Vous êtes sur la page 1sur 19

Ph. : Archives

9-10 Radjeb 1432 - Vendredi 10 - Samedi 11 Juin 2011 - N°14225 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

Questions orales à l’APN

- ISSN 1111-0287 Questions orales à l’APN LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE

LA REVOLUTION PAR LE PEUPLE ET POUR LE PEUPLE

Début des épreuves du BAC LE SÉSAME POUR L’UNIVERSITÉ 500.000 candidats composent ce matin Benbouzid
Début des
épreuves du
BAC
LE SÉSAME
POUR L’UNIVERSITÉ
500.000 candidats composent ce matin
Benbouzid donne le coup d’envoi à Ghardaïa
1199 e
JOUR DES CONSULTATIONS NATIONALES
SUR LES RÉFORMES POLITIQUES
C’est aujourd’hui que débutent les
épreuves du baccalauréat. Ils sont près de
500.000 candidats à vivre le stress de cet
examen, qualifié de sésame pour l’uni-
versité. Cette année le ministère de
l’Education a introduit une nouveauté
qui mérite d’être relevé. Pour la premiè-
re fois les portes des 1.413 centres d'exa-
men et les 49 centres de correction seront
ouvertes aux syndicats du secteur et à la
presse. Un geste fort qui dénote toute la
transparence qui entoure cet examen, pas
comme les autres, et ne peut que récon-
forter nos « terminales ». Alors candidats
à vos plumes et bonne chance.
Le FLN
pour un régime
semi-présidentiel
L’ONM appelle à éviter
toute exclusion contraire
à la légalité constitutionnelle
ILS SERONT REÇUS AUJOURD’HUI
Page 3
Le HCI et des représentantes d’associations de femmes
Page 4
Ph. : Nacéra
Ph. : T. Rouabah
Ph. : T. Rouabah

3 MINISTRES RÉPONDENT AUX PRÉOCCUPATIONS DES DÉPUTÉS

Page 5

APRÈS DE LONGUES NÉGOCIATIONS

DES DÉPUTÉS Page 5 APRÈS DE LONGUES NÉGOCIATIONS L e s p o s t i

Les postiers bénéficient d’une augmentation de 30 %

Page 6

ENQUÊTE
ENQUÊTE

NOVAPHARM S’EXPLIQUE A PROPOS DU GLUCOPHAGE :

“Il n’y a pas eu erreur de dosage mais d’impression”

Page 11

a pas eu erreur de dosage mais d’impression” Page 11 Sports COUPE DE LA CAF, DEMAIN

Sports

COUPE DE LA CAF, DEMAIN À 16 H À KADUNA (NIGERIA) :

FC KADUNA UNITED - ES SÉTIF

À 16 H À KADUNA (NIGERIA) : FC KADUNA UNITED - ES SÉTIF L’Entente amoindrie RISQUE

L’Entente amoindrie RISQUE GROS

MOHAMED RAOURAOUA L’ A ANNONCÉ HIER À LA RADIO

Le futur entraîneur sera une “grosse pointure”

Page 31

2

2 EL MOUDJAHID Météo 26° à Alger, 37° à Djanet Sur les régions nord, brume et

EL MOUDJAHID

Météo

Météo 26° à Alger, 37° à Djanet Sur les régions nord, brume et nuages bas en

26° à Alger, 37° à Djanet

Sur les régions nord, brume et nuages bas en début de matinée puis temps généralement ensoleillé en cours de journée. Les vents seront variables (20/30 km/h). La mer sera belle à peu agitée. Sur les régions sud du pays, le temps partielle- ment voilé avec locale- ment tendance orageuse de l'extrême Sud vers le Hoggar/Tassili et le Sud- Est. Ailleurs, ciel dégagé. Les vents seront de secteur est à nord-est

modérés (30/40 km/h) avec soulèvements de sable sur le Sahara cen- tral et le nord Sahara. Les températures (maximales-minimales) prévues aujourd’hui seront comme suit :

Alger (26°-16°), Annaba (23°-16°), Bechar (34°-23°), Biskra (34°-23°), Constantine (24°-14°), Djanet (37°- 25°), Djelfa (24°-14°), Ghardaïa (33°-21°), Oran (26°-17°), Sétif (22°-12°), Tamanrasset (37°-25°), Tlemcen (28°-15°).

Aujourd’hui, à 14 h, à la salle Frantz Fanon – Riadh El Feth

Le groupe Nabni à la rencontre de la société civile

La 10 e semaine des publications du groupe Nabni est dédiée aux témoignages des acteurs de la société civile et leurs réactions par rapport aux 80 mesures proposées par Nabni à ce jour.

Cet après-midi, à 14 h, à la librairie du Tiers-Monde Rencontre-débat suivie d’une vente-dédicace La
Cet après-midi, à 14 h,
à la librairie du Tiers-Monde
Rencontre-débat suivie
d’une vente-dédicace
La librairie du Tiers-Monde sise place Emir Abdelkader
organise une rencontre-débat autour du livre de Lucette
Laribière Hadj Ali intitulé Itinéraire d’une militante paru
aux éditions Tell, cet après-midi à partir de 14 h, suivie
d’une vente-dédicace, la présentation du livre sera faite par
Rachid Boudjedra.
Cet après-midi à
partir de 14 h au
Centre des loisirs
scientifiques
Conférence
de presse avec
le Pr Abdelhak
Mekki
Dans le cadre de ses activités culturelles, l’Etablissement
Arts et Culture de la wilaya d’Alger organise une confé-
rence avec le professeur Abdelhak Mekki, intitulée
«l’Algérie entre les défis d’aujourd’hui et les défis de
demain», cet après-midi à partir de 14 h au centre des loi-
sirs scientifiques.
Le 13 juin, à 14 h 30,
à la libraire générale
d’El Biar
Vente-dédicace
du livre de Kamel
Bouchama
L’auteur Kamel Bouchama sera
présent à la librairie générale d’El
Biar le 13 juin à 14 h 30 pour dédicacer son ouvrage Kaïd
Ahmed, homme d’Etat paru aux éditions Juba.
Le 13 juin, à l’hôtel El Djazaïr
3 e rencontre algéro-
européenne des écrivains
Dans le cadre de ses activités culturelles, la délégation de
l’union européenne en Algérie organise la troisième ren-
contre algéro-européenne des écrivains sous le thème
«l’autofiction dans la littérature contemporaine» le 13 juin
à l’hôtel El Djazaïr.
Les 14, 15 et 16 juin, au Palais des Nations 11 ersers étatsétats générauxgénéraux dede
Les 14, 15 et 16 juin,
au Palais des Nations
11 ersers
étatsétats générauxgénéraux
dede lala sociétésociété civilecivile
Sous le haut patronage du Président Abdelaziz
Bouteflika, le Conseil national économique et social
(CNES) organise les 14, 15 et 16 juin, au Palais des
Nations, les premiers états généraux de la société civile.
Consultez les sites dédiés à l’adresse : www.cnes-
forum-civil.dz

Demain, à 8 h 30, au siège du ministère des Finances

Séminaire consacré aux instruments de paiement modernes

Le ministère des Finances organise demain, à son siège, à partir de 8 h 30, un séminaire consa- cré aux instruments de paie- ment modernes sous le thème «Les instruments de paiement modernes : les défis pour une dématériali- sation sécurisée». Cette rencontre, qui sera inaugurée par le ministre des Finances, verra la parti- cipation des principaux

acteurs du système des paiements (banques et institutions interbancaires).

des paiements (banques et institutions interbancaires). Demain, à l’école d’application de la Sûreté
Demain, à l’école d’application de la Sûreté nationale de Soummâa Sortie de la 3 e
Demain, à l’école d’application
de la Sûreté nationale de Soummâa
Sortie de la 3 e promotion
de commissaires de police
et de la 7 e promotion
d’officiers

Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales accompagné du directeur général de la Sûreté nationale présideront demain, à 8 h 30, à l’éco- le d’Application de la Sûreté nationale de Soumâa à Blida, la sortie de la 3 e promotion de commissaires de police et la 7 e promotion d’offi- ciers.

Aujourd’hui, à 9 h, au siège du FLN

Conférence-débat sur les répercussions de la guerre de 1967 sur la cause palestinienne

de la guerre de 1967 sur la cause palestinienne En présence de M. Abdelaziz Belkhadem, SG

En présence de M. Abdelaziz Belkhadem, SG du parti FLN, l’ambassadeur Mustapha Boutoura animera au siège du parti une conférence-débat sur « les répercussions de la guerre de 1967 sur la cause palestinienne et les pays voisins et la position de l’Algérie à l’égard de ce problè- me».

Demain, à 8 h, à l’hôtel Renaissance «Le Marriott» de Tlemcen

à 8 h, à l’hôtel Renaissance «Le Marriott» de Tlemcen Aujourd’hui, à Ghardaïa Benbouzid donne le
Aujourd’hui, à Ghardaïa Benbouzid donne le coup d’envoi du baccalauréat M. Boubekeur Benbouzid, ministre de
Aujourd’hui, à Ghardaïa
Benbouzid donne
le coup d’envoi
du baccalauréat
M. Boubekeur
Benbouzid,
ministre
de
l’Education natio-
nale, donnera le
coup d’envoi de
l’examen du bac-
calauréat, aujour-
d’hui, à partir de
la wilaya de
Ghardaïa.
Khanaffou, demain
à Béjaia
Le ministre de
la Pêche et des
Ressources halieu-
tiques,
M.
Abdellah
Khanaffou, effec-
tuera demain une
visite de travail et
d’inspection dans
la wilaya de
Béjaia. Cette visite
permettra au
ministre de s’en-
quérir de l’état
d’avancement de l’ensemble des programmes
relevant de son secteur, notamment, les ports de
pêche de Beni Ksila, Tala Hef et Béjaia.
Demain à 9 h à
l’hôtel El Mehdi, Staouéli
Conférence nationale
de l’industrie
traditionnelle
Le D r Smail
Mimoun,
ministre
du
Tourisme et de
l’Artisanat, prési-
dera l’ouverture
de la Conférence
nationale de l’in-
dustrie tradition-
nelle horizon
2020, et ce
demain à 9 h à
l’hôtel El Mehdi,
Staouéli.

14 juin,

Du 12 au

à hôtel El Marsa (Sidi Fredj )

Colloque

sur 13 maghrébin e

la population

les

pour

maghrébine

L’Association

en partenariat avec la

études de population

son trei-

direction de la population organise

zième colloque, placé sous le haut patrona-

la Santé, de la Population

ge du ministre de

Le colloque se

Réforme hospitalière.

Fredj (hôtel

et de la

tiendra du 12 au 14 juin à Sidi

«Evaluation des

avec pour thème

au Maghreb 1960-

El Marsa)

politiques de population

2010».

Du 13 au 16 juin, à Tlemcen

Journées culturelles espagnoles

Le comité d’exé- cutif de la manifesta- tion «Tlemcen capi- tale de la culture isla- mique 2011», orga- nise des journées culturelles espa- gnoles du 13 au 16 juin à Tlemcen.

culturelles espa- gnoles du 13 au 16 juin à Tlemcen. 5 e Conférence nationale des cadres

5 e Conférence nationale des cadres des douanes

L’hôtel Renaissance «Le Marriott» de Tlemcen abritera demain, à partir de 8 h, la cérémonie d’ouverture des travaux de la 5 e Conférence nationale des cadres des douanes en présence de M. Mohamed Abdou Bouderbala directeur général des douanes et des autorités locales.

Nation COUP D’ENVOI AUJOURD’HUI DE L’EXAMEN DU BAC

3

EL MOUDJAHID

Le grand jour pour près de 500.000 candidats

F inies les révisions. Place au Bac, au

didats se lancent à partir d’aujour-

d’hui, 2 e jour du week-end, à la conquête du

diplôme le plus célèbre en Algérie. Depuis leur entrée en seconde, les 496.665 candi- dats ne cessent de penser à cet historique diplôme du Bac qui ouvre la voie aux études universitaires. Aujourd’hui, ils touchent au

but. Ils sont déterminés à aborder tranquille- ment les épreuves jusqu’au 15 juin courant,

Le coup d’envoi de l’exa-

men sera donné par le ministre de l’Education nationale à partir de la wilaya de Ghardaïa qui compte 6.029 candidats, dont 1.544 candidats libres, parmi lesquels 9 détenus. Sur le plan national, le ministère de la tutelle a mis en place les dispositifs de sur- veillance et d'observation habituels du déroulement de l'examen, dont le coût s’élè- ve à plus de 2 milliards de dinars. La nou- veauté pour la présente session réside dans l’accès libre aux centres d'examen et de cor- rection pour les syndicats et la presse accré- dités par le MEN, en vue de leur permettre

date de la quille

stress, à la pression parentale. Les can-

de s'enquérir, de visu et en toute transparen- ce, de toutes les étapes liées à l'organisation et au suivi de cet examen qui rassemble

496.665 candidats, dont 357.464 candidats

scolarisés et 139.201 candidats libres. La

population des candidats scolarisés compte

134.635 garçons et 222.829 filles, et celle

des candidats libres 76.261 garçons et 62.940 filles. Par rapport aux examens du baccalauréat session 2010, le nombre des candidats a baissé de 1.501 candidats (- 0,30%). Les candidats scolarisés inscrits selon les filières sont répartis comme suit :

lettres et philosophie (104.107), langues étrangères (36.075), gestion et économie

langues étrangères (36.075), gestion et économie (41.550), sciences expérimentales (135.834), mathématiques

(41.550), sciences expérimentales (135.834), mathématiques (10.179) et mathématiques techniques (29.719). Pour les candidats libres, la répartition par filières se présente comme suit : lettres et philoso- phie (77.842), langues étrangères (6.496), gestion et économie (10.193), sciences expérimentales (38.641), mathématiques (2.352) et mathématiques techniques (3.677). Deux sujets au choix seront propo- sés aux candidats et une demi-heure supplé- mentaire est accordée, à chaque candidat, en sus du temps réglementaire de chaque épreuve. Une commission pédagogique indépendante composée de 32 inspecteurs de l'Education nationale, dont les inspec-

teurs, couvrant l'ensemble des matières ins- crites au baccalauréat, a été également mise en place. Elle est chargée, durant la période de déroulement de l'examen, d'évaluer matière par matière, aux plans scientifique et

linguistique, les sujets, dès leur mise à la dis- position des candidats. Cette commission constitue, la référence ad hoc apte à se pro- noncer sur la conformité académique des sujets d'examen, a-t-on assuré. Les respon- sables du secteur assurent que les sujets de l’examen, sont élaborés sur la base des pro- grammes pédagogiques enseignés et finali- sés à hauteur de 90%, à la date du 12 mai

2011.

Une bonne raison de se mettre à l’épreuve A ngoisse, stress et peur de l’échec
Une bonne raison de se
mettre à l’épreuve
A ngoisse, stress et peur de l’échec gagnent et les
candidats et leurs parents, forcément solidaires.
Mais le Bac, aussi important soit-il, n’est tout
de même point une question de vie ou de mort. Dont
acte… A circonstance exceptionnelle, dispositif excep-
tionnel. Autrement dit, le Bac étant un tournant décisif
dans le cursus scolaire en ce qu’il constitue autant
pour les parents que les candidats au demeurant, un
moment important dans le parcours des futurs univer-
sitaires. Côté décideurs, on ne badine pas avec le
sérieux qu’on se fait un point d’honneur de respecter
au pied de la lettre en rappelant que « en application
des directives du ministère de tutelle l’ONEC (Office
national des examens et concours) ouvrira à ses parte-
naires socioprofessionnels agréés et à la presse les
portes de tous ses centres d’examen et correction pour
leur permettre de s’enquérir, de visu et en toute trans-
parence, de toutes les étapes liées à l’organisation et au
suivi de cet examen… » C’est ce qui s’appelle la
transparence. Et le ministère ne s’arrête pas à cette
seule mesure qui crédibilise, on ne peut mieux, un exa-
men émaillé par le passé de quelques graves distor-
sions. Raison de plus pour assurer le maximum de
garantie à cette épreuve si cruciale. Et c’est ce nouvel
état d’esprit qui prévaut désormais, puisque un dispo-
sitif rigoureux a été déployé aux fins de fermer toutes
les portes à une quelconque spéculation. Ce nouvel
état d’esprit se traduit par tout un train de mesures les
unes plus draconiennes que les autres : codage des
copies en anonymat, une demi-heure supplémentaire
accordé aux candidats après le temps légal imparti aux
différentes épreuves, une commission pédagogique
indépendante pour se prononcer, en toute souveraineté,
sur la conformité académique des sujets d’examen,
nonobstant la présence de la presse et des syndicats
dûment agréés du secteur de l’éducation. Voilà qui est
de nature à rassurer tout le monde et bannir, partant,
toute tentative de fraude. Par ailleurs les résultats offi-
ciels seront communiqués par tous supports appropriés
(outils modernes de communication) le 10 juillet 2011,
soit environ trois semaines après les épreuves.
Toujours pour ne laisser place à aucune forme de bri-
colage, sinon tâtonnement, les attestations de succès de
tous les heureux lauréats seront déli-
vrées « immédiatement après les délibérations », pen-
dant que les relevés de note tant appréhendés et atten-
dus se verront « transmis à tous les DEC qui se char-
geront de les remettre aux concernés avant le lance-
ment des inscriptions universitaires… » Enfin et du
moment que les responsables concernés ont entouré
cet examen de toute la sollicitude voulue, il ne reste
plus aux candidats qu’à croire en leur chance et ne pas
paniquer, surtout pour conserver intactes toutes leurs
chances de succès. Allez, croisons les doigts pour tous
les futurs cadres du pays.
A. Zentar

Autour du Bac…

BORDJ BOU ARRERIDJ

10981 candidats dont 16 détenus et 2 handicapés

10981 candidats ont rendez vous aujour- d’hui avec l’examen du baccalauréat dans la wilaya de Bordj Bou Arreridj .Ces candidats dont la majeure partie est scolarisée avec 8083 élèves contre 2898 libres sont répartis à travers 27 centres situés dans presque toutes les com- munes de la wilaya .Ils seront encadrés par 2586 agents soit un encadreur pour 5 candi- dats. Comme l’accompagnement est psycholo- gique est important, un spécialiste dans ce domaine est désigné pour chaque centre en plus de la prise en charge médicale. Au niveau de la direction de l’éducation on assure que toutes les conditions matérielles sont réunies pour un bon déroulement des épreuves qui devront durer rappelons le durant trois jours. Si les candidats considèrent que l’examen représente un défi personnel à l’image des 16 détenus et des 2 handicapés en lice pour obte- nir le fameux ticket pour l’université, les auto- rités locales qui veillent sur l’opération ont pour objectif une amélioration du taux de réus- site de la wilaya. Les résultats obtenus les années passées sont décevants. Ils ne cadrent pas avec les moyens mis à la disposition du secteur par l’Etat et les traditions de la wilaya en la matière. L’évolution positive des chiffres de la 6ème qui ont atteint cette année 78,01 pour cent contre 70,8 l’année dernière augure d’un bon comportement des candidats au bac. Rappelons que pour la 6ème 38 écoles ont obtenu un taux de réussite de 100 pour cent.7 élèves ont eu 10 sur 10 .Ils n’étaient que 2 en

2010. Dans le centre touché par l’intoxication

un élève sur 333 n’a pas eu la moyenne. Il devra participer à la session de rattrapage qui est prévue le 26 du mois en cours. F. D.

Sarah SOFI

33.000

enseignants correcteurs.

20.000

observateurs.

Le baccalauréat au fil des années

Le baccalauréat, appelé familièrement « bac » et ancienne- ment « bachot », est un diplôme du système éducatif qui a la double particularité de sanctionner la fin des études secondaires et d'ouvrir l'accès à l'enseignement supérieur. Il constitue le pre- mier grade universitaire. En Algérie, le premier Algérien à avoir obtenu le bac, fut Si-Mhammed Ben Rahel Ennadromi, au terme des études secondaires au lycée impérial d'Alger qu'il intégra en 1870. Ce n'est qu'après l'indépendance de l'Algérie en 1963, que le baccalauréat fut instauré dans le pays, par décret. Il sera un examen probatoire jusqu'à 1976, date à laquelle un arrêt minis- tériel réforme l'examen dans sa forme actuelle du bac 2011. Près de 450.000 candidats en Algérie passeront cette année ces épreuves avec, en tête de file, la filière des sciences expérimen- tales, suivie par les lettres et enfin la philosophie. Les résultats de la session précédente affichent un taux de réussite de plus de 61%. Ces mêmes résultats annoncent que plus de la moitié des bacheliers sont des filles. Sarah SOFI

RÉSULTATS DES ÉPREUVES DE L’EX-6 e

Alger Centre classée

3 e après Annaba

et Mascara

Un taux de réussite de 89,74 % a été enregistré par la wilaya d’Alger Centre pour cette première session de l’exa- men d’entrée en 1 re année moyenne. Le taux de passage est fixé à 96,62 %, selon la Direction d’éducation de la wilaya du Centre qui occupe cette année la troisième place après la wilaya de Annaba, classée en tête de liste avec un taux de réussite de 90,62%, par contre la deuxième place revient à la wilaya de Mascara qui a enregistré 89,88% de reçus à l’exa- men. Une session de rattrapage est prévue pour regrouper les quelques candidats recalés qui saisiront à partir du 26 juin courant cette deuxième chance pour bénéficier d’une place pédagogique au collège.

Une première pour la Direction de l’éducation d’Alger Centre

Une première pour la Direction de l’éducation d’Alger Centre qui communique depuis mercredi soir les résultats d’entrée en première année moyenne à travers le site inter- net : www.edalgercentre.dz. Il y a lieu de noter que cette direction a lancé au cours de l’année un site de consultation des notes des élèves des établissements scolaire, à savoir ges- colar-dz.com qui permet aux parents d’élèves de suivre la scolarité de leurs enfants à travers internet. Cette nouvelle méthode permet, au jour le jour, d’accéder aux informations relatives à la vie d’un établissement à travers les NTIC. Sarah S.

Accès libre aux centres d'examen et de correction pour les syndicats et la presse

Les portes des centres d'examen et de correction du bacca- lauréat seront ouvertes aux syndicats du secteur de l'Education et à la presse pendant le déroulement des épreuves du baccalau- réat annonce-t-on dans un communiqué du ministère de l’Education nationale, parvenu jeudi dernier à notre rédaction. "En application des directives du ministère de l'Education natio- nale, l'Office national des examens et concours (ONEC) ouvrira à ses partenaires socioprofessionnels agréés et à la presse natio- nale les portes de ses 1.413 centres d'examen et de ses 49 centres de correction, en vue de leur permettre de s'enquérir, de visu et en toute transparence, de toutes les étapes liées à l'organisation et au suivi de cet examen", a précisé la même source.

Deux sujets au choix

Deux sujets au choix seront proposés aux candidats en plus d’une demi-heure supplémentaire accordée en sus du temps réglementaire de chaque épreuve. Une commission pédagogique indépendante composée de 32 inspecteurs de l'Education natio- nale dont les inspecteurs couvrent l'ensemble des matières ins- crites au baccalauréat a été également mise en place.

13 observateurs par centre d’examen

Pour donner davantage de crédibilité au Bac et pour « une meilleure transparence de l’épreuve», les responsables de l’Office national des examens et concours (Onec) comptent ren- forcer le nombre d’observateurs de 10 suppléants dans chaque centre d’examen, selon ces mêmes responsables cette décision facilitera la tâche aux chefs de centres dans l’accomplissement de leur mission et l’organisation de l’examen.

Les résultats du Bac annoncés exclusivement par voie d'affichage vers le 10 juillet

«Les résultats du baccalauréat session 2010-2011 seront annoncés vers le 10 juillet exclusivement par voie d'affichage ». Telle est la décision prise par le ministre de l’Education natio- nale. Le ministre persiste et signe "aucun opérateur de télépho- nie mobile ne sera sollicité pour cette tâche".

Des chiffres et des lettres

496.665

candidats inscrits

357.464

scolarisés, dont 134.635 garçons (37,66%) et 222.892

filles (62,34%).

1.622

candidats relevant des écoles privées.

4.396

candidats scolarisés de langue tamazight.

499

candidats étrangers.

148

candidats aux besoins spécifiques.

139.201 candidats libres, dont 76.261 garçons (54,78%) et 62.940 filles (45,22%).

1.923 candidats issus de centres de rééducation.

276 candidats issus de classes spéciales.

95

candidats libres de la langue tamazight.

55

candidats étrangers.

Le cout de l’examen dépasse les 2 milliards de dinars.

1.413 centres d’examen.

49 centres de correction.

9 centres d’accueil et de codage des copies.

Ph. : Nacéra

Nation

4

EL MOUDJAHID

19 e

JOUR DES CONSULTATIONS NATIONALES SUR LES RÉFORMES POLITIQUES

Le FLN pour un régime semi-présidentiel

la

Constitution, loi sur les

partis, code de l’infor-

mation… c’est un programme de réformes bien étoffé qu’a proposé jeudi dernier, le

doyen des partis politiques, le Front de libration nationale (FLN). En effet, accompagné d’une délégation de cinq cadres du bureau politique dont deux jeunes, un homme

et une femme (preuve que le

parti est en train de procéder à

une opération de rajeunisse-

ment de ses cadres), le secré- taire général du parti, M. Abdelaziz Belkhadem, a tenu

à préciser d’emblée, au cours

de la conférence de presse qui

a suivi sa rencontre avec les membres de l’Instance de

consultation, que les réformes initiées par le Président de la République, viennent «appro- fondir» le processus de concorde et de réconciliation nationale, ainsi que pour

« élargir les efforts de déve-

loppement entrepris dans le pays depuis 1999». Evoquant d’abord la ques- tion de la révision de la Constitution, il a annoncé qu’il s’était accordé avec les membres de l'Instance pour différer les propositions du FLN, afin, a-t-il précisé, «de permettre à la base du parti de s'exprimer sur la question et au comité central d'arrêter définitivement ces proposi- tions». M. Belkhadem qui a tenu à lire le document remis à l’Instance, a insisté sur la nécessité de promouvoir les droits et les libertés fonda- mentales à travers, « la mise en place du système de com- missaire de la République qui sera appelé à imposer le res- pect des droits de l'homme et des libertés de la part des ins- titutions de l'Etat, des collecti- vités locales et toute instance appelée à gérer un service public». Rappelant le fait que le FLN soutient la mise en place

R

évision

de

Ph. : Nacéra
Ph. : Nacéra

d'un système semi-présiden-

tiel, et que la désignation du Premier ministre se fasse à partir de la majorité parlemen- taire, son SG a expliqué néan- moins, qu’il fallait au préa- lable, définir les attributions du Président de la République et du Premier ministre, tout en

proposant que le président « ait des prérogatives plus importantes que celles que lui confère la Constitution actuel- le, telles la possibilité d'arbi- trer entre le gouvernement et le Parlement le changement du gouvernement et la disso- lution de l’APN». Et à l’instar de la majorité des personnalités et partis consultés, il optera pour le fait que « le Président doit détenir, seul, toutes les prérogatives de la politique étrangère, de la défense nationale et de la pro- tection de la Constitution ainsi que des constantes natio- nales ».

REPRÉSENTATIVITÉ DES FEMMES : LE FLN POUR LE SYSTÈME DES QUOTAS

Concernant la révision du code électoral, le FLN a dit appeler à la création d’une nouvelle structure nationale de prise en charge des élec- tions, «une structure indépen- dante et qui diffère entière- ment de la commission natio-

nale des élections » dira-t-il, avant de mettre en exergue le fait, qu’en matière de révision de la loi sur les partis poli- tiques, il faut élargir les règles garantissant la liberté d'ex- pression politique à travers les partis, dans le cadre d'une compétition pacifique et le recours à la justice pour tran- cher dans les conflits : « Nous estimons que l'autonomie financière et la non-allégean- ce ainsi que l'insoumission aux lobbies et groupes de pression, sont l'une des bases importantes qui doivent gui- der la gestion démocratique des partis politiques» a-t-il affirmé. Dans ce contexte, il évo- quera la question de la repré- sentativité des femmes au sein des assemblées élues, il demandera la promulgation d’une loi organique qui déli- mite la présence des femmes au sein de toutes les assem- blées élues, autour de 20 à 30%. Le mouvement associa- tif prendra lui aussi une large part de l’intervention de M. Belkhadem qui préconisera à cet effet que « les associations étant un élément essentiel de la démocratie participative, il faut les encourager, surtout celles qui ont un rôle à jouer sur le plan international ». Soulignant, en outre, la conviction de son parti de la nécessité de faire de la presse

nationale, le moteur de l'ac- tion de développement et de

modernisation de la société, il

a appelé à l'ouverture d'un

débat profond avec les profes- sionnels de ce métier et la

société civile.

UN CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA COMMUNICATION

Pour ce, le très dynamique

Belkhadem, dira que son parti

a proposé la création d’un

Conseil supérieur de la com- munication pour réguler ce secteur, et la création de mécanismes destinés à régu- ler le champ médiatique audiovisuel et confectionner les cahiers des charges. Tout en insistant sur la nécessité de dépénaliser les délits de presse, il a appelé à l'élaboration d'un statut parti- culier des journalistes «garan-

tissant les droits et les devoirs des professionnels de la pres- se », l'établissement d'une carte nationale professionnel-

le

et la consécration du droit

du

journaliste à un accès com-

plet à l'information.

Aussi, la création du poste

de porte-parole pour toutes les

instances et des institutions officielles serait une option pour le SG du FLN qui a évo- qué, par ailleurs, l'urgence de permettre aux journalistes de la nouvelle génération de créer des entreprises de presse par le biais de crédits ban- caires, réclamant en outre, le droit des professionnels de la presse à une partie des béné- fices des entreprises de presse

et aux rentrées publicitaires Enfin, pour mieux souli-

gner le fait que le système démocratique est ancré dans

la culture de son parti, il affir-

mera que les différentes pro- positions émises, seront pro- posées encore une fois à toutes les structures de la base, « pour enrichissement et révision, éventuellement». Amel Zemouri

L’ONM appelle à éviter toute exclusion contraire à la légalité

constitutionnelle

toute exclusion contraire à la légalité constitutionnelle Le secrétaire général de l'Organisation nationale des

Le secrétaire général de l'Organisation nationale des moudjahidine (ONM), M. Saïd Abadou a souli- gné, jeudi à Alger, l'impératif d'élaborer une approche stratégique exhaustive impliquant toutes les franges de la société en vue d'assurer l'avenir des générations montantes. "Chaque étape a ses propres procédures et approches dans le cadre du changement pacifique et efficace, et pour pouvoir construire l'avenir des générations montantes, nous estimons impérative une approche stratégique exhaustive impliquant toutes les franges de la société", a déclaré à la presse M. Abadou au sortir de sa réunion avec les membres de l'Instance des

consultations sur les réformes politiques. Pour le secrétaire général de l'ONM, la contribution de toutes les franges de la société peut être apportée par "l'élite active" sur la scène nationale "qui apportera une valeur ajoutée et des propositions prospectives concernant les questions nationales décisives". Il s'agit de "garantir" le succès des consultations et "d'éviter toute exclusion contraire à la légalité constitutionnelle et aux valeurs de démo- cratie, d'égalité et de libertés individuelle et collec- tive", a-t-il précisé ajoutant que ces mêmes valeurs "ont été largement véhiculées lors de notre glorieu- se guerre de libération et nous ont permis de vaincre l'arrogance des forces coloniales". Par ailleurs, M. Abadou a rappelé que le proces- sus démocratique en Algérie a été tranché depuis près de deux décennies "et la voie a été ouverte au

pluralisme politique, à la liberté de la presse, à la formation d'associations, à l'abolition des tribunaux spéciaux, à la levée de l'état d'urgence par le Président de la République et au respect des droits

de l'homme, et ce en dépit de la situation complexe qu'a connue le pays du fait du terrorisme". La démocratie ne saurait être atteinte sur une décision du sommet ou par une procédure administrative, elle ne l'est que si elle est ancrée en tant que cultu- re et pratique qui s'éloigne des idées et comporte- ments répandus au sein de la société, a-t-il conclu.

 

L’Etat démocratique

Les consultations politiques, qui se déroulent actuellement

à

l’initiative du Président de la République, confortent ce

dernier dans sa conviction que c’est à travers le dialogue et la concertation que les choses peuvent réellement avancées. L’Algérie vit une situation difficile qui est due à la conjonction de nombreux facteurs où ne sont absents, ni l’état actuel de l’environnement international et régional

dans lequel

évolue naturellement notre pays, ni l’aspiration

à

une meilleure et plus grande qualité de vie, souhaitée par

l’immense partie de la population. Il y a des attentes réelles en la matière. Le pouvoir instruit des expériences du passé, des insuffisances et des dysfonctionnements constatés dans le déploiement de la politique mise en œuvre dans ses différents segments, économique, institutionnel, social, culturel, fait droit aux revendications citoyennes en voulant ajuster ses stratégies. Les autorités politiques ne veulent se projeter d’ores et déjà dans l’avenir plus ou moins immédiat qu’après avoir écouté, recenser les propositions

multiples venant d’horizons politiques divers, et de la

société civile. C’est le sens donné au travail confié à la commission que

préside M. Bensalah appelé à restituer dans la fidélité, le ressenti de la classe politique, comme celui de diverses personnalités ou celles émargeant dans la société civile. Chacun aura constaté que l’appel le plus vaste a été lancé par les autorités politiques pour avoir un large spectre de participants aux discussions qui devront, à horizon plus ou moins proche, poser les jalons d’un Etat démocratique géré dans la transparence et associant le plus grand nombre dans les affaires de la cité. En finir avec la marginalisation des compétences, rendre aux institutions la plénitude de leurs attributions, les éloigner des aléas de la politique politicienne, tout relève d’un exercice auquel s’est astreint aujourd’hui le pouvoir

en essayant d’associer à cela, tout ce que le pays compte de bonnes volontés.

Tahar Mohamed Al Anouar

ILS SERONT REÇUS AUJOURD’HUI

Le HCI et des représentantes d’associations de femmes

L’Instance chargée des consultations nationales sur les réformes politiques continue sa mission de collecter les avis et les propositions des partis, des personnalités nationales ainsi que les représentants

de la société civile. Aujourd’hui, elle recevra des représentantes d’associations de femmes et le prési- dent du Haut Conseil Islamique (HCI).

Le RND rappelle ses propositions à Constantine

Le porte-parole du Rassemblement national démocra- tique (RND), M. Miloud Chorfi, a rappelé jeudi dernier à Constantine, les propositions émises par son parti lors de l’audience accordée à ses représentants par l’Instance de consultations sur les réformes poli- tiques. Animant une rencontre avec des cadres, des élus et des mili- tants du parti, le porte-parole du RND, qui a réitéré le soutien du RND à la démarche prônée par le Chef de l’Etat, a notamment rappelé la proposition du parti, s’agissant de

la révision de la loi sur les formations poli- tiques, "d’insérer une disposition de la Charte de réconciliation natio- nale, interdisant la création d’un parti poli- tique par des personnes ayant participé à des

actions terroristes". M. Chorfi a également fait état des suggestions liées à la nécessité de soumettre à la "prochaine Assemblée nationale", le projet de révision de la Constitution qui doit

le projet de révision de la Constitution qui doit faire l’objet, selon le RND, d’un "référen-

faire l’objet, selon le RND, d’un "référen- dum populaire une fois le texte de cette révision voté par le Parlement". Le porte- parole du RND a éga- lement évoqué d’autres points d’ac-

tualité dont, entre autres, "le rôle de l’élu dans le pro- cessus de développement national" et son devoir dans le suivi, sur le ter- rain, de tous les projets.

Le MSP pour des réformes globales et profondes

Le président du Mouvement pour la société de la paix (MSP), M. Bouguerra Soltani, a indiqué jeudi soir à El-Oued, que sa formation politique appelait à des réformes globales et profondes. M. Soltani, qui animait un meeting avec les cadres et élus de son parti à la maison de la culture, a affirmé que "le MSP appelle à aller vers des réformes globales et profondes, après la levée de l’état d’urgence, intervenue sur

une décision politique et non administrati- ve". Les conjonctures que l’Algérie a dû traverser "n’ont pas été faciles et ont été marquées par une situation d’état d’urgence, de luttes et d’expectative", a affirmé M. Bouguerra Soltani en estimant que "le prix à payer

M. Bouguerra Soltani en estimant que "le prix à payer pour ceux qui ont tourné le

pour ceux qui ont tourné le dos à l’initiati- ve des réformes devra être supporté par l’en- semble des Algériens". "L’Algérie demeure- ra une et unifiée", a souligné, néanmoins, le président du MSP, tout en émettant le sou- hait de voir "les réformes prônées par le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, aller à leur aboutissement". Dans ce contexte, M. Soltani a affirmé que son parti a suggéré de "recueillir les propo-

sitions formulées par l’ensemble des partici- pants aux consultations nationales, les leur soumettre une nouvelle fois pour révision, avant de les porter une nouvelle fois à l’Instance chargée de ces consultations".

Nation

5

EL MOUDJAHID

33 MINISTRES RÉPONDENT AUX PRÉOCCUPATIONS DES DÉPUTÉS

QUESTIONS ORALES À L’APN

L’APN a consacré la séance de jeudi aux questions orales. En tout quatre questions ont été adressées à trois ministres. Les interrogations des députés ont porté notamment sur la prise en charge des sites archéologiques dans la wilaya de M’sila, la vio- lence à l’égard des femmes, le droit des femmes divorcées qui ont la garde des enfants et enfin le développement rural dans la wilaya de Béjaïa.

141 SITES ARCHÉOLOGIQUES ET HISTORIQUES À M’SILA

141 SITES ARCHÉOLOGIQUES ET HISTORIQUES À M’SILA La ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, a

La ministre de la Culture, Mme Khalida Toumi, a affirmé devant les députés que la wilaya de M'sila recelait pas moins de 141 sites archéologiques et historiques dont 25 préhistoriques, 92 de l'époque ancienne, 5 monuments de la période islamique et 19 de l'époque moderne. La prise en charge de ce nombre impor- tant de monuments et sites «ne peut se faire que dans le cadre d'un programme à long terme, selon les moyens humains et maté- riels consacrés au secteur, tel que contenu dans le plan d'orientation des sites et monu- ments archéologiques et historiques 2009- 2025, adopté par le gouvernement», a indi- qué Mme Toumi, en réponse à une question du député Filali Ghouini, du mouvement El Islah. S'agissant de la protection légale de ces sites dans la wilaya de M'sila, la ministre a relevé l'existence de 9 monuments et sites classés, dont 7 classés en 2008 et 2009. Deux autres monuments avaient été clas- sés précédemment, a-t-elle dit, en l'occurren- ce la prison d'El Djorf, inscrite en 1999 sur la liste du patrimoine culturel national, et la Kalâa (citadelle) de Beni Hammad, classée en 1981 comme patrimoine universel. Mme Toumi a rappelé à cette occasion les efforts colossaux déployés pour la pré- servation des monuments et sites archéolo- giques et historiques dans la wilaya de M'sila, avançant comme preuve l'inscription sur la liste de l'inventaire additif des biens culturels, de 7 sites et monuments sur les 9 classés. Il s'agit notamment de la zaouia d'El Hamel, du site archéologique d'El Arais et de la Kalâa de Diab El Hillal.

PRÉSERVATION DE LA CITÉ ANTIQUE DE BOUSSAÂDA :

UNE ENVELOPPE DE CINQ MILLIONS DE DA

Concernant la restauration, la réfection et la revalorisation, Mme Toumi a précisé que le ministère avait inscrit dix opérations du genre avec une enveloppe globale de 365 millions de dinars. Parmi ces projets, Mme Toumi a cité les travaux d'urgence de la Kalâa de Beni Hammad pour un montant de 10 millions de dinars, au titre des travaux d'étude, et 50 mil- lions de dinars pour les travaux de réalisa- tion. La ministre a évoqué le projet d'élabo- ration d'un plan permanent de préservation et de restauration de la cité antique de Boussaâda, dont les travaux d'étude ont été évalués à 5 millions de dinars. Le manque d'ingénieurs restaurateurs en Algérie, dont le nombre ne dépasse pas 54, résidant tous à Alger et ses environs, à Béjaïa et à Tlemcen, a été relevé par la ministre. Pour pallier ce déficit, la ministre a annoncé l'ouverture, dès la prochaine rentrée universitaire, d'une école nationale de res- tauration, proposant d'accueillir des ingé- nieurs des wilayas qui enregistrent un manque dans ce domaine pour effectuer des stages de spécialisation.

Ph. : T. Rouabah
Ph. : T. Rouabah

VIOLENCE CONJUGALE :

L’INDICE GLOBAL A ATTEINT 15 %

VIOLENCE CONJUGALE : L’INDICE GLOBAL A ATTEINT 15 % La ministre déléguée chargée de la Famille

La ministre déléguée chargée de la Famille et de la Condition féminine, Mme Nouara Saadia Djaâfar, a souligné que l'indi- ce global de la violence conjugale a atteint 15 %, tandis que celui de la violence en milieu familial était de 17,4 %. Répondant à une question de la députée Karima Bennassib, du FLN, la ministre a indiqué que l'enquête effectuée en 2006 par les auto- rités concernées sur la violence à l'égard des femmes, a montré que l'indice global de la violence conjugale a atteint 15 %. La femme, a-t-elle ajouté, subit 30 % de violen- ce psychique, 19 % de violence verbale et 9,4 % de violence physique. S'agissant de la violence en milieu familial, Mme Djaâfar a fait savoir que la violence verbale représen- tait 16,1 %, la violence physique 5,2 % et la violence sexuelle 0,6 %, soit un indice glo- bal de violence de 17,4 % au sein de la famille algérienne. Evoquant le plan exécu- tif de la stratégie nationale de lutte contre la violence à l'égard des femmes, qui s'étend jusqu'à 2014, la ministre a cité les différentes lois nationales qui protègent les membres de la famille des diverses formes de violence et assurent un équilibre en matière de droits et obligations entre les époux. D'autres lois, a- t-elle ajouté, visent à sanctionner sévère- ment la violence volontaire, notamment si le coupable compte parmi les ascendants ou les descendants de la victime, ainsi que les actes d'atteinte aux mœurs et le harcèlement sexuel. L'enquête a montré que les femmes et les enfants sont les plus exposés à la vio- lence en milieu familial, a indiqué Mme Djaafar, précisant que ce phénomène est plus répandu chez les couples, les femmes divorcées et les veuves. Elle a, d'autre part, insisté sur l'importance de l'enseignement pour la femme, car, a-t-elle dit, la femme instruite est moins exposée à la violence.

DROIT DES FEMMES DIVORCÉES :

“LE LOGEMENT EST COMPRIS DANS LA PENSION”

Répondant à la question de la députée Salima Othmani, du FLN, sur le droit de la femme divorcée et celle qui a la garde des enfants de bénéficier d'un logement, Mme Djafaar a souligné que l'article 72 du code de la famille stipule qu'en cas de divorce, le père doit assurer un logement décent à la femme qui a la garde ou à défaut le louer. La femme ayant la garde est maintenue dans le domicile conjugal jusqu'à l'exécu- tion, par le père, de la décision judiciaire relative au logement, a ajouté la ministre, précisant que l'alternative au loyer est laissée à l'appréciation du juge pour la déterminer en fonction du revenu de l'époux. Pour les

personnes sans revenus, le juge définit le loyer de manière forfaitaire en tenant comp- te de la situation des deux conjoints et leurs conditions de vie, conformément à l'article 79 du code de la famille, a-t-elle ajouté. Conformément à l'article 78 du code de la famille, le logement est compris dans la pen- sion, et au cas où elle est lésée, l'épouse peut, après une année, demander la révision du jugement. Elle peut également utiliser tous les moyens pour prouver que son ex-mari est en mesure de payer. Elle a reconnu l'existen- ce de beaucoup de cas où les pères ne s'ac- quittent pas du versement du loyer du loge- ment, déclarant en substance : «Nous rece- vons beaucoup de plaintes dans ce sens, et nous essayons d'y remédier en collaboration avec le ministère de la Justice».

4 MILLIARDS DE DINARS POUR LE DÉVELOPPEMENT RURAL DE BÉJAÏA

DE DINARS POUR LE DÉVELOPPEMENT RURAL DE BÉJAÏA Le ministre de l'Agriculture et du Développement rural,

Le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, M. Rachid Benaissa, a affirmé jeudi que son département ministé- riel a mobilisé plus de 4 milliards de dinars pour le développement rural dans la wilaya

de Béjaïa, qui connaît une dynamique positi- ve en matière de réalisation de projets de proximité. M. Benaissa, qui répondait à une question d'un membre de l'Assemblée popu- laire nationale sur l'évaluation de la mise en œuvre de la politique de renouveau rural dans la wilaya de Béjaïa, a indiqué qu'outre les 1,4 milliard de dinars mobilisés au cours des deux dernières années, «de nouveaux contrats d'un montant de 1,1 milliard de dinars sont en cours de finalisation». M. Benaissa a ajouté dans ce sens qu'un mon- tant de 3,5 milliards de dinars a été débloqué dans le cadre du programme quinquennal (2014) et qui vient s'ajouter aux enveloppes financières allouées par les autres secteurs à cette wilaya, notamment celui de l'Intérieur et des Collectivités locales, qui consacre à cette wilaya le double de ce que lui consacre le secteur de l'Agriculture et du Développement rural. Dans l'objectif de rap- procher les mécanismes aux régions rurales, le ministre a souligné que le projet de loi de finances complémentaire (LFC) 2011 pré- voyait une nouvelle mesure qui confère aux conservateurs des forêts, au niveau de la wilaya, le pouvoir de gestion des fonds des- tinés au financement des projets locaux, tels le Fonds de développement rural et celui de la lutte contre la désertification, régis anté- rieurement par une décision du ministère, ce qui induisait un grand retard dans la réalisa- tion des projets locaux. Cette mesure «nous permettra de gagner du temps et d'agir avec efficacité», a dit, le représentant du gouvernement, ajoutant que l'objectif des contrats de gré à gré conclus avec l'entreprise algérienne de génie rural était l'accélération de la prise des décisions concernant la réalisation des projets de proximité de développement rural.

Les organisations d'avocats s'expriment sur le projet de loi relatif à leur profession

L a Commission des

administratives et des

libertés de l'Assemblée populaire nationale (APN) a tenu jeudi dernier une réunion avec les organisa- tions d'avocats en l'occur- rence l'Union nationale des organisations d'avocats algériens et les bâtonniers régionaux qui se sont expri-

més sur le projet de loi rela- tive à la profession d'avocat,

a indiqué un communiqué

de l'APN. Lors de cette réunion présidée par M. Hocine Khaldoune, président de la Commission, les représen- tants des avocats étaient unanimes à dire que ce pro-

jet de loi "vise à préserver le droit de défense garanti par l'article 151 de la Constitution ainsi que par les chartes et pactes interna- tionaux relatifs aux droits de l'homme auxquels a adhéré l'Algérie", souligne le com- muniqué. Les représentants des avocats ont estimé que

ce projet de loi visait égale-

ment à préserver le droit de

affaires juridiques et

défense "vu l'importance particulière que revêt cet aspect et sa relation étroite avec les libertés indivi- duelles et les droits de l'homme. Il représente éga- lement l'une des garanties pour les personnes au sein de l'Etat de droit pour lequel œuvre tout un chacun dans le cadre des réformes annoncées par le Président de la République, notam- ment la réforme de la justi-

ce. Ils ont par ailleurs souli- gné la nécessité de préserver les acquis de la profession en tant que profession libé- rale et indépendante afin de permettre aux avocats d'exercer leur profession noble de défense des droits des justiciables dans le cadre d'une justice équitable où la défense constitue un élément de base. Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, M. Tayeb Belaïz avait pré- senté mercredi dernier devant la Commission des

affaires juridiques et admi- nistratives et des libertés de

l'APN, le projet de loi por- tant organisation de la pro- fession d'avocat.

La commission des finances examine les amendements au projet de LFC 2011

La commission des finances et du budget de l'Assemblée populaire nationale (APN) s'est réunie jeudi, sous la présidence de M. Mohamed Kenai et en présence de M. Karim Djoudi, ministre des Finances, afin d'examiner les amendements proposés au projet de Loi de finances complémentaire (LFC) 2011, a indiqué un commu- niqué de l'APN. La commission a exami- né, lors de la réunion, les trente-quatre amendements proposés au projet de LFC 2011 et qui ont été soumis par le bureau de l'APN à la commission ad hoc car rem- plissant les conditions de forme, a précisé le commu- niqué.

Nation APRÈS DE LONGUES NÉGOCIATIONS

Les postiers bénéficient d’une augmentation de 30 %

6

EL MOUDJAHID

RENCONTRE RÉGIONALE DE LA COORDINATION NATIONALE DES ENFANTS DE CHOUHADA

«Le Président de la République est sincère» déclare Khaled Bounedjma

«N ous avons compris et saisi la sincérité de la démarche. Ces consultations visent l’édifi-

cation d’institutions solides, l’édification d’un véritable Etat de droit, un Etat

d’avenir ». C’est en ces termes que M. Khaled Bounedjma, président de la Coordination nationale des enfants de chouhada, est revenu jeudi dernier à Ain- Defla sur l’audience que lui a consacrée l’Instance chargée des réformes poli- tiques l’avant-veille. Dans une rencontre régionale abritée par la salle de cinéma Doui de Ain-Defla-Ville, M. Bounedjma s’est étalé longuement sur cette ren- contre, soulignant « le sérieux de ce dia- logue et la sincérité du Président de la République de le faire aboutir ». Et d’in- former l’assistance qu’il a été également question de la vision de la CNEC et des préoccupations des enfants de chouhada. Des préoccupations qu’il qualifie de légi- times, arguant en cela que la fidélité au serment de Novembre et au serment prêté aux chouhada signifie le respect des droits de leurs enfants. «Nous n’avons pas investi la rue, ni causé de troubles », a-t-il ajouté tout en rendant hommage aux membres de la coordination des quatre coins du pays qui ont tenu à répondre présent « malgré une pluie battante pour revendiquer leurs droits le 22 mai dernier », car, devait-il expliquer, « à la différence de ceux qui manifestent pour une augmentation de salaire, nous, nous revendiquons notre histoire et notre dignité ». A. M. A.

ORAN Intérêt sud- africain manifeste pour le tourisme et la formation

L’ Ambassadeur de la République d’Afrique du Sud en Algérie, M. Joseph Kotane et la délégation qui

l'accompagne, en séjour à Oran, ont mani-

festé un intérêt pour la promotion de la coopération et du partenariat dans plu- sieurs domaines, notamment dans le touris- me et la formation en management por- tuaire.

A la direction du tourisme, le diplomate

sud africain a insisté sur les voies et moyens à réunir pour promouvoir le touris- me entre Oran et Durban, tout en se décla- rant "satisfait" de l'accueil qui lui a été réservé dans la capitale de l'ouest algérien. Evoquant le protocole de jumelage et de coopération entre ces deux villes, signé il y

a quatre années, il a réitéré son "soutien à la promotion et au raffermissement des liens entre les communautés d'affaires bilaté- rales.

Il a également soutenu que "la coopéra-

tion peut être élargie à d'autres créneaux dont ceux de l'huile d'olive et des vins. Un partenariat commercial a été propo- sé entre la Chambre de commerce et d’in- dustrie de l'Oranie (CCIO) et celle de la ville de Durban, afin de promouvoir la coopération entre les opérateurs écono- miques des deux pays. L'ambassade de la République d’Afrique du Sud en Algérie a promis de transmettre les conclusions de sa visite à Oran aux autorités de la ville de Durban, a- t-il souligné en qualifiant de "succès" cette visite entamée mercredi.

L’augmentation s’étalera sur 3 étapes. 20% à partir du 1er juillet, 5% en janvier 2012 et 5 % en juillet 2012.

L e mouvement de protestations enclen- ché par les travailleurs d’Algérie Poste qui a duré plus d’une semaine,

connaît une issue heureuse dans la mesure où un accord a été signé jeudi soir entre Algérie Poste et la fédération des travailleurs des

postes et des technologies de l’information et de la communication, portant sur une aug- mentation de 30% du salaire de base et la révision du régime indemnitaire. Cet accord

a été signé par le D.G. d’Algérie Poste, M.

Omar Zerarka et le secrétaire général de la fédération des travailleurs des postes et des technologies de l’information et de la com- munication, M. Omar Tchoulak, sous l’égide du ministre en charge du secteur, M. Moussa Benhamadi. La revalorisation des salaires des person-

nels de la Poste n’est pas « conjoncturelle »,

a affirmé M. Benhamadi. Elle est le fruit

d’un travail de longue haleine mené par des groupes de travail conjoints (Algérie Poste et fédération), installés depuis plusieurs semaines, à l’effet de prendre en charge et faire aboutir les préoccupations soulevées par la fédération MPTIC, relatives à la situa-

tion socioprofessionnelle des travailleurs de l’entreprise. Au terme de la réunion qui a regroupé le secrétaire national de l’UGTA, chargé des conflits sociaux, le secrétaire général de la fédération, des membres du bureau fédéral, le président du conseil d’administration et le D.G. d’Algérie Poste, décision est prise afin de procéder à une augmentation du salaire de base qui va s’étaler sur trois étapes, soit une augmentation de 20% à partir du premier juillet 2011, une augmentation de 5% à par- tir de janvier 2012 et une augmentation de 5% à compter du mois de juillet 2012. L’accord prévoit le relèvement et plafonne- ment de l’IEP de 64% à 68% ainsi que la révision du régime indemnitaire à travers l’augmentation de la prime de panier à 350 DA par jour, de la prime de transport de 1.000 DA à 2.700 DA, la prime de caisse au profit des guichetiers est portée à 2.000 DA, la prime de caissier principal à 4.000 DA, la prime de caissier à 2.500 DA, la prime de responsabilité fixée à 2.000 DA, la prime de nuisance augmentée de 50%. On note aussi l’augmentation de la prime

de risque de l’agent convoyeur et du chauf- feur de convoi de fonds qui est fixée à 3.000 DA, la prime de comptable à 2.500 DA, et la prime de comptable principal à 4.000 DA. L’accord a débouché sur d’autres mesures, dont le maintien de l’indemnité de zone, selon le barème en vigueur, le disposi- tif de l’avancement horizontal dans la carriè- re professionnelle, le dispositif de la promo- tion, la révision de la nomenclature des postes de travail, le repositionnement des personnels dans les fonctions réellement exercées. Les parties en négociations ont convenu de la mise en place d’un plan d’éva- luation visant à revaloriser les objectifs de

l’entreprise, à l’effet d’accroître ses chiffres d’affaires, de diversifier ses produits et de renforcer le service public, développer ses compétences à travers des plans de forma- tion. Il est utile de rappeler que la cohésion entre les deux parties et leur identité de vue quant à la situation actuelle d’Algérie Poste, son avenir en tant qu’entité de service public,

a permis que les travaux aient pu être ache-

vés avant les délais impartis initialement. M. B.

COOPÉRATION

ALGÉRIE-RUSSIE

Des relations historiques

U ne délégation conduite par le wali de Annaba se rendra le 14 juillet pro- chain à Ekaterinbourg, en Russie, où

se tiendra la deuxième édition de l’Exposition internationale d’Oural et le forum d’innovations « INNOPROM 2011 », le grand rendez-vous qui vise, au-delà des opportunités d’affaires, à faire connaître le potentiel d’innovation des régions russes ainsi que les technologies de pointe. L’information émane du consulat général de Russie à Annaba en marge des préparatifs de la célébration demain (dimanche) de la Fête nationale de Russie. Entre l’Algérie et la Russie, les relations qui se sont tissées dès le commencement de la lutte de libération nationale sont qualifiées, à juste titre, d’his- toriques. Les deux pays, qui célébreront l’an- née prochaine le 50 e anniversaire de l’éta- blissement de leurs relations diplomatiques, ne ménagent aucun effort pour booster la politique d’amitié et de coopération basée sur des consultations politiques régulières et une coopération économique redynamisée à chaque opportunité. La dynamique qui a

marqué les rapports avec l’ex-URSS, puis avec la Russie, a abouti, faut-il le souligner avec force, à la signature d’un accord de par- tenariat stratégique à l’occasion de la visite du Président Abdelaziz Bouteflika en Russie en avril 2010. L’accord fut le premier du genre que la Russie ait jamais signé avec un pays arabe ou africain. Quatre sommets de très haut niveau ont jalonné les relations entre les deux pays durant la décennie écou- lée, qui a aussi vu les échanges et les visites s’intensifier. Rappelons que le Président Vladimir Poutine a effectué en 2006 une visite à Alger, la première du genre pour un Chef d’Etat russe depuis 44 ans de relations entre l’Algérie et l’ex-Union soviétique. Ce voyage avait été sanctionné par la création d’un conseil d’affaires algéro-russe et le ren- forcement des relations entre les Chambres de commerce et d’industrie des deux pays. Sonatrach et les sociétés russes Gazprom et Loukoil et Souyouzganef avaient signé un mémorandum d’entente. La visite officielle à Alger, le 6 octobre 2010, de Dmitri Medvedev, Président de la Fédération de

HABITAT

Les nouvelles instructions liées aux logements promotionnels aidés, un “simple retour à la logique”

Russie, s’est traduite par la signature d’un accord de coopération dans le domaine du transport maritime et par celle de cinq mémorandums d’entente en matière de nor- malisation, de coopération diplomatique, et de la sphère économique, ainsi que dans le domaine énergétique. La déclaration com- mune avait mis en exergue une large conver- gence de vues en matière de politique inter- nationale. Le 22 mars 2011, le Président Bouteflika a reçu M. Serguei Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Fédérations de Russie. La coopération algé- ro-russe est engagée dans une voie multisec-

torielle. Toutefois, les échanges ne se hissent pas encore à la hauteur des aspirations des deux Etats. La Fédération de Russie a parti- cipé aux 13 éditions du Salon international du bâtiment, des matériaux de construction et des travaux publics pour marquer sa pré- sence sur le marché national. La coopération militaire et celle énergétique se développent,

à la satisfaction des deux parties. S. Lamari

L es récentes instructions et arrêtés

œuvre des programmes de logements

promotionnels aidés (LPA) ne constituent qu’un "simple retour à la logique", a indiqué, jeudi à Constantine , le directeur général de

l’habitat et de la construction au ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, Mohamed Tahar Boukhari. Intervenant au cours d’une journée d’étude sur cette formule d’habitat,

il a affirmé que l’intégration de l’administra-

tion dans les différentes phases de réalisa- tion de ce type de logement est un véritable "garde- fou" devant permettre de rompre avec toutes les formes de dépassements enre- gistrés jusque-là dans l’exécution de ces programmes. "L’Algérie a même accusé du retard pour redresser le marché de ce type de logement resté pendant longtemps entre les mains de certains promoteurs immobiliers qui n’ont pas hésité à dicter arbitrairement leurs lois et à remettre du n’importe quoi aux bénéficiaires", a souligné M. Boukhari, assurant que "la récréation est bel et bien finie". L’administration devra désormais superviser le chantier de réalisation de ce type de logement, de la phase de désignation des assiettes jusqu’au choix des entreprises de réalisation et la désignation des souscrip- teurs ouvrant droit à cette formule destinée aux citoyens dont le revenu ne leur permet

interministériels relatifs à la mise en

pas de bénéficier d’un logement social, a-t- il encore souligné. La reprise en main, par l’administration, des leviers de commande de la gestion de ce dossier est un "pas posi- tif" devant assurer une meilleure prise en charge des préoccupations des citoyens, demandeurs de ce type de logement, tout en préservant les droits des promoteurs immo- biliers, a en outre indiqué le même interve- nant. Il a ajouté, dans ce contexte, que la mise en œuvre de cette nouvelle formule de gestion sera "bénéfique pour les promoteurs immobiliers professionnels, et certainement dévastatrice pour les bricoleurs". Les facili- tations mises en place par l’Etat pour la conduite de ces programmes doivent en pre- mier lieu profiter aux citoyens, a ajouté M. Boukhari faisant part d’un programme de réalisation de 500.000 LPA retenu au titre du plan quinquennal 2010-2014. Le directeur général du Fonds de garantie et de caution mutuelle de la promotion immobilière a indiqué, pour sa part, que les nouvelles dis- positions régissant l’activité du promoteur immobilier sont considérées comme une "garantie" à même de préserver les droits des promoteurs qui agissent en profession- nels et qui respectent les coûts et les délais. Selon ce responsable, il sera procédé à l’établissement de contrat de vente sur plan avant tout paiement par l’acquéreur. Cela

permettra, a-t-il dit, "davantage de transpa- rence et d’efficacité dans l’exécution des tra- vaux". Il a également rappelé que l’apport initial pour cette formule, qui était de 50 % du temps de la formule du LSP (logement social participatif), passe désormais à 10% et souligné que le LPA est destiné aux postu- lants éligibles à une aide frontale fixée à 700.000 dinars ou à 400.000 dinars, selon les revenus de chacun. Le directeur général de la CNL (Caisse nationale du logement) a annoncé, de son côté, que le dossier à four- nir pour bénéficier de l’aide de la CNL a été "considérablement allégé" avec l’élimination de la fourniture des attestations de la CNAS, de la CASNOS ainsi que du certificat néga- tif, tandis que le directeur général-adjoint du Crédit populaire d’Algérie (CPA) a souligné qu’il sera procédé, dans la wilaya de Constantine, à la mobilisation de 3 milliards de Dinars au titre des crédits pour la réalisa- tion de 15.000 LPA inscrits au profit de cette wilaya. Dans son intervention, le wali de Constantine a appelé les promoteurs immo- biliers à adhérer pleinement à ce programme qui ne constitue que le début d’un long pro- cessus de réalisation de près de 60.000 loge- ments, tous segments confondus, retenus au titre de l’actuel quinquennat au profit de cette wilaya.

Vendredi 10 - Samedi 11 Juin 2011

Nation

7

EL MOUDJAHID

BIOTECHNOLOGIE

Signature d'un protocole d'accord algéro-américain

Ph. : Billel
Ph. : Billel

L' Algérie et les Etats-Unis ont

cole d'accord dans le domai-

ne de la biotechnologie et de la pro- duction de médicaments, susceptible d'ouvrir la voie à l'Algérie pour qu'el- le devienne à terme un important pôle régional dans ce domaine. A l'instar de Singapour, en Asie et de l'Irlande, en Europe, l'Algérie pour- rait être, dans un avenir plus ou moins proche, le pôle de l'industrie biophar- maceutique pour le Moyen-Orient et l'ensemble de l'Afrique. "Avec ce partenariat, nous entrons dans une ère nouvelle et nous pouvons dire que nous en avons terminé avec le bricolage", a déclaré à la presse le ministre de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière, M. Djamel Ould Abbès, à l'issue de la cérémonie de signature, qui s'est déroulée en présence du ministre de l'Industrie, de la PME et de la promo- tion de l'Investissement, M. Mohamed Benmeradi. Il a précisé que l'Algérie "offrait toutes les garanties et les pos- sibilités aux grandes firmes pour venir investir", soulignant que les Américains, avant d'opter pour l'Algérie, avaient étudié la situation du pays "économiquement et politique- ment" mais aussi les moyens humains, matériels et financiers dont il dispose. Pour M. Ould Abbès, une autre atout

signé jeudi à Alger, un proto-

réside dans la situation géographique de l'Algérie, "aux portes de l'Europe et, dans le même temps, portail de l'Afrique". Les géants américains du médicament, avec onze firmes, "n'ont pas choisi l'Algérie par hasard, car ils sont conscients de l'intérêt qu'ils ont en investissant dans le pays", qui pos- sède des avantages intrinsèques et comparatifs lui "permettant de deve- nir le pôle de l'industrie biopharma- ceutique dans la région", a relevé le ministre. M. Ould Abbès a annoncé en outre que le travail "commencera, dès la semaine prochaine, dans la ville de Sidi Abdallah (Alger) qui accueillera le pôle, et un comité de pilotage y sera élu". Pour sa part, le président du Conseil d'affaires algéro-américain (USABC), le D r Smaïl Chikhoune, a expliqué que cette nouvelle coopéra- tion avait pour objectif de stimuler l'industrie pharmaceutique en Algérie et "principalement d'en faire de l'Algérie le prochain Singapour", à savoir un "pôle attractif en matière de recherche et développement et d'inno- vation dans l'industrie pharmaceu- tique". Comme c'était le cas pour Singapour, devenir un pôle biotechno- logique ensuite une référence en la matière ne se fait qu'à travers "beau- coup de dialogue et de concertations" entre partenaires, a-t-il observé. "Le

souhait des Américains est que l'Algérie devienne le pôle d'excellence et la destination pour la région Afrique et Moyen-Orient en ce qui concerne la recherche dans la pharmaceutique et la biopharmaceutique", a-t-il dit. M. Chikhoune a également affirmé qu'une commission devrait être instal- lée dès la semaine prochaine pour "dialoguer directement et passer à l'action et aller dans les détails". Le ministre de l'Industrie, de la PME et de la promotion de l'Investissement, M. Benmeradi avait indiqué mercredi au Forum Santé Algérie-USA 2011 que les Américains avaient "évalué le marché algérien et ont fini par le considérer comme le futur Singapour de la région". Il a ainsi invité les acteurs de la filière pharmaceutique et biopharmaceutique étrangère, notam- ment américaine, à explorer les mon- tages en partenariat pouvant être rapi- dement mis en oeuvre en Algérie et générer des richesses et des avantages mutuellement bénéfiques. L'Algérie, qui importe presque les trois quarts de ses besoins en médica- ments pour près de 2 milliards de dol- lars par an quelque, tente de réduire la facture d'importation de produits phar- maceutiques en augmentant progressi- vement la part de la production inté- rieure de médicaments. APS

COLLOQUE AFRICAIN SUR LES ARCHIVES

Appel à la création d'un fonds de développement des archives en Afrique

Les participants au colloque afri- cain sur les archives tenu à Alger les 7 et 8 juin, sur le thème «Les archives entre traditions et moderni- té», ont appelé à la création d'un fonds de développement des archives en Afrique. A la fin des tra- vaux, les participants ont recomman- dé à l'Union africaine de mobiliser tous les mécanismes nécessaires pour mettre en place ce fonds, avec la participation de plusieurs pays africains, et qui vise le développe- ment des archives dans ces pays,

notamment ceux ayant été colonisés. Les directeurs des centres africains des archives ont appelé à mettre au point une base juridique à même de permettre une gestion moderne des archives et au renforcement de la coopération Sud-Sud entre les pro- fessionnels des archives, et l'encou- ragement de la collaboration entre pays africains pour la récupération des archives, ainsi que l'échange de moyens et d'expériences. Ils ont, d'autre part, appelé le Conseil inter- national des archives à consacrer un

espace aux activités du groupe Afrique, en application des recom- mandations des travaux de la confé- rence de CITRA en Espagne. Les Archives nationales avaient organisé un colloque avec la participation de représentants de plusieurs pays afri- cains qui ont débattu un certain nombre de thèmes dont «Les archives africaines de l'oral au vir- tuel», «Les archives à l’ère des mutations » et «Les archives au ser- vice de l'Administration».

RÉALISATION DE LA NOUVELLE VILLE DE HASSI MESSAOUD

Ouverture, demain des offres techniques et financières

L' ouverture des plis techniques et financiers relatifs à la finalisation des études d'aménagement et d'urbanisme de la nouvelle ville de Hassi Messaoud (Ouargla) se tiendra

demain prochain à Alger, indique jeudi un communiqué de l'orga- nisme chargé du projet. Les bureaux d'études sélectionnés devront exécuter 5 missions, à savoir, la finalisation des études prélimi- naires d'aménagement et d'urbanisme de la ville et du plan d'amé- nagement général de la ville, l'Etablissement de la nouvelle ville de Hassi Messaoud (EVNH). Il s'agit également d'effectuer l'étude de l'avant-projet détaillé (APD) des voiries et réseaux divers (VRD) de la ville et de la zone d'activités logistique et enfin l'élaboration du plan de mise en œuvre du projet et des plans d'occupation des sols (POS), précise-t-on. Lancé en avril dernier, ce projet s'adresse exclusivement aux bureaux d'études agréés ayant au moins 10 ans d'expérience dans le domaine de l'aménagement urbain. Les sou- missionnaires ayant participé à l'élaboration des études d'avant- projet sommaire du plan d'aménagement de cette ville pétrolière ne peuvent pas participer au projet prévu dans le plus grand champ pétrolier du pays. D'un coût global de 6 milliards de dollars, le pro- jet de cette nouvelle ville sera réalisé dans un délai de 96 mois (8 ans) dont 16 mois pour les travaux d'engineering. Le projet de cette ville nouvelle couvre une superficie de 4.483 hectares, dont 2.044 ha de périmètre d'urbanisation, 1.161 ha inclus dans le péri- mètre d'extension future, un "îlot énergie", s'étendant sur 858 ha, qui constituera le quartier général des compagnies pétrolières opé- rant sur les champs pétroliers avoisinants, ainsi que 313 ha de péri- mètres de protection de la nouvelle ville et 965 ha de périmètre de la zone d'activité logistique, selon les données techniques fournies sur le projet. Il comportera, outre les programmes d'habitat, la réa- lisation d'immeubles administratifs, d'instituts universitaires, de centres de formation, de recherche et de développement, des infra- structures, équipements et établissements du sport et de la jeunes- se, et des lieux et centres de culte. Par ailleurs, ce projet devra démarrer dans "près de deux ans", après la finalisation des études, avait indiqué le ministre de l'Energie et des Mines, M.Youcef Yousfi en mai dernier. Le futur Hassi Messaoud sera une ville moderne, qui alliera développement durable, avec un recours rela- tivement important à l'énergie solaire, modernité, esthétique, res- pect de l'environnement et valorisation du cachet architectural local, avait-t-il jouté.

TLEMCEN

Saisie de 594 kg de kif traité depuis le début de l'année

L es services de la gendar- merie nationale de la wilaya de Tlemcen ont

saisi 594 kg et kif traité et 8.538 comprimés de psychotropes, depuis le début de l'année en cours, a-t-on appris du com- mandant du groupement de wilaya de ce corps. Le même responsable a indiqué, en marge des journées "Portes ouvertes sur la gendarmerie nationale", organisées du 9 au 11 juin à la maison de la culture Abd El Kader Alloua de Tlemcen que "la saisie de cette importante quantité de drogue au cours d'une quarantaine d'opérations, a été accompagnée par l'interpel- lation d'une cinquantaine de per- sonnes, dont 33 ont été placées sous mandat dépôt. Les services de la gendarmerie nationale ont également procédé, durant la même période, à la saisie de 315.228 litres de gasoil, 4.590

litres d'essence, 4.590 car- touches de cigarettes et 199 quintaux de cuivre, ainsi que d'autres marchandises telles que des téléphones portables, des effets vestimentaires et des fruits et légumes. La cérémonie d'ou- verture de cette manifestation d'information qui s'est déroulée en présence de responsables locaux et de nombreux citoyens, qui ont notamment pu découvrir les missions des brigades canines en charge de la recherche et de la détection des drogues, des armes et des minu- tions et explosifs. Différents équipements techniques et scientifiques modernes utilisés par la gendarmerie nationale dans la lutte contre la criminali- té, le maintien de l'ordre public et la circulation routière ont été exposés lors de cette manifesta- tion.

JUSTICE

Rapt de touristes étrangers de 2003 : l'affaire d'un des auteurs reportée à la prochaine session criminelle

L' affaire de Djermane Kamel, bras droit de Abderrezak "El Para", impliqué dans l'enlèvement de tou-

ristes étrangers en 2003, a été ajournée jeudi par le tribunal criminel près la cour d'Alger à la prochaine session criminelle. Le rapt de

quinze touristes étrangers, dont dix de natio- nalité allemande, est survenu en février 2003 dans le Sahara algérien, près des frontières avec le Mali. Le président du Tribunal crimi- nel Halali Taib a décidé de ce renvoi en rai- son de l'absence de l'avocat de l'accusé, à savoir M e Khanouf Hadria. La défense de Djermane Kamel avait révélé auparavant à la presse qu'elle exigeait

la présence de Abderrezak "El Para" au pro- cès de son client pour être entendu en tant que témoin dans cette affaire. Dans ce contexte, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, avait déclaré que Saifi Amar dit Abderrezak El Para se trouvait "en détention" en vertu des dispositions de l'ordonnance présidentielle relative à la levée de l'état d'urgence, ajoutant que son affaire était désormais entre "les mains de la justice". Le 23 mai 2009, le tribunal criminel avait déjà condamné à la perpétuité par contumace, dans la même affaire, les accusés Gouaz Lakhdar, Allouane Imad Abdelouahab Ahmed (Yéménite) et Sahraoui Nabil, alors que l'affaire de l'accusé Djermane Kamel

avait été renvoyée. Selon l'arrêt de renvoi, les services de sécurité libyenne ont livré en date du 14 juillet 2007 aux services de sécurité nationale le terroriste Djermane Kamel, alias "Billal" dit "Abou Abdeldjalil", qui avait été remis aux services de sécurité libyenne par le mouvement tchadien pour la démocratie et la justice. L'accusé Djermane Kamel avait reconnu, au cours de l'enquête préliminaire et de l'instruction judiciaire, avoir participé à plusieurs opérations terroristes (actes de sabotage et assassinats) depuis son adhésion, en 1993, au groupe salafiste pour la prédica- tion et le combat (GSPC) et avoir effectué de nombreux déplacements entre les phalanges et les groupes de l'organisation terroriste.

Le prévenu avait également reconnu que le groupe de Abderrezak "El Para", dont il fai- sait partie, a dressé une embuscade dans la région d'Illizi aux propriétaires de sociétés implantées au Sahara, au cours de laquelle les terroristes ont enlevé plusieurs ressortissants étrangers et se sont emparés d'appareils GPS et de sommes d'argent en monnaie européen- ne (euro). Il a, par ailleurs, reconnu qu'après les négociations par radio entre "El Para" et le wali de Gao (Mali), 14 otages ont été libé- rés moyennant une rançon de 5 millions d'eu- ros que "El Para" a utilisée pour l'achat d'armes.

Economie NOUVELLES MESURES DE CRÉATION DE MICRO-ENTREPRISES

Un engouement à la mesure des espoirs des plus jeunes

9

EL MOUDJAHID

CONFÉRENCE SUR LE PARTENARIAT ALGÉRO-FRANÇAIS LE 14 JUIN À PARIS

Les communautés d’affaires s’impliquent

L e Lobby ELMA (Economic Lobbying of Mediterraneans from Algeria) et Le MOCI

organisent une conférence sur le partenariat entre les acteurs écono- miques algériens et français, sous le titre de : « Quelles formes de coopération pour un échange gagnant/gagnant entre sociétés françaises et algériennes ? » ELMA est un regroupement de profession- nels et de chefs d’entreprises qui cherchent à développer le commer- ce international entre l’Algérie et les pays méditerranéens. Chaque année, ELMA rassemble les acteurs de premier plan de l’écono- mie Euro-méditerranéenne afin de mener des actions communes. Ce regroupement intervient également au sein de diverses institutions pour faciliter les activités écono- miques des entreprises membres grâce à son rôle de lobby influent. L’objectif de cette conférence, en plus d’être une rencontre entre hommes d’affaires algériens et français, est de dresser un portrait objectif des formes de coopération économiques possibles et béné- fiques à tous. Ce débat s’inscrit dans le cadre d’un rapprochement économique entre l’Algérie et la France, dont les jalons ont été mis en place à l’occasion, notamment du Forum d’affaires algéro-français qui s’est réuni récemment à Alger. Les deux initiateurs et organisa- teurs de cette rencontre ont pour but commun d’impulser et de faci- liter les relations entre les chefs d’entreprise algériens et français. Il s’agit aussi de créer des liens de rapprochement entre les commu- nautés d’affaires des deux pays. Les intervenants sont des patrons et experts de l’entrepreneuriat en Méditerranée, à l’instar de Issad Rebrab, P-DG du Groupe Cevital, Mounir Gaouar, Président de Coffega International, Samir Hadj Ali, expert-comptable, associé Exécutif Mazars en Algérie, Hocine Metidji, P-DG des Moulins Metidji et vice-président du Forum des Chefs d’Entreprises, Jean- Marie Cavada, député européen, M e Moundji Maoui, avocat en droit des affaires, Gilles Dabezies, direc- teur de la Direction des actions et de la Coopération internationales (CCIP). La Conférence Algérie est prévue pour le 14 juin 2011 à partir de 18 h, aux Salons de la maison des Arts et Métiers à Paris.

L es différents dispositifs de micro-crédit suscitent un vrai engouement des jeunes Algériens désirant bénéficier de

projets correspondant à leurs aspirations et leurs compétences conformément aux mesures décidées récemment par le Président de la République. Pour la mise en oeuvre des mesures de facilitations auxquelles a appelé le Chef de l'Etat lors du conseil des ministres du 22 février dernier, les parties en charge du finan- cement de micro-projets et de l'emploi de jeunes, oeuvrent à la mise en place de méca- nismes visant à alléger les charges aux béné- ficiaires de micro-crédits et les accompagner à concrétiser leurs projets. Ainsi, la réponse des jeunes à ces mesures s'est traduite notam- ment dans leur engouement depuis leur annonce à travers les médias, vers les agences d'emploi de jeunes réparties à travers le terri- toire national afin de s'enquérir sur les modes d'octroi de crédit leur permettant de monter leurs micro-entreprises et sortir du cercle du

chômage. Les jeunes, nombreux à se dépê- cher avec leur dossiers vers l'Agence natio- nale de gestion du micro-crédit (ANGEM), la Caisse nationale d'assurance chômage (CNAC), l'Agence nationale de soutien à l'emploi de jeunes (ANSEJ) et l'Agence nationale de l'emploi (ANEM), étaient una- nimes à dire que ces facilités leur ouvraient de grandes perspectives. Mohamed (47ans), de Belcourt compte réaliser un projet de transport de marchan- dises.Il a besoin d'une aide financière pour l'acquisition d'un véhicule utilitaire, et pour ce faire, il a déposé son dossier au niveau de la CNAC profitant de la décision de baisse, une décision dont il se félicité au demeurant, de l'apport personnel du candidat. Ces facili- tés constituent, pour Mohamed, une lueur d'espoir pour les jeunes qui voyaient leur avenir d'un oeil incertain, notamment ceux ayant déposé des dossiers au niveau de ces agences depuis des années et n'ont eu aucune suite. Pour sa part, Kachou Rachid (49 ans)

est revenu sur les obstacles qu'il a rencontrés et la durée, pas moins de deux mois, que doit prendre le traitement de son dossier. Saliha (46 ans), mère de famille (8 enfants) est venue, toute contente, déposer son dossier auprès de la même agence pour monter un petit atelier de confection. Pour elle, la réussi- te de son entreprise permettrait de sortir sa famille de la pauvreté. L'une des annexes de l'agence qui se situe aux Halles centrales (Belcourt), enregistre une grande affluence les jours de réception, notamment des jeunes universitaires en quête d'un emploi dans leur spécialité. Ces derniers ne divergent pas sur l'allègement des mesures relatives au traitement des dossiers et la réponse qui ne tarde plus comme dans le passé. De son côté, l'ANGEM a annoncé que les jeunes lanceront prochainement leurs projets selon les nouvelles mesures et conformément au décret présidentiel 11-113 définissant les modes de gestion du micro-crédit.

EFFETS DU CHANGEMENT CLIMATIQUE SUR LES DISPONIBILITÉS EN EAU POUR L'AGRICULTURE

Les ripostes de la FAO

L e changement climatique aura des impacts majeurs sur les disponibili- tés en eau pour l'agriculture au cours

des prochaines décennies, selon un rapport de la FAO, publié jeudi passé à Rome, pro- posant aux décideurs des ripostes à ces effets. Le rapport intitulé "Changement cli- matique, eau et sécurité alimentaire", fait état notamment de "la réduction du débit des rivières et du rechargement en eau des aquifères en région Méditerranée et dans les zones semi-arides des Amériques, d'Australie et d'Afrique australe, régions qui souffrent déjà de stress hydrique", sous l'ef-

fet du changement climatique. En Asie, de vastes zones de terres irriguées, qui tablent sur les glaciers de haute montagne et sur la fonte des neiges pour leur approvisionne- ment en eau, seront également touchées, tandis que les deltas densément peuplés seront exposés à un cocktail de risques:

réduction des flux d'eau, augmentation de la salinité, montée du niveau des mers, prédit le rapport. D'autres impacts supplémentaires sont prévus, notamment, l'accélération du cycle hydrologique de la planète, une plus grande fréquence des sécheresses et des inonda-

tions tandis que certaines zones de la planè- te où l'eau est déjà limitée deviendraient encore plus sèches et plus chaudes. Pour atténuer ces impacts négatifs, les décideurs sont encouragés à "développer les eaux souterraines disponibles", selon le rap- port. Parmi les ripostes à ces effets, le rap- port de la FAO, appelle les décideurs natio- naux, les autorités régionales et locales des bassins versants et les agriculteurs, à accor- der "une attention particulière" à l'améliora- tion de la capacité des pays à mettre en œuvre des systèmes efficaces de "comptabi- lité de l'eau".

ANNABA

Appel à la relance du rôle des femmes chefs d'entreprises

L es participants au forum des

insisté jeudi passé à Annaba sur

"l'impérative relance du rôle des femmes chefs d'entreprises dans le développement économique". Le directeur général de l'Agence nationa- le de développement de l'investisse- ment (ANDI) a affirmé, lors de l'ou- verture de la rencontre, que les femmes entrepreneurs qui se sont affirmées dans le monde des affaires, en Algérie, sont appelées à "tirer avantage de l'environnement incitatif mis en place par les autorités publiques pour réaliser une percée plus significative". M. Abdelkrim Mansouri a également relevé que les facilités mises en place, à la faveur

des récentes mesures décidées par le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, ainsi que les décisions adoptées lors de la dernière tripartite "sont à même d'encourager le renforcement des rangs des femmes chefs d'entreprises activant dans les divers secteurs générateurs de richesses". Il a toutefois estimé à 6% seule- ment le taux de l'investissement au féminin, à 15% le taux des PME créées par des femmes et à 60% celui des crédits ANGEM (Agence natio- nale de gestion du micro-crédit) ayant financé des investissements féminins, notamment de femmes au foyer.

femmes entrepreneurs ont

DEUX FORUMS D'AFFAIRES ALGÉRO-AMÉRICAINS AVANT LA FIN D'ANNÉE EN ALGÉRIE

Agroalimentaire et TIC au menu

Deux forums d'affaires algéro-américains sur les technologies de l'information et de la communication (TIC) et sur les industries agroalimentaires (IAA) seront organisés en Algérie avant la fin de l'année, annonce jeudi à Alger M. Smaïl Chikhoune, président du Conseil d'affaires algéro-américain. "Dans le but de booster davantage la coopé- ration économique entre l'Algérie et les Etats- Unis, un forum d'affaires sur les TIC sera orga- nisé à Alger en septembre prochain, et sera suivi par un autre sur les industries agroalimen- taires", a indiqué M. Smaïl Chikhoune dans une

déclaration à l'APS en marge du premier Forum algéro-américain de la santé et de l'industrie pharmaceutique, ouvert mercredi dans la ban- lieue d'Alger. Interrogé sur le contenu du protocole d'ac- cord qui sera signé jeudi dans l'après-midi entre les ministères de l'Industrie et de la Santé et des groupes pharmaceutiques américains, M. Chikhoune a expliqué, sans donner de détails, qu"il vise à faire en Algérie énormément de recherche et de développement dans le domai- ne de la biotechnologie et du pharmaceutique".

Devoir de

vigilance

L a crise sanitaire que traverse actuelle- ment l’Europe, et singulièrement l’Allemagne, n’a pas laissé indiffé-

rentes les autorités politiques algériennes, qui par la voix du ministre de l’Agriculture, le Dr Rachid Benaissa, a fait savoir que la situation était suivie de très près, s’agissant de l’épidé- mie mortelle qui sévit en Europe, dont on rap- pelle qu’elle est provoquée par la bactérie “Eceh” apparue à la fin du mois de mai der- nier dans des produits agricoles frais. L’Algérie s’accorde, à travers les mesures de sauvegarde prises, un devoir de vigilance tout en tenant à rassurer la population en précisant qu’aucun cas précis n’est encore signalé dans notre pays. Mondialisation oblige, l’intensité dans la circulation des biens et des services à travers le monde, celle des personnes, tout cela fait qu’aucune nation ne peut se dire totalement préservée où épargnée quand une crise de quelque nature que ce soit est là, présente. La présente crise sanitaire a amené notre pays à réagir rapidement. C’est le cas aussi de ceux qui se trouvent dans le voisinage de

l’Europe ou qui commercent avec elle. La Russie vient d’interdire l’importation de pro- duits frais en provenance de la zone géogra- phique incriminée. Il y a seulement quelques jours a été célé- brée la journée mondiale de l’Environnement. Faut-il rappeler alors que la crise sanitaire actuelle est le fait de la pollution générée par l’activité humaine qui prend de notre temps des formes plus nombreuses et peut-être plus graves que par le passé. Pollution biologique, pollution chimique qui s’attaque pour cette dernière aux produits alimentaires. Selon des experts de la FAO, l’activité humaine a créée 2000 substances nocives contaminatrices des aliments : métaux lourds, résidus de pesti- cides, additifs volontaires associés aux ali- ments depuis que les découvertes scienti- fiques ont rendu possible l’utilisation de nom- breuses substances chimiques par les indus- tries alimentaires. Cela rappelle que dans notre pays beaucoup reste à faire en matière d’hygiène et de sécurité à travers tout ce qui s’écoule sur nos marchés, de ce qui est impor- té, de la surveillance aux frontières, des

contrôles qui demeurent toujours très insuffi- sants, de l’absence d’association de protection des consommations ou de leur manifestation dans la vie de tous les jours, la justice aussi qui n’est pas toujours en phase, quand il s’agit de dire le droit en la matière. Nous sommes à la veille de l’arrivée des grosses chaleurs, pour cause d’été, et tout ce que cela suppose comme accidents sanitaires potentiels qu’il convient de savoir éviter. C’est en cette période caniculaire, que nous accueillerons le mois sacré de Ramadhan, période accueillie avec beaucoup de ferveur par le citoyen, mais que les spécu- lateurs de tous bords exploitent impunément en installant la rapine et les excès qui vont avec. C’est l’occasion où beaucoup s’improvi- sent en “vendeurs” de n’importe quoi dans une sorte de libertinage sur le plan commer- cial qui ne rencontre que peu de résistances mettant à rude épreuve les nerfs du consom- mateur. Souvent sa santé et toujours son porte- monnaie.

T. M. A.

Société

10

EL MOUDJAHID

AFFAIRE DE DÉTOURNEMENT À LA BADR DE BIRKHADEM

Des peines de 2 à 7 ans de prison requises

Le parquet général près la cour d'Alger a requis mercredi soir, des peines allant de deux à sept ans de prison ferme contre les 9 ex-cadres de la BADR et du groupe DIGIMEX, impliqués dans l'affaire de détournement en 2005, d'une somme de 12 milliards de dinars de l'Agence BADR de Birkhadem (Alger). Ainsi, le procureur général a requis 7 ans de prison ferme contre Boukhari Hamou directeur régional de la BADR, Benkharfisse Lakhdar chargé de la compensation à la BADR, Saai Mustapha directeur adjoint de l'agence BADR de Birkhadem et Zidoune Youcef gérant du groupe DIGIMEX. Il a également requis des peines de deux ans de prison ferme contre les cinq autres inculpés, à savoir Ouahrani Sid Ahmed, chef de service caisse à l'agence BADR de Birkhadem, Zahi Réda, Bouabdallah Messaoud, Gassasse Boualem et Bouamra Rabah, tous propriétaires de sociétés fictives. En date du 18 novembre 2006, le tribunal de première instance de Bir-Mourad Raïs avait condamné ces 9 inculpés à des peines allant de 2 à 8 ans de prison ferme. Ce jugement confirmé par la Cour d'appel d'Alger avait fait l'objet d'un pourvoi en cassa- tion devant la Cour suprême qui a décidé de ren- voyer l'affaire devant la même Cour pour être rejugée. Selon l'arrêt de renvoi, les services de sécurité avaient reçu une plainte de la direction de la BADR sur l'existence d'opérations "dou- teuses" au niveau de l'Agence de Birkhadem et de la direction générale au profit du groupe DIGIMEX et ses trois sociétés spécialisées, selon le groupe, dans l'importation et l'exporta- tion de céréales. Le détournement des fonds s'est effectué par le biais de lettres de change et de chèques fictifs au profit des trois sociétés inexistantes sans qu'aucune transaction com- merciale n'ait été réalisée. Ces sociétés ont également bénéficié de plu- sieurs crédits, certains octroyés sans dossiers ou garanties effectives et légales. La cour doit rendre son verdict dans cette affaire le 22 juin prochain.

GENDARMERIE

NATIONALE

Saisie de kif et de fusils de chasse

Les gendarmes des wilayas d’Oran, de Guelma et de Laghouat ont mis la main sur quatre fusils de chasse et interpellé sept per- sonnes détentrices de ces armes, précise la cel- lule de communication du commandement de la gendarmerie nationale. En effet, les gendarmes des brigades d’Es-Sénia et d’Aïn Beida relevant du groupement d’Oran, effectuant une patrouille le long de la RN.02A, ont appréhendé deux per- sonnes en possession de deux fusils de chasse avec 36 cartouches de calibres 16 et 12, ces armes étaient détenues illégalement. Alors qu’à Medjez Sfa (Guelma), et agissant sur renseignements, les gendarmes de la brigade ont interpellé 4 personnes à bord de deux véhi- cules, en stationnement en bordure de la com- mune de ladite commune, en possession d’un fusil de chasse. Tandis que les gendarmes de la Brigade d’Oued Morra (Laghouat), ont récupéré un fusil de chasse et arrêté une personne, ajou- tera la même source. Dans un autre registre, les représentants de la loi ont saisi 14 kilogrammes de kif traité. Selon notre source, les gendarmes de la bri- gade d’Oued Cheham (Guelma), en barrage de police de la route sur la RN 16, ont appréhendé une personne voyageant à bord d’un taxi, en possession de près 3 kilogrammes de kif traité. Egalement, les gardes-frontières de la gendar- merie nationale de Tlemcen, ont découvert 12 kilogrammes de kif traité, transportée à dos d’une bête de somme, abandonnée par des nar- cotrafiquants.

M. M.

SELON L’INSPECTION GÉNÉRALE DU TRAVAIL

Le phénomène du travail des enfants "quasi-inexistant" en Algérie

L e phénomène du tra- vail des enfants est "quasi-inexistant" en

Algérie, selon une enquête menée en 2010 par les ser- vices de l'Inspection généra- le du travail (IGT), relevant du ministère du travail, de l'emploi et de la sécurité sociale. L'enquête qui a concerné un échantillon de 11.660 salariés, révèle que 29 enfants de moins de 16 ans travaillent dans le secteur privé soit 24% de l'échan- tillon sondé, a précisé l'ins- pecteur général du travail et président de la commission nationale intersectorielle de prévention contre le travail des enfants, M. Mohamed Benkrama, dans une déclara- tion à la presse à la veille de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le travail des enfants, coïnci- dant avec le 12 juin. Ces enfants sont employés dans le secteur privé notamment dans les prestations à l'instar des salons de thé, des ateliers pri- vés d'artisanat et des coopé- ratives agricoles familiales. Les services de l'IGT ont également mené une enquête, entre les 13 octobre et 4 novembre, au niveau d'un nombre d'exploitations agri- coles dans les fermes de la Mitidja, qui a révélé l'emploi de 6 enfants en dessous de l'age légal du travail sur 85 employés dans ces exploita- tions, a-t-il souligné. Ces chiffres confirment que la situation du travail des enfants "n'est pas inquiétan- te", a-t-il estimé, affirmant que l'Algérie "n'est pas du tout concernée par les pires formes du travail des

pas du tout concernée par les pires formes du travail des enfants". Certains cas du travail

enfants". Certains cas du travail des enfants en Algérie sont enregistrés essentiellement en milieu familial dans les régions rurales notamment dans la production agricole, a-t-il noté. Le responsable a relevé certains cas d'enfants qui tra- vaillent pour leur propre compte, souvent afin d'aider leurs familles, ce qui nécessi- te, selon lui, la conjugaison des efforts de tous en vue de sensibiliser aux risques de ce phénomène, ses effets néga- tifs sur la scolarité des enfants et leur exposition à différents fléaux. Le ministère veille à par- tir du rôle central de l'IGT dans le contrôle de l'applica- tion des textes de loi en matière de respect de l'age légal du travail et en général en matière d'emploi, à l'amé-

lioration des performances de l'IGT, à travers l'introduction de réformes pour moderniser cette institution et dévelop- per ses moyens humains et matériels, a encore indiqué M. Benkrama. L'inspecteur général a passé en revue les différents mécanismes, mis en place par l'Algérie dans le domaine de la prévention contre le tra- vail des enfants, et reposant sur le respect des conven- tions et traités internationaux de protection des droits des enfants. L'intérêt de l'Algérie pour la question transparaît dans sa législation du travail qui interdit l'emploi des enfants âgés de moins de 16 ans sauf dans les cas qui entrent dans le cadre des contrats d'ap- prentissage qui exigent une autorisation du tuteur légal. Cette législation interdit

aussi le recours à des tra- vailleurs mineurs dans des travaux dépassant leurs capacités, dangereux ou présentant un risque. En vertu des législa- tions relatives à l'éducation et la formation, l'Algérie applique le principe de l'enseignement obligatoire pour tous les enfants âgés entre 6 et 16 ans, a-t-il sou- ligné. Le responsable a évo- qué d'autres programmes nationaux de prévention contre le travail des enfants qui s'ajoutent aux mesures nationales réglementaires et législatives de lutte contre ce phénomène. M. Benkrama a, en outre, présenté les grandes lignes des mesures de pré- vention et de sensibilisa- tion arrêtées par la com- mission intersectorielle de prévention et de lutte contre le travail des enfants, lors de sa dernière réunion en mai. Créée en 2003, la commis- sion intersectorielle de pré- vention et de lutte contre le travail des enfants, qui comp- te des représentants de plu- sieurs départements ministé- riels et de l'Union générale des travailleurs algériens, arrête les mesures néces- saires pour lutter contre le travail des enfants. A l'échelle mondiale, l'Organisation internationale du travail (OIT) a révélé dans son rapport 2010 que 215 millions d'enfants dans le monde étaient victimes des "pires formes" du travail des enfants mettant en danger leur développement mental, physique et émotionnel et qu'un (01) enfant sur quatre (04) travaillait en Afrique.

LUTTE CONTRE LA CRIMINALITÉ URBAINE À ALGER

La police mène plusieurs opérations

D ans le cadre du pro- gramme d’action de lutte contre la crimi-

nalité urbaine, plusieurs opérations de police ont été dirigées par les services de police des 48 sûretés de Wilaya appuyés par des élé- ments de la sécurité publique et forces des unités républicaines de sécurité, indique la cellule de com- munication de la Direction générale de la sûreté natio- nale. Au cours de ces opéra- tions, 9398 interventions ont été opérées, entre rafles, déscentes, contrôles d’iden-

tités, et examens de situation qui se sont soldés par l’interpellation de 66280 personnes, dont 362 sous le coup de mandats de justice Le restant est poursuivi pour les chefs d’inculpation se répartissant entre

: 269 pour détention d’armes prohi- bée, 364 pour détention et usage de stu- péfiants et substances psychotropes, 238 pour séjour irrégulier et immigration illégale et 684 pour d’autres infractions, telles qu’ivresse publique manifeste, vols en état de flagrance, et vente de boissons alcoolisées sans autorisation. Ces résultats ont permis de renforcer le sentiment de sécurité auprès de la population et d’apporter un coup dur à

auprès de la population et d’apporter un coup dur à la criminalité sous toutes ses formes,

la criminalité sous toutes ses formes, ajoutera notre source. Aussi, dans le cadre de la lutte contre le trafic des stupéfiants, les services de la sûreté de wilaya d’Alger ont réussi, durant le mois d’avril dernier, le déman- tèlement de 08 réseaux liés au trafic des drogues en tout genre (Cannabis, psy- chotrope et drogue dure), sévissant dans certains quartiers d’Alger. Par ailleurs, 33 autres affaires ayant trait à la déten- tion et consommation ont été traitées, mettant en cause 62 individus, dont 56 placés sous mandat par la justice. Suite au démantèlement de ces réseaux, les enquêteurs ont mis la main sur plus de 3 kilogrammes de résine de

cannabis, 13 grammes d’hé- roïne, 39 grammes de crack et 463 comprimés de psy- chotrope. En matière d’activités anti-criminalité, les investi- gations ont donné lieu à la résolution d’une affaire d’as- sassinat et une autre affaire de coups et blessures volon- taires ayant entrainé la mort, ainsi que le traitement de trois affaires de vol qualifié dont un avec séquestration, impliquant 15 individus parmi lesquels 8 ont été mis sous mandat de dépôt. Les éléments de la sûreté de wilaya d’Alger ont réussi

également à mettre hors d’état de nuire plusieurs associations de malfaiteurs et la récupération de 13 véhicules, un engin de travaux publics et une moto faisant l’objet de recherche. Les différentes opérations menées dans la capitale ont permis le contrôle de 963 véhicules (8 ont été mis à la dis- position des arrondissements compé- tents pour divers infractions) et l’inter- pellation de 1043 individus suspects (38 ont été déférés par devant la justice, 28 ont été écroués pour divers délits notamment la détention de stupéfiants, le port d’arme prohibé, création d’un lieu de débauche, ainsi que pour immi- gration clandestine). M.Mendaci

Société

11

EL MOUDJAHID

ENQUÊTE
ENQUÊTE

L’inquiétude de l’Association des diabétiques de la wilaya d’Alger

Une erreur, encore tenterions- nous d’accuser certains laboratoires et autres fabricants de médicaments qui ne cessent ces derniers temps de semer l’inquiétude au sein des malades. C’est le cas récemment avec les diabétiques qui ont été secoués par une histoire de faux dosage du médicament « Glucophage », même si le fabricant, en l’occurrence Novartis relative la chose et assure par la voix de ses res- ponsables qu’il ne s’agit que d’une erreur d’impression sur l’emballage du médicament. Ce qui a été confir- mé du reste par le ministère de la Santé, qui assure dans la foulée que le lot incriminé, au nombre de 400 boîtes, a été retiré de toutes les offi- cines. Concernée de près par cette histoire, l’Association des diabé- tiques de la wilaya d’Alger, qui compte quelque 30.000 adhérents, déplore cette énième bourde et fait remarquer par le biais de son pre- mier responsable que les erreurs tou- chent curieusement beaucoup plus les médicaments liés au diabète. Fayçal Ouhadda, qui préside l’asso- ciation après la disparition de son oncle, regrette en effet les agisse- ments de certains «opportunistes» qui parasitent autour de ce secteur et profitent, selon lui, de la « détresse » des diabétiques. « Il ne faut pas oublier que le diabète représente la deuxième maladie en Algérie, après l’hypertension artérielle, ce qui explique l’intérêt porté en direction des diabétiques, mais parfois au détriment de leur santé par la faute de cercles maffieux qui sont prêts à tout pour s’enrichir », explique le président de l’Association des diabé- tiques de la wilaya d’Alger qui rap- pelle à ce propos le triste épisode « d’Accu Chek », les lancettes de gly- cémie contrefaites en Chine et ven- dues illégalement en Algérie. Pour revenir au médicament du « Glucophage », Fayçal Ouhadda affirme que son Association avise directement les diabétiques par dif- férents canaux, notamment les médias et ce, à chaque fois qu’il y a anomalie. «C’est le cas, cette fois aussi, avec le Glucophage et Dieu merci, toutes les boîtes ont été reti- rées du marché », se félicite-t-il. S. A. M.

RETRAIT DU GLUCOPHAGE DU MARCHÉ

Le laboratoire de contrôle LNCPP rassure

Une erreur d’impression mentionnant 500 mg au lieu de 850 mg.

C’ est la troisième fois depuis le début de l’année en cours consom-
C’ est la troisième fois
depuis le
début
de
l’année en
cours
consom-

qu’une alerte de retrait du marché de médicaments mis en circula- tion est lancée par le ministère de la Santé. Même si les risques d’un éventuel danger sur les patients à la consommation de ces produits pharmaceutiques sont vite écartés, il n’en demeure pas moins que la panique née à l’issue de ces alertes n’est nullement rationnelle et l’anomalie est vite transformée en danger de mort. Le médicament incriminé cette fois-ci est encore un produit destiné aux diabétiques. Il s’agit du GLUCO- PHAGE, un produit indispensable pour les malades chroniques devant être pris quotidiennement. Dès l’annonce du retrait des pharmacies de ce médica- ment déjà distribué et l’alarme déclen- chée par certains laboratoires et autres dis- tributeurs quant à un éventuel surdosage du principe actif, l’inquiétude et l’appré- hension se sont emparées des patients, et la polémique sur la gravité de l’erreur constatée a provoqué le rejet de la

mation du médicament mis sur le mar- ché. Le Laboratoire de con-trôle des pro- duits pharmaceutiques (LCPP) dépendant du ministère de la Santé rassure. L’anomalie constatée récemment sur le médicament GLUCOPHAGE ne présente aucun danger pour la santé du patient l’ayant consommé. Le Professeur Mansouri, directeur du

LNCPP, indique que l’anomalie constatée est une erreur d’im- pression sur près de 360 boîtes sur un lot total de 18 000, sur lesquelles le taux de dosage a été tronqué . Donc au lieu de mentionner un dosage de 850 g, les indications des boîtes incri- minées mentionnent un dosage de 500 g. M. Mansouri précise qu’il s’agit là d’une erreur de vide ligne intervenue en fin de condi- tionnement mais rassure en confirmant que tous les compo- sants du produit ainsi que son dosage sont tout à fait conformes. Le directeur du LNCPP informe par ailleurs que sa structure a été destinataire d’un lot conforme, raison pour laquelle le laboratoire de contrô- le n’a relevé aucune anomalie. Rappelons que la mise sur le marché de tout médicament pro- duit chez nous ou importé par des laboratoires privés est subordonnée à l’avis du LNCPP. Ce laboratoire contrôle plus de 20.000 produits pharmaceutiques et le taux contrôlé qui s’avère être non conforme est aujourd’hui de 0,01 % alors qu’il était en 1996 de 4 % . Pour ce qui est du GLUCO- PHAGE, M. Mansouri tient à affirmer que l’alerte a été donnée par le labo- ratoire importateur lui-même, en l’occur- rence NOVA Pharm, qui a procédé dès la constatation de l’anomalie à un retrait volontaire du médicament le 16 janvier dernier. L’instruction du ministère adres- sée aux directeurs de la santé de toutes les wilayas pour retirer des pharmacies le pro- duit incriminé est venue entériner l’action déjà initiée par NOVA Pharm. Farida Larbi

NOVAPHARM EXPLIQUE

« Il n’y a pas eu erreur de dosage mais d’impression »

L es diabétiques ont passé, il y a moins de deux semaines, un mau- vais quart d’heure. Une panique

générale s’était en effet emparée de cette catégorie de malades, notamment ceux traités au Glucophage 850 mg qui remar- quent que sur le film aluminium couvrant le produit qu’ils avaient l’habitude de prendre, il était écrit noir sur blanc « Glucophage 500 mg », alors que sur la boîte, il était indiqué le même produit mais pour un dosage supérieur, soit le 850 mg. Cet incident, rapporté en fait par un quo- tidien national, telle une traînée de poudre ne tardera pas à parvenir à bon nombre de diabétiques et le bouche-à- oreille se char- gera du reste, donnant libre cours à toutes formes de supputations et d’interprétations

les plus folles, allant jusqu’au boycott des « précieuses » capsules par certains malades, afin d’éviter d’éventuelles com-

plications. Il faut dire que l’article publié par le journal en question, qui évoque car- rément l’erreur de dosage, a fait nourrir davantage ce doute, voire cette peur qui s’est vite transformée en scepticisme pour les uns et réticence ou carrément absten- tion pour les autres. Cette « malencontreuse » erreur d’im- pression, comme tiennent à le souligner le directeur de l’administration ainsi que la directrice de la réglementation de NOVA- PHARM, qui intervient moins d’un mois après le scandale des faux lecteurs de gly- cémie commercialisés sur le marché natio- nal qui avait à l’époque défrayé la chro- nique, n’a fait qu’accentuer cette panique chez le malade chronique, contraint quoti- diennement de se piquer ou encore d’in- gurgiter des médicaments pour soulager une douleur ou traiter les symptômes de telle ou telle pathologie.

Pour revenir au Glucophage 850 mg, les deux responsables de la Sarl NOVA- PHARM, partenaire de l’entreprise mère allemande, spécialisée dans l’importation, la production et la distribution des produits pharmaceutiques, le produit est conforme aux normes mondialement reconnues, reje- tant en bloc les allégations contenues dans le même article. Il tiendra ainsi à rassurer les malades soumis à ce traitement, avant de poursuivre que cette erreur, commise par l’équipe de nuit, au niveau de l’usine de Koléa, concernait seulement un lot de 400 boîtes, mises sur le marché en décembre 2010. Le directeur de l’adminis- tration et la directrice de la réglementation rappelleront par la même occasion que leur entreprise a procédé, en janvier 2011, au retrait de ce lot, c'est-à-dire avant la réception du courrier de la tutelle, qui leur a été adressé et qui faisait état plutôt d’er-

reur d’impression mais pas de dosage. « La différence est de taille », estiment-ils. Cet incident, aussi minime soit-il, n’est pas spécifique à NOVAPHARM. Cet incident, ainsi que l’introduction sur le marché algérien de matériel médical non authentique, écoulé à des prix déri- soires, révèle aujourd’hui un dysfonction- nement criant dans ce créneau vital, d’au- tant qu’une instance de contrôle du médi- cament existe et se charge de vérifier la conformité du médicament avant sa mise sur le marché. La guerre des laboratoires se confirme. Où se situe la faille ? Y a-t-il réellement danger pour la santé du malade? Autant de questions qui taraudent l’esprit du commun des Algériens qui ne sait plus désormais s’il est censé faire con-fiance à son pharmacien ou aux laboratoi-res médi- caux.

Samia D.

Monde

EL MOUDJAHID

13

La Norvège décide de mettre fin à ses opérations en Libye

Norvège décide de mettre fin à ses opérations en Libye à Bruxelles, leur intention de poursuivre

à Bruxelles, leur intention de

poursuivre les opérations mili- taires en Libye "aussi longtemps que nécessaire". De son côté, le secrétaire américain à la Défense, Robert Gates, a mis en garde les alliés occidentaux de l'Otan contre leur manque d'investissements militaires et de volonté politique, soulignant que les "lacunes" relevées en Libye pourrait "compromettre" l'efficacité de la mission. Alors que l'Otan s'obstine à poursuivre ses opérations, l'envoyé spécial du président russe et haut représentant du Kremlin pour l'Afrique, Mikhaïl Marguelov, a annoncé sa décision de se rendre

à Tripoli dans de brefs délais

pour y rencontrer des membres du gouvernement libyen.

"Je prépare actuellement un

voyage à Tripoli", a déclaré M. Marguelov lors d'un conférence de presse à Moscou, après avoir rencontré à Benghazi des diri-

geants du Conseil national de transition (CNT, représentant les rebelles), présidé par Moustapha Abdeljalil. Le médiateur russe a précisé ne pas prévoir dans l'immédiat de rencontrer le dirigeant libyen Maamar El-Gueddafi, mais son Premier ministre et son ministre des Affaires étrangères. Lors de sa dernière visite à Benghazi, l'envoyé spécial russe a affirmé que rébellion en Libye était prête au dialogue avec le régime, en précisant toutefois que les rebelles ont rejeté toute possibilité de dialogue avec un membre de la famille d'El Gueddafi, exigeant toujours le départ du leader libyen.

Dans le cadre des efforts diplomatiques, le secrétaire général l'Organisation de la Conférence islamique (OCI) Ekmeleddin Ihsanoglu a réitéré le soutien de l'OCI à une solu- tion politique en Libye qui res- pecte "les aspirations du peuple

SYRIE

Des milliers de personnes manifestent dans le pays

Des milliers de personnes ont mani- festé hier à travers le territoire syrien notamment dans la capitale Damas, a rap- porté la télévision d'Etat syrienne. Les manifestants se sont rassemblés dans les rues des les villes de Damas, Homs, Al-Boukamal et Deir el-Zhour. Cette journée a été surnommée par les protestataires de "Vendredi des tribus". D'autres médias, citant des témoins, ont rapporté que les forces de sécurité syriennes ont ouvert le feu en direction des manifestants antigouvernementaux à Homs, sans toutefois faire état de vic- times. Par ailleurs, plus de 8.000 manifes- tants ont défilé dans la journée après la prière du vendredi dans trois localités à majorité kurde dans le nord du pays, selon des militants des droits de l'homme. Plus de 3.000 autres ont défilé à Qamichli, à 700 km au nord-est de Damas, plus de 4.000 à Amouda (à 20 km de Qamichli) et plus de 1.000 à Ras al- Aïn. La Syrie est en proie depuis la mi- mars à des manifestations anti-gouverne- mentales émaillées de violences. Le gou- vernement syrien a annoncé une série de mesures visant à apaiser la tension dans le pays.

Soudan

L’armée reprend le contrôle du Kordofan- Sud

L' armée reprend le contrôle de l'Etat pétrolier du Kordofan- Sud, dans le centre du Soudan,

en proie à des combats depuis plusieurs jours avec des forces sudistes, a assuré jeudi le président soudanais Omar el- Béchir. "La situation au Kordofan-Sud est sous le contrôle des forces armées soudanaises qui sont actuellement en train de nettoyer la région de ce qui reste de rebelles", a-t-il déclaré, cité par l'agence officielle Suna. Tard mercredi soir, le principal conseiller présidentiel, Nafie Ali Nafie, a déclaré, selon la Suna, que le Parti du congrès national (NCP, au pouvoir), avait donné "toute liberté" aux forces armées pour reprendre le contrôle du Kordofan-Sud. Les Nations unies ont pour leur part indiqué jeudi que les combats qui se déroulent depuis cinq jours dans cet Etat avaient continué de s'étendre. "Il y a encore eu des combats aujourd'hui à Kadugli (la capitale du Kordofan-Sud) et ils se sont étendus à d'autres endroits, notamment Kauda et Talodi", deux villes de l'est de l'Etat, a déclaré Kouider Zerrouk, un porte-parole de la mission de l'Onu au Soudan (Minus), sans don- ner de détails sur des victimes. Le Kordofan-Sud, seul Etat pétrolier du Nord, se trouve à la frontière avec le Sud-Soudan et a été un champ de bataille pendant la guerre civile entre nordistes et sudistes (1983-2005). Alors que le Sud-Soudan doit devenir indépen- dant le 9 juillet, des élections locales controversées en mai ont contribué à la

montée des tensions dans le Kordofan- Sud. Le gouverneur sortant Ahmed Haroun, poulain du parti du président Omar el-Béchir recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre au Darfour, a battu le gouverneur adjoint de la province, Abdelaziz al- Hilou, numéro deux de la branche Nord du SPLM, le parti au pouvoir au Sud- Soudan. Mardi, les Etats-Unis ont appelé à la fin "immédiate" des vio- lences au Kordofan-Sud, et pressé les dirigeants soudanais de "se rencontrer immédiatement pour résoudre ces ques- tions pacifiquement et rapidement".

L a Norvège a annoncé hier qu'elle mettra fin à partir du 1 er août prochain à sa

participation aux opérations de l'Otan en Libye, alors que l'en- voyé du président russe est attendu dans les prochains jours dans la capitale libyenne Tripoli pour y rencontrer des officiels libyens. Dans un communiqué repro- duit par des médias, le ministère norvégien de la Défense a indi- qué que "le gouvernement a décidé de prolonger la contribu- tion aérienne norvégienne avec jusqu'à quatre avions de combat F-16 jusqu'au 1 er août 2011. Après quoi, la mission prendra fin". "Nous devons pouvoir compter sur nos alliés pour qu'ils comprennent que la Norvège, avec une armée de l'air limitée, ne peut pas maintenir une grosse contribution aérienne pendant beaucoup de temps", a affirmé la ministre de la Défense, Grete Faremo, citée dans le texte. Cette annonce intervient alors que les ministres de la Défense des pays membres de l'Otan ont annoncé, mercredi

Un hélicoptère de l'Otan abattu dans la région de Zlitan

Les forces loyales au colo- nel Maâmar El Gueddafi ont

abattu un hélicoptère de l'Otan,

a annoncé hier la télévision

d'Etat libyenne. L'hélicoptère a été abattu au

large de la ville de Zlitan, selon la télévision d'Etat citant une source militaire, précisant que c'est le troisième appareil abattu depuis le début des opé- rations de l'Otan dans le pays. La source militaire a ajouté que "les forces du peuple armé" ont réussi récemment à provoquer d'importants dégâts à la frégate canadienne "Charlestown" et au bâtiment

de

guerre "Liverpool" au large

de

Misrata. Ces deux navires sont sous

le

commandement de l'Otan, a-

t-on fait savoir de même sour- ce.

De puissantes explosions secouent Tripoli De puissantes explosions ont été entendues hier dans la banlieue-est
De puissantes
explosions
secouent Tripoli
De puissantes explosions
ont été entendues hier dans la
banlieue-est de la capitale
libyenne Tripoli, ont affirmé
des témoins, cités par des
médias. Deux détonations puis-
santes ont été ressenties depuis
le centre de la capitale, suivies
par plusieurs autres mais plus
lointaines, précisent ces
sources. Deux détonations
avaient secoué le quartier de
Tajoura dans la banlieue-est,
d'après des habitants qui n'ont
toutefois pas précisé les sites
touchés par ces déflagrations.
Des raids ont visé le quartier
d'Ain Zara où une épaisse
colonne de fumée noire s'éle-
vait dans le ciel, ont précisé les
habitants. D'autres explosions
ont été également constatées la
veille à Tripoli. La capitale
libyenne a été la cible ces deux
derniers jours de raids de l'Otan
depuis le début de l'intervention
militaire internationale en
Libye le 19 mars.

libyen". "La communauté internatio- nale doit redoubler d'efforts pour protéger les civils et four- nir de l'aide aux déplacés et réfugiés dans le cadre des réso- lutions onusiennes 1970 et 1973", a-t-il dit. De son côté, l'Australie a indiqué qu'elle continuerait à reconnaître l'ambassadeur libyen à Canberra, Mesbah El laffi, désigné par le colonel Mâammar El Gueddafi, en sou- lignant qu'elle reconnaît les Etats et non les gouvernements. La situation en Libye a été au centre jeudi de la réunion du Groupe de contact sur ce pays qui s'est tenue à Abu Dhabi, à l'issue de laquelle il a été décidé de la mise en place d'un mécanisme d'aide aux rebelles. Sur le terrain, la capitale libyenne, Tripoli a été de nouveau ciblée vendredi par les raids de l'Otan, notamment dans sa banlieue-est, où plusieurs explosions ont été entendues. Deux détonations puissantes ont été ressenties depuis le centre de la capitale, suivies par plusieurs autres mais plus lointaines. Deux autres dénotations avaient secoué le quartier de Tajoura, d'après des habitants qui n'ont toutefois pas précisé les sites touchés par ces défla- grations, ajoutant que des raids aériens ont également visé le quartier d'Aïn Zara où une épaisse colonne de fumée noire s'élevait dans le ciel. Pour la seule journée de mardi, plus de 60 bombes ont été larguées sur Tripoli, faisant 31 morts et des dizaines de blessés, a affirmé le porte-parole du gouvernement libyen, Moussa Ibrahim.

Le Groupe de contact débloque un fonds au CNT

e

réunion à Abou Dhabi, pour débattre de

la

L Groupe de contact sur la Libye s'est

situation dans ce pays où les forces de

l'Otan poursuivaient toujours leurs opérations

militaires, en visant notamment la capitale Tripoli où plusieurs explosions ont eu lieu.Les travaux de cette réunion ont été axés notamment sur les mécanismes d'aide au Conseil national de transition libyen (CNT, rébellion), en particulier dans le domaine financier, et les moyens permettant d'"améliorer la situation de la population libyenne". Le Groupe de contact a

aussi discuté des avoirs gelés du régime libyen

à l'étranger et des moyens permettant de mettre

ces fonds à la disposition du peuple libyen. Au cours de cette réunion, les participants ont

évoqué les derniers développements en Libye et les efforts visant à "réinstaurer la stabilité dans ce pays". A l'ouverture des débats, la sécrétaire d'Etat américain Hillary Clinton a affirmé que le départ du régime libyen de Mâammar El Gueddafi est "inévitable". Dans le cadre de l'aide

à la rébellion, l'Italie a annoncé qu'elle allait

fournir entre 300 à 400 millions d'euros aux rebelles libyens, alors que la France a décidé de débloquer au profit du CNT, environ 290 millions d'euros qui appartenaient à la Banque centrale libyenne. De son côté, le Koweït a annoncé une aide directe de 180 millions de dollars, transférés sur le fonds international d'aide financière destinée aux rebelles. Ce fonds est désormais fonctionnel a annoncé le vice- président du CNT, Abdel Hafidh. M me Clinton a pour sa part promis "une aide de 26,5 millions de dollars pour toutes les victimes du conflit, y compris les réfugiés libyens". Il s'agit de la troisième réunion du Groupe de contact sur la Libye, qui comprend des pays occidentaux comme les Etats-Unis, la Grande- Bretagne ou la France, des pays arabes notam- ment le Qatar, et des organisations internatio-

nales dont l'ONU, la Ligue arabe et l'Otan. L'Union africaine (UA) et l'Organisation de la conférence islamique, ont également pris part à cette rencontre qui intervient alors que les efforts diplomatiques se poursuivaient pour trouver une issue acceptée par les parties au conflit dans ce pays. De son côté la Chine a indiqué qu'elle "s'efforce de convaincre les deux parties du conflit à chercher une solution politique à la crise libyenne à travers le dialogue". Le direc- teur général du département chargé de l'Asie de l'Ouest et de l'Afrique du Nord relevant du ministère chinois des Affaires étrangères, Chen Xiaodong, a affirmé que Pékin serait disposé à recevoir des émissaires du CNT libyen "dans un avenir proche". Sur le terrain, les forces de l'Otan poursuivent sans relâche leurs bombarde- ments avec l'appui d'hélicoptères de combat et ont intensifié leurs frappes notamment dans la capitale libyenne Tripoli, plusieurs explosions ont eu lieu dans la capitale, dont l'une d'elles a secoué le secteur de la résidence du colonel Mâamar El Gueddafi, cible il y a un jour de raids sans précédents des forces de l'Otan. Le porte- parole du régime libyen, Moussa Ibrahim avait affirmé que l'Otan avait frappé la capitale avec plus de 60 bombes en une seule journée, faisant 31 morts et "des dizaines de blessés". Les bom- bardements ont visé la résidence d'El Gueddafi dans le centre de Tripoli, Tajoura, ainsi que la route de l'aéroport au sud de la capitale, avait-il précisé. Dans le vaste complexe résidentiel du diri- geant libyen, régulièrement visé par les avions de l'Otan, il ne reste désormais presque que des gravats et des ruines, selon des témoins. Ces bombardements ont été dénoncés par le régime libyen qui a réclamé l'ouverture d'une enquête sur les violations des droits de l'homme com- mises par l'Otan lors de ces opérations militaires Mohamed B.

Vendredi 10 - Samedi 11 Juin 2011

EL MOUDJAHID 17

re

T ISTE UZOU e ursh onoré s statut national de l’artiste qui se doit être
T
ISTE
UZOU
e
ursh
onoré
s
statut national de l’artiste qui se
doit être conforme aux normes
requises par l’UNESCO. Le
chanteur syndicaliste a cité comme
exemple de la fragilité de la
situation de l’artiste, à cause de
l’inexistence de ce statut, un des
chanteurs auxquels il est rendu
hommage à la cérémonie
d’ouverture, en l’occurrence
Belkhir Mohand Akli, qui, en dépit
d’une paralysie partielle, continue
d’exercer, comme gardien, au
niveau de la mairie de Boudjima.
Même si l’artiste a bénéficié d’une
grande considération de la part des
autorités culturelles locales, il n’en
demeure pas moins que l’artiste a
besoin de beaucoup plus de
considérations et de prise en
charge, étant donné que ce dernier
ne peut se suffire d’un spectacle ou
d’une tournée pour subvenir à ses
besoins, dira encore le chanteur
Rabah Ouferhat, avant de conclure
par cette note d’espoir « nous
avons l’espoir d’arriver à notre
objectif, à savoir la promulgation
du statut de l’artiste, seul rempart
contre la précarité et la solitude
des artistes ».
Les chanteurs honorés étaient
très populaires durant les années
60, 70 et 80, période durant
lesquelles ils avaient enregistrés
des disques 45 tours et animés des
soirées, aussi bien à l’étranger
qu’en Algérie. Ils avaient
également côtoyé durant leurs
carrières artistiques de célèbres
artistes nationaux, à l’instar de
Kamel Hamadi, Akli Yahiaten,
Taleb Rabah, Slimane Azem, Ait
Meslayene, Moh Saïd Oubelaïd,
Ahcène Mezani, cheikh
Nourredine, Ahmed Medjdedoud,
Amraoui Missoum et l’auteur du
célèbre et immortel hymne à
l’amour de la patrie et le sacrifice
pour elle Ayema Sbber Ouretsrou,
le regretté Farid Ali. Bel. Adrar

PREMIER SALON NATIONAL DE LA PHOTOGRAPHIE INSOLITE

Une curieuse panoplie de tableaux

Placée sous le thème de la photo « Insolite », l’exposition inaugurée mercredi dernier au palais de la culture attire le regard du visiteur par des prises de scènes qui dénotent par les explorations des sujets d’une certaine étrangeté qui épouse les contours d’un regard jeune, vif, imaginatif par moments cynique ou revendicatif et à d’autres instants carrément loufoque sur les réalités sur lesquelles l’objectif a flashé .

P lus d’une cinquantaine de tableaux de format moyen et en couleurs décorent les murs de la grande salle du palais pour ce premier salon inédit de la photographie où

un bon nombre de régions d’Algérie sont représentées à travers les canaux sensibles de photographes amateurs qui se sont tous regroupés pour nous concocter ce clin d’œil à la fois original et amusant sur des thèmes qui s’arrêtent le temps d’une fraction de secondes sur leur environnement social , urbain voire même affectif . L’art de la photographie s’in- vite à Alger pour la première fois dans ce salon qui a vécu une grande affluence de visi- teurs en cette fin de journée. Les sponsors comme Wataniya Télecom Algérie associés à cette vaste manifestation ont offert aux artistes l’opportunité d’occuper un espace d’expression resté jusqu’ici inconnu du grand public alors que des initiatives ici et là appa- raissent quotidiennement avec une certaine liberté dans la presse écrite . Cette exposition qui se tiendra jusqu’au 30 juin prochain, est une sorte de réservoir brut du savoir-faire de nos jeunes photographes qui réalisent des photos qui sortent un peu de l’ordinaire dans une étonnante diversité d’images . L’objectif de l’appareil a surpris un décor dans la rue avec des graffitis ou dans l’intérieur d’une maison avec un mouton en position debout devant une cuisinière, ‘autres images offrent au regard un paysage désolé devant les ruines de Tipaza, ou encore une vieille maison à Béchar où figure sur des murs qui semblent être construits à une époque très reculée, un climatiseur, d’autres photos représentent l’ombre d’un homme du sud qui tente d’at- teindre avec ses doigts un coucher de soleil, la liste des sujets est longue mais toutes ces pho- tos prises avec des vues différentes relatent dans l’ensemble des situations incongrues

relatent dans l’ensemble des situations incongrues pour la plus part insolites qui ont engendré la curiosité

pour la plus part insolites qui ont engendré la curiosité du photographe. Ce dernier les réim- prime sur du papier pour leur conférer des titres pleins de dérision et en même temps tou- chants. Cette impression de créativité donne une certaine singularité aux tableaux avec ces titres qui sont là pour guider ou accentuer ce dialogue entre l’image telle qu’elle est perçue par le photographe et le titre qui reflète le thème. Mais grosso modo ce sont surtout des images qui questionnent la réalité en ce qu’el- le a souvent d’incohérent, de bizarre, de risible, d’affectueux, d’écologique qui attire l’attention du spectateur de prime abord. Un regard circulaire dans la salle nous permet de saisir dans la multiplicité des situations ren- dues par l’objectif, l’étalage évident ou nuan- cé de sensibilités beaucoup plus réalistes qu’artistiques qui posent des questions sur

l’univers, le monde intérieur, la nature et ses étranges sculptures, la société et les conve- nances, la faim et la misère dans les villages, etc. Ce premier Salon de la photographie qui confère à cet art dont on parle très peu ici une place dans le paysage artistique algérien ,est une bonne idée de lancement de projets regroupant plusieurs travaux dans un regard pluriel qui donne aux photographes en herbe l’occasion de laisser s’épancher leur sensibili- té en osant un regard personnalisé sur leur entourage social immédiat et en laissant s’ex- primer leurs sentiments propres sur des ques- tions qui les concernent en priorité les citoyens et la curiosité du plus commun des mortels .

Lynda Graba

TL EMCEN, CAPITALE DE LA CULTURE ISLAMIQUE Projection du film “Sidi Boumediène” et décédé en

TLEMCEN, CAPITALE DE LA CULTURE ISLAMIQUE

Projection du film “Sidi Boumediène”

et décédé en 1198 dans la région de Tlemcen et plus exactement dans la localité de Aïn Tekbalet distante d’une vingtaine de kilo- mètres du chef-lieu de la wilaya. Ce documen- taire, présenté dans la soirée de mercredi, a mis en exergue les trois dimensions importantes dans le parcours de ce saint homme, en l’oc- currence le djihad contre les croisés à EL Qods en Palestine au côté de Salah Eddine EL Aouybi et les biens wakfs de tous les maghré- bins dans cette ville, selon le témoignage du docteur Palestinien Youcef Salama qui a lon- guement évoqué ces biens. Le film a égale- ment axé sur la dimension religieuse et soufie de Sidi Boumèdiène qui a étudié chez l’ascète Abi Yaza à Fès et chez cheikh Abdelkader El Djilani et ses différents périples à la Mecque et à Béjaia, sa convocation par le sultan Youcef Abi Yacoub Al Mansour et sa mort à Aïn Takbalet dans la région de Tlemcen. Le docu- mentaire dont des séquences ont été interpré-

tées par des acteurs algériens dont Abdelkader Bouaja, Mohamed el Amine Ben Allal et Zenagui Djawad a également montré la dimension artistique et culturelle de ce saint à travers ses poèmes et ses écrits. Ce film qui va être projeté pour la seconde fois ce jeudi au niveau du palais de la culture est l’un des meilleurs documentaires réalisés jusqu’à pré- sent dans le cadre de la manifestation "Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011" de l’avis des téléspectateurs et des connaisseurs du septième art. Plus d’une dizai- ne de films documentaires sur divers sites et monuments historiques et figures illustres de la ville de Tlemcen et de sa région ont été réa- lisés dans le cadre de ce grand événement cul- turel international. Le programme cinéma de cette manifestation prévoit la réalisation plus d’une quarantaine de film documentaires et de docu-fiction, rappelle-t-on.

Le film documentaire "Sidi Boumediène El Gouth" retraçant l’itinéraire et le parcours du saint patron de la ville de Tlemcen a été proje- té à la maison de la culture "Abdelkader Alloula" devant un public très nombreux que la salle n’a pu contenir. Réalisé par Yahia Mouzahem et écrit par Tayeb Touhami, ce docu-fiction de 52 minutes est revenu sur les traces de cette figure illustre né à Cantiallana dans la région de Séville (Andalousie) en 1126

PREMIÈRES JOURNÉES DU THÉÂTRE À SÉTIF

“Messaib Edahr” séduit le public

Juste hommage que celui qui a été rendu à tous ceux qui forgé les traditions du quatrième art dans les années quarante et plus prés de nous encore, Hassen Belkhired, Mohamed Benmaiza dans des œuvres qui traitaient déjà de sujets de feu, dans un monde vivant de profond bouleversement et de Mai 1945 précurseur de notre glorieuse révolution de novembre. Hassen Belkhired, avec son œuvre historique « Massaib Edahr »( les drames de la vie), une pièce en 4 actes par laquelle écrivait Mokhtar Chaalal « l’auteur étalait aux yeux frap- pés de cécité, des consciences énormes, la misère et le dénuement des Algériens, ainsi que le senti- ment profond de révolte qui les animait… » . Il mettait aussi franc sur les planches, la contribution du théatre à la prise de conscience nationale en réalisant « Ahna oua el Kilab Sawa » et ne ménagera alors aucun effort pour faire du quatrième art, l’art de la volonté et de la détermi- nation. Ahmed Benmaiza, le second chef scout,imprégné des idées de rachid Ksentini n’en fit pas moins à cette période, avec une œuvre

extraordinaire « les aventuriers » traitant déjà du sort de nos émigrés. avant que Ahmed Yousfi et Amina Rezk, stars du cinéma et du théâtre Egyptien, ne se produisent dans les années 50 dans la cité de Ain El Fouara. C’est pour secouer de leurs cendres tous ces beaux acquis, pour entretenir la mémoire mais aussi faire que ces merveilleuses traditions émer- gent de nouveau et trouvent leur juste place dans le contexte de la dynamique culturelle , qu’ont été ouvertes dans la soirée de mardi et à l’occasion de la journée nationale de l’artiste, les journées du théâtre. Organisée par le comité des fêtes de l’APC de Sétif sous le thème du « theatre au ser- vice de l’humanité » ces journées qui se déroulent sur la grandes scene de la salle du parc d’attrac- tions et celle du théâtre, regrouperont jusqu’au 15 de ce mois, 9 formations émanant de Chlef, Tipasa, les Issers, Laghouat, Sétif, Boumerdes, Mascara, Constantine et Bordj bou-Arreridj. Pour la première qui s’est tenue sur les planches de la grande salle du parc d’attraction, l’Association du théâtre de Chlef est parvenue à

réaliser un véritable tabac avec sa pièce « le séna- teur et ses invités » étalant au grand jour toutes les contradictions de notre société et l’impact de cette décennie noire qui a tenté de déchirer par ses affres, bien des valeurs saines de notre peuple. Une œuvre d’actualité au cours de laquelle, le réa- lisateur Abdelhamid Belkhodja, qui a mis à nu, durant plus de 2 heures les effets de cette décen- nie noire, qu’il vivait dans chacun de ses tableaux et du profond de lui-même en tant qu’enfant d’une région qui dira t’il, n’a pas été épargnée par ce sort tragique. Dans cet environnement satirique qu’il faisait émerger pour faire oublier ces flots de sang par le verbe de l’espoir, ce jeune réalisateur est indéniablement à créditer d’une prestation à la mesure du sujet d’actualité qu’il a su développer, lui, Amel, Faouzi, Djamel el Hadj et Ali, 2 heures durant sur les planches de cette grande salle.Avec autant de formations, déjà connues par leur pal- marès éloquent, les premieres journées du Théâtre seront sans nul doute à la mesure des attentes des adeptes du 4 e art.

F.Z.

16 EL MOUDJAHID

JOURNEE

NATIONALE

DE

Cult

L’AR

SIDI

BEL-ABBÈS

Hommage à Djillali Amarna, Cherradi et Kandsi

C’est toujours émouvant de célébrer la journée de l’Artiste pour méditer sur le sort de cette frange de la population vivant uniquement de sa passion. Le sort de la précarité et de l’incertitude de lendemains incertains. Comédiens, chanteurs, danseurs, peintres et sculpteurs, professionnels ou amateurs, le tout se confond dans l’art et dans le décor d’une scène pour susciter l’admiration d’un public et se perdre par la suite dans la foule sans aucun repère d’identification.

O n a beau consoler ce

monde artistique par

ces témoignages de

circonstances ou par

ces cérémonies de remise de cadeaux et de diplômes, mais on ne peut saisir les préoccupa- tions et attentes réelles de ces hommes et femmes ayant opté pour le développement de leur talent et la promotion de l’art. Un art au service de l’équilibre de la société et l’épa- nouissement de sa composante. La cité du chantre des Beni Amer,

de sa composante. La cité du chantre des Beni Amer, Djilali Amarna Mostefa Ben Brahim marque,

Djilali Amarna

Mostefa Ben Brahim marque, comme tout le reste du pays, l’événement par l’organisation d’un certain nombre d’activités culturelles. Aussi riche soit-il, ce programme d’animation dissimule mal cette tristesse qui se dégage des visages à la suite notam- ment de la disparition de quelques figures artistiques de la scène. En l’espace d’une année, deux comé- diens et un chanteur ont quitté ce monde après avoir livré un combat dans la solitude contre la maladie. Djillali Raina rai, Cherradi et Kandsi ensuite tel un trio de choc pliant une page de l’histoire de la cité de la

FESTIVAL TAMAZGHA DE MARSEILLE

Aït Mengue l l e t e n concert l e 1 8 j u
Aït Mengue
l
l
e
t
e
n concert
l
e
1
8
j
u
i
n

Le chanteur kabyle Lounis Aït Menguellet animera le 18 juin à Marseille la soirée de clôture du festi- val Tamazgha qui met à l’honneur chaque année les musiques berbères d’Afrique du Nord, a appris l’Aps mercredi auprès des organisateurs. Ce concert s’annonce sous le signe des retrouvailles avec le public mar- seillais puisque le dernier passage de l’artiste dans la cité phocéenne remonte au 7 mai 2009. "Je suis très heureux et impatient de retrouver le merveilleux public marseillais", a confié le chanteur kabyle qui est éga- lement prévu pour animer, les 1, 2 et 3 juillet prochain, trois galas au Centre culturel algérien à Paris à l’occasion du 49 ème anniversaire de l’indépendan- ce nationale. Initié par l’Association Sud Culture, la 6 ème édition du festival Tamazgha est prévue du 16 au 18 juin au Théâtre de la Sucrière, dans les quartiers Nord de Marseille. Selon le programme arrêté par les

organisateurs, la soirée du 16 juin sera dédiée à Zerrouki Allaoua, chan- teur de l’exil qui s’est distingué dans l’émigration par ses compositions musicales pimpantes, colorées d’airs folkloriques du bassin méditerranéen. Le 17 juin, Salima Aït Mohamed, écri- vaine, poète et conteuse, interviendra avec un récital de contes en kabyle et en français. Elle mettra à l’honneur le conte kabyle comme voyage ethno- graphique, culturel et pédagogique dans la mémoire ancestrale. La musi- cienne Thela prendra le relais. Elle racontera "la vie" à travers ses poèmes et ses mélodies puisés dans son identité franco-algérienne. La soirée se poursuivra avec Mhena Mammeri qui déclamera aussi des poèmes du terroir. Outre Lounis Aït Menguellet, participeront égale- ment à la soirée finale la compagnie de danse berbère contemporaine Salima Iklef ainsi que le chanteur kabyle Moh Allileche.

Salima Iklef ainsi que le chanteur kabyle Moh Allileche. Cherradi Mekkerra. Et on a eu une

Cherradi

Mekkerra. Et on a eu une pensée pour ces trois artistes qui se sont dépensés sans compter pour préserver les tradi- tions culturelles de la région et enri- chir le patrimoine local. Des discours ont été prononcés en la circonstance pour mettre en relief la contribution de ces artistes dans la capitalisation de l’expérience théâtrale et la valori- sation de la poésie populaire. Autant de souvenirs ont été ravivés pour relever la passion de ces hommes et leur amour pour l’art. L’opportunité fut aussi offerte pour évoquer le talent de ces grands chanteurs du bédouin à l’image de cheikh El

ces grands chanteurs du bédouin à l’image de cheikh El Kendsi Madani et de cheikh Abdelmoula

Kendsi

Madani et de cheikh Abdelmoula ou encore la passion des frères Saim, le chanteur et le compositeur. Tout un livre a été feuilleté pour retracer le parcours de ces nombreux artistes d’une région à la forte expression par le ton, la mesure et la précision de ses paroliers. Un livre à explorer pour inculquer aux générations montantes les valeurs de solidarité et d’hospita- lité entre autres d’une région… A noter enfin qu’une réception a été offerte en l’honneur des associations culturelles et des artistes par la com- mune du chef-lieu. A. Bellaha

JIJEL

Salah Bousseloua, la consécration

S alah Bousseloua, considéré comme le pionnier du théâtre amateur à Jijel, a été

honoré dans sa ville natale à l’oc- casion de la célébration de la jour- née nationale de l’artiste. La consé- cration de cet homme populaire, que d’aucuns qualifient de "mémoire vivante" de l’antique Igilgili est venue à point nommé pour lui rendre un vibrant homma- ge, pour son travail d’intellectuel engagé depuis de longues années. "Notre culture a été détruite déjà en 1830 avec l’avènement de la colo- nisation qui a tenté, par tous les moyens, d’acculturer l’algérien pour lui ôter son identité et sa per- sonnalité", a-t-il déclaré après avoir reçu un "diplôme d’honneur et de reconnaissance" des mains des autorités de la wilaya, lors d’une cérémonie organisée mercredi à la maison de la Culture Omar- Oussedik. Agé de 90 ans, M. Bousseloua, ancien conservateur des Forêts, à Jijel puis à Constantine, a toujours animé la vie culturelle dans la côte de Saphir, notamment pendant l’époque coloniale où il a joué, aux côtés d’autres comédiens locaux, dont cer- tains sont encore en vie, la pièce de Molière "l’Avare" avec, en prélude, des chants patriotiques. Au cours d’une soirée organisée en 1939 pour la première fois dans la salle "Le Glacier", le chant nationaliste "Min Djibalina" (De nos Montagnes) fut entonné pour la première fois, salué par le public, en présence de Ferhat Abbas. Confondant sans doute ce chant avec l’air français "Sambre et Meuse", un officier français, présent dans la salle, se mit au garde-à- vous en saluant militairement, raconte M. Bousseloua. Ce personnage embléma- tique de l’antique Igilgili est déjà l’auteur de nombreux ouvrages tels que "Petites histoires et rires à Jijel", "Le génie de la mer et chroniques Jijeliennes", "Histoire de Jijel" et "Au gré des flots", des œuvres sous forme de chroniques racontant la vie trépidante d’une ville côtière et de sa population faisant face à la mer. Lors de cette cérémonie ouverte par un chant patriotique de Ali Maachi, artiste martyr national, plusieurs artistes (écrivains, chanteurs, poètes et musiciens), ainsi que des lauréats de concours auxquels ont partici- pé des adhérents de la maison de la culture, se sont vus remettre des distinc- tions pour leurs œuvres et prestations.

des distinc- tions pour leurs œuvres et prestations. TIZI- Q ua t rech a n L

TIZI-

Q ua t rech

a n

L a célébration de la journé nationale de l’Artiste a ét marquée, hier, à Tizi-Ouzo

par l’organisation d’un hommage quatre chanteurs populaires de l région, en l’occurrence Ouki Amar, Amar Seghir, Belkhi Mohand Akli et feu Amezian Mohand Ameziane, décéd l’année dernière, par le comité de activités culturelles de la wilaya e la direction de la culture, e collaboration avec le bureau d wilaya du syndicat national de artistes (UGTA). Cet hommage, placé sous l haut patronage de la ministre de l

Culture, M me Khalida Toumi,

l’égide du wali de Tizi-Ouzou, M Abdelkader Bouazghi, se veut être selon le directeur de la culture, M Ould Ali El Hadi, une halt indispensable pour tirer de l’oubl tous les artistes ayant participé d près ou de loin à la sauvegarde e au développement de la musique e de la chanson algériennes. Il se veut également être u message de reconnaissance à ce artistes, aussi bien les vivants qu les disparus, pour l’héritag artistique qu’ils ont légué au jeunes artistes, dira encore, l directeur de la culture, avant d souligner la nécessité d l’implication de tout le mond pour que l’artiste algérien soit dot

e

d’un statut digne et correct lu permettant de vivre dans la dignit et le bien-être. Le secrétaire du bureau de Tizi Ouzou du syndicat national de artistes affilié à l’UGTA, l chanteur Rabah Ouferhat, a, quan à lui, mis en exergue les problème auxquels sont confrontés le artistes, notamment les difficulté de soins, étant donné que l plupart des artistes ne sont pa affiliés à la sécurité sociale insistant sur la nécessité e l’urgence de la promulgation d’u

Vendredi 10 - Samedi

Régions

18

EL MOUDJAHID

BRÈVES

Reportage

BÉNI OURTILÈNE

AFFAIRE DE L’INTOXICATION ALIMENTAIRE DE BORDJ BOU-ARRÉRIDJ

Citations directes pour les 7 accusés

Finalement ce sont 7 personnes sur les 17 qui ont été entendus par le magistrat instructeur près du tribunal de Bordj Bou-Arréridj, qui devront être jugés dans l’affaire de l’intoxication ali- mentaire qui a frappé 204 candidats à la 6 e . Mais elles ont bénéficié de citations directes. La date du jugement n'a pas été fixée. Ces personnes qui sont âgées de 27 à 48 ans sont poursuivies pour manquement aux règles d’hygiène dans la préparation du repas qui a intoxiqué les candidats. Notons que le chef de centre, le médecin, l’économe et le cuisinier figurent par les jugés. Les deux derniers ont été suspendus à titre conservatoire par le wali de Bordj Bou-Arréridj. Le premier responsable de la wilaya qui a annoncé les résultats de l’enquête dans une conférence de presse a précisé que les sanctions prises ont valeur d’exemple. La période où les comptes n’étaient pas demandés est révolu, a-t-il ajouté. Chaque par- tie doit assumer ses responsabilités, a-t-il conclu.

F. D.

MASCARA

46 accidents causent 5 morts et 59 blessés

Les services de la Protection civile de la wilaya de Mascara a, dans un bilan dressé, fait état pour le mois dernier (mai 2011), de 1.348 interven- tions dont 809 pour actes d'évacuation sanitaires durant lesquels, 933 personnes ont été acheminées d'urgence vers les différents milieux hospitaliers, 5 interventions pour divers incendies, 45 interven- tions dans le cadre des manifestations sportives et culturelles ainsi que la mobilisation dans les centres des examens. Ils ont également enregistré durant le mois de mai 2011 à travers les différents axes routiers, 46 accidents ayant fait 5 morts et 59 blessés dont 36 hommes, 15 femmes et 8 enfants. Le bilan reflète que ces accidents se sont déroulés entre 10 h et 18 h pour la journée, et de 20 h à 24 h pour la nuit, et pendant les journées de vendredi, samedi et dimanche, ces accidents sont en majorité causés par des jeunes âgés entre 20 et 30 ans, et ont eu lieu généralement sur les routes nationales (n°33), de même que sur les chemins de wilayas (n°2) alors que sur les chemins vicinaux (n°11). Cependant, les accidents de motos ne sont pas en reste puisque l’on dénombre 12 accidents au cours du même mois. Ces chiffres dénotent que nos routes demeurent toujours meurtrières en dépit de toutes les mesures dissuasives prises par les services concernés ten- dant à réduire, voire même éradiquer une telle hécatombe sur les routes dont la wilaya de Mascara détient le triste record des accidents de la circula- tion

A. GHOMCHI

OUED EL ABTAL

Les habitants réclament une annexe des impôts

Les citoyens de la daïra d’Oued El Abtal font face à d'énormes problèmes pour s'acquitter de leurs impôts ou retirer des documents auprès des ser- vices des impôts qui font cruellement défaut. Les administrés de cette localité doivent se déplacer jusqu’à la ville d’El Bordj en passant par Tighennif soit une centaine de kilomètres en aller et retour, distance qu’ils parcourent parfois deux à trois reprises, soit pour manque d’imprimés, absence du responsable ou pour d'autres raisons. Pour les habi- tants d’Aïn Farah et Aïn Bouras, le parcours du combattant est encore plus éprouvant eu égard à la la distance encore plus longue à effectuer. Les citoyens de cette zone enclavée qui a fait face, une décennie durant, aux affres du terrorisme aveugle, demandent qu’une annexe soit ouverte au niveau du chef-lieu de la daïra d'Oued El Abtal. Une telle solution mettrait fin au calvaire des citoyens de cette daïra et ses environs et peut faci- liter les formalités à accomplir vis-à-vis de l'admi- nistration des impôts

A. G.

L’olivier, le gaz, l’eau et la route

Béni Ourtilène, ville d’art et d’histoire, région montagneuse qui a enfanté tant de femmes et d’hommes de culture, fief du savoir et de la connaissance encore incarné par l’œuvre grandiose de cheikh el Fodil El Ourtilani, Ibrahim Mustapha el Djazaïri, né le 2 juin de l’année 1900 à Beni Ourtilène et mort le 12 mars 1959 à Ankara, après que son grand-père Hocine el Ourtilani, savant affir- mé de la région, ne l’ait impulsé vers des hori- zons de gloire et de notoriété.

B eni Ourtilène, région du djihad et des moud- jahidine, creuset de la

glorieuse révolution, regorge en effet d’un riche patrimoine culturel et historique et recèle d’énormes potentialités humaines et économiques. Comment dans ce contexte ne pas évoquer cheikh el Mouloud el Azhari el Hafidi, et plus près de nous encore, Abdelhafidh Amokrane ou alors Abdelhamid Benzine pour ne citer que ceux-là. Des hommes et des femmes de grande culture, la région est aussi connue pour ses potentialités agricoles énormes qui continuent de hisser cet olivier éternel, témoin de générations qui se sont succédé à l’œuvre, pour entretenir cette richesse ancestrale qui constitue aujourd’hui encore l’une des préoccupations majeures dans une dynamique nouvelle de l’agriculture de montagne. C’est à ce titre que le wali de Sétif, M. Abdelkader Zoukh, qui s’est rendu dans cette région, a inscrit d’em- blée parmi ses priorités, la nécessité de régénérer et de réhabilitation l’oléiculture sur cette vaste région pour laquelle, un important pro- gramme est venu consolider l’œuvre de l’Etat sur ces montagnes, marqué pour la seule année 2010 au niveau de la wilaya par un program- me de plantation de plus de 76.500 oliviers sur une super- ficie de 638 hectares en faveur de 1.266 bénéficiaires. Plus de 56.000 oliviers ont été plantés à ce jour pour près de 1.000 bénéficiaires cela, avant le mois d’octobre à venir, période propice pour la réalisation du reste du pro- gramme et le lancement mas- sif de celui de 2011. Dans ce contexte et pour fixer et encourager les popu- lations des zones monta- gneuses, la région de Beni Ourtilène n’a pas été laissée pour compte, bénéficiant d’un programme de 3.600 oli-

viers à planter sur 30 hectares à régénérer au profit de 57 agriculteurs. Une œuvre qui est également renforcée par un important programme d’apiculture, se distinguant

par un important programme d’apiculture, se distinguant déjà par la remise de 300 ruches pleines à

déjà par la remise de 300 ruches pleines à 15 bénéfi- ciaires qui subissent une for- mation spécifique préalable dans ce domaine. Loin des affres de la décen- nie noire et des écarts qu’elle a connus en matière de déve- loppement local, Beni Ourtilène, n’a pas été aussi sans connaître aussi ces dix dernières années de réelles avancées, qui lui permettent aujourd’hui de s’ériger en pôle important, rayonnant sur toute cette zone nord de la wilaya. Comment sinon apprécier tous ces défis qui ont été rele- vé et qui ont permis aux com- munes de Beni Ourtilène, Beni Mohli, Aïn Legradj et Beni Chebana de se débarras- ser à jamais de la citerne de mazout durant les hivers rigoureux et mieux encore de ce rêve entretenu d’une sta- tion propane, pour accueillir aujourd’hui le gaz naturel, défiant monts et montagnes pour être raccordé à 5.400 foyers. Dans cet effort d’envergure déployé par l’Etat permettant pour le dernier quinquennat de raccorder 68.971 foyers à travers la wilaya pour une enveloppe de 1.500 milliards de centimes et passer à un taux de couverture de 82 % en attendant celui de 86% programmés pour la fin de cette année, il est permis d’af- firmer que la réalisation de 38.000 foyers supplémen- taires inscrits au programme 2010-2014, permettra en effet, d’amener cette source d’énergie dans les coins les plus reculés de cette wilaya. Les routes même si elles continuent à faire l’objet d’un intérêt particulier des pou- voirs publics, notamment au titre du désenclavement et de l’entretien de chemins com- munaux, ne sont pas sans avoir fait l’objet de décisions importantes qui se situent dans un agencement cohé- rent, à l’instar de la réhabilita- tion de la RN 74 entre Beni Ourtilène et Hammam

Guergour et l’inscription au programme 2010-2014, de travaux de réhabilitation de la route Beni Mohli et Beni Amrane et celle du chemin de wilaya 45 entre Bousselem et Beni Mohli sur 24 km.

936 LOGEMENTS RURAUX EN 2011

En matière de logements et pour la seule année 2011, le programme octroyé à cette daïra en matière notamment d’habitat rural, va tout à fait dans le sens des aspirations des élus et citoyens des quatre communes de cette daïra en ce sens qu’il s’agit-là d’un programme annuel jamais acquis depuis de très longues années. Dans ce contexte et en plus des 300 logements sociaux et 120 logements LSP, la daïra de Beni Ourtilène a ainsi bénéficié pour la seule année en cours de 936 logements ruraux qui permettront ainsi de fixer les populations et d’ancrer les effets du progrès dans ces zones monta- gneuses. A ce titre, il est utile de sou- ligner que cette wilaya qui compte 60 communes, dispo- se d’un programme global de 34.786 logements tous seg- ments confondus pour l’an- née 2011 et de 60.000 unités pour le quinquennal 2010- 2014 initié par le Président de la République.

L’EAU POUR LES 14 VILLAGES OUEST

L’alimentation en eau potable, n’est pas sans gagner du terrain en dépit du manque de ressources dans cette zone montagneuse c’est pour cela que les efforts d’envergure qui sont mis en œuvre dans ce contexte par l’Etat permet- tront sans nul doute à cette vaste région de la wilaya de compenser ses déficits et mieux, aller en grande partie sur 25 ans au moins vers de nouvelles ambitions. Cet objectif est celui qui est

fixé par les transferts nord de la wilaya qui permettront dans quelques lois de desser- vir les 14 villages ouest de la commune de Beni Ourtilène et toucher ainsi entre autres, Ighil Nait Malek, Tizi Ouatou, El Ghars, Aourir, Ighladen,Talmat, Arassa, Akrou et Akel à partir du puits Bousselem. Un projet dont la partie refoulement qui est destinée grâce à ses 4 pompes syn- chronisées de faire monter l’eau sur 800 m à partir de l’oued pour déboucher sur le réseau de distribution. Pour l’heure, la partie refou- lement nous confient les res- ponsables de la direction des ressources en eau est achevée à 100%, nécessitant la pose de 4 km de conduite et un débit de 20 litres/seconde et 2 réservoirs de stockage pour une capacité de 600 m 3 . Le taux d’avancement de la partie distribution qui a nécessité la pose de 22 km de réseau et qui est prise en char- ge par l’intervention de 6 entreprises permettra à ce grand projet qui a nécessité une enveloppe de 25 milliards de centimes et touchera quelque 15.000 habitants, d’être fonctionnel très pro- chainement, dans deux mois même, ajoutent nos interlocu- teurs qui ne manquent pas de préciser qu’une opération de 20 milliards de centimes est inscrite au titre du plan annuel 2012. Autant d’acquis que viendra consolider définitivement, les transferts nord et notamment le barrage de Tichy Haf qui constituera comme devait le souligner le wali dans son contact direct avec les citoyens, notables et repré- sentants de la société civile, la solution définitive. L’éducation, la santé, pour ne citer que ces deux secteurs, n’échappent pas à cette dyna- mique que connaît la wilaya et partant, l’intérêt que susci- te constamment la daïra de Beni Ourtilène. F. Z.

Régions

19

EL MOUDJAHID

LE P/APC DE MASCARA

“Je ferai de la ville une cité urbaine digne de ce nom”

M. Lahcène Seddar, fraîchement

Mascara a dérogé à la règle en

conviant la presse écrite locale à son bureau pour faire le tour d'horizon concer- nant les différentes opérations et projets du PCD 2011, un geste qui fait honneur a cet élu de la ville de Mascara. Ce nouveau cadre de la nation prépare un magistère en psycho-pédagogie, mais il faut le souli- gner de mémoire de Mascaréen, jamais un président d’APC n'a animé un point de presse pour parler à bâtons rompus et sans ambages ni fioriture dans une transparence avec les gens de la presse, un contact d'in- formation, un trait d'union, a tenu à préci- ser le maire de Mascara au cours de ce briefing hors pair, entre les élus de la col- lectivité locale et ses administrés, un canal de communication pour cerner les préoc- cupations de la population de la cité de l'émir. S'agissant des projets et des réalisations finis et en cours de réalisation, force est de constater que le PCD s'articule autour de cinq grands projets qui font partie inté- grante dans la nouvelle dynamique de redonner à la ville de Mascara son lustre d'antan et améliorer les conditions de vie à l'intérieur du tissu urbain de la ville très chère à la star du football algérien Lakhdar Belloumi et surtout au poète cheikh el Khaldi. La réalisation d'une passerelle au niveau du pôle universitaire Sidi Said confiée à l' entreprise Seror a coûté la bagatelle de plus de 16 millions de dinars, de même que la mise en œuvre une autre passerelle à proximité de la forêt de Khessibia pour le même montant, à cela s'ajoutent trois parkings et voies d'accès au jardin de Khessibia un lieu de prédilection en matière de détente, de farniente et de loisirs pour un montant avoisinant les six millions de dinars, le ponçage et l'équipe- ment d'un puits d'eau dans ce même lieu a été estimé à plus de quatre millions de dinars et la confection de gradins dans une aire de jeux qui se situe à la rue Chemmoum Mokhtar pour un milliard de centimes. Il est prévu également l’alimen- tation en eau potable pour le douar Dahamna et la réalisation d'une annexe d'APC à la Zhun 8, les travaux de réfection et d'aménagement du marché de Sidi Mouffok pour une enveloppe financière de l'ordre de 13 millions de dinars ainsi que la réalisation d'un stade de proximité, toutes ces réalisations donneront un nouveau visage à la ville de Mascara. L’exécution du rejet d'assainissement à Khessibia et une autre opération de curage de l’oued

installé à la tête de l'APC de

de curage de l’oued installé à la tête de l'APC de Kouair et le revêtement en

Kouair et le revêtement en bitume de la route à Aïn Beida sur la route d'Oran est en cours de réalisation et l’élaboration du chemin reliant la RN 7 au douar Ouled El Cheikh sur la route d'Alger est achevée à 100 %, ce qui donne un cumul des opéra- tions inscrites aux programmes des années 2008, 2009, 2010 non achevés, devait ajouter le président de l'APC de Mascara. Concernant le budget communal (auto- financement), les projets concernent l'aménagement d'un parc urbain à Chaaba El Hamra sur la route de Selatna avec la pose d'une clôture d'enceinte pour la somme de plus d'un milliard six cents mil- lions de centimes. Le jardin Pasteur qui faisait la beauté de Mascara, quant à lui, connaîtra des tra- vaux de réhabilitation au niveau des murs de clôture, des escaliers ainsi que la réfec- tion des blocs sanitaires. Le relook qui sera donné à la place de l'Emir Abdelkader plus connue par les communs des mortels à Mascara de "sous la place" coûtera 4 milliards et 381millions de centimes pour un délai d'exécution de 6 mois, peut-être moins, nous dira le P/APC avec en sus une contribution de l'APW de l'ordre de 12 millions de dinars. Le président de l'APC de Mascara a répondu sans tergiverser à toutes nos ques- tions même les plus embarrassantes comme le bilan des dernières pluies dilu- viennes au niveau de certains quartiers ou même celles ayant trait à l'interdiction de l'utilisation des locaux et biens commu- naux pour l'activité commerciale des debits de boissons alcoolisées conformé- ment à l'article 25 du cahier des charges entre le bailleur et le locataire. La question du départ du secrétaire général de l'APC a été vite élucidée tant le motif était clair et net concernant la promotion de ce dernier

au rang de conseiller. L'éclairage public, la salubrité, le commerce informel, les trot- toirs squattés par des commerçants autant de questions mais de nous préciser, qu’elles sont pris en charge dans le plan- ning des actions à mener à moyen et court terme afin de venir à bout de toutes les carences constatées par le président de l'APC qui a pris ses fonctions en janvier dernier, même s’il a déjà brigué deux man- dats au sein de cette même APC qui comp- te aujourd'hui plus de 118.000 habitants dont 22.000 étudiantes et étudiants tient-il à nous presciser. A l’issue de ce point de presse du président de l'APC de Mascara qui n'a mâché ses mots pour nous expli- quer point par point tout ce qui a trait à la gestion de sa commune, il a tenu à rendre hommage au wali de Mascara pour l’aide apportée à la commune depuis sa venue a la cité de l'Emir. Reconnaissons que le franc-parler du président d’APC nous a agréablement surpris lorsqu'il évoquait toutes les situations intrinsèques à la ges- tion de la commune dont il a les rênes depuis peu et il n'a pas manqué de faire savoir à l'assistance qu'il a accepté cette mission sans aucune pression et il dit assu- mer pleinement cette charge qui lui est dévolue en toute honnêteté avec en prime, dit-il, un sens de responsabilité aigu à la mesure de la circonscription qu'il admi- nistre et l'on a pu constater de visu que les chaînes qui existaeint devant les guichets de l’état civil ont quelque peu disparu, à la grande joie des citoyens de la commune de Mascara. En définitive, cette nouvelle mesure entamée par le maire de Mascara est une bonne initiative et toute la corpora- tion se félicite et espère que cela soit géné- ralisée à toutes les APC de la wilaya de Mascara, seul l'avenir nous le dira. A. GHOMCHI

TRAITEMENT DES DÉCHETS MÉNAGERS, HOSPITALIERS ET DU BÂTIMENT

L’APW de Tizi Ouzou s’implique

L e traitement des déchets ménagers, hospitaliers et du bâtiment a fait l’objet mercredi dernier d’une jour-

née d’étude organisée par l’Assemblée populaire de la wilaya de Tizi-Ouzou, qui ne cesse de tirer la sonnette d’alarme quant à l’absence d’une véritable prise en charge de la problématique de propagation des décharges publiques non contrôlées à tra- vers les quatre coins de la wilaya. En effet, l’épineux problème de la gestion des déchets de la wilaya, qui compte pas moins de 1.500 décharges sauvages, soit l’équivalent d’une décharge pour chaque village, nécessite une profonde réflexion d’experts pour trouver une solution à ce problème qui dure depuis plusieurs années. L’urgence de mettre au point une stratégie qui mettra fin à cette situation de «presque non-gestion d’ordures» est confortée par les statistiques établies par la Direction de l’environnement durant cette journée thématique. Selon ces statistiques,

la population de Tizi-Ouzou, estimée à quelque 1,6 million d’habitants, produit quelque 300.000 tonnes/an de déchets, à raison d’une moyenne de 0,75kg/jour par habitant dans les centres urbains et de 0,5kg/jour par habitant dans les zones rurales. L’insuffisance de moyens de col- lecte et d’infrastructures de traitement de déchets ménagers ainsi que le manque de civisme chez certains citoyens ont abouti à la constitution de décharges sauvages à

travers tout le territoire de la wilaya. Cette dernière n’est pas seulement confrontée au problème de traitement d’ordures ména- gères, mais aussi à des rejets dits encom- brants, comme les appareils électroména- gers et autres, avec une production annuel- le de l’ordre de 43.000 lots, dont un seul lot comprend une cuisinière, un réfrigéra- teur, un téléviseur, un démodulateur, un micro-ordinateur et un séchoir, en plus des carcasses de véhicules, des pneus usagés, les rejets de près de 516 huileries, notam- ment les margines et les grignons d’olives, et de 170 stations de lavage-graissage. A ces deux sortes de déchets, il faut ajouter ceux produits par le secteur du bâtiment, appelés «déchets inertes», dont la produc- tion annuelle s’élève à quelque 197.100 tonnes, et des déchets de soins à risque infectieux (DASRI), évalués à un peu plus de 2.000 tonnes/an générés par les 09 EPH, 02 EHS, 57 polycliniques, 31 mater- nités, 268 salles de soins, le CHU Nedir- Mohamed, ainsi que par 11 cliniques et 14 laboratoires d’analyses privés. Face à cette quantité énorme de déchets de toute nature, la wilaya de Tizi-Ouzou ne dispose actuellement que de trois centres d’en- fouissement technique en activité et d’au- tant de décharges plus ou moins contrô- lées, dès lors qu’elles sont à ciel ouvert. Des projets de réalisation de CET et de décharges contrôlées, une quarantaine, sont actuellement en cours de réalisation ou en cours de lancement, a indiqué la

Direction de l’environnement, tout en expliquant la situation dans laquelle se trouve actuellement Tizi-Ouzou en matiè- re de gestion de ses ordures par le manque de terrain, les oppositions des riverains à l’installation de décharges ou CET, le manque de moyens de collecte et l’absen- ce de l’intercommunalité. Selon la même direction, plus de 25 %, soit 70.000 tonnes, de la quantité de déchets produits au niveau de la wilaya, représente l’emballage, dont 21.510 tonnes en papier, 22. 680 tonnes de bou- teille en PET et 21.660 tonnes en divers matériaux. La valeur marchande de ces emballages, une fois récupérés, est esti- mée à pas moins de 816 millions de dinars. Les experts français invités par l’APW de Tizi-Ouzou ont présenté lors de cette jour- née d’étude un modèle de prise en charge de cette problématique de traitement des déchets, à savoir la réalisation d’une usine centrale de tri compostage pour traiter jus- qu’à 500.000 tonnes d’ordures par an pour un montant de 500 à 600 euros par tonne. La réalisation de cette usine centrale nécessitera un investissement de 250 mil- lions d’euros, ont-ils souligné, tout en sug- gérant la réalisation de petites unités péri- phériques à cette unité principale pour traiter de 10. 000 à 40.000 tonnes par an pour un investissement allant de 1,9 jus- qu’à 4,3 millions d’euros. Bel. Adrar

BRÈVES

TÉBESSA Plus de 10.000 hectares de champs céréaliers ravagés par la grêle

Plus de 10.000 hectares de champs céréaliers ont été ravagés par la grêle qui s’est abattue ces derniers jours dans la wilaya de Tébessa, selon un premier bilan rendu public jeudi dernier par la Chambre locale de l’agriculture. Les superficies consacrées à l’orge sont les plus touchées par les grêlons qui ont affecté les régions de Grigueur, Morsot, Ain-Zerga, El Meridj et Ouenza, a précisé le secrétaire de wilaya de cette Chambre, déplorant, dans ce contexte, le fait que plus de 90% des agriculteurs de la wilaya ne sont pas assurés auprès de la Caisse régionale de mutualité agricole (CRMA). La perte, évaluée à plus de 300.000 quintaux d’orge, a été calculée sur la base des rendements attendus de l’ordre de 30 quintaux à l’hectare, a fait savoir la même source.

TIPASA Convention de partenariat entre l’EGT et l’ENMTV

L’Entreprise de Gestion Touristique (EGT) de Tipasa vient de signer une convention de partenariat avec l’ENMTV (Entreprise Nationale Maritime de Transport de Voyageurs) offrant un packaging trans- port/séjours à des familles algériennes vivant à l’étranger, a-t-on appris auprès du directeur de l’EGT, M. Rabah Chiah. Cette convention va permettre à des familles algé- riennes vivant en France, en Belgique ou en Espagne de venir passer des vacances en Algérie dans les trois unités de l’EGT Tipasa à des prix abordables en pen- sion complète, y compris le transport par bateau, a précisé M. Chiah.

OUARGLA 2.285 foyers raccordés au réseau du gaz de ville à Mégarine

Un réseau de distribution de gaz de ville ciblant 2.285 foyers dans la daïra de Mégarine (Ouargla) a été mis en service jeudi, a-t-on appris auprès de la direc- tion de l'énergie et des mines (DEM) de la wilaya. Ces nouveaux raccordements ont été effectués dans plusieurs quartiers de Mégarine, dont le chef-lieu de daira, Sidi Slimane, Ghemra, El Ksour et Lahrihira, ont indiqué les responsables de la DEM. Cette opération, réalisée sur un linéaire de 69 km, porte ainsi le taux de couverture en gaz de ville dans la daïra de Mégarine à 45 %, ont précisé les mêmes sources.

ILLIZI Une brigade polyvalente des Douanes opérationnelle ce mois-ci à Bordj El Haouès

Une nouvelle brigade polyvalente des services des Douanes sera opérationnelle à partir de juin prochain à Bordj El-Houes (Illizi), a-t-on appris mercredi auprès de la direction régionale de cette institution. Cette brigade qui opérera dans une région stratégique, aura pour mission essentielle d’assurer la lutte contre la contrebande à travers les points fréquentés par les trafiquants sur l’axe de la RN 03. Elle sera implantée dans une commune-carrefour entre les wilayas d'Illizi et de Tamanrasset (120 km au nord de Djanet, 240 km de Tamanrasset et 280 km du chef lieu de wilaya d'Illizi), et dépendra de l’inspec- tion divisionnaire des Douanes de Djanet, a-t-on indi- qué.

ORAN Des sorties en mer pour environ 22.000 enfants de familles démunies

Environ 22.000 enfants issus de familles démunies de la wilaya d’Oran bénéficieront de sorties en mer cet été, dans le cadre de l’opération "Plan bleu", a-t-on appris de la direction de la jeunesse et des sports.

25 EL MOUDJAHID Détente
25
EL MOUDJAHID
Détente

Page animée par Mourad Bouchemla

Mots CROISÉS

Nº 2816

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 I II III IV V
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
I
II
III
IV
V
VI
VII
VIII
IX
X

Définitions

HORIZONTALEMENT I - Capitale dans les antilles - Petite sainte. II - Point gagnant - du grand sud. III - Relatif au lait - foyer. IV - Mauvais prêteur. V- Possessif - dans la rade - En cab. VI - Dans la mire - d’une calligraphie non plein. VII - Soin. VIII- Ex.homs - Qui qualifie. IX - Forme de nier - portées d’âne. X - Mesure des Distances.

VERTICALEMENT 1- Manque de souffle. 2- Pluie Torrentielle - Rendu en mie. 3-Avait été là - Porté aux nues. 4- Partisan d’un souverain. 5- Lâ est le problème - démonstratif. 6- Dans la peau - En daim. 7- Purement. 8- À voir - Frustrer. 9- Un lopin - En éveil. 10- Direction - Va droit à la punition.

SOLUTION DES MOTS CROISES

- Va droit à la punition. SOLUTION DES MOTS CROISES   1 2 3 4 5
 

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

 

1 H

A

V

A

N

E

 

S

T

E

2 A

C

E

N

O

A

S

I

E

N

3 L

 

A

C

T

E

B

A

T

R

E

4 E

 

T

U

S

U

R

I

E

R

A

5 T

 

A

R

A

D

S

N

D

A

B

6 E

 

L

I

R

A

D

E

L

I

E

7 M

E

D

I

C

A

M

E

N

T

8 E

M

E

S

E

S

E

S

E

I

9 N

I

A

T

U

A

N

E

E

S

10 T

 

E

L

E

M

E

T

R

I

E

SOLUTION DES MOTS FLECHES

E M E T R I E SOLUTION DES MOTS FLECHES   1 2 3 4
 

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

 

1 H

A

C

H

I

S

C

H

I

B

2 U

R

A

E

T

E

E

A

D

O

3 T

 

A

C

R

E

C

R

U

O

U

4 U

S

A

S

A

S

A

B

I

R

5 A

E

E

T

E

I

B

A

N

G

6 R

E

G

A

R

D

A

N

T

D

7 E

 

O

E

R

G

O

T

E

I

E

8 B

 

I

R

T

O

U

T

A

I

G

9 U

R

E

E

I

E

R

I

G

E

10 S

 

E

R

R

U

R

E

R

I

E

Mots FLÉCHÉS Nº 2816 DROGUE CABLEMAINTENANT LEMÂT RAPACE CASSANTS SUJETÀPROBLÈMES INTERJECTION ONOMATOPÉE
Mots FLÉCHÉS Nº 2816 DROGUE CABLEMAINTENANT LEMÂT RAPACE CASSANTS SUJETÀPROBLÈMES INTERJECTION ONOMATOPÉE
Mots FLÉCHÉS Nº 2816 DROGUE CABLEMAINTENANT LEMÂT RAPACE CASSANTS SUJETÀPROBLÈMES INTERJECTION ONOMATOPÉE

Mots FLÉCHÉS

Nº 2816

Mots FLÉCHÉS Nº 2816 DROGUE CABLEMAINTENANT LEMÂT RAPACE CASSANTS SUJETÀPROBLÈMES INTERJECTION ONOMATOPÉE
Mots FLÉCHÉS Nº 2816 DROGUE CABLEMAINTENANT LEMÂT RAPACE CASSANTS SUJETÀPROBLÈMES INTERJECTION ONOMATOPÉE
DROGUE CABLEMAINTENANT LEMÂT RAPACE CASSANTS SUJETÀPROBLÈMES INTERJECTION ONOMATOPÉE FACILITÉLEDÉPART DE
DROGUE
CABLEMAINTENANT
LEMÂT
RAPACE
CASSANTS
SUJETÀPROBLÈMES
INTERJECTION
ONOMATOPÉE
FACILITÉLEDÉPART
DE COULEUR BEIGE
INFLAMMATION
UTILISAS
PARLERMELANGÉ
ETHNIED’AFRIQUE
EXCRÉMENT
DU GREC FORCE
D’UNTIR
MISEÀPLAT
PERSONNEL
POURVOIR
ÉNIGME
QUELQU’UN
ADMINISTRER
GROSVILLAGE
POINTILLEUX
MERGRECQUE
RETOURNER
SAILLIE DU
COQ
EN VIE
COLÈRE
ANTIQUE
UN CHANT
UNITÉ DU PÉROU
PETITEVILLE
D’ALGERIE
DÉBUT DE GIVRE
CONSTRUIT
REJETÉEPARLESREINS
MÉTIERD’OUVERTURE
Mot CACHÉ Nº 2816 3. Inséminer 33.Enfonceur 15.Colossal F E C R I T U
Mot CACHÉ
Nº 2816
3.
Inséminer
33.Enfonceur
15.Colossal
F
E
C
R
I
T
U
R