une équipe qui reste sur deux défaites de suite dont la dernière à domicile devant l’ESS sur le score de 3 à 2. Il est certain que les Chélifiens qui ne s’enflamment pas joueront à fond cette sortie en vue de rester à la cime. Ce sera très difficile devant une équipe béjaouie qui voudra se ressaisir. A l’affût, l’ESS, un sérieux prétendant, aura, face à lui, une équipe harrachie en nette ascension. Elle vient de collectionner deux victoires de suite dont l’une dans le derby du centre devant l’USM Alger sur le score de 1 à 0 sur un but de Aïssaoui. Il est certain que devant l’ESS les choses ne seront pas faciles pour les poulains de Charef qui aura alors purgé sa suspension d’un match. L’avantage du terrain aura son importance. Le CRB, un groupe assez solide, aura à effectuer un périlleux déplacement à Oran où l’attendra de pied ferme une équipe oranaise décidée à se tirer d’affaire. Les «Hamraoua» qui n’ont pas joué face au MCEE en raison de l’impraticabilité du terrain Messaoud-Zegar d’El-Eulma sortiront le grand jeu, surtout qu’Aouedj vient de retourner au bercail. Son transfert à Bruges (Belgique) ne s’est pas concrétisé. A Bologhine, l’USMA recevra le MCEE. Elle fera tout pour éviter d’enregistrer une autre défaite. Son coach Ollé Nicolle pourrait quitter les rangs de l’équipe. On parle d’un nouvel entraîneur étranger. Une bonne réaction des gars de Soustara est très attendue. Le WAT, une équipe assez solide, se rendra à Tizi-Ouzou, en vue de bien négocier cette périlleuse sortie. Il est certain que les «Canaris» ne vont pas l’entendre de cette oreille. Le derby du Centre entre le NAHD et le MCA au stade du 5Juillet sera très intéressant à suivre. Les Mouloudéens qui finissent mal leurs matchs seront obligés cette fois de faire très attention. Ils doivent se remémorer leur match nul concédé face à cette équipe du NAHD dans les ultimes instants du temps additionnel (1-1). Le derby de l’Est entre le CSC et le CAB sera très serré entre deux équipes qui ne se connaissent que trop. Il est certain que ce sera très difficile d’avancer un quelconque pronostic, mais le fait de jouer at home ne sera pas de trop pour les Constantinois. Dans le bas du tableau, le face à face à Saïda, entre le MC Saïda et l’AS Khroub, Programme : sera, le moins que l’on Samedi (15 h) puisse dire très disputé. Pour le moment six points séparent les Saï- MCO-CRB JSK-WAT dis des Khroubis. Une JSMB-ASO victoire sous la houlette NAHD-MCA (17 h 45) de Heddane fera beau- CSC-CAB coup de bien au groupe. ESS-USMH (17 h 45) On espère que le fair- MCS-ASK play prédominera ! USMA-MCEE (17 h 45) Hamid Gharbi

SPORT-MILITAIRE

La 5e RM remporte la coupe nationale militaire de Taekwondo à Guelma

E

ncore une belle journée, ce weekend, pour cette Ligue 2 Pro, avec de belles oppositions telles CABBAESM, MOC-JSS, le derby de la Mitidja et de l’Ouest, respectivement USMB-OM et ASMO-USMBA. L’affluence sera certainement record pour ces matchs très attendus par les supporters des équipes en question. Le leader le CABBA, reçoit sur son terrain une bonne équipe de l’Espérance de Mostaganem, difficile à manier. Il faudra que les camarades de Bendahmane sorte le grand jeu pour la faire plier à non pas douter. Après leur belle victoire en terre batnéene face à Boubya, les Criquets ne sont pas prêts à céder le moindre point dans leur fief. L’affiche de cette 18e journée qui promet de chauds débats, se jouera dans l’antique Cirta entre le dauphin en puissance et équipe surprise de cette Ligue 2, la JS Saoura et le Mouloudia de Constantine, qui se bat bec et ongle pour tenter de retrouver dès la fin de cet exercice l’élite du football national, qu’il a quitté il y a quelques années de cela. Le stade Chahid-Hamlaoui affichera sans nul doute comble à cette occasion et la rencontre s’annonce palpitante entre deux bonnes équipes, avec l’indécision qui ne manquera pas de la caractériser. ASMO-

USMBA est l’autre match à suivre avec intérêt au vue des forces en présence. Avides de rachat devant leur public après avoir été contraints au partage des points face au MSPB lors de leur dernière apparition at-home, les protégés de Medjahed, sont déterminés à sortir le grand jeu pour venir à bout, d’El-Khadra, un adversaire des plus coriaces, de surcroît très difficile à manier. De son côté, l’USM Blida qui ne parvient pas encore à amorcer son redressement ne se fera pas prier pour faire plier l’O Médéa, dans un derby de la Mitidja qui tournera à l’avantage de l’équipe la plus entreprenante. Décidés à renouer avec la victoire, le onze à Amrouche sait qu’il n’a plus droit à l’erreur au risque de sombrer dans le bas du tableau. Très mal en point, le SA Mohammadia aura fort à faire en accueillant l’USM Annaba, qui a en ce moment gagné en confiance et qui ira sans nul doute chercher la victoire hors de ses bases pour se rapprocher du podium. Les gars à Mouassa en ont bien les moyens. ABM-MOB et PAC-RCK seront, à non pas douter, difficilement disputés. Les équipes hôtes en mauvaises posture, auront en face des formations capables du meilleur comme du pire. L’indécision devrait planer sur ces deux rencontres. Mohamed-Amine Azzouz

L'

ancien défenseur de l'ES Sétif Slimane Raho s'est engagé avec l'équipe française de l'Olympique Noisy-leSec, a indiqué le club évoluant dans le championnat de France amateur 2 (CFA 2) sur son site officiel. Annoncé un certain moment de retour à l'ES Sétif, Slimane Raho a finalement décidé de tenter une nouvelle expérience en France. Il devrait apporter toute son experience à sa nouvelle équipe L'Olympique Noisy-le-Sec est entraîné par l'ancien sélectionneur algérien Nasser Sandjak et compte dans ses rangs quelques joueurs d'origine algérienne. Le club occupe, actuellement, la 11e place avec 29 points à l'issue de la 14e journée du championnat de CFA 2. Au cours de sa carrière, l'ancien international algérien de 36 ans a connu plusieurs clubs entres autres l'ASM Oran, le MC Oran, la JS Kabylie et l'ES Sétif.

L'équipe de la 5e région militaire a remporté, mardi à Guelma, la coupe nationale militaire de taekwondo (saison 2011-2012), organisée à l'Ecole des sous-officiers d'intendance (ESOI). La deuxième place est revenue à l'équipe de la première brigade d'infanterie de la 5e RM, tandis que les formations de la 3e RM et à la brigade d'infanterie de la 2e RM se sont partagées la 3e place. Cette compétition de 2 jours, organisée par le service régional des sports militaires de la 5e RM, a été d'un niveau "appréciable" selon les représentants de la Fédération algérienne de la discipline qui ont suivi les péripéties de cette coupe. Selon un arbitre, "plusieurs athlètes ont montré de bonnes dispositions qui vont leur ouvrir les ports de la sélection nationale de taekwondo". Pas moins de 80 athlètes représentant 15 équipes issues des six régions militaires et de nombreuses structures et commandements, ont pris part à cette compétition qui a été clôturée par la remise de médailles et de diplômes, ainsi que par une parade des équipes participantes.

Jeudi 02 Février 2012

EL MOUDJAHID

Sports
LIGUE1 DE FOOTBALL (18e JOURNÉE)

29
MALGRÉ LE NUL CONCÉDÉ FACE AU WAT (0-0)

L'ASO, solide leader
C
ette journée, comme annoncée, a été favorable aux Chélifiens qui ont profité de la venue du NAHD pour engranger trois précieux points qui leur ont permis de prendre en solo la place de leader. Le nul des Belouizdadis devant le WAT, dans leur fief, a ainsi donné la possibilité aux Sétifiens de prendre la deuxième place à la faveur de leur belle victoire devant la JSMB chez elle sur le score de 3-2, après un doublé de Djabou et un but d’Aoudia qui consolide dans la foulée son poste de meilleur buteur de la Ligue1. Le grand perdant du jour est sans conteste l'USM Alger qui n'a pu éviter la défaite, à Khroub, face à une équipe locale très motivée dans l'objectif de s'en sortir. Les Usmistes sont en train de collectionner les contre-performances. C'est leur deuxième défaite de suite en moins d'une semaine. L'USMH, net vainqueur du MC Saïda (2-0), sur des buts de Bounedjah et Bennaï, remonte sensiblement au classement général. Les Harrachis n’en sont qu'à cinq points du leader chélifien. La JSMB battue at home est en train de faire du surplace. Les poulains d'Alain Michel viennent ainsi de perdre de précieux points en vue de jouer les premiers rôles. Le coach béjaoui et son groupe n'ont empoché que trois points sur six possibles. C'est vraiment insuffisant pour un ensemble qui vise le titre de champion d'Algérie. La JSK, drivée par Karouf, n'a pu faire qu’un match nul, à Batna, devant le CA Batna (0-0). Un nul qui ne fait pas les affaires des Canaris qui voient leur retard sur le leader s'agrandir pour atteindre les neuf points. Au bas du tableau, l'AS Khroub a très bien réagi en prenant trois points qui lui ont permis de quitter la "zone des turbulences", ne seraitce que temporairement. Le MCA, qui menait sur le score de deux buts à zéro, s'est fait rejoindre dans le dernier quart d'heure suite à un but d'Iffousa et un autre de Lemaïci. Bounaâs

Les Belouizdadis nullement affectés

A

Résultats :
CR Belouizdad - WA Tlemcen MCE Eulma - MC Oran AS Khroub - USM Alger USM Harrach - MC Saïda JSM Béjaïa - ES Sétif ASO Chlef - NA Hussein-Dey CA Batna - JS Kabylie MC Alger - CS Constantine 0-0 (reporté) 1-0 2-0 2-3 2-1 0-0 2-2 J 18 18 18 18 18 18 18 18 18 17 18 18 18 17 18 18.

qui a pris l'intérim du club suite à la démission de Bouarrata a fait un coaching gagnant, puisque les deux remplaçants (Iffoussa et Lemaïci) ont permis au CSC d'égaliser dans le temps additionnel (95’+5’). Le Doyen laisse ainsi sur le synthétique de Bologhine deux précieux points qui auront leur pesant d'or. Il faut mettre en exergue que le MCA ne sait pas comment maintenir son avance. C'est une équipe qui laisse trop ses adversaires jouer comment ils l'entendent. D'où cette contre-performance. Notons que le match entre le MCEE et le MCO, au stade Messaoud- Zegar, a été remis à une date ultérieure, à cause des intempéries, puisque le terrain était impraticable. On a scoré à 15 reprises. HAMID GHARBI

Classement
1 . ASO Chlef 2 . ES Sétif 3 . CR Belouizdad 4 . USM Alger 5 . WA Tlemcen - . USM El-Harrach 7 . JSM Béjaïa 8 . JS Kabylie 9 . MC Alger 10. MC El-Eulma 11. AS Khroub -- . CS Constantine 13 CA Batna 14. MC Oran 15. MC Saïda 16 NA Hussein Dey Pts 34 33 32 30 29 29 27 25 24 21 20 20 19 16 14 11

yant concédé le match nul mardi passé contre un coriace adversaire, le Widad de Tlemcen, qui s’est dressé comme une muraille infranchissable, face à eux, les camarades du virtuose Ammar Ammour n’ont pas été pour autant affectés ou démoralisés, comme on a pu nous en rendre compte par nous-même à leur sortie des vestiaires, à la fin du match. D’ailleurs, qu’il s’agisse du président Azzedine Gana, du coach Djamel Menad et de son staff ou des joueurs, tout le monde était serein et affichait une détermination sans pareille pour les matches, à venir à commencer par celui qui les attend face au MCO, ce samedi, à Oran. Même s’ils ont pointé du doigt l’arbitrage jugé par moments inconséquent du referee Achouri, pour eux, il est souvent difficile de jouer contre un adversaire qui évolue à dix derrière, comme ce fut le cas avec le WA Tlemcen. Et puis, nous a affirmé Menad, faire match nul à domicile n’est pas la fin du monde, ça peut arriver à n’importe qui, dit-il. Pour lui, les joueurs demeurent en confiance malgré ce semi-échec, affirmant qu’il n’avait absolument rien à leur reprocher du fait qu’ils avaient fourni les efforts nécessaires et fait de leur mieux pour s’imposer, sans y parvenir malheureusement. Son discours au vestiaire à la fin de la rencontre a été très important pour le groupe. Ses encouragements et sa solidarité avec ses poulains ont fait du bien à ces derniers, pour les maintenir en confiance malgré la déception de ne pas avoir offert la victoire à leur formidable et chaud public, qui s’est déplacé en nombre au stade pour les soutenir. Le fait d’avoir été applaudis aussi par leur inconditionnels au coup de sifflet final, leur a mis du baume au cœur. C’est pourquoi, ils ont promis de faire de leur mieux pour revenir d’Oran avec un résultat probant, comme ils l’ont si bien réussi en déplacement face au MCEE et à la JSK, où il n’est guère aisé de gagner. Le CRB l’a fait, c’est pourquoi les fans belouizdadis croient en leur équipe. Rendezvous samedi face aux Hamraoua… Mohamed-Amine Azzouz

EN

MCA 2 - CSC 2

Un match dure 90 minutes et plus

Ghezzal s’offre une “pige” à Levante

L

es Mouloudéens l’ont vérifié à leurs dépens dans leur antre de Bologhine devant le CS Constantine en se faisant «piéger» dans les ultimes instants du temps additionnel par le remplaçant Lemaïci, un défenseur (90’+5’). C’est vraiment inacceptable de se faire rejoindre au score de cette manière. Tous les supporters et même les observateurs avaient pensé que le MCA allait, ce jour, prendre trois points avec l’art et la manière, surtout que durant les principaux moments de la rencontre, ce sont les poulains de Bracci qui avaient pris les choses en main. D’ailleurs, dès le premier quart d’heure, Sayah, au prix d’une excellente action personnelle, des 20 m, ne laissera aucune chance à Daif qui n’y verra que du feu. Après cette réalisation précoce, les Mouloudéens sont plus sereins en contrôlant comme il se doit le match. Ils auraient même pu ajouter d’autres buts sans que personne trouve à redire. Les visiteurs, qui n’avaient pas d’entraîneur, hormis l’adjoint Bou-

naâs, se sont contentés de limiter les dégâts. En seconde mi-temps, les locaux ne mirent pas beaucoup de temps pour corser l’addition, grâce à un but de Sayah (doublé), suite à un puissant coup franc de Babouche mal capté par le gardien constantinois. A 2-0, les Vert et Rouge avaient fait l’essentiel pour remporter le gain du match, surtout que la domination restera encore mouloudéenne. Toutefois, les poulains de Bracci, au lieu d’aggraver la marque pour rester à l’abri d’un éventuel retour des gars du Vieux Rocher, s’évertuèrent à faire tourner le ballon avec les fameux «ollé, ollé». En tombant dans le jeu de la facilité, ils s’exposèrent à la furia des Constantinois qui voulaient alors se ressaisir coûte que coûte après leur faux pas à domicile devant l’ASO (3-1). Bounaâs alors fera rentrer presque coup sur coup, Iffoussa et Lemaïci (71’). Ces deux éléments s’avérèrent très efficaces et surtout un véritable poison pour les Mouloudéens qui montrèrent une grande gêne pour les arrêter. Le but d’Iffoussa à la

74’ allait donner des ailes aux poulains de Bounaâs. Ce but, il faut le mettre en exergue, pouvait être évité du fait qu’il n’était ni dangereux ni puissant pour Chaouchi qui avait été trompé par son excès de confiance. Puis, dans le temps additionnel, Lemaïci profitera d’un cafouillage dans la surface mouloudéenne et d’une apathie de la défense pour ajouter le 2e but, celui de l’égalisation (90’+5’). Chaouchi n’avait fait que suivre le ballon du regard. Il aurait pu intercepter le tir anodin du Constantinois. Cette égalisation sur le fil des Sanafir montre un peu plus la fragilité de l’arrière- garde du MCA qui laisse ses adversaires jouer à leur guise. Le coaching de Bracci n’était pas bon en faisant entrer Sayoud et Djeghbala à la place de Yachir et Djallit. Il avait cru que le match était plié, alors que comme tout le monde le sait, un match

A
dure 90 minutes et même plus. Ce semi-échec devra servir de leçon aux locaux, notamment dans l’optique du derby face aux Nahdistes, ce samedi à 17h45, au stade du 5Juillet, et la JSMB pour le compte de la 20e journée, quelques jours plus tard. On doit rester vigilant jusqu’au bout. C’est cela jouer en professionnel et ne pas penser d’ores et déjà que le MCA jouera le titre. C’est encore trop tôt, surtout que l’écart sur les équipes de tête ne cesse de grandir. Un club qui perd ainsi bêtement des points à domicile ne peut aller trop loin où prétendre jouer les premiers rôles. HAMID G.

bdelkader Ghezzal a surpris tout le monde par son transfert à Levante. L’attaquant algérien qui a passé le plus clair de sa carrière en Italie a officialisé dans l’après-midi de mardi son prêt de six mois au club espagnol, actuel quatrième de la Liga. Pas tout à fait brillant avec Cesena (13 matches, 0 but) cette saison, l’Algérien a connu un début de saison particulièrement miné par les blessures, ce qui s’est déteint sur sa prestation. Dans le secret, Abdelkader Ghezzal qui a été pris en grippe par les supporters l’automne dernier a officialisé son prêt à Levante. A la presse espagnole qui l’attendait à l’aéroport, l’Algérien a déclaré son « bonheur d’être ici à Levante. Un club qui recèle en son sein quelques joueurs italiens. C’est une équipe qui est en train de réaliser une bonne saison. J’espère que ça va me plaire », a déclaré Ghezzal qui a rappelé aimer « jouer dans les espaces. Particulièrement derrière les attaquants et sur les couloirs. Je ne suis pas fixé sur les buts. Ce n’est pas une obsession », insiste-t-il, sans doute pour tempérer les ardeurs de ceux qui attendraient de lui à ce qu’il enchaîne but sur but. Abdelkader Ghezzal pourrait voir son aventure à Levante se prolonger audelà des six mois de prêt conclu, puisqu’une option d’achat a été incluse dans le contrat. Amar B.

Jeudi 2 Février 2012

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Vie religieuse
Horaires des prières de la journée du Jeudi 9 Rabi’ Al-awal 1433 correspondant au 2 février 2012 : - Dohr.........….........13 h 01 - Asr.........................15 h 52 - Maghreb.............. 18 h 17 - Icha……...……....19 h 37 Vendredi 10 Rabi’Al-awal 1433 correspondant au 3 février 2012 : - Fedjr....................06 h 20 - Chourouk..............07 h 49

Vie pratique

EL MOUDJAHID

Pensée
Voilà une année jour pour jour que nous a quittés notre chère et regrettée HAOUCHINE FATIHA épouse ABED En ce triste souvenir, sa maman, ses sœurs, son frère, ses deux fils ainsi que son époux demandent à tous ceux qui l’ont connue et chérie d’avoir une pieuse pensée en sa mémoire. Qu’allah Le Tout-Puissant lui accorde Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis. “A Allah nous appartenons et à Lui nous retournons.”

El Moudjahid/Pub du 02/02/2012

CONDOLÉANCES
C’est avec une vive émotion que nous avons appris le décès du frère de Monsieur le Ministre de l’Energie et des Mines Youcef YOUSFI Au nom du personnel de la société de Distribution de l’Electricité et du Gaz d’Alger (SDA) et en son nom personnel, le Président-Directeur Général M. BOUSSOURDI A. adresse à la famille du défunt ses sincères condoléances et l’assure, en cette douloureuse circonstance, de sa profonde sympathie. Que Dieu accorde au défunt Sa Miséricorde et l’acceuille en Son Vaste Paradis. Le Président-Directeur Général
El Moudjahid/Pub
ANEP 898686 du 02/02/2012

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION Edité par l’EPE-SPA au capital social de 50.000.000 DA

EL MOUDJAHID

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El Moudjahid/Pub
ANEP 6282 du 02/02/2012

El Moudjahid/Pub 02/02/2012

Condoléances
Très affectés par le décès de DJILALI Takhrist, membre du Comité de direction d’ALNAFT, le Président, les membres du Comité de Direction et le personnel de l’Autorité de Régulation des Hydrocarbures (ARH), présentent à toute sa famille leurs sincères condoléances et l’assurent en cette pénible circonstance de leur profonde compassion. Puisse Dieu le Tout-Puissant accueillir le défunt en Son Vaste Paradis.
El Moudjahid/Pub

Condoléances
Le Président-Directeur Général, les cadres et l'ensemble du personnel de I'ANEP, très affectés par le décès de la grand-mère de leur collègue, M. NADER Ahmed, lui présentent ainsi qu'à sa famille leurs sincères condoléances et les assurent de leur profonde sympathie en cette pénible circonstance. Puisse Dieu Le Tout Puissant accorder à la défunte Sa Sainte Miséricorde et l'accueillir en Son Vaste Paradis.
El Moudjahid/Pub

REMERCIEMENTS
Les familles BESSALEM et YAHIA, très touchées par les marques de sympathie suite au décès de leur chère BESSALEM CHERIFA remercient tous ceux et celles qui ont compati à leur douleur. Que Dieu Le Tout-Puissant accorde à la défunte Sa Sainte Miséricorde et l’acceuille en Son Vaste Paradis. “A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.”

El Moudjahid/Pub 02/02/2012

ANEP N° 898622 du 02/02/2012

D E M A N D E S D ’ E M P LO I
Dame, 27 ans, 01 an d’expérience, cherche emploi comme secrétaire de direction dans une société privée ou étatique. Tél. : 0558 38.09.11 ---------------------------------------------------------J.H., 28 ans, ingénieur en électronique, 02 ans d’expérience dans les domaines électronique et électromécanique, cherche emploi. Tél. : 0663 02.71.90 El Moudjahid/Pub 02/02/2012

Jeudi 2 Février 2012

Le Brent à 112,09 dollars le baril

Pétrole

Monnaie
L'euro à 1,319 dollar

D E R N I E R E S

MÉDECINS DE RETOUR DES CAMPS SAHRAOUIS

“La situation humanitaire des réfugiés est alarmante”
De retour, hier, à 6 h, des camps de réfugiés sahraouis de Dakhla, Smara et «27Février» à Tindouf, où ils ont effectué une visite de 5 jours, du 27 au 31 janvier, la délégation des 16 médecins algériens venus de l’autre côté de la Méditerranée, a indiqué que «tout se passe bien pour les aides humanitaires fournies aux réfugiés sahraouis, mais !...».

37E CONFÉRENCE EUROPÉENNE DE COORDINATION DU SOUTIEN AU PEUPLE SAHRAOUI

Une délégation parlementaire à Séville
Une délégation du Conseil de la nation prendra part aux travaux de la 37e conférence européenne de coordination du soutien au peuple sahraoui prévus du 3 au 5 février 2012 à Séville en Espagne, a indiqué, hier, un communiqué du conseil. La conférence qui se déroulera sous forme d'ateliers se penchera sur "les droits de l'homme et les richesses naturelles et leur exploitation dans les territoires occupés, la santé, l'éducation, la formation et l'action des instances et organisations humanitaires", a ajouté la même source.

R

eçus par le président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS) et le président de l’APC d’Alger-Centre, hier, au siège de ce dernier, ces praticiens n’ont eu de cesse de mettre en exergue les conditions dans lesquelles vit le peuple sahraoui, démuni des moyens existentiels les plus élémentaires Lors d'une conférence de presse tenue avec ses quinze collègues médecins, qui vivent en France et qui reviennent de camps de refugiés sahraouis après avoir accompli une mission d’assistance humanitaire, le Dr Fayçal Djarri, médecin radiologue et

Ph. Bilel

responsable de la délégation, a évoqué son expérience dans les camps de réfugiés, et a fait état des conditions extrêmement difficiles» dans lesquelles vivent les Sahraouis. Il a indiqué que le système d'aide humanitaire «fonctionne raisonnablement bien» dans les camps des réfugiés sahraouis. Cette visite était dans le but de faire une évaluation «sur place, nous avons trouvé un peuple digne», a-t-il dit. Il a précisé «nous avons fait plus de 400 interven-

tions, des échographies, des consultations de tout genre». Selon lui le bilan était satisfaisant et alarmant en même temps. Les doléances exprimées, à cette occasion, portent sur le fait que le peuple souffre de malnutrition inquiétante, «le panier alimentaire est complètement désorganisé, on leur donne une réserve d’un mois et 3 mois sans rien», a-t-il dit. Il a témoigné que les pathologies rencontrées sur place étaient surtout le diabète, «c’est un

peuple qui boit beaucoup de thés et ils mettent beaucoup de sucre», a-t-il précisé. Aussi, selon lui, «on a rencontré des cas d’hypertension et quelques cas de tuberculose». Enfin, le praticien a tenu à souligner qu’un autre départ est prévu vers le 25 février, où une autre délégation de médecins algériens et étrangers seront partants pour une autre mission humanitaire auprès du peuple sahraoui. Sihem Oubraham

Sihem O.

SELON LE DIRECTEUR DU RENSEIGNEMENT NATIONAL AMÉRICAIN

SAIDA

Al-Qaida s’appuie davantage sur AQMI et d’autres groupes régionaux

L

e directeur du renseignement national américain (DNI), James Clapper, a affirmé que l’affaiblissement de l’organisation d’Al Qaida a forcé cette dernière à s'appuyer davantage sur ses affiliés tels AQMI en Afrique du Nord et les autres groupes en Somalie et au Yémen, notamment. Dans son audition devant la commission du renseignement du Sénat, consacrée à l’évaluation des menaces à la sécurité des Etats-Unis, M. Clapper a considéré, qu’Al-Qaida dans le Maghreb islamique (AQMI) et celle de la péninsule arabique (AQAP), et Al-Shabaab en Somalie "resteront engagées dans l’idéologie" d’Al-Qaida. Chacun de ces groupes, a-t-il poursuivi, "cherchera les opportunités pour frapper des cibles occidentales dans sa zone respective", ajoutant que "l’intention et la capacité de chacun de ces groupes à mener des attaques transnationales varie largement". Selon le patron de DNI, "le devenir de chacun de ces groupes et son rôle dans le mouvement djihadiste dépendront du rythme et de l'efficacité des opérations de contre terrorisme, ainsi que de la concurrence entre les djihadistes à mener des opérations terroristes qu’ils prévoient à l’échelle locale et internationale". M. Clapper, que les médias américains surnomment ''le parrain du renseignement humain'', a considéré que les deux à trois prochaines années seront une "phase de transition critique de la menace terroriste" à laquelle font face les Etats-Unis, en particulier celle d'Al-Qaida et des groupes similaires appelés "mouvement djihadiste mondial". A ce propos, il a prédit que durant cette période de transition, le leadership de ce mouvement va devenir plus décentralisé avec "une diminution de l’importance opérationnelle du noyau d'Al-Qaida (basé au Pakistan), une planification et le lance-

ment d’attaques terroristes par les groupes affiliés à Al-Qaida et une multiplication des parties pour inspirer le mouvement". Dans ce sens, le chef du renseignement américain a soutenu que "des efforts vigoureux et continus dans la lutte contre le terrorisme et une coopération approfondie avec les alliés et partenaires sont le meilleur moyen pour que la décentralisation d’Al Qaida se dirige vers une fragmentation du mouvement dans quelques années". Lors de son audition, le chef du DNI a également abordé les défis mondiaux à travers chaque région et considéré dans ce sens, que "le monde arabe est dans une période de bouleversements et de changements qui mettront au défi la capacité des Etats-Unis d'influencer les événements au Moyen-Orient". Selon lui, les forces motrices de changement sont confrontées aux élites dirigeantes, au manque d'expérience en matière de démocratie, à la dépendance des richesses en ressources naturelles, et aux rivalités des puissances régionales, ajoutant que ces transitions politiques sont susceptibles d'être ''complexes et prolongées''. Pour M. Clapper, si les gouvernements arabes "prennent des mesures concrètes permettant à leurs populations de participer dans la vie politique et dans les institutions démocratiques, tout en poursuivant leurs efforts de lutte contre le terrorisme, le noyau d'Al-Qaida et le mouvement djihadiste mondial connaîtra un revers stratégique". Toutefois, a prévenu ce responsable, qui a également occupé auparavant le poste de chef du renseignement au Pentagone, une instabilité prolongée ou la non tenue des promesses pour engager les réformes donneraient à Al-Qaida et à ses groupes affiliés autant d’opportunités pour exploiter les frustrations générées.

Edition d’un CD pédagogique sur la vie de l’Emir Abdelkader
"Ponts de dialogue entre les civilisations" est le titre d’un CD traitant de l’aspect humanitaire dans la vie de l’Emir Abdelkader qui vient d’être édité par la section de Saïda de la Fondation nationale Emir-Abdelkader. Le Président de la section, Sahraoui Mustapha, a indiqué que cette œuvre d’une durée de dix minutes, a une valeur à la fois scientifique, historique et pédagogique. Elle comprend des photos et tableaux de l’Emir Abdelkader et des différentes régions où il a vécu, ainsi que les batailles qu’il a menées contre l’envahisseur français. Le CD contient également un long poème traitant du parcours de l’Emir et de ses positions humanitaires déclamé par Merabti Mohammed, un enfant âgé de 14 ans. Le texte de ce poème a été écrit par son père. L’édition de ce CD non commercial s’est effectuée, en collaboration avec la coopérative Adouaa et la maison de la Culture de Saida dans le cadre de la célébration du 50ème anniversaire de l’indépendance nationale et de la Jeunesse. Des copies du CD seront distribuées aux chercheurs et à ceux intéressés par le patrimoine de l’Emir Abdelkader ainsi qu’aux établissements scolaires dans le but de faire connaître aux nouvelles générations les qualités de la figure marquante de la résistance populaire nationale contre l’occupant français.

CINÉMA

"Essaha" projetée demain à Paris
Essaha (La Place), une première comédie musicale algérienne, sera projetée vendredi à l’Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris, a appris hier l’Aps auprès de son réalisateur, Dahmane Ouzid. La projection sera suivie d’un débat avec le réalisateur, signalant que le long métrage sortira sur les écrans en France le 8 février. Selon lui, il s’agit, à travers une telle projection, de faire de la promotion à un produit cinématographique algérien dans l’Hexagone et de lui donner "plus de lisibilité" auprès du public français. La Place donne à voir une jeunesse décomplexée, chantant et dansant, confrontée aux réalités urbaines de l’Algérie contemporaine. La scène se déroule au cœur d’une cité neuve, un terrain resté dépourvu de tout aménagement... Pour le réalisateur, l’autre but recherché à travers la diffusion de ce film en France est de mettre à profit le cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie pour donner une "image valorisante de la jeunesse algérienne". Sorti en 2010, Essaha a été à plusieurs reprises distingué lors de festivals internationaux, à l’image du Fespaco (Ouagadougou) dont la 22 eme édition en 2011 lui a décerné le prix spécial des Nations-unies pour la lutte contre la pauvreté, et le prix de la meilleure affiche qui vient récompenser le talent du designer et graphiste, Nouredine Boutella. Le film avait déjà obtenu un prix pour la musique au Festival de Montpellier ainsi que les prix d'interprétation masculine et féminine au dernier Festival international du film arabe d'Oran. D’autres festivals à l’instar du Cinémed à Montpellier, d’El Ojo Cojo de Madrid ou celui de Milan ont également donné une première visibilité à l’œuvre produite par Belkacem Hadjadj, cinéaste et producteur de films.

PENSEE
Hassina Bouhired, fille du chahid Mohamed Chouiter est décédée le 28 janvier L’inexorable horloge du destin a fait qu’elle rejoigne son père tombé au champ d’honneur. Un père qui n’a pas hésité un seul instant à se constituer prisonnier pour lui éviter le pire, à un moment où la soldatesque coloniale l’avait prise, elle, en otage alors qu’elle n’avait que 10 ans d’âge. A ceux qui l’ont connue, les familles Chouiter, Bouhired, Benbouali, Belgued, Ghrieb et Mihoubi demandent d’avoir une pieuse pensée pour la défunte. Qu’Allah Le Tout-Puissant lui accorde Sa Sainte Miséricorde et l’accueillir en Son Vaste Paradis. A Allah nous appartenons et à Lui nous retournons.

CONDOLEANCES
Le ministre de la Communication, ayant appris le décès de ZAAF MOHAMED journaliste au Jeune Indépendant, présente a toute sa famille, aux membres de la corporation, ses condoléances les plus attristées et ses sentiments de vive compassion en priant Allah d’accorder Sa Saine Miséricorde au disparu et l’accueillir en Son Vaste Paradis. A Allah nous appartenons et à Lui nous retournons.

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